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Les livres de Goéwin

Articles avec #historique catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Roman, #Fiction, #Japon, #Seconde Guerre mondiale, #Suspense, #Solidarité, #Paix, #Amitié, #Historique

Résumé :

1958. Dans une grotte d’Hatoma, petite île japonaise, trois corps et un journal intime sont découverts. Le journal appartient à Hiromi, une jeune fille de seize ans ayant grandi aux Etats-Unis.

Réfugiée à Hatoma lors de la deuxième guerre mondiale, Hiromi découvre un jour deux déserteurs cachés dans une grotte alors qu’elle ramasse du sable étoilé – de petits fossiles en forme d’étoiles. L’un est Japonais, l’autre Américain. Les deux hommes sympathisent malgré la barrière de la langue et, lassés de la guerre et de ses horreurs, ils se créent un espoir commun : survivre, sans plus jamais faire de mal.

Hiromi s’occupe d’eux, les nourrit et les soigne, en dépit du danger : si leur secret vient à être découvert, elle risque elle-aussi la mort pour trahison. Alors que la guerre continue de faire rage à l’extérieur, le trio survit jour après jour, à l’abri de la grotte. Jusqu’au jour où la menace pénètre cet antre de paix.

2011. Vingt ans plus tard, une jeune universitaire s’intéresse de plus près à cette histoire. Décidée à éclaircir la part d’ombre qui entoure ce lieu, elle découvre au fil de ses recherches le dénouement de cette histoire captivante d’héroïsme, en des temps où s’engager pour la paix était l’acte le plus dangereux qui soit.

Mon avis :

Un livre déroutant et captivant.

Tout a commencé le 2 avril 1945. Hiromi a 16 ans et pour échapper à la guerre, elle s’est réfugiée sur l’île japonaise d’Hatoma. Alors qu’elle ramasse du sable étoilé, elle aide un soldat japonais, Iwabuchi, à sauver un soldat américain, Bob. Iwabuchi est déserteur, il s’est aménagé une grotte où il se cache pour éviter d’être exécuté. Bob fuit lui aussi les horreurs de la guerre. Entre ces deux hommes et Hiromi vont naître une profonde amitié. Elle va les nourrir et les soigner sans tenir compte du danger car si elle est prise à les aider, elle sera exécutée avec eux. Parviendront-ils à cacher ce havre de paix et à sortir vivants de cette guerre ?

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Amazon Crossing pour ce Service Presse qui m’a fait voyager loin dans le temps mais qui m’a également transportée sur une île japonaise. Je suis tombée sous le charme de cette histoire où violence et poésie sont intimement mêlées. La plume de Roger Pulvers est limpide et délicate. Ses héros sont attachants et particulièrement émouvants. Á une époque où œuvrer pour la paix est considéré comme une trahison et passible de la peine de mort, ces trois êtres qui à priori étaient ennemis vont s’entraider pour survivre. J’ai tremblé bien des fois pour eux, surtout à cause des voisines d’Hiromi qui ne cessent de la surveiller et de la suivre.

Ce livre nous fait réfléchir sur l’absurdité de la guerre et sur toutes les horreurs qu’elle entraîne. Poussières d’étoiles doit son nom à la quête d’Hiromi qui ne cesse de remplir des bouteilles de ce sable étoilé. Elle m’a fait penser à cette citation du Petit Prince de Saint-Exupéry : « C’est véritablement utile puisque c’est joli. » La relation qui s’instaure entre Hiromi, Bob et Iwabuchi est très belle, la barrière des langues ne les empêche pas de se comprendre même si le fait qu’Hiromi parle anglais facilite les choses.

C’est également une histoire pleine de suspense. La vie d’Hiromi, Iwabuchi et Bob était racontée dans un journal qui a été découvert par une équipe d’investigation du Corps des Marines Américains le 11 novembre 1958. Mais pour apprendre ce qui est réellement arrivé à nos trois amis, il nous faudra attendre 2011, année où grâce à son professeur, une jeune étudiante, Shiho Hosaka, choisira de faire sa thèse sur les évènements d’Okinawa.

Une histoire magnifique qui est un hymne à la solidarité, la paix et l’amour, à l’entente entre les peuples.

