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Les livres de Goéwin

Articles avec #famille catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Romance contemporaine, #Comédie, #Humour, #Amour, #Amitié, #Mariage, #Famille

Résumé :

Un mariage… En général c’est une bonne nouvelle, non ? Un moment sympa, une fête, une ambiance géniale ? C’est comme ça normalement, non ?
Alors pourquoi celui de Maggy, ma meilleure amie, part en vrille dès qu’on avance un peu dans l’organisation ? Et les problèmes, ça se déplace en troupeau ! La liste est longue ! Sans compter ce crétin de William, égocentrique, arrogant et… meilleur ami du marié ! Ce type me donne envie de vomir.
Et où est passé le futur marié ? Disparu, envolé, le jour du mariage.
Si je suis dans un cauchemar, je veux me réveiller tout de suite.
Mais je vais prendre en main tout ça. Je vais sauver le mariage de Maggy, parce qu’elle est géniale et qu’elle mérite d’être heureuse.
Moi ? C’est Cassie. Grande gueule, gaffeuse, mais prête à tout. Ce mariage aura lieu. Quoi qu’il advienne !

Mon avis :

Coup de cœur pour cette romance qui est une véritable cure de bonne humeur et de joie de vivre.

J’ai eu le coup de foudre pour ce livre et je remercie Sylvie Noël pour cette belle lecture et les excellents moments que j’ai passés en compagnie de Cassie et de tous les autres.

Cassie est vraiment une fille au cœur d’or, elle est l’amie que nous souhaiterions toutes avoir à nos côtés. Meilleure amie de Maggy qui se marie et dont elle est le témoin, elle prend tout en charge avec générosité et efficacité pour que ce mariage soit le plus beau jour de la vie de son amie. Et elle y a du mérite car rien, vraiment rien, ne va se passer comme prévu.

Primo elle ne peut pas supporter Will, meilleur ami et témoin de David, le futur marié. Au premier regard, elle l’a détesté et j’ai bien ri à leurs prises de bec. J’ai adoré également les pitreries du petit diable et du petit ange qui illustrent les réactions de Cassie. Fous rires assurés à la lecture. Cassie doit gérer les états d’âme de Maggy qui stresse un maximum durant tous les préparatifs. Il faut dire que les évènements ne la ménagent guère. Entre l’enterrement de vie de jeune fille qui manque tourner au punching ball, les imprévus de dernier moment, la mère de la mariée qui est une véritable tornade et qui veut mettre son grain de sel partout, les choses ne sont pas simples. Rien ne leur sera épargné, jusqu’au futur marié qui disparaît la veille du mariage, ce qui ajoute une touche de suspense car il est trop amoureux pour s’être enfui.

L’écriture de l’auteure est très agréable et elle a un don pour nous faire ressentir les émotions de ses personnages. L’amitié qui unit Cassie et Maggy fait chaud au cœur tout comme l’amour entre David et Maggy. Il y a d’autres moments où j’ai été émue aux larmes et c’est vraiment à regret que j’ai tourné la dernière page. J’aimerais bien retrouver Cassie dans un second tome qui lui serait consacré.

J’ai vraiment adoré cette comédie pleine d’humour et de fantaisie mais riche d’émotion, de tendresse et d’amour.

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Résumé :

L’ÉCRITURE PEUT-ELLE SAUVER UN HOMME ?
 

Dans un Paris plus que jamais miroir aux vanités, l’extrême droite est sur le point de remporter les élections. William Kenfcet, journaliste à l’indépendance farouche, sent que le pire va advenir. Il l’a écrit et fait savoir. Est-ce pour cela qu’un soir il se fait salement agresser devant les grilles du jardin du Luxembourg ? Et que, voulant le sauver, un jeune couple est assassiné ?


Quand William se réveille à l’hôpital, il s’effondre. Écrasé par son histoire familiale, rongé par ses démons et par l’âge qui avance, il décide de partir à New York sur la tombe du jeune homme mort pour le secourir.
Un matin, dans le journal, il découvre l’histoire de Harvey Miller, un homme que le déclassement social a transformé en monstre — il a tué sa femme et ses quatre enfants — et qui vomit la morale de la société américaine. Cette histoire, William s’en empare, et le livre qu’il se met à écrire lui permettra de creuser ses propres zones d’ombre.


Roman gigogne, noir comme l’encre, où se mêlent les destins de ces personnages en fuite, Où cours-tu William… est aussi un polar politique, une réflexion sur la filiation, la transmission, et le pouvoir de la littérature.

Mon avis :

Un livre émouvant, très sombre, une critique féroce de l’hypocrisie de nos sociétés capitalistes et plus particulièrement de l’Amérique.

Alors qu’il sort d’une émission de télévision, William Kenfcet se fait violemment agresser par deux hommes. Un couple de jeunes gens, John et Marie, se porte à son secours et est abattu par les deux criminels. Roué de coups et traumatisé par cette agression et surtout par la mort de ces deux jeunes courageux, William se remémore son passé et décide de se rendre à New York pour se recueillir sur la tombe de John.

