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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Articles avec #litterature catégorie

Résumé :

Lorsque Marco Stenzza, champion de Taekwondo, apprend que sa mère est sur le point de mourir, il est déjà trop tard. Cependant, en vidant l’appartement de la défunte, il a la surprise de trouver une convocation chez un notaire. C’est ainsi que Marco se découvre co-héritier d’une maison avec la jolie Aurélia Massard d’Espan, cadette d’une noble et riche famille.

Dès qu’il la voit, il tombe fou amoureux d’elle. Hélas, la jeune femme est déjà fiancée à un Prince libanais. Quand Hugo, le père de la belle héritière, le recrute comme garde du corps, Marco n’est pas au bout de ses surprises. Entre amour et haine, il ignore que cette rencontre qui ne doit rien au hasard lui fera vivre des aventures explosives, au péril de sa vie.

Une romance pleine de suspense et de rebondissements qui vous entraînera au bout du monde.

Mon avis :

Coup de cœur ! Une magnifique histoire d’amour et bien plus encore.

« L’amour n’est jamais simple, mais quand il est vrai et sincère, c’est une force qui peut soulever le monde. » C’est la phrase que Gilles Milo-Vacéri a mise en exergue sur sa page Facebook pour parler d’Alpha et Oméga. Voilà pourquoi j’aime cet auteur, je sais quand j’ouvre un de ses livres que je ne serai jamais déçue, qu’il va me parler d’amour, d’un amour qui vaut la peine de tout risquer pour lui, de la vie où il faut se battre pour pouvoir avancer, de l’amitié qui nous la rend plus belle, qu’il va me faire rêver d’un monde où les hommes n’ont pas besoin d’être des super-héros pour avoir du courage, de l’honneur et du cœur. Je sais qu’il va me faire voyager et que je vais apprendre plein de choses. Je sais aussi qu’il aura mis quelque énigme, quelque mystère dans son intrigue et même une note de surnaturel et je sais que quand je refermerai son livre, j’aurai un grand sourire, le cœur plus léger et de nouveaux amis car ses personnages ont une densité, une profondeur et une psychologie qui font qu’on ne les oublie pas.

Alpha & Oméga, c’est tout cela et encore plus. Tout d’abord un grand MERCI à Anita Berchenko et aux Éditions du 38 qui m’ont permis de découvrir ce livre en avant-première grâce au Service Presse. Alors qu’il effectue un stage de Taekwondo à Séoul (Corée du Sud), Marco est contacté en urgence par son ami et mentor Jean. Sa mère qui souffre d’un cancer est au plus mal. Marco embarque sur le premier vol et rentre immédiatement sur Paris. Hélas, quand il arrive, sa mère est déjà décédée le laissant seul au monde, avec des questions non résolues. Enfant battu à coups de ceinturon par un père alcoolique, Marco n’a jamais compris pourquoi sa mère n’a pas divorcé. Il l’aime, bien qu’elle ne lui ait jamais montré d’affection ni consolé ou défendu. Alors qu’il trie les affaires de la défunte, il trouve dans le courrier la lettre de convocation d’un notaire l’invitant “en tant que cohéritière à l’ouverture du testament de feu Monsieur Georges Massard d’Espan…” Accompagné de Jean, il apprend lors de l’ouverture du testament qu’il hérite de la moitié de la maison du défunt, l’autre moitié revenant à Aurélia Massard d’Espan. Dès qu’il l’a vue, Marco est irrémédiablement tombé amoureux de la jeune femme, malheureusement fiancée au Prince héritier Omar Benschritt-Maalouf, un homme d’une rare bêtise qui se croit tout permis et qui va se montrer particulièrement odieux. Marco refuse sa part d’héritage et l’offre à Aurélia qui est très attachée à la maison avec cette justification : « On ne brise pas les rêves des petites filles. » Marco et Aurélia l’ignorent encore mais c’est le début d’une grande aventure où tous deux seront amenés à donner le meilleur d’eux-mêmes.

