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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Articles avec #litterature catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Roman, #Littérature, #Coopération, #Philosophie, #Quête

Résumé :

C’est à Madagascar que pousse l’arbre du pèlerin.
Julien, jeune coopérant, vit sur la grande île, en lien étroit avec une communauté de missionnaires jésuites. Proche d’une population marquée par la pauvreté, entre ville et brousse, engagé dans des activités de solidarité, attentif à ceux qu’il rencontre, il découvre le quotidien d’une mission avec sa part d’ombre et de lumière. Jusqu’à s’interroger de plus en plus sur le sens de son existence.
C’est alors qu’une expérience spirituelle le bouleverse. La sensation d’être profondément aimé par Quelqu’un. Mais de qui s’agit-il ? À quoi l’appelle-t-il ? Et pour quel avenir ?
Il y a des romans d’initiation ou d’aventure, d’anticipation ou d’éducation sentimentale. L’arbre du pèlerin est d’abord le roman d’une vocation, d’une liberté qui se découvre elle-même. Sans que tout soit écrit à l’avance. 

Mon avis :

Une belle lecture.

Plus qu’un roman de vocation, je dirai qu’il s’agit plutôt d’un roman de quête, de questionnements. C’est l’histoire de Julien, un jeune coopérant de 26 ans à Madagascar. À l’âge de 12 ans, il a vécu l’expérience d’une rencontre, d’un ami intérieur, d’une promesse d’un amour plus fort que tout brisant sa solitude. Puis le temps a fait son œuvre et il a plus ou moins oublié. Jusqu’à ce jour où une phrase lue dans l’autobiographie de St Ignace de Loyola résonne en lui comme un coup de tonnerre. Dès lors Julien ne cesse de s’interroger et de tout remettre en cause.

Je remercie Masse Critique Babelio ainsi que les Éditions Salvator qui m’ont permis cette belle lecture. Julien est un jeune français idéaliste qui est venu à Madagascar pour aider. Il prend conscience qu’il ne s’est pas conduit avec humilité envers les autochtones mais plutôt avec l’arrogance des gens riches face aux pauvres. Avec lui nous découvrons la vie difficile de cette population durement touchée par la corruption, la pauvreté, la malaria, les cyclones… Julien lutte contre ses déceptions, ses doutes devant les faiblesses de l’Église et de ses ministres mais aussi face à sa propre incapacité à réaliser ses idéaux d’amour et de service. Il ne comprend pas comment deux prêtres, le Père Irina et le Père Charles,  peuvent se haïr, l’un allant jusqu’à accuser l’autre de meurtre et de graves malversations. Où se trouve la vérité ? Heureusement il peut compter sur la sagesse et le discernement du Père Krzysztof ou encore sur Sylvain, un jeune frère jésuite. Il se demande également quels sont ses sentiments envers Magda, une jeune malgache d’une grande beauté. Jusqu’à ce jour où il est frappé par une phrase de St Ignace de Loyola dans son autobiographie. Tout va devenir lumineux pour Julien, il se découvre aimé infiniment et libre de choisir son chemin. Il est alors transformé et de silencieux et solitaire, il va devenir proche de ceux qui l’entourent, à leur écoute, capable de transformer son amour en actes.

 

Guilhem Causse

Guilhem Causse est un père Jésuite, Docteur en philosophie. « L’arbre du pèlerin » est son premier roman. D’une plume élégante, avec un riche vocabulaire, il a su à merveille retranscrire le rythme lent, l’atmosphère étouffante qui peuvent régner à Madagascar. Cela s’harmonise avec les questionnements de Julien, il faut du temps pour trouver des réponses et la paix du cœur et de l’esprit.

Ravinala, ou arbre du voyageur

Ravinala, ou arbre du voyageur

Ravinala, ou arbre du voyageur

Ravinala, ou arbre du voyageur

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Littérature, #Amnésie, #Drame, #Amour, #Amitié

Résumé :

Vous savez, vous, de quoi est fait l'amour ? Et ce qu'il deviendrait si votre partenaire amoureux perdait tous ses souvenirs ?

L'amour n'est-il tissé que de promesses et de souvenirs ?

Marie et Damien viennent de fêter leurs trente ans. Ils s'aiment depuis l'adolescence. Ils ont plein de projets pour l'avenir.
Mais Damien est victime d'un accident. Il est frappé d'amnésie. Il a tout oublié... jusqu'à Marie.
Que peut devenir leur amour dans ces conditions ?

Ce roman raconte le combat d'une femme pétillante et déterminée à sauver son amour et, sans doute, une part d'elle-même.

Mon avis :

Parce que c’était lui, parce que c’était elle…

Marie et Damien sont jeunes et amoureux, ils viennent de fêter leur anniversaire, ils ont trente ans et la vie leur sourit. Ils envisagent de se marier et d’avoir leur premier enfant. Malheureusement, Damien se fait renverser par une voiture et c’est le drame : il se réveille amnésique et n’a plus aucun souvenir de Marie. Qu’en est-il de leur amour ?