« Où cours-tu William… » est un livre qui est composé de plusieurs histoires. D’abord celle de John et Marie, ces deux jeunes qui avaient toute leur vie devant eux s’ils n’avaient eu le malheur de croiser le chemin de deux assassins. Marie est française et John est américain. N’ayant pu se rendre à leurs obsèques, William est hanté par leur mort et le besoin de comprendre le pourquoi de ce crime. Mais il se sent également coupable de ce qui est arrivé, c’est pour cela qu’il va se recueillir sur la tombe de Marie et qu’il décide de partir pour New York où le corps de John a été rapatrié.

Ensuite nous avons la vie de William ou plutôt “ses” vies. Il est le fils unique de Noémie, une ashkénaze dont la famille fut massacrée par les SS en 1944, et d’André qui aidait la Résistance. Arrêté, torturé, envoyé à Dachau la même année, André survécut jusqu’à fin 1948. Noémie ne se maria jamais et éleva William dans le souvenir de son père et de ses ancêtres juifs. Cela a fait de lui un homme farouchement indépendant, un grand journaliste défenseur de la liberté et un lucide dénonciateur du retour de l’antisémitisme, de la montée de l’extrême droite et de la barbarie islamiste, ce qui lui a attiré bien des ennemis.

Dans son désir de comprendre mais aussi d’apprivoiser ses démons, William Kenfcet va se lancer dans l’écriture d’un roman ayant pour base un fait divers dans lequel un homme, Harvey Miller, symbole de la réussite sociale américaine, heureux en ménage, père de quatre enfants, ingénieur en informatique, le meilleur dans sa partie a abattu toute sa famille deux mois après son licenciement. Il espère ainsi parvenir à appréhender ce qui fait basculer un homme dans le crime et se demande si tout le monde peut devenir un meurtrier. Il ira très loin dans cette recherche au risque de se perdre.

Denis Jeambar

Denis Jeambar nous livre une critique féroce de la société. Il dénonce l’hypocrisie dans laquelle nous vivons mais également notre aveuglement.

L’écriture est superbe et l’auteur nous offre matière à réflexion. Sa plume est précise, incisive et j’ai été captivée durant toute ma lecture même s’il s’agit d’un récit très sombre. L’histoire d’Harvey Miller est glaçante et William Kenfcet ne recule devant rien dans sa quête de compréhension. Il y aurait encore beaucoup à dire et j’espère que cela vous incitera à découvrir cet ouvrage.

Un livre d’actualité qui dénonce les exactions de l’extrême-droite représentée ici par le parti Sinistre, l’antisémitisme, les crimes commis par les islamistes radicaux, qui parle également de la mort, de la vieillesse, de la difficile communication avec ses proches.

Un grand merci à NetGalley et aux Éditions Calmann-Lévy pour cette belle découverte.

Je suis un Juif. Est-ce qu’un Juif n’a pas des yeux ? Est-ce qu’un Juif n’a pas des mains, des organes, des proportions, des sens, des affections, des passions ? Est-ce qu’il n’est pas nourri des mêmes aliments, blessé par les mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, échauffé et refroidi par le même été et par le même hiver qu’un chrétien ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ? Et si vous nous outragez, ne nous vengeons-nous pas ? Si nous nous ressemblons en tout le reste, nous vous ressemblons aussi en cela ?

Le Marchand de Venise de William Shakespeare

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Historique, #Amour, #Famille, #Relations frère-sœur, #Écosse, #Highlander, #Sensualité

Résumé :

S'enfuir avec le ténébreux Adair Mac Taran ? Marianne Beauxville ne peut s'y résoudre. Certes, cette solution lui permettrait d'échapper au mariage que son frère, seigneur normand, veut lui imposer. Mais Adair est-il vraiment un homme de confiance, comme il le prétend ? Après tout, malgré son charme indéniable, il est écossais et donc un ennemi potentiel. Plus grave encore, ce barbare n'a pas hésité à lui voler un baiser scandaleux, au mépris des convenances. Autant de raisons qui poussent Marianne, prudente, à refuser son aide. Un refus dont Adair n'a manifestement pas tenu compte puisqu'il surgit dans sa chambre, la veille des noces, pour l'enlever...

Mon avis :

 

Au pays des highlanders.

Marianne de retour du couvent se voit contrainte par son frère d’épouser un vieil écossais parce qu’il l’accepte sans dot et qu’il sera un soutien appréciable pour lui. Mais elle refuse de se soumettre et envisage de s’enfuir. Marianne est normande, elle n’aime pas l’Écosse ni les écossais qu’elle considère comme des barbares et lorsqu’elle pensait à son mariage, c’était avec un seigneur normand. Seulement lors de sa tentative de fuite, elle tombe sur Adair, un invité de son frère au charme dévastateur avec lequel elle échange un troublant baiser. Le jeune homme comprenant plus tard qu’il l’a empêchée de fuir un mariage détesté décide de lui proposer son aide, aide qu’elle refuse sèchement. Seulement Adair décide de ne pas en tenir compte et de reprendre contact avec elle. Pour cela il va se retrouver dans la chambre de la jeune femme…

