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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Articles avec #suspense catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Gilles Milo-Vacéri, #Suspense, #Littérature, #Policier, #Vengeance, #Enquête, #Mafia

Résumé :

Un autobus de la ville de Marseille est pris pour cible par deux terroristes. Fabian Galardino, commandant de la Crim, se rend sur les lieux et retrouve parmi les victimes le corps de son ex-femme. Deux jours après ce drame, Stan, le tueur en série qu’il avait arrêté, parvient à s’évader.

Pourquoi un tel carnage a-t-il été perpétré dans un bus ?

Comment Stan a-t-il pu disparaître si facilement et sans laisser de traces ?

Entre l’attentat, un deuil douloureux, Stan en cavale, plusieurs tentatives d’assassinat et un singulier trafic de stupéfiants, aidé par Sonia, une journaliste d’investigation, Fabian Galardino devra mener de front deux enquêtes difficiles et dangereuses qui le mèneront des bas-fonds marseillais jusqu’en Asie.

Alors que les apparences n’ont jamais été si trompeuses et les périls si nombreux, comment Fabian réussira-t-il à faire éclater la vérité ?

Après tout, on ne meurt qu’une fois...

Mon avis : ♥ ♥

Un thriller percutant et mortellement addictif.

Tout commence en France par le rendez-vous entre un mystérieux Libanais et deux Asiatiques pour parler d’une non moins mystérieuse opération nommée Cheval de Troie. Deux jours plus tard à Marseille, le commandant Fabian Galardino tout heureux s’apprête à revoir son ex-femme Isabelle dont il est toujours amoureux. C’est alors que tout le service est mobilisé sur le lieu d’une fusillade dans un bus. Fabian découvre Isabelle parmi les victimes. Complètement dévasté, il refuse d’être écarté de l’enquête. Mis en congés obligatoires par son divisionnaire, Fabian commence malgré tout ses recherches. Isabelle était la dernière personne à tuer et les meurtriers ne se doutent pas de ce qu’ils ont déclenché. Un de ses indics apprend à Fabian qu’un nouveau groupe de malfrats tente d’infiltrer Marseille et qu’il soupçonne la mafia chinoise. Lors de ce rendez-vous avec son contact, il fait la connaissance de Sonia Vecchia, une journaliste indépendante qui enquête depuis 6 mois sur l’arrivée de la mafia chinoise. Tous deux décident de coopérer et d’échanger leurs informations. Dans le même temps Stan, le plus prolifique des tueurs en série français s’évade alors que Fabian l’avait arrêté après une année de folie pour le capturer. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que lui et Sonia sont victimes d’une tentative d’assassinat.

Dans ce thriller qui est une réédition et qui a été entièrement revu, Gilles Milo-Vacéri ne nous laisse pas souffler un seul instant, aucun temps mort. Stan est un thriller haletant, percutant, intense, qui s’empare de vous et vous fait passer par tous les sentiments. Au début je me suis retrouvée le cœur broyé par la souffrance ressentie par Fabian lorsqu’il découvre Isabelle assassinée. L’auteur a un don pour nous faire vivre les émotions de ses personnages et j’ai partagé cette douleur inimaginable que l’on éprouve face à la disparition d’un être aimé tant la réaction de Fabian est poignante, bouleversante.

Je me suis attachée aux principaux protagonistes de Stan. Ce tueur en série n’est pas n’importe qui, il n’est autre que le « capitaine Sergueï Stanislas Djezensko, attaché au 2e REP et commandant la Compagnie d’Éclairage et d’Appui, instructeur de la section des commandos parachutistes ». Après la mort de sa fille Anastassia suite à une overdose et le suicide de sa femme Natacha, fou de douleur, il s’est transformé en impitoyable justicier et s’est mis à tuer tous les dealers qu’il considérait comme responsables. Arrêté par Fabian, il vient de s’évader et il se fait l’ange gardien du commandant et de Sonia, mais un ange gardien de l’apocalypse. Mieux vaut être dans le même camp que lui. Gilles Milo-Vacéri maintient le suspense et jusqu’à la fin du livre, nous nous demandons le pourquoi de cette évasion. Stan fait froid dans le dos et nous avons de la chance, l’auteur ne nous donne pas tous les détails des interrogatoires qu’il fait subir à ses proies. C’est un prédateur sans pitié et j’avoue qu’à la fin, lorsqu’il met la main sur les deux responsables de la tuerie du bus, j’en ai oublié de respirer et j’ai dû me trouver une « lecture à l’eau de rose » pour me changer les idées et pouvoir m’endormir. En même temps, l’auteur a su me le rendre sympathique par son sens de l’honneur, du devoir et même de son humour. Comment ne pas comprendre sa croisade, sa soif de vengeance alors qu’il a tout perdu, qu’on lui a enlevé les seuls êtres qu’il aimait.

Autre personnage attachant : Fabian Galardino. C’est un véritable tsunami cet homme. Il entre dans des colères volcaniques mais qui ne durent pas. C’est quelqu’un de profondément humain, un être courageux qui ne cède pas à sa peur. J’aime énormément Fabian, ce n’est pas un surhomme, il a peur, a les jambes en coton mais il montre le véritable courage qui consiste à agir malgré tout. Et puis toujours l’humour : Gilles Milo-Vacéri arrive toujours à nous faire rire et sourire même dans les situations les plus dramatiques. Durant la majeure partie de l’enquête, Fabian a l’impression — et nous avec — d’être une marionnette dont les fils sont activés par des forces inconnues. L’auteur nous tient en haleine du début à la fin.

