Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

Les livres de Goéwin

Articles avec #litterature catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Roman, #Fiction, #Japon, #Seconde Guerre mondiale, #Suspense, #Solidarité, #Paix, #Amitié, #Historique

Résumé :

1958. Dans une grotte d’Hatoma, petite île japonaise, trois corps et un journal intime sont découverts. Le journal appartient à Hiromi, une jeune fille de seize ans ayant grandi aux Etats-Unis.

Réfugiée à Hatoma lors de la deuxième guerre mondiale, Hiromi découvre un jour deux déserteurs cachés dans une grotte alors qu’elle ramasse du sable étoilé – de petits fossiles en forme d’étoiles. L’un est Japonais, l’autre Américain. Les deux hommes sympathisent malgré la barrière de la langue et, lassés de la guerre et de ses horreurs, ils se créent un espoir commun : survivre, sans plus jamais faire de mal.

Hiromi s’occupe d’eux, les nourrit et les soigne, en dépit du danger : si leur secret vient à être découvert, elle risque elle-aussi la mort pour trahison. Alors que la guerre continue de faire rage à l’extérieur, le trio survit jour après jour, à l’abri de la grotte. Jusqu’au jour où la menace pénètre cet antre de paix.

2011. Vingt ans plus tard, une jeune universitaire s’intéresse de plus près à cette histoire. Décidée à éclaircir la part d’ombre qui entoure ce lieu, elle découvre au fil de ses recherches le dénouement de cette histoire captivante d’héroïsme, en des temps où s’engager pour la paix était l’acte le plus dangereux qui soit.

Mon avis :

Un livre déroutant et captivant.

Tout a commencé le 2 avril 1945. Hiromi a 16 ans et pour échapper à la guerre, elle s’est réfugiée sur l’île japonaise d’Hatoma. Alors qu’elle ramasse du sable étoilé, elle aide un soldat japonais, Iwabuchi, à sauver un soldat américain, Bob. Iwabuchi est déserteur, il s’est aménagé une grotte où il se cache pour éviter d’être exécuté. Bob fuit lui aussi les horreurs de la guerre. Entre ces deux hommes et Hiromi vont naître une profonde amitié. Elle va les nourrir et les soigner sans tenir compte du danger car si elle est prise à les aider, elle sera exécutée avec eux. Parviendront-ils à cacher ce havre de paix et à sortir vivants de cette guerre ?

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Amazon Crossing pour ce Service Presse qui m’a fait voyager loin dans le temps mais qui m’a également transportée sur une île japonaise. Je suis tombée sous le charme de cette histoire où violence et poésie sont intimement mêlées. La plume de Roger Pulvers est limpide et délicate. Ses héros sont attachants et particulièrement émouvants. Á une époque où œuvrer pour la paix est considéré comme une trahison et passible de la peine de mort, ces trois êtres qui à priori étaient ennemis vont s’entraider pour survivre. J’ai tremblé bien des fois pour eux, surtout à cause des voisines d’Hiromi qui ne cessent de la surveiller et de la suivre.

Ce livre nous fait réfléchir sur l’absurdité de la guerre et sur toutes les horreurs qu’elle entraîne. Poussières d’étoiles doit son nom à la quête d’Hiromi qui ne cesse de remplir des bouteilles de ce sable étoilé. Elle m’a fait penser à cette citation du Petit Prince de Saint-Exupéry : « C’est véritablement utile puisque c’est joli. » La relation qui s’instaure entre Hiromi, Bob et Iwabuchi est très belle, la barrière des langues ne les empêche pas de se comprendre même si le fait qu’Hiromi parle anglais facilite les choses.

C’est également une histoire pleine de suspense. La vie d’Hiromi, Iwabuchi et Bob était racontée dans un journal qui a été découvert par une équipe d’investigation du Corps des Marines Américains le 11 novembre 1958. Mais pour apprendre ce qui est réellement arrivé à nos trois amis, il nous faudra attendre 2011, année où grâce à son professeur, une jeune étudiante, Shiho Hosaka, choisira de faire sa thèse sur les évènements d’Okinawa.

Une histoire magnifique qui est un hymne à la solidarité, la paix et l’amour, à l’entente entre les peuples.

« Hatoma-jima est une île de l'archipel des Îles Yaeyama au sud-ouest du Japon, faisant partie de l'archipel Sakishima, avec les îles Miyako à l'est et les îles Senkaku plus au nord, et donc des îles Ryūkyū. Administrativement, elle fait partie du bourg de Taketomi dans la préfecture d'Okinawa. » Wikipedia

« Hatoma-jima est une île de l'archipel des Îles Yaeyama au sud-ouest du Japon, faisant partie de l'archipel Sakishima, avec les îles Miyako à l'est et les îles Senkaku plus au nord, et donc des îles Ryūkyū. Administrativement, elle fait partie du bourg de Taketomi dans la préfecture d'Okinawa. » Wikipedia

— Ce truc que tu appelles sable étoilé.
— Il n’y a rien dedans. C’est juste du sable étoilé.
— Mais c’est quoi, le sable étoilé ?
— C’est un tout petit animal marin qui vit…
— Quoi ? Il y a des animaux dans ces bouteilles ?!
— Oui. Du moins, ce qu’il en reste après leur mort. Ils ont une forme d’étoile minuscule. On peut les garder comme porte-bonheur, comme petite étoile personnelle.

« Poussières d’étoiles » de Roger Pulvers — Éditions Amazon Crossing
« Poussières d’étoiles » de Roger Pulvers — Éditions Amazon Crossing

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Romance contemporaine, #Littérature, #Amour, #Amitié

Résumé :

Camille et Camille sont-ils amants comme tout le monde l'imagine ? Depuis qu'un hasard facétieux les a réunis, ils ne se sont plus jamais quittés. Au long d'une année de leur vie, riche en surprises, ils s'étourdissent l'un et l'autre de nouvelles rencontres, de joies et d'espoirs, se désespèrent de désillusions ou de chagrins trop frais. Jusqu'à ce qu'un voyage en Espagne, où l'on construit bien des châteaux, les entraîne vers d'autres horizons.

Elle et Lui oseront-ils enfin aller au bout de leur quête d'amour ? Sauront-ils s'avouer qu'ils ne pourraient vivre l'un sans l'autre ? À moins que...

Mon avis :

Une romance pleine de poésie et de douceur.

Camille Depresle et Camille Depresle,  lui et elle portent le même prénom et le même nom de famille bien que n’ayant aucun lien de parenté, tous deux sont originaires de la Normandie, enseignent l’anglais et partagent une même passion pour tout ce qui a trait à la culture anglaise ; de plus ils sont presque voisins. Depuis qu’ils se sont rencontrés, tous les mardis ils se retrouvent tantôt chez l’un, tantôt chez l’autre pour une soirée en tête à tête. Leurs liens ne seraient pas plus puissants s’ils étaient nés jumeaux. Il est homosexuel, elle est hétéro, tous deux enchaînent les liaisons décevantes, les laissant amers et insatisfaits, toujours en quête de l’amour avec un grand “A”. Tous ceux qui les connaissent pensent qu’ils sont amants. Leur amitié se transformera-t-elle en amour ?

Je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour ce Service Presse grâce auquel j’ai découvert la plume de Julie-Anne de Sée. D’emblée, j’ai été frappée par le vocabulaire élégant et recherché et je suis tombée sous le charme de son écriture et de ses personnages. Nos deux Camille sont raffinés et délicats, ils aiment savourer les plaisirs de la table mais également sa décoration : quand ils se retrouvent le mardi soir, c’est un plaisir pour le palais mais également pour les yeux, pour l’oreille par le choix de la musique. Tous est soigné de façon à créer une harmonie et l’auteure a le don de nous le faire ressentir.

Julie-Anne de Sée joue de l’ambigüité des deux prénoms et des situations. Les réflexions que se font nos deux Camille sont pleines d’humour. Ils ne se cachent rien et échangent les confidences. Tous deux sont attachants et fragiles. Lui, à chaque nouvel amant, croit avoir trouvé la perle rare, celui avec lequel il pourra tout partager et à chaque rupture, il se retrouve désespéré. Elle, est restée méfiante depuis son divorce douloureux qui l’a faite sombrer dans la dépression. Heureusement, chaque Camille sait pouvoir compter sur l’autre pour le consoler et l’aider à retrouver son équilibre. Ils sont bouleversants dans leur quête d’amour. L’auteure décrit avec beaucoup de délicatesse leurs sentiments et nous nous retrouvons en eux.

Ce livre est plein de tendresse, de douceur de vivre. Il m’a donné l’envie de ralentir le rythme, de retrouver le goût de la belle vaisselle et des beaux objets. C’est également un joli clin d’œil à nos compagnons à quatre pattes qui partagent nos vies : lui vit avec Maurice, un petit chien Shih Tzu ; elle partage sa vie avec deux chattes, Lolly et Pop.

Une belle histoire qui se savoure et nous fait voyager avec nos deux Camille qui sont vraiment adorables.

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Littérature, #Paranormal

Résumé :

30 juin 2014. Alors qu’il visite le parc du château de Rosling, en Bavière, François Thiébaud-Leconte est surpris par un terrible orage. Il se réfugie dans la grotte de Pan, interdite au public. Quand l’orage se calme, il découvre à ses côtés, assise sur le banc de pierre, une jeune femme en larmes, bizarrement vêtue d’une longue robe d’époque XVIIIe.
Elle tient des propos incohérents, se croit le 30 juin 1753, et soutient qu’elle habite le château de Rosling, propriété de son oncle Maximilien de Lüttenberg qui l’a recueillie à la mort de ses parents.
François, tout en cherchant une explication rationnelle à cette fantasque situation, se laisse peu à peu prendre au charme de la jeune Luise de Wildbach. Il l’emmène chez lui, bien décidé à démêler le vrai du faux de cet imbroglio spatio-temporel, aidé par ses amis, et surtout par le professeur Hans-Martin Weber, un érudit spécialiste du XVIIIe siècle, séducteur et libertin qui ne laisse pas Luise indifférente.
Une belle histoire romantique, pleine d’humour, qui nous fait naviguer du XVIIIe au XXIe siècle, et n’est pas sans rappeler par certains côtés les romans de Jane Austen (accommodés à la sauce moderne et bavaroise).

Mon avis :

Voyage dans le temps.

« Quand vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, même improbable doit être la vérité. » Sir Arthur Conan Doyle. C’est exactement le problème auquel vont se trouver confrontés François et ses amis. Déçu par sa visite du château de Rosling, François se promène dans le parc et se fait surprendre par un orage. Il se réfugie dans la grotte de Pan. Peu après, il a la surprise de trouver une jeune fille vêtue à la mode du XVIIIème qui semble s’être matérialisée à ses côtés. Elle informe François qu’il se trouve dans une propriété privée, celle de son oncle qui l’a recueillie à la mort de ses parents et pour elle, la date du jour est celle du 30 juin 1753, soit 261 ans avant le 30 juin 2014. Troublé, décontenancé mais également totalement sous le charme, François va héberger Luise et faire appel à ses meilleurs amis, Joachim et Eva mais aussi Hans-Martin Weber, grand spécialiste du XVIIIème siècle en Allemagne pour l’aider à faire la vérité. Ils ne sont pas au bout de leurs surprises !

Je remercie Les Éditions du 38 ainsi qu’Anita Berchenko qui m’ont permis grâce à ce Service Presse de découvrir la plume de Bernard Grandjean. Chaque livre est une invitation au rêve, au voyage mais ici, La demoiselle de Rosling nous emmène très loin, rien de moins qu’un voyage dans le temps. C’est un pur plaisir de redécouvrir notre époque à travers les yeux et les réflexions de Luise. Et c’est également terriblement drôle car elle est particulièrement intelligente et la fine mouche n’hésite pas à provoquer François. Et comme le malheureux est tombé désespérément amoureux de sa jolie voyageuse, il n’a pas fini d’en voir d’autant qu’il est incapable de lui refuser quoi que ce soit.

J’ai été totalement envoûtée par le style de l’auteur qui manie sa plume avec autant d’élégance dans le XXIème siècle que dans le XVIIIème. Tous ses personnages sont attachants à l’exception de l’affreux Ignatz, le cousin de Luise. Chez Hans-Martin Weber, elle se sent bien car les meubles lui rappellent son époque. De plus la vaste érudition de celui-ci la séduit et peu à peu elle se laisse prendre au charme de ce libertin chez qui elle devine l’homme blasé pour qui elle représente tout, ce qui n’est pas sans l’inquiéter.

Un merveilleux voyage qui nous plonge dans le XVIIIème siècle mais qui nous fait redécouvrir toutes les merveilles technologiques de notre époque grâce à des personnages touchants et passionnants.

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance contemporaine, #Humour, #Amitié, #Famille, #Littérature, #Amour, #Aventure

Résumé :

Quand Charlène débarque à New Haven pour une année d’échange universitaire, elle ne s’attend pas à ce qu’on lui propose une colocation avec deux parfaits inconnus. Pourtant, la voilà bientôt installée avec Warren, l’homme au sourire irrésistible, et Finn, qui la trouble terriblement.

Problème : elle ne sait pas lequel des deux elle préfère.

Règles à respecter absolument :

1. Ne pas coucher avec Warren.

2. Ne pas coucher avec Finn.

3. Ne pas tomber amoureuse.

L’année s’annonce compliquée.

Mon avis :

Entre les deux son cœur balance !

Cela commence très fort pour Charlène. Alors qu’elle s’envole pour l’Amérique où elle a un poste d’enseignante du français dans la prestigieuse Université de Yale et l’assurance d’une colocation avec Abby, une jeune américaine qui parle français comme si c’était sa langue natale et qui prépare un mémoire sur Marcel Proust et Virginia Woolf, à son arrivée elle découvre qu’il y a un changement de programme et non des moindres. Elle va se retrouver colocataire de deux magnifiques spécimens masculins : Warren, le frère d’Abby, aux yeux verts et au sourire irrésistible ; Finn, au regard de miel plus que troublant. Succombera-t-elle à la tentation ?

Je remercie Anita Berchenko et Les Éditions du 38 pour ce Service Presse et l’excellence de cette Collection Corail qui se trouve justement sous la direction de l’auteure Julie Derussy. Je suis tombée immédiatement sous le charme de sa plume pleine de verve et d’humour, de son style direct et de ses personnages tous plus attachants les uns que les autres. Charlène est une adorable jeune femme que je qualifierai de solaire. Elle vit les choses à fond et a l’habitude de dialoguer avec elle-même, souvent à haute-voix. J’ai dû délaisser ma terrasse ne voulant pas être prise pour une folle par mes voisins tellement j’ai ri à certaines de ses réflexions et expressions. La voir s’émerveiller devant la neige, sa découverte de New-York, la beauté de la Nature est un délice. Julie Derussy a une manière très poétique de décrire les scènes d’amour et j’ai été fortement tentée de lire la fin du livre avant terme tant j’étais curieuse de savoir qui Charlène allait finalement choisir. Je la comprends tout à fait car entre Warren et Finn, difficile de les départager. Chacun d’eux est plein de charme et de qualités. Quant à Abby la sœur de Warren, c’est une véritable petite tornade et une excellente amie.

Julie Derussy nous offre à travers Charlène un véritable voyage de découverte de l’Amérique et plus particulièrement de l’Ouest. C’est tellement bien décrit qu’on s’y croirait. Elle a vraiment un don pour nous partager ses ressentis, ses émotions. C’est si réaliste que j’ai cru pendant un moment qu’il s’agissait d’une autobiographie. Renseignements pris, je n’avais pas tout faux puisqu’effectivement, elle a “ fait un merveilleux road trip dans l’Ouest” et est tombée amoureuse de New York mais l’histoire des colocataires vient de son imagination. De plus, grâce à elle, mon vocabulaire anglais s’est enrichi d’expressions familières qu’on n’apprend pas sur les bancs des écoles.

Une magnifique romance qui fait la part belle à l’amitié et à l’amour mais où les drames de la vie ne sont pas exclus.

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Fantôme, #Historique, #Guerre, #Paranormal, #Littérature

Résumé :

Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d'Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l'enquête bouleversante qui l'attend et les cauchemars qui vont le projeter au cœur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d'un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?

Mon avis :

Un véritable coup de foudre ! Une magnifique histoire de revenants mais également un superbe roman historique sur la Grande Guerre.

En ce début de janvier 1985, la famille Anneraux habite depuis six mois une maison de maîtres dans la Somme, à l’écart du village de Villers-Bretonneux. Le père est absent pour une dizaine de jours, il s’est rendu à Bordeaux pour un voyage d’affaires et Hélène, son épouse, est inquiète car elle ne parvient pas à le joindre. Depuis son départ, la famille doit faire face à toute une série de phénomènes bizarres et angoissants. Thomas, leur petit garçon de cinq ans se réveille toutes les nuits vers cinq heures en hurlant, il dit voir un homme dans sa chambre. Par ailleurs, ils entendent des bruits de pas, de pleurs féminins. Hélène décide de faire appel à Alan Lambin, un enquêteur en phénomènes paranormaux. Celui-ci va se trouver confronté à une enquête qui va dépasser tout ce qu’il aurait pu imaginer et qui va l’entraîner dans les tranchées de la guerre de 14/18.

J’ai découvert la plume de Jean-Marc Dhainaut et il m’a totalement subjuguée. Ce livre est une petite merveille qui unit plusieurs genres. Tout d’abord l’auteur nous conte une magnifique histoire de maison hantée mais où les phénomènes étranges sont étudiés de manière scientifique. Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans une ambiance angoissante, nous ne savons pas encore ce qui se cache derrière les murs de cette maison mais nous partageons toutes les craintes des habitants. Alan est un chasseur de fantômes sérieux et honnête qui ne cède absolument pas à la facilité. Les explications que nous donne l’auteur sont extrêmement bien documentées. Alan est un personnage très sympathique et surtout très humain. C’est vraiment un homme d’honneur, plein d’empathie et très intelligent. Il reste très prudent dans ses affirmations et n’est pas dénué de peur. Sa première rencontre avec la famille a lieu sous l’œil un peu trop attentif d’un corbeau pour être totalement naturel.

La famille Anneraux est beaucoup plus difficile à apprécier. Hélène, la mère, est une femme forte, admirable de courage pour préserver l’équilibre et la tranquillité de ses enfants mais elle a un caractère jaloux qui la pousse à se montrer très dure avec leur domestique Mélanie, une jeune femme d’une grande beauté et douceur dont le charme émeut Alan qui aimerait bien lui venir en aide et améliorer son sort. La fille aînée, Peggy est une adolescente revêche et agressive qui dans un premier temps refuse la présence d’Alan. Elle se conduit comme une véritable peste et je l’ai vraiment trouvée antipathique. Quant à Thomas, c’est un petit garçon terrorisé et trop calme, très attachant, qui donne envie de le prendre dans ses bras pour le rassurer. Jean-Marc Dhainaut a une écriture limpide, précise et il nous dépeint à merveille la psychologie de tous ses personnages. Il parvient à nous faire ressentir la peur, les angoisses d’Alan et de cette famille, à nous oppresser avec ses descriptions poétiques de la nature et de la neige qui rend leur solitude et isolement encore plus tangibles.

L’autre versant du roman, c’est la partie historique. Jean-Marc Dhainaut a effectué tout un travail de recherches généalogiques d’abord à titre personnel puis il s’en est servi dans son roman. Il souhaitait en effet retrouver la trace de ses ancêtres et ce faisant a découvert un disparu durant la Grande Guerre qui portait le même nom que lui bien que n’appartenant pas à ses aïeux. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais il nous plonge dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale qui a fait tant de victimes et endeuillé tant de familles. Il nous rappelle également un épisode peu glorieux de l’Armée Française, celui des “fusillés pour l’exemple”. Environ 700 soldats ont été fusillés, qu’il s’agisse soit d’un combattant qui refusait d’avancer ou faisait marche arrière ou s’était mutilé volontairement, soit de mutineries devant l’ampleur des massacres. Je terminerai en ajoutant qu’il faut vous attendre à une belle surprise et de magnifiques retournements de situation mais pour en savoir plus, vous devrez lire le livre.

Jean-Marc Dhainaut a su me captiver de la première à la dernière page et j’ai vraiment fermé ce livre à regret. J’étais à la fois triste et heureuse pour ses personnages. Un livre que je recommande vivement.

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Gilles Milo-Vacéri, #Suspense, #Littérature, #Policier, #Vengeance, #Enquête, #Mafia

Résumé :

Un autobus de la ville de Marseille est pris pour cible par deux terroristes. Fabian Galardino, commandant de la Crim, se rend sur les lieux et retrouve parmi les victimes le corps de son ex-femme. Deux jours après ce drame, Stan, le tueur en série qu’il avait arrêté, parvient à s’évader.

Pourquoi un tel carnage a-t-il été perpétré dans un bus ?

Comment Stan a-t-il pu disparaître si facilement et sans laisser de traces ?

Entre l’attentat, un deuil douloureux, Stan en cavale, plusieurs tentatives d’assassinat et un singulier trafic de stupéfiants, aidé par Sonia, une journaliste d’investigation, Fabian Galardino devra mener de front deux enquêtes difficiles et dangereuses qui le mèneront des bas-fonds marseillais jusqu’en Asie.

Alors que les apparences n’ont jamais été si trompeuses et les périls si nombreux, comment Fabian réussira-t-il à faire éclater la vérité ?

Après tout, on ne meurt qu’une fois...

Mon avis : ♥ ♥

Un thriller percutant et mortellement addictif.

Tout commence en France par le rendez-vous entre un mystérieux Libanais et deux Asiatiques pour parler d’une non moins mystérieuse opération nommée Cheval de Troie. Deux jours plus tard à Marseille, le commandant Fabian Galardino tout heureux s’apprête à revoir son ex-femme Isabelle dont il est toujours amoureux. C’est alors que tout le service est mobilisé sur le lieu d’une fusillade dans un bus. Fabian découvre Isabelle parmi les victimes. Complètement dévasté, il refuse d’être écarté de l’enquête. Mis en congés obligatoires par son divisionnaire, Fabian commence malgré tout ses recherches. Isabelle était la dernière personne à tuer et les meurtriers ne se doutent pas de ce qu’ils ont déclenché. Un de ses indics apprend à Fabian qu’un nouveau groupe de malfrats tente d’infiltrer Marseille et qu’il soupçonne la mafia chinoise. Lors de ce rendez-vous avec son contact, il fait la connaissance de Sonia Vecchia, une journaliste indépendante qui enquête depuis 6 mois sur l’arrivée de la mafia chinoise. Tous deux décident de coopérer et d’échanger leurs informations. Dans le même temps Stan, le plus prolifique des tueurs en série français s’évade alors que Fabian l’avait arrêté après une année de folie pour le capturer. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que lui et Sonia sont victimes d’une tentative d’assassinat.

Dans ce thriller qui est une réédition et qui a été entièrement revu, Gilles Milo-Vacéri ne nous laisse pas souffler un seul instant, aucun temps mort. Stan est un thriller haletant, percutant, intense, qui s’empare de vous et vous fait passer par tous les sentiments. Au début je me suis retrouvée le cœur broyé par la souffrance ressentie par Fabian lorsqu’il découvre Isabelle assassinée. L’auteur a un don pour nous faire vivre les émotions de ses personnages et j’ai partagé cette douleur inimaginable que l’on éprouve face à la disparition d’un être aimé tant la réaction de Fabian est poignante, bouleversante.

Je me suis attachée aux principaux protagonistes de Stan. Ce tueur en série n’est pas n’importe qui, il n’est autre que le « capitaine Sergueï Stanislas Djezensko, attaché au 2e REP et commandant la Compagnie d’Éclairage et d’Appui, instructeur de la section des commandos parachutistes ». Après la mort de sa fille Anastassia suite à une overdose et le suicide de sa femme Natacha, fou de douleur, il s’est transformé en impitoyable justicier et s’est mis à tuer tous les dealers qu’il considérait comme responsables. Arrêté par Fabian, il vient de s’évader et il se fait l’ange gardien du commandant et de Sonia, mais un ange gardien de l’apocalypse. Mieux vaut être dans le même camp que lui. Gilles Milo-Vacéri maintient le suspense et jusqu’à la fin du livre, nous nous demandons le pourquoi de cette évasion. Stan fait froid dans le dos et nous avons de la chance, l’auteur ne nous donne pas tous les détails des interrogatoires qu’il fait subir à ses proies. C’est un prédateur sans pitié et j’avoue qu’à la fin, lorsqu’il met la main sur les deux responsables de la tuerie du bus, j’en ai oublié de respirer et j’ai dû me trouver une « lecture à l’eau de rose » pour me changer les idées et pouvoir m’endormir. En même temps, l’auteur a su me le rendre sympathique par son sens de l’honneur, du devoir et même de son humour. Comment ne pas comprendre sa croisade, sa soif de vengeance alors qu’il a tout perdu, qu’on lui a enlevé les seuls êtres qu’il aimait.

Autre personnage attachant : Fabian Galardino. C’est un véritable tsunami cet homme. Il entre dans des colères volcaniques mais qui ne durent pas. C’est quelqu’un de profondément humain, un être courageux qui ne cède pas à sa peur. J’aime énormément Fabian, ce n’est pas un surhomme, il a peur, a les jambes en coton mais il montre le véritable courage qui consiste à agir malgré tout. Et puis toujours l’humour : Gilles Milo-Vacéri arrive toujours à nous faire rire et sourire même dans les situations les plus dramatiques. Durant la majeure partie de l’enquête, Fabian a l’impression — et nous avec — d’être une marionnette dont les fils sont activés par des forces inconnues. L’auteur nous tient en haleine du début à la fin.

Nous avons deux personnages féminins : la journaliste Sonia Vecchia et Li-Mei Wang. Toutes deux sont des femmes de caractère qui ne s’en laissent pas compter et voir Fabian victime de leur humour est très amusant. Sa première avec Sonia est assez explosive, j’ai envie de dire qu’ils ont aussi mauvais caractère l’un que l’autre et malgré leur coopération, ils gardent chacun leurs secrets. Au fur et à mesure que nous avançons dans l’intrigue, nous ne cessons de nous demander qui est véritablement Sonia ? Menacée, la jeune femme après avoir sauvé la vie de Fabian devra aménager chez le jeune homme qui refuse de la laisser sans protection. J’ai bien ri devant la réaction du capitaine Guy Larboise, ami et collègue de Fabian lorsque lui et Sonia n’en font qu’à leur tête : « Nom de Dieu ! j’avais déjà un dingue à surveiller, maintenant j’en ai deux sur les bras. Vous êtes aussi cinglés l’un que l’autre, ma parole ! Et moi, je fais quoi ? Je vais à l’église allumer un cierge et j’attends votre retour, tranquillement assis sur mon cul ! » Ou encore lorsqu’il essaie de jouer les entremetteurs. Guy et son épouse Christelle sont les meilleurs amis de Fabian et leur amitié fait chaud au cœur. Li-Mei Wong est une autre femme extraordinaire et l’aide qu’elle va leur apporter à tous est primordiale.

Comme toujours, le récit est extrêmement bien documenté et les notes sont un plaisir à lire et très instructives. L’auteur nous fait voyager de Marseille à Beyrouth au Liban puis il nous emmène en Corée du Sud, à Séoul, pour finir à Shanghai en Chine, et en Australie pour certains d’entre eux. La plume précise et élégante de Gilles Milo-Vacéri déroule devant nos yeux de magnifiques paysages et nous fait rêver. Quant à sa description des spécialités culinaires libanaises, elle m’a vraiment mis l’eau à la bouche.

Conclusion : un thriller violent, addictif, où les intrigues et les rebondissements se succèdent sans temps mort, avec un suspense maintenu jusqu’au bout et des révélations jusqu’à la fin, avec de beaux personnages attachants très humains sans oublier l’humour toujours présent et une belle écriture. Du Gilles Milo-Vacéri pour tout dire !

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Solitude, #Deuil, #Amitié, #Drame, #Famille

Résumé :

Un roman lumineux qui fait la part belle à l’amitié et l’espoir.

A 104 ans, Mlle Ona Vitkus pensait en avoir fini avec les sentiments. Mais l’arrivée dans sa vie si ordonnée d’un jeune garçon pas comme les autres va tout chambouler.

Du jour au lendemain, la vieille dame se trouve embringuée au cœur d'une famille en plein tourment, et même dans un road trip inattendu et burlesque. Chemin faisant, elle découvre que la vie lui réserve encore bien des surprises, et, surtout, qu'elle a encore beaucoup à offrir à ceux qui croyaient avoir tout perdu…

 

" Plein de charme, bouleversant… tout simplement magnifique. "

Psychologies

 

Mon avis :

Mademoiselle Ona Viktus, 104 ans, est une vieille dame assez revêche. Tous les samedis, un jeune scout, à condition qu’elle ne le renvoie pas car elle se montre assez difficile, vient nourrir ses oiseaux et lui tenir compagnie. Or elle est tombée sur “l’oiseau rare” avec le garçon (durant toute l’histoire il ne sera jamais fait mention de son nom), un enfant de 11 ans passionné par les records Guinness et les listes de 10. En l’espace de quelques semaines, il va tout bouleverser. Et lorsqu’après sa mort, son père viendra pour le remplacer, Ona va se laisser apprivoiser par Quinn. Tous deux vont cheminer ensemble grâce au garçon : Ona va découvrir que la vie a encore bien du charme et qu’elle peut encore éprouver des sentiments comme l’amitié, la compassion ; Quinn quant à lui va percevoir tout ce qui faisait la richesse de son fils qu’il a plutôt négligé de son vivant et Belle, la femme qu’il aime toujours mais dont il est divorcé, va trouver le courage de continuer à avancer.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Kero pour ce Service Presse. Je dois avouer que vu la couverture et le résumé, je m’attendais à une lecture plus légère et il m’a fallu plusieurs jours pour venir à bout de ma lecture. C’est très bien écrit et Monica Wood décrit toutes les émotions avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité mais c’était beaucoup trop long. Et puis malgré les touches d’humour, j’ai trouvé l’ambiance pesante : Quinn plus préoccupé de ses concerts et de sa musique est passé totalement à côté de son fils et de ce dont avait besoin son épouse. À présent divorcé, il espère toujours qu’ils pourront se remettre ensemble mais elle a rencontré quelqu’un d’autre. Belle est totalement détruite par la mort brutale de son fils et est en pleine dépression. Ona n’a pas eu une vie heureuse non plus mais j’ai été désagréablement surprise par son manque d’affection lorsqu’elle rend visite à son fils Laurentas. La liste des records Guinness au début m’a amusée mais à la fin je trouvais lassant même si je reconnais l’importance de ces records dans la vie d’Ona. Les enregistrements sur sa vie étaient intéressants mais un peu trop superficiels. Et puis pourquoi n’avoir mis que ses réponses ? Je sais bien que le garçon est mort mais l’auteur en ne lui donnant jamais son prénom, en ne mentionnant pas ses questions en fait un personnage inconsistant alors qu’il est à l’origine de tout.

Au final une lecture qui pour moi manquait de dynamisme, à côté de laquelle je suis passée et qui m’a ennuyée.

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Roman, #Blessures du passé, #Secrets de famille, #Suspense, #Thriller psychologique

« Mer agitée » de Christine Desrousseaux — Éditions Kero

Résumé :

Sur une plage désertée par les estivants, Jean se plonge dans l’eau glacée. Quel que soit le temps, il part nager, pour oublier son corps trop vieux, oublier son petit-fils Léo, enfermé dans sa chambre et replié sur lui-même depuis son retour d’Afghanistan. Léo qui crie la nuit, Léo qui lui fait peur. À quel moment s’est envolé l’enfant rieur dont il était si proche ? Le jour où sa mère a disparu sans laisser de traces ? Ou lors de l’une de ses missions ?
Un soir, Léo, ivre, agresse une jeune fille. Il s’en tire à condition de présenter ses excuses. Mais quand une adolescente disparaît quelques jours plus tard, Jean va devoir affronter les gens du village qui voient en Léo un suspect idéal et deviennent de plus en plus hostiles. Lui-même commence à douter : et si ce petit-fils tant aimé avait commis l’irréparable ?
 
Sur une presqu’île battue par les vents du Nord, un homme essaie de prouver l’innocence de son petit-fils, envers et contre tout. Christine Desrousseaux nous offre un roman prenant et émouvant, rythmé par les saisons et les marées.

 

Mon avis :

Quand tout est contre vous…

Jean, le narrateur, décide de se baigner tous les jours maintenant que les vacanciers ont déserté les plages. Il tient un Journal de ses baignades qui l’aident à se réapproprier son corps, à faire le point mais aussi à tenter de comprendre son petit-fils Léo rentré d’Afghanistan qui ne va pas bien du tout. Il ne dort pas, fait des cauchemars, est d’une humeur très sombre, il est presque devenu un étranger pour son grand-père qui ne reconnaît pas l’enfant qui venait passer ses vacances auprès de lui chaque année. Pire encore, un soir qu’il était ivre Léo a agressé et frappé une jeune fille. L’affaire n’a pas de suites, Léo ayant accepté de présenter ses excuses aux parents et à la jeune fille. Mais lorsque quelques jours plus tard, une autre jeune fille est retrouvée violée et étranglée non loin de leur demeure, il n’en faut pas plus pour que tout le village considère Léo comme coupable.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Kero pour la lecture de ce Service Presse. Dès le départ, nous découvrons que Léo souffre de stress post-traumatique et nous nous demandons quels évènements il a pu vivre même si nous nous en doutons plus ou moins vu qu’il rentre d’Afghanistan mais comme il refuse de parler ou de se soigner, le suspense demeure. Ensuite, autre blessure très importante, sa mère Antonia a disparu alors qu’il avait six ans et nul ne sait ce qu’elle est devenue. Léo reste la plupart du temps enfermé dans sa chambre et l’une de ses rares sorties s’est soldée par l’agression d’une jeune femme qu’il a frappée et poursuivie de ses insultes alors qu’il avait trop bu. Aussi quand le cadavre d’une adolescente est retrouvé, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous demander : « et si c’était Léo ? » Nous ne voulons pas qu’il soit coupable mais le doute demeure.

