Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

Les livres de Goéwin

fantasy

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance MM, #Homosexualité, #Amitié, #Amour, #Loup, #Loup-garou, #Homophobie, #Fantasy, #Romance contemporaine

Résumé :

Yanaël est un jeune loup-garou particulier : ses dons, tout autant que sa personnalité, le rendent unique. Exclu de son clan, il se retrouve seul et livré à lui-même. Il ne peut compter que sur Loup, son alter ego lupin, qu’il adore et avec qui il partage un lien inaltérable. Après deux ans passés à tenter de se construire une nouvelle vie, un changement dans son ancienne meute vient bouleverser son existence.

Adam, Second de l'Alpha, semble prêt à tout pour l’aider à trouver sa place parmi les siens. Pourtant, les dangers rodent, sournois et impitoyables.

Ses talents et le soutien de ses nouveaux amis seront-ils suffisants pour lui permettre de relever et remporter les défis qui jalonnent sa route ?

Texte déjà publié sous le titre "Loup"

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! L’amour de deux loups d’exception, la rencontre de deux âmes sœurs au sein d’une meute extraordinaire, j’ai adoré !

J’ai découvert Nathalie Marie avec Loup, ce premier tome des Lopcande et j’ai immédiatement eu un coup de cœur. Depuis, j’ai lu presque tous ses livres publiés et c’est toujours un coup de foudre quand ce n’est pas un méga coup de cœur. J’adore la plume de cette auteure, toute de délicatesse, de tendresse et d’humanité. Je ne m’en lasse pas.

Yanaël est un jeune homme courageux qui tente de survivre au mieux depuis qu’il a été chassé injustement de sa meute. Une rencontre imprévue avec Adam, le nouveau Second de son ancienne meute, lui offre la possibilité de renouer avec sa famille, son ami Siam, de retrouver sa vie. Mais rien n’est simple, une partie de ceux qui sont responsables de son bannissement est toujours présente. De plus, le monde des loups est sauvage et violent. Le danger est partout.

J’ai adoré ce premier tome des Lopcande. Yanaël ne ressemble à personne, il possède des dons qui le mettent à part ainsi qu’une sensibilité qui font de lui un être unique. Adam ne croyait pas qu’un être comme lui pouvait exister, « ni soumis ni dominant, sans véritable violence, juste dévoué au bien de la meute et de chacun de ses loups. » Et comme si cela ne suffisait pas, il semblerait que Yanaël soit plus qu’un loup de la meute, qu’un lien tout à fait spécial existe entre lui et Adam. De plus, chacun d’eux a une relation particulière, exceptionnelle avec son loup.

Je suis tombée amoureuse de Loup, l’alter ego lupin de Yanaël. Leurs dialogues et leurs interactions sont savoureux. Loup a un caractère aussi affirmé que Yanaël et ses commentaires sont à mourir de rire, tout particulièrement son « miam » quand il parle d’Adam. C’est plein de tendresse, d’humour et il n’hésite pas à botter les fesses de Yanaël quand il le faut. Il ne le laisse pas fuir la réalité et l’oblige à faire face à ses sentiments, ses désirs.

Adam est également un personnage passionnant et attachant, un loup d’envergure avec tous les dons d’un Alpha et encore bien plus : un homme d’une profonde bonté, intensément masculin, hyper-protecteur et possessif avec Yanaël, mais aussi très respectueux et attentionné. Il joue un rôle de première importance au sein de la meute. Le repas d’Adam avec Yanaël, leurs échanges sont un régal. Leur relation promet, ils ont chacun du caractère et Yanaël n’a pas l’intention de se laisser faire et Adam le dominant va devoir apprendre à compter avec lui.

Un autre loup exceptionnel, c’est Siam, l’ami de Yanaël. Leur amitié est belle à voir ; leur délicatesse l’un envers l’autre, le respect de l’autre, de ses sentiments, mais aussi l’honnêteté de leur relation amicale, sans faux-semblants. C’est simple, on ne peut que rêver de vivre une telle relation.

Et que dire de Sihat, leur Alpha à tous ? Il est d’une telle humanité et sagesse, le bien de ses loups, de sa meute, sont sa priorité. Quant aux « méchants », eh bien, ils sont vraiment méchants et je n’ai eu aucun mal à les détester et à me réjouir de leur sort.

Tout m’a plu dans ce livre, en commençant par la couverture qui est superbe. Chaque chapitre est introduit par quelques vers qui donnent le ton, c’est très plaisant. J’ai énormément apprécié les relations qui unissent les différents protagonistes, leur amitié, le respect qu’ils se montrent et l’humour de leurs répliques.

Nathalie Marie a une plume addictive. Il m’a été presque impossible d’arrêter ma lecture, chaque chapitre donnant envie de lire le suivant. L’intrigue est superbe et j’ai énormément aimé les valeurs portées par les différents personnages.

Au final, je me répète, mais je n’ai qu’un mot ou plutôt deux : j’ai a-do-ré. Je ne peux que vous conseiller cette lecture pour vous faire votre propre opinion en espérant que comme moi, vous succomberez à la magie Nathalie Marie et au charme de ses loups.

■ kindle et ebook : 5,99 €

■ broché : 17 €

Le destin se manifeste comme bon lui semble. C’est sa liberté et son droit de le faire. Nous n’avons pas notre mot à dire là-dessus.

§ 3 Loup Les Lopcande Tome 1 Yanaël

Il avait oublié que son devoir résidait dans la protection de ses loups, de tous ses loups. Faire du mal à un soumis était impensable, négliger Yanaël et ses dons l’était tout autant. Les personnes rares devaient être défendues, au péril de sa vie si nécessaire. Elles étaient un atout irremplaçable, une richesse.

§ 4 Loup Les Lopcande Tome 1 Yanaël

Nous sommes des frères, nous sommes une famille, il ne devrait pas y avoir de distance. L’autorité devrait toujours s’imposer avec respect. Elle est parfois arbitraire, violente, mais ne devrait jamais être mépris.

