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Les livres de Goéwin

Articles avec #famille catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Animaux, #Témoignage, #Société, #Contemporain, #Famille, #Fourrière, #Abandon, #Chien, #Chats

Résumé :

Filou, un berger-allemand de deux ans, est abandonné au pied d'un arbre par ses maîtres.

Il reste ainsi durant plusieurs jours, en plein soleil, mourant de faim et de soif. Il finit par tenter de se libérer en rongeant sa laisse, alors qu'une femme le recueille et le dépose dans une fourrière, seul, triste, croyant toujours que ses maîtres vont venir le chercher.

Filou attend longuement et sagement dans sa cellule. Il croisera quelques-uns de ses congénères qui ont subi le même sort, qui l'aideront à renaître et à retrouver la joie.

Une histoire magnifique dans laquelle Cassandra nous oblige à nous glisser dans la peau d'un animal de compagnie, bien déçu par l'attitude de certains humains. Après cette lecture, vous ne regarderez plus votre chien ou votre chat du même œil...

Un texte très bien écrit et qui ravira les enfants, dès 9 ans.

 

Mon avis :

Un témoignage bouleversant et poignant. Un livre qui devrait être remis à toute personne qui adopte un animal.

Filou est un jeune berger allemand de deux ans qui a une confiance totale en ses maîtres. Aussi il ne s’inquiète pas lorsqu’ils l’abandonnent attaché à un arbre sur la route des vacances. Filou en est sûr, ses maîtres vont revenir le chercher même si c’est bizarre qu’ils l’aient laissé là et s’ils tardent, c’est certainement parce qu’ils se sont perdus en route. Seulement les heures passent et cela fait déjà deux longues journées à les attendre, à souffrir de la soif et de la faim, de la chaleur. Finalement il parvient à se détacher et est recueilli par une gentille dame qui le nourrit et le fait boire mais ensuite le dépose à la fourrière. Filou espère toujours le retour de ses maîtres. Heureusement il va faire la connaissance de son voisin de fourrière, un vieux colley du nom d’Alban, un sage qui va lui apprendre à survivre dans ce milieu mais aussi l’aider à comprendre qu’il est abandonné.

J’ai été totalement embarquée dans l’histoire de Filou et j’ai eu mal au cœur devant sa confiance totale en ses maîtres indignes, son espoir d’être adopté. J’ai été émue devant son amitié avec Alban le colley, avec Lou le petit chaton, eu le cœur serré face à ses espoirs déçus d’adoption, été folle de rage devant cet employé de la fourrière qui est une honte pour l’humanité. Les personnages que nous rencontrons dans ce livre ne nous rappellent que trop qu’en cette période des vacances, beaucoup de chiens et de chats partageront le sort de Filou.

Cassandra Bouclé a écrit un livre court qui plaira autant aux enfants qu’aux adultes. En peu de pages, elle nous rappelle qu’un animal n’est pas un objet ni un jouet mais un être vivant doté de sensibilité qui aime, souffre, espère… Ce livre devrait être remis à toute personne qui adopte un animal et peut-être qu’alors il y aurait moins d’abandons. Mais j’en doute hélas !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Thriller, #Famille

Résumé :

Jean-Yves tombe amoureux d'une jeune fille paraplégique, Emma, chaperonnée par sa tante. La mère de Jean-Yves, veuve, s'oppose à sa liaison... À tort ou à raison ?

Mon avis :

Surprenant ! Quand l’amour se transforme en thriller.

Jean-Yves tombe sous le charme d’une jeune et belle fille dans un fauteuil roulant. Après avoir passé une nuit mouvementée à rêver de sa belle assise, il décide de faire un footing. Le hasard malicieux le fait rentrer dans le fauteuil roulant de sa belle : elle s’appelle Emma et ils sympathisent en dépit de la tante revêche qui veille sur la jeune femme. Jean-Yves vit de ses rentes.  La mort de son père lui a permis de vivre oisif mais à cause de son esprit dépensier, sa mère a réussi à le mettre sous tutelle financière. Lorsqu’elle apprend qu’il fréquente une jeune femme handicapée, elle s’oppose à leur liaison.

Je remercie Brice Milan pour m’avoir permis de découvrir son roman par le biais d’un Service Presse. Jean-Yves fait sans conteste partie des rêveurs et cela me l’a rendu sympathique dès le début. Certes, il ne brille pas forcément par son courage ou sa volonté mais je l’ai trouvé attachant. Dès le départ, je me suis posé des questions sur Emma. J’ai trouvé suspect qu’elle ait pu trouver le numéro de téléphone de Jean-Yves ainsi que l’endroit où il habite. Et très vite, ce qui avait commencé comme un début de romance s’est transformé en thriller avec des personnages qui se révèlent trompeurs. De révélations en découvertes, Jean-Yves ne saura bientôt plus à qui se fier.