« Hatoma-jima est une île de l'archipel des Îles Yaeyama au sud-ouest du Japon, faisant partie de l'archipel Sakishima, avec les îles Miyako à l'est et les îles Senkaku plus au nord, et donc des îles Ryūkyū. Administrativement, elle fait partie du bourg de Taketomi dans la préfecture d'Okinawa. » Wikipedia

« Hatoma-jima est une île de l'archipel des Îles Yaeyama au sud-ouest du Japon, faisant partie de l'archipel Sakishima, avec les îles Miyako à l'est et les îles Senkaku plus au nord, et donc des îles Ryūkyū. Administrativement, elle fait partie du bourg de Taketomi dans la préfecture d'Okinawa. » Wikipedia

— Ce truc que tu appelles sable étoilé.
— Il n’y a rien dedans. C’est juste du sable étoilé.
— Mais c’est quoi, le sable étoilé ?
— C’est un tout petit animal marin qui vit…
— Quoi ? Il y a des animaux dans ces bouteilles ?!
— Oui. Du moins, ce qu’il en reste après leur mort. Ils ont une forme d’étoile minuscule. On peut les garder comme porte-bonheur, comme petite étoile personnelle.

« Poussières d’étoiles » de Roger Pulvers — Éditions Amazon Crossing
« Poussières d’étoiles » de Roger Pulvers — Éditions Amazon Crossing

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Biographie, #Historique, #Révolution française, #Monarchie, #Politique

Résumé :

La vie, la personnalité et les enjeux entourant l'enfant roi esseulé, emprisonné, sans trône et sans pouvoir, dernier espoir de la monarchie. 

Louis-Charles de France, second fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette d’Autriche, devenu Louis XVII avec la mort de son père, est généralement connu comme l’enfant du Temple, et le « mystère » de sa mort fascine depuis plusieurs générations.
Le propos de cet ouvrage n’est pas seulement de revenir sur ce « mystère », mais d’étudier une figure royale, celle d’un petit prince devenu dauphin puis roi à une époque où la royauté n’est plus le gouvernement officiel de la France. C’est à la fois un roi esseulé, emprisonné, sans trône et sans pouvoir, mais aussi un roi adulé, seul espoir de cette partie de la France qui refuse la Révolution et ses changements politiques. C’est enfin un roi imaginé, réinventé, par la Restauration et par ceux qui, jusqu’au milieu du XIXe siècle, croient en sa survie. A travers la figure méconnue de Louis XVII, c’est la question de la royauté française, de sa crise, de son incarnation et de son légendaire qui est au cœur de ce livre. 
Appuyée sur une documentation profondément renouvelée, l'historienne propose la biographie de référence qui manquait.

Mon avis :

Une étude très complète des dix années de vie du fils de Louis XVI et Marie-Antoinette.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Perrin pour l’envoi de ce Service Presse. J’ai toujours été curieuse de savoir ce qu’il en était réellement pour Louis XVII. Était-il mort au Temple ou au contraire était-il parvenu à s’en échapper ? Et si oui, qu’était-il devenu ?

Précisons tout d’abord qu’il ne s’agit pas d’un ouvrage romancé sur la vie de l’enfant martyr du Temple mais d’une étude très sérieuse et approfondie de celui qui vécut choyé et éduqué en tant que prince et duc de Normandie tout d’abord. Il est confié à la favorite de Marie-Antoinette, la duchesse de Polignac. En 1789, la mort de son frère aîné fait de lui le Dauphin et c’est désormais la marquise de Tourzel qui devient sa gouvernante, la duchesse de Polignac ayant choisi d’émigrer. Il est le Dauphin mais il n’y a plus de monarchie, l’Assemblée Nationale s’y étant substituée. Prisonnier, arraché à sa famille, orphelin considéré comme un otage, il mourra au Temple à l’âge de 10  ans.

Hélène Becquet a une écriture précise et incisive. Elle nous relate les faits sans en rajouter. Avec la mort de Louis XVII, c’est le dernier espoir des royalistes qui s’effondrait. Faut-il s’étonner alors que beaucoup se soient accrochés à l’idée d’une évasion du Temple, d’une substitution de l’enfant roi, d’une miraculeuse survie ? L’auteure a enquêté sur tous les prétendants au Trône, nous démontrant les subterfuges utilisés. Nous le savons aujourd’hui avec certitude que l’enfant mort de tuberculose au Temple était bien Louis XVII.

