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Les livres de Goéwin

societe

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Essai, #Histoire, #Psychologie, #Journalisme, #Préjugés, #Société, #Science, #Nature humaine

Résumé :

" L'ouvrage de Rutger Bregman m'a fait voir l'humanité sous un nouveau jour ", Yuval Noah Harari, auteur de Sapiens.

Ce livre expose une idée radicale.

C'est une idée qui angoisse les puissants depuis des siècles. Une idée que les religions et les idéologies ont combattue. Une idée dont les médias parlent rarement et que l'histoire semble sans cesse réfuter.

En même temps, c'est une idée qui trouve ses fondements dans quasiment tous les domaines de la science. Une idée démontrée par l'évolution et confirmée par la vie quotidienne. Une idée si intimement liée à la nature humaine qu'on n'y fait souvent même plus attention.

Si nous avions le courage de la prendre au sérieux, cela nous sauterait aux yeux : cette idée peut déclencher une révolution. Elle peut mettre la société sens dessus dessous. Si elle s'inscrit véritablement dans notre cerveau, elle peut même devenir un remède qui change la vie, qui fait qu'on ne regardera plus jamais le monde de la même façon.

L'idée en question ?

La plupart des gens sont bons.

Captivant et inspirant, formidable succès partout dans le monde, Humanité ouvre avec humour, sérieux et pédagogie de nouveaux horizons. Et si nous étions plutôt bons ? Et si un livre pouvait changer le monde ?

 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Un livre réjouissant ! « La plupart des gens sont bons » !

Voilà un livre que je ne suis pas près d’oublier et qui va avoir une place de choix dans ma bibliothèque. Je remercie chaleureusement Pierre Krause de Babelio Masse Critique ainsi que les Éditions du Seuil pour m’avoir adressé ce livre en service presse. Sans eux, je serais certainement passée à côté et j’aurais manqué une véritable pépite.

Rutger Bregman

La lecture de ce livre a battu en brèche nombre de mes préjugés et a confirmé beaucoup de mes intuitions. Rien n’est plus gratifiant qu’un livre qui vous donne raison 😀 Ma famille me dit souvent que je suis naïve mais grâce à Rutger Bregman, je découvre qu’en fait je suis plutôt réaliste et que ma vision de l’humanité n’est pas si utopique que ça.

Il me semble que la citation de Bertrand Russel (mathématicien et philosophe britannique 1872-1970) résume à merveille la façon dont l’auteur nous démontre scientifiquement son idée, à savoir que « la plupart des gens sont bons » : « Lorsque vous étudiez quelque chose, ou approchez quelque philosophie que ce soit, demandez-vous simplement quels sont les faits et quelle vérité ces faits corroborent. Ne vous laissez jamais distraire par ce que vous voulez croire, ou par ce dont vous pensez que cela aurait des effets sociaux bénéfiques si on le croyait. Ne considérez que les faits et eux seuls. »

Le Blitz

Rutger Bregman commence par nous parler du Blitz. Alors que les Allemands tout comme le gouvernement britannique d’ailleurs sont persuadés que les bombardements vont libérer ce qu’il y a de pire dans la population et qu’ils vont devoir faire face à des débordements d’hystérie, à des êtres complètement brisés, les Anglais montrèrent un calme, un self-control extraordinaires. Manifestement les bombardements étaient un fiasco pour briser une population. Malgré cela, les experts militaires britanniques s’obstinèrent à bombarder les populations allemandes toujours dans le but d’atteindre le moral de l’ennemi et… ils n’obtinrent pas de meilleurs résultats. Et 21 ans plus tard, les États-Unis bombardèrent le Vietnam et ce fut encore un échec.

Jean-Jacques Rousseau

Disons-le de suite, Humanité est un livre absolument passionnant. L’auteur ne cesse de prendre des exemples qui vont de l’homme du Néendertal, des chasseurs-cueilleurs aux hommes politiques d’aujourd’hui, en passant par les expériences menées par différents « scientifiques », le Titanic, l’ouragan Katrina, le 11 septembre… Et chaque fois qu’il creuse, il découvre que la vérité est tout autre, que ce que l’on prenait pour acquis est loin d’être la réalité. Trop souvent les journalistes chargés de l’information privilégient le sensationnel, ce qui va faire vendre au détriment de la vérité jugée trop fade. Il fait intervenir également des philosophes comme Hobbes et Rousseau mais aussi Charles Darwin avec sa théorie de l’évolution. Quant aux expériences qu’il évoque, c’est fascinant, troublant et… rassurant lorsqu’il nous démontre que les résultats ont été faussés.

Charles Darwin

Par ailleurs, « si nous croyons que la plupart des gens sont mauvais, c’est ainsi que nous allons nous traiter mutuellement. Du coup nous allons flatter chez chacun et chacune les plus vils instincts. » Cela me fait penser à la loi d’attraction, nous attirons ce que nous pensons. De plus, nous sommes beaucoup plus sensibles au négatif qu’au positif. Les journalistes et le cinéma ont une prédilection pour tout ce qui est violent. Il n’y a qu’à allumer la télé pour le constater. Par exemple, les émissions de téléréalité reposent sur l’idée que les candidats vont se comporter comme des bêtes si on leur laisse toute liberté. Mais c’est un mensonge car en réalité, les producteurs leur mentent et ne cessent de les monter les uns contre les autres.

Peter Warner et Mano Totau : la véritable histoire de Sa majesté des moouches.jpg

Comme je ne veux pas vous gâcher le plaisir de la découverte, je ne vous en dirai pas plus et croyez-moi, je ne vous ai donné qu’un tout petit aperçu. Ce livre est absolument génial. En plus, il se lit facilement, l'auteur a une plume très agréable, utilise des mot simples et il ne manque pas d'humour. Lisez-le, étudiez-le, vous ne serez pas déçus et il y a de grandes chances pour que votre regard en sorte transformé et que vous ne regardiez plus la vie de la même façon, car c’est vrai, la plupart des gens sont bons et vous vous en rendrez compte si vous y réfléchissez sérieusement.

Lorsque vous étudiez quelque chose, ou approchez quelque philosophie que ce soit, demandez-vous simplement quels sont les faits et quelle vérité ces faits corroborent. Ne vous laissez jamais distraire par ce que vous voulez croire, ou par ce dont vous pensez que cela aurait des effets sociaux bénéfiques si on le croyait. Ne considérez que les faits et eux seuls.

Humanité p 275-276

Ma propre impression, écrit Rebecca Solnit qui a décortiqué l'ouragan Katrina dans le magistral A Paradise Built in Hell (2009), c'est que la "panique de l'élite" est le fait de puissants qui se représentent le genre humain à leur propre image.

Rutger Bregman

 

Le blitz

 

Le blitz

 

La parabole des deux loups

 

 

 

Peter Warner et Mano Totau : la véritable histoire de Sa majesté des moouches

 

Thomas Hobbes, philosophe britannique (1588-1679)

 

Jean-Jacques Rousseau, philosophe genevois (1712-1778)

 

Charles Darwin, naturaliste et paléontologue anglais (1809-1882)

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #SDF, #Gaspillage, #Surconsommation, #Ordures, #Décharge, #Société, #CETRO

Résumé :

Oubliés.
Rejetés.
Jetés.

Des gens sans importance, tombés un jour à la rue et dans la déchéance, animaux gênants et nuisibles aux yeux de la société.

Simples denrées périssables ou consommables jetables, auxquels on accorde la même place qu'aux ordures, ils suivent la même voie que les déchets produits en quantités astronomiques par l'organisme insatiable qu'est la mégalopole.

Gaspillage insensé, destruction de ce monde, tout se périme et se jette, tout lasse et s'abandonne pour finir entassé dans ce bourrier immonde, dans la décharge-monde.

À perte de vue s'étend un océan de déchets, alimenté en permanence par d'interminables caravanes de tombereaux aux ventres lourds et pleins, intarissables confluents et dégueulasses effluents qui se déversent ici en une ininterrompue affluence.

Les camions viennent vomir sur ce dépôtoir, y dégueuler en abondance le fruit mal digéré de la consommation de masse.

Nouvel asile pour les plus démunis, nouvelle terre promise où tout est à nouveau possible sans le regard accusateur de ceux qui ont et qui possèdent, ils veulent à nouveau être, pousser dans ce terreau fertile sur lequel la vie va reprendre racine et les abandonnés se reconstruire.

Se réorganiser, retrouver fierté et vie sociale, ils recyclent à leur avantage ces excédents de production et font du gaspillage une bénédiction.

Tout se récupère et se revalorise, tout se mange ou s'utilise.

Et si aux yeux de certains les miséreux eux-mêmes avaient soudain une valeur marchande ?

Tourisme de la misère, impunité totale... le recyclage est en marche.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un thriller percutant, addictif, des personnages attachants que vous ne voudrez plus quitter, un renard qui va vous faire fondre...

Une nouvelle fois, Cetro frappe fort, très fort et on ressort de la lecture de « Recyclés » le cœur et l’esprit en vrac. Ce diable d’homme possède le don de vous faire basculer dans son monde dès les premières pages et de vous faire réfléchir, de vous toucher en plein cœur. Lire « Recyclés », c’est entrer dans le monde des sans-voix, des SDF, de ceux que l’on ne regarde plus ou pas, parce qu’ils nous dérangent, nous inquiètent ou nous culpabilisent. Alors nous préférons détourner la tête ou leur donner une pièce pour nous donner

bonne conscience à peu de frais. C’est qu’il est très facile de basculer et de se retrouver à la rue. Mais Cetro dénonce également une autre catégorie de personnes qui vont utiliser la misère des uns pour donner le frisson aux autres, les nantis, en organisant une sorte de tourisme de la misère ; on va voir les nuisibles de la décharge comme on va au zoo.

Et puis, il y a un groupe de malades qui enlève des SDF tous les soirs après les avoir passés à tabac. Ce qui les anime : nettoyer la ville de ceux qu’ils

considèrent comme des détritus, des ordures, une sous-espèce. Et cela m’a mise extrêmement mal à l’aise, m’a rappelé certains discours entendus, certaines prises de position, certaines dispositions prises par des villes qui ont installé du mobilier conçu pour empêcher les vagabonds de s’y installer… Cela commence comme ça.

De l’autre côté, vous avez une communauté de gens de la rue qui se sont regroupés à côté de la décharge et qui ont appris à vivre ensemble. Adam et Simon, dix ans, deux gamins espiègles aux yeux pleins d’étoiles, en font partie ainsi que Rouroux, le renard apprivoisé. Là, nous retrouvons le Cetro chaleureux qui trempe sa plume dans la tendresse et habille ses phrases

d’humour et de poésie. Il nous offre de merveilleux personnages auxquels je me suis attachée : Nathalie, une jeune femme solaire, la mère des enfants ; Joshua, le patriarche, qui guide sa communauté sur les chemins de l’entraide ; Psy le visionnaire qui transmute la réalité et transcende la vie de tous les jours ; Maya, une adorable petite fille de 8 ans et sa poupée de chiffon Peter qui figure sur la couverture du livre ; Erwan tellement humain et qui par amour se montre courageux… Et naturellement, ils vont être confrontés à notre bande d’ignobles assassins. Mais Cetro va encore plus loin et crée un personnage d’une noirceur et d’une perversité incroyables, le comble du cynisme.

J’avoue que j’ai autant adoré ce livre que je l’ai détesté. Il y a eu des moments où je me suis dit : “Stop, j’arrête, je ne lirai pas une ligne de plus” tant j’étais écœurée par ce qui se passait, tant l’humanité telle qu’elle était

décrite était abominable. Et ce d’autant plus que c’est tout à fait crédible,

réaliste… Et puis avec l’art et le talent qui le caractérisent, Cetro m’offrait une pépite de tendresse, d’humour, de poésie, et de nouveau charmée, séduite, je continuais.

Au final, du grand Cetro. Le lire, c’est basculer dans un tsunami d’émotions. Ce diable d’homme nous confronte une fois de plus à une réalité douloureuse et nous fait réfléchir sur notre manière de consommer, sur la mentalité actuelle qui mesure la valeur des personnes à leur pouvoir d’achat, sur notre société d’égoïstes et sur ce qu’est en train de devenir notre humanité si on ne s’y oppose pas. Mais il nous bouleverse également par l’humanité de ses personnages, par son écriture ciselée et son humour assaisonné de tendresse. Alors n’hésitez pas, foncez acheter ce livre, vous ne le regretterez pas et vous n’aurez qu’une envie, celle de découvrir toutes les autres œuvres de l’auteur. Le lire, c’est l’adopter, en faire un ami !

Les rebuts, repoussés parce qu'ils sont pauvres, dépossédés de tout bien, inadaptés à cette vie consumériste par manque de moyens, et surtout parce qu'ils gênent, font peur, et véhiculent ce sentiment de culpabilité et d'injustice qui nuit à la tranquillité d'esprit des gens "bien". Ils sont le fantôme de ce que tout le monde redoute de devenir, et exacerbent toutes les peurs.

Recyclés

Tout commence toujours par des mots, Erwan. Toujours. Les pires horreurs commises dans l'histoire ont d'abord été formulées. Sans élaboration d'éléments de langage visant à habituer les populations à une vision des choses, rien ne serait possible, aucune abomination ne serait communément admise, elles soulèveraient les indignations et les révoltes. Mais en préparant le terrain par l'oralité, alors les mots deviennent les plus meurtrières des armes. Les pensées changent en profondeur, les populations finissent par adopter les mots qui crachent et nient l'humanité des cibles visées pour les faire leurs. Une fois ce travail accompli, une fois les esprits modelés, une fois les pensées privées de mots pour se structurer autrement que par le discours répandu, alors, il est possible de passer à l'acte sans soulever l'indignation qui serait de mise. Car l'acte ne s'adresse plus à des humains, mais à un groupe sans identité, sans humanité, que l'on a appris à insulter, mépriser, détester. J'ai vécu l'installation des premiers mobiliers anti SDF. Anti pauvres, anti compassion. Ils ont peu à peu gagné la ville entière, et toutes les villes, de ce que j'en sais. Personne n'a trouvé à y redire. Il était admis comme juste de vouloir empêcher les crasseux de se poser devant tel ou tel commerce, dans tel ou tel quartier. Normal de vouloir se prémunir contre ces invasions barbares, de vouloir pousser la pauvreté et ses souillures ailleurs, hors de la vue. Car le discours était passé, entré chez les gens par les écrans de télé, le soir devant leur dîner, dans leur intimité, comme un ami digne de confiance. Au fil des mois, plus aucun endroit d'ordinaire squatté par nos camarades n'était accessible.

Recyclés

« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition

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Résumé :

Comment être un père quand on arrive vingt ans après ?

Pour soigner ceux que l’on oublie trop souvent, Thomas a vécu des années dans un village perdu en Inde. Lorsqu’il apprend que la femme qu’il a autrefois quittée a eu une fille de lui, ses certitudes vacillent.
Il lui a donné la vie, mais il a moins fait pour elle que pour n’importe quel inconnu. Est-il possible d’être un père quand on arrive si tard ? Comment vit-on dans un monde dont on ne connaît plus les codes ? Pour approcher celle qui est désormais une jeune femme et dont il ne sait rien, secrètement, maladroitement, Thomas va devoir tout apprendre, avec l’aide de ceux que le destin placera sur sa route.

« Une comédie ultra-positive. Un roman plaisant et rassurant. » Catherine Balle – Le Parisien / Aujourd’hui en France

« Ce livre est une véritable injection de bonheur, un antidépresseur. Il devrait être remboursé par la Sécu ! » Delbert – Sud Ouest

 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un beau livre émouvant et tendre sur l’amour paternel.

À vingt ans, Thomas a tout quitté pour exercer la médecine en humanitaire et près de vingt ans se sont écoulés depuis son départ. Les huit dernières années, il les a passées dans un village perdu en Inde. C’est alors qu’il apprend que la femme qu’il aimait il y a si longtemps a eu une fille. La découverte de sa paternité est comme un tsunami pour lui. Grâce à son ami indien Kishan et aux sages du village, Thomas comprend qu’il n’a plus rien à donner, qu’il est temps pour lui de rentrer au pays et de se rapprocher de sa fille. Mais quel rôle va-t-il jouer auprès d’elle ? Il a toujours tout fait pour les enfants des autres, mais pour elle, la chair de sa chair, il n’a été qu’absence.

J’ai bien ri en lisant ce livre car on peut dire que presque tous les personnages sont experts en idées loufoques. Ils ont tous un petit grain de folie sympathique et ils n’ont peur de rien ou presque, si on excepte notre docteur Thomas qui panique dès qu’il aperçoit un chien. Lorsqu’il retourne en France, Thomas n’a qu’une idée : se rapprocher de sa fille. Pour cela, il va accepter le poste de directeur de résidence pour seniors. Il n’y a que six résidents mais je peux dire qu’ils sont “gratinés”. Et leur infirmière Pauline n’est pas triste non plus. Elle n’a pas la langue dans sa poche et ne rate pas une occasion de mettre Thomas en boîte. Leurs dialogues sont savoureux. Les mises en scène et les plans que concocte Thomas pour “espionner” sa fille et la découvrir sont tous plus foireux les uns que les autres. Mais il est vraiment attachant et émouvant dans sa quête d’autant plus qu’il ne veut surtout pas troubler la vie de sa fille Emma.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas dévoiler l’intrigue. J’ai retrouvé avec un énorme plaisir la plume tendre et pétillante de Gilles Legardinier. Il nous offre une comédie pas si légère que ça où il développe les thèmes de la solitude et plus particulièrement celle des étrangers, des laissés-pour-compte, l’amour d’un père et plus généralement l’amour parental avec l’inquiétude toujours présente pour les enfants, la vieillesse mais aussi une belle romance avec une magnifique déclaration d’amour. Et il enveloppe tout cela d’un humour fin et délicat qui nous fait éclater de rire au fil des pages.

Comme l’a écrit Delbert dans Sud-Ouest, ce livre devrait être remboursé par la Sécurité Sociale car il vaut tous les antidépresseurs du monde.

Paroles et traduction de «When I Was Your Man »

Quand j'étais ton homme

Same bed, but it feels just a little bit bigger now
Le même lit, mais il semble simplement un peu plus grand maintenant
Our song on the radio, but it doesn’t sound the same
Notre chanson à la radio, mais ça ne sonne pas de la même façon
When our friends talk about you all that it does, is just tear me down
Lorsque nos amis parlent de toi tout ce que ça fait, c'est que ça me détruit
Cause my heart breaks a little when I hear your name
Parce que mon cœur se brise un peu lorsque j'entends ton nom
It all just sound like uh, uh, uh
Tout résonne comme uh, uh, uh

(Chorus:)
(Refrain:)
Hmmm too young, too dumb to realize
Hmmm trop jeune, trop bête pour comprendre
That I should have bought you flowers and held your hand
Que j'aurai dû t'acheter des fleurs et tenir ta main
Should have give you all my hours when I had the chance
J'aurai dû te donner tout mon temps quand j'en avais l'opportunité
Take you to every party cause all you wanted to do was dance
T'emmener à toutes les soirées parce que tout ce que tu voulais c'était danser
Now my baby is dancing, but she’s dancing with another man.
Maintenant ma chérie danse, mais elle danse avec un autre homme

My pride, my ego, my needs and my selfish ways
Ma fierté, mon ego, mes besoins et mon égoïsme
Cause a good strong woman like you to walk out my life
Ont fait qu'une femme, bien et forte comme toi, est sortie de ma vie
Now I never, never get to clean out the mess I made oh oh oh
Maintenant je ne vais jamais, jamais pouvoir réparer tout le gâchis que j'ai fait oh oh oh
And it haunts me every time I close my eyes
Et ça me hante, chaque fois que je ferme les yeux
It all just sounds like uh, uh, uh, uh
Tout résonne comme uh, uh, uh

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Résumé :

L’ÉCRITURE PEUT-ELLE SAUVER UN HOMME ?
 

Dans un Paris plus que jamais miroir aux vanités, l’extrême droite est sur le point de remporter les élections. William Kenfcet, journaliste à l’indépendance farouche, sent que le pire va advenir. Il l’a écrit et fait savoir. Est-ce pour cela qu’un soir il se fait salement agresser devant les grilles du jardin du Luxembourg ? Et que, voulant le sauver, un jeune couple est assassiné ?


Quand William se réveille à l’hôpital, il s’effondre. Écrasé par son histoire familiale, rongé par ses démons et par l’âge qui avance, il décide de partir à New York sur la tombe du jeune homme mort pour le secourir.
Un matin, dans le journal, il découvre l’histoire de Harvey Miller, un homme que le déclassement social a transformé en monstre — il a tué sa femme et ses quatre enfants — et qui vomit la morale de la société américaine. Cette histoire, William s’en empare, et le livre qu’il se met à écrire lui permettra de creuser ses propres zones d’ombre.


Roman gigogne, noir comme l’encre, où se mêlent les destins de ces personnages en fuite, Où cours-tu William… est aussi un polar politique, une réflexion sur la filiation, la transmission, et le pouvoir de la littérature.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Un livre émouvant, très sombre, une critique féroce de l’hypocrisie de nos sociétés capitalistes et plus particulièrement de l’Amérique.

Alors qu’il sort d’une émission de télévision, William Kenfcet se fait violemment agresser par deux hommes. Un couple de jeunes gens, John et Marie, se porte à son secours et est abattu par les deux criminels. Roué de coups et traumatisé par cette agression et surtout par la mort de ces deux jeunes courageux, William se remémore son passé et décide de se rendre à New York pour se recueillir sur la tombe de John.

« Où cours-tu William… » est un livre qui est composé de plusieurs histoires. D’abord celle de John et Marie, ces deux jeunes qui avaient toute leur vie devant eux s’ils n’avaient eu le malheur de croiser le chemin de deux assassins. Marie est française et John est américain. N’ayant pu se rendre à leurs obsèques, William est hanté par leur mort et le besoin de comprendre le pourquoi de ce crime. Mais il se sent également coupable de ce qui est arrivé, c’est pour cela qu’il va se recueillir sur la tombe de Marie et qu’il décide de partir pour New York où le corps de John a été rapatrié.

Ensuite nous avons la vie de William ou plutôt “ses” vies. Il est le fils unique de Noémie, une ashkénaze dont la famille fut massacrée par les SS en 1944, et d’André qui aidait la Résistance. Arrêté, torturé, envoyé à Dachau la même année, André survécut jusqu’à fin 1948. Noémie ne se maria jamais et éleva William dans le souvenir de son père et de ses ancêtres juifs. Cela a fait de lui un homme farouchement indépendant, un grand journaliste défenseur de la liberté et un lucide dénonciateur du retour de l’antisémitisme, de la montée de l’extrême droite et de la barbarie islamiste, ce qui lui a attiré bien des ennemis.

Dans son désir de comprendre mais aussi d’apprivoiser ses démons, William Kenfcet va se lancer dans l’écriture d’un roman ayant pour base un fait divers dans lequel un homme, Harvey Miller, symbole de la réussite sociale américaine, heureux en ménage, père de quatre enfants, ingénieur en informatique, le meilleur dans sa partie a abattu toute sa famille deux mois après son licenciement. Il espère ainsi parvenir à appréhender ce qui fait basculer un homme dans le crime et se demande si tout le monde peut devenir un meurtrier. Il ira très loin dans cette recherche au risque de se perdre.

Denis Jeambar

Denis Jeambar nous livre une critique féroce de la société. Il dénonce l’hypocrisie dans laquelle nous vivons mais également notre aveuglement.

L’écriture est superbe et l’auteur nous offre matière à réflexion. Sa plume est précise, incisive et j’ai été captivée durant toute ma lecture même s’il s’agit d’un récit très sombre. L’histoire d’Harvey Miller est glaçante et William Kenfcet ne recule devant rien dans sa quête de compréhension. Il y aurait encore beaucoup à dire et j’espère que cela vous incitera à découvrir cet ouvrage.

Un livre d’actualité qui dénonce les exactions de l’extrême-droite représentée ici par le parti Sinistre, l’antisémitisme, les crimes commis par les islamistes radicaux, qui parle également de la mort, de la vieillesse, de la difficile communication avec ses proches.

Un grand merci à NetGalley et aux Éditions Calmann-Lévy pour cette belle découverte.

Je suis un Juif. Est-ce qu’un Juif n’a pas des yeux ? Est-ce qu’un Juif n’a pas des mains, des organes, des proportions, des sens, des affections, des passions ? Est-ce qu’il n’est pas nourri des mêmes aliments, blessé par les mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, échauffé et refroidi par le même été et par le même hiver qu’un chrétien ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ? Et si vous nous outragez, ne nous vengeons-nous pas ? Si nous nous ressemblons en tout le reste, nous vous ressemblons aussi en cela ?

Le Marchand de Venise de William Shakespeare

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Dystopie, #Société, #Fantastique

Résumé :

De dangereux changements climatiques ont profondément modifié la vie des habitants de l’Intérieur. Au cœur de l’hiver permanent, seule la cité bulle de Sol détient le secret de l’éternel printemps. Elle réserve cet incroyable privilège à une population d’élus, descendants des premiers bâtisseurs. Mais tout manquement aux règles édictées par les conseillers et les prêtres conduit au bannissement. Et la première règle est d’ignorer les souffrances des exclus, de ceux qui, exilés des territoires glacés, sont condamnés à choisir entre la mort par le froid ou le supplice des mines de pierre noire. 

Au sein de la cité comme dans les rangs des exclus, la colère gronde. Marqué par la mort des siens, Inok n’a plus rien à perdre. Il décide de tout faire pour percer le secret du printemps et détruire l’ordre établi par les maîtres de Sol. 

Habituée des mondes imaginaires, l’auteur d’Allia ou encore des Voleurs de lumière nous entraîne avec Sol dans un univers en mutation, miroir inquiétant de notre société égoïste.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Une magnifique dystopie que j’ai dévorée en quelques heures.

Je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour ce Service Presse qui m’a permis de découvrir la plume envoûtante de Sylvie Kaufhold. J’ai adoré cette lecture et ses personnages. L’égoïsme des uns est contrebalancé par la générosité des autres. L’hiver permanent s’est étendu petit à petit sur la majeure partie du pays à l’exception de Sol, la cité-bulle, où règne un éternel printemps. Chassés par le froid accompagné de la famine, Inok et sa famille ont quitté leur maison, leur village, pour rejoindre la cité mythique où ils espèrent trouver chaleur et travail. Hélas, à leur arrivée, ils doivent déchanter. Si la cité existe bel et bien, elle n’ouvre ses portes qu’à ceux qui ont les moyens financiers d’y accéder ou encore aux jeunes filles que leur beauté met à part : pour quel sort ? Eux sont condamnés à travailler dans la mine des pierres noires où seuls les plus résistants survivent. Quant au logement, seules quelques planches en bois les protègent bien mal de la rigueur de l’hiver. Une note d’espoir, que ce soit dans les faubourgs ou à l’intérieur même de Sol, la révolte s’organise.

À l’intérieur de la cité-bulle, le monde est très structuré : le premier conseiller aidé des moines et des conseillers gouverne les artisans et les marchands. Pour vivre heureux à Sol, il suffit de suivre ce commandement : « Ce que je ne vois pas n’existe pas » et Inok va devoir résister à cette tentation. À Sol, on cultive l’égoïsme ; il suffit de refuser de voir le mal, la souffrance, l’injustice, et se convaincre que tout est bien dans l’ordre des choses pour jouir du bonheur d’être au chaud et d’être protégé. Mais malheur à ceux qui n’obéissent pas, ils sont bannis sans pitié quand ils ne sont pas jetés aux oubliettes. Inok ne peut oublier ceux qui sont morts à cause des mines, ceux qui continuent à souffrir à l’extérieur. Il va tout faire pour découvrir le secret du printemps éternel de Sol afin que tous puissent en bénéficier.

Sol, c’est un peu le reflet de notre société égoïste de consommateurs où seuls comptent le pouvoir d’achat, la recherche du profit et la possession. Ce faisant nous demeurons trop souvent indifférents au sort du SDF que nous croisons dans la rue et nous détournons le regard. Et je ne parle même pas du problème des migrants. Nous sommes pour l’écologie mais pas prêts à faire les efforts nécessaires. Nous savons que l’on meurt de faim, de la guerre, non loin de nos frontières mais tant que cela ne nous touche pas directement, nous nous en fichons ou étouffons vite le sentiment de culpabilité qui nous a envahis.

L’univers créé par Sylvie Kaufhold est assez sombre mais ses personnages sont lumineux de générosité, d’empathie et de courage. Et surtout, comme dans la vie de tous les jours, rien n’est tout noir ou tout blanc. En dehors de quelques irréductibles, les habitants de Sol peuvent se montrer solidaires, prêts à risquer leur vie pour venir en aide à Inok. Le rythme du récit est soutenu et les descriptions sont réalistes. Je me suis très bien représentée les lieux et le contraste brutal entre Sol et ses faubourgs mais aussi le travail de la mine. L’auteure nous interpelle et nous pousse à nous interroger. Elle nous délivre de beaux messages d’amour et d’amitié, de solidarité.

Je pourrais encore vous parler longuement car il y a bien des personnages attachants dans ce roman et j’espère vous avoir donné envie de les découvrir. Personnellement, je verrais bien une suite, est-ce qu’elle est prévue ?

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Fantastique, #CETRO, #Amour, #Suspense, #Horreur, #Paranormal, #Société

Résumé :

La suite de "Au nom de l'art".
Au nom de l'art ou de tout autre concept présenté comme étant d'intérêt supérieur (science, patrie, religion, ...), certains sont prêts à tout, y compris au pire.
Au nom de la vie, la leur et celle de leurs proches, d'autres sont prêts à se surpasser, jusqu'à se mettre en péril.
Asseyez-vous, préparez votre cœur... et lisez.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Coup de cœur même si… Bouleversant ! L’amour plus fort que la mort.

Je remercie Cetro pour sa confiance. Il m’a envoyé Au nom de la vie en Service Presse et j’ai eu l’impression d’embarquer sur des montagnes russes émotionnelles. Cette deuxième partie est encore meilleure que la première. En orfèvre confirmé, l’auteur joue avec nos émotions et nous fait passer de l’amour à la haine, de la vengeance au pardon, de l’angoisse la plus noire à l’espoir le plus vif. D’ailleurs, je n’ai pas cessé de penser à « la petite fille espérance » de Charles Péguy : « Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance. Et je n’en reviens pas. Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle. »

Cédric Veto maîtrise la langue française à la perfection, c’est un magicien des mots. Il peut passer du langage le plus pur au vocabulaire le plus ordurier et cela ne fait que rendre son texte plus addictif tant cela colle à l’intrigue. Il nous offre des textes magnifiques, dignes de figurer dans Les lettres de l’âne Cetro, de véritables pépites. Je pense en particulier à un passage sur la peur de vieillir ; il dénonce notre société égoïste et le regard déshumanisant que nous portons sur les SDF qui croisent notre route. Il stigmatise notre société qui “abandonne les plus faibles” et dont nous nous faisons “tous les complices en détournant les yeux”. Et plus que tout il dénonce l’incroyable capacité de l’homme à nuire “au nom de Dieu, de la patrie, de la science, ou de l'art...”

Mais Au nom de la vie est également une magnifique ode à l’Amour, l’amour fraternel de Soraya pour Noah, amour qui la pousse à se dépasser, se surpasser, à tout risquer pour le protéger, amour qui transcende la peur, la souffrance, la mort. Soraya est un merveilleux personnage de femme, de jeune femme plutôt, d’un courage et d’une témérité extraordinaires. Je ne suis pas prête de l’oublier. C’est aussi une superbe reconnaissance de l’amour d’une mère pour ses enfants qu’elle aimera envers et contre tout, amour qui se sacrifie pour leur bonheur et leur bien-être, un amour pour lequel rien n’est impossible. L’auteur sait également dépeindre à merveille l’innocence d’un enfant et nous bouleverser avec la petite Virginie.

C’est également un magnifique portrait de nos compagnons à quatre pattes avec Jack, un petit chien qui est une merveille d’amour inconditionnel et de confiance, mais aussi Nestor. Cetro sait nous communiquer son amour des animaux.

Alors bien sûr, nous retrouvons les pourritures du premier tome. S’y ajoutent même des nouveaux, Emmanuel et Brigitte en particulier, ce qui m’a bien fait rire, une Madame C, Sandra de son prénom, qui est vraiment abjecte. Et puis, Cetro a créé un nouveau personnage, Estelle Jorgensen, journaliste au "Petit Auvergnat retors", tout à fait attachante, avec sa quête de justice et son souci de venir en aide aux personnes en détresse. De plus, elle possède un don, celui de percevoir les choses, de ressentir l’état d’esprit des victimes.

Et n’oublions pas l’humour partout présent malgré l’horreur des situations. L’auteur a un don pour les formules, les situations humoristiques et j’ai bien ri à certaines de ses réflexions en particulier celles concernant le Dr Delarace et sa complice ou encore des tirades comme “On ne juge pas de l'intelligence d'un poisson rouge à sa capacité à grimper aux arbres” ou “Il a dû sacrément battre les cartes et s'emmêler les pinceaux, là-haut, le créateur...” La description du sac d’Estelle vaut son pesant d’or et je crois que beaucoup d’entre nous s’y retrouveront.

Un thriller implacable où l’horreur se conjugue avec des moments bouleversants d’humanité, haletant, intense, addictif, un suspense diabolique mais un roman parfois plein de poésie, de tendresse, un concentré de Cetro qui vous touchera et que vous ne pourrez oublier.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Animaux, #Témoignage, #Société, #Contemporain, #Famille, #Fourrière, #Abandon, #Chien, #Chats

Résumé :

Filou, un berger-allemand de deux ans, est abandonné au pied d'un arbre par ses maîtres.

Il reste ainsi durant plusieurs jours, en plein soleil, mourant de faim et de soif. Il finit par tenter de se libérer en rongeant sa laisse, alors qu'une femme le recueille et le dépose dans une fourrière, seul, triste, croyant toujours que ses maîtres vont venir le chercher.

Filou attend longuement et sagement dans sa cellule. Il croisera quelques-uns de ses congénères qui ont subi le même sort, qui l'aideront à renaître et à retrouver la joie.

Une histoire magnifique dans laquelle Cassandra nous oblige à nous glisser dans la peau d'un animal de compagnie, bien déçu par l'attitude de certains humains. Après cette lecture, vous ne regarderez plus votre chien ou votre chat du même œil...

Un texte très bien écrit et qui ravira les enfants, dès 9 ans.

 

Mon avis :

Un témoignage bouleversant et poignant. Un livre qui devrait être remis à toute personne qui adopte un animal.

Filou est un jeune berger allemand de deux ans qui a une confiance totale en ses maîtres. Aussi il ne s’inquiète pas lorsqu’ils l’abandonnent attaché à un arbre sur la route des vacances. Filou en est sûr, ses maîtres vont revenir le chercher même si c’est bizarre qu’ils l’aient laissé là et s’ils tardent, c’est certainement parce qu’ils se sont perdus en route. Seulement les heures passent et cela fait déjà deux longues journées à les attendre, à souffrir de la soif et de la faim, de la chaleur. Finalement il parvient à se détacher et est recueilli par une gentille dame qui le nourrit et le fait boire mais ensuite le dépose à la fourrière. Filou espère toujours le retour de ses maîtres. Heureusement il va faire la connaissance de son voisin de fourrière, un vieux colley du nom d’Alban, un sage qui va lui apprendre à survivre dans ce milieu mais aussi l’aider à comprendre qu’il est abandonné.

J’ai été totalement embarquée dans l’histoire de Filou et j’ai eu mal au cœur devant sa confiance totale en ses maîtres indignes, son espoir d’être adopté. J’ai été émue devant son amitié avec Alban le colley, avec Lou le petit chaton, eu le cœur serré face à ses espoirs déçus d’adoption, été folle de rage devant cet employé de la fourrière qui est une honte pour l’humanité. Les personnages que nous rencontrons dans ce livre ne nous rappellent que trop qu’en cette période des vacances, beaucoup de chiens et de chats partageront le sort de Filou.

Cassandra Bouclé a écrit un livre court qui plaira autant aux enfants qu’aux adultes. En peu de pages, elle nous rappelle qu’un animal n’est pas un objet ni un jouet mais un être vivant doté de sensibilité qui aime, souffre, espère… Ce livre devrait être remis à toute personne qui adopte un animal et peut-être qu’alors il y aurait moins d’abandons. Mais j’en doute hélas !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Suspense, #Comédie, #Témoignage, #Société

Résumé :

« Objet : Hola je m'appelle Celia. Et toi ? Je suis celle qui n'arrive pas à te parler sur Meetic. . . Mais tu vois, je ne suis pas totalement muette quand on m'en donne les moyens À bientôt peut être ? Celia » Si seulement j'avais su, au moment d'ouvrir ce mail le tournant que ma vie allait prendre. . . Beaucoup de mes proches n'ont jamais vraiment pu comprendre notre histoire. « Comment as-tu pu continuer à garder contact avec elle après tous les lapins qu'elle t'a mis ? Ne crois-tu pas que ça cache quelque chose ? » « Non, je ne crois pas. . . Sa vie est compliquée. . . La mienne n'est pas simple non plus. . . Et puis sa voix était tellement envoûtante. . . » « Les autres ne comprendront jamais notre histoire. . . Ne les écoute pas. . . Demain je serai là. . . Promis » Comment résister. . .

Mon avis :

Bluffant !

Tout comme l’auteur que je remercie au passage pour ce Service Presse, je me suis laissée prendre par cette histoire, j’ai continué ma lecture parce que je voulais savoir s’il allait enfin rencontrer sa Celia. Je me suis littéralement retrouvée à sa place et c’est hallucinant car Celia a vraiment réponse à tout. C’est la reine des manipulatrices, elle arrive toujours à le mettre en tort. Je l’ai trouvée exaspérante, insupportable, traitée de malade, de perverse narcissique, je me suis promis d’arrêter ma lecture, sûre que de toute façon elle n’allait pas venir au rendez-vous, qu’elle trouverait bien un nouveau prétexte. Oui, mais si finalement elle ne mentait pas ? Et si elle venait ?

Voilà, vous en savez autant que moi et malgré toute ma volonté, je suis pratiquement certaine qu’à la mi-juin, je guetterai la sortie de la partie II… C’est cela le talent de Pierre-Etienne Bram. Avec des mots simples, bien choisis, il parvient à nous émouvoir, à nous rendre accro à sa Celia. On se met à sa place et on se rend compte qu’on n’aurait pas fait mieux. Oui, j’ai eu envie de le secouer et comme “sœurette” j’ai eu envie de lui dire qu’il se faisait avoir, qu’il était temps qu’il mette un terme à cette histoire… Et j’ai aussi compris qu’il n’y parvienne pas.