L’auteur a su distiller le suspense jusqu’à la fin. L’action se déroule sur 16 jours et on peut dire qu’il n’y a pas de temps mort. Les rebondissements ne cessent de se succéder. J’ai trouvé le roman un peu court et j’aurais aimé en apprendre davantage sur Emma et sur la vie de Jean-Yves, ce qu’il va devenir. Brice Milan n a une plume agréable et limpide, il sait à merveille jouer avec son lecteur pour l’entraîner dans des sentiers inattendus.

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Résumé :

Lorsque Marco Stenzza, champion de Taekwondo, apprend que sa mère est sur le point de mourir, il est déjà trop tard. Cependant, en vidant l’appartement de la défunte, il a la surprise de trouver une convocation chez un notaire. C’est ainsi que Marco se découvre co-héritier d’une maison avec la jolie Aurélia Massard d’Espan, cadette d’une noble et riche famille.

Dès qu’il la voit, il tombe fou amoureux d’elle. Hélas, la jeune femme est déjà fiancée à un Prince libanais. Quand Hugo, le père de la belle héritière, le recrute comme garde du corps, Marco n’est pas au bout de ses surprises. Entre amour et haine, il ignore que cette rencontre qui ne doit rien au hasard lui fera vivre des aventures explosives, au péril de sa vie.

Une romance pleine de suspense et de rebondissements qui vous entraînera au bout du monde.

Mon avis :

Coup de cœur ! Une magnifique histoire d’amour et bien plus encore.

« L’amour n’est jamais simple, mais quand il est vrai et sincère, c’est une force qui peut soulever le monde. » C’est la phrase que Gilles Milo-Vacéri a mise en exergue sur sa page Facebook pour parler d’Alpha et Oméga. Voilà pourquoi j’aime cet auteur, je sais quand j’ouvre un de ses livres que je ne serai jamais déçue, qu’il va me parler d’amour, d’un amour qui vaut la peine de tout risquer pour lui, de la vie où il faut se battre pour pouvoir avancer, de l’amitié qui nous la rend plus belle, qu’il va me faire rêver d’un monde où les hommes n’ont pas besoin d’être des super-héros pour avoir du courage, de l’honneur et du cœur. Je sais qu’il va me faire voyager et que je vais apprendre plein de choses. Je sais aussi qu’il aura mis quelque énigme, quelque mystère dans son intrigue et même une note de surnaturel et je sais que quand je refermerai son livre, j’aurai un grand sourire, le cœur plus léger et de nouveaux amis car ses personnages ont une densité, une profondeur et une psychologie qui font qu’on ne les oublie pas.

Alpha & Oméga, c’est tout cela et encore plus. Tout d’abord un grand MERCI à Anita Berchenko et aux Éditions du 38 qui m’ont permis de découvrir ce livre en avant-première grâce au Service Presse. Alors qu’il effectue un stage de Taekwondo à Séoul (Corée du Sud), Marco est contacté en urgence par son ami et mentor Jean. Sa mère qui souffre d’un cancer est au plus mal. Marco embarque sur le premier vol et rentre immédiatement sur Paris. Hélas, quand il arrive, sa mère est déjà décédée le laissant seul au monde, avec des questions non résolues. Enfant battu à coups de ceinturon par un père alcoolique, Marco n’a jamais compris pourquoi sa mère n’a pas divorcé. Il l’aime, bien qu’elle ne lui ait jamais montré d’affection ni consolé ou défendu. Alors qu’il trie les affaires de la défunte, il trouve dans le courrier la lettre de convocation d’un notaire l’invitant “en tant que cohéritière à l’ouverture du testament de feu Monsieur Georges Massard d’Espan…” Accompagné de Jean, il apprend lors de l’ouverture du testament qu’il hérite de la moitié de la maison du défunt, l’autre moitié revenant à Aurélia Massard d’Espan. Dès qu’il l’a vue, Marco est irrémédiablement tombé amoureux de la jeune femme, malheureusement fiancée au Prince héritier Omar Benschritt-Maalouf, un homme d’une rare bêtise qui se croit tout permis et qui va se montrer particulièrement odieux. Marco refuse sa part d’héritage et l’offre à Aurélia qui est très attachée à la maison avec cette justification : « On ne brise pas les rêves des petites filles. » Marco et Aurélia l’ignorent encore mais c’est le début d’une grande aventure où tous deux seront amenés à donner le meilleur d’eux-mêmes.