Hélène Becquet a su nous faire entrer dans l’intimité de la famille royale et tout particulièrement dans celle du Dauphin. Elle nous le montre en famille, en train de jouer, en représentation. Elle fait revivre pour nous tous les protagonistes du drame mais également tous les enjeux politiques. Une belle étude historique qui replace les faits dans leur contexte.

« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Fantôme, #Historique, #Guerre, #Paranormal, #Littérature

Résumé :

Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d'Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l'enquête bouleversante qui l'attend et les cauchemars qui vont le projeter au cœur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d'un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?

Mon avis :

Un véritable coup de foudre ! Une magnifique histoire de revenants mais également un superbe roman historique sur la Grande Guerre.

En ce début de janvier 1985, la famille Anneraux habite depuis six mois une maison de maîtres dans la Somme, à l’écart du village de Villers-Bretonneux. Le père est absent pour une dizaine de jours, il s’est rendu à Bordeaux pour un voyage d’affaires et Hélène, son épouse, est inquiète car elle ne parvient pas à le joindre. Depuis son départ, la famille doit faire face à toute une série de phénomènes bizarres et angoissants. Thomas, leur petit garçon de cinq ans se réveille toutes les nuits vers cinq heures en hurlant, il dit voir un homme dans sa chambre. Par ailleurs, ils entendent des bruits de pas, de pleurs féminins. Hélène décide de faire appel à Alan Lambin, un enquêteur en phénomènes paranormaux. Celui-ci va se trouver confronté à une enquête qui va dépasser tout ce qu’il aurait pu imaginer et qui va l’entraîner dans les tranchées de la guerre de 14/18.

J’ai découvert la plume de Jean-Marc Dhainaut et il m’a totalement subjuguée. Ce livre est une petite merveille qui unit plusieurs genres. Tout d’abord l’auteur nous conte une magnifique histoire de maison hantée mais où les phénomènes étranges sont étudiés de manière scientifique. Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans une ambiance angoissante, nous ne savons pas encore ce qui se cache derrière les murs de cette maison mais nous partageons toutes les craintes des habitants. Alan est un chasseur de fantômes sérieux et honnête qui ne cède absolument pas à la facilité. Les explications que nous donne l’auteur sont extrêmement bien documentées. Alan est un personnage très sympathique et surtout très humain. C’est vraiment un homme d’honneur, plein d’empathie et très intelligent. Il reste très prudent dans ses affirmations et n’est pas dénué de peur. Sa première rencontre avec la famille a lieu sous l’œil un peu trop attentif d’un corbeau pour être totalement naturel.

La famille Anneraux est beaucoup plus difficile à apprécier. Hélène, la mère, est une femme forte, admirable de courage pour préserver l’équilibre et la tranquillité de ses enfants mais elle a un caractère jaloux qui la pousse à se montrer très dure avec leur domestique Mélanie, une jeune femme d’une grande beauté et douceur dont le charme émeut Alan qui aimerait bien lui venir en aide et améliorer son sort. La fille aînée, Peggy est une adolescente revêche et agressive qui dans un premier temps refuse la présence d’Alan. Elle se conduit comme une véritable peste et je l’ai vraiment trouvée antipathique. Quant à Thomas, c’est un petit garçon terrorisé et trop calme, très attachant, qui donne envie de le prendre dans ses bras pour le rassurer. Jean-Marc Dhainaut a une écriture limpide, précise et il nous dépeint à merveille la psychologie de tous ses personnages. Il parvient à nous faire ressentir la peur, les angoisses d’Alan et de cette famille, à nous oppresser avec ses descriptions poétiques de la nature et de la neige qui rend leur solitude et isolement encore plus tangibles.

L’autre versant du roman, c’est la partie historique. Jean-Marc Dhainaut a effectué tout un travail de recherches généalogiques d’abord à titre personnel puis il s’en est servi dans son roman. Il souhaitait en effet retrouver la trace de ses ancêtres et ce faisant a découvert un disparu durant la Grande Guerre qui portait le même nom que lui bien que n’appartenant pas à ses aïeux. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais il nous plonge dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale qui a fait tant de victimes et endeuillé tant de familles. Il nous rappelle également un épisode peu glorieux de l’Armée Française, celui des “fusillés pour l’exemple”. Environ 700 soldats ont été fusillés, qu’il s’agisse soit d’un combattant qui refusait d’avancer ou faisait marche arrière ou s’était mutilé volontairement, soit de mutineries devant l’ampleur des massacres. Je terminerai en ajoutant qu’il faut vous attendre à une belle surprise et de magnifiques retournements de situation mais pour en savoir plus, vous devrez lire le livre.