§ 4 Loup Les Lopcande Tome 1 Yanaël

La confiance ne se construit pas en un jour, pour personne.

§ 8 Loup Les Lopcande Tome 1 Yanaël

Les insultes sont l’arme des faibles.

§ 9 Loup Les Lopcande Tome 1 Yanaël

L’homosexualité n’est pas une tare, encore moins un signe de faiblesse. J’exige de chacun d’entre vous de l’ouverture d’esprit. Nous sommes au vingt-et-unième siècle, je ne tolérerai pas que l’on martyrise qui que ce soit sous prétexte qu’il est différent.

§ 17 Loup Les Lopcande Tome 1 Yanaël

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ferrari F12 Berlinetta, la voiture d'Adam pour se rendre en Espagne

 

Grenade — Espagne

 

Quartier de l'Albaicìn, Grenade, où se réfugie Adam après avoir été blessé.

 

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Romance, #Sorcière, #Inquisition, #Prophétie, #Destin

Résumé :

Je m’appelle Catherine… Et c’est ma seule certitude.
Entre celle que j’étais, celle que je rêvais d’être, celle que je deviens et celle que je pourrais être, je ne sais plus qui je suis. J’ai pourtant intérêt à le découvrir et très vite! Car le réveil du Sanctuaire ne sera pas sans conséquences. M’est-il possible d’échapper à la prophétie? Ou suis-je condamnée à la concrétiser? Et à en payer le prix…

Chronique :

Un second tome toujours plus addictif !

Je remercie Lily Chagnon pour sa confiance et l’envoi de ce second tome du cœur de l’Oealys. J’avais adoré le premier tome et j’ai retrouvé avec bonheur les personnages auxquels je m’étais attachée. Ayant arraché plus de quarante femmes à l’Inquisition, Catherine n’a pas eu d’autre solution que de les accueillir au Sanctuaire, seul endroit pouvant leur permettre d’échapper à la vengeance de leurs geôliers.  Mais, en faisant cela, elle se retrouve face à son destin et elle se voit contrainte d’assumer le rôle de Grande Prêtresse de la Déesse du Sanctuaire de la Vie et de reine d’Oealys. Or elle n’a que dix-sept ans et elle souhaiterait plus que tout que rien n’ait changé. Ses nouvelles responsabilités lui pèsent d’autant plus que les jeunes femmes qu’elle a sauvées, une fois le péril écarté, ont tendance pour certaines à minimiser le danger. Elles souhaitent retrouver leurs familles. De plus, n’ayant pas encore appris à fermer son esprit, sa capacité à lire les pensées de ceux qui l’entourent l’oppressent et la dépriment. Je reconnais que je l’ai trouvée pénible par moments ; au lieu de se réjouir des richesses qu’elle découvre ou de la confiance qu’on lui fait, elle se montre récalcitrante, n’est jamais contente. Elle est partagée, tout se passe comme si elle refusait de grandir, d’assumer sa royauté.  C’est d’ailleurs frappant, elle agit comme si elle avait deux personnalités bien distinctes qui cohabitaient en elle, la sienne, celle de la Catherine d’autrefois, et celle de la reine d’Oealys. Sa façon de s’exprimer en tant que reine, avec une assurance incroyable, ne correspond pas à son statut de jeune femme de 17 ans. Cette dualité est fascinante.

Heureusement, elle peut compter sur le soutien sans faille de sa famille et de Paul auxquels vont s’ajouter d’autres protagonistes. Alice, sa tante et seconde maman, avec beaucoup de sagesse et de délicatesse, continue à l’accompagner sur ce chemin difficile. Rien n’est simple non plus pour Amelia, « la petite souris » qui doit également faire face à tout un tas de changements. Et puis, il y a Paul. Leur amour n’a cessé de grandir et de s’approfondir. Elle peut compter sur lui. Il a choisi de rester en retrait pour lui apporter tout ce dont elle a besoin, amour, tendresse, compréhension, oubli…

Ce second tome est très riche et j’aime énormément le rythme choisi par l’auteure. Elle nous raconte les évènements pratiquement au jour le jour. Nous suivons le rythme des saisons. Du coup, même s’il y a des drames et de la violence, il y a une paix qui se dégage de la lecture qui nous touche. Lily Chagnon a un don pour nous faire ressentir les émotions de ses personnages et pour nous faire entrer dans son univers. J’ai été captivée tout au long de ma lecture. Elle possède une écriture limpide et choisit ses mots avec soin. Au fil des pages, en même temps que Catherine, je découvre les secrets du Sanctuaire. Ses héros sont attachants et leurs relations entre eux sont pleines de délicatesse. J’admire le respect qu’ils montrent face aux travers de certains. L’auteure dépeint à merveille la psychologie des différents protagonistes. Bien qu’il s’agisse de fantasy, elle nous embarque dans un monde qui ressemble au nôtre par bien des côtés. Elle traite avec beaucoup de finesse la chasse aux sorcières par l’Inquisition et nous démontre que ces femmes accusées non seulement n’ont rien d’une sorcière mais qu’elles sont pour la plupart victimes de la vindicte d’un homme ou d’une famille qui pour des raisons d’intérêt souhaitent se débarrasser d’une femme devenue gênante. Et aujourd’hui comme hier, les femmes sont encore trop souvent les victimes de la violence. Malheur à la femme indépendante qui ne rentre pas dans le moule ! Et Catherine par son courage et son refus de se plier aux règles, dans son juste combat contre l’Inquisition et contre l’injustice, s’attire autant d’amis que d’ennemis.

J’ai pris le temps de savourer ma lecture, il y a tellement de personnages à découvrir, et la vie au Sanctuaire est passionnante. C’est tout une communauté qui se crée avec toutes les difficultés et les heurts qui accompagnent une telle aventure. Les relations entre les divers membres sont très bien décrites. J’ai aimé la bienveillance que la plupart dégagent et quand la fin est arrivée, j’ai eu l’impression de quitter des amis très chers. Et ce d’autant plus que Lily Chagnon nous a écrit une fin… Je n’en dirai pas plus, mais vivement la suite qui promet d’être captivante !