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Harlequin pour l’envoi de ce Service Presse même si je n’ai pas vraiment accroché à ce roman. Jusqu’à plus de la moitié du tome environ, j’ai trouvé Marianne détestable à cause de son mépris pour tout ce qui concerne l’Écosse et ses habitants et surtout sa mauvaise foi, son manque de reconnaissance. Elle est vraiment bornée et odieuse dans sa volonté d’accuser toujours Adair et de le rendre responsable de tout ce qui ne va pas dans sa vie. Je l’ai trouvée réellement antipathique. Heureusement par la suite, elle se montrera une femme forte et résolue à tout pour sauver son bonheur. Quant à Adair il se conduit de manière bien impulsive et dénuée de sagesse pour quelqu’un qui a été choisi pour devenir le chef de clan lorsque son père mourra.

Dans la seconde moitié par contre, les personnages principaux se révèlent pleins de qualités, courage, sagesse, et heureusement parce que l’intrigue est riche de rebondissements. Ils doivent faire face à bien des problèmes et la romance prend tout son sens. La plume de Margaret Moore est fluide et agréable, son univers médiéval très bien décrit ce qui nous donne une lecture facile et dépaysante.

Une romance historique pleine de drames et de passion qui a pour cadre l’Écosse du XIIIème siècle et qui vous entraînera dans une histoire de succession et de problèmes familiaux.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance contemporaine, #Humour, #Amitié, #Famille, #Littérature, #Amour, #Aventure

Résumé :

Quand Charlène débarque à New Haven pour une année d’échange universitaire, elle ne s’attend pas à ce qu’on lui propose une colocation avec deux parfaits inconnus. Pourtant, la voilà bientôt installée avec Warren, l’homme au sourire irrésistible, et Finn, qui la trouble terriblement.

Problème : elle ne sait pas lequel des deux elle préfère.

Règles à respecter absolument :

1. Ne pas coucher avec Warren.

2. Ne pas coucher avec Finn.

3. Ne pas tomber amoureuse.

L’année s’annonce compliquée.

Mon avis :

Entre les deux son cœur balance !

Cela commence très fort pour Charlène. Alors qu’elle s’envole pour l’Amérique où elle a un poste d’enseignante du français dans la prestigieuse Université de Yale et l’assurance d’une colocation avec Abby, une jeune américaine qui parle français comme si c’était sa langue natale et qui prépare un mémoire sur Marcel Proust et Virginia Woolf, à son arrivée elle découvre qu’il y a un changement de programme et non des moindres. Elle va se retrouver colocataire de deux magnifiques spécimens masculins : Warren, le frère d’Abby, aux yeux verts et au sourire irrésistible ; Finn, au regard de miel plus que troublant. Succombera-t-elle à la tentation ?

Je remercie Anita Berchenko et Les Éditions du 38 pour ce Service Presse et l’excellence de cette Collection Corail qui se trouve justement sous la direction de l’auteure Julie Derussy. Je suis tombée immédiatement sous le charme de sa plume pleine de verve et d’humour, de son style direct et de ses personnages tous plus attachants les uns que les autres. Charlène est une adorable jeune femme que je qualifierai de solaire. Elle vit les choses à fond et a l’habitude de dialoguer avec elle-même, souvent à haute-voix. J’ai dû délaisser ma terrasse ne voulant pas être prise pour une folle par mes voisins tellement j’ai ri à certaines de ses réflexions et expressions. La voir s’émerveiller devant la neige, sa découverte de New-York, la beauté de la Nature est un délice. Julie Derussy a une manière très poétique de décrire les scènes d’amour et j’ai été fortement tentée de lire la fin du livre avant terme tant j’étais curieuse de savoir qui Charlène allait finalement choisir. Je la comprends tout à fait car entre Warren et Finn, difficile de les départager. Chacun d’eux est plein de charme et de qualités. Quant à Abby la sœur de Warren, c’est une véritable petite tornade et une excellente amie.

Julie Derussy nous offre à travers Charlène un véritable voyage de découverte de l’Amérique et plus particulièrement de l’Ouest. C’est tellement bien décrit qu’on s’y croirait. Elle a vraiment un don pour nous partager ses ressentis, ses émotions. C’est si réaliste que j’ai cru pendant un moment qu’il s’agissait d’une autobiographie. Renseignements pris, je n’avais pas tout faux puisqu’effectivement, elle a “ fait un merveilleux road trip dans l’Ouest” et est tombée amoureuse de New York mais l’histoire des colocataires vient de son imagination. De plus, grâce à elle, mon vocabulaire anglais s’est enrichi d’expressions familières qu’on n’apprend pas sur les bancs des écoles.

Une magnifique romance qui fait la part belle à l’amitié et à l’amour mais où les drames de la vie ne sont pas exclus.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Solitude, #Deuil, #Amitié, #Drame, #Famille

Résumé :

Un roman lumineux qui fait la part belle à l’amitié et l’espoir.