Nous avons deux personnages féminins : la journaliste Sonia Vecchia et Li-Mei Wang. Toutes deux sont des femmes de caractère qui ne s’en laissent pas compter et voir Fabian victime de leur humour est très amusant. Sa première avec Sonia est assez explosive, j’ai envie de dire qu’ils ont aussi mauvais caractère l’un que l’autre et malgré leur coopération, ils gardent chacun leurs secrets. Au fur et à mesure que nous avançons dans l’intrigue, nous ne cessons de nous demander qui est véritablement Sonia ? Menacée, la jeune femme après avoir sauvé la vie de Fabian devra aménager chez le jeune homme qui refuse de la laisser sans protection. J’ai bien ri devant la réaction du capitaine Guy Larboise, ami et collègue de Fabian lorsque lui et Sonia n’en font qu’à leur tête : « Nom de Dieu ! j’avais déjà un dingue à surveiller, maintenant j’en ai deux sur les bras. Vous êtes aussi cinglés l’un que l’autre, ma parole ! Et moi, je fais quoi ? Je vais à l’église allumer un cierge et j’attends votre retour, tranquillement assis sur mon cul ! » Ou encore lorsqu’il essaie de jouer les entremetteurs. Guy et son épouse Christelle sont les meilleurs amis de Fabian et leur amitié fait chaud au cœur. Li-Mei Wong est une autre femme extraordinaire et l’aide qu’elle va leur apporter à tous est primordiale.

Comme toujours, le récit est extrêmement bien documenté et les notes sont un plaisir à lire et très instructives. L’auteur nous fait voyager de Marseille à Beyrouth au Liban puis il nous emmène en Corée du Sud, à Séoul, pour finir à Shanghai en Chine, et en Australie pour certains d’entre eux. La plume précise et élégante de Gilles Milo-Vacéri déroule devant nos yeux de magnifiques paysages et nous fait rêver. Quant à sa description des spécialités culinaires libanaises, elle m’a vraiment mis l’eau à la bouche.

Conclusion : un thriller violent, addictif, où les intrigues et les rebondissements se succèdent sans temps mort, avec un suspense maintenu jusqu’au bout et des révélations jusqu’à la fin, avec de beaux personnages attachants très humains sans oublier l’humour toujours présent et une belle écriture. Du Gilles Milo-Vacéri pour tout dire !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Roman, #Blessures du passé, #Secrets de famille, #Suspense, #Thriller psychologique

« Mer agitée » de Christine Desrousseaux — Éditions Kero

Résumé :

Sur une plage désertée par les estivants, Jean se plonge dans l’eau glacée. Quel que soit le temps, il part nager, pour oublier son corps trop vieux, oublier son petit-fils Léo, enfermé dans sa chambre et replié sur lui-même depuis son retour d’Afghanistan. Léo qui crie la nuit, Léo qui lui fait peur. À quel moment s’est envolé l’enfant rieur dont il était si proche ? Le jour où sa mère a disparu sans laisser de traces ? Ou lors de l’une de ses missions ?
Un soir, Léo, ivre, agresse une jeune fille. Il s’en tire à condition de présenter ses excuses. Mais quand une adolescente disparaît quelques jours plus tard, Jean va devoir affronter les gens du village qui voient en Léo un suspect idéal et deviennent de plus en plus hostiles. Lui-même commence à douter : et si ce petit-fils tant aimé avait commis l’irréparable ?
 
Sur une presqu’île battue par les vents du Nord, un homme essaie de prouver l’innocence de son petit-fils, envers et contre tout. Christine Desrousseaux nous offre un roman prenant et émouvant, rythmé par les saisons et les marées.

 

Mon avis :

Quand tout est contre vous…

Jean, le narrateur, décide de se baigner tous les jours maintenant que les vacanciers ont déserté les plages. Il tient un Journal de ses baignades qui l’aident à se réapproprier son corps, à faire le point mais aussi à tenter de comprendre son petit-fils Léo rentré d’Afghanistan qui ne va pas bien du tout. Il ne dort pas, fait des cauchemars, est d’une humeur très sombre, il est presque devenu un étranger pour son grand-père qui ne reconnaît pas l’enfant qui venait passer ses vacances auprès de lui chaque année. Pire encore, un soir qu’il était ivre Léo a agressé et frappé une jeune fille. L’affaire n’a pas de suites, Léo ayant accepté de présenter ses excuses aux parents et à la jeune fille. Mais lorsque quelques jours plus tard, une autre jeune fille est retrouvée violée et étranglée non loin de leur demeure, il n’en faut pas plus pour que tout le village considère Léo comme coupable.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Kero pour la lecture de ce Service Presse. Dès le départ, nous découvrons que Léo souffre de stress post-traumatique et nous nous demandons quels évènements il a pu vivre même si nous nous en doutons plus ou moins vu qu’il rentre d’Afghanistan mais comme il refuse de parler ou de se soigner, le suspense demeure. Ensuite, autre blessure très importante, sa mère Antonia a disparu alors qu’il avait six ans et nul ne sait ce qu’elle est devenue. Léo reste la plupart du temps enfermé dans sa chambre et l’une de ses rares sorties s’est soldée par l’agression d’une jeune femme qu’il a frappée et poursuivie de ses insultes alors qu’il avait trop bu. Aussi quand le cadavre d’une adolescente est retrouvé, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous demander : « et si c’était Léo ? » Nous ne voulons pas qu’il soit coupable mais le doute demeure.

Les personnages créés par Christine Desrousseaux sont attachants et proches de nous. Chacun a ses failles et fait au mieux pour vivre avec. Jean, le grand-père de près de soixante-dix ans, refuse de se laisser vaincre par la vieillesse et il se baigne dans la Mer du Nord quel que soit le temps, quelle que soit la température. La Mer est ici un personnage à part entière et elle ajoute sa poésie et sa sauvagerie au texte. Léo est touchant même si parfois j’ai eu envie de le secouer pour le faire réagir et j’ai croisé les doigts pour qu’il ne soit pas le coupable.

