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Les livres de Goéwin

Articles avec #seconde guerre mondiale catégorie

Résumé :

L’ÉCRITURE PEUT-ELLE SAUVER UN HOMME ?
 

Dans un Paris plus que jamais miroir aux vanités, l’extrême droite est sur le point de remporter les élections. William Kenfcet, journaliste à l’indépendance farouche, sent que le pire va advenir. Il l’a écrit et fait savoir. Est-ce pour cela qu’un soir il se fait salement agresser devant les grilles du jardin du Luxembourg ? Et que, voulant le sauver, un jeune couple est assassiné ?


Quand William se réveille à l’hôpital, il s’effondre. Écrasé par son histoire familiale, rongé par ses démons et par l’âge qui avance, il décide de partir à New York sur la tombe du jeune homme mort pour le secourir.
Un matin, dans le journal, il découvre l’histoire de Harvey Miller, un homme que le déclassement social a transformé en monstre — il a tué sa femme et ses quatre enfants — et qui vomit la morale de la société américaine. Cette histoire, William s’en empare, et le livre qu’il se met à écrire lui permettra de creuser ses propres zones d’ombre.


Roman gigogne, noir comme l’encre, où se mêlent les destins de ces personnages en fuite, Où cours-tu William… est aussi un polar politique, une réflexion sur la filiation, la transmission, et le pouvoir de la littérature.

Mon avis :

Un livre émouvant, très sombre, une critique féroce de l’hypocrisie de nos sociétés capitalistes et plus particulièrement de l’Amérique.

Alors qu’il sort d’une émission de télévision, William Kenfcet se fait violemment agresser par deux hommes. Un couple de jeunes gens, John et Marie, se porte à son secours et est abattu par les deux criminels. Roué de coups et traumatisé par cette agression et surtout par la mort de ces deux jeunes courageux, William se remémore son passé et décide de se rendre à New York pour se recueillir sur la tombe de John.

« Où cours-tu William… » est un livre qui est composé de plusieurs histoires. D’abord celle de John et Marie, ces deux jeunes qui avaient toute leur vie devant eux s’ils n’avaient eu le malheur de croiser le chemin de deux assassins. Marie est française et John est américain. N’ayant pu se rendre à leurs obsèques, William est hanté par leur mort et le besoin de comprendre le pourquoi de ce crime. Mais il se sent également coupable de ce qui est arrivé, c’est pour cela qu’il va se recueillir sur la tombe de Marie et qu’il décide de partir pour New York où le corps de John a été rapatrié.

Ensuite nous avons la vie de William ou plutôt “ses” vies. Il est le fils unique de Noémie, une ashkénaze dont la famille fut massacrée par les SS en 1944, et d’André qui aidait la Résistance. Arrêté, torturé, envoyé à Dachau la même année, André survécut jusqu’à fin 1948. Noémie ne se maria jamais et éleva William dans le souvenir de son père et de ses ancêtres juifs. Cela a fait de lui un homme farouchement indépendant, un grand journaliste défenseur de la liberté et un lucide dénonciateur du retour de l’antisémitisme, de la montée de l’extrême droite et de la barbarie islamiste, ce qui lui a attiré bien des ennemis.

Dans son désir de comprendre mais aussi d’apprivoiser ses démons, William Kenfcet va se lancer dans l’écriture d’un roman ayant pour base un fait divers dans lequel un homme, Harvey Miller, symbole de la réussite sociale américaine, heureux en ménage, père de quatre enfants, ingénieur en informatique, le meilleur dans sa partie a abattu toute sa famille deux mois après son licenciement. Il espère ainsi parvenir à appréhender ce qui fait basculer un homme dans le crime et se demande si tout le monde peut devenir un meurtrier. Il ira très loin dans cette recherche au risque de se perdre.

Denis Jeambar

Denis Jeambar nous livre une critique féroce de la société. Il dénonce l’hypocrisie dans laquelle nous vivons mais également notre aveuglement.

L’écriture est superbe et l’auteur nous offre matière à réflexion. Sa plume est précise, incisive et j’ai été captivée durant toute ma lecture même s’il s’agit d’un récit très sombre. L’histoire d’Harvey Miller est glaçante et William Kenfcet ne recule devant rien dans sa quête de compréhension. Il y aurait encore beaucoup à dire et j’espère que cela vous incitera à découvrir cet ouvrage.

