Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

Les livres de Goéwin

Articles avec #terrorisme catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Sexe, #Action, #Espionnage, #Violence, #Daesh, #Terrorisme, #Enlèvement, #Suspense

Résumé :

"Les services secrets français mettent au point une opération d’infiltration risquée ayant pour objectif de porter un coup fatal à Daesh. Malheureusement, tout ne se déroulera pas comme prévu."

Plongez dans l’enfer de la séquestration et le suspense d’une enquête musclée. Parcourez le monde aux côtés d’un groupe de jeunes femmes hors du commun dans cette lutte viscérale contre l’horreur, où le sexe, la violence et la mort se croisent en permanence.

Mon avis :

Mieux que James Bond, Karine !

Karine est une jeune femme magnifique avec un visage d’une grande beauté et un corps de mannequin. Sous la fausse identité de Madeleine Gosselin, elle intègre une maison close allemande où elle devra tenir le rôle d’une prostituée de luxe sous le pseudo d’Amber. La jeune femme appartient aux services secrets français qui espèrent ainsi qu’elle pourra infiltrer Daesh qui a pour habitude d’enlever des prostituées haut de gamme pour ses cadres.

J’ai été immédiatement happée par l’intrigue créée par Stéphane Behr, tant je voulais savoir ce que devenait Karine. C’est une femme remarquable de courage et d’équilibre. L’auteur lui fait vivre l’enfer ainsi qu’à d’autres jeunes femmes tout aussi exceptionnelles. L’univers qu’il nous dépeint n’est que violence et sexe cru à la limite du porno mais j’ai vraiment été impressionnée par le courage de ces filles et révulsée par la manière dont leurs ravisseurs les traitent.

Il y a de nombreux personnages dans ce récit. J’ai particulièrement apprécié Hervé Bisac, agent secret plus qu’efficace et supérieur de Karine. Il ne recule devant rien pour lui venir en aide. Par contre, j’ai pris en grippe le ministre de l’intérieur que j’ai trouvé odieux de suffisance et d’arrogance. Il lui est aisé de critiquer les hommes qui sont sur le terrain lui qui est à l’abri derrière son titre et son bureau. De plus son attitude se révèle à la limite du scabreux. La solidarité qui unit Karine aux jeunes femmes qui se sont retrouvées embarquées dans la même épreuve qu’elle donne un peu d’humanité à l’intrigue et va leur permettre de survivre. Enfin pour certaines.

Stéphane Behr a une plume nerveuse et incisive. Ses mots sont bien choisis et d’une efficacité redoutable. Le suspense est époustouflant et il nous offre un thriller à l’intrigue diabolique, haletant, intense, certaines scènes sont d’une violence insoutenable. C’est très bien écrit et l’auteur a le don de nous faire ressentir ce qu’il écrit. Ses descriptions sont telles que l’on se représente facilement les paysages qu’il nous dépeint. C’est un livre à ne pas mettre entre toutes les mains, il s’adresse à un public averti. En ce qui me concerne, j’ai trouvé qu’il y avait un peu trop de scènes de sexe qui n’apportaient rien de plus à l’action et que la majeure partie des personnages, à l’exception d’Hervé Bisac, était essentiellement guidée par ses désirs sexuels ce qui est un peu réducteur.

Un premier roman addictif, nerveux et palpitant qui vous tiendra en haleine du début à la fin.

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Espionnage, #Thriller, #Terrorisme, #Daesh

Résumé :

Une mission de Gabriel Allon

Dans le quartier du Marais, à Paris, Hannah Weinberg, directrice du Centre pour la recherche sur l’antisémitisme en France, meurt dans un attentat à la bombe revendiqué par Daesh. L’espion israélien Gabriel Allon est alors sollicité pour retrouver Saladin, énigmatique leader terroriste, et prévenir de futurs carnages. Pour mener à bien sa mission, infiltrer un espion au sein de Daesh semble la meilleure option. Gabriel réquisitionne alors Natalie, une jeune femme juive, brillante, exerçant comme médecin dans un hôpital de Jérusalem. Elle devra incarner une Palestinienne avide de vengeance et intégrer les rangs de l’ennemi. Elle commence alors un entraînement pour devenir une autre : Leila…

Signant un roman d’espionnage ultra-réaliste, Daniel Silva propose une exploration saisissante des rouages mortels de Daesh.

A propos de l'auteur :
Classé n°1 sur les prestigieuses listes de best-sellers du New York Times, Daniel Silva a reçu de multiples récompenses internationales pour ses dix-sept romans publiés avec succès dans plus de trente pays. Daniel Silva est membre du Conseil d’administration du Mémorial américain de l’Holocauste et vit en Floride avec sa femme, Jamie Gangel, et leurs deux enfants, Lily et Nicholas.

Mon avis :

Saisissant ! Une fiction qui a tout de la réalité.

À Toulouse, trois enfants juifs sont violemment agressés par six hommes musulmans. La presse tout comme le ministre de l’Intérieur cache la gravité de cette agression antisémite. En réaction, Hannah Weinberg organise une conférence pour lancer un cri d’alarme. Alors qu’elle prend la parole, tout explose. Daech revendique l’attentat. Une gigantesque chasse à l’homme est lancée contre les deux terroristes responsables, un homme et une femme. Très vite, les services secrets israéliens apprennent que l’homme qui a commandité l’attaque s’appelle Saladin. Pour découvrir qui se cache sous ce nom et prévenir d’autres attentats, Gabriel Allon décide alors d’infiltrer les rangs ennemis et pour cela, il fait appel à une jeune femme médecin, Natalie. Commence alors pour elle une formation qui a tout du lavage de cerveau pour la transformer en Leïla, une palestinienne obnubilée par la vengeance suite à la mort de son fiancé.

La première chose qui m’a frappée, c’est le rythme très lent du récit. Daniel Silva prend son temps pour mettre en place tous les éléments de sa fiction et si la première partie m’a parue un peu longue, j’ai ensuite été totalement captivée. Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions HarperCollins pour ce Service Presse qui m’a permis de découvrir Daniel Silva et sa série Une nouvelle mission de Gabriel Allon. D’après ce que j’ai pu voir, il a déjà écrit 17 aventures de Gabriel Allon et seulement 3 ont été traduites en français, ce qui me paraît dommage. Le fait de ne pas avoir lu les tomes précédents ne m’a pas gênée du tout mais m’a donné l’envie de découvrir les autres tomes.

L’auteur nous prévient dès le départ, il s’agit d’une fiction mais c’est tellement bien décrit, documenté, qu’il est impossible de ne pas faire un parallèle avec la réalité. De plus, il s’est malheureusement montré visionnaire pour certains attentats ainsi que les accointances de Daech et certain quartier en Belgique. Sa description de l’organisation terroriste fait froid dans le dos et fait énormément réfléchir. On se rend compte à quel point il est complexe de tout prévoir, tout envisager et combien il est difficile de lutter contre des terroristes qui voient la mort comme une récompense désirable et désirée à l’extrême.

Bien que Gabriel Allon soit un “assassin professionnel”, je me suis attachée à lui ainsi qu’à d’autres personnages assez sombres. Mais plus que tout, c’est Natalie qui m’a passionnée et pour laquelle j’ai tremblé pendant toute ma lecture. C’est une jeune femme juive, médecin. C’est une folie d’avoir accepté d’infiltrer les rangs de Daech et puis petit à petit face à l’entraînement, l’endoctrinement qu’elle subit, j’ai espéré qu’elle ne se trahirait pas, qu’elle ne se ferait pas prendre. J’ai suivi Natalie devenue Leïla lorsqu’elle a été recrutée par Saladin puis sa vie sous couverture avant que Saladin ne l’envoie aux États-Unis pour une mission suicide.

Daniel Silva fait coopérer les services secrets israéliens avec ses homologues de France, Angleterre, Jordanie et Amérique. On se rend compte des difficultés énormes à surmonter pour pouvoir collaborer et à quel point il est facile de passer à côté d’une information primordiale. Bien que La Veuve noire nous offre énormément de personnages, de lieux et de situations, il est facile de suivre grâce à l’écriture fluide et précise, aux mots bien choisis de l’auteur qui maîtrise parfaitement son sujet et c’est passionnant.

Un suspense haletant, un complot diabolique, des personnages attachants et prêts à tout pour servir leur pays, des descriptions extrêmement bien documentées et réalistes, La Veuve noire est un excellent thriller d’espionnage qui vous tiendra en haleine du début à la fin.