Les personnages créés par Christine Desrousseaux sont attachants et proches de nous. Chacun a ses failles et fait au mieux pour vivre avec. Jean, le grand-père de près de soixante-dix ans, refuse de se laisser vaincre par la vieillesse et il se baigne dans la Mer du Nord quel que soit le temps, quelle que soit la température. La Mer est ici un personnage à part entière et elle ajoute sa poésie et sa sauvagerie au texte. Léo est touchant même si parfois j’ai eu envie de le secouer pour le faire réagir et j’ai croisé les doigts pour qu’il ne soit pas le coupable.

L’auteur décrit magnifiquement le climat qui peut exister dans une communauté qui vit repliée sur elle-même. Dès que le meurtre est découvert, tout le monde se retrouve suspect. Et il est tellement plus facile d’accuser et de condamner le dernier venu que de chercher la vérité. Mais cela va beaucoup plus loin et cela devient franchement méprisable : c’est dans l’adversité que la lâcheté et la bêtise humaines se révèlent alors pleinement. Pour tout le village, cela ne fait aucun doute, Léo est le coupable et ils ne vont pas chercher plus loin. Jenny et Magali sont également deux autres personnages bouleversants d’humanité.

Christine Desrousseaux nous décrit tout en finesse la psychologie des différents protagonistes. Elle nous raconte l’histoire de Léo et de Jean avec simplicité, d’une plume fluide et élégante. Les scènes qu’elle dépeint sont d’une grande force et nous touchent en plein cœur. Mer agitée est avant tout un excellent roman mais il peut aussi être classé dans les thrillers psychologiques car l’auteur maintient le suspense jusqu’à la fin.

Au final, une lecture bercée par le chant des vagues et addictive.

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Littérature, #Anges, #Démons, #Archanges, #Bible, #Apocalypse

Résumé :

Tout s’annonçait pourtant bien, en cette rentrée à la Sorbonne. J’étais acceptée dans la prestigieuse Ecole Pratique des Hautes Etudes pour une thèse en langues sémitiques et hébraïques.
La promesse d’années d’études éclatantes, à moi les secrets des civilisations disparues ! Et puis...
Et puis Yann a débarqué dans ma vie. 50 ans, 1m80, yeux bleus, cheveux argent coupés ras, blouson de cuir, énorme moto.
Avec une histoire invraisemblable de parchemins vieux de plusieurs millénaires à traduire, pour lesquels il avait besoin de moi.
Parchemins qu’il aurait piqués dans les réserves secrètes du Vatican. Oui, parce qu'en plus il est prêtre!
Au début, j’ai cru à un bizutage organisé par ma directrice de thèse. La traduction des parchemins allait sûrement aboutir à « Bravo, Aurore! » ou « Bienvenue dans les meilleures années de ta vie ! »
Mais dans la bibliothèque de l’université, le livre que je venais chercher a été détruit.
Et les deux bibliothécaires atrocement torturés avant d’être tués, par une créature terrifiante qui m’appelle « Aurore chérie » et m’explique que nous allons faire équipe.
Moi, je ne suis pas croyante, Dieu et les anges, ça ne me dit rien. Mais je le sais maintenant, les démons, eux, existent.
Et le pire d’entre eux, Asmodeus, un des rois de l’Enfer, vient de m’obliger à faire alliance avec lui.

Mon avis :

Coup de cœur ! J’adore ! Envoûtant, captivant, un livre merveilleux qui vous rend heureux !

Décidément rien ne va comme il faudrait ! Après avoir échappé de justesse à un accident, Aurore Frasier découvre le lendemain que son dossier de réinscription à la prestigieuse université de la Sorbonne a été perdu. Seul avantage, on lui prête un badge de directeur qui lui permet d’aller partout, ce qui se révèlera bien utile les jours suivants. Puis elle est invitée au restaurant par un mystérieux motard qui lui rappelle son ex à cause de la couleur bleue de la moto et qui n’a rien du dragueur en série qu’elle le soupçonnait d’être. Ce bel homme athlétique est en fait un prêtre du nom de Yann. Il a en sa possession de vieux parchemins qui proviennent des archives du Vatican et il cherche quelqu’un qui puisse les traduire. Aurore, Doctorante en langues sémitiques et hébraïques, lui semble être la personne idéale et elle est bien décidée à découvrir ce que cachent ces mystérieux documents. La tâche se révèle plus ardue que prévue car il lui faut d’abord identifier le dialecte utilisé. Alors qu’elle se rend à la bibliothèque avec le père Yann pour consulter un ouvrage du nom de Suppléments de l’Akkadien, Aurore se retrouve devant un bibliothécaire inconnu qui n’est autre que le démon Asmodée, roi des enfers. Il a tué après les avoir torturés les précédents bibliothécaires, il poursuit les mêmes buts que Yann et Aurore et il décide qu’il va faire équipe avec eux. Pour cela il revêt l’apparence innocente d’une étudiante et grâce à lui, nous découvrons les anges gardiens de Yann et Aurore qui ne sont autres que l’archange Michel pour Yann et Hariel pour Aurore. Et Aurore qui ne croyait ni en Dieu, ni en ses anges, ni aux miracles, va découvrir la foi en commençant par croire à la réalité des démons. Or si les démons existent…