Un livre d’actualité qui dénonce les exactions de l’extrême-droite représentée ici par le parti Sinistre, l’antisémitisme, les crimes commis par les islamistes radicaux, qui parle également de la mort, de la vieillesse, de la difficile communication avec ses proches.

Un grand merci à NetGalley et aux Éditions Calmann-Lévy pour cette belle découverte.

Je suis un Juif. Est-ce qu’un Juif n’a pas des yeux ? Est-ce qu’un Juif n’a pas des mains, des organes, des proportions, des sens, des affections, des passions ? Est-ce qu’il n’est pas nourri des mêmes aliments, blessé par les mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, échauffé et refroidi par le même été et par le même hiver qu’un chrétien ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ? Et si vous nous outragez, ne nous vengeons-nous pas ? Si nous nous ressemblons en tout le reste, nous vous ressemblons aussi en cela ?

Le Marchand de Venise de William Shakespeare

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Roman, #Fiction, #Japon, #Seconde Guerre mondiale, #Suspense, #Solidarité, #Paix, #Amitié, #Historique

Résumé :

1958. Dans une grotte d’Hatoma, petite île japonaise, trois corps et un journal intime sont découverts. Le journal appartient à Hiromi, une jeune fille de seize ans ayant grandi aux Etats-Unis.

Réfugiée à Hatoma lors de la deuxième guerre mondiale, Hiromi découvre un jour deux déserteurs cachés dans une grotte alors qu’elle ramasse du sable étoilé – de petits fossiles en forme d’étoiles. L’un est Japonais, l’autre Américain. Les deux hommes sympathisent malgré la barrière de la langue et, lassés de la guerre et de ses horreurs, ils se créent un espoir commun : survivre, sans plus jamais faire de mal.

Hiromi s’occupe d’eux, les nourrit et les soigne, en dépit du danger : si leur secret vient à être découvert, elle risque elle-aussi la mort pour trahison. Alors que la guerre continue de faire rage à l’extérieur, le trio survit jour après jour, à l’abri de la grotte. Jusqu’au jour où la menace pénètre cet antre de paix.

2011. Vingt ans plus tard, une jeune universitaire s’intéresse de plus près à cette histoire. Décidée à éclaircir la part d’ombre qui entoure ce lieu, elle découvre au fil de ses recherches le dénouement de cette histoire captivante d’héroïsme, en des temps où s’engager pour la paix était l’acte le plus dangereux qui soit.

Mon avis :

Un livre déroutant et captivant.

Tout a commencé le 2 avril 1945. Hiromi a 16 ans et pour échapper à la guerre, elle s’est réfugiée sur l’île japonaise d’Hatoma. Alors qu’elle ramasse du sable étoilé, elle aide un soldat japonais, Iwabuchi, à sauver un soldat américain, Bob. Iwabuchi est déserteur, il s’est aménagé une grotte où il se cache pour éviter d’être exécuté. Bob fuit lui aussi les horreurs de la guerre. Entre ces deux hommes et Hiromi vont naître une profonde amitié. Elle va les nourrir et les soigner sans tenir compte du danger car si elle est prise à les aider, elle sera exécutée avec eux. Parviendront-ils à cacher ce havre de paix et à sortir vivants de cette guerre ?

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Amazon Crossing pour ce Service Presse qui m’a fait voyager loin dans le temps mais qui m’a également transportée sur une île japonaise. Je suis tombée sous le charme de cette histoire où violence et poésie sont intimement mêlées. La plume de Roger Pulvers est limpide et délicate. Ses héros sont attachants et particulièrement émouvants. Á une époque où œuvrer pour la paix est considéré comme une trahison et passible de la peine de mort, ces trois êtres qui à priori étaient ennemis vont s’entraider pour survivre. J’ai tremblé bien des fois pour eux, surtout à cause des voisines d’Hiromi qui ne cessent de la surveiller et de la suivre.

Ce livre nous fait réfléchir sur l’absurdité de la guerre et sur toutes les horreurs qu’elle entraîne. Poussières d’étoiles doit son nom à la quête d’Hiromi qui ne cesse de remplir des bouteilles de ce sable étoilé. Elle m’a fait penser à cette citation du Petit Prince de Saint-Exupéry : « C’est véritablement utile puisque c’est joli. » La relation qui s’instaure entre Hiromi, Bob et Iwabuchi est très belle, la barrière des langues ne les empêche pas de se comprendre même si le fait qu’Hiromi parle anglais facilite les choses.