Jean-Marc Dhainaut a su me captiver de la première à la dernière page et j’ai vraiment fermé ce livre à regret. J’étais à la fois triste et heureuse pour ses personnages. Un livre que je recommande vivement.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Littérature, #Voyage dans le temps, #Suspense, #Aventure, #Paranormal, #Historique

Résumé :

Le célèbre historien-enquêteur Wilson Grant se retrouve embarqué malgré lui, dans des circonstances mystérieuses, à Chester, ville du Cheshire, en Angleterre. Seul et perdu, il est accueilli par une singulière famille dont la demeure semble abriter de nombreux secrets. Bientôt, des incidents surviennent et se multiplient. Les langues se délient, les découvertes se font jour quant aux mystérieux hôtes de la propriété des Ombres, tandis que resurgissent d'anciennes superstitions. Wilson s'enlise dans une des plus obscures et intrigantes énigmes qui lui soit offerte. Face à d'incroyables révélations, il va devoir se plonger dans une enquête qui l'obligera à affronter les instincts humains les plus sombres...

Mon avis :

Un livre surprenant et addictif.

Alors qu’il s’est assoupi sur un banc de la gare de King’s Cross à Londres, Wilson Grant a la surprise de se réveiller assis au pied d’un arbre “au milieu de nulle part”. Il est recueilli par Sir Duncan Stredfort qui l’accueille dans son domaine des Ombres et lui apprend qu’il se trouve dans la ville de Chester, à plus de 300 km de Londres. Historien et chroniqueur dans le domaine du paranormal, Wilson ne tarde pas à se rendre compte que Les Ombres ainsi que ses hôtes abritent nombre de secrets et de présences mystérieuses.

Tout d’abord je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Librinova qui m’ont fait découvrir ce livre en Service Presse. Il s’agit d’un roman fantastique écrit par Eve Ruby Lenn. Sa plume est fluide et ses descriptions empreintes de poésie. Elle a créé tout un univers étrange et déconcertant autour d’une mystérieuse maison baptisée Les Ombres et de ses habitants Duncan et Killian Stredfort ainsi que leur gouvernante Sara. Tous trois abritent bien des mystères. Avec Les Ombres Les Observateurs, l’auteure nous offre un livre foisonnant, elle nous conte une multitude d’histoires, nous fait voyager dans le temps, nous délivre de beaux messages. Il y est question de justice, de vérité mais également de mystérieuses entités au service de cette justice et cette vérité qui hantent le domaine lorsque la nuit vient. Ses personnages sont très fouillés et leur psychologie bien étudiée.

Eve Ruby Lenn a un vocabulaire très riche qui nous permet de bien nous immerger dans cette époque victorienne. Par contre j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs, que le texte était beaucoup trop policé en particulier dans les dialogues ce qui pour moi a nui au rythme. Du coup je suis restée spectatrice,  à distance, je ne suis pas parvenue à véritablement m’attacher aux personnages, à ressentir leurs émotions. C’est dommage car l’histoire par elle-même est tout à fait surprenante et addictive.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Aventure, #Historique, #Malédiction, #Spéléologie, #Suspense, #Légendes

Résumé :

Amateurs d’Indiana Jones, ce livre est fait pour vous !