Je le redis, j’ai A-DO-RÉ et je sais déjà que ce livre va faire partie de mes livres de chevet et que je le relirai plusieurs fois, toujours avec le même plaisir. Et pour cela, j’espère qu’il sortira en version papier car pour mes livres préférés, je préfère les avoir sous cette forme. J’ai lu les précédents romans de Roxane Dambre, Animae et Scorpi que j’ai également énormément aimés avec une petite préférence pour Animae mais Aurora vient de leur passer devant.

Cela a d’abord été une énorme surprise. Quand un livre de Roxane Dambre sort, je l’achète les yeux fermés et je l’ai commencé sans avoir lu le résumé. Or l’auteure commence par un résumé du livre de la Genèse dans la Bible, la Création du monde par Dieu, puis par un résumé des théories scientifiques de la formation de ce même monde. Et c’est brillant, lumineux et passionnant. Ensuite nous découvrons nos personnages principaux et comme toujours avec elle, ils sont merveilleusement attachants. Aurore est adorable, elle a la candeur et l’innocence d’un enfant, un courage extraordinaire et ses réflexions frappées au coin du bon sens sont rigolotes au possible. Le père Yann, devenu oncle Yann pour elle, est lui aussi plein d’humour et j’aimerais bien avoir un oncle tel que lui. Quant à Asmodée qui rappelons-le est quand même un démon prince de l’enfer, eh bien, elle est à mourir de rire et malgré son appartenance démoniaque, je l’ai trouvée fascinante et attachante par certains côtés. Et que dire des anges, Michel, Hariel, Gabriel ? On ne peut qu’être sous le charme.

J’ai ri d’un bout à l’autre de ma lecture mais Roxane Dambre nous offre également une histoire pleine d’amour et de tendresse. Quant à l’intrigue dont je ne dirai rien pour ne pas spoiler, disons qu’elle est super bien trouvée et je regrette de ne pas avoir eu l’auteure comme catéchiste. J’adore ses explications “théologiques” qui nous apprennent l’essentiel mais qui révèlent également une bonne connaissance du sujet. Je pense d’ailleurs que ce livre plaira autant aux croyants qu’aux non-croyants. D'ailleurs les anges se retrouvent dans toutes les religions.

Pour finir, je dirai que ce livre vous rend heureux, il vous fait rire et sourire, il vous rend la vie plus belle. Alors, n’hésitez surtout pas, plongez-vous dans Aurora, et vous ne voudrez plus la quitter.

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Littérature, #Voyage dans le temps, #Suspense, #Aventure, #Paranormal, #Historique

Résumé :

Le célèbre historien-enquêteur Wilson Grant se retrouve embarqué malgré lui, dans des circonstances mystérieuses, à Chester, ville du Cheshire, en Angleterre. Seul et perdu, il est accueilli par une singulière famille dont la demeure semble abriter de nombreux secrets. Bientôt, des incidents surviennent et se multiplient. Les langues se délient, les découvertes se font jour quant aux mystérieux hôtes de la propriété des Ombres, tandis que resurgissent d'anciennes superstitions. Wilson s'enlise dans une des plus obscures et intrigantes énigmes qui lui soit offerte. Face à d'incroyables révélations, il va devoir se plonger dans une enquête qui l'obligera à affronter les instincts humains les plus sombres...

Mon avis :

Un livre surprenant et addictif.

Alors qu’il s’est assoupi sur un banc de la gare de King’s Cross à Londres, Wilson Grant a la surprise de se réveiller assis au pied d’un arbre “au milieu de nulle part”. Il est recueilli par Sir Duncan Stredfort qui l’accueille dans son domaine des Ombres et lui apprend qu’il se trouve dans la ville de Chester, à plus de 300 km de Londres. Historien et chroniqueur dans le domaine du paranormal, Wilson ne tarde pas à se rendre compte que Les Ombres ainsi que ses hôtes abritent nombre de secrets et de présences mystérieuses.

Tout d’abord je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Librinova qui m’ont fait découvrir ce livre en Service Presse. Il s’agit d’un roman fantastique écrit par Eve Ruby Lenn. Sa plume est fluide et ses descriptions empreintes de poésie. Elle a créé tout un univers étrange et déconcertant autour d’une mystérieuse maison baptisée Les Ombres et de ses habitants Duncan et Killian Stredfort ainsi que leur gouvernante Sara. Tous trois abritent bien des mystères. Avec Les Ombres Les Observateurs, l’auteure nous offre un livre foisonnant, elle nous conte une multitude d’histoires, nous fait voyager dans le temps, nous délivre de beaux messages. Il y est question de justice, de vérité mais également de mystérieuses entités au service de cette justice et cette vérité qui hantent le domaine lorsque la nuit vient. Ses personnages sont très fouillés et leur psychologie bien étudiée.

Eve Ruby Lenn a un vocabulaire très riche qui nous permet de bien nous immerger dans cette époque victorienne. Par contre j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs, que le texte était beaucoup trop policé en particulier dans les dialogues ce qui pour moi a nui au rythme. Du coup je suis restée spectatrice,  à distance, je ne suis pas parvenue à véritablement m’attacher aux personnages, à ressentir leurs émotions. C’est dommage car l’histoire par elle-même est tout à fait surprenante et addictive.

Voir les commentaires

1 2 > >>