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Les livres de Goéwin

Articles avec #historique catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Historique, #Roman, #Aventure, #Attila, #Christine Machureau

Résumé :

Dans ce monde en gestation, où le nomade brandit encore le fer et le feu, quel est l’objectif de cette femme, Orca, Khanoun de l’Orkastan, écartelée entre raffinement et sauvagerie ?

Un nom sème encore l’effroi quinze siècles plus tard… Attila. Venu des confins de l’Asie, il n’était pas le sauvage qu’on imagine. Un pillard, un formidable pillard, qui va voir son aura pâlir sur les Champs Catalauniques. Lui-même ne croit plus en son étoile lorsqu’il fuit devant Rome, alors que l’objet de son ambition est à portée de main. Il ravage tout le nord de l’Italie et rentre en son ordou, en Pannonie.

Ce sera sa dernière soirée de gloire parmi son peuple, sa dernière nuit d’amour qui aboutira à une mort étrange. Et à son enterrement grandiose et secret. Que vont devenir ses fidèles et sa multiple descendance ? Que va devenir la princesse Khazar qui a partagé sa couche lors de cette nuit tragique ? Jeune et aventurière, elle va créer la surprise. Il lui faudra une main de fer pour mener, dans la steppe déserte, une horde qu’elle construit patiemment, à l’écart, dans les plaines du nord de l’Europe. Alors, grossie de milliers d’âmes, elle déferlera sur le sud, vers la Khazarie.

Dans ce monde en gestation, où le nomade brandit encore le fer et le feu, quel est l’objectif de cette femme, Orca, Khanoun de l’Orkastan, écartelée entre raffinement et sauvagerie ? Vers quel destin enverra-t-elle sa fille Gegheen Tsets et son fils Svarog ?

Gegheen saura-t-elle réaliser le destin dont sa mère a rêvé ? Samarkand lui offrira-t-elle un rôle à sa mesure ? De la Hongrie, dans le centre de l’Europe, aux confins de l’Inde et de la Chine, le quotidien de trois générations d’hommes, de femmes de pouvoir, balayé par la haine, l’amour, la trahison, l’ambition.

Mon avis :

Une fresque flamboyante.

Attila, le roi des Huns, a une idée fixe, vaincre Rome et la réduire en cendres. Pourtant, alors qu’il a vaincu, le Conquérant de l’Europe va épargner Rome et s’enfuir avant de devoir combattre l’Armée d’Orient venue au secours des Romains. Dans le même temps, Orca est offerte à Attila par

son oncle. Il a assassiné le père de la jeune fille ainsi que ses principaux conseillers. Meurtrie par la trahison de cet oncle, Orca se jure de revenir et de se venger. Après la mort d’Attila dans ses bras lors de la première nuit, la jeune veuve va prendre son destin en mains. Reine barbare mais capable d’amitié, cavalière téméraire, guerrière amazone, grâce à l’aide du général Hun Kargaï et du diplomate Ogénèse, mais aussi au pouvoir de l’or de sa dot, Orca crée sa propre horde. Elle échappe ainsi à la guerre de succession qui se profile depuis la mort du

Attila

roi des Huns. Libre, elle ne laissera plus jamais quelqu’un décider pour elle. Elle donnera la vie à la fille d’Attila, Gegheen Tsets qui signifie Lumière de la Sagesse qui aura également une fille, Hou, qui se fera proclamer impératrice de Chine sous le nom de Wu et sera célèbre pour sa cruauté.

Avec le destin de ces trois femmes, Christine Machureau

Christine Machureau

nous offre une fresque flamboyante sur ces peuples de la steppe. Elle fait revivre Attila et ses hordes sauvages. De lui, je ne me souvenais que de cette phrase : « Là où passe mon cheval, l'herbe ne repousse pas. » C’est donc une belle découverte pour laquelle je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38. Comme d’habitude l’auteure a fait un gros travail de recherche et la fiction se mêle harmonieusement à l’Histoire. Les descriptions sont bien documentées et très réalistes. J’ai eu l’impression de partager les yourtes avec Orca, souffert avec Gegheen prisonnière du gynécée alors qu’elle n’a connu que la liberté et les folles chevauchées dans la steppe, enfermée entre quatre murs, elle qui vivait à l’air libre et résidait

Yourte mongole

dans des yourtes. J’ai découvert les croyances de l’époque et été passionnée par la vie de ses personnages. Je me suis même attachée à Orca et Gegheen car les sentiments humains sont de toutes les époques et même si je n’ai pas partagé toutes leurs haines, j’ai compris et admiré leurs combats. J’ai voyagé dans le temps mais aussi dans l’espace. « D’or, de sang et de soie » m’a plongée dans des abîmes de barbarie mais aussi au cœur du raffinement le plus extrême.