C’est également une histoire pleine de suspense. La vie d’Hiromi, Iwabuchi et Bob était racontée dans un journal qui a été découvert par une équipe d’investigation du Corps des Marines Américains le 11 novembre 1958. Mais pour apprendre ce qui est réellement arrivé à nos trois amis, il nous faudra attendre 2011, année où grâce à son professeur, une jeune étudiante, Shiho Hosaka, choisira de faire sa thèse sur les évènements d’Okinawa.

Une histoire magnifique qui est un hymne à la solidarité, la paix et l’amour, à l’entente entre les peuples.

« Hatoma-jima est une île de l'archipel des Îles Yaeyama au sud-ouest du Japon, faisant partie de l'archipel Sakishima, avec les îles Miyako à l'est et les îles Senkaku plus au nord, et donc des îles Ryūkyū. Administrativement, elle fait partie du bourg de Taketomi dans la préfecture d'Okinawa. » Wikipedia

« Hatoma-jima est une île de l'archipel des Îles Yaeyama au sud-ouest du Japon, faisant partie de l'archipel Sakishima, avec les îles Miyako à l'est et les îles Senkaku plus au nord, et donc des îles Ryūkyū. Administrativement, elle fait partie du bourg de Taketomi dans la préfecture d'Okinawa. » Wikipedia

— Ce truc que tu appelles sable étoilé.
— Il n’y a rien dedans. C’est juste du sable étoilé.
— Mais c’est quoi, le sable étoilé ?
— C’est un tout petit animal marin qui vit…
— Quoi ? Il y a des animaux dans ces bouteilles ?!
— Oui. Du moins, ce qu’il en reste après leur mort. Ils ont une forme d’étoile minuscule. On peut les garder comme porte-bonheur, comme petite étoile personnelle.

« Poussières d’étoiles » de Roger Pulvers — Éditions Amazon Crossing
« Poussières d’étoiles » de Roger Pulvers — Éditions Amazon Crossing

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Saint-Exupéry, #BD, #Seconde Guerre mondiale, #Exil, #Le Petit Prince

Résumé :

« 1940. L'aventure de l'Aéropostale n'est plus qu'un lointain souvenir. Alors que la France sombre dans l'Occupation, Antoine de Saint-Exupéry débarque à New-York, où il compte bien convaincre les Américains d'intervenir militairement. En attendant de pouvoir de nouveau voler, il se consacre corps et âme à l'écriture, puisant avec nostalgie dans ses souvenirs. De ses nuits de solitude et de profonde mélancolie naît en 1943 un conte pour enfants - Le Petit Prince - qui vient apporter en pleine guerre un peu de lumière, d'innocence et de merveilleux...

Après avoir découvert l’aventurier, ce deuxième volume consacré aux dernières années de Saint-Exupéry nous présente davantage l’écrivain et l'une de ses plus belles œuvres : Le Petit Prince. »

Mon avis :

Un second tome terriblement émouvant.

Ce second album commence en 1998, avec la découverte au large de Marseille de la gourmette d’Antoine de Saint-Exupéry disparu au-dessus de la Méditerranée le 31 juillet 1944.

Puis nous retrouvons Saint-Exupéry le 31 décembre 1940 alors qu’il s’apprête à accoster à New-York où il est venu faire la promotion de « Terre des hommes ». Mais plus que cela il est déterminé à convaincre les États-Unis à entrer en guerre. Son ami Guillaumet vient d’être porté disparu et il se retrouve le seul survivant de l’équipe Casablanca-Dakar. Afin de rendre l’opinion publique qui juge sévèrement la capitulation de la France favorable à l’intervention de l’Amérique, Saint-Exupéry entreprend la rédaction de « Pilote de guerre » qui sera publié en 1942. C’est un vibrant hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie et une réhabilitation de la France aux yeux des Américains.