L’auteur décrit magnifiquement le climat qui peut exister dans une communauté qui vit repliée sur elle-même. Dès que le meurtre est découvert, tout le monde se retrouve suspect. Et il est tellement plus facile d’accuser et de condamner le dernier venu que de chercher la vérité. Mais cela va beaucoup plus loin et cela devient franchement méprisable : c’est dans l’adversité que la lâcheté et la bêtise humaines se révèlent alors pleinement. Pour tout le village, cela ne fait aucun doute, Léo est le coupable et ils ne vont pas chercher plus loin. Jenny et Magali sont également deux autres personnages bouleversants d’humanité.

Christine Desrousseaux nous décrit tout en finesse la psychologie des différents protagonistes. Elle nous raconte l’histoire de Léo et de Jean avec simplicité, d’une plume fluide et élégante. Les scènes qu’elle dépeint sont d’une grande force et nous touchent en plein cœur. Mer agitée est avant tout un excellent roman mais il peut aussi être classé dans les thrillers psychologiques car l’auteur maintient le suspense jusqu’à la fin.

Au final, une lecture bercée par le chant des vagues et addictive.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Littérature, #Voyage dans le temps, #Suspense, #Aventure, #Paranormal, #Historique

Résumé :

Le célèbre historien-enquêteur Wilson Grant se retrouve embarqué malgré lui, dans des circonstances mystérieuses, à Chester, ville du Cheshire, en Angleterre. Seul et perdu, il est accueilli par une singulière famille dont la demeure semble abriter de nombreux secrets. Bientôt, des incidents surviennent et se multiplient. Les langues se délient, les découvertes se font jour quant aux mystérieux hôtes de la propriété des Ombres, tandis que resurgissent d'anciennes superstitions. Wilson s'enlise dans une des plus obscures et intrigantes énigmes qui lui soit offerte. Face à d'incroyables révélations, il va devoir se plonger dans une enquête qui l'obligera à affronter les instincts humains les plus sombres...

Mon avis :

Un livre surprenant et addictif.

Alors qu’il s’est assoupi sur un banc de la gare de King’s Cross à Londres, Wilson Grant a la surprise de se réveiller assis au pied d’un arbre “au milieu de nulle part”. Il est recueilli par Sir Duncan Stredfort qui l’accueille dans son domaine des Ombres et lui apprend qu’il se trouve dans la ville de Chester, à plus de 300 km de Londres. Historien et chroniqueur dans le domaine du paranormal, Wilson ne tarde pas à se rendre compte que Les Ombres ainsi que ses hôtes abritent nombre de secrets et de présences mystérieuses.

Tout d’abord je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Librinova qui m’ont fait découvrir ce livre en Service Presse. Il s’agit d’un roman fantastique écrit par Eve Ruby Lenn. Sa plume est fluide et ses descriptions empreintes de poésie. Elle a créé tout un univers étrange et déconcertant autour d’une mystérieuse maison baptisée Les Ombres et de ses habitants Duncan et Killian Stredfort ainsi que leur gouvernante Sara. Tous trois abritent bien des mystères. Avec Les Ombres Les Observateurs, l’auteure nous offre un livre foisonnant, elle nous conte une multitude d’histoires, nous fait voyager dans le temps, nous délivre de beaux messages. Il y est question de justice, de vérité mais également de mystérieuses entités au service de cette justice et cette vérité qui hantent le domaine lorsque la nuit vient. Ses personnages sont très fouillés et leur psychologie bien étudiée.

Eve Ruby Lenn a un vocabulaire très riche qui nous permet de bien nous immerger dans cette époque victorienne. Par contre j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs, que le texte était beaucoup trop policé en particulier dans les dialogues ce qui pour moi a nui au rythme. Du coup je suis restée spectatrice,  à distance, je ne suis pas parvenue à véritablement m’attacher aux personnages, à ressentir leurs émotions. C’est dommage car l’histoire par elle-même est tout à fait surprenante et addictive.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Paranormal, #Suspense

Résumé :

Un désir dangereux. Un amour interdit.

Eliza Cummings n’a rien d’une demoiselle en détresse. Elle est déterminée, farouche et prête à tout pour empêcher le monstre qui a fait de son adolescence un enfer de frapper à nouveau.
Wade Sterling n’a rien d’un héros. Il est arrogant, autoritaire et égoïste. Mais il n’aime pas du tout la lueur de panique qu’il surprend dans le regard d’Eliza. Car Eliza est à lui, corps et âme – il le sent dans chaque fibre de son être depuis le premier regard qu’il a posé sur elle, ou peut-être depuis leur première dispute.
Alors, s’il doit se battre contre des démons dont il ne sait rien pour protéger ce qui lui appartient, il le fera. Il n’a pas le choix. Avec Eliza, il n’a jamais vraiment eu le choix.

Mon avis :

Décevant.

La journée commence très mal pour Eliza Cummings. Alors qu’elle peine à se réveiller, un coup de téléphone lui apprend que son pire cauchemar, Thomas Harrington, sort de prison dans trois semaines. Elle décide alors de quitter son travail et ses amis pour les protéger et pour froidement assassiner celui qui a pourri son adolescence. Mieux vaut la prison pour crime plutôt que laisser ce monstre recommencer à tuer et violer. Mais c’est sans compter sur Wade Sterling et sa redoutable clairvoyance.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Harlequin pour l’envoi de ce Service Presse. J’ai retrouvé avec plaisir les frères Devereaux et leurs épouses aux pouvoirs paranormaux extraordinaires. Mais je suis déçue par ce quatrième tome. Eliza, l’héroïne principale, ne cesse de rabâcher. Maya Banks lui fait répéter sans cesse les motifs de sa culpabilité et les raisons de tuer Thomas. Cela donne une impression de tourner en rond très désagréable. Idem pour Wade Sterling : si nous n’avons pas compris qu’Eliza lui appartient, c’est que nous sommes vraiment stupides.