Un livre passionnant écrit par une auteure passionnée.

Intérieur d'une yourte

Intérieur d'une yourte

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Historique, #Amour, #Famille, #Relations frère-sœur, #Écosse, #Highlander, #Sensualité

Résumé :

S'enfuir avec le ténébreux Adair Mac Taran ? Marianne Beauxville ne peut s'y résoudre. Certes, cette solution lui permettrait d'échapper au mariage que son frère, seigneur normand, veut lui imposer. Mais Adair est-il vraiment un homme de confiance, comme il le prétend ? Après tout, malgré son charme indéniable, il est écossais et donc un ennemi potentiel. Plus grave encore, ce barbare n'a pas hésité à lui voler un baiser scandaleux, au mépris des convenances. Autant de raisons qui poussent Marianne, prudente, à refuser son aide. Un refus dont Adair n'a manifestement pas tenu compte puisqu'il surgit dans sa chambre, la veille des noces, pour l'enlever...

Mon avis :

 

Au pays des highlanders.

Marianne de retour du couvent se voit contrainte par son frère d’épouser un vieil écossais parce qu’il l’accepte sans dot et qu’il sera un soutien appréciable pour lui. Mais elle refuse de se soumettre et envisage de s’enfuir. Marianne est normande, elle n’aime pas l’Écosse ni les écossais qu’elle considère comme des barbares et lorsqu’elle pensait à son mariage, c’était avec un seigneur normand. Seulement lors de sa tentative de fuite, elle tombe sur Adair, un invité de son frère au charme dévastateur avec lequel elle échange un troublant baiser. Le jeune homme comprenant plus tard qu’il l’a empêchée de fuir un mariage détesté décide de lui proposer son aide, aide qu’elle refuse sèchement. Seulement Adair décide de ne pas en tenir compte et de reprendre contact avec elle. Pour cela il va se retrouver dans la chambre de la jeune femme…

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Harlequin pour l’envoi de ce Service Presse même si je n’ai pas vraiment accroché à ce roman. Jusqu’à plus de la moitié du tome environ, j’ai trouvé Marianne détestable à cause de son mépris pour tout ce qui concerne l’Écosse et ses habitants et surtout sa mauvaise foi, son manque de reconnaissance. Elle est vraiment bornée et odieuse dans sa volonté d’accuser toujours Adair et de le rendre responsable de tout ce qui ne va pas dans sa vie. Je l’ai trouvée réellement antipathique. Heureusement par la suite, elle se montrera une femme forte et résolue à tout pour sauver son bonheur. Quant à Adair il se conduit de manière bien impulsive et dénuée de sagesse pour quelqu’un qui a été choisi pour devenir le chef de clan lorsque son père mourra.

Dans la seconde moitié par contre, les personnages principaux se révèlent pleins de qualités, courage, sagesse, et heureusement parce que l’intrigue est riche de rebondissements. Ils doivent faire face à bien des problèmes et la romance prend tout son sens. La plume de Margaret Moore est fluide et agréable, son univers médiéval très bien décrit ce qui nous donne une lecture facile et dépaysante.

Une romance historique pleine de drames et de passion qui a pour cadre l’Écosse du XIIIème siècle et qui vous entraînera dans une histoire de succession et de problèmes familiaux.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Romance historique, #Fantasy, #Fantasy médiévale, #Érotisme, #Amour, #Suspense, #Historique

Résumé :

Deijan et Guilendria se connaissent depuis l’enfance.

Lui rêve d’exploits guerriers et d’héroïsme, de carrière militaire et de liberté. Mais son destin va l’enchaîner à une existence qu’il exècre, et faire de lui un homme désabusé, amer et froid.

Guilendria, elle, rêve... de lui, depuis le jour de leur rencontre. Timide et discrète jusqu’à la transparence, elle a voué son cœur à Deijan. Et la vie va la combler... de la plus cruelle des manières !

L’amour peut-il vraiment triompher de tout ?

Pénétrez dans le monde de Nordie, ou quand le souffle de la fantasy rencontre l’émoi de la romance.

Mon avis :

Coup de cœur ! Totalement addictif.