J’ai adoré ce livre et une fois commencé, je ne l’ai lâché qu’après avoir tourné la dernière page, très tôt dans la matinée. Gilles Milo-Vacéri nous offre une belle histoire d’amour à la veille de cet été avec de beaux personnages tous plus attachants les uns que les autres, exception faite du prince libanais et de ses sbires. Marco est un rêveur d’une folle générosité. Il vit pauvrement mais refuse un héritage. C’est un maître en Taekwondo, sport de combat qu’il pratique depuis l’âge de cinq ans, âge auquel il a rencontré son ami Jean, propriétaire d’une salle d’arts martiaux. Jean lui a appris le Taekwondo mais surtout l’a aimé comme un père et a toujours été là pour lui. Il l’a aidé à supporter l’insupportable. Marco est désarmant, il a la candeur d’un enfant et quand il aime, il ne garde rien pour lui. Aurélia est une jeune femme qui appartient à la noblesse et dont la famille est l’une des plus grandes fortunes de France. Cela aurait pu créer un gouffre entre elle et Marco mais elle a su rester simple et franche. Dotée d’un caractère fougueux, elle n’accepte pas l’injustice et n’hésite pas à se battre pour ce qu’elle croit juste. D’ailleurs toute sa famille est attachante, qu’il s’agisse de son père Hugo ou de sa sœur Alexandrine, dite Alex que j’ai trouvée géniale. Même lorsqu’il s’agit de personnages secondaires, l’auteur nous les dépeint à merveille, ce sont de vrais caractères et cela contribue à rendre l’intrigue encore plus palpitante.

Gilles Milo-Vacéri, en plus de la romance, nous offre du mystère et du suspense tout en dénonçant le mal que peuvent faire les secrets de famille. Il nous parle également de solitude et des blessures d’un passé qui ne se referment jamais totalement. Et tout au long du livre, nous nous demandons ce que cachait la mère de Marco. Qui était-elle vraiment ? Et qu’était-elle exactement pour Georges Massard d’Espan, l’oncle défunt d’Aurélia ? Pourquoi n’a-t-elle jamais quitté son époux qui la battait elle et son fils ? Quel douloureux secret cache Hugo, le père d’Aurélia, secret qui l’empêche de briser les fiançailles de sa fille ? L’auteur joue également avec nos nerfs : le prince libanais est un vrai bandit. Marco et les Massard d’Espan parviendront-ils à lui échapper ?

Et puis il nous fait voyager et rêver : de Séoul à Paris, puis une croisière qui fait escale à la plage de l'Anse Canot, Marie Galante, Île de la Guadeloupe ; ensuite il nous entraîne dans la visite d’un marché à Fort de France en Martinique, nous fait pique-niquer sur la plage de Sainte-Lucie, Les Îles du Vent. Et pour finir, nous nous retrouvons sur la plage de Saint-Jean-de-Luz en France. Que des noms de destinations qui invitent au rêve et au voyage !

J’ajouterai que la plume de Gilles Milo-Vacéri est pleine d’élégance, que le vocabulaire employé est d’une grande richesse et qu’il manie l’humour comme personne. Enfin avec Marco il nous offre l’une des plus belles déclarations d’amour que j’aie lu. Alpha & Oméga est une romance pleine de sensibilité, porteuse de beaux messages d’espoir et de vie. Je ne peux que vous conseiller de vous y plonger, vous ne le regretterez pas.

Il ne pleurait pas, pourtant, il était dévasté et tout s’effondrait en lui. Sans bruit. Sans cri. Dans un abîme de tristesse qu’il ne connaissait que trop bien. La vie lui avait appris depuis longtemps à cacher, à taire ses émotions, à ne jamais montrer combien il pouvait souffrir.

Jean lui avait toujours appris à relever la tête, même après un combat perdu ou un échec, quel qu’il puisse être. Mais parfois, c’était vraiment difficile.

Tant qu’il y avait de la vie, l’espoir était permis et pour le moment, il poursuivait ses rêves.

Oui, lui savait très bien ce que les souvenirs d’enfance pouvaient remuer et engendrer comme douleur. Le passé collait toujours aux semelles, que l’on porte des sabots ou de jolis escarpins de cuir très coûteux, rien n’y faisait.

On regardait toujours son passé dans les yeux, avec plus ou moins de tristesse ou de courage, mais on était souvent seul pour l’affronter.

Non, même l’argent n’apaisait pas les blessures de l’enfance, rien ni personne ne pouvait offrir une parfaite cicatrisation des douleurs, des rancœurs, des joies perdues et des peines éternelles. Tout restait gravé dans la chair et il suffisait d’un lieu, d’un moment ou d’un objet pour que toutes ces souffrances reviennent, aussi brûlantes qu’au premier jour.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Roman historique, #Aztèques, #Harem

Résumé :

— Aztèques : Harem, roman lauréat du Salon du Livre Paris 2017 par le jury Amazon KDP —

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?
Lorsqu'elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d'exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.
Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.
Rabaissée à l'état d'esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.
Au-delà de ces épreuves, une question s'impose : existe-t-il une cage assez grande pour retenir la fille de l'aigle ?