Il aura suffi d’un simple retard de bateau pour que, en trois jours, tout bascule.
Le musée de l’or de Bogota, l’évocation de la Colombie à l’époque des conquistadors, ce fameux Eldorado porteur de rêves, voici un fond d’écran presque magique pour le nouveau roman de Jean-Pierre Van Den Abeele, La Malédiction du Shaman.
À l’ombre des grands gisements d’or des montagnes de la Sierra Macarena, l’auteur nous entraîne dans un périple surprenant et riche d’émotions.
En route vers le lac sacré de Guatavita et l’aventure commence, ponctuée de fâcheuses rencontres avec les trafiquants et la corruption locale mais aussi de magnifiques surprises.
L’ancienne carte géographique conservée par le Padre Pio jouera-t-elle le rôle de talisman nécessaire pour venir en aide aux paysans pauvres de ces régions ?
Randonnée dangereuse, ancienne mine d’or à redécouvrir, monastère fortifié inaccessible, une quête teintée d’absolu, de passion et parsemée d’obstacles. Un parcours où les héros vont finir, semble-t-il, par gagner.
Mais attention au pouvoir du vieux shaman qui veille sur les tombes de ses ancêtres que toutes ces recherches profanent…

Cet ouvrage tient du récit d’aventures, avec l’histoire d’un groupe humain et l’histoire de la Colombie mises en perspective, mais c’est aussi le souffle de l’étrange et du mystère qui nous enveloppe.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Surprenant et addictif.

Je remercie La Compagnie Littéraire ainsi que le site Simplement pour ce Service Presse. J’ai été tout d’abord attirée par la magnifique couverture de « La malédiction du Shaman » qui m’a légèrement induite en erreur. Certes, il y a un shaman et une malédiction mais ils ne sont que très peu présents dans le livre.

Notre héros principal qui est aussi le narrateur se trouve à Bogota pour affaires. Il se lie d’amitié avec le conservateur du Musée de l’Or et suite à un retard de bateau, il décide de faire un peu de tourisme et de se rendre sur les bords du lac de Guatavita, lieu historique riche de légendes du mythique Eldorado à l’époque des Conquistadors. Hélas pour lui, il va être la victime naïve de deux escrocs, se retrouver en prison pour trafic d’objets d’art et obligé de verser une forte rançon à un commissaire lié aux deux bandits. Il va être incarcéré en compagnie d’un religieux prêtre, le Padre Pio qui n’a rien à voir avec le célèbre moine capucin canonisé de San Giovanni Rotondo. Le malheureux est également victime de la corruption du commissaire et est emprisonné car il refuse de lui communiquer certains renseignements concernant les emplacements d’une ancienne mine d’or et d’un monastère fortifié construit par les jésuites. Il confie un plan d’accès à la mine à notre héros en lui demandant de l’apporter à un de ses amis, Pablo Ortiz, un prêtre qui vit dans un petit village, San Miguel. Grâce à l’or, le père Pablo Ortiz pourra venir en aide aux campesinos.

Tous les ingrédients sont réunis pour la chasse aux trésors, une mystérieuse mine d’or et un non moins mystérieux monastère fortifié, tous deux nous ramenant à l’époque de l’Eldorado et des Conquistadors. Jean-Pierre van den Abeele nous offre des personnages attachants : le narrateur et Pablo Ortiz, courageux et idéalistes, mais aussi Ernesto qui de chef de cartel de drogue va devenir un de leurs meilleurs soutiens. L’auteur a une écriture élégante et soignée. Étant lui-même un spéléologue reconnu, on sent sa maîtrise dans les descriptions des grottes et leurs accès. Il sait maintenir notre intérêt d’un bout à l’autre du récit car cette chasse au trésor est riche en mésaventures, rebondissements, mauvaises rencontres et belles découvertes. Mais qu’en est-il du Shaman et de sa malédiction ?

Un livre qui ravira tous les fans d’Indiana Jones et tous les amateurs d’aventures.

Le Musée de l'Or à Bogota

Le Musée de l'Or à Bogota

Le Musée de l'Or à Bogota

Le Musée de l'Or à Bogota

Le Lac sacré de Guatavita

Le Lac sacré de Guatavita

Musée de l'Or à Bogota

Musée de l'Or à Bogota

Masque funéraire

Masque funéraire

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Anthologie, #Biographie, #Marie-Antoinette, #Historique

Résumé :

Cette anthologie rassemble exclusivement des textes écrits par des personnes qui ont connu la plus célèbre des reines de France. Les auteurs en sont, entre autres, sa portraitiste officielle, Elisabeth Vigée Le Brun, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de Louis XV, le duc de Choiseul, certaines de ses plus proches amies, comme la princesse de Lamballe, sa femme de chambre madame Campan ou la gouvernante des enfants de France, la duchesse de Tourzel.