J’ai adoré ce livre et une fois commencé, je ne l’ai lâché qu’après avoir tourné la dernière page, très tôt dans la matinée. Gilles Milo-Vacéri nous offre une belle histoire d’amour à la veille de cet été avec de beaux personnages tous plus attachants les uns que les autres, exception faite du prince libanais et de ses sbires. Marco est un rêveur d’une folle générosité. Il vit pauvrement mais refuse un héritage. C’est un maître en Taekwondo, sport de combat qu’il pratique depuis l’âge de cinq ans, âge auquel il a rencontré son ami Jean, propriétaire d’une salle d’arts martiaux. Jean lui a appris le Taekwondo mais surtout l’a aimé comme un père et a toujours été là pour lui. Il l’a aidé à supporter l’insupportable. Marco est désarmant, il a la candeur d’un enfant et quand il aime, il ne garde rien pour lui. Aurélia est une jeune femme qui appartient à la noblesse et dont la famille est l’une des plus grandes fortunes de France. Cela aurait pu créer un gouffre entre elle et Marco mais elle a su rester simple et franche. Dotée d’un caractère fougueux, elle n’accepte pas l’injustice et n’hésite pas à se battre pour ce qu’elle croit juste. D’ailleurs toute sa famille est attachante, qu’il s’agisse de son père Hugo ou de sa sœur Alexandrine, dite Alex que j’ai trouvée géniale. Même lorsqu’il s’agit de personnages secondaires, l’auteur nous les dépeint à merveille, ce sont de vrais caractères et cela contribue à rendre l’intrigue encore plus palpitante.

Gilles Milo-Vacéri, en plus de la romance, nous offre du mystère et du suspense tout en dénonçant le mal que peuvent faire les secrets de famille. Il nous parle également de solitude et des blessures d’un passé qui ne se referment jamais totalement. Et tout au long du livre, nous nous demandons ce que cachait la mère de Marco. Qui était-elle vraiment ? Et qu’était-elle exactement pour Georges Massard d’Espan, l’oncle défunt d’Aurélia ? Pourquoi n’a-t-elle jamais quitté son époux qui la battait elle et son fils ? Quel douloureux secret cache Hugo, le père d’Aurélia, secret qui l’empêche de briser les fiançailles de sa fille ? L’auteur joue également avec nos nerfs : le prince libanais est un vrai bandit. Marco et les Massard d’Espan parviendront-ils à lui échapper ?

Et puis il nous fait voyager et rêver : de Séoul à Paris, puis une croisière qui fait escale à la plage de l'Anse Canot, Marie Galante, Île de la Guadeloupe ; ensuite il nous entraîne dans la visite d’un marché à Fort de France en Martinique, nous fait pique-niquer sur la plage de Sainte-Lucie, Les Îles du Vent. Et pour finir, nous nous retrouvons sur la plage de Saint-Jean-de-Luz en France. Que des noms de destinations qui invitent au rêve et au voyage !

J’ajouterai que la plume de Gilles Milo-Vacéri est pleine d’élégance, que le vocabulaire employé est d’une grande richesse et qu’il manie l’humour comme personne. Enfin avec Marco il nous offre l’une des plus belles déclarations d’amour que j’aie lu. Alpha & Oméga est une romance pleine de sensibilité, porteuse de beaux messages d’espoir et de vie. Je ne peux que vous conseiller de vous y plonger, vous ne le regretterez pas.

Il ne pleurait pas, pourtant, il était dévasté et tout s’effondrait en lui. Sans bruit. Sans cri. Dans un abîme de tristesse qu’il ne connaissait que trop bien. La vie lui avait appris depuis longtemps à cacher, à taire ses émotions, à ne jamais montrer combien il pouvait souffrir.

Jean lui avait toujours appris à relever la tête, même après un combat perdu ou un échec, quel qu’il puisse être. Mais parfois, c’était vraiment difficile.

Tant qu’il y avait de la vie, l’espoir était permis et pour le moment, il poursuivait ses rêves.

Oui, lui savait très bien ce que les souvenirs d’enfance pouvaient remuer et engendrer comme douleur. Le passé collait toujours aux semelles, que l’on porte des sabots ou de jolis escarpins de cuir très coûteux, rien n’y faisait.

On regardait toujours son passé dans les yeux, avec plus ou moins de tristesse ou de courage, mais on était souvent seul pour l’affronter.

Non, même l’argent n’apaisait pas les blessures de l’enfance, rien ni personne ne pouvait offrir une parfaite cicatrisation des douleurs, des rancœurs, des joies perdues et des peines éternelles. Tout restait gravé dans la chair et il suffisait d’un lieu, d’un moment ou d’un objet pour que toutes ces souffrances reviennent, aussi brûlantes qu’au premier jour.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Vengeance, #Alchimie, #Famille, #Urban Fantasy

Résumé :

Si  votre cœur est animé par la vengeance,   que devient votre âme ?

