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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Articles avec #seconde guerre mondiale catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Saint-Exupéry, #BD, #Seconde Guerre mondiale, #Exil, #Le Petit Prince

Résumé :

« 1940. L'aventure de l'Aéropostale n'est plus qu'un lointain souvenir. Alors que la France sombre dans l'Occupation, Antoine de Saint-Exupéry débarque à New-York, où il compte bien convaincre les Américains d'intervenir militairement. En attendant de pouvoir de nouveau voler, il se consacre corps et âme à l'écriture, puisant avec nostalgie dans ses souvenirs. De ses nuits de solitude et de profonde mélancolie naît en 1943 un conte pour enfants - Le Petit Prince - qui vient apporter en pleine guerre un peu de lumière, d'innocence et de merveilleux...

Après avoir découvert l’aventurier, ce deuxième volume consacré aux dernières années de Saint-Exupéry nous présente davantage l’écrivain et l'une de ses plus belles œuvres : Le Petit Prince. »

Mon avis :

Un second tome terriblement émouvant.

Ce second album commence en 1998, avec la découverte au large de Marseille de la gourmette d’Antoine de Saint-Exupéry disparu au-dessus de la Méditerranée le 31 juillet 1944.

Puis nous retrouvons Saint-Exupéry le 31 décembre 1940 alors qu’il s’apprête à accoster à New-York où il est venu faire la promotion de « Terre des hommes ». Mais plus que cela il est déterminé à convaincre les États-Unis à entrer en guerre. Son ami Guillaumet vient d’être porté disparu et il se retrouve le seul survivant de l’équipe Casablanca-Dakar. Afin de rendre l’opinion publique qui juge sévèrement la capitulation de la France favorable à l’intervention de l’Amérique, Saint-Exupéry entreprend la rédaction de « Pilote de guerre » qui sera publié en 1942. C’est un vibrant hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie et une réhabilitation de la France aux yeux des Américains.

Mais l’exil pèse lourdement sur l’âme de Saint-Exupéry. L’arrivée de son épouse Consuelo avec laquelle il vit plus ou moins séparé ne l’empêche pas de culpabiliser d’être loin de la France. Il ne rêve que de repartir au combat et il va se battre pour parvenir à convaincre l’état-major de l’autoriser à voler de nouveau. De ces jours d’exil, de tristesse et de solitude va naître « Le Petit Prince », un conte poétique et philosophique qu’il a illustré lui-même et qui connaîtra un succès planétaire. Antoine de Saint-Exupéry ne saura rien du succès de cet ouvrage : le 31 juillet 1944 à 14 h 30 — « le pilote n’est pas rentré et est présumé disparu. » — il disparaît des écrans radars, il a rejoint les étoiles pour toujours.

Ce second tome m’a profondément émue, il est émaillé de citations du Petit Prince et on y découvre dans quelles circonstances il a été écrit. Les auteurs ont fait un magnifique travail d’illustration et je les remercie pour ce très bel hommage rendu à un auteur que j'aime particulièrement.

« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
Antoine et Consuelo de Saint-Exupéry

Antoine et Consuelo de Saint-Exupéry

« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Témoignage, #Ghetto, #Seconde Guerre mondiale, #Antisémitisme, #Nazisme

Résumé :

« C'est la lecture de ce roman vrai qui a inspiré Steven Spielberg pour réaliser son célèbre film La Liste de Schindler. Comme l'a écrit le Guardian, " c'est une chose de rassembler des documents historiques et des témoignages. C'en est une autre de les ramener à la vie comme l'a fait Thomas Keneally ". Et en effet, l'auteur reconstitue l'histoire d'Oskar Schindler – industriel allemand qui dirigeait une usine rattachée à un camp de concentration durant la Seconde Guerre mondiale – dans des termes si précis que l'on devient le témoin de l'extraordinaire acte de bravoure que ce dernier a accompli en sauvant des centaines d'ouvriers juifs. Qui a vu le film de Spielberg n'en a pas oublié les images ; les pages du roman de Keneally, elles, résonneront longtemps dans la mémoire de leurs lecteurs. »

Mon avis :

Un livre témoignage que je ne suis pas près d’oublier !

Thomas Keneally fait littéralement revivre sous nos yeux Oskar Schindler et ses prisonniers juifs, les camps de concentration ainsi que les SS mais aussi toute cette époque de la Seconde Guerre mondiale. J’avoue être ressortie de cette lecture complètement atterrée. Je ne comprends pas : comment peut-on froidement décider d’anéantir tout un peuple ? Et en plus avec la complicité des populations ? Le pire étant que de nos jours encore, l’antisémitisme continue à faire des adeptes.

Cela ne rend que plus admirable l’incroyable courage d’Oskar Schindler. Noceur doté d’un charme magnétique et d’une générosité proverbiale, il aimait les femmes, la bonne chère, la boisson, les beaux costumes et les smokings... À l’époque où commence le récit, il possède une manufacture de matériel de cuisine et n’hésite jamais à boire en compagnie de ceux qui peuvent lui être utiles même s’il les méprise. Il ajoutera plus tard un secteur munitions, fabrique d’obus pour donner l’impression de participer à l’effort de guerre.