Ces témoins de première main racontent Marie-Antoinette comme personnage privé tout autant que comme personnage public. Ils révèlent son intimité, sa parole, ses goûts, mais aussi la nature de ses rapports avec le roi, ses enfants, et ses passions amicales comme celle qu’elle a eue pour la duchesse de Polignac. On découvre comment elle a réagi aux scandales qui l’ont touchée, en particulier la fameuse affaire du collier. On aimait la qualifier de reine sotte et indigne du prestige Versailles ? On la voit défendre la monarchie avec courage et habilité. C’est aussi l’occasion de découvrir des anecdotes rarement relatées, comme sa toute première danse dans la Galerie des glaces, après son mariage avec Louis XVI, ou encore son opiniâtreté lors des interrogatoires par les révolutionnaires, avant son procès, à la prison du Temple. Et nous la suivons dans son calvaire jusqu’à la guillotine.


Voici Marie-Antoinette charmante et irritante, frivole et appliquée, ingénue et déterminée, souvent naïve, parfois calculatrice, toujours attachante.
En annexe, et pour la première fois en volume, on trouvera les deux lettres décryptées en 2016 de Marie-Antoinette à Axel de Fersen : « Je vous aime à la folie et (…) jamais, jamais je ne peux être un moment sans vous adorer. »

L'anthologie est réalisée et préfacée par Arthur Chevallier, déjà auteur dans les Cahiers rouges des anthologies Napoléon raconté par ceux qui l'ont connu et Le Cahier rouge des chats.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Tout à fait passionnant !

J’ai toujours été fascinée par la vie de Marie-Antoinette et par son tragique destin. Aussi quand j’ai découvert cette anthologie, je me suis précipitée pour me la procurer. J’étais d’autant plus intéressée que sa vie est racontée par ceux qui l’ont connue, qui l’ont côtoyée, ce sont donc des témoignages précieux. Celle que l’on a appelée méchamment « l’Autrichienne » a tout d’abord été adulée par le peuple à son arrivée en France à l’âge de 14 ans pour épouser Louis XVI, alors Dauphin de France. Reine à 18 ans, elle devient mère à 23 ans et est guillotinée alors qu’elle a 38 ans.

La haine envers Marie-Antoinette est d’abord née à la Cour, le soir-même de son mariage, à cause d’une histoire d’étiquette qui a indisposé les Duchesses. Elle n’est encore qu’une enfant dont l’éducation a été superficielle mais elle va se montrer paresseuse et mauvaise élève en ne laissant échapper aucune occasion de fuir ses devoirs. La Dauphine s’ennuie et le montre. Ignorante, moqueuse, méprisant les usages et l’étiquette, Marie-Antoinette va s’aliéner dès les premiers jours les dames de la Cour et les courtisans dont la méchanceté était aussi féroce que célèbre.

« Quand on peut tout ce que l’on veut, il n’est pas aisé de ne vouloir que ce que l’on doit. » écrivait Louis XIV dans un Mémoire pour l’instruction du dauphin. Hélas pour elle, Marie-Antoinette voulait les droits tout en repoussant les devoirs. Elle va multiplier les imprudences. Coquette, frivole, dépensière, « l’Autrichienne » devient « madame déficit » et pour finir « madame veto ».

Et pourtant elle était pleine de charme et de séduction à un point tel que même ses détracteurs le reconnaissaient. Comment ne pas être touché par sa jeunesse et son désir « révolutionnaire » de vivre libre, entourée d’ami(e)s qui lui sont chers, son bonheur d’être mère et de vouloir élever ses enfants ? Mais c’est surtout dans l’adversité que Marie-Antoinette révèlera toute sa grandeur et son courage. Les derniers mois de sa vie la montrent admirable dans la douceur qu’elle a montré face à ses accusateurs et à leurs monstrueuses accusations, la fermeté avec laquelle elle a gravi les marches de l’échafaud.