« Mon frère, si tu crois encore assez en quelque chose pour t’y raccrocher, fais-le ; car je vais te retrouver et te tuer. »

Laissez-vous emporter par ce premier opus des aventures fantastiques de Ray Shepard !

EXTRAIT

Les décennies se sont écoulées, faisant place à une nouvelle génération de duellistes et d’alchimistes. Nombreux sont ceux tournés vers ce que j’appelle le côté sombre de l’âme. Ils se sont laissé dévorer par l’ambition et le pouvoir. Certains ont même créé des spectres surpuissants au prix de sacrifices innommables. Changer son double animal signifie modifier son âme. Et cela ne reste jamais sans conséquences.
La Djaaba s’est corrompue. De sombres complots pour le Pouvoir ont alors vu le jour.
C’est dans ce monde que mon père est né. Dans ce monde qu’il a vécu et qu’il s’est battu pour changer les choses.
Ce qui ne devait être qu’une simple histoire de famille, s’est mué en un affrontement fraternel au cœur d’une guerre civile.

Cette histoire est son Histoire, telle que ma mère me l’a contée. L’Histoire de Ray Shepard.

Mon avis :

Fantastiquement addictif !

Van nous rapporte l’histoire de son père Ray Shepard telle qu’elle lui a été contée par sa mère. À Penngrad, la Société est régie par une hiérarchie assez stricte. Au sommet, nous trouvons les riches et les nobles formant la Caste de la Djaaba. Ils sont aidés par la Confrérie des Assassins, Les Gouttes pourpres ainsi que par leurs gardes qui constituent La Milice. À Penngrad, chaque être est fait de chair, de sang et de fluide. Chacun est lié à un spectre qui est la moitié de son âme, son double animal. Il fut peut-être un temps où détenteurs et spectres vivaient en harmonie mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ils se sont transformés en duellistes et bêtes de combat, ils utilisent l’alchimie qu’ils ont mise au service de la recherche du pouvoir, de l’ambition, du désir de tout contrôler. Et pour cela tous les moyens sont bons pour y parvenir, y compris les pires. Quant à Ray Shepard, il est amnésique depuis quatre ans à cause d’une dépense trop importante de fluide pour tenter de retrouver la femme qu’il aime, Léane. Il est le charismatique leader des UCB et ne vit que pour sa vengeance.

Ces quelques lignes de résumé ne rendent absolument pas justice à la richesse et à la beauté de ce livre. Morgane Rugraff a créé un monde absolument fabuleux et fascinant. Penngrad et ceux qui l’habitent sont captivants, ses héros et leurs spectres attachants. Pour vous donner une idée, Ray a un tigre blanc pour spectre dont le nom est Aerön. Mariah est accompagnée d’un grand lynx, Luthéus, Kaily d’une panthère noire,  Athénestia… Les relations entre eux et leurs spectres sont magiques et j’ai adoré voir leurs spectres sympathiser, montrer des sentiments.

« Amnésie » nous conte la vie de Ray Shepard mais pas uniquement. C’est également la vie de Mariah ; de Kaily complètement subjuguée par Ray et de son frère Jack rival de Ray et amoureux de Mariah ; de Matt le bras droit de Ray et de tous les autres qu’il serait trop long de citer mais qui sont tout autant passionnants. Tout comme Kaily, j’ai été complètement subjuguée par Ray. Il est certes habité par la haine et la vengeance mais on sent derrière une sensibilité qu’il a refoulée, un sens de l’honneur et le culte de l’amitié, la fidélité. Et bien qu’il soit littéralement consumé par cette haine et cette soif de vengeance, je lui fais confiance pour ne pas se laisser totalement submerger. J’avoue que j’ai hâte de découvrir la suite et Morgane Rugraff m’a dit que le tome 2 était prévu pour le 09 janvier 2018, date que j’ai soigneusement notée.

En suivant les aventures de Ray, nous découvrons un peu plus Penngrad et il existe bien plus de castes que celles indiquées au départ : les Héritiers, la Guilde des Ombres, l’Organisation Entité… La psychologie des différents personnages est très bien dépeinte, l’amitié, l’amour mais aussi la jalousie, la peur. L’auteure nous offre un monde complet et a su donner vie à ses héros. Les combats entre duellistes et spectres sont hallucinants et en même temps remplis d’une certaine poésie malgré la violence. La plume de Morgane Rugraff m’a complètement envoûtée et je reste sous le charme de ce monde et de ses habitants.

Je n’ai qu’un conseil à vous donner : n’hésitez surtout pas à vous plonger dans la vie de « Ray Shepard — Amnésie » et vous aussi vous aurez bien du mal à quitter Penngrad.