Mais l’exil pèse lourdement sur l’âme de Saint-Exupéry. L’arrivée de son épouse Consuelo avec laquelle il vit plus ou moins séparé ne l’empêche pas de culpabiliser d’être loin de la France. Il ne rêve que de repartir au combat et il va se battre pour parvenir à convaincre l’état-major de l’autoriser à voler de nouveau. De ces jours d’exil, de tristesse et de solitude va naître « Le Petit Prince », un conte poétique et philosophique qu’il a illustré lui-même et qui connaîtra un succès planétaire. Antoine de Saint-Exupéry ne saura rien du succès de cet ouvrage : le 31 juillet 1944 à 14 h 30 — « le pilote n’est pas rentré et est présumé disparu. » — il disparaît des écrans radars, il a rejoint les étoiles pour toujours.

Ce second tome m’a profondément émue, il est émaillé de citations du Petit Prince et on y découvre dans quelles circonstances il a été écrit. Les auteurs ont fait un magnifique travail d’illustration et je les remercie pour ce très bel hommage rendu à un auteur que j'aime particulièrement.

« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
Antoine et Consuelo de Saint-Exupéry

Antoine et Consuelo de Saint-Exupéry

« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Témoignage, #Ghetto, #Seconde Guerre mondiale, #Antisémitisme, #Nazisme

Résumé :

« C'est la lecture de ce roman vrai qui a inspiré Steven Spielberg pour réaliser son célèbre film La Liste de Schindler. Comme l'a écrit le Guardian, " c'est une chose de rassembler des documents historiques et des témoignages. C'en est une autre de les ramener à la vie comme l'a fait Thomas Keneally ". Et en effet, l'auteur reconstitue l'histoire d'Oskar Schindler – industriel allemand qui dirigeait une usine rattachée à un camp de concentration durant la Seconde Guerre mondiale – dans des termes si précis que l'on devient le témoin de l'extraordinaire acte de bravoure que ce dernier a accompli en sauvant des centaines d'ouvriers juifs. Qui a vu le film de Spielberg n'en a pas oublié les images ; les pages du roman de Keneally, elles, résonneront longtemps dans la mémoire de leurs lecteurs. »

Mon avis :

Un livre témoignage que je ne suis pas près d’oublier !

Thomas Keneally fait littéralement revivre sous nos yeux Oskar Schindler et ses prisonniers juifs, les camps de concentration ainsi que les SS mais aussi toute cette époque de la Seconde Guerre mondiale. J’avoue être ressortie de cette lecture complètement atterrée. Je ne comprends pas : comment peut-on froidement décider d’anéantir tout un peuple ? Et en plus avec la complicité des populations ? Le pire étant que de nos jours encore, l’antisémitisme continue à faire des adeptes.

Cela ne rend que plus admirable l’incroyable courage d’Oskar Schindler. Noceur doté d’un charme magnétique et d’une générosité proverbiale, il aimait les femmes, la bonne chère, la boisson, les beaux costumes et les smokings... À l’époque où commence le récit, il possède une manufacture de matériel de cuisine et n’hésite jamais à boire en compagnie de ceux qui peuvent lui être utiles même s’il les méprise. Il ajoutera plus tard un secteur munitions, fabrique d’obus pour donner l’impression de participer à l’effort de guerre.

Après avoir été prévenu d’une descente des SS sur le quartier juif par Oskar, Itzhak Stern, un juif polonais, est désormais certain que celui-ci est à la fois un goy et un juste. Les justes d’après la légende du Talmud apparaissent à chaque moment important de l’Histoire.

Oskar Schindler joue un jeu dangereux et il sera plusieurs fois arrêté : fin 1941, il sera interrogé par la Gestapo. Il est libéré le lendemain grâce à ses amis hauts placés ; le 29 avril 1942 : au lendemain de son anniversaire, alors qu’il vient de fêter ses 34 ans, un employé le dénonce pour avoir embrassé une femme juive. Arrêté par deux membres de la gestapo pour violation de la loi raciale en vigueur, il sera de nouveau sauvé grâce à ses amis puissants. Enfin en 1944, nouvelle arrestation par les SS. On l’interroge sur l’argent qu’il aurait éventuellement offert à Amon Goeth, commandant du camp de travaux forcés de Plaszow, pour qu’il ménage les juifs. Sa détention durera une semaine. Au final, grâce à son intelligence, ses magouilles, sa générosité illimitée, il parviendra à sauver plus d’un millier de juifs qui témoigneront pour lui.

