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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Articles avec #fantastique catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Fantôme, #Historique, #Guerre, #Paranormal, #Littérature

Résumé :

Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d'Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l'enquête bouleversante qui l'attend et les cauchemars qui vont le projeter au cœur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d'un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?

Mon avis :

Un véritable coup de foudre ! Une magnifique histoire de revenants mais également un superbe roman historique sur la Grande Guerre.

En ce début de janvier 1985, la famille Anneraux habite depuis six mois une maison de maîtres dans la Somme, à l’écart du village de Villers-Bretonneux. Le père est absent pour une dizaine de jours, il s’est rendu à Bordeaux pour un voyage d’affaires et Hélène, son épouse, est inquiète car elle ne parvient pas à le joindre. Depuis son départ, la famille doit faire face à toute une série de phénomènes bizarres et angoissants. Thomas, leur petit garçon de cinq ans se réveille toutes les nuits vers cinq heures en hurlant, il dit voir un homme dans sa chambre. Par ailleurs, ils entendent des bruits de pas, de pleurs féminins. Hélène décide de faire appel à Alan Lambin, un enquêteur en phénomènes paranormaux. Celui-ci va se trouver confronté à une enquête qui va dépasser tout ce qu’il aurait pu imaginer et qui va l’entraîner dans les tranchées de la guerre de 14/18.

J’ai découvert la plume de Jean-Marc Dhainaut et il m’a totalement subjuguée. Ce livre est une petite merveille qui unit plusieurs genres. Tout d’abord l’auteur nous conte une magnifique histoire de maison hantée mais où les phénomènes étranges sont étudiés de manière scientifique. Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans une ambiance angoissante, nous ne savons pas encore ce qui se cache derrière les murs de cette maison mais nous partageons toutes les craintes des habitants. Alan est un chasseur de fantômes sérieux et honnête qui ne cède absolument pas à la facilité. Les explications que nous donne l’auteur sont extrêmement bien documentées. Alan est un personnage très sympathique et surtout très humain. C’est vraiment un homme d’honneur, plein d’empathie et très intelligent. Il reste très prudent dans ses affirmations et n’est pas dénué de peur. Sa première rencontre avec la famille a lieu sous l’œil un peu trop attentif d’un corbeau pour être totalement naturel.

La famille Anneraux est beaucoup plus difficile à apprécier. Hélène, la mère, est une femme forte, admirable de courage pour préserver l’équilibre et la tranquillité de ses enfants mais elle a un caractère jaloux qui la pousse à se montrer très dure avec leur domestique Mélanie, une jeune femme d’une grande beauté et douceur dont le charme émeut Alan qui aimerait bien lui venir en aide et améliorer son sort. La fille aînée, Peggy est une adolescente revêche et agressive qui dans un premier temps refuse la présence d’Alan. Elle se conduit comme une véritable peste et je l’ai vraiment trouvée antipathique. Quant à Thomas, c’est un petit garçon terrorisé et trop calme, très attachant, qui donne envie de le prendre dans ses bras pour le rassurer. Jean-Marc Dhainaut a une écriture limpide, précise et il nous dépeint à merveille la psychologie de tous ses personnages. Il parvient à nous faire ressentir la peur, les angoisses d’Alan et de cette famille, à nous oppresser avec ses descriptions poétiques de la nature et de la neige qui rend leur solitude et isolement encore plus tangibles.

L’autre versant du roman, c’est la partie historique. Jean-Marc Dhainaut a effectué tout un travail de recherches généalogiques d’abord à titre personnel puis il s’en est servi dans son roman. Il souhaitait en effet retrouver la trace de ses ancêtres et ce faisant a découvert un disparu durant la Grande Guerre qui portait le même nom que lui bien que n’appartenant pas à ses aïeux. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais il nous plonge dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale qui a fait tant de victimes et endeuillé tant de familles. Il nous rappelle également un épisode peu glorieux de l’Armée Française, celui des “fusillés pour l’exemple”. Environ 700 soldats ont été fusillés, qu’il s’agisse soit d’un combattant qui refusait d’avancer ou faisait marche arrière ou s’était mutilé volontairement, soit de mutineries devant l’ampleur des massacres. Je terminerai en ajoutant qu’il faut vous attendre à une belle surprise et de magnifiques retournements de situation mais pour en savoir plus, vous devrez lire le livre.

Jean-Marc Dhainaut a su me captiver de la première à la dernière page et j’ai vraiment fermé ce livre à regret. J’étais à la fois triste et heureuse pour ses personnages. Un livre que je recommande vivement.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Science-Fiction, #Fantastique, #Suicide, #Quête

Résumé :

Trois jeunes gens d’époque et de lieux différents meurent. Une vestale romaine, un Japonais des années 30 et un Allemand des années 2020 : leur seul point commun est qu’ils se sont tous suicidés. Tous les trois se retrouvent dans un lieu étrange : le monde d’Ether, un système constitué de gigantesques anneaux concentriques : terre, air, eau, feu et métal. Quel est donc ce monde où semblent s’être réunis les jeunes de toutes les époques ayant mis fin à leur jour ? La réponse est au centre du système, mais pour y arriver ils devront franchir tous les anneaux et rejoindre le centre. Seuls ceux qui atteignent le but auront une réponse. Un seul clan gagnera et ils sont nombreux à vouloir tenter l’aventure.

Mon avis :

Addictif ! Un univers tout à fait original et des personnages atypiques.