« Ray Shepard T 1 Amnésie » par Morgane Rugraff — Plume Blanche Éditions

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller psychologique, #Suspense, #Famille, #Jumelles, #Blessures du passé, #Troubles bipolaires

Résumé :

Au départ, ce n'était qu'un jeu.

Helen et Ellie sont identiques. En apparence, du moins. Car, si ces jumelles de six ans se ressemblent comme deux gouttes d'eau, elles savent bien qu'elles sont différentes. Helen est la chef, Ellie son ombre. Helen décide, Ellie obéit. Helen invente des jeux, Ellie y participe. Jusqu'au jour où Helen en propose un plus original : intervertir leurs rôles, juste pour une journée. La farce fonctionne si bien que leur propre mère n'y voit que du feu. Et les deux fillettes s'amusent comme jamais. Mais le soir venu, alors que chacune devait reprendre sa place, Ellie, pour la première fois, dit non. Elle veut rester Helen. Pour cette dernière, c'est le début de la descente aux enfers.

Âpre et fascinant, ce thriller psychanalytique aux allures de mémoires explore les non-dits sur lesquels sont bâties bien des familles. Parce que, souvent, derrière les apparences se cachent des vérités inavouables.

 

Mon avis :

Un thriller qui sort des sentiers battus.

Helen et Ellie sont deux jumelles de 6 ans. Si elles se ressemblent physiquement, il en va autrement pour le caractère. Helen est entreprenante, vive et fait tout parfaitement. Ellie au contraire est toujours à la traîne que ce soit à l’école, en famille ou dans leurs jeux. L’explication serait qu’elle est née avec le cou entouré du cordon ombilical. Pour rire, Helen propose à Ellie d’intervertir leurs rôles, Helen devient Ellie, Ellie devient Helen. Et cela réussit au-delà de leurs espérances, elles parviennent à tromper amies, voisines et jusqu’à leur mère. Seulement lorsqu’arrive le soir et le moment de reprendre chacune son identité, Ellie refuse. Commence alors pour Helen une lente et interminable descente aux enfers.

Ann Morgan a une écriture tranquille, fluide, qui nous fait admirablement ressentir la pesanteur de la vie d’Helen qui est la principale narratrice. Il a suffi de rien, juste un jeu, un échange de personnalité, pour que tout bascule à jamais. Helen/Smudge se retrouve enfermée dans un rôle qui n’est pas le sien à cause de l’aveuglement des adultes et c’est hallucinant de voir comme tous ses actes se retournent contre elle parce que sa mère a décidé qu’elle était toxique. Hallucinante également la malchance qui ne la quitte pas. Le sort s’acharne vraiment sur elle : dès qu’elle pense qu’elle va s’en sortir, que les choses semblent s’arranger, il se produit un évènement pour la faire replonger.

Ann Morgan nous conte également la vie d’une famille et à travers elle nous découvrons les ravages des secrets, des non-dits. Et au fur et à mesure que l’on  tourne les pages, on pressent qu’ils sont multiples et on espère trouver la clé du comportement de la “vraie” Ellie devenue Helen, mais aussi de la mère, on découvre ce que cache la “Regrettable Décision” du père et on souffre avec la “vraie” Helen devenue Ellie/Smudge.

Et quand on arrive à la fin, la première réaction c’est : tout ça pour ça ? Et on se dit que l’auteure nous a bien eus, qu’elle nous a menés de main de maître là où elle le voulait et qu’il est temps d’avancer, de vivre l’instant présent et de laisser le passé là où il est c’est-à-dire derrière soi.

Je suis sortie de ma lecture totalement déroutée, Ann Morgan a su maintenir le suspense jusqu’au bout et il me reste un malaise, il a suffi de tellement peu pour tout bouleverser, c’est tellement fragile l’équilibre d’une vie… Je ne peux que vous conseiller de lire « À sa place » pour vous faire votre propre opinion et je remercie Masse Critique Babelio ainsi que les Éditions Presse de la Cité pour ce Service Presse.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Adolescence, #Amitié, #Amour, #Famille, #Mort, #Drame, #Suicide, #Young Adults

Résumé :

Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales, et une cote de popularité illimitée. Ce vendredi de février aurait donc dû être un jour parfait dans une vie parfaite. Pourtant ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Ou le premier ?

Mon avis :

Un livre surprenant.