Laissez-vous emporter dans un grand voyage, un ailleurs et un autrefois caché au sein d'une civilisation aussi fascinante qu'effrayante.


Extrait :
« Un parfum de miel flotte dans l’air encore frais du matin. Assise dos à Ameyal, Coatzin scrute la jeune fille dans un miroir à main :
— Lève-toi.
Ameyal s’exécute en gardant les yeux baissés. À ses pieds s’amoncèlent des jouets de bois, une poupée de chiffon et un petit miroir d’obsidienne. Lentement, la seconde épouse s’approche d’elle. Elle porte une robe de plumes jaune-pâle disposées comme des écailles. À son cou luit un collier vert translucide.
Des émeraudes.
La jeune fille tressaille. Le bijou lui rappelle l’inconnue qu’elle a croisée lorsqu’elle a volé l’octli.
Un rictus parcourt les lèvres de Coatzin, qui s’approche et tourne plusieurs fois autour d'Ameyal. Puis, la seconde soeur pose une main sous le menton de la jeune fille pour lui faire lever le visage. Le contact est à la fois lisse et froid.
— Quel magnifique regard. Tu vas faire des envieuses ! »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Passionnant, envoûtant, bluffant, addictif…

Je remercie Éric Costa pour l’envoi de ce Service Presse. Lire « Aztèques Saison I Harem » c’est plonger dans le passé et remonter le temps, se retrouver au XVème siècle au moment de l’apogée du peuple aztèque.

Dès le début, nous faisons la connaissance d’Ameyal, une toute jeune fille de 13 ans, qui en tant que fille de chef est destinée à devenir prêtresse, ce qu’elle refuse. Ce qu’elle veut, c’est devenir chef. C’est son tonalli [destin]. Malheureusement son village est attaqué par des pillards Aztèques et elle se retrouve prisonnière puis vendue comme esclave de harem. Ameyal n’a qu’une idée : retrouver sa liberté, se venger de ces Aztèques qui ont exterminé son village et ses habitant et elle va mettre tout en œuvre pour y parvenir.

Avec Ameyal, Éric Costa nous offre un personnage de femme fascinant. Ameyal a des yeux verts couleur du jade “qui lui viennent de l’océan” d’après son père. Pour le devin Collier d’étoiles, les Anciens ont parlé : elle est la fille de l’Aigle. « [S]on tonalli est digne d’une reine. L’esclavage n’est qu’un passage. » Et Ameyal est indomptable, son courage est hallucinant. Le harem est un véritable nœud de serpents, les rivalités entre épouses et concubines sont mortelles, les ambitions fatales, les intrigues meurtrières. Mais rien ne peut venir à bout d’Ameyal et elle se l’est promis, elle les écrasera tous et toutes…

La civilisation aztèque est aussi fascinante que terrifiante et on sent que l’auteur connaît son sujet. À la fin du livre, nous trouvons un lexique très utile ainsi qu’une galerie des personnages très instructive. Nous découvrons ainsi que les prénoms des différents personnages n’ont pas été attribués au hasard. Si Ameyal signifie printemps, Amocualli veut dire mauvais : c’est le nom du chef de la garde du palais qui est une véritable brute sans honneur. Je n’en dirai pas davantage, il vous faudra vous procurer le livre pour découvrir le sens des autres prénoms.

Éric Costa sait nous captiver dès la première page. Ses descriptions sont documentées et d’un réalisme saisissant. Il m’a totalement embarquée dans l’intrigue et je n’ai pas arrêté de trembler pour Ameyal à qui je me suis attachée. Pour un peu, elle m’aurait fait avoir des cheveux blancs ! La prison est vraiment un moindre mal chez les Aztèques et ils ne manquaient pas d’imagination pour punir des esclaves, concubines ou épouses prises en flagrant délit de désobéissance : supplice des piments, langue coupée, lapidation…

Quant à la fin, l’auteur nous laisse sur une question inquiétante et j’avoue attendre avec impatience le mois d’octobre pour découvrir comment Ameyal va pouvoir se sortir de là sans encombre.

« Aztèques Saison I Harem » par Éric Costa — Auto-édition

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Relations père-fils, #Culpabilité, #Pardon, #Famille, #Blessures du passé

Résumé :

C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter.

Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment.

Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage.

C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent.

Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension.

Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.

C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.

Mon avis :

Une histoire poignante et tellement vraie…

Avant toute chose, ce titre « Quand on n’a que l’humour… » m’a immédiatement fait penser à cette magnifique chanson de Jacques Brel « Quand on n’a que l’amour » et j’avoue que cela a bercé ma lecture.

