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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

roman

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Roman, #Litttérature australienne, #Comédie de mœurs, #Mode, #Grands magasins

Résumé :

1959. Au deuxième étage du grand magasin F.G. Goode’s de Sidney, des jeunes femmes vêtues de petites robes noires s’agitent avant le rush de Noël. Parmi elles, Fay, à la recherche du grand amour ; l’exubérante Magda, une Slovène qui règne sur les prestigieux Modèles Haute Couture ; Lisa, affectée au rayon Robes de cocktail, où elle compte bien rester en attendant ses résultats d’entrée à l’université… Dans le secret d’une cabine d’essayage ou le temps d’un achat, les langues se délient, les vies et les rêves des vendeuses se dévoilent sous la plume délicate de Madeleine St John. Avec la finesse d’une Edith Wharton et l’humour d’un Billy Wilder, l’australienne Madeleine St John (1941-2006), livre un remarquable instantané de l’Australie des années 1950 et une critique subtile de la place de la femme dans la société. Devenu un classique dans les pays anglo-saxons, Les petites robes noires, traduit pour la première fois en français, est un chef-d’œuvre d’élégance et d’esprit.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Une comédie de mœurs tout en sensibilité.

Je remercie Les Éditions Albin Michel ainsi que Babelio Masse Critique qui m'ont permis de découvrir Madeleine St John, une autrice australienne pleine de talent.

D'une plume incisive et empreinte d'humour, elle nous transporte à Sydney et nous fait vivre le quotidien d'un grand magasin de mode, Goode's, dans les années 50, au mois de décembre et plus particulièrement au moment du rush de Noël et des soldes du Nouvel An. Elle nous fait entrer dans la vie des vendeuses de prêt-à-porter qui officient au rayon Robes de cocktail à l'exception de Magda qui règne sur les Robes Haute Couture ; elles sont toutes vêtues d'une petite robe noire. Avec beaucoup de finesse et de psychologie, elle nous dépeint à merveille les joies et les peines de ces jeunes femmes. Avec ses personnages attachants, elle nous révèle la société de l'époque et le rôle dévolu à la femme : soumise au père puis au mari, les enfants, un emploi "féminin".... Et surtout pas instruite.

C’est très bien écrit, avec une précision telle que j'ai eu l'impression de côtoyer réellement les personnages, d'entrer dans leur intimité, de connaître leurs familles, de partager leurs soucis. J'ai souhaité que Fay rencontre enfin un homme digne d'elle et trouve le grand amour qu'elle espère ; j'ai eu de la peine pour Patty qui souhaite avoir un enfant et dont le mariage est loin d'être réussi, quant à son mari assez surprenant, il m'a émue à la fin ; j'ai énormément apprécié Magda, un personnage solaire au grand cœur. Et plus que tout, j'ai infiniment aimé Lisa qui en attendant les résultats de ses examens, va travailler comme vendeuse intérimaire. J'ai espéré avec elle qu'elle parviendrait à convaincre son père de la laisser aller à l'Université en cas de réussite. On assiste à l'éclosion de la jeune femme qu'elle sera.

Ce qui est très intéressant, ce sont les deux chapitres à la fin du livre qui nous relatent la vie de Madeleine St John à travers les témoignages de deux personnes qui l'ont connue. J'ai eu l'impression que Lisa avait beaucoup de points communs avec elle.

Avec « Les petites robes noires », l'autrice nous offre un roman au charme suranné, plein d'élégance et non dénué de poésie. Au final, un livre que vous apprécierez particulièrement en ce temps d'automne.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Roman, #Camps de concentration, #Shoah, #Holocauste, #Babelio

Résumé :

Avril 1945. Daniel, jeune rabbin venu d’Amérique, s’est engagé auprès des troupes alliées pour libérer l’Europe. En Allemagne, il est l’un des premiers à entrer dans les camps d’Ohrdruf et de Buchenwald et à y découvrir l’horreur absolue. Sa descente aux enfers aurait été sans retour s’il n’avait croisé le regard de cet enfant de quatre ou cinq ans, qui attend, dans un silence obstiné, celui qui l’aidera à retrouver ses parents.


Quand un homme de foi, confronté au vertige du silence de Dieu, est ramené parmi les vivants par un petit être aux yeux trop grands.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un roman bouleversant qui vous touche en plein cœur !

Daniel, un jeune rabbin américain de 28 ans, s'est engagé comme aumônier auprès des Forces armées. Nous sommes en avril 1945 et rien ne l'a préparé à la barbarie à laquelle il va être confronté. Il se retrouve en Allemagne et est appelé de toute urgence à Ohrdruf où se trouve un camp de concentration rattaché à Buchenwald. Là, il va croiser le regard d'un enfant de 4-5 ans environ, mutique, à qui il va faire la promesse de retrouver ses parents. Cet enfant, sur lequel il va veiller, lui donnera la force de tenir face à l'horreur et l’innommable.