D’habitude je ne suis pas très science-fiction mais le résumé m’avait vraiment intriguée et je ne regrette absolument pas d’avoir cédé à ma curiosité. Après s’être suicidé, Mutsuo, un Japonais des années 30, reprend conscience dans un monde étrange où il se retrouve seul. Décidé à en finir une bonne fois pour toutes, il se fait hara-kiri avec son katana qu’il a trouvé auprès de lui mais il reprend de nouveau conscience dans le même monde étrange. Opimia, une Vestale (environ 235 ans avant Jésus-Christ), s’est ôtée la vie dans le temple de Vesta par pendaison. Elle ne comprend pas où elle se trouve mais conserve l’espoir de découvrir d’autres ombres comme elle. Luther, à Cologne né en 2012, après avoir perdu la partie dans un jeu vidéo, a décidé d’en finir et pour cela a trafiqué sa console afin d’être tué par une gigantesque décharge électrique. Il décide lui aussi de partir à la découverte de ce monde inconnu. Tous trois vont finir par se rencontrer et ils découvriront ensemble cet étrange univers.

Ce qui est fascinant d’emblée c’est la variété d’émotions et de réactions de nos trois personnages. Nicolas Bouchard les fait réagir en fonction de leur époque et c’est passionnant de voir leurs différentes croyances se confronter. Ils ont également conservé tous leurs défauts et mauvaises habitudes. De même, ils s’expriment dans leur langue natale ce qui constitue un frein à leur communication. Si Mutsuo connaît quelques mots d’allemand qui lui permettent de communiquer avec Luther, aucun des deux ne comprend ce que dit Opimia.

Mutsuo est un criminel violeur et tueur en série, antipathique au possible. Malheureusement pour lui, il ne peut plus tuer personne, l’une des caractéristiques du monde d’Etherna étant que ces jeunes humains reviennent immédiatement à la vie avec de nouveaux tatouages correspondant aux plaies causées. Lors de leur périple, ils rencontreront Béatrix, une bourgeoise du 18ème siècle, également meurtrière en série, Jonas un soldat sudiste de la Guerre de Sécession, Dilo né en 1459 à Florence qui sait s’exprimer en latin ce qui leur permettra de comprendre Opimia. Ils vont s’unir pour former le Clan des Têtes Folles. Une seule chose est commune à tous les humains se retrouvant sur Etherna, ils se sont tous suicidés et je n’en ai trouvé aucun de réellement sympathique. Mais le talent de l’auteur est tel que je n’avais qu’une envie, savoir comment ils en étaient arrivés là et comment ils allaient s’en sortir.

Nicolas Bouchard a créé un univers tout à fait fascinant et déroutant. Ce nouveau monde est constitué de plusieurs anneaux concentriques correspondant à la Terre, l’Air, l’Eau et le Feu avec au centre, l’Éther, qui fournit la lumière et que tous doivent rejoindre. Que se passera-t-il lorsqu’ils y parviendront ? Mystère ! Mais une chose est sûre, quand ils échouent, ils se retrouvent sur le premier anneau, celui de la Terre où ils ont atterri après leur suicide. L’auteur nous offre un monde plein de poésie avec des créatures étranges, les esprits des bois sur l’anneau Terre qui peuvent se révéler très dangereux pour qui les approche de trop près, les esprits de l’Air sur l’anneau du même nom, tous ces esprits ayant en commun une sensualité et une sexualité exacerbées mais aussi des peuples magiques et attachants, ils sont bien les seuls d’ailleurs.

Pour passer d’un anneau à l’autre, chaque clan construit une sorte de vaisseau capable de voler mais aussi de flotter. Les autres membres des clans sont encore pires que nos premiers personnages. La guerre entre eux est féroce et s’ils ne peuvent pas se tuer, du moins peuvent-ils faire souffrir et mourir lentement.

Un univers violent et étrangement addictif où on retrouve tous les maux de l’humanité : le mépris et l’asservissement de la femme, l’esclavage, la torture, le viol, la loi du plus fort, le nazisme, des méthodes dignes de l’Inquisition… Mais il y a ce peuple de l’anneau de l’Air terriblement attachant et le sacrifice consenti par un esprit pour sauver un humain et plus que tout la plume talentueuse de Nicolas Bouchard qui nous envoûte et nous rend accro. J’avoue que j’ai hâte de découvrir la suite.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Magie, #Quête, #Loup, #Fantastique, #Aventure

Résumé :

Vous qui tenez ce livre, Êtes-vous en quête de rêve ? De péripétie ? De magie ? De Féérie ? De complot ? d'intrigue ? Si non, posez-le. Ce livre n'est pas pour vous. Lors de ce récit, vous suivrez Algorn, un jeune homme dont le sang est imprégné des plus grands pouvoirs que ce monde ait vu naître : celui des dragons. Entrez à Neptusa ! Accompagnez Algorn dans ses quêtes et ses rencontres aussi bien merveilleuses que maléfiques. Découvrez le monde à ses côtés ! Mais veillez à rester sur vos gardes. Entrer dans ce monde ne garantit pas d'en sortir.

Mon avis : ♥ ♥

Un univers très riche et plein de féérie.

Algorn est un magnifique jeune homme de 17 ans, d’une vive intelligence, doué de pouvoirs encore méconnus. Malgré l’interdiction, il continue à s’exercer comme mage. Courageux et même téméraire, il ne supporte pas l’injustice ce qui va l’entraîner dans des aventures périlleuses. Grâce à lui, nous allons découvrir un univers de magie avec des créatures enchantées mais également le secret de ses pouvoirs.