A 104 ans, Mlle Ona Vitkus pensait en avoir fini avec les sentiments. Mais l’arrivée dans sa vie si ordonnée d’un jeune garçon pas comme les autres va tout chambouler.

Du jour au lendemain, la vieille dame se trouve embringuée au cœur d'une famille en plein tourment, et même dans un road trip inattendu et burlesque. Chemin faisant, elle découvre que la vie lui réserve encore bien des surprises, et, surtout, qu'elle a encore beaucoup à offrir à ceux qui croyaient avoir tout perdu…

 

" Plein de charme, bouleversant… tout simplement magnifique. "

Psychologies

 

Mon avis :

Mademoiselle Ona Viktus, 104 ans, est une vieille dame assez revêche. Tous les samedis, un jeune scout, à condition qu’elle ne le renvoie pas car elle se montre assez difficile, vient nourrir ses oiseaux et lui tenir compagnie. Or elle est tombée sur “l’oiseau rare” avec le garçon (durant toute l’histoire il ne sera jamais fait mention de son nom), un enfant de 11 ans passionné par les records Guinness et les listes de 10. En l’espace de quelques semaines, il va tout bouleverser. Et lorsqu’après sa mort, son père viendra pour le remplacer, Ona va se laisser apprivoiser par Quinn. Tous deux vont cheminer ensemble grâce au garçon : Ona va découvrir que la vie a encore bien du charme et qu’elle peut encore éprouver des sentiments comme l’amitié, la compassion ; Quinn quant à lui va percevoir tout ce qui faisait la richesse de son fils qu’il a plutôt négligé de son vivant et Belle, la femme qu’il aime toujours mais dont il est divorcé, va trouver le courage de continuer à avancer.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Kero pour ce Service Presse. Je dois avouer que vu la couverture et le résumé, je m’attendais à une lecture plus légère et il m’a fallu plusieurs jours pour venir à bout de ma lecture. C’est très bien écrit et Monica Wood décrit toutes les émotions avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité mais c’était beaucoup trop long. Et puis malgré les touches d’humour, j’ai trouvé l’ambiance pesante : Quinn plus préoccupé de ses concerts et de sa musique est passé totalement à côté de son fils et de ce dont avait besoin son épouse. À présent divorcé, il espère toujours qu’ils pourront se remettre ensemble mais elle a rencontré quelqu’un d’autre. Belle est totalement détruite par la mort brutale de son fils et est en pleine dépression. Ona n’a pas eu une vie heureuse non plus mais j’ai été désagréablement surprise par son manque d’affection lorsqu’elle rend visite à son fils Laurentas. La liste des records Guinness au début m’a amusée mais à la fin je trouvais lassant même si je reconnais l’importance de ces records dans la vie d’Ona. Les enregistrements sur sa vie étaient intéressants mais un peu trop superficiels. Et puis pourquoi n’avoir mis que ses réponses ? Je sais bien que le garçon est mort mais l’auteur en ne lui donnant jamais son prénom, en ne mentionnant pas ses questions en fait un personnage inconsistant alors qu’il est à l’origine de tout.

Au final une lecture qui pour moi manquait de dynamisme, à côté de laquelle je suis passée et qui m’a ennuyée.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Feel Good, #Résilience, #Famille

Résumé :

Bretagne, été 2016

Simon a 23 ans, il a troqué son pull sur les épaules pour un tee-shirt au slogan éloquent « L’été c’est le pied ». Par quel caprice du destin ce jeune aristo carriériste se retrouve-t-il à vendre des chichis sur les plages ?

Le temps d’une saison, il va rencontrer des baigneurs aux personnalités aussi diverses qu’affirmées : des adolescents faussement blasés, des grands-parents débordés, un couple de quinquas branchés et surtout, une mystérieuse brune toujours plongée dans un roman... Simon va-t-il réussir à attirer son attention ?

Imaginez-vous allongé(e) sur le sable chaud, à épier, en sociologue amateur, vos voisins de serviettes. Quitte parfois, comme Simon, à vous laisser tromper par les apparences.

Un vrai feel good breton qui laisse un goût iodé sur les lèvres.

Mon avis :

Quand amour et résilience marchent de pair…

Simon Penhanscoët de Trémaloir dit Moumoune, le roi du chichi, futur ingénieur, passe ses vacances d’été sur la plage Sainte-Anne où il exerce ses talents comme vendeur de beignets. Il est tombé sous le charme de Louise Le Doyen, petite brune aux yeux clairs, toujours plongée dans un roman. Victime d’un accident dont elle est réchappée de justesse, elle garde une jambe couverte de cicatrices et poursuit une rééducation difficile. Ses parents, oncles, tantes, neveux et nièces profitent eux aussi des vacances sur la plage et gardent un œil jaloux sur elle. Simon parviendra-t-il à apprivoiser la belle ? Et Louise mal remise d’un chagrin d’amour parviendra-t-elle à lui faire confiance et à aimer de nouveau ?