Je remercie les Éditions Buchet Chastel ainsi que Babelio qui m'ont proposé ce livre. Tout comme l'auteur et son personnage, je ne cesse de me poser des questions sur le pourquoi et le comment on peut en arriver à cette barbarie. Mais également si on a la foi, sur le silence de Dieu. Comment peut-Il laisser se perpétrer de telles horreurs ? Et pourquoi cette haine des Juifs, toujours vivante malheureusement, ce désir de les anéantir ?

« Le Temps des orphelins » est un roman qui nous plonge dans la barbarie des camps de concentration. Avec Daniel, nous allons participer à la libération des camps d'Ohrdruf et de Buchenwald.  La seule chose qu'il peut faire, c'est écouter les témoignages des survivants et tenter de les aider à retrouver leurs familles en notant leurs coordonnées. Les sauveteurs sont également confrontés à leur impuissance. Impossible de nourrir les détenus correctement : ils sont tellement affaiblis qu'une nourriture trop riche ou importante les tue. Impossible de les libérer des camps immédiatement, ils provoqueraient des épidémies comme celle du typhus.

L'histoire du peuple Juif n'est qu'une longue suite de destruction, déportation, exil... J'ai été frappée par la manière dont certains psaumes datant du roi David correspondent de manière troublante avec ce que vivaient les Juifs dans les camps :

« Éternel, pourquoi Te tiens-Tu éloigné,

Pourquoi Te caches-Tu quand la détresse est là ?

Sans honte, le méchant exploite les pauvres ;

les voilà pris grâce à ses machinations.

[…] Ses méthodes sont toujours efficaces ;

les jugements de Dieu ne l’affectent pas.

D’un souffle, il balaie ses adversaires.

[…] en cachette, il assassine l’innocent.. »

Comment ne pas être bouleversés par les questions du capitaine Reuben : « Pourquoi ne vient-Il pas nous aider, Rabbi ? Ne voit-Il pas que Son peuple est en train de crever, de disparaître, d'être exterminé jusqu'au dernier ? Qu'attend-Il pour les sauver, vous pouvez me le dire ? Qu'il n'en reste plus un, plus un seul ? N'avait-Il pas promis à Moïse de nous protéger et de nous aimer sur mille générations ? Ne sommes-nous pas Son peuple élu, celui avec lequel Il est censé avoir passé une alliance censée ne jamais finir ? » Et comme Daniel, nous n'avons pas d'autre explication que la liberté que nous laisse Dieu d'agir comme nous le voulons. Laurent Sagalovitsch nous atteint en plein cœur avec cette interrogation de Daniel : « Que pouvait-il y avoir de si détestable chez nous autres Juifs pour être haïs de la sorte, au point qu'on veuille exterminer jusqu'au dernier de nos enfants ? » L'auteur alterne les chapitres qui concernent Daniel avec les lettres que lui envoie son épouse Ethel. Le contraste est frappant et apporte une note de douceur à l'ouvrage tout en montrant le gouffre qui sépare Ethel et tous ceux qui continuent à vivre une vie "normale" de ceux qui savent.

« Le temps des orphelins » est un livre d'une grande humanité qui ne cesse d'interroger le silence de Dieu. Il nous parle du pire et du meilleur de l'être humain. Il n'apporte pas de réponse et nous ne pouvons que continuer à nous demander comment il est possible à l'homme de se transformer en monstre et à espérer — hélas, je n'y crois pas trop — que plus jamais nous ne vivrons ou accepterons une telle barbarie et que l'antisémitisme n'existera plus.

Que pouvait-il y avoir de si détestable chez nous autres Juifs pour être haïs de la sorte, au point qu'on veuille exterminer jusqu'au dernier de nos enfants ? Comment nous autres qui n'étions rien, qui ne possédions ni terre, ni pays, ni administration, juste l'héritage d'une mémoire transmise de génération en génération, une peuplade égarée aux quatre coins du monde, en perpétuel exil, sans armée ni soldats, pouvions-nous inspirer un tel dégoût, une aversion si profonde qu'elle emportait tout sur son passage, la raison comme la morale, la bonté autant que la pitié ? Savaient-ils seulement, tous ces gens assez lâches pour nous enfermer au fin fond de leur camp, que nous étions comme eux ? Leurs peurs étaient nos peurs, leurs larmes ressemblaient aux nôtres, nos cœurs battaient..

Le temps des orphelins, page 190

La libération d'Ohrdruf

 

Grille de la porte d’entrée du camp de Buchenwald « Jedem das Seine » : « A chacun son dû »

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Adolescence, #Loup, #Légendes, #Roman, #Bit-Lit

Résumé :

Depuis la récente battue dans la montagne qui a causé la mort de loups et de villageois, la meute a changé de territoire, le calme est revenu dans le village. Sans nouvelles l'un de l'autre, Valentina et Tim s'inquiètent. Tandis qu'ils se remettent de leurs blessures respectives, Valentina est rattrapée par sa malédiction d'enfance.

Arriveront-ils enfin à s'aimer ou leur amour est-il définitivement voué à l’échec ?

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Captivant, un roman tout en sensibilité !

Grièvement blessé lors de la battue organisée par les paysans et banni par les siens, Tim va heureusement être recueilli et soigné par un bûcheron, Artur. Pour échapper à la haine des hommes, les survivants de la meute se sont déplacés et ont éloigné leur tanière. De son côté, Valentina se remet doucement des blessures infligées par l'ours et par Telmo, le frère jaloux de Tim. C'est alors qu'elle est rattrapée par la prophétie. Blessés, séparés l'un de l'autre, Tim et Valentina parviendront-ils à se retrouver ? Pourront-ils enfin s'aimer ?

Nous avions quitté Tim et Valentina dans une situation critique et j'avais hâte de découvrir la suite de leurs aventures. Je remercie Eunice DM pour sa confiance et l'envoi de ce service presse. Dans ce second tome, nous faisons la connaissance d'un nouveau personnage super attachant : Artur. C'est un bûcheron qui va jouer un grand rôle auprès de Tim et Valentina. Séparés, nos deux adolescents vont guérir chacun de leur côté, angoissés de ne pas savoir si l'autre est encore vivant. Leurs épreuves les ont mûri et n'ont fait qu'approfondir leur amour. L'auteure nous décrit la vie d'un petit village paysan portugais où les légendes et les superstitions s'entremêlent à la vie de tous les jours. Nous assistons aux vendanges telles qu'elles se pratiquaient autrefois. Les descriptions sont tellement réalistes et les mots si bien choisis qu'il ne nous est pas difficile de nous représenter les scènes et de les vivre aux côtés de nos héros.

« Deuxième Lune » est une magnifique histoire d'amour et de sacrifice. Eunice DM nous embarque dans un monde qui ressemble étrangement au nôtre, où la tendresse et la poésie sont présentes, et où nous sommes tenus en haleine jusqu'à la fin. Car rien n'est simple pour Tim et Valentina et l'auteure vous réserve des surprises jusqu'au dernier chapitre. Pour moi, c'est un coup de cœur et bien que ce livre s'adresse en priorité aux ados, il n'y a pas d'âge pour s'y plonger.

 

« Lunes et Sang Tome 2 Deuxième Lune » d'Eunice DM — Verte Plume Éditions
« Lunes et Sang Tome 2 Deuxième Lune » d'Eunice DM — Verte Plume Éditions
« Lunes et Sang Tome 2 Deuxième Lune » d'Eunice DM — Verte Plume Éditions
« Lunes et Sang Tome 2 Deuxième Lune » d'Eunice DM — Verte Plume Éditions
« Lunes et Sang Tome 2 Deuxième Lune » d'Eunice DM — Verte Plume Éditions
« Lunes et Sang Tome 2 Deuxième Lune » d'Eunice DM — Verte Plume Éditions

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Bit-Lit, #Loup, #Adolescence, #Légendes, #Roman

Résumé :

Valentina, 17 ans, vit dans un petit village de montagne. C'est au sommet de celle-ci que Tim, jeune loup blanc, s'est réfugié avec les siens. Pourchassés depuis la nuit des temps à cause de leur réputation de tueurs de bétail, Tim et sa meute n'aspirent pourtant qu'à la paix. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils préfèrent rester à l'écart des humains. Malheureusement, une agression, un échange de sang et tout bascule...

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Deux légendes, deux attaques, un échange de sang, une rencontre...

Valentina, 17 ans, mène une vie normale auprès de sa grand-mère qui l'a élevée, dans un petit village du Portugal. Celle-ci connaît les vertus des plantes et est considérée comme une sorcière par les habitants du village. Tim est un jeune loup adulte qui se distingue de ses congénères par son pelage blanc (tous les autres sont gris) avec une étoile argentée. Il adore les humains — les deux-pattes comme il les appelle —  qui le fascinent, au grand désespoir de sa mère qui pense que cela sera sa perte. En effet, les loups n'ont pas bonne presse auprès des humains qui les accusent de décimer le bétail et ne rêvent que de se débarrasser d'eux. Pour leur sauvegarde, les loups doivent se tenir loin des humains. Mais les jeunes loups adultes tout comme les adolescents humains n'obéissent pas toujours...

Je remercie Eunice DM ainsi que Verte Plume Éditions pour l'envoi de ce service presse. « Lunes et Sang » s'adresse d'abord à des adolescents mais il plaira tout autant à des adultes grâce à la plume pleine de sensibilité de son auteure. Elle nous transporte au Portugal, dans un petit village, Saint Vincent de Raia, où vit une centaine d'habitants et où les légendes et les superstitions font partie de la vie de chacun. Eunice DM sait nous faire ressentir son amour pour ce pays, ses descriptions sont pleines de vie et je n'ai eu aucun mal à me représenter les lieux où évoluent Valentina et Tim. J'ai également apprécié ses connaissances sur la vie des loups, elle maîtrise son sujet à la perfection.

Dès le début, je me suis attachée à ses personnages. Elle a su à merveille dépeindre la psychologie des adultes et des adolescents. J'ai aimé la sagesse de la grand-mère Émilia, son savoir sur les vertus des plantes ainsi que ses connaissances plus ésotériques. L'histoire de Tim et de Valentina est pleine d'originalité, de fraîcheur et de suspense. Dès le début, je me suis inquiétée pour Tim ; son amour des deux-pattes le met en danger mais sa fascination est telle qu'il est incapable de résister. On suit en parallèle les communautés des humains et des loups. Malgré leurs différences, ils ont néanmoins beaucoup en commun, n'en déplaise à ceux qui voudraient complètement les éradiquer.

Quant à Tim et Valentina, j'ai adoré leurs échanges et j'aurais voulu pouvoir les protéger. Les chapitres sont courts et au fur et à mesure que les pages se tournent, la tension monte, les évènements se précipitent, on sent qu'il va y avoir un drame. La plume de l'auteure se fait plus incisive et sa description de la battue et des combats est très réaliste. Quant à la fin... J'en suis ressortie frustrée. Arghhhh ! J'ai vraiment hâte de découvrir la suite, c'est vraiment cruel de la part de l'auteure de nous abandonner sur un tel suspense.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ma lecture et je vous la recommande que vous soyez adolescent ou adulte, l'histoire de Valentina et Tim ne pourra que vous toucher. Vous n'aurez qu'une envie, celle de les suivre.

« Lunes et Sang Tome 1 Première Lune » d'Eunice DM — Verte Plume Éditions
« Lunes et Sang Tome 1 Première Lune » d'Eunice DM — Verte Plume Éditions
« Lunes et Sang Tome 1 Première Lune » d'Eunice DM — Verte Plume Éditions
« Lunes et Sang Tome 1 Première Lune » d'Eunice DM — Verte Plume Éditions

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Roman, #Suspense, #Surnaturel

Résumé :

En terminant sa longue tournée de concerts, Norianna se voyait déjà sur une plage paradisiaque à siroter des cocktails, mais ceci étant sans compter que Bradley, son manager, avait d’autres projets pour elle.
Sur le trajet qui la mènera à l’aéroport, Nina de son véritable nom recevra un coup de téléphone auquel elle n’aurait pas dû répondre.
Pourquoi le sort s’acharne-t-il sur elle ?
Un chauffeur de taxi, lui ouvrira les yeux sur les signes que la vie nous envoie sans que l’on y prête attention.
En suivant son conseil, Nina quittera New-York pour se retrouver dans un petit village normand, où elle finira par découvrir une mystérieuse maison.
Pourquoi les signes l’ont-ils conduite jusqu’à cette ferme ?
Pourquoi les habitants du village tentent-ils à tout prix à l’en éloigner ?
Nina réussira-t-elle à percer le secret de ce lieu ?
Une chose est certaine, elle devra s’armer de courage pour surmonter ses peurs et les douleurs du passé.

Mon avis :  ♥ ♥

Un roman empli de mystères.

Après une tournée de concerts épuisante qui a duré deux ans, Norianna s’apprête à savourer deux mois de vacances bien méritées. Mais son manager Bradley en a décidé autrement et a signé pour elle un contrat pour une série télévisée. Ayant surpris au téléphone une conversation qu’elle n’aurait jamais dû entendre, Norianna de son vrai prénom Nina s’enfuit et s’envole pour Paris. Là, une série de circonstances troublantes vont l’amener à suivre une piste de signes qui lui font penser qu’elle est téléguidée par le Destin. C’est ainsi qu’elle va se retrouver en Normandie, dans le petit village de Carmanville. Elle va avoir un coup de foudre pour une maison isolée à la réputation sinistre, en haut d’une falaise. Nina va tout tenter pour découvrir ce qu’elle cache malgré l’opposition des gens du village.

Je remercie Marika Daures grâce à qui j’ai eu accès à ce service presse publié aux Éditions du Sentier du Livre. Le résumé de « La maison oubliée » ainsi que sa magnifique couverture m’avaientt intriguée et j’ai ainsi pu découvrir un nouvel auteur, Cédric Bruneaux. « La maison oubliée » est son troisième roman. Le récit est très original et est construit autour des signes que suit Nina. L’auteur nous distille les informations au compte-gouttes et entretient le mystère jusqu’au bout. Au fur et à mesure qu’on avance dans la lecture, on en apprend un peu plus, mais toujours par petites touches. L’auteur maintient le suspense et on tourne les pages les unes après les autres car on veut savoir. Il multiplie les fausses pistes et les coups de théâtre.

Son style est foisonnant et j’avoue que j’ai eu du mal à suivre par moments. J’ai trouvé un peu confus. C’était certainement voulu par l’auteur mais je n’arrivais pas à discerner ce qui était réel de ce qui ne l’était pas. Nina avait-elle rêvé ou plutôt fait un cauchemar ? Était-ce une vision, une hallucination ? Il y avait quelque chose d’inachevé. Par ailleurs, je ne suis pas parvenue à éprouver de sympathie pour Nina, beaucoup trop sarcastique à mon goût,  et Bradley. Ils sont beaucoup trop enclins à se moquer des autres et de leurs faiblesses.

Conclusion : je n’ai pas vraiment apprécié cette lecture même si l’auteur a su entretenir l’intérêt jusqu’au bout. Cependant, n’oubliez pas que mon avis est totalement subjectif et d’ailleurs « La maison oubliée » a eu d’excellentes critiques. Je vous engage donc à vous faire votre avis par vous-mêmes.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Roman, #Roman américain, #Littérature étrangère, #Petites Sœurs des Pauvres

Résumé :

Jim, jeune homme aux grands yeux bleus qui a dû mal à se lever le matin, vient d'être congédié de son emploi aux chemins de fer. Il referme la porte derrière sa femme Annie qu'il a envoyée faire des courses, puis enroule soigneusement son pardessus "dans le sens de la longueur" pour le poser au pied de la porte. Quand Annie reviendra, elle manquera de faire sauter la maison entière en craquant une allumette dans l'appartement rempli de gaz. Malgré la fatigue et ses chevilles enflées, Sœur Saint-Sauveur, en chemin vers le couvent voisin après une journée à faire l'aumône, prend la relève des pompiers auprès de la jeune femme enceinte et des voisins sinistrés de ce petit immeuble de Brooklyn. Elle tente de faire jouer ses relations pour que Jim soit enterré dans le cimetière catholique où le couple avait acheté une concession, mais la nouvelle du suicide est déjà parue dans le journal. Il lui reste à veiller son corps, en compagnie de l'acariâtre Sœur Lucy et de la novice Sœur Jeanne, en attendant que le croque-mort l'emporte à la fosse commune...

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Un livre au charme prenant.

Tout commence par un drame : Jim, un jeune homme qui aime être maître de son temps ce qui l’entraîne à refuser de se lever lorsque son réveil sonne, à se présenter à son travail lorsqu’il l’a décidé, c’est-à-dire en retard, a été renvoyé de son emploi « pour manque de fiabilité et insubordination ». Il a décidé de mettre fin à ses jours et deux semaines après son renvoi, il se suicide au gaz, laissant sa jeune femme enceinte, Annie.

Alice McDermott fait revivre tout un quartier de Brooklyn au début des années 1900 et nous allons suivre Annie, sa fille Sally, mais surtout le quotidien des Petites Sœurs Soignantes des Pauvres Malades et c’est passionnant. Les sœurs ont offert un emploi à Annie à la laverie du couvent et vont l’aider à élever Sally. Celle-ci va tisser des liens avec certaines sœurs et nous découvrons avec amusement chez certaines, une petite rivalité cachée pour être la préférée de cette enfant. Élevée dans un couvent, quoi de plus naturel pour Sally que de penser à se faire religieuse. Mais n’a pas la vocation qui veut et elle se rendra vite compte que là n’est pas sa voie. L’auteure nous découvre toute la misère de ces immigrés irlandais et la dure condition de la femme à cette époque. Elle a un véritable don pour brosser le portrait de ses personnages en quelques traits. J’ai beaucoup aimé Sœur Saint-Sauveur qui n’hésite pas à contourner les lois pour privilégier le cœur ainsi que la pétillante et touchante Sœur Jeanne. Tous les personnages de « La Neuvième Heure » sont pleins de bienveillance, il n’y a aucun jugement. Les sœurs sont très humaines, ni anges ni démons et d’un dévouement admirable. C’est la vie dans tout son réalisme et l’auteure nous parle de l’amour mère/fille, de vocation, de don de soi, de sacrifice mais aussi de l’Église toute-puissante et de ses prêtres. Le travail des religieuses est dur et épuisant ; les malades, les nécessiteux ne manquent pas.

Je remercie Babelio Masse Critique ainsi que les Éditions Quai Voltaire pour l’envoi de ce service presse qui appartient à la Rentrée Littéraire. Sans eux, je serais certainement passée à côté et cela aurait été dommage. J’ai ainsi découvert la plume délicate d’Alice McDermott et ce livre surprenant et attachant.

 

 

 

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Résumé :

Traditions, lois ancestrales, lorsque les codes de vie sont régis par le passé sans tenir compte des évolutions.
Des centaines, voire des milliers d'hommes et d'enfants vivent cloîtrés de peur d'être les cibles de la Gjakmarrja, vendetta albanaise héritée du Moyen-Âge.
Daran et ses parents ont subi, il y a presque vingt ans, la reprise de sang inscrite dans les codes du Kanun, pour une faute commise par un membre de leur famille.
Après avoir fui son pays et la mort, le voilà de retour, au terme de 18 années d'absence, de nouveau confronté à ces lois d'un autre âge.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

♥ Coup de cœur ! ♥ Quand le passé s’invite au présent par le biais des lois ancestrales du Kanun et tellement plus…

Dès les premières lignes, dans sa Préface, Cetro nous explique ce qu’est le

Kanun, une loi ancestrale qui régit la vendetta en Albanie. Daran, alors qu’il avait 15 ans en a été victime ainsi que ses parents. Lui seul a survécu grâce à son exfiltration en France. Dix-huit ans après, il retourne chez lui, à la demande de Sœur Christina qui lui avait sauvé la vie en le faisant fuir et de nouveau, il va se trouver confronté au Kanun : ses deux meilleurs amis ont un énorme différent et l’un d’entre eux, Mehmet, veut appliquer les codes du Kanun à l’autre, Pashko. Sr Christina espère que Daran pourra les réconcilier et éviter de nouveaux crimes.

L’auteur a pris soin de nous préciser dès le début qu’il s’agit d’une histoire qu’il a inventée mais il nous offre une telle galerie de personnages, une intrigue tellement réaliste que cela pourrait tout à fait exister. « Kanun », c’est une histoire d’amour et de haine, d’amitié et de trahisons. C’est également un pays, l’Albanie, et Cetro se fait poète par la bouche de

Daran qui retrouve son pays pour lequel il éprouve un amour passionné malgré les souvenirs douloureux. Les paysages sont magnifiques et donnent envie de les découvrir.

« Kanun », c’est encore un livre addictif à 200 % : une fois commencé, vous ne pourrez plus le lâcher et je lui dois une nuit blanche, de celles que connaissent tous les amoureux de la lecture : « allez, encore un chapitre… Impossible de m’arrêter là… ». Car Cetro, avec le talent qui le caractérise, est un maître manipulateur, un magicien, une plume à nulle autre pareille. Vous pensiez lire une histoire de vengeance mais il y a bien plus que cela et il ne cesse de nous surprendre tout au long de la lecture et ce, jusqu’à la dernière page !

Il nous offre des personnages inoubliables et qui vous touchent, vous bouleversent. Il y a Daran bien sûr, le héros principal, un jeune homme au grand cœur, qui va essayer de faire la paix avec son passé. Puis il y a Sœur Christina, une bonne sœur de choc, qui n’a peur de rien et n’a pas la langue dans sa poche. Mais j’ai surtout craqué pour Zamir, un petit bonhomme de 10 ans, une véritable bouille à bisous pleine d’espièglerie, qui a une relation bouleversante avec sa grand-mère. Cetro a su garder son cœur d’enfant et il a un don pour faire revivre cette innocence, cette beauté, dans ses jeunes personnages.

Lire Cetro, c’est chaque fois s’embarquer pour une aventure humaine. Au-delà de l’intrigue, c’est de la vie qu’il s’agit. Ici, il nous fait découvrir le Kanun. Je ne sais pas vous,  mais moi c’était la première fois que j’en entendais parler et découvrir qu’aujourd’hui encore il était d’actualité et que des familles entières vivaient prisonnières dans leurs maisons, terrifiées et complètement impuissantes, a été un choc. Et comme toujours, l’auteur dénonce une situation intolérable. Mais il nous parle aussi avec beaucoup de délicatesse et de pudeur, d’amour et de souffrance, d’amitié et de fidélité, de trahison, du poids des non-dits, des secrets qui se cachent dans le passé.

Que vous connaissiez Cetro ou non, je n’ai qu’une chose à dire : foncez ! « Kanun » est une véritable pépite mais chacun de ses livres l’est. À chaque fois, il nous conte une histoire totalement différente, il nous emporte dans son univers où se mêlent tendresse et douleur, colère et pardon, rédemption… Et tout cela d’une plume qui sait se faire poétique, pleine d’humour, mais aussi tranchante et crue. C’est un coup de cœur et je remercie l’auteur pour m’avoir une fois de plus transportée, émue, bouleversée… et complètement surprise.

Le Kanun

 

Le pont du village de Mes

 

Ruines du château de Rozafa à Shkodër

 

Ruines du château de Rozafa à Shkodër

 

Carte de l'Albanie

 

Carte détaillée Shkodër, Albanie

 

Lac de Shkodra

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Roman, #Roman Ados, #Handicap, #Surdité, #Langue des Signes, #Adolescence

Résumé :

Ma mère m'a mis le deal entre les mains dès la fin du premier trimestre de seconde : soit je remontais ma moyenne générale de deux points, soit j'étais inscrit d'office à une option cette année. Il aurait suffi que je bosse un peu... Mais ça ! Faut croire que mes profs ont raison, je suis partisan du moindre effort. Le seul truc auquel j'ai échappé, c'est d'aller faire du russe ou du badminton dans un lycée à l'autre bout de Paris. Quitte à me taper une option, je voulais pas me faire des transports en plus. Résultat des courses : LSF. - Quoi ? j'ai dit la première fois que ma mère m'a parlé de ça. - LSF, langue des signes française. - Mais pour quoi faire ? C'est pour les sourds, la langue avec les mains. Je suis pas sourd. Franchement, j'ai même jamais croisé un sourd de ma vie. A quoi ça va me servir d'apprendre la LSF ? - A avoir des points au bac ! - Mais maman...!

 

Mon avis :   ♥ ♥ ♥ ♥

Une belle découverte.

Tim l’a vraiment mauvaise ! Non seulement c’est la rentrée mais encore il a dû s’inscrire à une option pour le bac et il vient de découvrir qu’elle aura lieu le vendredi de seize heures trente à dix-huit heures trente. Et quelle option ! La LSF ou langue des signes française alors qu’il n’est ni sourd ni malentendant et qu’il s’en fiche éperdument. C’est ainsi que notre jeune ado récalcitrant de 17 ans va débarquer sur une planète inconnue, celle des sourds qui s’expriment avec leurs mains. Il va aller de surprise en surprise et de découverte en découverte. Et nous aussi.

C’est Tim qui raconte et Florence Medina a choisi d’utiliser le langage familier correspondant à l’âge de son personnage, ce qui nous donne un roman pétillant et plein d’humour. Très vite nous nous attachons à ce jeune garçon bien de son temps, d’un naturel et d’une spontanéité désarmants ce qui lui jouera bien des tours et lui vaudra son nom signé de “Direct du cœur”. Sa mère l’élève seule et il a une magnifique relation avec elle, pleine de respect et de confiance. En ce qui concerne son père, c’est beaucoup plus compliqué. Et puis Tim est amoureux et l’élue de son cœur est loin d’être facile à apprivoiser…

Ayant vécu une grande partie de ma vie auprès d’un père complètement sourd, non appareillé et ignorant tout de la langue des signes, mais qui lisait plus ou moins sur les lèvres, c’est avec enthousiasme que j’ai répondu à cette opération Masse Critique de Babelio que je remercie chaleureusement ainsi que les Éditions Magnard. J’ai appris énormément de choses, découvert que la langue des signes était une langue vivante et à ma grande surprise qu’elle n’était pas internationale. Il existe toute une culture du monde des sourds et ils ne se considèrent pas forcément comme victimes d’un handicap. L’auteure nous fait découvrir leur quotidien, les préjugés auxquels ils sont en butte. Elle nous ouvre les yeux et le cœur.

Ce livre qui s’adresse en principe d’abord aux jeunes sera tout autant apprécié par les adultes. Le monde des sourds et malentendants est beaucoup trop méconnu et je remercie Florence Medina pour ce magnifique roman plein de sensibilité et qui parle de tout ce qui fait la vie.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Roman, #Famille, #Couple, #Violence conjugale, #Amour

Résumé :

Au soir de sa vie, Martial, paysan bourru, se remémore le parcours jalonné d’embuches de ses quinze dernières années. Notre vie d’adulte se façonne dans les premières années de notre enfance. Lorsque l’on évoque notre passé, il nous revient le souvenir d’un parent, d’une mamie, que l’on porte dans son cœur, et qui nous a soutenu dans cette étape délicate.
Voici l'histoire de Martial et celle de son petit-fils Antoine, qui, au travers des tourments d’une famille qui se consume et se déchire, vont apprendre à se connaître, et à s’aimer. Un récit intime, peuplé d’émotions, de joies et de chagrins, de peurs et d’amours qui parsèment nos mémoires d’enfants.

Une histoire qui ne vous laissera pas insensible.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Une merveilleuse histoire d’amour paternel et grand-paternel !

Martial, 72 ans, est hospitalisé pour un cancer généralisé. Il joue les ronchons avec le personnel soignant et lorsqu’il est seul, se remémore les années passées. C’est l’occasion pour lui de réaliser à quel point il a été un père absent pour sa fille Mylène et de revenir tout particulièrement sur les années de son mariage avec Alex, un homme qu’il n’a jamais aimé ni apprécié. Et la vie, hélas, n’a fait que confirmer ses a priori. Seule la naissance de son petit-fils Antoine l’a rapproché du jeune couple et encore pas beaucoup. Il faut dire que Martial, veuf d’une épouse qu’il adorait, s’est refermé sur lui-même et a perdu le goût de vivre et de communiquer. Son caractère s’est aigri et ce n’est pas la présence de sa gouvernante, Anne, qui va le convaincre de s’adoucir. Mais c’était avant l’arrivée d’Antoine et si l’écorce est rude, le cœur qui bat en dessous est plein de tendresse et d’amour. De délicatesse également. Et c’est ce que nous allons découvrir au fil des pages et des souvenirs égrenés.

Wendall Utroi nous offre une magnifique histoire de famille. D’une plume élégante, avec des mots bien choisis, il dépeint à merveille la psychologie de ses personnages, qu’il s’agisse d’un vieux paysan bougon, d’un jeune enfant traumatisé ou d’une femme battue. Avec beaucoup de délicatesse et de justesse, il nous fait partager les joies et les peines, les efforts de Martial pour rejoindre et venir en aide à sa fille, les réactions et difficultés de Mylène car il est difficile de se reconstruire quand on a été démolie par un pervers. Et surtout il y a Anne, la gouvernante et la fille de cœur de Martial,  qui est un très beau personnage de femme et Antoine, un petit bout d’homme craquant et attachant que l’on va regarder vivre, grandir et se construire de l’âge de cinq ans à seize ans.