C’est le jour de la St Valentin. Sam est une adolescente très populaire qui peut tout se permettre : elle a les meilleures amies du monde, un petit ami que tout le monde lui envie, une chouette famille et ce soir, elle se rend à une fête. Sauf qu’au retour, elle a un accident de voiture dans lequel elle meurt… Et le lendemain elle se réveille et c’est toujours le 14 février, jour de la St Valentin.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Hachette Romans pour l’envoi de ce Service Presse. Au début, j’ai trouvé que Sam était antipathique au possible et qu’elle ne brillait pas par ses qualités de cœur. C’est une adolescente très populaire et qui le sait, n’hésitant pas à se moquer, à rabaisser ou à profiter de ceux qui ne peuvent pas se défendre. Avec sa bande d’amies, elle harcèle sans pitié une autre ado, Juliet Sykes. Bien évidemment je ne lui souhaitais pas de mourir pour autant mais de là à revivre avec elle sa journée de St Valentin…

Arrivée à la fin de sa deuxième journée, j’en avais déjà assez, et puis arrivée au Jour trois, j’ai commencé à être captivée car même si Sam revit sans fin (sept fois pour être exacte) cette même journée du 14 février, elle va le faire de façon différente. Elle comprend que chaque acte aussi petit soit-il a une conséquence, elle découvre l’effet papillon qui veut “que le simple battement d’ailes d’un papillon en Thaïlande [puisse] provoquer un ouragan à New-York.” Et à chaque jour qui passe, elle va évoluer, se révéler, sa perception des autres va changer et elle va tout faire pour tenter d’arranger les choses. Avec elle, nous allons voir ses trois meilleures amies différemment, découvrir les secrets des uns et des autres. Lauren Oliver nous rappelle l’importance de vivre à fond l’instant présent, de dire à ceux que nous aimons combien ils comptent pour nous car on ne sait jamais quand la mort nous séparera d’eux. Elle nous dit également à quel point la vie est précieuse et que “Tant de choses deviennent belles quand on sait les regarder.” Par contre la fin m’a laissé un goût amer et je n’ai pas trop compris le message de l’auteure. Je ne veux pas trop en dire pour ne pas dévoiler l’intrigue mais je doute qu’elle apporte quoi que ce soit de bon à ceux qui restent. J’ai plutôt l’impression qu’elle sera cause d’une culpabilité terrible et de ressentiment.

Un roman Young Adults d’une grande richesse qui aborde des sujets durs et pousse à réfléchir.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Adolescence, #Amitié, #Famille, #Amour, #Blessures du passé

Résumé :

Gabriel a toujours été le bad boy du lycée : celui qui frappe avant de parler, qui fait craquer toutes les filles mais ne s’attache jamais. Brittany incarne la peste par excellence, à la répartie vicieuse, et au joli minois qui ne laisse aucun garçon indifférent. Pourtant, derrière leurs apparences montées de toutes pièces, tous deux cachent de profondes blessures qui les éloignent des autres. Dans cette course pour cacher leurs cicatrices, Gabriel et Brittany se cherchent mutuellement… Se trouveront-ils ?

Mon avis :

Une magnifique histoire d’amour et de résilience.

Gabriel a la beauté d’un ange déchu et la réputation d’une brute épaisse, il multiplie les bagarres et les aventures d’un soir. Brittany est l’archétype de la peste ou de la garce sans cœur au look de fille parfaite. Tous deux se cherchent, se provoquent sans pitié, se tournent autour cherchant à prendre le dessus sur l’autre. Mais que cachent-ils derrière ces masques ?

Ce livre m’a fait passer par toute une gamme de sentiments. Au début, j’ai eu un peu de mal avec le style de l’auteur, mais c’est personnel. Je n’aime pas cette manière de s’exprimer qui consiste à n’user que de sarcasmes et de piques, je trouve cela beaucoup trop violent, agressif, même si je sais que c’est en grande partie la façon dont on parle aujourd’hui. Et dans « Fragiles », les principaux personnages ne savent faire que ça : morveux, primate dégénéré, pétasse, gorille mutant… sont quelques-uns des termes amicaux utilisés. Il faut avouer que cela rend les dialogues d’autant plus percutants. J’ai également trouvé qu’il y avait quelques longueurs.

Mais en dehors de cela, j’ai été totalement séduite par ce livre et ses personnages. Je me suis d’ailleurs attachée à eux et très vite, j’ai oublié leur manière de s’exprimer pour m’intéresser à ce qui se cache derrière. Gabriel et Britanny sont deux écorchés vifs. Gabriel ne veut pas s’attacher pour éviter la souffrance d’être abandonné. Grâce aux flash-back, nous découvrons petit à petit son passé. Il souffre d’amnésie traumatique et est persuadé d’être quelqu’un de néfaste, de toxique qui bousille tout et ne mérite pas d’être aimé. Mais il veille sur son amie Vanessa, il défend son petit frère Jake et dès qu’il comprend à quel point Britanny est fragile, il devient très protecteur envers elle. Britanny le surnomme d’ailleurs (en secret) à un moment “le nounours de l’ombre” et c’est très bien trouvé. Elle est jeune, riche, belle, se veut parfaite mais est également porteuse d’un lourd secret. Tous deux après s’être affrontés sans merci, vont s’apprivoiser, s’aider l’un l’autre.