C’est d’autant plus dommage que la romance est agréable et que surtout l’auteur nous dépeint tout un tas de personnages sympathiques pour lesquels j’aurais aimé en apprendre davantage. Alors Maya Banks n’a rien perdu de son talent pour écrire une histoire d’amour, pour créer des personnages attachants qui se battent pour défendre leurs valeurs mais ce dernier opus m’a laissée sur ma faim.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Nouvelles, #Suspense, #Surnaturel, #Horreur, #Fantastique

Résumé :

Par l'auteur d'Aztèques : Harem, roman lauréat du Salon du Livre Paris 2017 par le jury Amazon KDP

Laissez-vous happer par l’étrange, l’occulte et l’insolite le temps de six nouvelles : Suivez Marion lorsqu'elle découvre une mystérieuse chenille bleue. Explorez un manoir dont les murs semblent changer de place. Accompagnez Alzius dans une forêt peuplée de voix étranges. Voyagez toute une nuit dans les souvenirs d'Alex...

Extraits : « A son réveil, Marion se pencha directement sur le carton de la chenille. Ce qu’elle vit lui arracha un cri de stupeur : elle avait presque doublé de volume. Une sensation de dégout s’empara d’elle. Mais le besoin de vérifier la réalité de cette transformation fulgurante la poussa à mettre ses gants et la soulever du bout des doigts. Pas de doute, son poids était bien supérieur à la veille. Elle s’avança pour scruter son abdomen, son thorax, et s’attarda sur les deux taches sombres qui formaient ses yeux. »

« Les mains tremblantes d’excitation, Valmek enfouit le coffret dans sa sacoche. Une fois qu’il eut franchi le seuil de la pièce, un frémissement parcourut le plancher. La porte se referma en grinçant, sans même qu’il ne la touche. Intrigué, il tourna la poignée, mais elle était de nouveau verrouillée. Il rebroussa chemin, entre les heaumes impassibles, en direction de la lueur bleutée du hall, et redescendit l’escalier. Il allait atteindre le milieu des marches lorsqu’il se sentit glisser. Les degrés s’étaient affaissés sous ses pieds. Sa sacoche lui échappa des mains, et il roula jusqu’à heurter la rampe de la tête. »

« Le voyageur s’arrêta pour reprendre son souffle. Les flacons tourbillonnaient entre les conifères sombres, tortueux, qui l’enserraient de toutes parts. Il plaça ses mains en visière pour se protéger de la neige lui brûlant le visage, et secoua sa barbe chargée de stalactites glacées. Ses habits détrempés, recouverts d’une épaisse couche de givre, étaient devenus rugueux, cartonnés par le froid. Grelottant, il reprit la marche. Ses pas s’enfonçaient dans la neige à hauteur de genou. À bout de forces, il déboucha sur une crevasse large et profonde, dont les parois nues se perdaient dans l’obscurité. Le vent, en s’y engouffrant, prenait une voix plaintive et dérangeante. Son regard s’illumina soudain. Une lueur vacillante, lointaine, semblait percer la nuit. Il sortit une longue vue et aperçut, cernée de sapins hérissés et de rochers pointus, la façade brune d’un chalet. »

Avis de lecteurs : — « Un recueil dont chaque nouvelle tient en haleine, une intrigue maitrisée et une chute à la hauteur de l'histoire, Eric Costa nous entraine dans un univers étrange et inquiétant, et nous plonge entre deux mondes, pour notre plus grand plaisir. » — « L’écriture m’a entrainée loin de mes préoccupations quotidienne » — « Histoire après histoire, l'auteur nous entraîne dans ces dimensions mystérieuses où tout est possible. » — « Le suspense est à chaque fois au rendez-vous et les dénouements sont à la hauteur de l'intrigue : surprenants. » — « On est facilement emporté par ces histoires toutes différentes les unes des autres et à chaque fois on a hâte de découvrir qui se cache derrière la porte. » N'hésitez pas à lire l'extrait gratuit avant d’effectuer votre achat.

Mon avis :

Frissons garantis.

Hôtel Wolff : Perdu dans le brouillard, Théophile Lazius devient l’hôte du mystérieux Hôtel Wolff.

Solitaire : Alexander Herculano ; cela fait 10 ans que son épouse Meredith est morte assassinée par un vagabond que personne n’a vu à part lui.

Éclosion : Marion est subjuguée par la beauté, la perfection d’une chenille.

Le Refuge : Désespéré par la mort de son fils, Alzius Bolcescu a décidé de quitter le payse. Sur sa route se trouve un refuge.

Le Manoir : Valmek n’aurait jamais dû s’introduire dans le manoir pour le cambrioler.

Fréquence 24 : Emma se retrouve isolée chez elle par une nuit de tempête avec pour seule compagnie son chat et une radio.

Je remercie Éric Costa pour m’avoir envoyé son recueil de nouvelles en Service Presse. J’avais déjà été séduite par son écriture dans Aztèques et j’ai retrouvé sa manière de vous captiver dès les premiers mots et cela six fois de suite. Chaque nouvelle est différente et l’auteur nous entraîne dans six histoires surnaturelles où nous tournons les pages entre fascination, inquiétude et horreur. J’avoue avoir “détesté” Éclosion et avoir eu un peu de mal à m’endormir tant cette histoire m’a marquée. Éric Costa est vraiment un jeune auteur à suivre et j’attends avec impatience la suite de ses œuvres.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Thriller, #Famille

Résumé :

Jean-Yves tombe amoureux d'une jeune fille paraplégique, Emma, chaperonnée par sa tante. La mère de Jean-Yves, veuve, s'oppose à sa liaison... À tort ou à raison ?

Mon avis :

Surprenant ! Quand l’amour se transforme en thriller.