Je dis un grand merci à Anita Berchenko ainsi qu’aux Éditions du 38 pour ce Service Presse de la Collection Corail. J’ai ainsi pu découvrir la plume de Joëlle Sancéau et son premier roman publié Plage Sainte-Anne. Disons-le tout de suite, c’est une réussite. L’auteur a écrit un roman plein d’humour et de tendresse. Dès le début, je me suis attachée à ses personnages : Simon qui loge chez sa redoutable grand-mère, Cyprienne de Penhanscoët de Trémaloir, ne se laisse guère impressionner par elle. Les dialogues entre eux sont hilarants et les remarques de la douairière m’ont bien amusée. Louise est touchante dans sa vulnérabilité, blessée dans son cœur et dans son corps, couvée par sa famille, appelée par sa mère « son cerveau sur pattes », est pleine d’humour mais après sa désastreuse expérience avec son ex, elle se montre acide dans ses réparties avec Simon qui est désarmant de tendresse et de bonne humeur. Et puis nous avons la famille Le Doyen, les trois frères et leurs épouses. Joëlle Sancéau les croque avec talent et justesse, c’est un plaisir de les côtoyer. L’auteur évoque avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse plusieurs problèmes de société, difficultés relationnelles dans un couple, résilience après un drame, angoisse pour faire confiance après une trahison et tous ses personnages pourraient faire partie de notre propre famille.

J’ai lu cette romance d’une seule traite, c’est un livre que vous adorerez lire sur une plage ou à la montagne ou encore chez vous lors d’une pause. Une romance feel good bouleversante de sensibilité, d’amour et de tendresse.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Animaux, #Témoignage, #Société, #Contemporain, #Famille, #Fourrière, #Abandon, #Chien, #Chats

Résumé :

Filou, un berger-allemand de deux ans, est abandonné au pied d'un arbre par ses maîtres.

Il reste ainsi durant plusieurs jours, en plein soleil, mourant de faim et de soif. Il finit par tenter de se libérer en rongeant sa laisse, alors qu'une femme le recueille et le dépose dans une fourrière, seul, triste, croyant toujours que ses maîtres vont venir le chercher.

Filou attend longuement et sagement dans sa cellule. Il croisera quelques-uns de ses congénères qui ont subi le même sort, qui l'aideront à renaître et à retrouver la joie.

Une histoire magnifique dans laquelle Cassandra nous oblige à nous glisser dans la peau d'un animal de compagnie, bien déçu par l'attitude de certains humains. Après cette lecture, vous ne regarderez plus votre chien ou votre chat du même œil...

Un texte très bien écrit et qui ravira les enfants, dès 9 ans.

 

Mon avis :

Un témoignage bouleversant et poignant. Un livre qui devrait être remis à toute personne qui adopte un animal.

Filou est un jeune berger allemand de deux ans qui a une confiance totale en ses maîtres. Aussi il ne s’inquiète pas lorsqu’ils l’abandonnent attaché à un arbre sur la route des vacances. Filou en est sûr, ses maîtres vont revenir le chercher même si c’est bizarre qu’ils l’aient laissé là et s’ils tardent, c’est certainement parce qu’ils se sont perdus en route. Seulement les heures passent et cela fait déjà deux longues journées à les attendre, à souffrir de la soif et de la faim, de la chaleur. Finalement il parvient à se détacher et est recueilli par une gentille dame qui le nourrit et le fait boire mais ensuite le dépose à la fourrière. Filou espère toujours le retour de ses maîtres. Heureusement il va faire la connaissance de son voisin de fourrière, un vieux colley du nom d’Alban, un sage qui va lui apprendre à survivre dans ce milieu mais aussi l’aider à comprendre qu’il est abandonné.

J’ai été totalement embarquée dans l’histoire de Filou et j’ai eu mal au cœur devant sa confiance totale en ses maîtres indignes, son espoir d’être adopté. J’ai été émue devant son amitié avec Alban le colley, avec Lou le petit chaton, eu le cœur serré face à ses espoirs déçus d’adoption, été folle de rage devant cet employé de la fourrière qui est une honte pour l’humanité. Les personnages que nous rencontrons dans ce livre ne nous rappellent que trop qu’en cette période des vacances, beaucoup de chiens et de chats partageront le sort de Filou.

Cassandra Bouclé a écrit un livre court qui plaira autant aux enfants qu’aux adultes. En peu de pages, elle nous rappelle qu’un animal n’est pas un objet ni un jouet mais un être vivant doté de sensibilité qui aime, souffre, espère… Ce livre devrait être remis à toute personne qui adopte un animal et peut-être qu’alors il y aurait moins d’abandons. Mais j’en doute hélas !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Thriller, #Famille

Résumé :

Jean-Yves tombe amoureux d'une jeune fille paraplégique, Emma, chaperonnée par sa tante. La mère de Jean-Yves, veuve, s'oppose à sa liaison... À tort ou à raison ?

Mon avis :

Surprenant ! Quand l’amour se transforme en thriller.