Je remercie les Éditions Librinova ainsi que NetGalley qui m’ont permis de découvrir un nouveau jeune auteur, Ben David, grâce à ce Service Presse pour lequel j’avais postulé, attirée par la magnifique couverture de ce livre et par le résumé. L’auteur a créé un univers magnifique avec des créatures magiques d’une grande beauté et sagesse. J’ai adoré suivre Algorn qui est un personnage attachant et plein de qualités. Il a passé les premières années de sa vie dans une famille aimante et les relations qu’il entretient avec ses frères et sœurs sont emplies de tendresse et d’humour. Je suis totalement tombée sous le charme du Crylace qui n’est autre qu’un loup mais pas n’importe lequel : un esprit du Nord doué d’une grande sagesse et d’énormes pouvoirs. Il va jouer un grand rôle dans la vie d’Algorn à qui il sauvera la vie et qu’il introduira dans sa nouvelle vie.

Je ne peux que vous conseiller ce livre qui ravira tous les amateurs de fantasy, tous les amoureux des loups et des dragons mais aussi des fées. Ben David a une écriture fluide et limpide. Ne vous laissez pas refroidir par le prologue qui est un peu déroutant tant il est rempli d’informations. Ne vous inquiétez pas, la suite vous éclairera. C’est un premier roman attachant, plein de fantaisie, d’aventures et de rebondissements. Je l’ai dévoré en quelques heures et j’ai hâte de connaître la suite. Seul petit bémol : il reste encore beaucoup de fautes d’orthographe, d’accords, mais cela n’enlève rien à la qualité de l’intrigue.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Littérature, #Voyage dans le temps, #Suspense, #Aventure, #Paranormal, #Historique

Résumé :

Le célèbre historien-enquêteur Wilson Grant se retrouve embarqué malgré lui, dans des circonstances mystérieuses, à Chester, ville du Cheshire, en Angleterre. Seul et perdu, il est accueilli par une singulière famille dont la demeure semble abriter de nombreux secrets. Bientôt, des incidents surviennent et se multiplient. Les langues se délient, les découvertes se font jour quant aux mystérieux hôtes de la propriété des Ombres, tandis que resurgissent d'anciennes superstitions. Wilson s'enlise dans une des plus obscures et intrigantes énigmes qui lui soit offerte. Face à d'incroyables révélations, il va devoir se plonger dans une enquête qui l'obligera à affronter les instincts humains les plus sombres...

Mon avis :

Un livre surprenant et addictif.

Alors qu’il s’est assoupi sur un banc de la gare de King’s Cross à Londres, Wilson Grant a la surprise de se réveiller assis au pied d’un arbre “au milieu de nulle part”. Il est recueilli par Sir Duncan Stredfort qui l’accueille dans son domaine des Ombres et lui apprend qu’il se trouve dans la ville de Chester, à plus de 300 km de Londres. Historien et chroniqueur dans le domaine du paranormal, Wilson ne tarde pas à se rendre compte que Les Ombres ainsi que ses hôtes abritent nombre de secrets et de présences mystérieuses.

Tout d’abord je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Librinova qui m’ont fait découvrir ce livre en Service Presse. Il s’agit d’un roman fantastique écrit par Eve Ruby Lenn. Sa plume est fluide et ses descriptions empreintes de poésie. Elle a créé tout un univers étrange et déconcertant autour d’une mystérieuse maison baptisée Les Ombres et de ses habitants Duncan et Killian Stredfort ainsi que leur gouvernante Sara. Tous trois abritent bien des mystères. Avec Les Ombres Les Observateurs, l’auteure nous offre un livre foisonnant, elle nous conte une multitude d’histoires, nous fait voyager dans le temps, nous délivre de beaux messages. Il y est question de justice, de vérité mais également de mystérieuses entités au service de cette justice et cette vérité qui hantent le domaine lorsque la nuit vient. Ses personnages sont très fouillés et leur psychologie bien étudiée.

Eve Ruby Lenn a un vocabulaire très riche qui nous permet de bien nous immerger dans cette époque victorienne. Par contre j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs, que le texte était beaucoup trop policé en particulier dans les dialogues ce qui pour moi a nui au rythme. Du coup je suis restée spectatrice,  à distance, je ne suis pas parvenue à véritablement m’attacher aux personnages, à ressentir leurs émotions. C’est dommage car l’histoire par elle-même est tout à fait surprenante et addictive.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Jeunesse, #Écologie, #Dépollution, #Recyclage, #Environnement

Résumé :

Un récit d'anticipation porté par des personnages originaux, débordant d'idées et d'énergie, illustré avec brio tout en 3D, qui entraîne le lecteur dans des aventures fantastiques, où les héros se disputent la vedette, entre humour et bravoure, pour réparer les dégâts des Hommes et imaginer un avenir meilleur.