Jean-Yves tombe sous le charme d’une jeune et belle fille dans un fauteuil roulant. Après avoir passé une nuit mouvementée à rêver de sa belle assise, il décide de faire un footing. Le hasard malicieux le fait rentrer dans le fauteuil roulant de sa belle : elle s’appelle Emma et ils sympathisent en dépit de la tante revêche qui veille sur la jeune femme. Jean-Yves vit de ses rentes.  La mort de son père lui a permis de vivre oisif mais à cause de son esprit dépensier, sa mère a réussi à le mettre sous tutelle financière. Lorsqu’elle apprend qu’il fréquente une jeune femme handicapée, elle s’oppose à leur liaison.

Je remercie Brice Milan pour m’avoir permis de découvrir son roman par le biais d’un Service Presse. Jean-Yves fait sans conteste partie des rêveurs et cela me l’a rendu sympathique dès le début. Certes, il ne brille pas forcément par son courage ou sa volonté mais je l’ai trouvé attachant. Dès le départ, je me suis posé des questions sur Emma. J’ai trouvé suspect qu’elle ait pu trouver le numéro de téléphone de Jean-Yves ainsi que l’endroit où il habite. Et très vite, ce qui avait commencé comme un début de romance s’est transformé en thriller avec des personnages qui se révèlent trompeurs. De révélations en découvertes, Jean-Yves ne saura bientôt plus à qui se fier.

L’auteur a su distiller le suspense jusqu’à la fin. L’action se déroule sur 16 jours et on peut dire qu’il n’y a pas de temps mort. Les rebondissements ne cessent de se succéder. J’ai trouvé le roman un peu court et j’aurais aimé en apprendre davantage sur Emma et sur la vie de Jean-Yves, ce qu’il va devenir. Brice Milan n a une plume agréable et limpide, il sait à merveille jouer avec son lecteur pour l’entraîner dans des sentiers inattendus.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Enquête, #Suspense, #Sorcellerie, #Superstition, #Inquisition

Résumé :

Après la mort violente du baron Raoul de Hurlebosque, son fils Philippe est atteint d’un mal étrange. Tous y voient la marque du diable. La jeune Morgane, avec sa tache de naissance au front, est un coupable tout désigné. Arrêtée par l’inquisiteur Henri Niger, torturée, Morgane avoue un crime qu’elle n’a pas commis. Tandis qu’elle attend la mort, un mystérieux sauveur la délivre. Mais elle va devoir honorer le pacte conclu...
L’auteur entraîne le lecteur dans une véritable enquête policière au cœur du XVe siècle où la recherche de vérité se heurte aux superstitions et à l’ignorance.
La fin du Moyen Âge est pour l’Europe chrétienne le temps de la malepeur du Diable, des bûchers et des chasses aux sorcières. Le Signe du Diable offre une immersion saisissante dans cet âge tourmenté et prompt à l’exaltation de l’irrationnel. Loin des codes traditionnels du roman historique, ce récit se place dans la veine des grands thrillers médiévaux : l’Histoire s’érige en scène de théâtre pour laisser se jouer une aventure inédite.

Mon avis :

Époustouflant ! Un polar médiéval de toute beauté.

Morgane est une belle jeune fille de seize, dix-sept ans. Pour son malheur, elle est née, avec une tache de naissance sur le front, des amours interdites d’un père prêtre. À la mort de ce dernier, il n’en faut pas plus pour que la vindicte populaire la désigne comme sorcière. Échappant in extremis à la pendaison, elle trouve refuge à Hurlebosque chez un couple de boisilleurs, Jehan et Berthe, qui ne tardent pas à la traiter comme leur fille. Hélas, le seigneur du bourg, le baron Raoul vient de mourir de façon violente et mystérieuse et son fils, Philippe, semble atteint d’un mal mystérieux. Et c’est assez pour nécessiter la présence d’un inquisiteur, frère Henri Niger, dominicain, lequel ne tardera guère à emprisonner et soumettre à la torture Morgane que sa tache au front désigne comme adoratrice du diable. Sous la torture, Morgane avoue et est condamnée à être brûlée comme sorcière sur un bucher. Une fois de plus, elle échappe à la mort, délivrée par un mystérieux sauveur, mais sous condition.

J’ai tout de suite été happée par ce policier médiéval, très bien écrit, avec un vocabulaire d’époque. Morgane est une jeune femme attachante et cultivée. Mais comme elle, même si je ne suis pas superstitieuse, à certains moments, j’ai eu des doutes. Thomas Laurent est redoutable et il entraîne son lecteur à la suite de Morgane et de Thierry dans une enquête pleine de surprises et de rebondissements. Pleine de dangers également car le frère Henri Niger ne peut pas accepter l’évasion de sa sorcière et il se lance à la poursuite de Morgane ; rien ne pourra le faire renoncer. Sur leur route, ils devront faire face à bien des légendes et des superstitions, découvriront que beaucoup de personnes soupçonnées d’accointances avec le démon ne sont que des êtres malheureux et souffrants et que bien souvent c’est l’ignorance seule qui les fait condamner. L’auteur maintient le suspense jusqu’à la fin et quelle fin ! Quelle surprise ! J’avoue que j’ai suivi les raisonnements de Morgane et que je n’avais rien vu venir.

Thomas Laurent est un tout jeune auteur de 21 ans et Le Signe du Diable est son premier roman publié. C’est une réussite. Il nous offre un complot diabolique, ses descriptions sont bien documentées et respectent la période historique, il nous captive de la première à la dernière page. Je remercie les Éditions Zinedi ainsi que Babelio Masse Critique qui m’ont permis de découvrir ce jeune auteur dont je compte bien suivre le parcours et que je vous recommande.

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Résumé :

Lorsque Marco Stenzza, champion de Taekwondo, apprend que sa mère est sur le point de mourir, il est déjà trop tard. Cependant, en vidant l’appartement de la défunte, il a la surprise de trouver une convocation chez un notaire. C’est ainsi que Marco se découvre co-héritier d’une maison avec la jolie Aurélia Massard d’Espan, cadette d’une noble et riche famille.