Alors que Deijan adore sa vie de soldat, Major de la garde royale de Belterre, Fléau des écumeurs, la mort de son père et de son frère aîné le propulse comte de Bucail, chef de famille de son domaine, situation qu’il abhorre. À l’inverse, Guilendria, sœur de son meilleur ami Darien, se réjouit de son retour car elle l’aime en secret depuis 15 ans et elle va devenir son épouse. Hélas elle découvre en son époux un homme aigri, dur et froid qui la rejette sans pitié. Entre ces deux êtres que tout semble séparer, l’amour parviendra-t-il à les réunir avant qu’il ne soit trop tard ?

Cécile Ama Courtois a créé un univers de fantasy médiévale envoûtant et j’ai adoré ses personnages, particulièrement celui de Guilendria. Au départ c’est une jeune femme rêveuse et particulièrement fragile, timide, discrète, presque transparente. J’ai eu fortement envie de la secouer au début de son mariage avec Deijan pour la faire réagir. Mais l’adversité va la révéler et elle va se transformer en femme forte, résolue, pleine de ressources. Je l’ai trouvée vraiment admirable face à Iphoras, le chef des écumeurs. Elle est morte de peur mais forte de son amour pour Deijan, elle va se battre pour le sauver, le cacher et protéger tous ceux qui dépendent d’elle. Elle va être soutenue par Sauge, sa femme de chambre et amie, un autre personnage de femme remarquable par son courage et sa fidélité. Quant à Deijan, j’étais démangée par l’envie de lui flanquer des baffes. Il est vraiment détestable dans les premiers chapitres et la manière dont il traite son épouse est intolérable. Son comportement va changer du tout au tout lorsqu’il va se retrouver grièvement blessé et totalement impuissant. Mais comment réagira-t-il lorsqu’il découvrira ce qui s’est réellement passé, ce que lui a caché Guilendria ? Elle est extraordinaire dans son désir de trouver du bon à tout prix chez ceux qui l’entourent, de comprendre ce qui a pu motiver tant de haine et de violence et cela même chez Iphoras.

L’univers de Nordie est sombre, plein de brutalité. Les exactions commises par les écumeurs, ces voleurs qui violent et tuent sans état d’âme, sont insupportables et l’auteure n’édulcore rien. Le monde qu’elle a créé est impitoyable et le vocabulaire qu’elle utilise très recherché et tout à fait adapté à cette époque médiévale. Elle maîtrise admirablement les codes de la fantasy et de la romance. Sa plume est fluide et réaliste, pleine d’élégance et de poésie. Elle nous immerge dans un monde de passion, de larmes, de batailles mais également dans un huis-clos entre Deijan et Guilendria où elle fait la part belle à l’amour et à l’érotisme. La manière dont Guilendria séduit son mari ne manque pas de sel et j’ai aimé les touches d’humour qui parsèment le livre. Ses descriptions de l’amour sont magnifiques.

Pour finir, j’ajouterai que j’ai terminé ma lecture totalement frustrée. Quelle fin ! Argh je trépigne d’impatience de connaître la suite, j’ai fureté partout sur le blog de l’auteure et sur ses pages Facebook pour tenter de trouver une date, quand sortira la suite ? S’il te plait, Cécile, c’est cruel de nous abandonner ainsi dans une telle expectative !

Carte de Nordie

Carte de Nordie

Calendrier Nordien

Calendrier Nordien

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Historique, #Fantasy, #Bit Lit, #Littérature, #Amour, #Aventure

Résumé :

1986, Manhattan. Depuis que Rose et Vassili ont quittés la France en avril 1943 sans en informer quiconque, Rose a coupé les ponts avec son mentor, le comte Artus de Janlys. Jusqu'au soir où son serviteur se présente en personne à l'entrée du fief de lady Rose : Artus est à New York, et il demande à rencontrer son infante. Il a besoin de son aide pour le piège qu'il ourdit de très, très longue date contre son ennemi de toujours, manigances qui nécessitent également l'intervention de Gabriel de la Cerda, un Arimath aussi frivole et versatile que dangereux...

Mon avis :

Toujours aussi merveilleusement addictif.