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Nouvelle, #Fantasy, #Chevalerie, #Vampires

Résumé :

Depuis sa plus tendre enfance, Cassandre Ascari dissimule sa féminité afin d’intégrer la chevalerie au service de son protecteur Eugène d’Ambroise.
Sous le prénom de Guillaume, sa première mission consiste à escorter une rançon dans le but de délivrer Frénégonde Bailly, retenue en otage par le vil Bryan du Loch.
Au cours de son expédition, les péripéties se multiplient, tout comme les rencontres avec le mystérieux Jasper, personnage charismatique qui semble la suivre et, lui aussi, dissimuler un sombre secret.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Une nouvelle captivante empreinte de mystère !

Que se passe-t-il quand le sort vous a fait naître femme alors que vous ne rêvez que de combats, d'honneur et de chevalerie ? Cassandre a résolu le problème en se faisant passer pour un garçon. Elle a pris le nom de Guillaume et grâce à la protection d'Eugène d'Amboise, elle a pu être armée chevalier. Pour sa première mission, Eugène d'Ambroise lui demande de convoyer une rançon destinée à libérer sa fiancée, Frénégonde Bailly, enlevée par l'odieux Seigneur du Loch. Cassandre/Guillaume va traverser bien des périls. Elle va obtenir l'aide de Jasper Osbourg, un mystérieux voyageur qui cache bien des secrets.

Je remercie Véro-Lyse Marcq pour sa confiance. J'ai ainsi pu découvrir « Dissimulations », une nouvelle captivante. C'est le deuxième écrit que je lis d'elle et je n'ai qu'un regret, c'est qu'elle n'écrive que des nouvelles. J'aime son univers où mystère, fantasy et fantastique se conjuguent harmonieusement ainsi que sa manière d'écrire. En peu de pages, elle nous offre une histoire complète et addictive et la fin arrive bien trop vite. Elle a un don pour nous surprendre et les rebondissements ne manquent pas. Ses personnages sont attachants. J'ai particulièrement apprécié Cassandre qui ne se laisse pas enfermer par les contraintes dues à son sexe et suis tombée sous le charme de Jasper.  J'aurais bien aimé que l'histoire se poursuive.

Un excellent moment de lecture. Du coup j'ai téléchargé « Tout ce qui compte » une autre nouvelle que vous pouvez vous procurer gratuitement sur Amazon.

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Romance historique, #Fantasy, #Fantasy médiévale, #Amour, #Suspense, #Historique

Résumé :

Après avoir failli périr dans l’incendie de son château, Deijan de Bucail se remet lentement de ses blessures et se prépare à mener les batailles les plus importantes de son existence : d’abord, traquer ceux qui ont enlevé sa femme, afin de la retrouver. Puis, surtout... la reconquérir.
Mais sera-t-il capable de s’affranchir du passé ? Car ce n’est pas l’amour, qui rend aveugle. C’est la peur de l’amour.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

 
Coup de cœur ! Passionnant, totalement addictif.
 
Ifhoras le Ciseleur, l'écumeur, quitte le château de Bucail avec sa troupe de bandits et Guilendria qui demeure sa prisonnière. Mais avant cela, il fait enfermer tous les habitants du château dans une pièce sans fenêtres, clouer la porte et mettre le feu. Il ignore qu'il existe un passage secret qui va leur permettre d'échapper au sort affreux auquel il les a condamnés. Le retour à la santé et à la vie est douloureux pour Deijan. Conscient de tout ce que sa conduite a eu d'odieux envers Guilendria mais aussi envers ses gens et ses vassaux, il souhaite guérir au plus vite afin de délivrer sa femme et se venger. Mais plus que tout, il souhaite la reconquérir. Y parviendra-t-il ?
 
J'ai retrouvé avec joie l'univers envoûtant de Nordie et ses héros. Guilendria est vraiment un magnifique personnage de femme. Fragile et forte à la fois, sa douceur et son courage forcent l'admiration. Malgré tout ce qu'elle a souffert par Ifhoras et ses sbires, elle se refuse à les croire totalement perdus pour le Bien. « Peut-être que quelque part au fond d’eux survivait encore une part de l’enfant qu’ils avaient été ? Fermant les yeux, je priai Esca que ce fût le cas, et que la déesse me donne assez de force et d’amour pour le découvrir. [...] Toutefois je me souvins de la promesse que je m’étais faite : les écumeurs prendraient peut-être ma vie, mais ils n’auraient pas ma haine. Ils auraient ma compassion. Et mon pardon. » Pendant ce temps, Deijan qui est en convalescence, ne rêve que de vengeance et châtiments. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'est pas un patient docile ; ses démêlés avec les sœurs d'Esca qui le soignent sont un régal. Ifhoras se révèle bien plus complexe dans ce second tome et malgré toutes les horreurs commises, je me suis surprise à éprouver de la sympathie pour lui.
 
Cécile Ama Courtois nous offre un récit captivant. Le monde qu'elle a créé est brutal, cruel et tous les sentiments sont exacerbés. Elle dépeint à merveille la psychologie de ses personnages, qu'il s'agisse d'Ifhoras confronté à la grossesse de Guilendria, de Deijan aux prises avec ses remords, ou encore des trois face à l'amour qu'ils éprouvent par exemple... Tout est d'une grande justesse et sa plume empreinte de délicatesse nous émeut et nous transporte. L'intrigue est passionnante et l'auteure ne cesse de nous surprendre par des retournements de situation. Elle nous fait ressentir les émotions de Guilendria, Deijan, Ifhoras. Nous souffrons avec eux, nous espérons avec eux et nous tournons fébrilement les pages avec l'espoir que tout se finira bien pour eux. Malgré la gravité des situations, l'humour est très présent et il apporte une note de légèreté à l'ensemble. Nous suivons pas à pas le retour de Deijan à la santé ainsi que ses réactions au fur et à mesure qu'on lui dévoile la vérité. Il est très différent du Deijan du premier tome et c'est un homme nouveau qui devra faire face à Guilendria. Parviendront-ils à se retrouver ?
 