Dès qu’il la voit, il tombe fou amoureux d’elle. Hélas, la jeune femme est déjà fiancée à un Prince libanais. Quand Hugo, le père de la belle héritière, le recrute comme garde du corps, Marco n’est pas au bout de ses surprises. Entre amour et haine, il ignore que cette rencontre qui ne doit rien au hasard lui fera vivre des aventures explosives, au péril de sa vie.

Une romance pleine de suspense et de rebondissements qui vous entraînera au bout du monde.

Mon avis :

Coup de cœur ! Une magnifique histoire d’amour et bien plus encore.

« L’amour n’est jamais simple, mais quand il est vrai et sincère, c’est une force qui peut soulever le monde. » C’est la phrase que Gilles Milo-Vacéri a mise en exergue sur sa page Facebook pour parler d’Alpha et Oméga. Voilà pourquoi j’aime cet auteur, je sais quand j’ouvre un de ses livres que je ne serai jamais déçue, qu’il va me parler d’amour, d’un amour qui vaut la peine de tout risquer pour lui, de la vie où il faut se battre pour pouvoir avancer, de l’amitié qui nous la rend plus belle, qu’il va me faire rêver d’un monde où les hommes n’ont pas besoin d’être des super-héros pour avoir du courage, de l’honneur et du cœur. Je sais qu’il va me faire voyager et que je vais apprendre plein de choses. Je sais aussi qu’il aura mis quelque énigme, quelque mystère dans son intrigue et même une note de surnaturel et je sais que quand je refermerai son livre, j’aurai un grand sourire, le cœur plus léger et de nouveaux amis car ses personnages ont une densité, une profondeur et une psychologie qui font qu’on ne les oublie pas.

Alpha & Oméga, c’est tout cela et encore plus. Tout d’abord un grand MERCI à Anita Berchenko et aux Éditions du 38 qui m’ont permis de découvrir ce livre en avant-première grâce au Service Presse. Alors qu’il effectue un stage de Taekwondo à Séoul (Corée du Sud), Marco est contacté en urgence par son ami et mentor Jean. Sa mère qui souffre d’un cancer est au plus mal. Marco embarque sur le premier vol et rentre immédiatement sur Paris. Hélas, quand il arrive, sa mère est déjà décédée le laissant seul au monde, avec des questions non résolues. Enfant battu à coups de ceinturon par un père alcoolique, Marco n’a jamais compris pourquoi sa mère n’a pas divorcé. Il l’aime, bien qu’elle ne lui ait jamais montré d’affection ni consolé ou défendu. Alors qu’il trie les affaires de la défunte, il trouve dans le courrier la lettre de convocation d’un notaire l’invitant “en tant que cohéritière à l’ouverture du testament de feu Monsieur Georges Massard d’Espan…” Accompagné de Jean, il apprend lors de l’ouverture du testament qu’il hérite de la moitié de la maison du défunt, l’autre moitié revenant à Aurélia Massard d’Espan. Dès qu’il l’a vue, Marco est irrémédiablement tombé amoureux de la jeune femme, malheureusement fiancée au Prince héritier Omar Benschritt-Maalouf, un homme d’une rare bêtise qui se croit tout permis et qui va se montrer particulièrement odieux. Marco refuse sa part d’héritage et l’offre à Aurélia qui est très attachée à la maison avec cette justification : « On ne brise pas les rêves des petites filles. » Marco et Aurélia l’ignorent encore mais c’est le début d’une grande aventure où tous deux seront amenés à donner le meilleur d’eux-mêmes.

J’ai adoré ce livre et une fois commencé, je ne l’ai lâché qu’après avoir tourné la dernière page, très tôt dans la matinée. Gilles Milo-Vacéri nous offre une belle histoire d’amour à la veille de cet été avec de beaux personnages tous plus attachants les uns que les autres, exception faite du prince libanais et de ses sbires. Marco est un rêveur d’une folle générosité. Il vit pauvrement mais refuse un héritage. C’est un maître en Taekwondo, sport de combat qu’il pratique depuis l’âge de cinq ans, âge auquel il a rencontré son ami Jean, propriétaire d’une salle d’arts martiaux. Jean lui a appris le Taekwondo mais surtout l’a aimé comme un père et a toujours été là pour lui. Il l’a aidé à supporter l’insupportable. Marco est désarmant, il a la candeur d’un enfant et quand il aime, il ne garde rien pour lui. Aurélia est une jeune femme qui appartient à la noblesse et dont la famille est l’une des plus grandes fortunes de France. Cela aurait pu créer un gouffre entre elle et Marco mais elle a su rester simple et franche. Dotée d’un caractère fougueux, elle n’accepte pas l’injustice et n’hésite pas à se battre pour ce qu’elle croit juste. D’ailleurs toute sa famille est attachante, qu’il s’agisse de son père Hugo ou de sa sœur Alexandrine, dite Alex que j’ai trouvée géniale. Même lorsqu’il s’agit de personnages secondaires, l’auteur nous les dépeint à merveille, ce sont de vrais caractères et cela contribue à rendre l’intrigue encore plus palpitante.

Gilles Milo-Vacéri, en plus de la romance, nous offre du mystère et du suspense tout en dénonçant le mal que peuvent faire les secrets de famille. Il nous parle également de solitude et des blessures d’un passé qui ne se referment jamais totalement. Et tout au long du livre, nous nous demandons ce que cachait la mère de Marco. Qui était-elle vraiment ? Et qu’était-elle exactement pour Georges Massard d’Espan, l’oncle défunt d’Aurélia ? Pourquoi n’a-t-elle jamais quitté son époux qui la battait elle et son fils ? Quel douloureux secret cache Hugo, le père d’Aurélia, secret qui l’empêche de briser les fiançailles de sa fille ? L’auteur joue également avec nos nerfs : le prince libanais est un vrai bandit. Marco et les Massard d’Espan parviendront-ils à lui échapper ?