Mars 1986 : déjà 43 ans que Rose, le cœur brisé, a fui la France et la fratrie d’Holival avec Vassili dans le but de se reconstruire. Désormais elle règne sur Manhattan, altière et dangereuse, poursuivant de sa vindicte les membres du IIIème Reich ayant échappé à la justice. Grâce au Malboge Club, mortels et immortels se pressent dans son établissement lui permettant de tisser son réseau. Mais alors qu’elle est parvenue à éviter tout contact avec lui, voilà qu’Artus se présente à sa porte. Les retrouvailles entre les deux amants sont plus qu’ardues. Artus requiert l’aide de son infante contre son ennemi de toujours, l’Érudit. Les dangers sont multiples et les passions se déchaînent.

J’ai retrouvé le sublissime comte Artus de Janlys, l’éblouissante Lady Rose, le magnifique prince Vassili Golitsyne et l’incomparable vicomte Adelphe d’Holival avec bonheur. Ces quatre êtres d’exception sont toujours aussi envoûtants et extraordinaires. Noblesse, honneur, beauté, courage, fidélité, intrépidité sont ce qui les caractérisent mais également cruauté, ruse, vengeance, combats hors normes… L’amour qui les unit est aussi ce qui les déchire. Impitoyables, ils poursuivent leurs quêtes sans que rien ne puisse les arrêter.

Avec Rose Morte, Céline Landressie a créé un univers à nul autre pareil, sombre, dangereux, addictif. Sa plume est magique, je la soupçonne d’avoir du sang d’enchanteresse dans les veines. Le vocabulaire est très riche et tout à fait adapté à cette saga. La psychologie des personnages est très fouillée et très bien rendue. Bref la lecture est un régal. L’histoire de nos héros se poursuit et les ombres se font de plus en plus menaçantes. Nous en apprenons davantage sur chacun d’eux et l’auteure ne les ménage pas. Les secrets sont de plus en plus épais et les relations entre Rose et Artus toujours aussi difficiles. Combien j’ai hâte de découvrir la suite d’Ikebana, avec l’espoir que l’amour finira par triompher de tout.

Dans ce quatrième tome, les intrigues sont de plus en plus compliquées ; les complots, les traîtrises, les alliances, les manipulations ne cessent de se multiplier entre les différentes Maisons. Et à chaque page, je n’ai cessé de me demander quel mystérieux obstacle pouvait empêcher Artus d’avouer son amour à Rose. Nous y retrouvons également le prince Gabriel de la Cerda qui appartient à la Maison Arimath mais agit surtout pour son propre compte. La trompeuse duchesse de Calabre, Constance d’Altavilla, refait aussi son apparition pour le plus grand déplaisir de Rose dont les pouvoirs se sont encore accrus et font d’elle une des plus dangereuses prédatrices de la Maison Arimath. Enfin la quête de l’Aîné, le premier de tous les immortels, se poursuit, toujours plus hasardeuse et mortelle.

J’ai tourné la dernière page avec regret et j’ai hâte de retrouver Artus, Rose, Adelphe et Vassili. Si vous ne la connaissez pas encore, je ne peux que vous conseiller de découvrir cette saga extraordinaire de Rose Morte, vous ne pourrez qu’être conquis.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Roman, #Fiction, #Japon, #Seconde Guerre mondiale, #Suspense, #Solidarité, #Paix, #Amitié, #Historique

Résumé :

1958. Dans une grotte d’Hatoma, petite île japonaise, trois corps et un journal intime sont découverts. Le journal appartient à Hiromi, une jeune fille de seize ans ayant grandi aux Etats-Unis.

Réfugiée à Hatoma lors de la deuxième guerre mondiale, Hiromi découvre un jour deux déserteurs cachés dans une grotte alors qu’elle ramasse du sable étoilé – de petits fossiles en forme d’étoiles. L’un est Japonais, l’autre Américain. Les deux hommes sympathisent malgré la barrière de la langue et, lassés de la guerre et de ses horreurs, ils se créent un espoir commun : survivre, sans plus jamais faire de mal.

Hiromi s’occupe d’eux, les nourrit et les soigne, en dépit du danger : si leur secret vient à être découvert, elle risque elle-aussi la mort pour trahison. Alors que la guerre continue de faire rage à l’extérieur, le trio survit jour après jour, à l’abri de la grotte. Jusqu’au jour où la menace pénètre cet antre de paix.

2011. Vingt ans plus tard, une jeune universitaire s’intéresse de plus près à cette histoire. Décidée à éclaircir la part d’ombre qui entoure ce lieu, elle découvre au fil de ses recherches le dénouement de cette histoire captivante d’héroïsme, en des temps où s’engager pour la paix était l’acte le plus dangereux qui soit.