Aussi je dis un grand merci à Arthur Chevallier qui l’a faite revivre à travers les écrits de madame Campan sa première femme de chambre, du général Dumouriez, de Fouquier-Tinville, de sa portraitiste madame Vigée-Lebrun, de la duchesse de Tourzel, la gouvernante de ses enfants… Et la liste est loin d’être exhaustive.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Linda Saint Jalmes, #Romance, #Fantasy, #Historique

Résumé :

« Awena Dano, jeune femme de 21 ans, se voit offrir malgré elle, en cadeau d’anniversaire, un voyage dans le nord des Highlands...
À peine arrivée dans un vieux manoir lugubre, Awena fuit et se réfugie sur le haut d’une proche colline où trône un ancien cercle de menhirs.
Tout bascule quand elle se fait happer par une courbe du temps, et se retrouver quelque six cent dix-huit dans dans le passé.
Comment ne pas devenir folle en faisant la connaissance de deux guerriers-druides, Ned et Clyde, qui la livrent en pâture à leur laird, Darren Saint-Clare, alias le Loup Noir des Highlands ?
Alors que Darren, lui, pense voir en elle sa promise, l’élue des dieux du monde des Sidhes avaient annoncée, par le biais d’une très ancienne prophétie...
Un voyage dans le temps, un voyage dans les Highlands, de notre époque au moyen-âge, un choc des cultures, où le druidisme et la magie sont omniprésents. Dans tout cela, l’histoire romanesque d’une jeune femme, qui découvrira qu’elle n’est pas celle, qu’elle croyait être... »

Mon avis :

Un véritable coup de cœur !

Awena, en voyage en Ecosse, fait le vœu de rencontrer son âme-sœur alors qu’elle se trouve dans un cercle de menhirs et debout sur une dalle. Lorsqu’elle reprend conscience, elle entend un nommé Clyde dire qu’il a fait le vœu que leur laird Darren Saint Clare appelé « le Loup Noir des Highlands » trouve son âme-sœur. Et la voilà, elle. Partie de 2010, elle se retrouve en 1392. Clyde et Ned sont des apprentis druides et ils ne trouvent rien de mieux que de la livrer à Darren.

Je n’ai pas arrêté de rire. Awena a la langue bien pendue et ne se gêne pas pour faire savoir ce qu’elle pense. Plus encore, quand la colère la prend, elle ne réfléchit pas et bombarde son adversaire avec tout ce qui lui tombe sous la main. Darren en fera la malheureuse expérience et se retrouvera vert phosphorescent pendant quelques jours. Certaines scènes sont si drôles que je me suis retrouvée à rire toute seule au moment de m’endormir en me les rappelant. Awena est une vraie miss catastrophe et je me suis étouffée de rire devant le résultat de ses trouvailles, je pense en particulier à l’histoire des grenouilles, à ses conseils matrimoniaux.

J’ai adoré ce livre. Linda Saint Jalmes nous emporte dans les Highlands. C’est écrit de telle sorte que l’on s’y croirait. Elle ressuscite pour nous les légendes celtiques, leurs fêtes et les coutumes druidiques. Nous découvrons les jeux auxquels s’adonnaient les highlanders : l’harpastum, ancêtre du rugby ; le caber toss ou lancer de tronc ; la course par équipes ; le jeu du tir à la corde ; la Roue de feu qui clôture la journée de fête de Lùnastal.

C’est plein de magie : on y rencontre des mages,  des druides et des sorcières, on voyage dans le temps. Darren est un mage de sang qui lance des sorts, la venue d’Awena a fait l’objet d’une prophétie, l’une des sorcière parle en inversant les groupes de mots, Larkin est un druide. Tous les personnages sont attachants et leurs aventures  sont captivantes. C’est très bien écrit et nous suivons au fil des pages l’évolution de nos héros que je me réjouis de retrouver dans les prochains tomes.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Historique, #Littérature
Résumé :

« Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?
En dévoilant cette relation amoureuse avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse, en avance sur son temps, et révèle une autre facette du célèbre philosophe français.
Un roman de passion et de liberté qui nous plonge dans une fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or », à la manière de La Jeune Fille à la perle. »

 

Mon avis :

Un premier roman envoûtant, bluffant !
Il ne fait pas bon être une femme au XVIIème siècle aux Pays-Bas comme pratiquement partout ailleurs. A partir de quelques faits historiques incontestables,- Helena a bel et bien existé, elle savait lire et écrire, elle a eu une petite fille que Descartes a reconnue - Guinevere Glasfurd nous dresse le portrait d’une jeune femme passionnée, éprise de liberté qui a appris à lire et à écrire seule, qui collectionne les mots, qui a soif d’apprendre et qui est servante chez un libraire qui va loger le philosophe René Descartes. Leur rencontre va donner vie à une relation qui va durer jusqu’à la mort du philosophe.