J'ai été totalement séduite par ma lecture ponctuée d'émotions, de suspense et qui multiplie les surprises jusqu'à la fin. Un magnifique roman d'amour qui vous emportera très loin et qu'on a du mal à quitter. Je me réjouis de retrouver prochainement l'univers de Nordie dans une nouvelle partie.

Peut-être que quelque part au fond d’eux survivait encore une part de l’enfant qu’ils avaient été ? Fermant les yeux, je priai Esca que ce fût le cas, et que la déesse me donne assez de force et d’amour pour le découvrir. [...] Toutefois je me souvins de la promesse que je m’étais faite : les écumeurs prendraient peut-être ma vie, mais ils n’auraient pas ma haine. Ils auraient ma compassion. Et mon pardon.

Nordie Tome 2 Deijan

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Magie, #Quête, #Aventure, #Mystère

Résumé :

De son passé, Shandra ne se rappelle que les nombreuses années à l'Académie, entre sa formation de maître et sa dévotion à la déesse Ashara. Bientôt, elle affrontera l'épreuve qui lui permettra d'intégrer les rangs des « ombres du palais », comme on nomme les guerriers au service des souverains. Cette épreuve, c'est son nouveau maître d'armes, l'énigmatique et troublant Kalhen, qui l'y prépare.

Alors que leur attirance réciproque se transforme en désir, Shandra est loin de s'imaginer le double jeu auquel il se livre, et encore moins que leurs destins sont intimement liés...

Entre les tensions qui règnent parmi ses compagnons d'armes, la soif d'un sabre buveur d'âmes et les exigences d'un ancien dragon, Shandra parviendra-t-elle à trouver sa voie ?

Mon avis :  ♥ ♥ ♥ ♥

Un roman de fantasy mené tambour-battant.

Shandra vient d’achever sa formation de combattante avec Tholsen qui est à la fois un maître, un ami et un père adoptif pour elle qui a tout oublié de son passé. Elle va donc changer de maître d’armes et poursuivre son entraînement avec Kahlen qui vient de la capitale. Celui-ci la trouble et l’attire à la fois. Grâce à lui, elle va réussir et terminer sa formation qui lui permettra de devenir non seulement un maître mais aussi une Ombre du Palais. Dès lors, elle va entreprendre sur l’ordre de l’impératrice une quête dangereuse, accompagnée de la mystérieuse sœur-sorcière Shyle qui la mènera sur une route emplie de dangers mais aussi de révélations. Retrouvera-t-elle la mémoire ? Et quel rôle Kahlen jouera-t-il dans sa vie ?

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions MxM Bookmarks pour l’envoi de ce service presse. Shandra est en possession d’un sabre buveur d’âmes qui l’a choisie : son nom, Maël’Yenn. Son acier absorbe sang et larmes. Il est habité par un esprit guerrier qui a sa propre volonté et qui cherche parfois à dominer Shandra. Celle-ci est une jeune femme loyale qui refuse de tricher, d’utiliser le poison à l’inverse de Kahlen qui n’a pas de tels scrupules.

Florence Cochet a une belle écriture et a créé un univers de fantasy très dense et complexe. Portails magiques, sabre buveur de sang, animaux mythiques, assassins au nom évocateur de Danse-Lames ou Frères du Masque, nombreux dieux et déesses avec leur propre mythologie, vampires se succèdent tout au long du récit. Les aventures se déroulent à un rythme très rapide ainsi que les rebondissements et les révélations, on n’a pas le temps de souffler. Du coup, je trouve que bien que le récit soit passionnant, il manque un peu de profondeur. Tout va trop vite et cela se fait au détriment des personnages. J’aurais aimé que l’auteure s’y attarde et en apprendre un peu plus sur leur histoire. Par contre, j’ai adoré Gobe-Mouche

Gobe-Mouche

le dragonnet. Grâce à lui, l’atmosphère s’allège, cela met une note d’humour et de gaieté au sein de l’intrigue.

Cela a été un excellent moment de lecture et « Le sang de la guerrière » ravira tous les amateurs de fantasy.

Gobe-Mouche

Gobe-Mouche

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Héroïc Fantasy, #Historique, #Légendes, #Avalon, #Cité d'Ys

Résumé :

L’île d’Avalon est de plus en plus menacée. Pour parvenir à conjurer la magie noire des sorciers d’Azgor auxquels les chrétiens se sont alliés, Hérodias, accompagnée d’Adalric, Goulven et du moine Cadoc, est missionnée par Viviane, Morgane et Merlin pour tenter de convaincre Titania, la reine des Fées, de leur venir en aide. Pour cela, il leur faut rejoindre la cité d’Ys car la princesse Dahud est la seule à connaître l’emplacement de la porte des fées.

Mais le roi Gradlon, le père de Dahud, s'est converti à la nouvelle religion du dieu unique et est sous la coupe de Gwenolé, le moine sanguinaire, mais aussi du diabolique seigneur Siferio. La cité d’Ys est en grand péril.

Pour Hérodias, cette quête revêt un enjeu d’une importance capitale puisqu’elle espère que cela lui permettra de ramener à la vie son aimé.

C’est à un choc des Titans que nous convie ce second tome des Épopées avaloniennes et chacun devra affûter ses armes pour espérer influer sur le cours des événements.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Flamboyant, magique, épique, bouleversant, envoûtant… Coup de !