Sarah Morant a créé également d’autres personnages importants : le petit frère Jake est un sacré numéro et j’ai totalement craqué sur ce petit bonhomme de 13 ans malicieux, rusé et tellement mature. Les parents adoptifs de Gabriel sont également admirables et ils montrent l’importance de la communication, d’être bien entouré, de pouvoir compter sur quelqu’un. Sarah Morant est une toute jeune auteure qui sait admirablement traiter de sujets difficiles, son écriture est limpide et elle dépeint la psychologie de ses héros avec une grande finesse et vérité. Ce livre est certes une romance qui nous raconte une belle histoire d'amour mais c’est également un livre sur l’amour fraternel, l’amitié, la fidélité.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Hachette Roman pour m’avoir fait découvrir ce livre et cette auteure grâce aux Services Presse. Sans eux, je risquais de passer à côté ce qui aurait été vraiment dommage.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Roman Ados, #Transsexualité, #Amitié, #Famille

Résumé :

« La voilà, l’occasion pour moi de tout déballer.
Cinq petits mots : Je. Veux. Être. Une. Fille. Une phrase qui refuse de sortir. Qui me réduit au silence. Maman s’attend certainement à ce que je lui dise que je suis gay. Il y a sans doute des mois qu’elle se prépare à cette conversation. Sauf qu’elle et papa ont tout interprété de travers.
Je ne suis pas gay. Je suis juste une fille coincée dans un corps de mec. »

Mon avis :

Un livre tout en délicatesse et pudeur sur la transsexualité.

À l’âge de 8 ans, David savait déjà ce qu’il voulait être plus tard : “je veux être une fille”. Pour son anniversaire, à 14 ans, il n’a pas changé d’idée et son vœu le plus cher reste le même. « Normal(e) » c’est son histoire, mais aussi celle de ses meilleurs amis, Essie et Felix, et celle de Leo.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Hachette romans qui m’ont permis de découvrir ce livre qui m’a immédiatement attirée. En effet le sujet dont il traite fait rarement l’objet d’un livre et encore moins d’un roman pour ados. David, surnommé “le monstre” par Harry qui ne cesse de le harceler est né garçon mais dans sa tête il est une fille hétéro. Il est profondément gentil et je me suis immédiatement attachée à lui. Mal dans sa peau, il n’est pas parvenu à dire à ses parents qu’il est “juste une fille coincée dans un corps de mec.” Ses meilleurs amis, Essie et Felix, sont eux aussi mal intégrés et au courant de tout ce qui le concerne. Et puis il y a Leo, le nouveau, qui l’intrigue, qui est tout seul et auquel il va proposer de se joindre à eux à la cantine.

Lisa Williamson avec délicatesse et pudeur nous offre un roman émouvant. Avec David et Leo, elle traite le sujet difficile et douloureux de la transsexualité. Je trouve que ce livre est une réussite, l’auteure a trouvé les mots justes, elle dépeint à merveille la psychologie de tous les personnages. Les premiers baisers entre Alicia et Leo, c’est tellement bien vu, tellement bien décrit. Idem pour ce que ressent David, on arrive à partager sa douleur. On éprouve avec lui cette impossibilité et ce désir de s’intégrer, d’être normal encore que l’on puisse se demander ce qu’est vraiment la normalité. J’ai été révoltée par la cruauté, je dirais bien des jeunes mais malheureusement les adultes ne sont pas plus tolérants envers ceux qui sont différents et je pense tout particulièrement à l’un des personnages du livre dont la réaction m’a doublement choquée. Quant à la fin, j’ai adoré, elle est tellement porteuse d’espoir, c’est magnifique.

Alors n’hésitez pas à lire ce livre, à l’acheter, à l’offrir à vos ados, à vos parents, ce n’est rien mais cela peut contribuer à changer les regards, à combattre les tabous, à accepter l’autre dans toute sa différence et à en faire une richesse.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Relations père-fils, #Culpabilité, #Pardon, #Famille, #Blessures du passé

Résumé :

C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter.

Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment.

Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage.

C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent.

Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension.

Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.

C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.

Mon avis :

Une histoire poignante et tellement vraie…

Avant toute chose, ce titre « Quand on n’a que l’humour… » m’a immédiatement fait penser à cette magnifique chanson de Jacques Brel « Quand on n’a que l’amour » et j’avoue que cela a bercé ma lecture.