Les Koboltz ont pour véritable obsession de ne pas polluer la planète. Ils ne mangent aucun animal, cultivent leurs céréales, leurs fruits et légumes sans produits chimiques, et traitent absolument tous leurs déchets. Alors quand les hommes décident de créer un insecticide pouvant entraîner une véritable catastrophe écologique, le petit peuple vivant sous terre décide de mener une mission afin d'empêcher la création de ce poison. Mais pour cela, ils vont avoir besoin de l'aide de Rakiriko, un koboltz banni de son peuple plusieurs années auparavant, mais qui seul sait comment se rendre invisible aux yeux des humains. Rakiriko va-t-il accepter de venir en aide à son peuple qui l'a rejeté ? Les Koboltz vont-ils arriver à temps pour stopper les humains et préserver la planète ? Entre aventure, maladresse et sentiments, Tammpo et ses compagnons vont devoir faire face à de nombreux obstacles. Alors que la surface de la terre est devenue invivable pour eux, les Koboltz, petit peuple qui ressemble aux hommes comme deux gouttes d'eau mais vivant sous terre, se battent pour préserver la nature. Leur seul objectif : protéger la planète mise à mal par les hommes. A Karmah, une des nombreuses cités où vivent les Koboltz, nous suivons les différentes missions que se donnent Tammpo et ses amis, toujours sous l'œil protecteur du Grand Imperial. Entre vie souterraine et missions à l'extérieur pour sauver la Terre de graves dangers écologiques, la vie des Koboltz n'est pas de tout repos !

Mon avis :

Coup de cœur ! Passionnant, captivant et tellement d’actualité.

Tout d’abord je dis un grand merci aux Éditions Slalom et à NetGalley pour ce Service Presse. J’ai immédiatement eu le coup de foudre pour ces adorables petits êtres facétieux pas plus hauts qu’une pomme, qui considèrent toute différence comme une richesse, sont très unis, « ne mangent aucun animal, cultivent leurs céréales, leurs fruits et leurs légumes sans produits chimiques, et traitent absolument tous leurs déchets. Ne pas polluer la planète est une véritable obsession pour eux. » Ils ont créé une armée chargée de la dépolluer et ils espèrent que les hommes prendront conscience du danger qu’ils courent et lui font courir. L’auteur a eu la chance de les découvrir alors qu’il n’était qu’un enfant. Il a tissé des liens d’amitié avec eux et les Koboltz l’ont choisi « pour sensibiliser les jeunes générations à la préservation de la Terre. » C’est grâce à cela qu’il peut nous conter la Mission Uluru. Les humains sont en train de créer un insecticide très dangereux qui tuerait tous les insectes sans distinction et risque d’entraîner la disparition des abeilles. Dans ce cas il n’y aurait plus de pollinisation ce qui serait une véritable catastrophe humanitaire. Un groupe est donc constitué et envoyé en mission auprès de Rakiriko, un koboltz qui a été banni par le Grand Impérial et qui seul peut les aider. En effet, il connaît le secret de l’invisibilité et il est magicien, il pourra donc détruire l’insecticide. Un koboltz ne peut se rendre invisible que pendant 1 heure et le commando envoyé sur terre doit non seulement détruire l’insecticide mais également découvrir le contenu des ordinateurs et vider les mémoires des disques durs. Trouveront-ils Rakiriko et celui-ci acceptera-t-il de les aider ?

Je suis d’abord tombée sous le charme de la couverture où nous découvrons les bouilles sympathiques de notre commando. Les illustrations en 3D de Sylvain Even sont absolument magnifiques. Ensuite c’est la plume de Benoit Grelaud qui m’a conquise. L’auteur nous entraîne dans un monde féérique et plein de poésie. Il a un talent certain pour donner des explications simples, je pense en particulier aux conséquences du premier essai atomique sur les êtres vivants et la nature, les dommages causés par les sacs plastiques, le rôle des abeilles… Tous deux nous offrent une histoire passionnante où le réel se mêle harmonieusement à la magie et au fantastique. Les personnages sont attachants et ont chacun leur caractère. L’humour est très présent. Et j’ai particulièrement aimé qu’un des personnages soit malentendant et qu’un autre bégaie. Ce livre non seulement nous sensibilise à la protection de la nature et des animaux, mais il nous donne également l’exemple pour accepter les handicaps.

Alors c’est un livre qui s’adresse d’abord aux enfants à partir de huit ans mais je pense qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre et que Les Koboltz feront énormément de bien aux adultes. Alors foncez ! N’hésitez pas à découvrir Les Koboltz !

Je termine en donnant la parole à Benoit Grelaud : « Avec mon ami dessinateur Sylvain Even, nous avons décidé de nous engager auprès des jeunes pour construire un monde plus respectueux de l'environnement, des espèces animales menacées et des peuples (notamment amérindiens) les plus fragiles. Au travers des aventures des koboltz, nous souhaitons sensibiliser le plus grand nombre d'entre-eux à la protection de la Planète. Ce sont eux, les citoyens et décisionnaires de demain. Rejoignez-nous ! » https://www.facebook.com/LesKoboltz/

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Nouvelles, #Suspense, #Surnaturel, #Horreur, #Fantastique

Résumé :

Par l'auteur d'Aztèques : Harem, roman lauréat du Salon du Livre Paris 2017 par le jury Amazon KDP

Laissez-vous happer par l’étrange, l’occulte et l’insolite le temps de six nouvelles : Suivez Marion lorsqu'elle découvre une mystérieuse chenille bleue. Explorez un manoir dont les murs semblent changer de place. Accompagnez Alzius dans une forêt peuplée de voix étranges. Voyagez toute une nuit dans les souvenirs d'Alex...