Jean-Yves tombe sous le charme d’une jeune et belle fille dans un fauteuil roulant. Après avoir passé une nuit mouvementée à rêver de sa belle assise, il décide de faire un footing. Le hasard malicieux le fait rentrer dans le fauteuil roulant de sa belle : elle s’appelle Emma et ils sympathisent en dépit de la tante revêche qui veille sur la jeune femme. Jean-Yves vit de ses rentes.  La mort de son père lui a permis de vivre oisif mais à cause de son esprit dépensier, sa mère a réussi à le mettre sous tutelle financière. Lorsqu’elle apprend qu’il fréquente une jeune femme handicapée, elle s’oppose à leur liaison.

Je remercie Brice Milan pour m’avoir permis de découvrir son roman par le biais d’un Service Presse. Jean-Yves fait sans conteste partie des rêveurs et cela me l’a rendu sympathique dès le début. Certes, il ne brille pas forcément par son courage ou sa volonté mais je l’ai trouvé attachant. Dès le départ, je me suis posé des questions sur Emma. J’ai trouvé suspect qu’elle ait pu trouver le numéro de téléphone de Jean-Yves ainsi que l’endroit où il habite. Et très vite, ce qui avait commencé comme un début de romance s’est transformé en thriller avec des personnages qui se révèlent trompeurs. De révélations en découvertes, Jean-Yves ne saura bientôt plus à qui se fier.

L’auteur a su distiller le suspense jusqu’à la fin. L’action se déroule sur 16 jours et on peut dire qu’il n’y a pas de temps mort. Les rebondissements ne cessent de se succéder. J’ai trouvé le roman un peu court et j’aurais aimé en apprendre davantage sur Emma et sur la vie de Jean-Yves, ce qu’il va devenir. Brice Milan n a une plume agréable et limpide, il sait à merveille jouer avec son lecteur pour l’entraîner dans des sentiers inattendus.

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Résumé :

Lorsque Marco Stenzza, champion de Taekwondo, apprend que sa mère est sur le point de mourir, il est déjà trop tard. Cependant, en vidant l’appartement de la défunte, il a la surprise de trouver une convocation chez un notaire. C’est ainsi que Marco se découvre co-héritier d’une maison avec la jolie Aurélia Massard d’Espan, cadette d’une noble et riche famille.

Dès qu’il la voit, il tombe fou amoureux d’elle. Hélas, la jeune femme est déjà fiancée à un Prince libanais. Quand Hugo, le père de la belle héritière, le recrute comme garde du corps, Marco n’est pas au bout de ses surprises. Entre amour et haine, il ignore que cette rencontre qui ne doit rien au hasard lui fera vivre des aventures explosives, au péril de sa vie.

Une romance pleine de suspense et de rebondissements qui vous entraînera au bout du monde.

Mon avis :

Coup de cœur ! Une magnifique histoire d’amour et bien plus encore.

« L’amour n’est jamais simple, mais quand il est vrai et sincère, c’est une force qui peut soulever le monde. » C’est la phrase que Gilles Milo-Vacéri a mise en exergue sur sa page Facebook pour parler d’Alpha et Oméga. Voilà pourquoi j’aime cet auteur, je sais quand j’ouvre un de ses livres que je ne serai jamais déçue, qu’il va me parler d’amour, d’un amour qui vaut la peine de tout risquer pour lui, de la vie où il faut se battre pour pouvoir avancer, de l’amitié qui nous la rend plus belle, qu’il va me faire rêver d’un monde où les hommes n’ont pas besoin d’être des super-héros pour avoir du courage, de l’honneur et du cœur. Je sais qu’il va me faire voyager et que je vais apprendre plein de choses. Je sais aussi qu’il aura mis quelque énigme, quelque mystère dans son intrigue et même une note de surnaturel et je sais que quand je refermerai son livre, j’aurai un grand sourire, le cœur plus léger et de nouveaux amis car ses personnages ont une densité, une profondeur et une psychologie qui font qu’on ne les oublie pas.

Alpha & Oméga, c’est tout cela et encore plus. Tout d’abord un grand MERCI à Anita Berchenko et aux Éditions du 38 qui m’ont permis de découvrir ce livre en avant-première grâce au Service Presse. Alors qu’il effectue un stage de Taekwondo à Séoul (Corée du Sud), Marco est contacté en urgence par son ami et mentor Jean. Sa mère qui souffre d’un cancer est au plus mal. Marco embarque sur le premier vol et rentre immédiatement sur Paris. Hélas, quand il arrive, sa mère est déjà décédée le laissant seul au monde, avec des questions non résolues. Enfant battu à coups de ceinturon par un père alcoolique, Marco n’a jamais compris pourquoi sa mère n’a pas divorcé. Il l’aime, bien qu’elle ne lui ait jamais montré d’affection ni consolé ou défendu. Alors qu’il trie les affaires de la défunte, il trouve dans le courrier la lettre de convocation d’un notaire l’invitant “en tant que cohéritière à l’ouverture du testament de feu Monsieur Georges Massard d’Espan…” Accompagné de Jean, il apprend lors de l’ouverture du testament qu’il hérite de la moitié de la maison du défunt, l’autre moitié revenant à Aurélia Massard d’Espan. Dès qu’il l’a vue, Marco est irrémédiablement tombé amoureux de la jeune femme, malheureusement fiancée au Prince héritier Omar Benschritt-Maalouf, un homme d’une rare bêtise qui se croit tout permis et qui va se montrer particulièrement odieux. Marco refuse sa part d’héritage et l’offre à Aurélia qui est très attachée à la maison avec cette justification : « On ne brise pas les rêves des petites filles. » Marco et Aurélia l’ignorent encore mais c’est le début d’une grande aventure où tous deux seront amenés à donner le meilleur d’eux-mêmes.