Hérodias, grande prêtresse d’Avalon, accompagnée du seigneur Adalrik, jarl du clan des loups blancs, du seigneur Goulven et de Cadoc, ancien grand druide converti au christianisme, doit se rendre à la Cité d’Ys afin d’y

La Cité d'Ys

rencontrer la princesse Dahud. En effet, seule Dahud peut lui indiquer la porte du Royaume des fées et de sa reine Titania, seule capable de l’aider à sauver Avalon et ses croyances. Les chrétiens menés par le moine Gwenolé se sont alliés à la magie d’Azgor et la croyance aux anciens dieux est en grand péril. De plus, Hérodias sait au fond de son cœur que son bien-aimé Kai est toujours vivant et elle est sûre de pouvoir le ramener à la vie avec l’aide de Titania.

Le voyage s’annonce difficile avec une Hérodias plus libre et déterminée que jamais et un Adalrik qui ne cesse de fulminer et de rêver de combats plutôt que de diplomatie. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la confiance est loin de régner au sein du groupe. Hérodias se méfie de Cadoc qu’elle considère comme un traître. Adalrik partage sa suspicion et n’éprouve pas davantage de confiance en Goulven, coupable de s’être converti au christianisme avant d’être revenu à la foi aux anciens dieux. La route vers Ys est périlleuse et il leur faut éviter les soldats chrétiens qui sont partout et qui mettent à feu et à sang les villages de ceux qu’ils considèrent comme des païens, tout cela sur l’ordre de l’infâme moine Gwenolé. Leur première étape les mène chez le seigneur Mordred, jumeau de Goulven et fils de la grande prêtresse Morgane. Adorateur du dieu unique, il est appelé le parricide pour avoir tué son père, le roi Arthur. Mais il n’est pas que cela et il se bat pour l’équilibre des croyances. Sera-t-il un allié ou un ennemi ?

J’ai été complètement envoûtée par ce second tome des « Épopées Avalonnienes ». Le danger est partout et Sara Greem, en druidesse initiée, nous partage avec générosité et amour ses connaissances des rituels druidiques et des contes celtiques. Ses personnages sont magnifiques. Hérodias est une belle âme, pleine de courage et d’empathie. En tant que grande prêtresse d’Avalon, sa tâche est rude : le salut d’Avalon, de Kai, de la foi dans les anciens dieux repose sur ses épaules. Généreuse, sensible, courageuse et miséricordieuse, elle n’hésite pas un instant à se mettre en danger pour secourir son ennemie. Un autre personnage que j’aime beaucoup, c’est Adalrik, le seigneur viking. Pour lui, l’amitié n’est pas un vain mot et c’est vraiment un homme d’honneur et de cœur. Ses chamailleries avec Goulven m’ont bien fait rire et lui ont valu maints coups de bâton de la part de Cadoc. Et puis, il y a les nouveaux personnages : le mystérieux porteur de lumière, le dangereux hôte de marque Luigi Siferio, comte du Latium, fils du pape Evaristo II ; la belle et fantasque princesse

Princesse Dahud

d’Ys, Dahud, surnommée la capricieuse par Adalrik, seule capable de mener Hérodias et ses amis à la Porte des fées, mais également seule détentrice de la clé de la Porte de bronze qui protège la Cité d’Ys des flots dévastateurs. Enfin, nous avons Lutuz-Nog, le korrigan qui va demander son aide à Hérodias et qui va se montrer un allié de poids. Il m’a émue, j’ai été touchée par la tristesse du Petit Peuple, du Peuple élémentaire trahi par les humains. J’ai retrouvé avec joie Hermès, le fidèle compagnon à plumes d’Hérodias, qui n’hésite pas à jouer du bec pour la conduire où il veut ou pour l’empêcher de se tromper.

Sara Greem est une fée, une enchanteresse. Par la magie de sa plume, elle m’a transportée dans la Cité d’Ys. J’ai découvert la splendeur de son architecture, ai erré dans ses rues et dans les couloirs de son palais. J’ai tremblé pour nos quatre amis durant tout leur séjour dans la Cité mythique et j’ai fait le coup-de-poing avec eux. Car il y a de nombreuses batailles, épiques, hallucinantes de vérité.

L’auteure nous partage également de belles légendes celtiques et en particulier celle de Deirdre, Conchobar et Noise. Hérodias et ses compagnons peuvent compter sur le soutien de Manannan Mac Lir, le dieu

Mannanan Mac Lir, le dieu de la mer

des mers. Sur leur route, ils rencontreront des grues au caractère de mégères et des sangliers sacrés ; « ce noble animal représente l’esprit guerrier et l’invincibilité. Il est tout particulièrement associé aux druides, puisque tout comme eux, il entretient un rapport étroit avec la forêt. » Les banshees, messagères de la mort, feront un raid meurtrier sur Ys. Sara Greem nous fait découvrir le rituel de Tantad ainsi que la magnifique prière “à notre Père Soleil, Belenos. Le dieu Belenos symbolise le feu”.

Je pourrais encore longtemps vous parler de ce second tome des « Épopées Avaloniennes » tant il m’a subjuguée, charmée, envoûtée… Sara Greem possède le don de vous immerger dans son univers, de faire revivre ceux

Korrigan

que l’on appelle les anciens Dieux et le Petit Peuple. Lutuz-Nog est devenu un ami cher ainsi qu’Hermès. Je les ai quittés à regret alors qu’ils pénètrent dans le royaume des fées. Mais il me faudra attendre la parution du troisième tome pour pouvoir les suivre.

Je n’ai qu’un seul souhait, vous avoir donné envie de les découvrir et de devenir à votre tour des amoureux d’Hérodias, Kai, Adalrik, Cadoc, Merlin, Morgane, Viviane, Avalon…

Prière à notre Père Soleil, Belenos.