Je tenais à lire le livre avant de voir le film et je pense que c’est un livre dur, poignant mais que tout le monde devrait le lire. On y voit à quel point l’homme peut se révéler d’une cruauté inimaginable, inhumaine mais aussi heureusement, on en découvre d’autres qui permettent de croire encore en l’humanité.

Celui qui sauve un seul homme sauve le monde entier.

Citation du Talmud

Un juif qui représente un potentiel économique est un juif à l’abri.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Seconde Guerre mondiale, #Femmes pilotes américaines, #Amitié, #Courage, #Antisémitisme

Résumé :

Un roman sur le courage de ces femmes oubliées de l’Histoire qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont participé à l’effort de guerre.
 

A 87 ans, Mary Browning sent que le temps est venu pour elle de raconter son histoire et les secrets qu’elle garde enfouis depuis de si longues années. En fait, depuis le jour où un parachutiste est tombé dans le jardin de ses parents, faisant éclore son rêve : devenir aviatrice. Cette passion, Mary l’a vécue intensément, à chaque seconde de sa vie. Mais, en retour, elle a payé le prix fort, allant jusqu’à renier ses origines juives et sa famille pour suivre son destin. 

A qui confier et transmettre le récit de ce qui fut à la fois son feu sacré et sa grande faute ? La réponse arrive en la personne d’une très jeune fille. En elle, Mary croit retrouver les traits de Sarah, sa sœur adorée qu’elle a dû abandonner. Un signe du destin qui marque le début d’une amitié aussi belle qu’improbable, faite de confidences et de récits extraordinaires jusqu’à l’émouvante révélation finale...

 

Ce roman est inspiré de faits réels — le rôle courageux et désintéressé joué par les femmes pilotes américaines pendant la Seconde Guerre mondiale, longtemps tenu secret. En 2009, Barack Obama leur a rendu hommage devant le Congrès.

 

Mon avis :

Un véritable coup de cœur pour ce roman historique qui nous révèle une page gardée longtemps secrète de la Seconde Guerre mondiale.

Mary Browning, 87 ans, est la responsable d’un groupe d’écriture dont les participants sont tous âgés. C’est alors que se présente Elyse, une jeune fille de 15 ans pour participer au groupe.

Peu de temps après, Mary tombe sur un article annonçant que le Congrès allait offrir une médaille aux femmes pilotes ayant appartenu aux Women Airforce Service Pilotes : ces femmes pilotes entraînées par l’armée transportaient l’approvisionnement et livraient des avions aux bases aériennes en remplacement des hommes partis à la guerre. Malgré leur courage et leur dévouement, elles ne sont pas acceptées par certains qui n’hésitent pas à saboter leurs avions et à la fin de la guerre, elles sont renvoyées dans leurs foyers et leur existence demeure secrète. Une photo accompagne cet article et Mary se reconnaît : à l’époque elle s’appelait Miriam Lichtenstein et était juive. Elle décide alors d’écrire ses mémoires et demande à Elyse qui lui rappelle sa sœur Sarah de les dactylographier pour elle.

Une profonde amitié va unir Mary à Elyse et Maggie Leffler nous partage leurs vies. Elyse va tomber amoureuse mais aussi être confrontée à la séparation de ses parents, à la mort. À travers les mémoires de Mary/Miri, nous découvrons la vie d’une jeune fille juive de l’époque, sa passion pour l’aviation mais aussi la discrimination institutionnelle à l’encontre des juifs et des femmes. En 1944 une femme en pantalon pouvait être arrêtée pour racolage si elle n’était pas accompagnée par un homme. Miri nous raconte  également sa vie alors qu’elle ne peut plus voler, son combat pour être libre, l’amour qui va l’unir à son mari, la famille qu’elle a fondée, les raisons qui l’ont poussée à rejeter ses racines juives et qui l’ont conduite à être reniée par sa famille. Quant à la fin, elle est tout simplement magnifique.