Je remercie Valérie Bel pour sa confiance et le bonheur que j’ai eu à lire ce superbe récit empreint d’humour et d’émotion.« Nous danserons encore sous la pluie » est une magnifique histoire d’amour. Valérie Bel a une écriture empreinte de poésie, pleine de délicatesse dans les scènes d’amour. Marie a 65 ans lorsqu’elle nous conte ses souvenirs. Avec beaucoup de finesse et de sensibilité, elle revient sur cette période noire qui a suivi l’accident de Damien. Tous deux se sont retrouvés comme deux étrangers et le défi pour Marie est de parvenir à raviver les souvenirs de Damien tout en ménageant sa susceptibilité car il n’a pas un caractère facile.

J’ai eu beaucoup de mal à interrompre ma lecture tant j’avais hâte de savoir s’il retrouvait la mémoire. Je me suis immédiatement attachée à eux avec une préférence pour Marie. J’ai compati de tout cœur avec elle, sa situation n’est pas facile et elle n’est guère soutenue dans ses efforts en-dehors du spécialiste qui a soigné Damien. J’ai adoré détester sa belle-mère, cette peste qui, certes, est désolée pour son fils mais si cela lui permet de supplanter sa belle-fille et de récupérer son fils… Ah ! le pouvoir des petites phrases assassines !

Même si je comprends à quel point cela doit être difficile pour Damien d’avoir tout oublié, j’ai trouvé que son comportement de mufle n’était guère excusable et j’ai énormément admiré Marie pour son courage, sa patience, son amour mais aussi son inventivité. Valérie Bel a su à merveille nous décrire la psychologie de ses personnages. Marie est une jeune femme sensible, à la fois forte et fragile. Et quel humour ! J’ai ri bien souvent à ses réparties ainsi qu’à ses déguisements.

L’auteure nous offre un beau message sur l’amour et la passion que l’on doit entretenir si on ne veut pas qu’ils se fanent. De même, elle nous démontre qu’avec de la persévérance et de la patience, il est possible de tout surmonter. Il ne faut jamais baisser les bras et Marie est une battante qui ne manque pas de fantaisie quand il s’agit de souffler sur les braises d’un amour moribond.

Une magnifique symphonie qui conjugue amour, humour, espoir et bonheur.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Guerre, #Génocide, #Rwanda, #Littérature, #Culpabilité, #Mer

Résumé :

Il y a des choses que même un soldat endurci n’oublie pas. Surtout quand il se sent partiellement responsable d’un désastre – et quel désastre ! Étienne aurait-il pu éviter le massacre de Bisesero, au Rwanda, lorsqu’il y était déployé en 1994 ? Mille deux cents Tutsis massacrés en trois jours sans que l’armée française n’intervienne… Évidemment non : la décision de ne pas bouger était venue de plus haut. Homme d’action, il a dû compter les victimes.


De retour en Bretagne, Étienne s’abîme dans une perdition intime. Sa passion pour son métier d’officier, les camarades de son unité d’élite, sa femme, ses enfants, rien ne peut atténuer la honte qui le ronge et son besoin de s’avilir. Il largue les amarres, au propre comme au figuré. Naviguer avec Gilliatt, son voilier, pour trouver une autre existence, pour que le vent du large chasse le souvenir de l’odeur de la mort dans la chaleur suffocante de Bisesero. C’est dans des eaux naufrageuses où sa vie ne compte plus qu’il défiera enfin les fantômes des défaillances du passé…

 

Le triangle d’incertitude Un roman magistral sur la culpabilité et la rédemption. C’est aussi un roman d’action, où le mano a mano avec la mer fait écho à une autre lutte, celle qui oppose un homme d’honneur à l’image qu’il se faisait de lui-même, et dont le combat le plus difficile sera de retrouver les siens.

 

Mon avis :

« Honneur Devoir Fidélité » Un livre coup de poing !

Quand on est un homme d’honneur d’action et de cœur, il y a des évènements qui sont insupportables. Étienne, un officier commando marine, de retour de l’Opération Turquoise, traumatisé par ce qu’il a vécu au Rwanda est aspiré dans une spirale de culpabilité qui le pousse à s’autodétruire. Seuls son voilier Gilliatt et son combat contre les éléments parviendront à l’aider à se reconstruire.

27 juin 1994 : Bisesero, Rwanda, 2000 rescapés Tutsus sont découverts par une patrouille de soldats français qui promet de les secourir dans les trois jours. 30 juin 1994 : sur les 2000 rescapés, il n’en reste plus que 800, 1200 civils Tutsus ont été assassinés par les Hutus. Étienne est hanté par ce qu’il a vu mais plus que tout il a honte. Honte de n’avoir rien pu faire lui qui est un homme d’action. Honte d’avoir laissé faire même s’il n’avait aucun pouvoir décisionnaire. Les ordres venaient d’en-haut.

Cette lecture a été éprouvante tant je me suis posée de questions, j’ai essayé de ne porter aucun jugement mais cela a été très dur. En particulier au moment où Étienne fait le choix d’abandonner un nourrisson en sachant qu’il le condamne à une mort lente par déshydratation, faim et épuisement parce que « Une mission ne peut être remise en question que par un impératif supérieur. » J’avoue ne pas avoir compris, l’opération Turquoise ayant pour but d’empêcher les massacres et de venir au secours de la population.

Étienne souffre de stress post-traumatique d’après les psys de la Marine. De retour en France, il n’aspire qu’à se perdre, à s’avilir. Deux ans se sont écoulés durant lesquels il a sombré dans une “morbidité obsessionnelle” qui le pousse à rechercher et lire tout ce qui a trait à des génocides et nous avons droit à un catalogue des horreurs commises par l’homme dans le monde. Il cherche l’oubli dans la boisson et multiplie les aventures avec des femmes de rencontre, des prostituées. Il sabote son couple, sa famille. Pierre Brunet, qui s’est rendu au Rwanda dans le cadre d’une mission humanitaire, dépeint à merveille la psychologie des protagonistes qu’il s’agisse d’Étienne ou de son épouse. J’ai mesuré les difficultés qui doivent se poser à tout soldat de retour du front et à sa famille, le fossé à combler qui existe, l’impossibilité de partager son expérience avec le conjoint ou pour le conjoint de comprendre et d’accepter. Il doit y falloir beaucoup d’amour.

L’auteur se fait poète lorsqu’il décrit la nature, la mer. Gilliatt, le voilier est personnage à part entière. Seul bémol en ce qui me concerne, j’ai regretté qu’il n’y ait pas de notes concernant le vocabulaire marin qui est omniprésent dans le récit. J’ai trouvé cela lassant comme si le livre ne s’adressait qu’à des navigateurs. On alterne les passages de navigation et les réminiscences d’Étienne. On voit Étienne reprendre vie petit à petit grâce à Gilliatt, à sa lutte contre les tempêtes qu’elles soient intérieures ou extérieures, à la fraternité des gens de mer.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Calmann-Lévy pour cette lecture. Un livre douloureux, difficile mais qui nous permet de mieux appréhender la vie de nos soldats.

Les soldats sont censés regarder en face ce que les autres ne regardent pas.

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Résumé :

L’ÉCRITURE PEUT-ELLE SAUVER UN HOMME ?
 

Dans un Paris plus que jamais miroir aux vanités, l’extrême droite est sur le point de remporter les élections. William Kenfcet, journaliste à l’indépendance farouche, sent que le pire va advenir. Il l’a écrit et fait savoir. Est-ce pour cela qu’un soir il se fait salement agresser devant les grilles du jardin du Luxembourg ? Et que, voulant le sauver, un jeune couple est assassiné ?


Quand William se réveille à l’hôpital, il s’effondre. Écrasé par son histoire familiale, rongé par ses démons et par l’âge qui avance, il décide de partir à New York sur la tombe du jeune homme mort pour le secourir.
Un matin, dans le journal, il découvre l’histoire de Harvey Miller, un homme que le déclassement social a transformé en monstre — il a tué sa femme et ses quatre enfants — et qui vomit la morale de la société américaine. Cette histoire, William s’en empare, et le livre qu’il se met à écrire lui permettra de creuser ses propres zones d’ombre.


Roman gigogne, noir comme l’encre, où se mêlent les destins de ces personnages en fuite, Où cours-tu William… est aussi un polar politique, une réflexion sur la filiation, la transmission, et le pouvoir de la littérature.

Mon avis :

Un livre émouvant, très sombre, une critique féroce de l’hypocrisie de nos sociétés capitalistes et plus particulièrement de l’Amérique.

Alors qu’il sort d’une émission de télévision, William Kenfcet se fait violemment agresser par deux hommes. Un couple de jeunes gens, John et Marie, se porte à son secours et est abattu par les deux criminels. Roué de coups et traumatisé par cette agression et surtout par la mort de ces deux jeunes courageux, William se remémore son passé et décide de se rendre à New York pour se recueillir sur la tombe de John.

« Où cours-tu William… » est un livre qui est composé de plusieurs histoires. D’abord celle de John et Marie, ces deux jeunes qui avaient toute leur vie devant eux s’ils n’avaient eu le malheur de croiser le chemin de deux assassins. Marie est française et John est américain. N’ayant pu se rendre à leurs obsèques, William est hanté par leur mort et le besoin de comprendre le pourquoi de ce crime. Mais il se sent également coupable de ce qui est arrivé, c’est pour cela qu’il va se recueillir sur la tombe de Marie et qu’il décide de partir pour New York où le corps de John a été rapatrié.

Ensuite nous avons la vie de William ou plutôt “ses” vies. Il est le fils unique de Noémie, une ashkénaze dont la famille fut massacrée par les SS en 1944, et d’André qui aidait la Résistance. Arrêté, torturé, envoyé à Dachau la même année, André survécut jusqu’à fin 1948. Noémie ne se maria jamais et éleva William dans le souvenir de son père et de ses ancêtres juifs. Cela a fait de lui un homme farouchement indépendant, un grand journaliste défenseur de la liberté et un lucide dénonciateur du retour de l’antisémitisme, de la montée de l’extrême droite et de la barbarie islamiste, ce qui lui a attiré bien des ennemis.

Dans son désir de comprendre mais aussi d’apprivoiser ses démons, William Kenfcet va se lancer dans l’écriture d’un roman ayant pour base un fait divers dans lequel un homme, Harvey Miller, symbole de la réussite sociale américaine, heureux en ménage, père de quatre enfants, ingénieur en informatique, le meilleur dans sa partie a abattu toute sa famille deux mois après son licenciement. Il espère ainsi parvenir à appréhender ce qui fait basculer un homme dans le crime et se demande si tout le monde peut devenir un meurtrier. Il ira très loin dans cette recherche au risque de se perdre.

Denis Jeambar

Denis Jeambar nous livre une critique féroce de la société. Il dénonce l’hypocrisie dans laquelle nous vivons mais également notre aveuglement.

L’écriture est superbe et l’auteur nous offre matière à réflexion. Sa plume est précise, incisive et j’ai été captivée durant toute ma lecture même s’il s’agit d’un récit très sombre. L’histoire d’Harvey Miller est glaçante et William Kenfcet ne recule devant rien dans sa quête de compréhension. Il y aurait encore beaucoup à dire et j’espère que cela vous incitera à découvrir cet ouvrage.

Un livre d’actualité qui dénonce les exactions de l’extrême-droite représentée ici par le parti Sinistre, l’antisémitisme, les crimes commis par les islamistes radicaux, qui parle également de la mort, de la vieillesse, de la difficile communication avec ses proches.

Un grand merci à NetGalley et aux Éditions Calmann-Lévy pour cette belle découverte.

Je suis un Juif. Est-ce qu’un Juif n’a pas des yeux ? Est-ce qu’un Juif n’a pas des mains, des organes, des proportions, des sens, des affections, des passions ? Est-ce qu’il n’est pas nourri des mêmes aliments, blessé par les mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, échauffé et refroidi par le même été et par le même hiver qu’un chrétien ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ? Et si vous nous outragez, ne nous vengeons-nous pas ? Si nous nous ressemblons en tout le reste, nous vous ressemblons aussi en cela ?

Le Marchand de Venise de William Shakespeare

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Historique, #Roman, #Aventure, #Attila, #Christine Machureau

Résumé :

Dans ce monde en gestation, où le nomade brandit encore le fer et le feu, quel est l’objectif de cette femme, Orca, Khanoun de l’Orkastan, écartelée entre raffinement et sauvagerie ?

Un nom sème encore l’effroi quinze siècles plus tard… Attila. Venu des confins de l’Asie, il n’était pas le sauvage qu’on imagine. Un pillard, un formidable pillard, qui va voir son aura pâlir sur les Champs Catalauniques. Lui-même ne croit plus en son étoile lorsqu’il fuit devant Rome, alors que l’objet de son ambition est à portée de main. Il ravage tout le nord de l’Italie et rentre en son ordou, en Pannonie.

Ce sera sa dernière soirée de gloire parmi son peuple, sa dernière nuit d’amour qui aboutira à une mort étrange. Et à son enterrement grandiose et secret. Que vont devenir ses fidèles et sa multiple descendance ? Que va devenir la princesse Khazar qui a partagé sa couche lors de cette nuit tragique ? Jeune et aventurière, elle va créer la surprise. Il lui faudra une main de fer pour mener, dans la steppe déserte, une horde qu’elle construit patiemment, à l’écart, dans les plaines du nord de l’Europe. Alors, grossie de milliers d’âmes, elle déferlera sur le sud, vers la Khazarie.

Dans ce monde en gestation, où le nomade brandit encore le fer et le feu, quel est l’objectif de cette femme, Orca, Khanoun de l’Orkastan, écartelée entre raffinement et sauvagerie ? Vers quel destin enverra-t-elle sa fille Gegheen Tsets et son fils Svarog ?

Gegheen saura-t-elle réaliser le destin dont sa mère a rêvé ? Samarkand lui offrira-t-elle un rôle à sa mesure ? De la Hongrie, dans le centre de l’Europe, aux confins de l’Inde et de la Chine, le quotidien de trois générations d’hommes, de femmes de pouvoir, balayé par la haine, l’amour, la trahison, l’ambition.

Mon avis :

Une fresque flamboyante.

Attila, le roi des Huns, a une idée fixe, vaincre Rome et la réduire en cendres. Pourtant, alors qu’il a vaincu, le Conquérant de l’Europe va épargner Rome et s’enfuir avant de devoir combattre l’Armée d’Orient venue au secours des Romains. Dans le même temps, Orca est offerte à Attila par

son oncle. Il a assassiné le père de la jeune fille ainsi que ses principaux conseillers. Meurtrie par la trahison de cet oncle, Orca se jure de revenir et de se venger. Après la mort d’Attila dans ses bras lors de la première nuit, la jeune veuve va prendre son destin en mains. Reine barbare mais capable d’amitié, cavalière téméraire, guerrière amazone, grâce à l’aide du général Hun Kargaï et du diplomate Ogénèse, mais aussi au pouvoir de l’or de sa dot, Orca crée sa propre horde. Elle échappe ainsi à la guerre de succession qui se profile depuis la mort du

Attila

roi des Huns. Libre, elle ne laissera plus jamais quelqu’un décider pour elle. Elle donnera la vie à la fille d’Attila, Gegheen Tsets qui signifie Lumière de la Sagesse qui aura également une fille, Hou, qui se fera proclamer impératrice de Chine sous le nom de Wu et sera célèbre pour sa cruauté.

Avec le destin de ces trois femmes, Christine Machureau

Christine Machureau

nous offre une fresque flamboyante sur ces peuples de la steppe. Elle fait revivre Attila et ses hordes sauvages. De lui, je ne me souvenais que de cette phrase : « Là où passe mon cheval, l'herbe ne repousse pas. » C’est donc une belle découverte pour laquelle je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38. Comme d’habitude l’auteure a fait un gros travail de recherche et la fiction se mêle harmonieusement à l’Histoire. Les descriptions sont bien documentées et très réalistes. J’ai eu l’impression de partager les yourtes avec Orca, souffert avec Gegheen prisonnière du gynécée alors qu’elle n’a connu que la liberté et les folles chevauchées dans la steppe, enfermée entre quatre murs, elle qui vivait à l’air libre et résidait

Yourte mongole

dans des yourtes. J’ai découvert les croyances de l’époque et été passionnée par la vie de ses personnages. Je me suis même attachée à Orca et Gegheen car les sentiments humains sont de toutes les époques et même si je n’ai pas partagé toutes leurs haines, j’ai compris et admiré leurs combats. J’ai voyagé dans le temps mais aussi dans l’espace. « D’or, de sang et de soie » m’a plongée dans des abîmes de barbarie mais aussi au cœur du raffinement le plus extrême.

Un livre passionnant écrit par une auteure passionnée.

Intérieur d'une yourte

Intérieur d'une yourte

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Alpinisme, #Littérature, #Roman, #Aventure, #Amitié, #Témoignage, #Montagne, #Humour, #Voyage

Résumé :

Quand Jean-Christophe Rufin et Sylvain Tesson
emmènent un éditeur sujet au vertige
à 4800 mètres d’altitude…

Éditeur parisien, Ludovic Escande est plus habitué aux salons littéraires qu’aux bivouacs en haute montagne. Un soir, il confie à son ami Sylvain Tesson qu’il traverse une période difficile, l’écrivain lui lance : « Mon cher Ludovic, on va t’emmener au sommet du mont Blanc ! ».

Il n’a jamais pratiqué l’alpinisme et souffre du vertige. Pourtant il accepte, sans réfléchir. S’il veut atteindre le toit de l’Europe, il devra affronter les glaciers à pic, les parois vertigineuses, la haute altitude et le manque d’oxygène. La voie que lui font emprunter Sylvain Tesson et Jean-Christophe Rufin est périlleuse pour un débutant. Mais c’est le plus court chemin pour retrouver goût au bonheur.

Avec sincérité et humour, Ludovic Escande raconte cette folle ascension qui est aussi et surtout une formidable aventure amicale, littéraire et spirituelle.

Mon avis :

Un livre réjouissant sur le dépassement de soi-même et la vertu curative de l’effort.

Alors qu’il partage un repas au restaurant avec son ami Sylvain Tesson et qu’il lui apprend que son couple bat de l’aile, celui-ci décide de l’emmener au sommet du mont Blanc. Cela ne s’annonce pas facile car Ludovic n’est pas alpiniste et surtout a une peur bleue du vide. Mais Sylvain a réponse à tout et lui prépare un programme d’exercices pour qu’il soit prêt le jour J.

Écrivain, aventurier, alpiniste, stégophile, grand voyageur, rien ne fait peur à

Sylvain Tesson

Sylvain Tesson et surtout pas d’emmener avec lui conquérir le mont Blanc un néophyte ayant peur du vide, Ludovic Escande. Nous sommes en juillet 2014. Complètement déprimé par la séparation d’avec sa femme et bien que s’étant entraîné, Ludovic qui est d’abord un éditeur plus habitué des bureaux que des murs d’escalade, carbure à la cigarette, l’alcool, les somnifères et les anxiolytiques. Avec Sylvain et Daniel Du Lac,

Daniel Du Lac

champion du monde d’escalade et guide de haute montagne,

Ludovic Escande

Ludovic attaque sa première montée qui culmine à 2 752 mètres et doit durer environ 8 heures : le but, parvenir en haut de la pointe Percée. Froid, appel du vide, angoisse, panique, avec l’aide de ses amis, Ludovic parviendra  à l’Aiguille percée. Après une journée d’entraînement aux parois de Contamines censée lui avoir appris toutes les techniques de grimpe, nos trois lascars auxquels s’est ajouté Jean-Christophe Ruffin, médecin, écrivain académicien, alpiniste, et une autre journée d’escalade des glaciers dans le massif des Cosmiques, se lancent dans la conquête du mont Blanc.

Avec une préparation pour le moins farfelue fortement teintée de nuits courtes, tabac, alcool, « L’ascension du mont Blanc » est un hommage à « l’amitié mais plus encore [au] goût du risque et [aux] joies du débordement.

Durant toute ma lecture j’ai été partagée entre l’amusement et l’inquiétude pour Ludovic : quelle inconscience ou quelle témérité ! Mais aussi quel courage ! Il parvient à dominer ses crises de panique et de découragement, son vertige, la douleur causée par une blessure au pied. Cela dit, je pense que l’auteur a écrit avec beaucoup d’humilité et que sa forme physique, sa force étaient quand même bien meilleures que ce qu’il laisse entendre.

Jean-Christophe Rufin

Les descriptions sont superbes et l’écriture précise et pleine d’humour. J’ai énormément apprécié les aventures de nos quatre héros, des hommes simples et passionnés qui ont su nous faire partager leur amour de la montagne et leur goût du dépassement.

Un livre qui vous met la joie au cœur, qui vous rend léger, un magnifique témoignage d’amitié, de courage et de bonne humeur et une thérapie contre le mal-être.

Un grand merci à NetGalley et aux Éditions Allary pour cette belle lecture.

Sylvain Tesson et Jean-Christophe Rufin

Sylvain Tesson et Jean-Christophe Rufin

Jean-Christophe Rufin

Jean-Christophe Rufin

La Pointe Percée

La Pointe Percée

La Pointe Percée

La Pointe Percée

Notre-Dame de Paris détail flêche

Notre-Dame de Paris détail flêche

Flêche Notre-Dame de Paris

Flêche Notre-Dame de Paris

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Musique, #Nostalgie, #Amitié, #Amour

Résumé :

Tout a démarré ce soir-là. Le soir de mon quarantième anniversaire. Une soirée de retrouvailles entre amis, dans la chaleur estivale d'un mois de juillet. Un moment de rêve pour le doux nostalgique que je suis. Un rêve inespéré et salvateur.
Je m’appelle Jean, je vis seul, séparé de mon ex-femme, Louise, la mère de ma fille Juliette, âgée de douze ans. Je suis devenu malgré moi un solitaire, souvent rempli de tristesse et de vague à l’âme. Mélancolique de cet amour perdu.

Tout a démarré ce soir-là, dans la chaleur de cette nuit d’été, entouré de ces amis bienveillants et veillant bien. Le cerveau embrumé par les rires, l’alcool, la joie et le plaisir de s’être retrouvés. Parmi les cadeaux, un objet à la fois neuf et suranné. Un vinyle. Un magnifique vinyle.

Tout a démarré ce soir-là, avec cet objet à l’esthétisme implacable bientôt déclencheur des nouveaux élans et de nouvelles quêtes insoupçonnées.
Quêtes musicales et amoureuses. Un nouveau départ à ma vie.

Mon avis :

Un livre où nostalgie et musique s’entremêlent.

Alors qu’il fête son quarantième anniversaire, Jean reçoit un cadeau qui va changer toute sa vie : un disque vinyle, une réédition 33T de Tostaky de Noir Désir, va lui ouvrir les portes de tous les changements.

Si vous êtes un passionné de musique, un amoureux du rock, un nostalgique des années 80 mais pas que, ce livre est fait pour vous. Avec Jean, vous allez revisiter le passé grâce à des morceaux de musique choisis. Sébastien Poussin nous offre une véritable anthologie musicale. Et c’est vrai que souvent par la magie d’un air, d’une chanson, nous nous retrouvons propulsés plusieurs années en arrière.

Jean est un professeur d’anglais qui ne s’est jamais vraiment remis de son divorce avec Louise qu’il revoit fréquemment lorsqu’il vient chercher et ramener sa fille Juliette qu’il a un week-end sur deux. Grâce au cadeau de ce disque, il va se découvrir une passion pour les vinyles et sortir de sa routine, faire des rencontres, recommencer à vivre.

La plume de Sébastien Poussin est fluide et limpide. Il dépeint à merveille la psychologie de ses personnages. Le seul bémol en ce qui me concerne, c’est que j’ai trouvé trop long. Jean est très sympathique mais il se complait un peu trop dans l’introspection et puis il se laisse porter par les évènements ce qui m’a empêchée de l’apprécier vraiment. Néanmoins c’est une jolie lecture avec de beaux messages sur l’amitié, l’amour, la vie qui offre de nouvelles opportunités lorsqu’on sait les saisir.

Un grand merci à NetGalley et aux Éditions Librinova pour cette découverte.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Quête, #Chamanisme, #Amérindien, #Initiation, #Spiritualité, #Autobiographie

Résumé :

« Je pars pour le Dakota du Sud. Direction Amsterdam, puis Minneapolis, où un troisième avion m'emmènera à Rapid City, ville située aux pieds des Black Hills, en plein territoire indien. Là-bas, une voiture de location m'attend. Je vais conduire jusqu'à la petite ville de Deadwood, pour y rejoindre l'hôtel que j'ai réservé en ligne, il y a quelques mois. L'établissement s'appelle le Mineral Palace Hotel & Gaming et possède son propre casino. Alors que l'avion décolle, mon esprit continue à s'interroger, à revenir en boucle sur tous les curieux événements qui m'ont poussée à entreprendre ce voyage. »
 

Quand Sitting Bull apparaît mystérieusement dans sa cuisine, Claire, scénariste parisienne et mère de deux enfants, cherche à décrypter le sens de cette vision... Sa quête la conduit d'abord chez une chamane russe, puis auprès d'Ernie LaPointe, l'arrière-petit- fils du célèbre chef indien.
Ce périple insolite en terre sioux permet à Claire Barré de nous raconter, non sans humour, sa découverte du chamanisme et nous offre une plongée dans les coulisses de la création littéraire et de ses imprévisibles sources d'inspiration.

Mon avis :

Un livre déroutant et captivant.

Un jour comme tous les autres, Claire Barré a la surprise de voir un chef indien lui apparaître lors de son repas en famille. Cette vision va durer quatre jours durant lesquels elle découvrira grâce à ses recherches sur Internet qu’il s’agit de Sitting Bull. Désireuse de comprendre pourquoi il lui est apparu et quel message il a pour elle, l’auteure va nous partager ses voyages et découvertes avec beaucoup d’humilité et d’humour.

J’ai été totalement surprise par ce livre. Je ne connais rien aux voyages entre les mondes ni aux voyages intérieurs ni au chamanisme même si cela fait un moment que je me promets d’étudier ce dernier. Avec Pourquoi je n’ai pas écrit de film sur Sitting Bull, je m’attendais à découvrir la biographie de ce chef indien ainsi que la vie des Amérindiens aujourd’hui. Or Claire Barré nous raconte beaucoup plus. Elle nous partage son expérience du chamanisme et nous emmène avec elle en territoire sioux, dans le Dakota du Sud. Nous faisons la connaissance de l’arrière-petit-fils de Sitting Bull, Ernie LaPointe, et avec lui nous en apprenons davantage sur la culture et les croyances amérindiennes ainsi que sur le sort de la jeunesse dans les réserves.

Claire Barré a une écriture limpide et avec des mots bien choisis, elle nous fait part de ses voyages intérieurs, chamaniques. Elle ne nous impose rien, l’humour est partout présent ainsi qu’une sorte de détachement et de sagesse. Nous demeurons libres d’adhérer ou non à ce qu’elle écrit. L’auteure est d’une franchise totale et ne nous cache rien de ses fantasmes, hésitations ou doutes. Avec elle, nous rencontrons la chamane Elena Michetchkina et nous accompagnons Claire dans ses voyages chamaniques.

Un livre étrange et fascinant qui nous pousse à nous interroger sur le sens de nos vies, de nos rencontres, sur les conséquences de nos actes. Un livre que je relirai et méditerai.

Un grand merci pour cette lecture à NetGalley et aux Éditions Robert Laffont.

Claire Barré et Ernie LaPointe

Claire Barré et Ernie LaPointe

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Quête, #Roman psychologique, #Psychologie, #Suspense, #Amitié, #Amour, #Drame

Résumé :

1979. Quatre ados vivent un été enchanté dans la campagne lorraine, rêvant autour de la jeunesse débridée d’Augustin d’Hippone, au rythme de la musique de Led Zeppelin.

1985. Le plus prometteur d’entre eux est assassiné. Qui l’a tué ?

2008. Son fils cherche à comprendre ce qui est arrivé à son père quand il avait son âge. Que s’était-il noué entre les quatre amis l’été de leurs 17 ans ? Dans sa quête, il rencontre la fille de l’un d’eux. Quelle est l’origine de leurs prénoms : lui Robert, elle Esfera ? Quel est le rapport avec le sentiment d’Esfera de vivre entourée de brouillard ? Que verront-ils surgir lorsque celui-ci se dissipera ? L’amour peut-il y avoir sa place ?

Thriller, roman psychologique et d’initiation aussi bien que récit d'une quête d'identité, La fille au mitote fait monter le suspense au fur et à mesure de rebondissements inattendus jusqu’au dénouement final, qui prend le lecteur par surprise.

Mon avis :

Un premier roman surprenant et difficile à classer.

Thriller, roman psychologique et d’initiation, récit d’une quête d’identité, roman policier ? Oui et non dans la mesure où ce roman ne correspond pas vraiment à ce que nous évoquent les termes ci-dessus. C’est un peu de tout cela mais traité à la manière de l’auteure. La plume de Marceline Bodier est superbe et l’univers qu’elle nous décrit captivant. Il correspond tout à fait à la définition du mitote : « “Votre esprit tout entier est un brouillard que les toltèques appellent un mitote (prononcez mi-to-té). Votre esprit est un rêve dans lequel des milliers de personnes parlent en même temps, et personne ne comprend personne. Telle est la condition de l’esprit humain : un grand mitote, à cause duquel il vous est impossible de voir qui vous êtes vraiment. » (https://voyageaucoeurdelhumain.wordpress.com/tag/accords-tolteques/)