Depuis toujours ou presque, Edouard porte un masque, celui de la joie, du rire et de l’humour et il se cache derrière. Alors que tout semble lui réussir, lorsque le masque tombe, nous découvrons un homme profondément blessé et solitaire, un homme en proie au doute et à l’angoisse, un homme qui adore son fils et que son fils rejette. Dans la première partie, Amélie Antoine donne la parole à Edouard qui nous raconte sa vie et nous comprenons comment s’est mis en place ce masque et comment la culpabilité l’a enfermé pour finir par le détruire. Dans la deuxième partie, c’est son fils Arthur qui raconte.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Michel Lafon pour ce Service Presse qui m’a permis de découvrir Amélie Antoine, une auteure que je vais suivre désormais tant ce roman m’a touchée. Il s’agit d’une fiction mais tellement réaliste et poignante… D’une plume légère et délicate, Amélie Antoine nous décrit la vie de ses personnages, la vie avec sa dureté, ses injustices, ses douleurs mais aussi ses joies. Elle nous parle de la culpabilité et du pardon, du pardon à offrir mais aussi à s’accorder et de la difficulté, voire l’impossibilité à y parvenir. Ses personnages sont plus qu’attachants, bouleversants d’humanité et de fragilité : j’ai eu envie de les prendre dans mes bras pour les consoler. Son livre est tout en nuances et Amélie Antoine a su à merveille nous dépeindre les caractères, la psychologie de ses héros.

Ce livre nous rappelle l’urgence d’aimer et de le dire à ceux que nous aimons avant qu’il soit trop tard. Quand j’ai refermé ce texte, j’étais entre sourire et larmes. Je crois que je n’oublierai pas le petit Edouard devenu le souffre-douleur d’une brute parce qu’il bégayait pas plus que l’homme rongé de culpabilité qui emporté par l’ivresse du succès n’a pas su voir à temps le principal : sa femme et son fils. Amélie Antoine nous offre également une description féroce du monde du showbiz. Elle nous fait prendre conscience de la course du temps, du temps perdu que l’on ne rattrape jamais.

« Quand on n’a que l’humour… » est un très beau livre avec une histoire qui ne pourra que vous toucher et vous bouleverser. Et je dis merci à Amélie Antoine de l’avoir écrit.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Littérature, #Famille, #Blessures du passé, #Résilience

Résumé :

Le passé est une prison dont on ne s'évade pas.

Elle est partie aussi loin qu'elle a pu, pour rejoindre le début du bout du monde... et venir s'échouer au pied d'un rocher face à la mer d'Iroise.

Elle dit s'appeler Elsa.

Elle ne veut pas qu'on lui pose de questions.

Qui est-elle ? Que cache-t-elle ?

Et lui, que cache sa rudesse ? Lui qui l'accueille sans même savoir pourquoi...

Un roman à deux voix. Deux voix qui se racontent, et se taisent. Deux voix qui laissent place aux pas des chevaux, au vent qui plie les herbes sur la dune, au ressac sur le rivage et aux souvenirs échoués sur le sable.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Bouleversant ! Un livre qui fait croire aux secondes chances !

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce Service Presse. Elsa est en fuite, elle fuit pour se reconstruire ignorant qu’on emmène partout son passé avec soi. Elle s’échoue sur une plage et est recueillie par François qui dirige un centre équestre.

Dès le début j’ai été intriguée par l’histoire de ces deux êtres qui auraient pu ne jamais se rencontrer et qui cachent des blessures profondes. Ils vivent chacun repliés sur leur souffrance et se protègent un maximum en évitant de s’attacher et en privilégiant leur liberté. Laure Manel sait nous tenir en haleine. Elle nous distille les informations sur le passé d’Elsa et de François avec parcimonie en alternant les chapitres où chacun d’eux nous partage ses sentiments, ses ressentis. L’auteure nous offre un roman d’introspection et de contemplation. Les paysages de Bretagne, l’Atlantique et ses plages rythment le récit. Petit à petit François et Elsa vont s’apprivoiser l’un l’autre et entreprendre un long chemin qui va leur permettre de s’affranchir d’un passé fait de blessures et de souffrances pour avancer et vivre dans le présent, pour prendre le risque de faire confiance à nouveau, de vivre et d’aimer tout simplement.

De prime abord, ce n’était pas gagné et François a bien du mérite à héberger Elsa qui refuse tout dialogue et passe les premiers jours calfeutrée dans sa chambre. Est-ce crédible ? Pourquoi pas ? Cela existe les gens généreux et François en fait partie. Avec une écriture simple et fluide, Laure Manel sait à merveille nous faire partager les émotions de ses deux personnages et nous les rendre attachants. On suit leur évolution et on se réjouit avec eux de chaque progrès accompli.

Au final, une belle histoire d’amour et de résilience.

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