Depuis toujours ou presque, Edouard porte un masque, celui de la joie, du rire et de l’humour et il se cache derrière. Alors que tout semble lui réussir, lorsque le masque tombe, nous découvrons un homme profondément blessé et solitaire, un homme en proie au doute et à l’angoisse, un homme qui adore son fils et que son fils rejette. Dans la première partie, Amélie Antoine donne la parole à Edouard qui nous raconte sa vie et nous comprenons comment s’est mis en place ce masque et comment la culpabilité l’a enfermé pour finir par le détruire. Dans la deuxième partie, c’est son fils Arthur qui raconte.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Michel Lafon pour ce Service Presse qui m’a permis de découvrir Amélie Antoine, une auteure que je vais suivre désormais tant ce roman m’a touchée. Il s’agit d’une fiction mais tellement réaliste et poignante… D’une plume légère et délicate, Amélie Antoine nous décrit la vie de ses personnages, la vie avec sa dureté, ses injustices, ses douleurs mais aussi ses joies. Elle nous parle de la culpabilité et du pardon, du pardon à offrir mais aussi à s’accorder et de la difficulté, voire l’impossibilité à y parvenir. Ses personnages sont plus qu’attachants, bouleversants d’humanité et de fragilité : j’ai eu envie de les prendre dans mes bras pour les consoler. Son livre est tout en nuances et Amélie Antoine a su à merveille nous dépeindre les caractères, la psychologie de ses héros.

Ce livre nous rappelle l’urgence d’aimer et de le dire à ceux que nous aimons avant qu’il soit trop tard. Quand j’ai refermé ce texte, j’étais entre sourire et larmes. Je crois que je n’oublierai pas le petit Edouard devenu le souffre-douleur d’une brute parce qu’il bégayait pas plus que l’homme rongé de culpabilité qui emporté par l’ivresse du succès n’a pas su voir à temps le principal : sa femme et son fils. Amélie Antoine nous offre également une description féroce du monde du showbiz. Elle nous fait prendre conscience de la course du temps, du temps perdu que l’on ne rattrape jamais.

« Quand on n’a que l’humour… » est un très beau livre avec une histoire qui ne pourra que vous toucher et vous bouleverser. Et je dis merci à Amélie Antoine de l’avoir écrit.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Littérature, #Famille, #Blessures du passé, #Résilience

Résumé :

Le passé est une prison dont on ne s'évade pas.

Elle est partie aussi loin qu'elle a pu, pour rejoindre le début du bout du monde... et venir s'échouer au pied d'un rocher face à la mer d'Iroise.

Elle dit s'appeler Elsa.

Elle ne veut pas qu'on lui pose de questions.

Qui est-elle ? Que cache-t-elle ?

Et lui, que cache sa rudesse ? Lui qui l'accueille sans même savoir pourquoi...

Un roman à deux voix. Deux voix qui se racontent, et se taisent. Deux voix qui laissent place aux pas des chevaux, au vent qui plie les herbes sur la dune, au ressac sur le rivage et aux souvenirs échoués sur le sable.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Bouleversant ! Un livre qui fait croire aux secondes chances !

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce Service Presse. Elsa est en fuite, elle fuit pour se reconstruire ignorant qu’on emmène partout son passé avec soi. Elle s’échoue sur une plage et est recueillie par François qui dirige un centre équestre.

Dès le début j’ai été intriguée par l’histoire de ces deux êtres qui auraient pu ne jamais se rencontrer et qui cachent des blessures profondes. Ils vivent chacun repliés sur leur souffrance et se protègent un maximum en évitant de s’attacher et en privilégiant leur liberté. Laure Manel sait nous tenir en haleine. Elle nous distille les informations sur le passé d’Elsa et de François avec parcimonie en alternant les chapitres où chacun d’eux nous partage ses sentiments, ses ressentis. L’auteure nous offre un roman d’introspection et de contemplation. Les paysages de Bretagne, l’Atlantique et ses plages rythment le récit. Petit à petit François et Elsa vont s’apprivoiser l’un l’autre et entreprendre un long chemin qui va leur permettre de s’affranchir d’un passé fait de blessures et de souffrances pour avancer et vivre dans le présent, pour prendre le risque de faire confiance à nouveau, de vivre et d’aimer tout simplement.

De prime abord, ce n’était pas gagné et François a bien du mérite à héberger Elsa qui refuse tout dialogue et passe les premiers jours calfeutrée dans sa chambre. Est-ce crédible ? Pourquoi pas ? Cela existe les gens généreux et François en fait partie. Avec une écriture simple et fluide, Laure Manel sait à merveille nous faire partager les émotions de ses deux personnages et nous les rendre attachants. On suit leur évolution et on se réjouit avec eux de chaque progrès accompli.