Extraits : « A son réveil, Marion se pencha directement sur le carton de la chenille. Ce qu’elle vit lui arracha un cri de stupeur : elle avait presque doublé de volume. Une sensation de dégout s’empara d’elle. Mais le besoin de vérifier la réalité de cette transformation fulgurante la poussa à mettre ses gants et la soulever du bout des doigts. Pas de doute, son poids était bien supérieur à la veille. Elle s’avança pour scruter son abdomen, son thorax, et s’attarda sur les deux taches sombres qui formaient ses yeux. »

« Les mains tremblantes d’excitation, Valmek enfouit le coffret dans sa sacoche. Une fois qu’il eut franchi le seuil de la pièce, un frémissement parcourut le plancher. La porte se referma en grinçant, sans même qu’il ne la touche. Intrigué, il tourna la poignée, mais elle était de nouveau verrouillée. Il rebroussa chemin, entre les heaumes impassibles, en direction de la lueur bleutée du hall, et redescendit l’escalier. Il allait atteindre le milieu des marches lorsqu’il se sentit glisser. Les degrés s’étaient affaissés sous ses pieds. Sa sacoche lui échappa des mains, et il roula jusqu’à heurter la rampe de la tête. »

« Le voyageur s’arrêta pour reprendre son souffle. Les flacons tourbillonnaient entre les conifères sombres, tortueux, qui l’enserraient de toutes parts. Il plaça ses mains en visière pour se protéger de la neige lui brûlant le visage, et secoua sa barbe chargée de stalactites glacées. Ses habits détrempés, recouverts d’une épaisse couche de givre, étaient devenus rugueux, cartonnés par le froid. Grelottant, il reprit la marche. Ses pas s’enfonçaient dans la neige à hauteur de genou. À bout de forces, il déboucha sur une crevasse large et profonde, dont les parois nues se perdaient dans l’obscurité. Le vent, en s’y engouffrant, prenait une voix plaintive et dérangeante. Son regard s’illumina soudain. Une lueur vacillante, lointaine, semblait percer la nuit. Il sortit une longue vue et aperçut, cernée de sapins hérissés et de rochers pointus, la façade brune d’un chalet. »

Avis de lecteurs : — « Un recueil dont chaque nouvelle tient en haleine, une intrigue maitrisée et une chute à la hauteur de l'histoire, Eric Costa nous entraine dans un univers étrange et inquiétant, et nous plonge entre deux mondes, pour notre plus grand plaisir. » — « L’écriture m’a entrainée loin de mes préoccupations quotidienne » — « Histoire après histoire, l'auteur nous entraîne dans ces dimensions mystérieuses où tout est possible. » — « Le suspense est à chaque fois au rendez-vous et les dénouements sont à la hauteur de l'intrigue : surprenants. » — « On est facilement emporté par ces histoires toutes différentes les unes des autres et à chaque fois on a hâte de découvrir qui se cache derrière la porte. » N'hésitez pas à lire l'extrait gratuit avant d’effectuer votre achat.

Mon avis :

Frissons garantis.

Hôtel Wolff : Perdu dans le brouillard, Théophile Lazius devient l’hôte du mystérieux Hôtel Wolff.

Solitaire : Alexander Herculano ; cela fait 10 ans que son épouse Meredith est morte assassinée par un vagabond que personne n’a vu à part lui.

Éclosion : Marion est subjuguée par la beauté, la perfection d’une chenille.

Le Refuge : Désespéré par la mort de son fils, Alzius Bolcescu a décidé de quitter le payse. Sur sa route se trouve un refuge.

Le Manoir : Valmek n’aurait jamais dû s’introduire dans le manoir pour le cambrioler.

Fréquence 24 : Emma se retrouve isolée chez elle par une nuit de tempête avec pour seule compagnie son chat et une radio.

Je remercie Éric Costa pour m’avoir envoyé son recueil de nouvelles en Service Presse. J’avais déjà été séduite par son écriture dans Aztèques et j’ai retrouvé sa manière de vous captiver dès les premiers mots et cela six fois de suite. Chaque nouvelle est différente et l’auteur nous entraîne dans six histoires surnaturelles où nous tournons les pages entre fascination, inquiétude et horreur. J’avoue avoir “détesté” Éclosion et avoir eu un peu de mal à m’endormir tant cette histoire m’a marquée. Éric Costa est vraiment un jeune auteur à suivre et j’attends avec impatience la suite de ses œuvres.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Gilles Milo-Vacéri, #Fantastique, #Policier, #Suspense, #Vengeance

Résumé :

Alors qu’ils sont en vacances en Corse, Matteo Costa, un policier de la Criminelle, et sa petite amie, Jordan MacDonald, échappent de justesse à un accident de voiture. Comme si cela ne suffisait pas, la jeune femme est convoquée à une réunion de famille qui se déroulera sur l’île de Righ Eilean, dans les Hébrides Extérieures, au large de l’Écosse.
Matteo accepte de suivre Jordan et fait la connaissance de sa grand-mère, Marie-Élisabeth MacDonald, ainsi que du reste de sa famille. Malheureusement, une tempête phénoménale les bloque sur l’île et les systèmes de communication sont tous sabotés. Le policier apprend qu’il y a longtemps, le grand-père de Jordan aurait été assassiné et que son meurtrier serait aujourd’hui parmi eux. Costa suppose que Marie-Élisabeth n’a plus toute sa tête, mais quand un premier meurtre est commis, il doit se rendre à l’évidence et le séjour tourne au cauchemar.
Coincé sur une île avec un criminel diabolique en liberté, sans arme et sans moyen scientifique, Matteo n’a que son flair et son intelligence pour mener l’enquête et tenter de débusquer le coupable.
Dans ce huis clos angoissant, Matteo Costa parviendra-t-il à arrêter l’assassin avant qu’il ne commette un autre meurtre ? Une seule vérité demeure : il faut toujours se méfier des apparences et dans cette citadelle écossaise, perdue dans une tempête effroyable, elles pourraient être mortellement trompeuses…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Un huis clos mortellement addictif !