J’ai adoré ce livre et ces personnages de femmes fortes et courageuses à une époque qui ne leur faisait pas de cadeau. J’ai partagé leurs combats et leurs révoltes. L’auteur a une écriture fluide et sait nous émouvoir. C’est aussi une chronique douce-amère de la vie avec ses joies mais aussi toutes les souffrances qu’elle génère : mort, cancer, tuberculose, divorce, mésentente familiale, difficultés des rapports mère-fille, problèmes d’adolescence mais le talent de l’auteur est tel que ce n’est pas un livre triste, au contraire. C’est un livre plein d’espoir qui donne envie de se battre. Un livre à découvrir absolument !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Gilles Milo-Vacéri, #Polar, #Seconde Guerre mondiale, #Trafic œuvres d'art, #Mafia, #Mossad

Résumé :

Un automne sanglant s'abat sur la commune provençale de Château-Arnoux : deux crimes sont perpétrés et onze tableaux ont disparu dans la mairie.

La Section de Recherches, chargée des meurtres et de ce vol troublant, réclame des renforts. Pour éclaircir cette sombre affaire, Paris missionne le commandant de l’OCBC, Enzo Battista, spécialiste des œuvres d'art, et son lieutenant, Marania Le Goff.

L'enquête s'avère plus compliquée qu'il n'y paraît, car d’autres homicides surviennent et des disparitions suspectes brouillent les pistes. Très vite, des ramifications à l'étranger vont entraîner les enquêteurs dans l’opération Venise Pourpre.

Entre révélations qui s’enchaînent et spectres surgis de la Seconde Guerre mondiale, Battista et Le Goff vont avoir fort à faire s'ils veulent en sortir indemnes !

 

 

Mon avis :

Marania Le Goff, jeune lieutenant de police pleine d’avenir, doit faire un stage auprès du commandant Enzo Battista, une « légende » de l’OCBC (Office Central de lutte contre le trafic de Biens Culturels). Râleur, têtu, n’en faisant qu’à sa tête mais surtout homme d’honneur et de principes et enquêteur hors-pair, Enzo accompagné de  Marania est envoyé à Château-Arnoux en Provence où deux meurtres viennent d’être commis et onze tableaux volés. Avec l’aide du maréchal des logis Cyrille Vermont de la SR d’Aix-en-Provence (Section de Recherches), ils vont former un trio de choc pour tenter d’élucider une affaire qui va se révéler bien plus complexe que prévu et va même les amener à l’étranger.

Une fois de plus, Gilles Milo-Vacéri m’a complètement embarquée dans cette enquête où la liste des meurtres et des questions sans réponses ne cesse de s’allonger. La tension est telle qu’à certains moments j’en ai oublié de respirer tellement j’étais prise par l’action. Suspense, rebondissements, fausses pistes, enlèvements, disparitions, plongée dans le passé avec des évènements prenant racine dans la Seconde Guerre mondiale… l’auteur joue avec nous et avec nos nerfs. La plume de Gilles avec son humour et sa parfaite connaissance du vocabulaire de l’armée et de la police rendent la lecture encore plus fascinante.

Quant à ses personnages, c’est un vrai coup de foudre : des hommes et des femmes de valeur, courageux, sensibles, dévoués, généreux, pour lesquels l’honneur n’est pas un vain mot, prêts à tout pour défendre ce en quoi ils croient. Les relations sont franches, amicales et pleines de respect. De plus, j’aime cette solidarité qui les unit : ne jamais abandonner personne derrière soi quel que soit le prix à payer.

Par contre, qu’est-ce que j’ai pu avoir envie de secouer Enzo ainsi que son auteur par la même occasion pour toutes ses cachotteries ! Ce que j’ai pu me sentir frustrée face à ses  illuminations que naturellement il gardait jalousement pour lui alors que j’avais beau me triturer la cervelle, moi je ne voyais rien du tout ! Et à la fin, après s’être bien joué de nous, Enzo nous explique tout à la manière d’Hercule Poirot.

Conclusion : un livre que je vous recommande, à découvrir absolument. Addictif, fascinant, une enquête pleine de rebondissements et d’imprévu, des personnages forts et attachants, une écriture superbe… le tout à Château-Arnoux, petit village des Alpes-de-Haute-Provence où nous marchons sur les pas de l’auteur.

Ce qu’Enzo s’apprêtait à faire allait sûrement briser sa carrière, voire pire et il s’en moquait complètement. Il n’avait jamais abandonné ses hommes. Ni à l’armée, ni dans la police, alors il ne commencerait certainement pas aujourd’hui.

Meurtres à Château-Arnoux

Ne rien dire, agir et expliquer le tout après.

Meurtres à Château-Arnoux

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