Devant toi je m’incline, O Belen, Protecteur du Monde,
Protège-nous aujourd’hui,
Protège-nous durant cette année nouvelle,
Protège le Savant et ses livres,
Protège l’Artisan et ses outils,
L’Agriculteur et sa charrue,
Protège le Père et ses Enfants,
La Mère et son foyer,
Protège le guerrier et ses armes,
Protège-nous,
Protège notre bétail, nos maisons, de tous les périls et maléfices,
Protège et Inspire l’Artiste et ses moyens d’expression,
Inspire nos œuvres,
Accorde-nous l’Amour et la Bonté, pour que nous quittant le soir dans Ta Gloire,
Tu nous laisses sains et joyeux
Et nous retrouves tels, demain à L’Aurore.

Épopées Avaloniennes Tome 2 Hérodias et le porteur de lumière

 Ne vous justifiez jamais, Annaëlle. Les choses arrivent comme elles doivent arriver.

Épopées Avaloniennes Tome 2 Hérodias et le porteur de lumière

Manannan Mac Lir, dieu de la mer

Manannan Mac Lir, dieu de la mer

Une banshee

Une banshee

Hermès

Hermès

Belenos

Belenos

Belisama

Belisama

Brigid

Brigid

Cité d'Ys

Cité d'Ys

Deirdre

Deirdre

Irminsul, l'arbre sacré

Irminsul, l'arbre sacré

Princesse Dahud

Princesse Dahud

Lutuz-Nog le korrigan

Lutuz-Nog le korrigan

Cité d'Ys

Cité d'Ys

Statue du roi Gradlon

Statue du roi Gradlon

Une selkie

Une selkie

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy épique, #Fantasy, #Magie, #Magie noire, #Sorcellerie, #Métamorphes

Résumé :

Depuis des millénaires le continent Pellhinare est sous la coupe des fanatiques de Repseth. Après la disparition des derniers Titans, leur dieu victorieux a banni ses adversaires divins et leurs derniers soutiens au Pays de l’Oubli. Pourtant, au cœur même de Pellhinare, quelques combattants isolés, druides, métamorphes, nerhafens ou sélénites, défient sans relâche sa puissance et traquent les dernières parcelles de pouvoir titanesque. Lorsqu’un chevalier assoiffé de vengeance dérobe l’Œil de Repseth, la relique la plus sacrée de l’Empire, l’ordre repsethi tremble. Nombreux sont ceux qui souhaitent utiliser les pouvoirs de la relique pour servir leurs propres desseins. Mais c’est sans compter sur la volonté sournoise et possessive de l’Œil lui-même…

Mon avis :

Ils le veulent tous, mais l’Œil de Repseth a ses propres plans.

Afin de se venger, le Chevalier Arwyn d’Erinane d’Ortoz a tué le Roi-Théocrate et dérobé l’Œil de Repseth, une relique créée par Repseth le Dieu-serpent pour le souverain de l’Empire repsethi. Du coup toutes les armées repsethies sont à ses trousses. Mais pas seulement. Farhagen, un magelame, accompagné d’Arcane d’Ogéval, ancienne compagne d’Arwyn, ont également besoin de l’Œil. Tous trois vont s’unir pour tenter d’échapper à l’armée de Repseth, mais aussi pour se rendre dans le mystérieux Pays Oublié où ont été exilés les survivants du Peuple mithraïque. Seulement, il leur faut compter avec la volonté de l’Œil qui a ses propres plans et qui est vraiment une relique abominable.

Disons-le tout de suite, j’ai adoré et je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38, Collection du Fou pour ce service presse. Il y a eu des moments où j’étais complètement perdue tant l’univers créé par Nicolas

Nicolas Cluzeau

Cluzeau est complexe, foisonnant. Je pense que cela aurait été plus facile si j’avais lu auparavant les « Chroniques de la Mort Blanche », oubli que je me suis empressée de réparer en me les procurant. Je compte bien les avoir lues avant de me précipiter sur le tome 2 qui devrait paraître prochainement. Car je meurs d’envie de connaître la suite tant il y a de mystères et de questions sans réponse dans ce récit totalement addictif.

Chacun des personnages est bien campé. Nous avons Arwyn qui souffre, car l’Œil de Repseth qui s’est implanté en lui, cherche à lui imposer sa volonté et cela se fait dans la douleur. Heureusement, Arcane et Farhagen parviennent à l’aider, un peu. Arcane est la disciple de Farhagen mais également l’ancienne amante d’Arwyn. Ses liens avec le magelame sont complexes, elle lui est toute dévouée et adhère complètement à son obscur projet. Farhagen poursuit un but que nous découvrons petit à petit. Mais nos trois compagnons sont bien plus qu’ils ne paraissent. Tous trois vont recevoir l’aide d’Arminène, une druidesse métamorphe qui va se joindre à eux. Notre quatuor est attachant et face à eux se dresse l’Œil de Repseth, une véritable abomination qui ne cherche que la mort et la destruction mais qui est également tout à fait fascinant. Et puis nous avons la mystérieuse Esclave. Qui est-elle ? Qu’est-elle ?

Lire « L’Œil de Repseth », c’est plonger dans un univers luxuriant où se mêlent magie et magie noire, où les combats sont épiques, où l’on rencontre des vouivres domestiquées, des lézards géants qui servent de

Une vouivre

montures, d’anciennes divinités, où le feu de la Création obéit à Arwyn par l’intermédiaire de Brasier, un élémentaire de feu. Arcane possède un arc enchanté du joli nom imagé de PerceRoc, Farhagen un espadon glacial… Avouez que cela fait rêver !

L’écriture de Nicolas Cluzeau est superbe et empreinte de poésie. Il maîtrise à merveille son univers et ses descriptions sont telles qu’il est facile de se représenter les scènes qu’il nous décrit. Les batailles sont épiques, grandioses et les lieux où elles se déroulent ne le sont pas moins. J’ai quitté à regret ce monde incroyable et j’ai hâte de découvrir la suite des aventures de nos héros.

Un roman de fantasy épique qui ne pourra qu’enthousiasmer tous ceux et celles qui aiment cet univers et qui vous entraînera bien loin des soucis quotidiens.