Après avoir été prévenu d’une descente des SS sur le quartier juif par Oskar, Itzhak Stern, un juif polonais, est désormais certain que celui-ci est à la fois un goy et un juste. Les justes d’après la légende du Talmud apparaissent à chaque moment important de l’Histoire.

Oskar Schindler joue un jeu dangereux et il sera plusieurs fois arrêté : fin 1941, il sera interrogé par la Gestapo. Il est libéré le lendemain grâce à ses amis hauts placés ; le 29 avril 1942 : au lendemain de son anniversaire, alors qu’il vient de fêter ses 34 ans, un employé le dénonce pour avoir embrassé une femme juive. Arrêté par deux membres de la gestapo pour violation de la loi raciale en vigueur, il sera de nouveau sauvé grâce à ses amis puissants. Enfin en 1944, nouvelle arrestation par les SS. On l’interroge sur l’argent qu’il aurait éventuellement offert à Amon Goeth, commandant du camp de travaux forcés de Plaszow, pour qu’il ménage les juifs. Sa détention durera une semaine. Au final, grâce à son intelligence, ses magouilles, sa générosité illimitée, il parviendra à sauver plus d’un millier de juifs qui témoigneront pour lui.

Je tenais à lire le livre avant de voir le film et je pense que c’est un livre dur, poignant mais que tout le monde devrait le lire. On y voit à quel point l’homme peut se révéler d’une cruauté inimaginable, inhumaine mais aussi heureusement, on en découvre d’autres qui permettent de croire encore en l’humanité.

Celui qui sauve un seul homme sauve le monde entier.

Citation du Talmud

Un juif qui représente un potentiel économique est un juif à l’abri.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Seconde Guerre mondiale, #Femmes pilotes américaines, #Amitié, #Courage, #Antisémitisme

Résumé :

Un roman sur le courage de ces femmes oubliées de l’Histoire qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont participé à l’effort de guerre.
 

A 87 ans, Mary Browning sent que le temps est venu pour elle de raconter son histoire et les secrets qu’elle garde enfouis depuis de si longues années. En fait, depuis le jour où un parachutiste est tombé dans le jardin de ses parents, faisant éclore son rêve : devenir aviatrice. Cette passion, Mary l’a vécue intensément, à chaque seconde de sa vie. Mais, en retour, elle a payé le prix fort, allant jusqu’à renier ses origines juives et sa famille pour suivre son destin. 

A qui confier et transmettre le récit de ce qui fut à la fois son feu sacré et sa grande faute ? La réponse arrive en la personne d’une très jeune fille. En elle, Mary croit retrouver les traits de Sarah, sa sœur adorée qu’elle a dû abandonner. Un signe du destin qui marque le début d’une amitié aussi belle qu’improbable, faite de confidences et de récits extraordinaires jusqu’à l’émouvante révélation finale...

 

Ce roman est inspiré de faits réels — le rôle courageux et désintéressé joué par les femmes pilotes américaines pendant la Seconde Guerre mondiale, longtemps tenu secret. En 2009, Barack Obama leur a rendu hommage devant le Congrès.

 

Mon avis :

Un véritable coup de cœur pour ce roman historique qui nous révèle une page gardée longtemps secrète de la Seconde Guerre mondiale.

Mary Browning, 87 ans, est la responsable d’un groupe d’écriture dont les participants sont tous âgés. C’est alors que se présente Elyse, une jeune fille de 15 ans pour participer au groupe.

Peu de temps après, Mary tombe sur un article annonçant que le Congrès allait offrir une médaille aux femmes pilotes ayant appartenu aux Women Airforce Service Pilotes : ces femmes pilotes entraînées par l’armée transportaient l’approvisionnement et livraient des avions aux bases aériennes en remplacement des hommes partis à la guerre. Malgré leur courage et leur dévouement, elles ne sont pas acceptées par certains qui n’hésitent pas à saboter leurs avions et à la fin de la guerre, elles sont renvoyées dans leurs foyers et leur existence demeure secrète. Une photo accompagne cet article et Mary se reconnaît : à l’époque elle s’appelait Miriam Lichtenstein et était juive. Elle décide alors d’écrire ses mémoires et demande à Elyse qui lui rappelle sa sœur Sarah de les dactylographier pour elle.

Une profonde amitié va unir Mary à Elyse et Maggie Leffler nous partage leurs vies. Elyse va tomber amoureuse mais aussi être confrontée à la séparation de ses parents, à la mort. À travers les mémoires de Mary/Miri, nous découvrons la vie d’une jeune fille juive de l’époque, sa passion pour l’aviation mais aussi la discrimination institutionnelle à l’encontre des juifs et des femmes. En 1944 une femme en pantalon pouvait être arrêtée pour racolage si elle n’était pas accompagnée par un homme. Miri nous raconte  également sa vie alors qu’elle ne peut plus voler, son combat pour être libre, l’amour qui va l’unir à son mari, la famille qu’elle a fondée, les raisons qui l’ont poussée à rejeter ses racines juives et qui l’ont conduite à être reniée par sa famille. Quant à la fin, elle est tout simplement magnifique.