L’auteur m’a fait découvrir un nouveau visage de Descartes, plus humain et assez loin du philosophe de mes livres d’étude. D’une plume fluide et élégante elle a donné vie à ce couple improbable : un Descartes amoureux prudent, un père ayant à cœur d’instruire sa petite fille, un scientifique et mathématicien passionné et partageant ses découvertes avec sa servante. Grâce au talent de Ginevere Glasfurd c’est toute une époque qui se révèle. J’ai admiré chez Descartes cette ouverture d’esprit qui lui fait passer outre les préventions de son époque : il offre des plumes, du papier et de l’encre à Helena alors que cela lui était refusé par son maître, il la fait participer à ses expériences, il ne considère pas comme une barrière leurs religions différentes, ils s’écriront pendant des années. Helena est un très beau personnage de femme et je remercie l’auteur qui nous l’a fait connaître.

Au final, un roman que l’on dévore et qu’on ferme à regret tant cette plongée dans le « siècle d’or » était passionnante.

– avec Guinevere Glasfurd et Préludes Éditions.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Gilles Milo-Vacéri, #Policier, #Historique
Résumé :

"Tout le monde connaît la tragique histoire du Titanic, qui sombra le 15 avril 1912 dans les eaux glaciales de l’Atlantique. Mais qu’en est-il de l’histoire de ses passagers ? Qui saurait dire quelles passions, quels drames et quelles amours ont marqué leurs derniers jours, leurs dernières heures ? Et si la grande histoire n’était pas celle que l’on pensait ?"

"Valentine Durieux a soif de vengeance. Depuis que la belle courtisane a appris que son principal client qui lui avait fait miroiter monts et merveilles, James St John Brooke, va se marier avec une riche héritière américaine, elle ne décolère pas. Elle décide donc de suivre James et sa fiancée à bord du célèbre Titanic. Lorsqu’elle rencontre au détour d’une luxueuse coursive Christopher McLoud, un détective privé qui soupçonne James d’avoir dérobé des bijoux d’une grande valeur, elle comprend que grâce à lui elle tient là l’occasion de se venger de son ancien amant. "

 

Mon avis :

Tout ce que j’aime ! Une grande et belle histoire d’amour, un paquebot légendaire, une intrigue policière et une fin stupéfiante...

Ce livre m’a ensorcelée et par la magie de son écriture, Gilles Milo-Vacéri m’a transportée au bord du Titanic. J’ai suivi Valentine qui a embarqué pour suivre son ancien amant et se venger de lui. Disons-le tout de suite, James St John Brooke est une honte pour l’aristocratie et même pour le genre humain.

Grâce à Valentine, j’ai pu vivre les premiers et derniers jours de ce géant des mers, me mêler aux passagers de 1ère et 2nde classe. Pour la plupart, la richesse les a rendus détestables : imbus d’eux-mêmes et méprisants envers ceux qu’ils considèrent comme inférieurs.

Il y a heureusement quelques beaux personnages, en particulier Christopher McLoud, ancien de Scotland-Yard et détective privé, séduisant et charismatique et plein d’honneur ; Ashley la fiancée de James, une femme pleine de courage et de générosité ; Henri le steward, jeune homme plein d’intelligence et de bon sens. Et puis il y a Valentine, très belle et courageuse, pleine de vivacité, d’humour et de tendresse, une battante avec un grand cœur et une belle âme.

J’étais tellement prise par l’histoire que lorsque les chaudières du Titanic se sont arrêtées et qu’il a commencé à s’incliner, j’ai été prise de frissons et l’émotion était telle que j’ai eu l’impression de vivre minute par minute l’agonie de ce bateau et de ses passagers. Je crois que je n’ai recommencé à respirer normalement qu’à la page 342, soit une vingtaine de pages avant la fin.

Alors merci à Gilles Milo-Vacéri pour ce beau roman qui m’a fait trembler et vibrer avec Valentine. C’était le premier livre que je lisais de cet auteur et j’ai bien l’intention de découvrir ses autres écrits.

– avec Gilles Milo-Vacéri, Gilles Milo-Vacéri et Harlequin HQN.

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