Une vouivre

Une vouivre

Une salamandre

Une salamandre

Élémentaire de feu

Élémentaire de feu

Salamandre élémentaire de feu

Salamandre élémentaire de feu

Une chimère

Une chimère

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Prophétie, #Inquisition, #Sorcière, #Amour, #Famille

Résumé :

Je m’appelle Catherine.

L’Inquisition m’a pris ma mère. Ils l’ont tuée afin de prouver son innocence. Je suis devenue orpheline. Je n’ai plus rien. J’ai dû m’exiler, loin du village où je suis née, où j’ai grandi. Je dois désormais refaire ma vie et prendre ma place au sein d’une famille que je ne connais pas. Le tout en cachant au monde qui je suis et ce dont je suis capable, sous peine d’y perdre la vie.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Coup de cœur ! Un merveilleux roman de fantasy et plus encore d’amour.

Avant toute chose, je veux remercier Lily Chagnon pour sa confiance ; elle

Lily Chagnon

m’a proposé de lire son livre en Service Presse par l’intermédiaire de Simplement Pro. Je ne regrette qu’une chose, c’est de ne pas l’avoir lu immédiatement, il faut dire qu’il s’agit d’un livre de 757 pages, je craignais un peu de m’y plonger et le résumé ne rend vraiment pas justice au texte. Quelle sotte j’ai été ! J’ai adoré ma lecture et honnêtement je n’en supprimerais aucune page. D’ailleurs je me réjouis de retrouver des extraits inédits, des bonus, sur le site de l’auteure.

Orpheline, Catherine Dubois, 14 ans, traverse le pays pour se rendre chez sa tante Alice qu’elle ne connaît pas et qui est la sœur jumelle de sa mère Marie qui a été tuée par l’Inquisition avec sa cousine Victoria. Catherine a tout vu et toute sa vie, elle a dû vivre cachée. Elle appréhende énormément de rencontrer ces membres de sa famille qu’elle ne connaît pas. Et elle va se découvrir une famille merveilleuse et aimante qui va l’accueillir à bras ouverts, surtout sa tante Alice et sa fille Amélia qui va devenir une sœur pour elle. Une seule exception, la tante Corine qui est une véritable peste.

Je suis littéralement tombée amoureuse de cette famille et de tous les personnages de ce livre, sauf Corine bien évidemment. Lily Chagnon nous les décrit avec une telle minutie que j’ai eu l’impression de me trouver avec eux et de partager leur vie, les jeux de Catherine et de la petite souris Amélia. J’ai été captivée dès le début et j’ai suivi passionnément leur évolution. Les descriptions du village, des lieux sont empreintes de poésie et de magie. J’ai ri aux facéties d’Amélia, une petite fille adorable et pleine de malice, la petite souris avec des oreilles de lapin et j’ai souffert de sa fragilité, me suis inquiétée pour elle. Je me suis attachée à Catherine même si parfois j’ai eu envie de la secouer ; vu tout ce qu’elle a vécu, j’ai compris ses tergiversations. Elle possède un don dangereux qui s’il était connu la ferait condamner comme sorcière. C’est une jeune fille généreuse avec un cœur d’or et elle forme avec Amélia un duo redoutable dès qu’il s’agit de vivre à fond et d’expérimenter de nouvelles bêtises. Alice est une femme merveilleuse et d’une grande sagesse. L’auteure a pris le temps de bien décrire ses personnages, leur psychologie et ce faisant elle a su les rendre vivants. Elle nous raconte avec simplicité leur vie, leur passé, leurs espoirs.

C’est aussi l’histoire d’un amour qui commence et qui va s’approfondir dans les épreuves traversées. Il s’agit également de fantasy mais cet aspect ne sera développé qu’une fois les divers protagonistes bien campés. L’auteure avance doucement, paisiblement, et cela donne une atmosphère de sérénité au roman. Elle nous fait vivre les bonheurs de chaque jour. C’est pour cela que je n’ai pas vu défiler les pages. Il y a tellement d’amour, de tendresse, de joie encloses en elles que c’était un plaisir de les goûter.

Un roman que je recommande chaudement en cette période d’Avent. Je crois que cela ferait un très joli cadeau au pied du sapin.

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Dard Fantasy, #Fantasy médiévale, #Fantasy, #Fantastique, #Magie, #Pirates, #Démons, #Prophétie, #Magie noire

Résumé :

Dix ans plus tard, sur l’île de Rodia, la prophétie revient.

Quand le Grand Prince Rod demande de l’aide à Lénora, celle-ci est prête à mettre sa vie en jeu. Sur un coup de tête, elle s’embarque sur le navire d’un capitaine pirate redouté. Il l’emmènera à Rodia, mais en échange de quelque chose : elle doit devenir une pirate. C’est alors le début d’une aventure sombre, maritime, pleine de suspens et de rebondissements sur fond de magie… Mais les nombreux secrets que Lénora découvrira sur l’horrible prophétie l’entraîneront, inévitablement, à travers les rouages du destin…
Horrible prophétie…

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯

Un livre envoûtant et fascinant.

10 ans après sa prise de pouvoir, nous retrouvons Lénora toujours aussi sanguinaire, féroce et assoiffée de pouvoir. Alors que la prophétie se réalise de nouveau sur l’île de Rodia, elle reçoit une demande d’aide de la part du Grand Prince Rod. Elle décide de partir incognito et de monter à bord du

bateau du capitaine pirate Farzan Lor, un Magicien Spécifique, qui commence par l’emprisonner dans des liens magiques qu’elle ne peut défaire malgré toutes ses connaissances en magie noire. Il accepte de la conduire à Rodia à condition qu’elle intègre plus ou moins son équipage et lui rende quelques services.