Et puis il nous fait voyager et rêver : de Séoul à Paris, puis une croisière qui fait escale à la plage de l'Anse Canot, Marie Galante, Île de la Guadeloupe ; ensuite il nous entraîne dans la visite d’un marché à Fort de France en Martinique, nous fait pique-niquer sur la plage de Sainte-Lucie, Les Îles du Vent. Et pour finir, nous nous retrouvons sur la plage de Saint-Jean-de-Luz en France. Que des noms de destinations qui invitent au rêve et au voyage !

J’ajouterai que la plume de Gilles Milo-Vacéri est pleine d’élégance, que le vocabulaire employé est d’une grande richesse et qu’il manie l’humour comme personne. Enfin avec Marco il nous offre l’une des plus belles déclarations d’amour que j’aie lu. Alpha & Oméga est une romance pleine de sensibilité, porteuse de beaux messages d’espoir et de vie. Je ne peux que vous conseiller de vous y plonger, vous ne le regretterez pas.

Il ne pleurait pas, pourtant, il était dévasté et tout s’effondrait en lui. Sans bruit. Sans cri. Dans un abîme de tristesse qu’il ne connaissait que trop bien. La vie lui avait appris depuis longtemps à cacher, à taire ses émotions, à ne jamais montrer combien il pouvait souffrir.

Jean lui avait toujours appris à relever la tête, même après un combat perdu ou un échec, quel qu’il puisse être. Mais parfois, c’était vraiment difficile.

Tant qu’il y avait de la vie, l’espoir était permis et pour le moment, il poursuivait ses rêves.

Oui, lui savait très bien ce que les souvenirs d’enfance pouvaient remuer et engendrer comme douleur. Le passé collait toujours aux semelles, que l’on porte des sabots ou de jolis escarpins de cuir très coûteux, rien n’y faisait.

On regardait toujours son passé dans les yeux, avec plus ou moins de tristesse ou de courage, mais on était souvent seul pour l’affronter.

Non, même l’argent n’apaisait pas les blessures de l’enfance, rien ni personne ne pouvait offrir une parfaite cicatrisation des douleurs, des rancœurs, des joies perdues et des peines éternelles. Tout restait gravé dans la chair et il suffisait d’un lieu, d’un moment ou d’un objet pour que toutes ces souffrances reviennent, aussi brûlantes qu’au premier jour.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Thriller psychologique, #Corruption, #Manipulation, #Éthique, #Politique Fiction, #Suspense

Résumé :

Le crime était une maladie. On a découvert le traitement.
Qu'y a-t-il dans la tête de Franck Corsa, le psychopathe le plus dangereux de France ?
Pour la première fois, grâce aux progrès fulgurants de l'imagerie cérébrale, quelques scientifiques peuvent le savoir. Ils proposent alors un marché au prisonnier : effacer les causes du mal dans son cerveau par une opération chirurgicale jamais tentée à ce jour.
Lorsque Corsa se réveille, il n'est plus le même homme. Bonté, compassion, douleur : toute une gamme de sentiments humains lui est brusquement révélée.
Seul problème : être un homme bon ne faisait pas partie de ses plans.

Mon avis :

Un thriller foisonnant, addictif, mais pas toujours crédible.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Robert Laffont pour ce Service Presse. Je regrette de ne pas avoir fait attention au fait qu’il s’agissait d’un second tome faisant suite à Neuroland. Cela ne gêne en rien la compréhension de l’intrigue mais on sent quand même que certains éléments nous manquent. Par exemple, qu’est-il arrivé exactement à Franck Corsa pour qu’il soit obligé d’être bandé des pieds à la tête ?

Franck Corsa est l’un des pires psychopathes de France et face à sa victime, Maria, non seulement il n’a aucun remords mais il a l’intention de recommencer dès qu’il sera libre. C’est pour cela qu’il accepte de se soumettre aux analyses ainsi qu’à l’opération du cerveau et au traitement qui lui sont proposés : on lui implantera dans le cerveau des cellules souches qui viendront réparer les causes de sa psychopathie. Franck n’y croit absolument pas ; d’abord pour lui, son cerveau est parfaitement normal et donc l’implantation de cellules souches ne modifiera en rien son comportement. Mais s’il n’y a que cela pour se retrouver libre, aucun problème, il jouera la comédie. Sauf que ces fameuses cellules sont bien en train de le transformer et cela le rend fou de rage de se découvrir plein d’empathie, de remords, de désir de se racheter.

Sébastien Bohler a écrit un thriller dense, foisonnant, débordant d’intrigues et de rebondissements. Maria et son fiancé Vincent sont pratiquement les seuls personnages attachants du livre avec Olga la psychiatre. Quant aux autres, nous avons le choix entre les politiciens qui n’ont aucun sens moral et qui acceptent des rétrocommissions, un médecin qui est une véritable ordure pratiquant le viol et la traite humaine, un directeur de laboratoire plus préoccupé par l’obtention du Prix Nobel que par le respect de la vie humaine et des lois.

Maria est une toute jeune femme qui a connu l’enfer à cause de Franck et qui est profondément marquée. À cause des viols subis, elle ne parvient pas à avoir de relations physiques avec Vincent malgré tout leur amour. Elle manifeste un courage absolument hallucinant en continuant à côtoyer Franck. Elle est à l’origine de l’expérience visant à lui implanter des cellules souches car elle est persuadée que si elle parvient à comprendre ses motivations, elle pourra guérir. Et effectivement, Franck commence à manifester de l’empathie, à regretter ses actes et à vouloir se racheter. Dès qu’il montre des marques de repentir, Maria est guérie, comme ça, en un clin d’œil. Bien que je le lui souhaite, cela ne me paraît pas très crédible. De même, l’opération que Franck pratique sur lui-même me semble totalement irréaliste.

Il y a encore bien d’autres passages où il me semble que l’auteur n’a fait que survoler les problèmes. Je pense que cela est dû à la nécessité de tout faire contenir dans un seul volume. Sébastien Bohler nous conte tellement d’histoires différentes qui à elles seules auraient presque mérité un tome séparé pour être traitées en profondeur : la proposition de loi de réforme de santé pénale ; le passé de Franck qui nous permet de comprendre en partie ce qu’il est devenu ; les expériences menées sur le cerveau, comment en est-on arrivé là ? y a-t-il eu des expériences menées avant de les tester sur des cobayes humains ? à moins que cela ait été indiqué dans le premier tome ? ; la neurosophie ainsi que le rôle de Carlo et ses techniques de méditation ; Vincent et sa découverte du code neural…

L’auteur dénonce également l’exploitation éhontée de la misère existant dans certains pays par les grandes puissances. Ainsi nous faisons la connaissance du docteur Andrew Nichols, un médecin qui non seulement est complice de ceux qui empoisonnent l’eau du fleuve au Nicaragua mais en plus profite de son ascendant pour se livrer à des actes de viol et d’avortements forcés pour se procurer des cellules souches.

J’ai dévoré ce thriller politico-médical. Je me suis particulièrement attachée à Maria qui n’a peur de rien pour faire éclater la vérité ou défendre la justice. Comme j’ai vraiment envie de savoir ce qui lui est arrivé, je compte bien lire le premier tome Neuroland et j’attends avec impatience la suite de ses aventures. Idem pour Vincent qui se retrouve dans une position très inconfortable à la fin de ce livre. Quant à Franck, j’espère vraiment qu’on parviendra à le mettre hors d’état de nuire définitivement.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Horreur, #Art, #Suspense

Résumé :

L'Art. Jusqu'où certains sont-ils prêts à aller en son nom?
Des familles entières disparaissent, enlevées à leur domicile.
Une horrible machination est mise en place pour satisfaire les appétits déviants de fortunés amateurs d'art.
Soraya, adolescente de 16 ans, sera-t-elle le grain de sable dans ces rouages infernaux?

Mon avis :

Un thriller noir, très très noir, qui flirte avec l’horreur.

CETRO a un don précieux pour un écrivain, celui d’accrocher son lecteur dès les premières phrases. Et là, il a fait très fort. Nous assistons à la fuite éperdue d’une jeune fille portant son jeune frère de deux ans qui semble être la proie de chasseurs d’un genre bien particulier. La suite nous indiquera qui elle est et comment elle s’est retrouvée là.

La première chose que je voudrais préciser, c’est que ce livre est à déconseiller aux âmes sensibles. On y atteint un niveau de violence insupportable, du moins en ce qui me concerne. Je crois que j’ai atteint mes limites, surtout parce que cette violence atteint de jeunes enfants. Des psychopathes totalement givrés, cruels, sadiques, je peux gérer mais pas lorsqu’ils s’attaquent à des enfants sans défense. Cela dit, je n’ai pas pu m’empêcher de lire Au nom de l’Art jusqu’au bout, même si j’ai un peu de mal à m’en remettre. Parce qu’il est épouvantablement addictif. Parce que le scénario est d’enfer. Et je suis certaine que je voudrai lire la suite, à une condition cependant, il faudra que Cédric m’indique si cela se finit bien ou pas.

Côté suspense, c’est du 200% et la fin nous laisse vraiment dans l’expectative. C’est du CETRO , du grand CETRO. Il nous offre des personnages, je ne trouve même pas les mots pour les qualifier. Soraya, son héroïne, est une adolescente de 16 ans, très belle, un as de l’athlétisme mais elle est habitée par une rage qui la pousse à commettre des actes de vandalisme, à se conduire comme une rebelle. Avec Evelyne sa mère, une femme courageuse, et son petit frère de 2 ans, Noah, elle forme une famille aimante mais qui a du mal à communiquer. Elle a pour petit ami, Julien, un jeune homme adorable prêt à tout pour elle. Tous quatre sont attachants à l’extrême et ce sont bien les seuls avec Icare. Ensuite, nous n’avons plus affaire qu’à des monstres : des « amateurs d’Art » tordus au dernier degré, vraiment des malades, des scientifiques complètement dévoyées, des psychopathes diaboliques. De véritables horreurs mais qui exercent une certaine fascination, si ce n’avait pas été le cas, j’aurais fermé le livre et basta ! Mais CETRO est captivant, il a une écriture fluide, il sait jouer avec les mots et même dans l’horreur, il parvient à me faire rire. J’ai d’ailleurs failli m’étouffer à propos d’une histoire de lapin et de certains intervenants qui se reconnaîtront. Et puis il y a toujours ces passages bouleversants de tendresse et d’humanité qui sont “la patte” de l’auteur, des phrases chantant l’amour d’une mère pour ses enfants et réciproquement, d’autres qui sont une déclaration d’amour à LA femme. CETRO est un poète quand il s’agit de décrire Soraya ou d’exprimer les sentiments qu’elle inspire.

Voilà, vous savez tout, Au nom de l’Art est un livre à lire à vos risques et périls. Je précise qu’il offre deux versions : une censurée donc moins violente et l’autre. J’ai lu la non censurée mais pour avoir lu en diagonale la version censurée, je dirai que ma réaction aurait été la même à cause des enfants.

Jack, voilà qui a amusé Garance, la mère de Julien, lorsqu'il s'est agi de donner un nom à ce chiot affreux recueilli trois ans plus tôt. Jeté dans un fossé comme un déchet, Jacques, papa Roussel, l'a récupéré, lui a donné la chance qui lui avait été refusée. Ils s'en sont occupés, lui ont accordé l'importance méritée par tout être vivant, sans aucune considération de valeur ou de race.

Au nom de l'Art

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