J’ai adoré ce livre et une fois commencé, je ne l’ai lâché qu’après avoir tourné la dernière page, très tôt dans la matinée. Gilles Milo-Vacéri nous offre une belle histoire d’amour à la veille de cet été avec de beaux personnages tous plus attachants les uns que les autres, exception faite du prince libanais et de ses sbires. Marco est un rêveur d’une folle générosité. Il vit pauvrement mais refuse un héritage. C’est un maître en Taekwondo, sport de combat qu’il pratique depuis l’âge de cinq ans, âge auquel il a rencontré son ami Jean, propriétaire d’une salle d’arts martiaux. Jean lui a appris le Taekwondo mais surtout l’a aimé comme un père et a toujours été là pour lui. Il l’a aidé à supporter l’insupportable. Marco est désarmant, il a la candeur d’un enfant et quand il aime, il ne garde rien pour lui. Aurélia est une jeune femme qui appartient à la noblesse et dont la famille est l’une des plus grandes fortunes de France. Cela aurait pu créer un gouffre entre elle et Marco mais elle a su rester simple et franche. Dotée d’un caractère fougueux, elle n’accepte pas l’injustice et n’hésite pas à se battre pour ce qu’elle croit juste. D’ailleurs toute sa famille est attachante, qu’il s’agisse de son père Hugo ou de sa sœur Alexandrine, dite Alex que j’ai trouvée géniale. Même lorsqu’il s’agit de personnages secondaires, l’auteur nous les dépeint à merveille, ce sont de vrais caractères et cela contribue à rendre l’intrigue encore plus palpitante.

Gilles Milo-Vacéri, en plus de la romance, nous offre du mystère et du suspense tout en dénonçant le mal que peuvent faire les secrets de famille. Il nous parle également de solitude et des blessures d’un passé qui ne se referment jamais totalement. Et tout au long du livre, nous nous demandons ce que cachait la mère de Marco. Qui était-elle vraiment ? Et qu’était-elle exactement pour Georges Massard d’Espan, l’oncle défunt d’Aurélia ? Pourquoi n’a-t-elle jamais quitté son époux qui la battait elle et son fils ? Quel douloureux secret cache Hugo, le père d’Aurélia, secret qui l’empêche de briser les fiançailles de sa fille ? L’auteur joue également avec nos nerfs : le prince libanais est un vrai bandit. Marco et les Massard d’Espan parviendront-ils à lui échapper ?

Et puis il nous fait voyager et rêver : de Séoul à Paris, puis une croisière qui fait escale à la plage de l'Anse Canot, Marie Galante, Île de la Guadeloupe ; ensuite il nous entraîne dans la visite d’un marché à Fort de France en Martinique, nous fait pique-niquer sur la plage de Sainte-Lucie, Les Îles du Vent. Et pour finir, nous nous retrouvons sur la plage de Saint-Jean-de-Luz en France. Que des noms de destinations qui invitent au rêve et au voyage !

J’ajouterai que la plume de Gilles Milo-Vacéri est pleine d’élégance, que le vocabulaire employé est d’une grande richesse et qu’il manie l’humour comme personne. Enfin avec Marco il nous offre l’une des plus belles déclarations d’amour que j’aie lu. Alpha & Oméga est une romance pleine de sensibilité, porteuse de beaux messages d’espoir et de vie. Je ne peux que vous conseiller de vous y plonger, vous ne le regretterez pas.

Il ne pleurait pas, pourtant, il était dévasté et tout s’effondrait en lui. Sans bruit. Sans cri. Dans un abîme de tristesse qu’il ne connaissait que trop bien. La vie lui avait appris depuis longtemps à cacher, à taire ses émotions, à ne jamais montrer combien il pouvait souffrir.

Jean lui avait toujours appris à relever la tête, même après un combat perdu ou un échec, quel qu’il puisse être. Mais parfois, c’était vraiment difficile.

Tant qu’il y avait de la vie, l’espoir était permis et pour le moment, il poursuivait ses rêves.

Oui, lui savait très bien ce que les souvenirs d’enfance pouvaient remuer et engendrer comme douleur. Le passé collait toujours aux semelles, que l’on porte des sabots ou de jolis escarpins de cuir très coûteux, rien n’y faisait.

On regardait toujours son passé dans les yeux, avec plus ou moins de tristesse ou de courage, mais on était souvent seul pour l’affronter.