Tout  commence avec un énigmatique prologue dont l’action se déroule en Écosse, lors d’une tempête s’acharnant sur un mystérieux château sur l’île de Righ Eilean. Or qui dit Écosse dit… magnifiques paysages ! Ben oui, vous vous attendiez à quoi ? Puis l’auteur nous transporte sur l’île de Beauté et plus précisément sur la plage sublime de Bodri. Matteo Falco, capitaine à la Brigade Criminelle de Paris, Corse de naissance, et Jordan MacDonald, 100% Écossaise, très amoureux l’un de l’autre se réjouissent de pouvoir enfin profiter de 15 jours de vacances bien méritées. Matteo prévoit de la présenter à sa famille. Hélas tous leurs beaux projets vont tomber à l’eau avec l’arrivée du digne Fingal Darnish, majordome de Marie-Élisabeth MacDonald, grand-mère de Jordan. Celle-ci convoque toute la famille à une réunion urgente pour la fin de la semaine et Fingal, accompagné de Calum, oncle de Jordan, est chargé de rapatrier le couple par jet privé. Calum MacDonald a perdu l’usage de ses jambes dans un accident de voiture en 1988 et ne se déplace qu’en fauteuil roulant électrique. Aigri depuis son accident et furieux d’être obligé de revenir en Écosse alors qu’il réside en Australie, il se montre particulièrement désagréable avec un Matteo qui ne se laisse pas faire. Ce dernier est tout aussi furieux de découvrir qu’il ignore pratiquement tout de la femme qu’il aime et de voir ses vacances corses tomber à l’eau.

Un grand merci aux Éditions du 38 pour m’avoir permis de lire ce thriller en avant-première grâce au Service Presse. C’est toujours un bonheur de découvrir une nouvelle œuvre de Gilles Milo-Vacéri et je sais que je ne serai pas déçue. Amour, dépaysement, aventures, suspense, humour, fausses pistes et rebondissements, tout y est sans oublier des personnages auxquels on s’attache immédiatement, avec des caractères bien trempés pour ne pas dire explosifs. Et là nous sommes gâtés. Quelle famille les MacDonald ! Et Matteo n’est pas en reste, un vrai teigneux. Ses échanges d’amabilité avec l’oncle Calum m’ont bien fait rire. Et je ris toujours autant au souvenir de Matteo confronté au pur whisky MacDonald ou à son premier repas typiquement écossais.

Quant à la famille, quels déjantés : entre Kylie l’allumeuse nymphomane, Calum plus hargneux qu’un bouledogue, Dave et Sarah les beau-frère et belle-sœur immoraux, sans oublier Marie la grand-mère de 75 ans d’une vitalité de jeune fille qui lui annonce que son mari mort depuis 21 ans ne s’est pas suicidé mais a été assassiné par un membre de sa famille, Matteo ne peut faire confiance qu’à Jordan. D’autant plus qu’il est coincé dans l’île par une tempête monstrueuse qui empêche aussi bien les arrivées que les départs.

Quant à l’intrigue c’est un véritable casse-tête, on a beau être dans un huis-clos et donc avec un nombre de suspects relativement faible, on va de fausses pistes en impasses et les rebondissements, les surprises ne cessent de s’enchaîner ainsi que les accidents, disparition et morts. Le rythme est haletant, le suspense intense et alors que je m’enorgueillissais d’avoir quand même fait quelques trouvailles, paf ! la claque : alors là je ne l’avais pas vu venir celle-là…

Gilles Milo-Vacéri est sans pitié pour Matteo : sans rire, un Corse, donc natif d’une île, qui ne supporte ni l’avion, ni le bateau, qui souffre du mal de l’air, du mal de mer et du vertige… Certes cela ne le rend que plus héroïque quand par amour il domine ses phobies mais quand même… Et quelle tempête ! Elle ne souffle pas que dehors et elle malmène tout autant les cœurs des MacDonald.

Et que dire de la fin ? Quel final, j’en ai oublié de respirer tellement j’étais prise par l’action et je confirme, l’auteur est un véritable tortionnaire avec Matteo. Le pauvre, qu’est-ce qu’il prend ! Mais il est aussi un auteur très généreux qui nous offre des surprises et des rebondissements jusqu’à la fin.

Et que de situations cocasses, l’humour est partout présent. J’ai adoré la dernière scène de réveil brutal dans la nuit… Sadique l’auteur ? Mais nooonnn…

Pour finir je vous laisse sur cette interrogation : à votre avis, qui est le plus têtu des deux, un Corse ou une Écossaise ? Qui a le caractère le plus volcanique des deux ? Pour le savoir, en admettant que vous parveniez à trancher, il vous faudra vous plonger dans « Un, deux, trois, Nous irons au bois ». Bonne lecture !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Nouvelle, #Romance, #Fantastique

Résumé :

Quatorze février, la Saint-Valentin.

L'amour éternel, les cadeaux, les petites attentions, une sortie en tête à tête avec son amoureux et la promesse de lendemains radieux.