Waouh ! Je n’aurais jamais cru qu’un livre de Dark Fantasy me plairait autant. Car il faut bien le dire, aucun des personnages n’est sympathique, ils font même tous partie des « vrais méchants ». Ce sont vraiment des anti-héros d’une noirceur presque absolue. Victoria Martin a le don de nous les

Victoria Martin

rendre tellement intéressants qu’on a envie de les suivre. Lénora est cruelle, elle prend plaisir à tuer et sa magie est de plus en plus noire. Victime de la Prophétie qui l’a transformée et l’a faite devenir un monstre de froideur, elle est admirable dans son désir d’en venir à bout quel que soit le prix à payer. Le capitaine pirate Farzan Lor est tout autant malfaisant dans sa manière d’occire ses opposants et son équipage n’est guère mieux. Mais j’ai aimé cette soif de liberté qui les habite ainsi que la loyauté qui les unit.

Victoria Martin

L’auteure a un style bien à elle et a créé un univers de fantasy fascinant. Sa plume se fait poétique dans ses descriptions, le rythme est vif, les chapitres courts et franchement j’ai trouvé que la fin arrivait bien trop vite. J’ai hâte de découvrir la suite car nous nous arrêtons en plein suspense. Quel destin va-t-il échoir à Lénora ? Que va devenir le capitaine Farzan Lor et son équipage ? Et puis j’attends de faire la connaissance du Grand Prince Rod qui semble être également un puissant magicien.

Un roman assez court mais qui se dévore et qui m’a fait un peu penser à un conte où toutes les fées seraient des sorcières maléfiques.

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Dystopie, #Société, #Fantastique

Résumé :

De dangereux changements climatiques ont profondément modifié la vie des habitants de l’Intérieur. Au cœur de l’hiver permanent, seule la cité bulle de Sol détient le secret de l’éternel printemps. Elle réserve cet incroyable privilège à une population d’élus, descendants des premiers bâtisseurs. Mais tout manquement aux règles édictées par les conseillers et les prêtres conduit au bannissement. Et la première règle est d’ignorer les souffrances des exclus, de ceux qui, exilés des territoires glacés, sont condamnés à choisir entre la mort par le froid ou le supplice des mines de pierre noire. 

Au sein de la cité comme dans les rangs des exclus, la colère gronde. Marqué par la mort des siens, Inok n’a plus rien à perdre. Il décide de tout faire pour percer le secret du printemps et détruire l’ordre établi par les maîtres de Sol. 

Habituée des mondes imaginaires, l’auteur d’Allia ou encore des Voleurs de lumière nous entraîne avec Sol dans un univers en mutation, miroir inquiétant de notre société égoïste.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Une magnifique dystopie que j’ai dévorée en quelques heures.

Je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour ce Service Presse qui m’a permis de découvrir la plume envoûtante de Sylvie Kaufhold. J’ai adoré cette lecture et ses personnages. L’égoïsme des uns est contrebalancé par la générosité des autres. L’hiver permanent s’est étendu petit à petit sur la majeure partie du pays à l’exception de Sol, la cité-bulle, où règne un éternel printemps. Chassés par le froid accompagné de la famine, Inok et sa famille ont quitté leur maison, leur village, pour rejoindre la cité mythique où ils espèrent trouver chaleur et travail. Hélas, à leur arrivée, ils doivent déchanter. Si la cité existe bel et bien, elle n’ouvre ses portes qu’à ceux qui ont les moyens financiers d’y accéder ou encore aux jeunes filles que leur beauté met à part : pour quel sort ? Eux sont condamnés à travailler dans la mine des pierres noires où seuls les plus résistants survivent. Quant au logement, seules quelques planches en bois les protègent bien mal de la rigueur de l’hiver. Une note d’espoir, que ce soit dans les faubourgs ou à l’intérieur même de Sol, la révolte s’organise.

À l’intérieur de la cité-bulle, le monde est très structuré : le premier conseiller aidé des moines et des conseillers gouverne les artisans et les marchands. Pour vivre heureux à Sol, il suffit de suivre ce commandement : « Ce que je ne vois pas n’existe pas » et Inok va devoir résister à cette tentation. À Sol, on cultive l’égoïsme ; il suffit de refuser de voir le mal, la souffrance, l’injustice, et se convaincre que tout est bien dans l’ordre des choses pour jouir du bonheur d’être au chaud et d’être protégé. Mais malheur à ceux qui n’obéissent pas, ils sont bannis sans pitié quand ils ne sont pas jetés aux oubliettes. Inok ne peut oublier ceux qui sont morts à cause des mines, ceux qui continuent à souffrir à l’extérieur. Il va tout faire pour découvrir le secret du printemps éternel de Sol afin que tous puissent en bénéficier.

Sol, c’est un peu le reflet de notre société égoïste de consommateurs où seuls comptent le pouvoir d’achat, la recherche du profit et la possession. Ce faisant nous demeurons trop souvent indifférents au sort du SDF que nous croisons dans la rue et nous détournons le regard. Et je ne parle même pas du problème des migrants. Nous sommes pour l’écologie mais pas prêts à faire les efforts nécessaires. Nous savons que l’on meurt de faim, de la guerre, non loin de nos frontières mais tant que cela ne nous touche pas directement, nous nous en fichons ou étouffons vite le sentiment de culpabilité qui nous a envahis.

L’univers créé par Sylvie Kaufhold est assez sombre mais ses personnages sont lumineux de générosité, d’empathie et de courage. Et surtout, comme dans la vie de tous les jours, rien n’est tout noir ou tout blanc. En dehors de quelques irréductibles, les habitants de Sol peuvent se montrer solidaires, prêts à risquer leur vie pour venir en aide à Inok. Le rythme du récit est soutenu et les descriptions sont réalistes. Je me suis très bien représentée les lieux et le contraste brutal entre Sol et ses faubourgs mais aussi le travail de la mine. L’auteure nous interpelle et nous pousse à nous interroger. Elle nous délivre de beaux messages d’amour et d’amitié, de solidarité.

Je pourrais encore vous parler longuement car il y a bien des personnages attachants dans ce roman et j’espère vous avoir donné envie de les découvrir. Personnellement, je verrais bien une suite, est-ce qu’elle est prévue ?

Voir les commentaires

1 2 3 4 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog