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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

thriller

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Arnaque, #Petites annonces, #Vengeance

Résumé :

Un site de petites annonces en ligne comme il en existe des dizaines.
L'arnaque de trois amis, noyée parmi des milliers de bonnes affaires.
Un individu dangereux qui sommeille au milieu des acheteurs potentiels.
Quelle était la probabilité qu'ils se croisent ?
Transaction… l'engrenage fatal est enclenché !

Chronique : ♥ ♥ ♥ ♥

Engrenage fatal.

Qui eût cru qu’une simple petite annonce puisse générer tant d’angoisse et déclencher une telle série de drames ? Certainement pas Alphonse et ses deux amis d’enfance Manal et Johan. Pour s’être fait avoir lors de l’achat d’une action cam sur un site de petites annonces, Alphonse se laisse convaincre par ses amis de revendre l’objet défectueux pour rentrer dans ses fonds. Au pire, pense-t-il, le nouvel acheteur fera comme lui et arnaquera quelqu’un à son tour. Malheureusement pour lui, il va tomber sur un dangereux prédateur qui n’entend pas le laisser s’en tirer comme ça.

Au fil des pages, nous découvrons la vie de nos trois amis, pas vraiment drôle, mais leur amitié réchauffe tout. L’ambiance est pesante. Et surtout, nous devenons les spectateurs impuissants du drame qui se met en place, inexorablement. On sent que cela va très mal finir, qu’il aurait fallu peu de chose pour que cela se passe autrement. Chaque acte que nous accomplissons, chaque décision que nous prenons, ont une conséquence et Alphonse, Manal et Johan accumulent les mauvais choix. Avec un diabolique savoir-faire, Christian Guillerme fait monter l’angoisse jusqu’à la fin que j’ai trouvée d’une ironie mordante.

Je remercie Joël ainsi que les Éditions Taurnada pour l’envoi de ce service presse. « Transaction » est le second livre que je lis de Christian Guillerme et je n’ai pas été déçue de ma lecture. Ses personnages nous ressemblent, nous pourrions tout-à-fait être Alphonse, Manal ou Johan ou bien ils pourraient être nos voisins. Rien de plus banal qu’une petite annonce et là encore, nous pouvons nous reconnaître dans cette situation. Et puis soudain, tout bascule. « Transaction » est un thriller qui se lit facilement, les chapitres sont courts, les pages se tournent toutes seules car je voulais absolument connaître la suite : un véritable page turner que je vous recommande.

 

9,90 € - Format papier - 256 pages - ISBN 978-2-37258-090-8
5,99 € - Format EPUB / KINDLE - ISBN 978-2-37258-091-5

Disponible en ligne et en librairie sur : Fnac, Decitre, Cultura, Furet du Nord, Gibert, Espace Culturel E.Leclerc, Place des Libraires, Leslibraires.fr, Chez mon libraire, Libraires Ensemble, Lalibrairie.com, Librairies indépendantes, Amazon, etc.

RER Paris ligne A

 

 

 

Action cam

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Satanisme, #Sorcellerie, #Occultisme, #Ésotérisme, #Inquisition, #Schizophrénie

Résumé :

Après une catastrophique opération conjointe avec la brigade des stups, lors de laquelle son meilleur ami et collègue se fait abattre, Jason Cusack, capitaine de la brigade criminelle de Paris, dépressif depuis son divorce, est suspecté d’avoir dérobé deux sacs de sport contenant au total 500 000 € en espèces, appartenant à un gros trafiquant.

Mis à pied après une enquête de l’IGPN, Jason est réintégré au bénéfice du doute. Pour l’éloigner de Paris, il est muté au SRPJ de Bordeaux où il se retrouve affecté aux homicides.     

Un meurtre a été commis sur le bassin d’Arcachon dans des circonstances effroyables, et Cusack doit assister un officier de la Section de Recherches à cause du manque d’effectifs.

Au cours de l’enquête, il devra redoubler d’efforts pour arrêter un coupable insaisissable et convaincre la hiérarchie de son innocence.

Mais dans l’ombre, des forces occultes se liguent contre les enquêteurs…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Diaboliquement retors et addictif !

Un instant d’inattention, un moment d’absence et tout bascule… sans retour en arrière possible. Son collègue et meilleur ami, Olivier Santini, est abattu et lui, un flic intègre, douze ans de service irréprochable à la Crim, se retrouve accusé de « complicité d’homicide, corruption passive avérée et vol caractérisé avec dissimulation de preuves. » Jason Cusack n’est qu’au début de sa descente en enfer. IGPN, relaxe faute de preuves, poursuite de l’enquête, renvoi ignominieux de la Crim et mutation disciplinaire au SRPJ de Bordeaux, s’ajoutent à un divorce malheureux qui l’a conduit au bord du suicide. Dès le début de "Diabolica", Gilles Milo-Vacéri nous fait vivre un tsunami d’émotions. J’ai été bouleversée par l’injustice qui frappe Jason car je n’ai aucun doute sur son innocence. Cela m’a rappelé de très mauvais souvenirs, quand tout s’effondre, qu’il ne reste plus rien. Jason m’a touchée en plein cœur. Heureusement, il peut compter sur le soutien de son divisionnaire, Jacques Gravière, qui ne doute ni de lui, ni d’Olivier, et qui les défend envers et contre tous. Cela nous donne une autre belle séquence d’émotions et d’humanité qui m’a mis la larme à l’œil. Son nouveau divisionnaire, Richard de Guilhem, est également une belle personne. Dès son arrivée, Jason n’a guère le temps de se poser et il se retrouve à enquêter sur un meurtre atroce à Arcachon et travailler avec la Section de Recherches de Bouliac. Il va se trouver sous les ordres du lieutenant Gina Bartoli, une femme de caractère, d’origine corse, qui ne s’en laisse pas conter.

Je remercie Anita Berchenko et les Éditions du 38 pour l’envoi de ce service-presse. Une fois de plus, Gilles Milo-Vacéri nous offre un thriller particulièrement addictif, avec une intrigue ciselée, une écriture soignée et des personnages percutants. Ce que j’aime chez cet auteur, c’est qu’il crée toujours des personnages d’une profonde humanité, avec de belles valeurs, des idéaux, un courage à toute épreuve et il sait nous les rendre attachants. De plus, il ancre son récit dans la réalité et n’hésite pas à nous parler des problèmes que rencontrent les Forces de l’Ordre, manque d’effectif, de moyens financiers, de matériel performant… S’il est doué pour créer des personnages attachants, il l’est tout autant pour en créer d’antipathiques qu’on adore détester. Il joue avec nos sentiments de façon magistrale. "Diabolica" nous présente une série de femmes vénéneuses et dangereuses, au physique séduisant mais au cœur d’une noirceur incroyable.

Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai de plus en plus apprécié Jason, sa délicatesse, sa sensibilité, son humanité. Gilles Milo-Vacéri nous fait ressentir, partager la douleur de ses personnages, la souffrance des familles confrontées à l’horreur de la mort d’un proche. Avec le lieutenant Gina Bartoli, ils forment un duo d’enquêteurs de choc, très sympathique et attachant.

Par contre, j’ai achoppé sur une scène de meurtre qui est d’un sadisme et d’une cruauté effroyables. Des semaines après ma lecture, j’ai encore l’impression de le voir se dérouler sous mes yeux. Jamais je n’ai autant souhaité que la mort vienne délivrer un personnage. Ce qui rend ces crimes insupportables, c’est la sympathie que j’éprouvais pour les victimes.et leur famille.

Jusqu’à la fin, l’auteur va nous envoyer sur de fausses pistes, faisant monter la tension et l’angoisse, entre sorcellerie, Moyen-Âge et dernières avancées de la Science. Et je n’ai pu éviter de frissonner à la lecture des dernières pages.

Conclusion : un thriller redoutablement efficace, addictif et angoissant qui ravira tous ceux qui aiment les enquêtes bien ficelées, les meurtriers d’une intelligence machiavélique, sans oublier la petite note de surnaturel et des personnages remarquables… Diabolica ne vous laissera pas insensible.

Les informations utiles

Parution : 16 avril 2021

Versions : numérique & broché

Pages : 344

Prix version numérique : 4,99 €

Prix version broché : 20,00 €

Les liens d’achat

Amazon Kindle : https://www.amazon.fr/Diabolica-Gilles-Milo-Vacéri-ebook/dp/B08VDL4CXL/

Amazon broché : https://www.amazon.fr/Diabolica-Gilles-Milo-Vacéri/dp/2374538311/

Kobo : https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/diabolica-3

Éditeur : https://www.editionsdu38.com/38-rue-du-polar/gilles-milo-vaceri/diabolica/

 

Difficile de trouver une raison de vivre quand toutes les fondations de votre vie se sont effondrées et que votre existence ressemble à une coquille de noix, perdue au milieu d’un océan en pleine tempête.

La douleur retourne tout sur son passage, à commencer par la raison, c’est bien connu.

L’imagination humaine est toujours fertile quand il s’agit de nuire à son prochain !

Arcachon

 

La ville d'Hiver d'Arcachon

 

Arcachon Résidence Marine

 

Arcachon – Jetée d’Eyrac – Carroussel

 

Boulevard de l'Océan, Arcachon

 

Dune du Pilat et de la célèbre forêt de pins Situé à La Teste

 

Malleus Maleficarum ou le Marteau des sorcières

 

 

Les sorcières de Salem

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Vengeance, #Trahison, #Cataphilie

Résumé :

Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l'écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place…
Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises…
Un thriller haletant où vont s'entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Vengeance et trahison au cœur d’un Lyon ésotérique

Tout d’abord, je remercie Joël et les Éditions Taurnada qui m’ont envoyé « Une Arête dans la gorge » en service presse au format numérique. Grâce à eux, j’ai découvert une face mystérieuse de la Ville des Lumières, Lyon.

Après un an et demi d’absence, le commandant Nathalie Lesage reprend du service à la Criminelle de Lyon et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas vraiment la bienvenue. Sa nouvelle commissaire, Pauline Clément, une véritable peau de vache, n’apprécie guère son arrivée et ne se gêne pas pour le lui faire sentir. Elle a décidé de la tenir à l’écart des deux brigades existantes et de lui confier une jeune recrue sortant tout juste de l’école, le lieutenant Cyrille Savage.

Heureusement pour elle, dès le premier jour, elle est appelée sur une scène de crime. Un médecin généraliste a été sauvagement massacré. Et ce premier meurtre sera suivi d’autres tout aussi horribles. Nathalie Lesage va se retrouver plongée dans une enquête difficile ; en plus de ses difficultés d’intégration, elle devra faire face à des sociétés secrètes mais aussi découvrir le Lyon historique, sans oublier le souterrain, avec ses catacombes et ses arêtes de poisson.

Une fois de plus, Christophe Royer m’a bluffée par son important travail de recherche, ce qui rend la lecture passionnante. Son écriture est fluide, efficace. Le rythme est soutenu et le suspense ainsi que les révélations durent jusqu’à la fin. C'est simple, une fois qu'on a terminé un chapitre, on n'a qu'une envie, lire le suivant.

Le commandant Nathalie Lesage est une femme de caractère, très intéressante par ses fragilités. J’ai énormément apprécié son attention et sa gentillesse envers son co-équipier, le lieutenant Cyrille Savage, sa manière de lui apprendre le métier. Quant à Cyrille, c’est un estomac sur pattes et une personnalité attachante. Malgré sa jeunesse, il est d’une redoutable efficacité et son implication dans son travail vont faciliter l’intégration de Nathalie. Ils forment un duo de choc et Cyrille apporte une note de légèreté à l'enquête.

Et puis, il y a la ville de Lyon, qui est un « personnage » à part entière avec ses catacombes, le mystère de ses « arêtes de poisson ». L’auteur nous décrit cette ville de manière tellement vivante qu’on a l’impression d’y être. De plus, ses descriptions sont captivantes et donnent envie de découvrir par soi-même la Ville des Lumières et ses mystères.

J’ai été surprise de mon ressenti envers le meurtrier. Paradoxalement et malgré l’horreur de ses actes, il m’a touchée et je n’ai pu m’empêcher de le plaindre, non que j’approuve ses crimes mais sa détresse ne m’a pas laissée insensible.

« Une Arête dans la gorge » est le second opus où apparaît le commandant Nathalie Lesage. Même s’il peut se lire séparément, je pense qu’il vaut mieux d’abord lire « Lésions intimes » pour mieux l’apprécier. En conclusion, un thriller addictif impossible à lâcher que je recommande à tous ceux qui aiment les bons thrillers.

10,95 € - Format papier - 384 pages - ISBN 978-2-37258-082-3
6,49 € - Format EPUB / KINDLE - ISBN 978-2-37258-083-0

Lyon

 

Lyon

 

Hôtel de Police Marius Berliet

 

Le Vieux Lyon et ses traboules

 

Les traboules

 

La franc-maçonnerie à Lyon

 

 

 

 

Souterrain de l'Intrépide

 

Arête de poisson

 

Feuilles de coca

 

Véhicule blindé

 

La Croix-Rousse

 

La Bodeguita Cubana

 

La Bodeguita Cubana

 

Les Sarrazinières

 

L’église Saint-Bernard

 

L'église Saint Bernard

 

le réseau des Fantasques

 

Le Gros Caillou

 

La galerie du Gros Caillou

 

Le souterrain des ossements

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Thriller psychologique, #Jalousie, #Vengeance, #Mensonges, #Jumeaux

Résumé :

La jeune Maya, une rousse sulfureuse, tombe en panne un soir d’été devant la grille de la Giraudière, un manoir perdu en pleine campagne tarnaise. Elle y est accueillie.

Mais, à peine installée dans cette étrange demeure où vit la famille Rascol, la « belle aux yeux de chatte » va jouer de sa séduction pour exacerber tous les conflits latents. Aucun membre de cette grande fratrie n’échappera à son emprise.

Quelques jours plus tard, elle disparaît de façon subite et inexpliquée… Avec les taches de sang laissées sur le tapis et les murs, sa chambre a tout d’une scène de crime.

Qu’est-il advenu de Maya ?

Une intrigue psychologique où jalousie et vengeance distillent un suspense angoissant.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

 

Une intrigue diabolique aux multiples rebondissements et une fin hallucinante.

Je remercie Babelio Masse Critique ainsi que les Éditions L’Archipel pour l’envoi de ce service presse dont la lecture m’a captivée.

Comme tous les ans, tous les membres de la famille Rascol se retrouvent au manoir familial au grand déplaisir de Stéphane qui y habite toute l’année et qui voit sa tranquillité troublée durant les vacances d’été. Stéphane est un écrivain qui a rencontré un énorme succès à la sortie de son premier roman. Depuis il s’est montré incapable d’écrire un nouveau best-seller. Son frère Frédéric est un avocat de renom, marié à Valérie, une femme superficielle qui fait tout son possible pour retarder les méfaits de l’âge. Ils sont les parents des jumeaux, Marion et Hugo. Tous les deux ne brillent guère dans leurs études et Marion vient de rater de peu son agrégation. Son autre frère, Clément, employé des Pompes Funèbres, est considéré comme le raté de la famille. Il a épousé Agnès et ils forment un couple heureux en ménage. Mathieu, leur fils, est un surdoué de vingt-deux ans qui vient de passer avec succès le concours de l’internat en médecine. Seuls Clément, Agnès et Mathieu sont des personnages sympathiques et attachants. Tous les autres se montrent vraiment détestables.

L’ambiance qui est déjà tendue va se détériorer avec la rencontre d’Hugo avec Maya, rousse flamboyante à la beauté envoûtante, sosie de Vivien Leigh qui joue Scarlett dans « Autant en emporte le vent ». Maya se trouve immobilisée par la panne de sa voiture non loin du manoir Rascol. Hugo l’invite à y résider le temps que prendra la réparation du véhicule. En l’introduisant dans sa famille, Hugo ignore qu’il vient de faire pénétrer le loup dans la bergerie. Maya est une redoutable manipulatrice, d’une intelligence supérieure et qui, malgré sa jeunesse, a une grande connaissance de la psychologie humaine. L’ambiance qui n’était déjà pas bonne va rapidement se détériorer. Elle va tisser sa toile telle une araignée diabolique et jouant de sa séduction, va monter les membres de la famille Rascol les uns contre les autres, dévoilant les haines et jalousies latentes. Aucun des membres ne lui échappera jusqu’à ce qu’elle disparaisse mystérieusement, ne laissant derrière elle qu’une mare de sang, laissant supposer le pire.

« Écrit dans le sang » est un thriller psychologique qui se dévore et je ne suis pas ressortie indemne de ma lecture. Edmonde Permingeat joue avec nos nerfs, multiplie les fausses pistes et rebondissements. Bien que la majorité des personnages soient antipathiques, il m’a été impossible de lâcher ma lecture tant j’étais subjuguée par l’intrigue et impressionnée par le savoir-faire de l’auteure. C’est incroyable la vitesse à laquelle monte la violence. Les caractères se dévoilent et les failles de chacun se révèlent impitoyablement. Le suspense est époustouflant, l’écriture limpide et simple, les scènes décrites sont d’une grande puissance et ne m’ont pas laissée indemne. L’émotion et l’angoisse ne cessent d’aller crescendo jusqu’à la fin qui est tout simplement hallucinante.

Je ne connaissais pas Edmonde Permingeat mais, « Écrit dans le sang » m’a donné envie de découvrir ses autres ouvrages et de la suivre. Honnêtement, je vous invite à le lire et à vous faire votre propre opinion.

Les informations utiles

  • Parution : 9 juillet 2020
  • Versions : numérique et broché
  • Pages : 416
  • Prix version numérique : 14, 99 €
  • Prix version brochée : 20 €

Les liens d’achat

  • Amazon Kindle : https://www.amazon.fr/%C3%89crit-dans-sang-Edmonde-Permingeat-ebook/dp/B087Z23973/
  • Amazon Broché : https://www.amazon.fr/%C3%89crit-dans-sang-Edmonde-Permingeat/dp/2809828296/
  • Kobo : https://livre.fnac.com/a14062579/Permingeat-Edmonde-Ecrit-dans-le-sang?NUMERICAL=Y#bl=FA_ebook
  • Éditeur : http://www.editionsarchipel.com/livre/ecrit-dans-le-sang/

 

Vivien Leigh dont Maya est le sosie.

 

Vivien Leigh, Scarlett O'Hara dans "Autant en emporte le vent"

 

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Résumé :

En Bretagne, près du Yeun Elez, un chasseur de fantômes se volatilise au cours d’une enquête, deux enfants disparaissent et un homme est crucifié puis battu à mort.

Le procureur s’affole et appelle le commandant Gerfaut en renfort. Quand celui-ci apprend que cette terre de légendes est aussi appelée la porte de l’enfer, il sait qu’il va affronter l’improbable, à commencer par le secret de la citadelle des maudits.

Habitué aux tueurs sadiques et à défier l’invisible, Gerfaut s’attend au pire.

Malheureusement, il y a toujours un pire au pire…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Un très grand Gerfaut !

Tout d’abord un immense merci aux Éditions du 38 pour leur confiance et l’envoi de La Citadelle des Maudits en service presse. Mention spéciale pour la beauté de la couverture. Anne-Eléonor Olivier qui a réalisé la couverture est une véritable artiste. Elle a su rendre admirablement l’atmosphère du livre.

Huelgoat

Rien ne va plus dans le petit village breton de Huelgoat. Cela a commencé par la disparition d’une jeune femme, puis ce sont deux enfants que l’on ne retrouve plus sous leur tente au réveil. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’un retraité qui promenait son chien a découvert le cadavre d’un homme crucifié et battu à mort. Nous sommes en juillet 2020, les forces de l’Ordre sont en sous-effectif et débordées. Le procureur fait appel à Gabriel Gerfaut, l’as des As de la Crim, spécialiste des tueurs en série et de toutes les affaires bizarres et tordues.

Cette dixième enquête du commandant Gabriel Gerfaut se situe donc en Bretagne, plus précisément dans le magnifique village de Huelgoat et sa forêt légendaire. Irina Rozanoff-Gorski, jeune femme slave aussi belle qu’intelligente, a pour son malheur épousé Yves Bellec, un riche armateur breton très doué pour les affaires. Il a hérité d’un château, le château de Rupenn, plus communément appelé par les gens de la région, la Citadelle des Maudits, et il en a fait son domicile.

Dans le château, Irina doit faire face à tout un tas de faits angoissants : déplacements d’objets, clés qui disparaissent, sensation d’une présence, portes qui s’ouvrent seules, ombres, murmures de voix, bruits de pas, rires malveillants, et pire encore… Bien qu’elle soit une femme forte et équilibrée, elle en a perdu le sommeil et a dû se résoudre à prendre des somnifères et des anxiolytiques. Quant à son mari, il ne sait que se moquer d’elle et la faire passer pour folle. C’est un homme détestable, grossier, odieux, qui la trompe sans vergogne. Irina qui n’en peut plus a quand même obtenu de lui l’autorisation de faire venir une équipe de scientifiques, « chasseurs de fantômes », spécialistes du paranormal, pour étudier les phénomènes et établir si le château est hanté ou non.

Avec La Citadelle des Maudits, Gilles Milo-Vacéri nous offre un thriller paranormal époustouflant, avec une enquête ciselée où chaque fait a son importance. Rien n’est gratuit dans son écriture. Tout est organisé à la manière d’un puzzle où chaque pièce a sa place bien définie. L’une des marques de l’auteur est l’humour que l’on rencontre dans les réflexions, les dialogues, qui apporte une note de légèreté à un scénario angoissant, fertile en rebondissements dramatiques.

Gilles Milo-Vacéri est aussi doué pour créer des personnages attachants que d’autres parfaitement odieux. Yves Bellec est détestable et j’ai vraiment eu envie de l’étrangler plusieurs fois durant ma lecture tellement il est abject.

Comme toujours, j’ai été impressionnée par tout le travail de recherches effectué par Gilles. À le lire, j’ai eu l’impression qu’il était lui-même un chasseur de fantôme chevronné. De plus, il maîtrise à la perfection l’art du page-turner : une fois le livre commencé, il est pratiquement impossible de le lâcher avant d’être arrivé à la dernière page, ce qui me vaut à chaque fois une nuit blanche.

Son équipe de chasseurs de fantômes brille par le professionnalisme et le sérieux de ses membres. Ils cumulent les diplômes et spécialisations. De plus, ils sont attachants et leur amitié fait chaud au cœur, surtout en ce qui concerne deux de leurs membres. J’ai été vraiment touchée par l’inquiétude et la souffrance de Mateo.

Les policiers et gendarmes qui sont sur l’enquête donnent également un magnifique témoignage de dévouement et d’empathie. Quant à l’amitié qui règne entre certains d’entre eux, elle est des plus sympathiques et leur fait honneur.

Gabriel Gerfaut et son équipe font leur apparition environ au tiers du livre. Gilles Milo-Vacéri a pris soin de bien mettre en place ses personnages ainsi que l’intrigue. C’est avec joie que j’ai retrouvé mon enquêteur préféré ainsi que sa compagne et âme damnée, Adriana Guivarch, et leur coéquipier, Paul Castani. À eux trois, ils forment une équipe soudée où l’amour, l’amitié et le respect ne sont pas de vains mots.

Suivre le commandant Gerfaut dans une enquête, c’est plonger dans un savoir-faire unique en son genre. Malgré un caractère de cochon, c’est quelqu’un d’adorable, d’une grande simplicité et d’une humilité et sincérité incroyables. Il n’hésite pas à reconnaître quand il a peur. Il carbure au café, ne prend jamais de notes et enregistre tout dans « ses petits tiroirs ». Il se souvient de tout, discerne des éléments qui échappent à tout le monde et en tire les conclusions qui s’imposent. Généralement il a plusieurs coups d’avance sur tous les enquêteurs et quand il nous révèle enfin la vérité et ce qui l’a conduit à cette réflexion, on se dit « mais oui, bien sûr… » En plus de ses petits tiroirs, Gabriel a un radar à danger : les fourmis dans sa nuque. Il déteste le code de procédure avec lequel il prend de grandes libertés et a son dossier spécial à l’IGPN qui a renoncé à le poursuivre. Il déteste la politique et une majorité d’hommes politiques et ne se laisse arrêter par rien ni personne. Malheur aux arrogants et hommes pleins de suffisance ! Sa confrontation avec un Yves Bellec irrespectueux, imbu de lui-même et grossier, est jubilatoire. Seule Adriana parvient à le canaliser ; elle lui est d’une aide indispensable. Quant à Paul Castani, le dernier arrivé, il s’est fait une place de choix dans ce trio. Il se conduit en véritable gentleman, on le découvre davantage dans cette enquête : sympathique, attachant, touchant.

En ce qui concerne l’enquête, j’en dirai très peu pour ne pas vous gâcher la surprise. Comme l’a écrit l’auteur dans son résumé, « Malheureusement, il y a toujours un pire au pire… » Gerfaut va se trouver face à un tueur atypique qui ne rentre pas dans les schémas habituels et dont les crimes sont de plus en plus atroces, bestiaux, barbares. Les disparitions et les meurtres s’enchaînent, le ou les mobiles sont difficiles à trouver, aucun témoin, des suspects inexistants et pour ne rien arranger, une météo désastreuse.

Un des points forts de Gabriel Gerfaut, parmi tant d’autres, c’est sa technique d’interrogatoire. Honnêtement, c’est de la torture psychologique. J’avais beau détester son suspect, je n’ai pas pu m’empêcher de le plaindre, d’éprouver de la pitié pour lui. Et pourtant… Bravo monsieur Gilles Milo-Vacéri, non seulement vous brouillez les pistes mais en plus vous êtes arrivé à me retourner le cerveau.

Jusqu’au bout, le sort va s’acharner sur nos enquêteurs et ce diable d’auteur arrive à nous bouleverser jusqu’à la fin. Et quand enfin le commandant Gerfaut nous explique les tenants et aboutissants de l’enquête, que nous avons tous les éléments, je me suis retrouvée avec un cas de conscience pratiquement insoluble. À ce jour je ne l’ai toujours pas résolu. Gilles Milo-Vacéri est un maître ès pirouettes !

En conclusion, La Citadelle des Maudits est un grand Gerfaut. En plus il me semble que cette enquête marque un tournant, je peux me tromper et les enquêtes suivantes me confirmeront mon impression ou pas. Je ne peux que vous recommander sa lecture. J’irai même plus loin, je vous recommande toute la série. Certes chaque livre est indépendant et peut être lu séparément, mais les lire dans l’ordre vous donnera l’occasion de suivre l’évolution des personnages. J’avoue que je les aime tous et que je les retrouve comme des amis très chers qui me manquent lorsque j’ai tourné la dernière page.

Les informations utiles

Parution : 25 septembre 2020

Versions : numérique & broché

Pages : 432

Prix version numérique : 6,99 €

Prix version broché : 22,00 €

Les liens d’achat

○ Amazon Kindle : https://www.amazon.fr/citadelle-maudits-enquêtes-commandant-Gabriel-ebook/dp/B08DNSG7HV/

○ Amazon broché : https://www.amazon.fr/Citadelle-maudits-Enquêtes-commandant-Gabriel/dp/2374537889/

○ Kobo : https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/la-citadelle-des-maudits

○ Éditeur : https://www.editionsdu38.com/38-rue-du-polar/gilles-milo-vaceri/la-citadelle-des-maudits/

 

 

Yeun Elez... les portes de l'enfer

 

La forêt légendaire de Huelgoat

 

Huelgoat dans le Finistère

 

Huelgoat et son lac

 

Salle d'armes

 

 

 

Le lac Saint Michel

 

 

Les marais de Yeun Elez

 

Dessin de l'ankou, sa charrette et sa faux

 

Pension Mirabelle

 

Chapelle Saint Michel, Mont Saint-Michel de Brasparts

 

Oubliettes

 

Chambre de torture médiévale

 

Chambre de torture

 

Marion du Faouët

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Suspense, #Angoisse, #Chasse à l'homme, #Violence, #Urbex, #Exploration urbaine

Résumé :

Contre une belle somme d'argent, quatre jeunes passionnés d'urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.
Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…
Et très vite comprendre qu'ils n'auraient jamais dû accepter cette proposition.
JAMAIS 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un excellent thriller, intense, captivant, haletant...

 

La première chose que j’ai faite, c’est rechercher ce qu’était l’urbex. Voici ce que j’ai trouvé sur Wikipédia : « L’exploration urbaine, abrégé urbex (de l'anglais urban exploration), est une activité consistant à visiter des lieux construits et abandonnés par l'homme, mais cette pratique inclut également la visite de lieux interdits, cachés ou difficiles d'accès, tel que des tunnels de métro, des catacombes, des chantiers de constructions/rénovations et des rooftop (sommets d'immeubles, monuments »

Quant au titre, « Urbex sed Lex », il s’agit de la devise de nos quatre personnages principaux qui, pour eux, signifie « L’Urbex c’est la loi ». Puis je me suis plongée dans ma lecture et j’ai été incapable de m’arrêter avant la fin tant j’ai été captivée par l’intrigue. Cela a commencé très fort. Quelqu’un, on ignore qui, fuit désespérément des poursuivants dont on ignore le nombre et qui ils sont. On sait seulement qu’il a ouvert un email et qu’une somme d’argent lui était proposée. Cela se termine très mal pour lui puisqu’il est rattrapé par ceux qui le traquaient et qu’il fait une chute qui ne peut qu’être mortelle.

Alors quand ensuite j’ai fait la connaissance de deux couples d’amis, Chloé et Théo, Carine et Fabrice, qui se voient proposer par email 8 000 euros chacun pour passer la nuit dans un endroit qui leur sera indiqué s’ils acceptent le défi, je n’ai pu qu’angoisser à leur sujet. Ces quatre jeunes, pleins de joie de vivre, bons vivants, sont très sympathiques et attachants, ce qui rend encore plus inquiétante leur décision de relever le défi. Même si j’ai appris que Carine et Fabrice pratiquaient depuis plusieurs années un sport de combat et que Théo était professeur d’éducation physique et avait une carrure de rugbyman, impossible de ne pas craindre le pire pour eux. Je suis donc restée scotchée à ma lecture.

Le lieu où ils sont envoyés est un immense sanatorium situé à Dreux, encore appelé clinique Laennec, connu pour ses légendes urbaines de malédictions et manifestations surnaturelles. Le décor est planté, l’aventure peut commencer. Christian Guillerme, nous offre un suspense époustouflant et il fait monter l’angoisse petit à petit. Il va nous réserver des surprises jusqu'au dernier chapitre. Ses descriptions sont documentées et d’autant plus réalistes qu’en faisant des recherches, j’ai découvert que cette clinique Laennec existait réellement et après avoir visionné les images et film trouvés sur le web, je n’ai eu aucun mal à me mettre dans la peau de nos héros et à trembler avec et pour eux Brrr ! l’auteur ne les ménage pas. Réussiront-ils à s’en sortir ? Rien n’est moins sûr. Une chose est certaine : très vite, ils se rendent compte qu’ils ne sont pas seuls dans ce sanatorium et que leur vie est en jeu.

Je remercie chaleureusement Joël ainsi que les Éditions Taurnada pour l’envoi de ce service presse dont l’action m’a tenue en haleine du début à la fin. Grâce à « Urbex Sed Lex » j’ai découvert un monde dont j’ignorais tout. Chloé, Théo, Carine et Fabrice sont des passionnés et on ne peut que les suivre et les comprendre. Mais ils vont devoir se confronter à un ennemi redoutable, impitoyable. Ce thriller de Christian Guillerme m’a totalement séduite et j'en suis ressortie les nerfs en pelote tellement j'avais été prise par l'action. Il s’agit de son second roman et je me suis empressée de me procurer son premier ouvrage car j’ai vraiment apprécié ma lecture. Un auteur à suivre, je vous le recommande.

 

Les liens d'achat :

  • Amazon kindle : https://www.amazon.fr/Urbex-Sed-Lex-Christian-Guillerme-ebook/dp/B088MFN74F/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&crid=3EM7YBW1T52FQ&dchild=1&keywords=urbex+sed+lex&qid=1599154544&s=books&sprefix=Urbex%2Cstripbooks%2C185&sr=1-1
  • Amazon broché : https://www.amazon.fr/Urbex-Sed-Lex-Christian-Guillerme/dp/2372580701/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=1599154544&sr=1-1

 

Sanaorium de Dreux

 

Sanatorium de Dreux

 

Sanatorium de Sreux

 

Les escaliers de la maison de repos pour femmes

 

Sanatarium de Dreux

 

« le pavillon Koch, l’un des bâtiments mouroirs des tuberculeux en phase terminale. »

 

Pavillon Pasteur

 

Le sanatorium de Dreux

 

Sanatarium de Dreux

 

Le château d'eau du site

 

 

Fay Wray Les chasses du comte Zaroff

 

Fay Wray King Kong

 

La rotonde

 

Le château d'eau

 

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Résumé :

14 janvier 2020. 

À Amiens, le corps mutilé d’une adolescente est découvert, accompagné d’un message exigeant que le commandant Gerfaut mène l’enquête personnellement. Celui-ci se rend donc de toute urgence sur les lieux. Le tueur publie alors une lettre ouverte dans laquelle il annonce qu’il va sacrifier douze vierges. Pour chacune, il écrira une énigme indiquant où sera déposée la prochaine victime. 

Gerfaut comprend qu’il affronte un dangereux illuminé. Furieux, il se jette dans la bataille, bien décidé à stopper la sinistre série.  

Pourtant, jour après jour, les cadavres s’entassent et l’assassin court toujours…

Chronique Coup de  cœur : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un tueur machiavélique, une enquête à énigmes qui fait froid dans le dos, un grand Gerfaut !

Dès les premières lignes, Gilles Milo-Vacéri nous plonge dans l’horreur et il faut avoir le cœur bien accroché pour lire le prologue. J’en suis ressortie nauséeuse. Nous assistons à l’enlèvement d’une adolescente de seize ans, Mathilde, violoniste virtuose, et j’ai été bouleversée par cette vie si pleine de promesses qui allait être fauchée de la plus cruelle et monstrueuse façon par la folie d’un tueur diabolique. Ce psychopathe schizophrène se voit comme l’Élu de Dieu qui lui parle et lui dicte sa conduite. J’ai vraiment eu envie de vomir à la lecture de ses pensées et de ses actes. Heureusement que par la suite, on lui donne moins la parole car je n’aurais pas pu continuer et je salue tout le talent de l’auteur qui sait à merveille jouer avec nos sentiments. Je me suis d’ailleurs demandé comment quelqu’un de si gentil pouvait créer des scènes si abominables.

Heureusement, dans le premier chapitre, nous retrouvons l’as de la Crim, le spécialiste des tueurs en série, le commandant Gabriel Gerfaut et il nous offre une surprise de taille. Lui, le réfractaire à toute convocation, surtout lorsqu’il s’agit des séances trimestrielles de tir obligatoires, s’est présenté au stand de tir et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il sait bien tirer. En quelques paragraphes, j’ai retrouvé tout l’humour de Gilles et la profonde complicité qui unit Gerfaut à son équipe. Que du bonheur ! Répondant à l’appel du Vieux, surnom affectueux donné au commissaire divisionnaire Gustave Marcelli, Gerfaut ne peut s’empêcher de le titiller. Mais il va bien vite perdre sa bonne humeur en découvrant les clichés du cadavre de Mathilde et le message que le meurtrier lui adresse. Celui-ci a assassiné Mathilde pour le faire venir à Amiens  et annonce déjà un second meurtre. Gabriel est fou de rage et son divisionnaire craint qu’il ne mette Amiens à feu et à sang. Adriana parviendra-t-elle à le retenir ou du moins à le modérer ?

Autant l’histoire est sombre, autant le style de l’auteur est clair, lumineux. Il colle à l’action et j’ai eu l’impression d’assister au déroulement d’un film. J’ai été immédiatement happée par l’histoire et je n’ai pas pu lâcher mon livre avant la fin, comme toujours avec Gilles Milo-Vacéri. Il maîtrise à merveille l’art du suspense, des rebondissements. Ici j’ai  été impressionnée par le nombre et la diversité des lieux de crime — de toute beauté les lieux et cela rend les assassinats encore plus choquants — et plus que tout par les énigmes que le tueur laisse sur les corps afin d’indiquer le lieu où reposera sa prochaine victime. Respect Monsieur l’Auteur, c’est du grand art ! Et je suis dans l’admiration pour tout le temps consacré au travail de recherche et pour l’intelligence vraiment machiavélique qui a présidé à l’élaboration des énigmes…

Le commandant Gerfaut se bat contre un tueur d’une intelligence redoutable qui le met en échec. En effet, malgré tous ses efforts et ceux de son équipe, il ne parvient pas à le stopper. Le profil qu’il en a dressé est impressionnant de vérité et ce n’est plus une course contre la montre mais une course contre la mort qui s’engage. Gerfaut, habité par une colère qui ne cesse de grandir et une culpabilité pire encore,  va atteindre des sommets de mauvaise foi, prendre tous les risques au mépris de sa sécurité, se montrer plus teigneux que jamais. Et dans le même temps, je n’ai pu qu’admirer sa générosité, sa profonde humanité, sa compassion envers les parents des victimes. À travers Gabriel Gerfaut, l’auteur aborde avec finesse et délicatesse des sujets de société tels que le manque de moyens, de reconnaissance, d’effectifs auxquels doivent faire face les forces de l’Ordre ainsi que les limites de la Justice mais aussi la situation douloureuse et scandaleuse des SDF.

Avec ce tueur, l’auteur nous plonge dans la folie la plus abjecte. Celui qui se fait appeler Aldo Aïbiri est vraiment un grand, très grand malade. À vomir. « Schizophrène à tendance paranoïde et délire d’illumination religieuse », il semble en vouloir personnellement à Gerfaut. Et si un tueur en cachait un autre ? En même temps, on a beau se dire qu’il s’agit d’une fiction, on ne peut s’empêcher de penser que souvent la réalité dépasse la fiction. C’est ce qui rend la lecture du Sang des douze Vierges si prenante et bouleversante. Comment ne pas avoir le cœur broyé devant ces vies fauchées si injustement, la douleur, l’angoisse et puis l’effondrement des parents ? Comment ne pas bouillir de frustration devant les rebondissements et fausses pistes que multiplie l’auteur ? Et peut-être le pire, comment ne pas avoir envie de bafouer la loi et faire justice soi-même ?

Cette neuvième enquête du commandant Gabriel Gerfaut est pour moi l’une des plus prenantes et des plus compliquées. N’y manque même pas la touche de surnaturel propre à Gilles Milo-Vacéri. Intense, machiavélique, ce thriller nous fait ressentir à l’instar de ses personnages des émotions puissantes, décapantes. Tout est disséqué, ciselé par l’écriture de l’auteur qui nous a entraînés tellement loin que je ne peux que me demander comment il va faire pour que la suite soit dans la continuité.

Les liens d’achat

 

La fontaine Saint-Cyr Pont-de-Metz

 

Amiens, rue des Cordeliers, square Pierre-Marie-Saguez, vestiges de l'ancien couvent des Franciscains dit des Cordeliers

 

Église Notre Dame de la Nativité, Saveuse

 

Dague fantasy Dragon

 

Cathédrale Notre-Dame d'Amiens

 

Cathédrale d'Amiens

 

Nef de la Cathédrale d'Amiens

 

Retable Cathédrale d'Amiens

 

Chapelle Saint Pierre et Saint Paul - Cathédrale d'Amiens

 

Menhir de Dreuil-lès-Amiens

 

La tombe de Jules Verne au cimetière de la Madeleine à Amiens

 

Maison de Jules Verne

 

Église Saint-Pierre de Poulainville

 

Abbatiale Saint Pierre de Corbie

 

Église Saint Vincent de Bertangles

 

L'apothéose de Jeanne d'Arc Église St Jean Baptiste à Allonville

 

L'apothéose de Jeanne d'Arc

 

Église Saint Jean-Baptiste à Allonville

 

Cirque Jules Verne - Amiens

 

Cirque Jules Verne

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Enquête, #Gerfaut, #Gilles Milo-Vacéri, #Thriller, #Suspense

Résumé :

24 décembre 1999

Fraîchement émoulu de l’école de police où il a excellé, le lieutenant Gabriel Gerfaut a choisi la prestigieuse Brigade Criminelle de Paris pour y faire carrière. Depuis quatre mois, sous les ordres du capitaine André Gramont, alcoolique et déjà aigri, il ronge son frein en préparant le café ou en tapant les Procès-Verbaux interminables de son supérieur.

En cette veille de Noël, quand le commissaire divisionnaire Gustave Marcelli débarque dans le service, son destin va basculer…

Découvrez les premiers pas du célèbre commandant Gabriel Gerfaut au 36 Quai des Orfèvres, le héros à l’origine de la série best-seller.

Ce court roman explique pourquoi Gerfaut est devenu un spécialiste des tueurs en série, d’où lui viennent ses fameux petits tiroirs et comment sa méthode d’investigation, très éloignée du Code de procédure, a vu le jour. Un bond dans le passé, au moment où Gabriel Gerfaut a quitté l’armée et entre dans la police, à la Brigade Criminelle.

Chronique : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un régal ! Les débuts de Gabriel Gerfaut et du commissaire divisionnaire Gustave Marcelli.

Avec « Premier Sang », Gilles Milo-Vacéri nous offre un magnifique cadeau : il nous fait faire un bond dans le passé et découvrir les premiers pas de celui qui va devenir le commandant Gabriel Gerfaut ainsi que ses débuts avec le commissaire divisionnaire Gustave Marcelli.

Nous sommes la veille de Noël 1999, Gabriel est un jeune lieutenant de 24 ans et cela fait quatre mois qu’il travaille au sein de la Crim, quatre longs mois durant lesquels son formateur l’a cantonné à la préparation du café, la recherche de papiers perdus et le classement des archives.

Mais en ce 24 décembre, tout va basculer. Sommé par le commissaire d’emmener avec lui son stagiaire, le capitaine Gramont  se rend sur ce qui semble être une scène de suicide. Et c’est lors de cette première intervention que Gerfaut va commencer à se révéler. « Rebelle, têtu, réfractaire à l’autorité et à cheval sur les valeurs humaines… », tels sont les mots choisis par Gustave Marcelli pour le caractériser.

« Premier Sang » répond à certaines questions que vous avez pu vous poser à la lecture de la série des Gerfaut. Il n’est encore que lieutenant mais déjà rien ne lui fait peur. Les hypocrites, les racistes, les homophobes et bien sûr les tueurs de tout poil vont l’apprendre à leurs dépens. Profondément humain, doté d’une mémoire prodigieuse, Gabriel commence à élaborer sa technique d’investigation si personnelle et à utiliser ses fameux petits tiroirs, tout ce qui fera de lui plus tard « le » spécialiste des tueurs en série.

Bien que court, j’ai retrouvé dans ce roman tout ce qui a fait le succès de la série : la qualité d’écriture de Gilles Milo-Vacéri, son humour, l’intrigue passionnante, les rebondissements, le suspense, les personnages attachants aux belles valeurs... Ce préquel ravira tous les fans de Gabriel Gerfaut et donnera certainement envie à ceux qui ne le connaissaient pas de découvrir toutes ses enquêtes.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Enquête, #Thriller, #Gerfaut, #Gilles Milo-Vacéri, #Bushido, #Japon, #Samouraï, #Katana, #Geisha, #Voie du Sabre

Résumé :

À la fin de l’année 1945, après la défaite du Japon contre les États-Unis, tous les sabres appartenant aux Japonais doivent être remis aux forces d’occupation américaines. C’est ainsi que le célèbre Honjo Masamune, un katana forgé au XIVe siècle, disparaît.

En juin 2019, le précieux sabre réapparaît à Paris dans une vente d’objets volés. L’ayant saisi, le gouvernement français décide de le rendre au Japon et invite la famille impériale. En attendant, le katana et les antiquités récupérées sont exposés au Louvre.

Lors du transfert du Honjo Masamune vers l’ambassade du Japon, un commando armé massacre l’escorte et le sabre est à nouveau dérobé. Le commandant Gerfaut et ses adjoints sont missionnés pour éviter l’incident diplomatique, mais des attentats sont commis contre la famille impériale.

Qui a volé le katana d’une valeur inestimable ? Qui veut assassiner le prince Daisuke ?

Gerfaut devra se familiariser avec le Bushido, le code d’honneur des samouraïs, pour affronter les fantômes surgis du passé…   

L'honneur du samouraï est la huitième enquête du commandant Gabriel Gerfaut.

Chronique : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Une plongée fascinante dans le Japon du « Bushido », de la « Voie du Sabre » et une enquête haletante, totalement addictive !

Je suis toujours bluffée par la capacité de Gilles Milo-Vacéri à nous faire voyager et à nous surprendre. « L’Honneur du Samouraï » nous entraîne  tout d’abord dans le Japon de 1945. Il nous relate un épisode très peu connu de la remise de tous les  sabres à l’armée américaine suite à la défaite du Japon. Puis de retour en 2019, le dépaysement est toujours aussi intense et il nous dévoile l’univers des geishas. À ma grande honte, j’ai réalisé mon ignorance ; je les assimilais plus ou moins à des prostituées de luxe alors qu’elles ne sont que noblesse, délicatesse et au service de l’Art.

 Les connaissances de l’auteur m’impressionnent et j’admire l’important travail de recherche effectué. Ainsi le personnage principal n’est autre que le katana Honjo Masamune, un katana légendaire qui a réellement existé et disparu en 1945. Je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour leur confiance et l’envoi de « L’Honneur du Samouraï » en service presse.

Le Honjo Masamune

Tout commence par la disparition du Honjo Masamune et sa découverte lors d’une saisie d’objets d’art volés. Il s’agit d’un trésor national japonais. Tout aurait pu bien se passer si la politique ne s’en était pas mêlée. Et en effet, ce qui devait être une « simple » restitution va se transformer en « piège » orchestré par les hommes politiques dans l’espoir de recevoir le premier ministre nippon et de le convaincre d’acheter des Airbus. Mais à malin malin et demi et l’empereur va avoir une idée géniale pour déjouer la ruse française : se rendre lui-même à la restitution et comme il n’a aucun pouvoir politique, pas question de discuter un éventuel contrat.

Armure de Tokugawa Ieyasu.

Comme il s’agit d’objets d’art, nous retrouvons le commandant Enzo Battista, le complice et ami de Gerfaut, ce qui nous promet plusieurs échanges savoureux. Les deux ensemble s’entendent comme personne pour faire tourner en bourrique leurs divisionnaires respectifs et cela pour notre plus grand plaisir. Humour garanti ! Mais tous deux ont un mauvais pressentiment, cette restitution fait sonner toutes leurs alarmes. Or, on peut leur faire confiance, cela va mal tourner, c’est sûr. Et très vite les choses vont se compliquer, le katana va de nouveau disparaître tandis que les mystères s’épaississent et que les tueurs semblent se multiplier. C’est une bataille contre la montre qui va s’engager dans laquelle les supposés commanditaires du vol ne cessent de s’ajouter. Plus que jamais Gerfaut va devoir user de ses petits tiroirs. Quant aux suspects, ils vont devoir faire face à un Gerfaut au mieux de sa forme. Pressé par le temps, il ne va pas faire dans la dentelle et sa technique d’interrogatoire est plus que limite mais ô combien efficace !