Au final, une belle histoire d’amour et de résilience.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Deuil, #Amitié, #Amour, #Roman contemporain

Résumé :

Quand on a trente ans, on n’est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte.

Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain, l'homme avec lequel elle vit ? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil.

Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que celle qui lui manque tant n’avait pas l'intention de se contenter de paroles en l'air et que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥    

Coup de cœur ! Un livre qui vous rend heureux !

Je remercie NetGalley et les Éditions Michel Lafon pour l’excellent moment que j’ai passé en lisant ce livre et pour la découverte de cette auteure, Carène Ponte. « Tu as promis que tu vivrais pour moi » fait partie de ces livres rares qui vous rendent la vie plus légère tout en abordant des sujets graves comme la mort de sa meilleure amie, le deuil à faire, la vie à continuer sans elle.

Molly se demande comment elle va pouvoir continuer à vivre sans sa meilleure amie Marie qui vient de décéder d’un cancer foudroyant. Cette dernière lui a fait promettre de vivre désormais pour elles deux et comme elle la connaît bien, elle va lui faire parvenir douze lettres, une lettre pour chaque mois de l’année et dans chacune, un souhait, un rêve, que Molly devra réaliser pour elle.

Carène Ponte nous offre un roman plein d’humanité et d’humour mais également de belles leçons de vie. Sa plume est fluide et on se laisse emporter par l’histoire. Ses personnages sont tous plus attachants les uns que les autres. Même Germain, le petit ami pantouflard de Molly, je l’ai trouvé touchant dans son amour inconditionnel, énervant aussi mais tellement humain.

Les mésaventures de Molly au ski m’ont bien fait rire, ses réflexions alors qu’elle meurt de peur sur le télésiège et ne veut pas l’admettre, sa mauvaise foi avec John. Cela dit, John ne la ménage guère. Il a vraiment un talent fou pour la décontenancer. Et du coup, les scènes sont cocasses et les dialogues très drôles. Et que dire de ses parents, de ses amies Viviane et Nadège, l’auteure a parfaitement su rendre leur psychologie, leurs forces et leurs faiblesses. On aimerait les rencontrer, les avoir pour voisins, faire leur connaissance et se lier d’amitié avec eux tous. Les notes du texte sont également des petits bijoux d’humour.

L’une des belles leçons de vie que nous donne Carène Ponte dans ce livre est qu’il ne faut jamais laisser la peur gouverner notre vie car si nous nous laissons guider par elle, il y a de grandes chances pour que nous passions à côté du bonheur. Alors n’hésitez surtout pas à vous laisser tenter.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Suspense, #Famille

Résumé :

Lila et Adèle sont sœurs. Belle, brillante, passionnée, Lila ne rêve que de mener la grande vie. Hélas elle est victime de bipolarité, cette terrible maladie où le meilleur côtoie le pire. Adèle est douce, tendre, responsable.
Les années passant, de lourds soupçons pèsent sur Lila. Autour d’elle, plusieurs événements tragiques, toujours liés à des affaires d’argent. Mais sans jamais la moindre preuve. Voyant sa sœur s’attaquer à celui qu’elle  aime, les yeux d’Adèle s’ouvrent enfin. Menant une discrète enquête, elle découvre la vérité. Mais cela suffira-t-il à sauver Vivien ?
C’est dans les beaux paysages du Périgord Noir, où flottent les arômes de truffe et de bon vin, que se passe cette histoire de famille comme Janine Boissard excelle à les raconter, mêlée d’un suspense qui ne faiblit jamais.

Janine Boissard est l’une des romancières françaises les plus populaires. Elle a signé plus de quarante romans qui ont été autant de succès.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

La vie,  l’amour,  la mort, au pays de la truffe encore appelée diamant noir !

Adèle est aussi calme et réservée que Lila est exubérante et excessive. Elles ont sept ans d’écart et Adèle adore sa sœur aînée si brillante qui rend les choses tellement plus vivantes. Malheureusement Lila est bipolaire et il est vital qu’elle suive un traitement pour éviter le pire. Lorsque leur maman décède d’une intoxication alimentaire, très vite on découvre que ce sont des baies de cytise pourpres, très toxiques, qui sont les responsables. Comment sont-elles arrivées dans le cake qu’elle était la seule à manger ? Se pourrait-il que Lila les y aient mises car elle ne supportait plus les restrictions que lui imposait sa mère ?