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Librinova pour l’envoi de ce Service Presse. J’avais été attirée par le résumé et je pensais me plonger dans un thriller plein de suspense et de rebondissements. À ma grande surprise, cela n’a pas été vraiment le cas. Alors si dans les faits, le résumé est tout à fait exact, la manière dont Marceline Bodier développe son intrigue nous offre plutôt la chronique d’une époque ainsi que la quête d’identité de ses personnages, différente selon la génération à laquelle elle s’adresse. L’auteure a particulièrement travaillé leur psychologie et on suit leur parcours sans aucun ennui. Les descriptions sont extrêmement réalistes et empreintes d’une certaine poésie. Marceline Bodier nous conte une histoire, chaque fois différente selon celui qui nous la narre, on voit comment une même scène peut être perçue différemment selon la personne et le suspense monte petit à petit. Qui a tué Stéphane, ce jeune homme charismatique et tellement prometteur stoppé à l’orée de l’âge adulte ? La fin m’a totalement surprise et laissée un peu sur ma faim. Il y a tellement de questions qui restent sans réponse.

Une belle lecture que j’ai quittée à regret.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Science-Fiction, #Anticipation, #Écologie, #Post-Apocalyptique, #Aventure, #Suspense, #Littérature

Résumé :

En 2100, Chris Nolan, accompagné seulement de Juliet, un système informatique qui lui sert de pilote et d’aide dans son quotidien, part explorer l’univers pendant douze ans à la recherche d’une vie civilisée. En 2112, il rentre sur terre bredouille.

Entre-temps, sept siècles se sont écoulés sur notre planète qui lui est devenue inhospitalière : les continents, les pays se sont déplacés. Le monde est pleinement sauvage et aucun vestige ni trace de vie humaine n’y subsistent.

Où est passée la Base Aérospatiale Internationale de Dubaï ? Pourquoi l’humanité a-t-elle disparu ? Y a-t-il des survivants ? Où se cachent-ils ?

Chris et Juliet forment un singulier couple héros/machine : deux « Êtres » improbables, l’un asocial et l’autre qui, bien qu’artificiel, sait se rendre indispensable à cet homme esseulé et taciturne.

Un roman d’anticipation et d’aventure, qui pose la question des limites de la civilisation, celles de l’Humain et de son inéluctable solitude. Un roman troublant, bien documenté, qui donne à réfléchir, sur fond de plaidoyer écologique.

Une invitation à s'interroger sur l'aventure humaine et son devenir...

Mon avis :

Coup de cœur ! Retour aux sources.

Chris Nolan est asocial, c’est ce qui lui a permis d’intégrer le programme EDGE et durant 12 ans de parcourir la galaxie à la recherche d’une vie autre que terrestre. Alors que son voyage a duré 12 années, 700 ans se sont écoulés sur terre. Il a pour seule interlocutrice, Juliet, un système informatique qui l’appelle par son numéro matricule, 412, et qui lui sert de navigatrice, cuisinière, réveille-matin, système de guidage, pilote… De retour sur terre, c’est le choc pour Chris. Il n’y a personne pour l’accueillir et la Base Aérienne Internationale de Dubaï a disparu. L’axe terrestre s’est déplacé et il n’y a plus trace humaine sur la planète. Que s’est-il passé et que va devenir Chris Nolan ?

Tout d’abord je dis un grand merci à Anita Berchenko ainsi qu’aux Éditions du 38 pour l’envoi de ce Service Presse. D’habitude j’évite les livres de science-fiction car ce n’est pas trop mon domaine mais le sujet m’intéressait et me rappelait une vidéo vue il y a quelques années sur ce que deviendrait la terre sans les hommes. (Pour ceux que cela intéresse, j’ai mis les liens sur mon blog.) J’ai adoré Mitania Au cœur de la légende. Bernard Afflatet m’a complètement envoûtée. Il m’a fait rêver d’un monde où le mal n’existerait plus, où l’homme vivrait en paix au rythme de la Nature, dans le respect de celle-ci et des animaux.

Son héros est peut-être asocial, ce qui lui a permis de supporter sa solitude dans l’espace, il n’en demeure pas moins quelqu’un de profondément attachant et j’ai suivi passionnément ses aventures. N’ayant pas l’esprit scientifique pour deux sous, j’avoue que les explications plus techniques me sont largement passées par-dessus la tête mais cela n’a pas du tout gêné ma lecture.

Le suspense est superbe et je me suis facilement mise à la place du capitaine Nolan. Les descriptions que nous donne l’auteur sont magnifiques et j’ai été captivée de la première à la dernière page. Il m’est très difficile de parler de ce livre car je ne veux surtout pas spoiler. Je ne peux dire qu’une chose, n’hésitez pas à vous plonger dans Mitania. Vous serez emporté dans une aventure qui vous poussera à vous poser toutes sortes de questions sur la place de l’homme sur terre, sur notre responsabilité, sur l’écologie, la guerre, la société que nous avons créée avec notre course incessante au profit, notre soif de domination et de possession.

Un roman magnifique, bouleversant d’humanité, un des plus beaux livres post-apocalyptique que j’ai lus.

Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été pêché, alors on saura que l’argent ne se mange pas.

Geronimo, grand chef Apache

« Mitania Au cœur de la légende » par Bernard Afflatet — Les Éditions du 38, Collection du Fou
Faucon pélerin

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