J’ai adoré ce livre et ces personnages de femmes fortes et courageuses à une époque qui ne leur faisait pas de cadeau. J’ai partagé leurs combats et leurs révoltes. L’auteur a une écriture fluide et sait nous émouvoir. C’est aussi une chronique douce-amère de la vie avec ses joies mais aussi toutes les souffrances qu’elle génère : mort, cancer, tuberculose, divorce, mésentente familiale, difficultés des rapports mère-fille, problèmes d’adolescence mais le talent de l’auteur est tel que ce n’est pas un livre triste, au contraire. C’est un livre plein d’espoir qui donne envie de se battre. Un livre à découvrir absolument !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Gilles Milo-Vacéri, #Polar, #Seconde Guerre mondiale, #Trafic œuvres d'art, #Mafia, #Mossad

Résumé :

Un automne sanglant s'abat sur la commune provençale de Château-Arnoux : deux crimes sont perpétrés et onze tableaux ont disparu dans la mairie.

La Section de Recherches, chargée des meurtres et de ce vol troublant, réclame des renforts. Pour éclaircir cette sombre affaire, Paris missionne le commandant de l’OCBC, Enzo Battista, spécialiste des œuvres d'art, et son lieutenant, Marania Le Goff.

L'enquête s'avère plus compliquée qu'il n'y paraît, car d’autres homicides surviennent et des disparitions suspectes brouillent les pistes. Très vite, des ramifications à l'étranger vont entraîner les enquêteurs dans l’opération Venise Pourpre.

Entre révélations qui s’enchaînent et spectres surgis de la Seconde Guerre mondiale, Battista et Le Goff vont avoir fort à faire s'ils veulent en sortir indemnes !

 

 

Mon avis :

Marania Le Goff, jeune lieutenant de police pleine d’avenir, doit faire un stage auprès du commandant Enzo Battista, une « légende » de l’OCBC (Office Central de lutte contre le trafic de Biens Culturels). Râleur, têtu, n’en faisant qu’à sa tête mais surtout homme d’honneur et de principes et enquêteur hors-pair, Enzo accompagné de  Marania est envoyé à Château-Arnoux en Provence où deux meurtres viennent d’être commis et onze tableaux volés. Avec l’aide du maréchal des logis Cyrille Vermont de la SR d’Aix-en-Provence (Section de Recherches), ils vont former un trio de choc pour tenter d’élucider une affaire qui va se révéler bien plus complexe que prévu et va même les amener à l’étranger.

Une fois de plus, Gilles Milo-Vacéri m’a complètement embarquée dans cette enquête où la liste des meurtres et des questions sans réponses ne cesse de s’allonger. La tension est telle qu’à certains moments j’en ai oublié de respirer tellement j’étais prise par l’action. Suspense, rebondissements, fausses pistes, enlèvements, disparitions, plongée dans le passé avec des évènements prenant racine dans la Seconde Guerre mondiale… l’auteur joue avec nous et avec nos nerfs. La plume de Gilles avec son humour et sa parfaite connaissance du vocabulaire de l’armée et de la police rendent la lecture encore plus fascinante.

Quant à ses personnages, c’est un vrai coup de foudre : des hommes et des femmes de valeur, courageux, sensibles, dévoués, généreux, pour lesquels l’honneur n’est pas un vain mot, prêts à tout pour défendre ce en quoi ils croient. Les relations sont franches, amicales et pleines de respect. De plus, j’aime cette solidarité qui les unit : ne jamais abandonner personne derrière soi quel que soit le prix à payer.

Par contre, qu’est-ce que j’ai pu avoir envie de secouer Enzo ainsi que son auteur par la même occasion pour toutes ses cachotteries ! Ce que j’ai pu me sentir frustrée face à ses  illuminations que naturellement il gardait jalousement pour lui alors que j’avais beau me triturer la cervelle, moi je ne voyais rien du tout ! Et à la fin, après s’être bien joué de nous, Enzo nous explique tout à la manière d’Hercule Poirot.

Conclusion : un livre que je vous recommande, à découvrir absolument. Addictif, fascinant, une enquête pleine de rebondissements et d’imprévu, des personnages forts et attachants, une écriture superbe… le tout à Château-Arnoux, petit village des Alpes-de-Haute-Provence où nous marchons sur les pas de l’auteur.

Ce qu’Enzo s’apprêtait à faire allait sûrement briser sa carrière, voire pire et il s’en moquait complètement. Il n’avait jamais abandonné ses hommes. Ni à l’armée, ni dans la police, alors il ne commencerait certainement pas aujourd’hui.

Meurtres à Château-Arnoux

Ne rien dire, agir et expliquer le tout après.

Meurtres à Château-Arnoux

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