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Terrorisme, #Daech, #Islam, #Enquête policière, #Suspense, #Société, #Mafia, #Libertinage, #Critique sociale, #Romance

Résumé :

Un nouvel attentat a eu lieu à Bruxelles et cette fois-ci, c'est un club libertin de la capitale européenne qui est visé. Il y a trois victimes: deux Belges et un Français. Politiques, chroniqueurs et policiers sont convaincus qu'il s'agit d'une nouvelle action de Daech. L'enquête fait apparaître que ce n'est peut-être pas aussi simple. Qui se cache derrière les assassins? Ont-ils eu recours au Darknet, la face cachée d'Internet, pour brouiller les pistes? Quel est le mobile de l'attentat? Qui en est le commanditaire et dans quel but? La police tarde à donner une réponse mais, après bien des rebondissements, la vérité éclatera.
Ce livre est d'abord un roman policier ancré dans l'actualité, c'est aussi un coup de projecteur sur certains des maux de notre société et c'est enfin une ode à l'amour et au plaisir à travers le parcours de Léa, jeune et brillante veuve libertine, prête à emprunter des chemins de traverse, pas toujours conformes à la morale, pour aller à la conquête du bonheur.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Très instructif.

Léa et Cédric Le Herman se sont offerts un week-end à Bruxelles dans l’espoir de recoller leur couple mais ils ne se supportent plus. Alors qu’il espère profiter de son week-end, le commissaire Gimonin est rappelé à cause d’un attentat qui a eu lieu au club libertin “La vallée des Sens” où s’est rendu seul Cédric. Deux hommes se sont introduits dans le club et ont ouvert le feu sur les clients, faisant trois morts dont Cédric et plusieurs blessés. L’enquête s’annonce difficile : acte de terrorisme ou meurtre déguisé en attentat ?

Sous une forme romancée, Jan Vudry nous montre comment se déroule une enquête visant des terroristes, les liens développés entre les pays d’Europe. Il dénonce les trafics d’armes connus des pays occidentaux et de l’OTAN qui ferment les yeux pour des raisons politiques. Il nous donne une explication sur l’Islam, sur Daech qui s’attaque à tout ce qui fait le mode de vie occidental : après la liberté de la presse, la liberté de sortir et d’écouter de la musique, la liberté de s’amuser et de vivre sa sexualité en toute latitude. Durant l’enquête, le commissaire Gimonin s’intéressera au Darknet grâce auquel vous pouvez recruter un tueur à gage moyennant finances. Enfin, grâce à Léa, hédoniste à la recherche du bonheur et de l'amour, l’auteur nous fait découvrir club libertin et pratiques échangistes. Et pour finir, il nous entraîne avec elle à Spitzberg pour admirer les aurores boréales.

« La danse des fauves » est le premier roman de l’auteur qui a pris pour pseudonyme Jan Vudry.  Son écriture est limpide, ses mots bien choisis, on sent qu’il maîtrise son sujet et qu’il sait de quoi il parle. Il sait nous captiver du début à la fin en maintenant le suspense : qui se cache derrière Ahmet et Riza, les deux tueurs du club « La vallée des sens » ? Ce n’est qu’à la fin que l’auteur répondra enfin à cette question.

Un livre passionnant car tristement d’actualité pour lequel je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Librinova qui m’ont permis de le lire grâce au Service Presse.

Aurore boréale

Aurore boréale

Aurore boréale

Aurore boréale

Aurore boréale

Aurore boréale

« La danse des fauves » par Jan Vudry — Éditions Librinova

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Policier, #Suspense, #Terrorisme, #Afghanistan, #Daesh

Il a tout prévu, tout calculé.

Ça ne peut pas rater. Zwak, afghan, dix-sept ans et l'air d'en avoir treize, un QI de 160, et la rage au cœur depuis que son père a été une " victime collatérale " des Occidentaux. Devant son ordinateur, il a programmé un jeu d'un genre nouveau. Un jeu pour de vrai, avec la France en ligne de mire. Et là-bas, en Syrie, quelqu'un a entendu son appel...
De Kaboul au désert de la mort, des villes syriennes occupées par les fanatiques de l'État islamique à la Turquie et la Roumanie, la commissaire de la DGSI Nicole Laguna et le qomaandaan Kandar, chef de la Crim de Kaboul, traquent Zwak et ses complices.

Contre ceux qui veulent commettre l'indicible, le temps est compté.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Un livre impossible à lâcher avant la fin !