Au fur et à mesure que les années passent, d’autres morts suspectes se produisent autour de Lila. Toujours aussi brillante et fantasque, elle ne supporte pas qu’on lui refuse quoi que ce soit, que les choses ne se passent pas comme elle le souhaite. De plus elle désire la richesse et tout ce qui va avec, elle mène grand train de vie. Quand Vivien, l’ami d’enfance des deux sœurs, lui résiste, ne risque-t-il pas également de faire partie des victimes ?

Janine Boissard nous offre un roman passionnant avec de beaux personnages auxquels il est impossible de ne pas s’attacher : la brillante Lila que l’on soupçonne du pire et que l’on ne peut s’empêcher de plaindre ; la douce Adèle, forte et fragile à la fois, qui se refuse à soupçonner sa sœur du pire et que j’aurais bien eu envie de secouer afin qu’elle ouvre les yeux avant qu’il ne soit trop tard ; Vivien, l’ami d’enfance, le confident, l’amoureux, aimé des deux sœurs, mais lui qui aime-t-il ? Sans oublier les personnages secondaires tels que la généreuse tante Mahaut ou le bon docteur Neveu. J’ai aimé également la manière dont l’auteur raconte leur vie rythmée par les vendanges et la récolte des truffes.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Fayard grâce auxquels j’ai retrouvé l’écriture addictive de Janine Boissard, toujours aussi talentueuse et élégante. « La lanterne des morts » est un roman très agréable à lire et qu’on ne lâche qu’une fois la dernière page tournée.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Thriller psychologique, #Psychiatrie, #Schizophrènie, #Roman noir

Résumé :

« Régis aime la littérature et l'automne, les décibels et l'errance. Il n'a pas choisi le mal qui le ronge. Vivant la plupart du temps en lui-même, il perçoit une réalité déformée et angoissante, où tout fait sens. Dans sa psychose, il s'accroche à de fragiles repères : des personnages sans nom, des impressions sans fondement, des chansons sans espoir... Pourtant, peu de temps avant les attentats du 13 novembre 2015, le retour d'un mystérieux persécuteur va faire vaciller son équilibre précaire... Jusqu'au point de non-retour. »

Mon avis :

Bouleversant, perturbant et totalement addictif !

Lire « Régis » c’est plonger dans l’univers d’un hôpital psychiatrique et surtout dans le quotidien de Régis, dans ses délires, ses combats pour tenter de s’en sortir. Régis est attachant, fragile et il nous attire dans son monde de malade psychotique. Nous faisons sa connaissance alors qu’il vient de quitter l’isolement — après une tentative d’assassinat de Prédateur — et fête ses 32 ans. C’est aussi le jour des attentats sur Paris et au Bataclan. Régis est très sensible à tout ce qui se passe autour de lui et il passe tout « au prisme de ses interprétations ». Il adore la musique très sombre. James Osmont rythme le récit avec les paroles traduites des morceaux qu’écoute Régis et qui apportent un nouvel éclairage à ses délires.

Régis a un seul ami, Amine, qui lui rend visite régulièrement et jamais ne le juge. Il lui apporte de nouveaux morceaux de musique et lui partage également les actualités. Et j’ai beaucoup aimé que l’auteur dénonce le pouvoir tout-puissant des médias qui nous manipulent, l’instrumentalisation de l’islam mais aussi les carences du système carcéral et psychiatrique.

Et puis il y a Sandrine, l’infirmière psychiatrique qui suit Régis et qui progressivement a perdu le recul nécessaire à une soignante. Quand elle prend conscience qu’elle s’est trop attachée à Régis, il est déjà trop tard.

Je n’en dirai pas plus car je ne veux pas spoiler mais c’est un roman d’une incroyable richesse. James Osmont a une écriture pleine de poésie et on sent le vécu derrière chaque phrase. Je suis émerveillée par tout le travail qu’il a fait pour trouver les paroles de chansons qui collent au récit, pour ses traductions et pour la playlist qu’il nous a offert. Mention spéciale pour la couverture du roman qui nous met tout de suite dans l’ambiance.

Régis restera pour moi un petit frère que je n’oublierai pas tant son histoire m’a fascinée mais aussi touchée, bouleversée. Et je vais m’empresser de lire Sandrine.

Le temps emporte sur son aile et le printemps et l’hirondelle, et la vie et les jours perdus. Tout s’en va comme la fumée. L’espérance et la renommée.