Mon avis :

Un livre déroutant et captivant.

Tout a commencé le 2 avril 1945. Hiromi a 16 ans et pour échapper à la guerre, elle s’est réfugiée sur l’île japonaise d’Hatoma. Alors qu’elle ramasse du sable étoilé, elle aide un soldat japonais, Iwabuchi, à sauver un soldat américain, Bob. Iwabuchi est déserteur, il s’est aménagé une grotte où il se cache pour éviter d’être exécuté. Bob fuit lui aussi les horreurs de la guerre. Entre ces deux hommes et Hiromi vont naître une profonde amitié. Elle va les nourrir et les soigner sans tenir compte du danger car si elle est prise à les aider, elle sera exécutée avec eux. Parviendront-ils à cacher ce havre de paix et à sortir vivants de cette guerre ?

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Amazon Crossing pour ce Service Presse qui m’a fait voyager loin dans le temps mais qui m’a également transportée sur une île japonaise. Je suis tombée sous le charme de cette histoire où violence et poésie sont intimement mêlées. La plume de Roger Pulvers est limpide et délicate. Ses héros sont attachants et particulièrement émouvants. Á une époque où œuvrer pour la paix est considéré comme une trahison et passible de la peine de mort, ces trois êtres qui à priori étaient ennemis vont s’entraider pour survivre. J’ai tremblé bien des fois pour eux, surtout à cause des voisines d’Hiromi qui ne cessent de la surveiller et de la suivre.

Ce livre nous fait réfléchir sur l’absurdité de la guerre et sur toutes les horreurs qu’elle entraîne. Poussières d’étoiles doit son nom à la quête d’Hiromi qui ne cesse de remplir des bouteilles de ce sable étoilé. Elle m’a fait penser à cette citation du Petit Prince de Saint-Exupéry : « C’est véritablement utile puisque c’est joli. » La relation qui s’instaure entre Hiromi, Bob et Iwabuchi est très belle, la barrière des langues ne les empêche pas de se comprendre même si le fait qu’Hiromi parle anglais facilite les choses.

C’est également une histoire pleine de suspense. La vie d’Hiromi, Iwabuchi et Bob était racontée dans un journal qui a été découvert par une équipe d’investigation du Corps des Marines Américains le 11 novembre 1958. Mais pour apprendre ce qui est réellement arrivé à nos trois amis, il nous faudra attendre 2011, année où grâce à son professeur, une jeune étudiante, Shiho Hosaka, choisira de faire sa thèse sur les évènements d’Okinawa.

Une histoire magnifique qui est un hymne à la solidarité, la paix et l’amour, à l’entente entre les peuples.

« Hatoma-jima est une île de l'archipel des Îles Yaeyama au sud-ouest du Japon, faisant partie de l'archipel Sakishima, avec les îles Miyako à l'est et les îles Senkaku plus au nord, et donc des îles Ryūkyū. Administrativement, elle fait partie du bourg de Taketomi dans la préfecture d'Okinawa. » Wikipedia

« Hatoma-jima est une île de l'archipel des Îles Yaeyama au sud-ouest du Japon, faisant partie de l'archipel Sakishima, avec les îles Miyako à l'est et les îles Senkaku plus au nord, et donc des îles Ryūkyū. Administrativement, elle fait partie du bourg de Taketomi dans la préfecture d'Okinawa. » Wikipedia

— Ce truc que tu appelles sable étoilé.
— Il n’y a rien dedans. C’est juste du sable étoilé.
— Mais c’est quoi, le sable étoilé ?
— C’est un tout petit animal marin qui vit…
— Quoi ? Il y a des animaux dans ces bouteilles ?!
— Oui. Du moins, ce qu’il en reste après leur mort. Ils ont une forme d’étoile minuscule. On peut les garder comme porte-bonheur, comme petite étoile personnelle.

« Poussières d’étoiles » de Roger Pulvers — Éditions Amazon Crossing
« Poussières d’étoiles » de Roger Pulvers — Éditions Amazon Crossing

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Biographie, #Historique, #Révolution française, #Monarchie, #Politique

Résumé :

La vie, la personnalité et les enjeux entourant l'enfant roi esseulé, emprisonné, sans trône et sans pouvoir, dernier espoir de la monarchie. 