Ou alors la solitude, le chagrin, l'impression douloureuse que tout espoir est mort et que plus rien n'ira jamais.

Pour moi, Nina, c'est plutôt la seconde possibilité. Mais autant que je m'y habitue, puisque je sais déjà que je resterai seule jusqu'à la fin de ma vie.

Sauf si...

Sauf si ma route croisait, par hasard, celle de quelqu'un qui en a décidé autrement...

Callie J. Deroy ouvre le bal de notre nouvelle collection La Romance ; et pour fêter cela dignement, nous vous offrons cette histoire.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Émouvant ! Magique !

Callie J. Deroy nous offre une très jolie histoire pour la Saint Valentin. Nina, caissière dans une supérette, a le moral au plus bas et est d’une humeur de dogue. Nous sommes aujourd’hui la Saint Valentin et cette fête lui rappelle douloureusement sa solitude. Mais si elle se trompait et si ce jour-là au contraire devait changer sa vie ?

J’ai adoré cette nouvelle qui commence par une situation qui concerne trop souvent les personnes seules, à savoir que les jours de fête ne font qu’aggraver ce sentiment de solitude et de ne pas faire partie de la vie. Mais Nina va faire une rencontre qui va tout bouleverser, et quelle rencontre !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Romance, #Elena Guimard, #Loup

Résumé :

Petit à petit le calme revient à la bastide, mais le clan de la Lune Rouge avec Morgan et Hugo à leur tête continue de s’agiter. Leur nouveau domaine est bientôt prêt à les accueillir. Entre excitation et regret les cœurs fluctuent.

Bart et Tim ont renoué, ils espèrent que Julia parviendra à trouver la bonne formule permettant à Rachel de se glisser dans leur lit sans qu’ils s’écharpent.

Hugo aura-t-il l’accord du père de Mady pour épouser son âme sœur ?

Et quel est cet individu qui débarque sur le domaine de la Hongrie le jour du Solstice d’été et que Cynthia s’empresse de fuir comme la peste ?

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Encore un coup de cœur pour ces merveilleux Farkasok !

Tout d’abord un grand merci à Elena Guimard pour m’avoir envoyé ce service presse. J’ai trouvé la couverture magnifique et j’ai énormément apprécié la liste de tous les personnages avec une brève présentation de chacun qui figure en début du livre ainsi qu’un lexique. Cela permet de se remémorer immédiatement qui est qui en cas de doute. Quant aux vers mis en citation au premier chapitre, je trouve qu’ils résument tout à fait les Farkasok : « Un seul cœur, Une seule âme, Un seul esprit, Guident nos pas : la meute ».

La vie des Farkasok, qu’ils appartiennent à la Bastide aux Loups ou au Clan de la Lune Rouge, est toujours aussi trépidante et passionnante à suivre. À peine ont-ils eu le temps de se réjouir d’avoir retrouvé et sauvé Tim des griffes de la meute Adamello, permettant par la même occasion à sa famille de se libérer du joug d’un alpha indigne, qu’un nouveau problème survient : celui des chaleurs lunaires. Si une louve est fécondée sous sa forme animale, les conséquences peuvent être dramatiques : refus de se transformer jusqu’à la naissance des louveteaux ou interruption de grossesse, abandon des petits qui ne pourront jamais se transformer avec toute la souffrance que cela entraîne.

De plus, parviendront-ils à résoudre le problème de Tim et Bart qui sont liés et de Rachel qui est l’âme sœur de Bart qui ne peut vivre sans Tim ? Ils vont tenter de se lier tous les trois sauf que personne ne l’a fait avant eux. Cynthia doit également faire le deuil de sa relation avec Hugo : rencontrera-t-elle un jour son âme sœur ? Morgan retrouvera-t-il sa pleine humanité grâce à la magie d’Avalon ? Et ils doivent faire face à tous ces soucis et bien d’autres encore en même temps qu’ils préparent le déménagement pour la Hongrie, terre du clan de la Lune Rouge.

Une fois de plus, j’ai adoré retrouver tous ces loups avec leurs humains. J’ai d’ailleurs tellement apprécié que je n’ai lâché mon livre qu’une fois la dernière page tournée. Elena, tu es responsable de ma nuit écourtée ! Je ris encore en repensant à certains passages, à certaines réflexions. Et que dire du nouveau membre quelque peu atypique qui s’est greffé à la meute ? Mais je n’en dirai pas plus…

Elena Guimard m’a de nouveau ensorcelée avec son univers complexe et magnifique dans cette belle région de la Provence si bien décrite qu’on s’y croirait. L’écriture fluide et poétique, son humour, l’alternance de chapitres chaque fois davantage centrés sur l’un des protagonistes ainsi que les passages plus érotiques donnent un récit nerveux et chaleureux. Et combien addictif ! Tous ses personnages sont attachants et dotés de valeurs fortes : honneur, courage, fidélité, entraide. C’est à la fois plusieurs belles histoires d’amour mais aussi un livre sur l’amitié qu’elle soit masculine ou féminine et un très beau message sur la tolérance, l’accueil et l’acceptation des différences.

Donc à chaque fois j’ai l’impression de retrouver une famille et c’est toujours à regret que je la quitte. Alors merci Elena et j’espère à très bientôt pour la suite. C’est que j’ai tout plein de questions qui sont encore sans réponses… Et non, je ne vous dirai pas lesquelles, ce serait spoiler !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Science-fiction, #Chats, #Philosophie, #Communication, #Écologie

Résumé :

« Pour nous, une seule histoire existait : celle de l'humanité.
Mais il y a eu LA rencontre.