Conclusion : rendez-vous à la mi-juin !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Terrorisme, #Daech, #Islam, #Enquête policière, #Suspense, #Société, #Mafia, #Libertinage, #Critique sociale, #Romance

Résumé :

Un nouvel attentat a eu lieu à Bruxelles et cette fois-ci, c'est un club libertin de la capitale européenne qui est visé. Il y a trois victimes: deux Belges et un Français. Politiques, chroniqueurs et policiers sont convaincus qu'il s'agit d'une nouvelle action de Daech. L'enquête fait apparaître que ce n'est peut-être pas aussi simple. Qui se cache derrière les assassins? Ont-ils eu recours au Darknet, la face cachée d'Internet, pour brouiller les pistes? Quel est le mobile de l'attentat? Qui en est le commanditaire et dans quel but? La police tarde à donner une réponse mais, après bien des rebondissements, la vérité éclatera.
Ce livre est d'abord un roman policier ancré dans l'actualité, c'est aussi un coup de projecteur sur certains des maux de notre société et c'est enfin une ode à l'amour et au plaisir à travers le parcours de Léa, jeune et brillante veuve libertine, prête à emprunter des chemins de traverse, pas toujours conformes à la morale, pour aller à la conquête du bonheur.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Très instructif.

Léa et Cédric Le Herman se sont offerts un week-end à Bruxelles dans l’espoir de recoller leur couple mais ils ne se supportent plus. Alors qu’il espère profiter de son week-end, le commissaire Gimonin est rappelé à cause d’un attentat qui a eu lieu au club libertin “La vallée des Sens” où s’est rendu seul Cédric. Deux hommes se sont introduits dans le club et ont ouvert le feu sur les clients, faisant trois morts dont Cédric et plusieurs blessés. L’enquête s’annonce difficile : acte de terrorisme ou meurtre déguisé en attentat ?

Sous une forme romancée, Jan Vudry nous montre comment se déroule une enquête visant des terroristes, les liens développés entre les pays d’Europe. Il dénonce les trafics d’armes connus des pays occidentaux et de l’OTAN qui ferment les yeux pour des raisons politiques. Il nous donne une explication sur l’Islam, sur Daech qui s’attaque à tout ce qui fait le mode de vie occidental : après la liberté de la presse, la liberté de sortir et d’écouter de la musique, la liberté de s’amuser et de vivre sa sexualité en toute latitude. Durant l’enquête, le commissaire Gimonin s’intéressera au Darknet grâce auquel vous pouvez recruter un tueur à gage moyennant finances. Enfin, grâce à Léa, hédoniste à la recherche du bonheur et de l'amour, l’auteur nous fait découvrir club libertin et pratiques échangistes. Et pour finir, il nous entraîne avec elle à Spitzberg pour admirer les aurores boréales.

« La danse des fauves » est le premier roman de l’auteur qui a pris pour pseudonyme Jan Vudry.  Son écriture est limpide, ses mots bien choisis, on sent qu’il maîtrise son sujet et qu’il sait de quoi il parle. Il sait nous captiver du début à la fin en maintenant le suspense : qui se cache derrière Ahmet et Riza, les deux tueurs du club « La vallée des sens » ? Ce n’est qu’à la fin que l’auteur répondra enfin à cette question.

Un livre passionnant car tristement d’actualité pour lequel je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Librinova qui m’ont permis de le lire grâce au Service Presse.

Aurore boréale

Aurore boréale

Aurore boréale

Aurore boréale

Aurore boréale

Aurore boréale

« La danse des fauves » par Jan Vudry — Éditions Librinova

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #CETRO, #Société, #Humour, #Satire, #Nouvelles

Résumé :

« Cetro est un animal étrange. Atteint d'une anomalie génétique, il est impossible de lui faire fermer son insondable clapet sur tous les sujets du quotidien. Il ne peut s'empêcher de tout tourner en dérision, lui-même avant toute chose. Rarement sérieux, il sait toutefois se faire tendre lorsque cela arrive. Car il aime à en crever ce monde qu'il moque sans trêve. Il aime l'humain dont il dépeint les travers, se servant pour cela de ses propres démons et contradictions. Ce recueil, publié à la demande expresse des lectrices et lecteurs qui le suivent, regroupe ses billets d'humeur, ses coups de gueule et de cœur. En fin d'ouvrage, deux de ses nouvelles vous sont aussi proposées. »

 

Mon avis :

Waouh ! Un concentré de Cetro ! Un régal !

Depuis que j’ai découvert Cetro et sa plume sans pareille, je n’ai jamais été déçue et ce recueil m’a une fois de plus emportée par la verve incroyable de son auteur. Cetro est avant tout un auteur pudique à l’extrême et jamais il ne manifeste mieux sa tendresse et son cœur d’ « ours en guimauve » que lorsqu’il manie un humour mordant, grinçant, graveleux même.

Ses billets d’humeur sont de petites merveilles. Pour ceux et celles qui le suivent, nous avons la joie de les lire chaque jour sur sa page facebook. Mais un énorme merci à ceux et celles qui l’ont convaincu de les réunir dans ce livre. Cetro manie le verbe avec dextérité, il peut aborder tous les genres avec un égal succès. Il vous fait tordre de rire et l’instant d’après vous êtes tellement ému que vous vous retrouvez à verser des larmes d’émotion. Puis il vous fait frissonner de peur et vous glace, je pense en particulier à l’une des nouvelles qu’il nous offre à la fin de son livre. Vous pensez qu’il se moque de tout et il vous surprend par ses cris du cœur et sa défense des opprimés : infirmières, SDF, solitude des personnes âgées, ouvriers… Il a également l’âme d’un poète.

Alors un seul conseil, lisez ce petit livre et vous n’aurez qu’une envie, c’est de découvrir toutes les autres œuvres de Cetro.

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