Non, même l’argent n’apaisait pas les blessures de l’enfance, rien ni personne ne pouvait offrir une parfaite cicatrisation des douleurs, des rancœurs, des joies perdues et des peines éternelles. Tout restait gravé dans la chair et il suffisait d’un lieu, d’un moment ou d’un objet pour que toutes ces souffrances reviennent, aussi brûlantes qu’au premier jour.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Vengeance, #Alchimie, #Famille, #Urban Fantasy

Résumé :

Si  votre cœur est animé par la vengeance,   que devient votre âme ?

« Mon frère, si tu crois encore assez en quelque chose pour t’y raccrocher, fais-le ; car je vais te retrouver et te tuer. »

Laissez-vous emporter par ce premier opus des aventures fantastiques de Ray Shepard !

EXTRAIT

Les décennies se sont écoulées, faisant place à une nouvelle génération de duellistes et d’alchimistes. Nombreux sont ceux tournés vers ce que j’appelle le côté sombre de l’âme. Ils se sont laissé dévorer par l’ambition et le pouvoir. Certains ont même créé des spectres surpuissants au prix de sacrifices innommables. Changer son double animal signifie modifier son âme. Et cela ne reste jamais sans conséquences.
La Djaaba s’est corrompue. De sombres complots pour le Pouvoir ont alors vu le jour.
C’est dans ce monde que mon père est né. Dans ce monde qu’il a vécu et qu’il s’est battu pour changer les choses.
Ce qui ne devait être qu’une simple histoire de famille, s’est mué en un affrontement fraternel au cœur d’une guerre civile.

Cette histoire est son Histoire, telle que ma mère me l’a contée. L’Histoire de Ray Shepard.

Mon avis :

Fantastiquement addictif !

Van nous rapporte l’histoire de son père Ray Shepard telle qu’elle lui a été contée par sa mère. À Penngrad, la Société est régie par une hiérarchie assez stricte. Au sommet, nous trouvons les riches et les nobles formant la Caste de la Djaaba. Ils sont aidés par la Confrérie des Assassins, Les Gouttes pourpres ainsi que par leurs gardes qui constituent La Milice. À Penngrad, chaque être est fait de chair, de sang et de fluide. Chacun est lié à un spectre qui est la moitié de son âme, son double animal. Il fut peut-être un temps où détenteurs et spectres vivaient en harmonie mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ils se sont transformés en duellistes et bêtes de combat, ils utilisent l’alchimie qu’ils ont mise au service de la recherche du pouvoir, de l’ambition, du désir de tout contrôler. Et pour cela tous les moyens sont bons pour y parvenir, y compris les pires. Quant à Ray Shepard, il est amnésique depuis quatre ans à cause d’une dépense trop importante de fluide pour tenter de retrouver la femme qu’il aime, Léane. Il est le charismatique leader des UCB et ne vit que pour sa vengeance.

Ces quelques lignes de résumé ne rendent absolument pas justice à la richesse et à la beauté de ce livre. Morgane Rugraff a créé un monde absolument fabuleux et fascinant. Penngrad et ceux qui l’habitent sont captivants, ses héros et leurs spectres attachants. Pour vous donner une idée, Ray a un tigre blanc pour spectre dont le nom est Aerön. Mariah est accompagnée d’un grand lynx, Luthéus, Kaily d’une panthère noire,  Athénestia… Les relations entre eux et leurs spectres sont magiques et j’ai adoré voir leurs spectres sympathiser, montrer des sentiments.

« Amnésie » nous conte la vie de Ray Shepard mais pas uniquement. C’est également la vie de Mariah ; de Kaily complètement subjuguée par Ray et de son frère Jack rival de Ray et amoureux de Mariah ; de Matt le bras droit de Ray et de tous les autres qu’il serait trop long de citer mais qui sont tout autant passionnants. Tout comme Kaily, j’ai été complètement subjuguée par Ray. Il est certes habité par la haine et la vengeance mais on sent derrière une sensibilité qu’il a refoulée, un sens de l’honneur et le culte de l’amitié, la fidélité. Et bien qu’il soit littéralement consumé par cette haine et cette soif de vengeance, je lui fais confiance pour ne pas se laisser totalement submerger. J’avoue que j’ai hâte de découvrir la suite et Morgane Rugraff m’a dit que le tome 2 était prévu pour le 09 janvier 2018, date que j’ai soigneusement notée.

En suivant les aventures de Ray, nous découvrons un peu plus Penngrad et il existe bien plus de castes que celles indiquées au départ : les Héritiers, la Guilde des Ombres, l’Organisation Entité… La psychologie des différents personnages est très bien dépeinte, l’amitié, l’amour mais aussi la jalousie, la peur. L’auteure nous offre un monde complet et a su donner vie à ses héros. Les combats entre duellistes et spectres sont hallucinants et en même temps remplis d’une certaine poésie malgré la violence. La plume de Morgane Rugraff m’a complètement envoûtée et je reste sous le charme de ce monde et de ses habitants.

Je n’ai qu’un conseil à vous donner : n’hésitez surtout pas à vous plonger dans la vie de « Ray Shepard — Amnésie » et vous aussi vous aurez bien du mal à quitter Penngrad.

« Ray Shepard T 1 Amnésie » par Morgane Rugraff — Plume Blanche Éditions

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