Et eux, les chats, ont changé à jamais notre destinée. »

« A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut-être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine. »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Une lecture amusante et pleine d’enseignements !

Bastet est la ravissante chatte de Nathalie ou plutôt, pardon, Nathalie est la servante de Bastet dont la préoccupation majeure est de parvenir à communiquer, à établir un dialogue avec cette espèce humaine si différente et bizarre. Bastet fait la connaissance de son voisin, Pythagore, un chat siamois porteur d’un Troisième Œil qui n’est autre qu’un port USB greffé à l’intérieur de son crâne qui lui permet de se connecter à Internet et d’apprendre et de comprendre toute l’histoire de l’humanité et de l’univers. Grâce à lui Bastet va affiner sa perception des choses et développer son intuition. Ils vont s'unir et s'aimer pour tenter de sauver l'humanité.

Je me suis amusée d’un bout à l’autre de ma lecture. Bernard Werber a eu l’excellente idée de se mettre dans la peau d’un chat et la narratrice n’est autre que Bastet qui est, il faut bien le reconnaître, une véritable chipie. Ses réflexions sur ses congénères, sur sa servante humaine, sont d’un humour piquant et ses petites phrases assassines nous délivrent quelques vérités bien senties comme par exemple lorsque le téléspectateur est plus ému par un match de foot que par la vision des victimes des attentats. Bastet est une chatte philosophe qui souhaite développer une spiritualité basée sur la communication et la compréhension de l’autre, quelle que soit sa race : chat, humain, rat, lion, chien, poisson… Pour cela, il faudrait rétablir le culte de Bastet, divinité égyptienne : « Bastet incarne la féminité sereine. Déesse musicienne de la joie, elle est aussi maîtresse du foyer et protectrice des naissances. Toutefois, la lionne qui sommeille en elle se réveille face à ses ennemis. C'est ainsi que Bastet protège le défunt dans l'Au-delà et peut tuer le serpent Apophis qui tente de renverser la barque solaire. » (https://www.bubastis.be/religion/dieux/bastet.html). Son message est celui de la tolérance et du respect.

L’humanité va très mal, la violence ne cesse de s’exacerber, les actes de terrorisme se multiplient et la guerre n’est pas loin. Les évènements se précipitent et très vite l’humanité, ici circonscrite à Paris, doit faire face à l’invasion des rats et à une épidémie foudroyante de peste. Les chats et les humains vont devoir s’unir s’ils veulent survivre.

Grâce à Pythagore qui partage avec Bastet toutes ses connaissances, nous n’ignorons plus rien de la place des chats dans l’humanité depuis ses débuts : divinisés par les Égyptiens, diabolisés par l’Église, sauveurs de l’humanité en protégeant les récoltes et tuant souris et rats porteurs du peste…

Dans le même temps, nous retrouvons une Bastet qui, incapable de résister à la lumière  rouge du laser, se venge en urinant dans les chaussures du mâle de Nathalie qui l’a humiliée. J’adore son bon sens félin face au tabac : « Je ne la comprendrai jamais. Pourquoi se mettre volontairement de l’air sale dans les poumons ? » Les enseignements de Pythagore sur la religion, bien qu’un peu simplistes, n’en sont pas moins intéressants et puis il est irrésistible en chat zen pratiquant la méditation.

Bernard Werber aborde plusieurs thèmes qui lui sont chers : écologie, religion, réincarnation, souffrance animale… Ce livre est d’une grande richesse et vu le nombre de problèmes évoqués, si l’auteur avait dû tous les développer, il lui aurait fallu plusieurs tomes. Alors je sais que les critiques sont assez mitigées, il y a ceux qui ont adoré et ceux qui ont détesté. Pour ma part, j’ai bien aimé. J’ai apprécié ce livre plein d’humour et voir notre monde par les yeux de nos félins est délectable, il y a plein de passages savoureux et énormément de leçons de sagesse.

 

Je crois que tous les actes que nous effectuons entraînent forcément la satisfaction des uns et la contrariété des autres. Vivre et agir c'est forcément déranger les ordres établis.

page 52

Être instruite me semble le plus grand des privilèges et je plains ceux qui vivent dans l'ignorance.

page 63

La connaissance oblige à changer d'état d'esprit et personne ne veut remettre en question sa vision limitée du monde.

page 92

Mais pour qui se prennent-ils, ces humains ? Ils ont transformé la forêt et l'herbe en une ville de ciment, ils ont transformé les arbres en meubles, ils nous ont transformés en... jouets jetables !
Ne sommes-nous donc pour eux que des êtres que l'on met à la poubelle après usage, comme tous les objets dont ils se débarrassent lorsqu'ils ne les amusent plus ?

pages 109-110

Il faut faire du bien à son corps pour que son âme ait envie d'y rester.

page 184

Ils ont brisé le fragile équilibre qui maintient l'harmonie de la nature. Quelle erreur !

page 241

Ah ! les mâles. Je ne m'y ferai jamais. Il a tellement peur d'avouer qu'il a de l'attachement pour moi !

page 244

Finalement, il n'y a que nous, les femelles, qui osons avoir des émotions profondes et les exprimer sans pudeur.
Je n'aimerais pas être un mâle, j'aurais l'impression d'être handicapée des sentiments.

page 245

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