La tendresse qui unit le grand-père et le petit-fils est merveilleuse et touchante. L’auteur m’a émue et même bouleversée par moments car il décrit la vie et cela fait mouche. Il faut y ajouter la magie des descriptions, pleines de poésie. « Comme un phare dans la tourmente » est une magnifique histoire d’amours au pluriel, amour d’un père pour sa fille, d’un grand-père pour son petit-fils, d’un petit-fils pour son grand-père, d’un enfant pour sa mère, d’une épouse pour son conjoint mais également des liens qui se tissent, non par le sang mais par le cœur.

De Wendall Utroi, je n’avais lu que « L’enjeu » qui était un thriller et m’avait captivée. Je peux dire qu’il m’a tout autant captivée dans cet autre registre et je vous recommande chaudement ce livre. Laissez-vous toucher par Martial et Antoine, découvrez avec eux à quel point l’amour et la tendresse sont vitaux et peuvent vous transformer, vous ne le regretterez pas.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Aztèques, #Littérature, #Harem, #Roman, #Historique

Résumé :

"Teotitlan, 1517,

Ameyal, fille de chef téméraire, fière et impulsive, est enfin admise comme concubine.
Le rêve qui se cache derrière son regard de jade : s’évader du harem d’Ahuizotl, le monstre aquatique.
Mais pour y parvenir, elle devra payer le prix.

D’un côté, la liberté et la vie. De l’autre, la mort ou la prison. Entre les deux, un parterre de fleurs sublimes et vénéneuses.
Des rivales et ennemies qui ne lui laissent aucun répit.
Un Maître qui la poursuit.
Une alliée folle de désir.
Une déesse qui l’a choisie pour servir d’obscurs desseins.
Comment s’échapper de cette cage dorée ?

Laissez-vous emporter dans un grand voyage, un ailleurs et un autrefois caché au sein d'une civilisation aussi fascinante qu'effrayante. "

Extrait :
« Regard de jade.
Ameyal savoure ce nom qui est le sien sans vraiment l’être. L’air pur de l’extérieur soulève ses cheveux et la conversation résonne en elle à nouveau. Ainsi, non contente de la vouvoyer et de la servir, celle qui auparavant était sa Maîtresse tente désormais de la flatter.
Necahual, toutefois, se trompe sur un point. La différence entre la théorie et la pratique est une chose à laquelle elle se sent déjà familiarisée. Il s’agit même de la raison pour laquelle elle a prétexté vivre dans le cadre des Lois.
Or, comme le dit Xalaquia, à quoi la Loi sert-elle, si ce n’est pour dominer les faibles et protéger les forts ? Quel est son but, si ce n’est d’être outrepassée ? N’est-ce pas justement ce qui donne le sel à la vie ?
La jeune fille serre le poing. Quelques gouttes de sang s’écoulent de ses doigts, mais qu’importe. Elle sera bientôt guérie. Non, elle ne va pas se contenter de faire plier les règles, comme le font les quelques femmes qui composent la main droite du harem.
Elle va les tordre jusqu’à ce que le Maître lui donne ce qu’elle veut. »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un troisième tome tout aussi éblouissant et passionnant que le précédent.

Ameyal a atteint son premier objectif, elle a obtenu le statut de concubine et le Maître Ahuizotl lui a donné son nouveau nom, Regard de Jade. Mais il ignore qu’elle n’a toujours qu’un seul but, s’évader du harem, retrouver sa liberté, son village et son peuple, à tout prix.

Si elle espérait que les choses soient plus faciles maintenant qu’elle est devenue concubine, Ameyal n’a pas tardé à déchanter. Sa situation est encore plus délicate que précédemment. Ses “camarades” loin d’avoir désarmé vont au contraire gravir une marche de plus dans l’escalade aux menaces et à la violence. Les alliances qu’elle a conclues vont se révéler sources de tension et de danger accru. De plus elle joue un jeu dangereux avec Ahuizotl car elle doit maintenir l’intérêt et le désir qu’il éprouve pour elle tout en parvenant à lui résister sans susciter sa colère.

Éric Costa nous plonge toujours plus profondément dans la civilisation aztèque et il nous fait découvrir le harem de l’intérieur. Grâce à ses connaissances et son talent, nous vivons les scènes d’ « Aztèques » comme si nous y étions et j’ai continué de trembler pour et avec Ameyal. Sa situation est toujours aussi précaire et ses ennemies ne désarment pas. S’y ajoute son talent tout personnel pour se mettre dans les situations les plus critiques. Le luxe, la splendeur et la volupté du harem ne font que recouvrir la haine et la jalousie qui animent épouses et concubines. Elles ne reculent devant rien, pas même devant un assassinat.

La plume de l’auteur est toujours aussi agréable et empreinte de poésie. Je suis de plus en plus envoûtée par l’histoire d’Ameyal et de ceux et celles qui l’entourent. Éric Costa m’a totalement captivée et je suis devenue accro à son univers d’ « Aztèques ». Je n’ai qu’une hâte, celle de découvrir la suite des aventures de Regard de Jade.

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