Je remercie NetGalley et les Éditions Robert Laffont qui m’ont permis de découvrir cet auteur. Cédric Bannel a multiplié les activités et les voyages ce qui lui a permis de connaître de l’intérieur les sujets qu’il aborde dans ses livres. Il connaît très bien l’Afghanistan et a créé le qomaandaan Oussama Kandar, un policier épris de justice et rempli d’idéalisme, chef de la Crim à Kaboul qui est souvent amené à travailler avec la commissaire parisienne Nicole Laguna de la DGSI. « Kaboul Express » est la troisième enquête des deux officiers. Je n’avais pas lu les deux premières mais cela ne m’a pas gêné pour la compréhension du texte, par contre cela m’a donné envie de découvrir leurs aventures antérieures.

Zwak a 17 ans mais sa petite taille et sa minceur le font ressembler à un collégien. C’est un surdoué des mathématiques qui ressent peu d’émotions et n’éprouve aucun besoin de communiquer avec ses semblables. Il passe la majeure partie de son temps à jouer à des jeux vidéos. Il a décidé de rejoindre Raqqa, le fief de Daech en Syrie : le 2 mai, grâce à son plan, Daech frappera Paris en plein cœur et elle deviendra la « Ville des Cendres ». Zwak ne croit pas vraiment en Allah mais il est habité par la haine, il veut venger la mort de son père et de son beau-père.

Le 18 avril, Kandar et ses hommes découvrent sur une scène de crime à Kaboul un plan de Paris ainsi que plusieurs papiers recouverts d’équations et de texte dans une langue inconnue. Ils vont envoyer le tout à Nicole. Après décryptage, ils pensent avoir affaire à un scientifique de classe mondiale qui écrit à l’envers comme Léonard de Vinci. Un attentat d’une grande envergure avec une bombe absolument énorme doit être commis le 2 mai.  Une course contre la montre s’engage pour tenter de le prévenir et d’arrêter les terroristes avant qu’ils n’exécutent leur projet.

Cédric Bannel maîtrise le page turning à la perfection. Nous suivons pas à pas, jour après jour, l’avancée des terroristes ainsi que les progrès de Kandar et Nicole dans leurs recherches. L’auteur alterne les paragraphes les concernant. Chaque page tournée nous en apprend un peu plus sur chacun des personnages et c’est passionnant et totalement addictif. Le dépaysement est total et c’est tellement bien décrit que j’ai eu l’impression de me retrouver dans les rues de Kaboul ou encore dans les montagnes ou le désert de la mort. Mais l’auteur nous emmène également en Syrie, en Turquie et en Roumanie sur la trace des fanatiques de l’État islamique. Kandar et Nicole parviendront-ils à les arrêter à temps ?

Cédric Bannel nous offre un roman policier d’autant plus captivant qu’il est réaliste et colle à l’actualité. On découvre la vie des afghanistans, leur culture, leurs croyances et je pense que ce sont les femmes qui paient le plus lourd tribut à la guerre et à l’Islam. Malalai, l’épouse de Kandar, est une femme d’un courage extraordinaire. Gynécologue exerçant dans un hôpital, elle risque sa vie tous les jours en refusant de porter le voile, elle cache son agnosticisme qui lui vaudrait la mort si elle était découverte…

Le sort des femmes et fillettes yazidies considérées comme adoratrices du diable est une horreur : quand elles ne sont pas massacrées, elles font l’objet de viols répétés, tortures psychologiques. Daesh en fait des esclaves sexuelles et les offre à ses combattants. Je suis toujours frappée par cette hypocrisie qui leur fait donner des leçons de morale au monde et leur comportement abject avec les femmes. Ils prient puis ils violent, torturent…

J’aime beaucoup le personnage d’Oussama Kandar. Alors que tout autour de lui, le passage à tabac et la torture sont de rigueur lors d’un interrogatoire, il est vraiment une exception. Il a de très forts principes moraux et est contre la torture. « Il ne tue jamais personne qui ne soit en situation de se défendre ». Cela dit, ses hommes  torturent et tuent dans son dos… C’est également un homme qui a su rester humble, tout simple, alors que dès que l’on dit son nom, il est accueilli partout comme un héros, un sniper qui est connu de tous.

J’aurais encore énormément de choses à partager tant ce livre est d’une richesse extraordinaire. Aussi je crois que le mieux, c’est que vous vous le procuriez et ainsi vous pourrez le découvrir vous-mêmes.

Voir les commentaires