Kira, maître shinobi

 Je suis totalement accro aux enquêtes du commandant Gerfaut et plus généralement à tous les livres de Gilles Milo-Vacéri. J’ai été totalement happée par « L’Honneur du Samouraï » et l’ai lu d’une seule traite durant une nuit. Impossible de m’arrêter, je voulais absolument connaître la suite. L’écriture est fluide et la lecture coule de source. Les dialogues sont percutants, les scènes d’action à couper le souffle. Il y a du suspense, de l’humour, plein de rebondissements et une intrigue diabolique.

L’auteur a l’art de donner vie à des personnages hors du commun mais aussi profondément humains. Kenshin en est un exemple frappant avec sa noblesse d’âme, son code d’honneur mais aussi ses faiblesses qui le rendent tellement attachant. Par contre, le prince Daisuke représente tout ce que je déteste : la suffisance, l’arrogance de celui qui se croit au-dessus des autres et donc tout permis de par sa position. Quant à sa petite amie, Marumi, elle ne vaut guère mieux. Je n’en ai apprécié que davantage l’empereur du Japon Chôjiro et sa simplicité, son épouse, sa fille et son fils cadet, Eiji. Avec Kenshin, tous vivent l’esprit du Bushido, « code d’honneur des samouraïs, impliquant une manière de vivre selon des préceptes précis : intégrité, courage, compassion, respect, sincérité, honneur et loyauté. Aujourd’hui encore, ce modus vivendi est respecté par les familles nobles japonaises et au sein des grandes écoles d’arts martiaux. » C’est la marque de l’auteur de nous offrir des personnages auxquels on s’attache, qui ont de belles valeurs qu’ils mettent en pratique, mais qui en même temps sont pleinement humains, avec des faiblesses, des défauts, ce qui fait qu’on peut s’identifier à eux ou les prendre comme modèles. Le personnage qui m’a le plus touchée, c’est Kenshin. Je l’ai trouvé bouleversant. Avec lui, Gilles Milo-Vacéri nous fait entrer dans les traditions des samouraïs et nous fait partager des moments qui nous atteignent en  plein cœur. Il fait revivre la sagesse de la Voie du Sabre et nous donne envie de nous plonger dans son étude, de devenir meilleurs. À la fin du livre, je me suis sentie orpheline et c’est vraiment à regret que je l’ai terminé.

« L’honneur du Samouraï » dégage un charme étrange avec son immersion dans la sagesse nipponne. Il s’agit d’une des enquêtes les plus complexes de Gerfaut tant les ramifications sont multiples mais aussi une de celles qui nous donne le plus à méditer. Je ne peux que vous recommander de la lire et je gage que vous n’aurez qu’une envie, celle de découvrir toutes ses aventures.

 

Une geisha

 

Tokugawa Ieyasu, premier shogun de l'ère Edo, 1603 à 1605

 

Armure de Tokugawa Ieyasu

 

Le légendaire Katana Honjo Masamune Ozaki

 

Tokugawa Iemasa, le dernier possesseur du katana légendaire de Masamune Ozaki.

 

L’Oshigata, carte d’identité des sabres célèbres.

 

Un Samouraï maniant un tachi

 

Un hamon sur le fil d'un katana

 

Samouraï

 

Kira, maître shinobi

 

Armes de Kira

 

Les 7 vertus du Bushido

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Thriller psychologique, #FBI, #Serial Killer

Résumé :

Washington D.C. Des policiers découvrent le corps sans vie d'une jeune fille dans le sous-sol piégé d'une maison abandonnée. Elle est enfermée dans une cage suspendue. Avec elle, un chiot. Aux murs, d'étranges symboles mayas. Dans le sang de la victime, des traces de DTM, une drogue végétale que certains surnomment la molécule de l'esprit, une drogue rituelle d'Amazonie. L'affaire est immédiatement confiée à l'agent spécial Sayer Altair, spécialiste des neurosciences au FBI. D'autant que les premiers éléments de l'enquête apportent bientôt la preuve de l'existence d'une autre scène de crime et d'une autre victime. D'un autre cauchemar...

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Une intrigue diabolique, un tueur machiavélique, un page turner férocement addictif !

Je remercie les Éditions Pocket ainsi que Babelio Masse Critique qui m'ont permis de découvrir le premier livre d'Ellison Cooper et quel premier livre ! Il m'a valu une nuit blanche car, une fois commencé, je n'ai pas pu le lâcher. Cela commence très fort : deux policiers interviennent à l'adresse d'une maison suite à une plainte signalant une mauvaise odeur. Mais à l'intérieur, un piège les attend : un fusil actionné par un fil de détente. L'un d'eux y laissera sa vie et l'autre sera grièvement blessé. Lorsque les forces de police pourront pénétrer à l'intérieur, ils découvriront dans une cage le corps d'une jeune fille morte de déshydratation et un chiot à ses côtés. L'enquête est immédiatement confiée à Sayer Altair, une neuroscientifique, agent du FBI, qui étudie la neurologie de la violence sur les cerveaux de tueurs en série.

Disons-le de suite, ce livre est une véritable pépite et j'ai bien l'intention de découvrir les prochains ouvrages de l'auteure. Tous les éléments sont réunis pour nous rendre accros. L'intrigue est diaboliquement captivante. Le tueur est d'une intelligence redoutable et ne cesse de jouer avec les enquêteurs. Il multiplie les énigmes et les pièges mortels. Les éléments mystérieux abondent : présence de jeunes animaux auprès des victimes, utilisation d'un hallucinogène d'origine végétale que l'on trouve en Amazonie et traditionnellement utilisé par des shamans, glyphes d'origine maya...

L'agent spécial Sayer Altair est vraiment attachante et elle apporte une note d'humanité à une enquête éprouvante. Quant à sa grand-mère, c'est une sacrée personnalité. Les personnages secondaires sont très bien développés. J'ai particulièrement apprécié Ezra et j'espère le retrouver dans les prochains livres.

Quant au suspense, il vous réservera des surprises jusqu'au dernier chapitre. C'est un feu d'artifice de rebondissements, de fausses pistes et j'ai été totalement séduite par la plume de l'auteure. J'ai eu peine à croire qu'il s'agisse d'un premier roman tant l'écriture est aboutie : un véritable page turner.

Ellison Cooper est une auteure à suivre. Je pense qu'elle ravira tous les amateurs de bon thriller.

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