Alfred de Musset « À Juana » Premières poésies.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Humour noir, #Roman noir

Résumé :

« « Un loup dans la jungle, voilà ce que je suis. Un inadapté, un solitaire avec la rage au ventre parce qu’on m’a toujours méprisé. Une gueule un peu en biais, c’est vrai, une carcasse d’oiseau de proie qu’a rien croûté depuis six mois, et alors ? Je suis né dans la mort pour résumer. »

 

À Fresnes où il fait un séjour pour vol avec ruse, François partage sa cellule avec Medhi, un cador du grand banditisme. Ce Mehdi, c’est du méga lourd. D’ailleurs, il ignore superbement François qui, de son côté, joue les serviteurs zélés. Au fil des semaines, les intentions de François vont se révéler...

 

Observateur attentif du genre humain, Nan Aurousseau, dans ce nouveau roman, dresse le portrait fascinant d’un meurtrier hors du commun. Humour noir garanti. »

Mon avis :

Bluffant ! Une belle découverte !

Je remercie Masse Critique Babelio ainsi que les Éditions Buchet Chastel pour l’envoi de ce roman qui m’a fait découvrir Nan Aurousseau. J’avais été intriguée par le titre et le résumé mais je ne m’attendais absolument pas à ce que j’ai découvert.

François a la haine. Il faut dire qu’il n’a pas été gâté par la vie. « Je suis né dans la mort pour résumer. Parce que je suis un survivant. Les toubibs ont maintenu ma mère en vie pour que je naisse. Ils l’ont maintenue six mois. » Et tout au long du livre, François nous partage sa vie, ses projets, ses pensées. Parce qu’il a un grand projet né à la suite de ses dix-huit mois de prison ferme écopés à la suite d’un vol avec ruse et du partage de sa cellule avec « un cador du grand banditisme », Mehdi. Roublard, manipulateur, François a l’air inoffensif avec son hobby de peinture et sculpture de coccinelles sur des noyaux de cerise. Mais est-il aussi innocent qu’il veut le faire croire ?

Au début, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. Je ne me suis attachée à aucun des personnages. Puis au fur et à mesure que j’avançais dans ma lecture, je me suis laissée prendre par le style de Nan Aurousseau et complètement captivée, je n’ai plus lâché mon livre avant la fin. Je pense que je n’oublierai pas François de sitôt. Faussement naïf, cynique, il manie l’humour noir, grinçant, comme un maître. Au passage, il nous gratifie de ses avis toujours pertinents sur le genre humain et la société.

Donc au final, un livre passionnant et surprenant, très bien écrit, que j’ai eu du plaisir à lire.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Historique, #Littérature
Résumé :

« Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?
En dévoilant cette relation amoureuse avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse, en avance sur son temps, et révèle une autre facette du célèbre philosophe français.
Un roman de passion et de liberté qui nous plonge dans une fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or », à la manière de La Jeune Fille à la perle. »

 

Mon avis :

Un premier roman envoûtant, bluffant !
Il ne fait pas bon être une femme au XVIIème siècle aux Pays-Bas comme pratiquement partout ailleurs. A partir de quelques faits historiques incontestables,- Helena a bel et bien existé, elle savait lire et écrire, elle a eu une petite fille que Descartes a reconnue - Guinevere Glasfurd nous dresse le portrait d’une jeune femme passionnée, éprise de liberté qui a appris à lire et à écrire seule, qui collectionne les mots, qui a soif d’apprendre et qui est servante chez un libraire qui va loger le philosophe René Descartes. Leur rencontre va donner vie à une relation qui va durer jusqu’à la mort du philosophe.

L’auteur m’a fait découvrir un nouveau visage de Descartes, plus humain et assez loin du philosophe de mes livres d’étude. D’une plume fluide et élégante elle a donné vie à ce couple improbable : un Descartes amoureux prudent, un père ayant à cœur d’instruire sa petite fille, un scientifique et mathématicien passionné et partageant ses découvertes avec sa servante. Grâce au talent de Ginevere Glasfurd c’est toute une époque qui se révèle. J’ai admiré chez Descartes cette ouverture d’esprit qui lui fait passer outre les préventions de son époque : il offre des plumes, du papier et de l’encre à Helena alors que cela lui était refusé par son maître, il la fait participer à ses expériences, il ne considère pas comme une barrière leurs religions différentes, ils s’écriront pendant des années. Helena est un très beau personnage de femme et je remercie l’auteur qui nous l’a fait connaître.

Au final, un roman que l’on dévore et qu’on ferme à regret tant cette plongée dans le « siècle d’or » était passionnante.

– avec Guinevere Glasfurd et Préludes Éditions.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Tina Noiret, #Politique, #Société, #Littérature
Résumé :
 
"Dans une Europe assez proche de la vôtre, une femme contacte un homme politique pour lui proposer un projet d’égalité des chances. Cette relation se développe comme une tragédie antique qui fait resurgir les dieux et les mythes de l’Olympe derrière les personnages.

L’auteure nous entraîne dans une fable politique moderne qui met en scène Le Caprice des dieux, personnage central de cette intrigue.
Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg défilent sur fond de trahison, amoureuse, politique et de soi-même.

Entre humour et confidence, passé et présent, la fiction oscille entre effets poétiques et tragi-comiques teintés de spleen.

Un vrai suspens s’installe, jusqu’à la chute. Au lecteur le plaisir de reconstruire le dénouement qui s’évoque entre les lignes.

Rien n'est dit, tout est dit.

"J'ai cessé d'écrire comme de vieillir un soir d'avril. Ce soir-là, la mer était brune, marron, et presque noire aux confins. Elle charriait déjà sur les brise-lames une odeur d'algues, de parchemin et de pourriture. Dans cette écume, j'ai jeté pêle-mêle un bon millier de pages éparses, une centaine de nouvelles, deux ou trois romans inachevés, un essai et des millions de rimes sans suite, sans vers. Une boue de mots et de souvenirs qui depuis des lustres ne pesaient presque plus rien, à peine l'âme des morts dans les sarcophages.
C'était en avril 2000, je m'en souviens et la mer ce soir-là, semble-t-il, crachait un vent plus sauvage, comme si elle brassait les souvenirs des écrivains déchus de toute la planète. Odeur de voix flétries, d'algues pourries, de cadavres et de renaissances. Sac et ressac d’échos, de mots perdus, amers, errants et délétères, abandonnés aux tourments de la matière. Un âpre goût de sel, de souvenirs séquestrés, éparpillés au vent, à l'océan, à la perte immonde et infinie.
De retour chez moi, ce soir-là, les bras légers et l'esprit dégagé, sur le pas de ma porte était posé un petit tas de feuilles numérotées, agrafées. Le cadavre d’un texte m’était revenu sans que je sache encore si c’était le point final de mon histoire enfin couchée sur le papier ou la prolifération indéfinie de ce rien."
 

Mon avis :

« Le caprice des Dieux » (autre nom du Parlement européen) de Noiret Tina est un livre étrange et envoûtant dans lequel les édifices sont des personnages à part entière. Avec elle, nous découvrons le Parlement Européen, Luxembourg, Strasbourg. Tina Noiret Auteure nous convie à un voyage entre présent et passé, souvenirs, rêves et réalité. Son écriture, pleine de rêve et de poésie, transcende la réalité et j’ai adoré m’y perdre.

Une femme, Ariane, a rendez-vous avec un eurodéputé Jason Brandais spécialiste de l’économie sociale pour parler de son projet « Femmes africaines et technologies ». Elle va tomber sous le charme de cet homme manipulateur, destructeur, beau parleur et séducteur. Homme à femmes, il multiplie les conquêtes et ne rompt jamais mais il dit n’en aimer qu’une, la sienne, Faustine. En réalité, seule sa carrière lui importe. Ecrivain à l’ego surdimensionné, il pense être le seul à pouvoir représenter les français. C’est un expert de la trahison amoureuse qui adore s’écouter parler.

Ariane est une femme idéaliste, à la fois forte et fragile. Avec elle, nous découvrons l’envers du décor, le fonctionnement des institutions européennes gangrenées par la corruption, le sexe, l’ennui, la fainéantise. On sent qu’elle aime Jason dans sa façon de le décrire, de l’observer. Elle est subjuguée, il la fascine et cette fascination transparaît dans l’écriture de Tina Noiret. C’est l’histoire d’une passion déchirante, destructrice entre un homme de pouvoir au cœur d’artichaut, charismatique à l’extrême, multipliant les vies parallèles et d’une femme écrivaine rêveuse et sensible qui se fait manipuler par un pervers narcissique. Tout est suggéré, décrit avec délicatesse.

C’est également un voyage au pays des livres et des auteurs, Sénèque, Eschyle, Euripide, Racine, Corneille, Homère… Un voyage où nous rencontrons les Dieux de l’Antiquité.

Pour finir, je dirai que l’on ne ressort pas indemne d’une telle lecture. Il est facile de dénigrer Jason lorsqu’on est en dehors de l’histoire mais Ariane m’a rejointe en profondeur, j’ai retrouvé en Jason certains traits de caractère rencontrés au cours de ma vie.

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