Louis-Charles de France, second fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette d’Autriche, devenu Louis XVII avec la mort de son père, est généralement connu comme l’enfant du Temple, et le « mystère » de sa mort fascine depuis plusieurs générations.
Le propos de cet ouvrage n’est pas seulement de revenir sur ce « mystère », mais d’étudier une figure royale, celle d’un petit prince devenu dauphin puis roi à une époque où la royauté n’est plus le gouvernement officiel de la France. C’est à la fois un roi esseulé, emprisonné, sans trône et sans pouvoir, mais aussi un roi adulé, seul espoir de cette partie de la France qui refuse la Révolution et ses changements politiques. C’est enfin un roi imaginé, réinventé, par la Restauration et par ceux qui, jusqu’au milieu du XIXe siècle, croient en sa survie. A travers la figure méconnue de Louis XVII, c’est la question de la royauté française, de sa crise, de son incarnation et de son légendaire qui est au cœur de ce livre. 
Appuyée sur une documentation profondément renouvelée, l'historienne propose la biographie de référence qui manquait.

Mon avis :

Une étude très complète des dix années de vie du fils de Louis XVI et Marie-Antoinette.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Perrin pour l’envoi de ce Service Presse. J’ai toujours été curieuse de savoir ce qu’il en était réellement pour Louis XVII. Était-il mort au Temple ou au contraire était-il parvenu à s’en échapper ? Et si oui, qu’était-il devenu ?

Précisons tout d’abord qu’il ne s’agit pas d’un ouvrage romancé sur la vie de l’enfant martyr du Temple mais d’une étude très sérieuse et approfondie de celui qui vécut choyé et éduqué en tant que prince et duc de Normandie tout d’abord. Il est confié à la favorite de Marie-Antoinette, la duchesse de Polignac. En 1789, la mort de son frère aîné fait de lui le Dauphin et c’est désormais la marquise de Tourzel qui devient sa gouvernante, la duchesse de Polignac ayant choisi d’émigrer. Il est le Dauphin mais il n’y a plus de monarchie, l’Assemblée Nationale s’y étant substituée. Prisonnier, arraché à sa famille, orphelin considéré comme un otage, il mourra au Temple à l’âge de 10  ans.

Hélène Becquet a une écriture précise et incisive. Elle nous relate les faits sans en rajouter. Avec la mort de Louis XVII, c’est le dernier espoir des royalistes qui s’effondrait. Faut-il s’étonner alors que beaucoup se soient accrochés à l’idée d’une évasion du Temple, d’une substitution de l’enfant roi, d’une miraculeuse survie ? L’auteure a enquêté sur tous les prétendants au Trône, nous démontrant les subterfuges utilisés. Nous le savons aujourd’hui avec certitude que l’enfant mort de tuberculose au Temple était bien Louis XVII.

Hélène Becquet a su nous faire entrer dans l’intimité de la famille royale et tout particulièrement dans celle du Dauphin. Elle nous le montre en famille, en train de jouer, en représentation. Elle fait revivre pour nous tous les protagonistes du drame mais également tous les enjeux politiques. Une belle étude historique qui replace les faits dans leur contexte.

« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Fantôme, #Historique, #Guerre, #Paranormal, #Littérature

Résumé :

Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d'Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l'enquête bouleversante qui l'attend et les cauchemars qui vont le projeter au cœur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d'un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?

Mon avis :

Un véritable coup de foudre ! Une magnifique histoire de revenants mais également un superbe roman historique sur la Grande Guerre.

En ce début de janvier 1985, la famille Anneraux habite depuis six mois une maison de maîtres dans la Somme, à l’écart du village de Villers-Bretonneux. Le père est absent pour une dizaine de jours, il s’est rendu à Bordeaux pour un voyage d’affaires et Hélène, son épouse, est inquiète car elle ne parvient pas à le joindre. Depuis son départ, la famille doit faire face à toute une série de phénomènes bizarres et angoissants. Thomas, leur petit garçon de cinq ans se réveille toutes les nuits vers cinq heures en hurlant, il dit voir un homme dans sa chambre. Par ailleurs, ils entendent des bruits de pas, de pleurs féminins. Hélène décide de faire appel à Alan Lambin, un enquêteur en phénomènes paranormaux. Celui-ci va se trouver confronté à une enquête qui va dépasser tout ce qu’il aurait pu imaginer et qui va l’entraîner dans les tranchées de la guerre de 14/18.

J’ai découvert la plume de Jean-Marc Dhainaut et il m’a totalement subjuguée. Ce livre est une petite merveille qui unit plusieurs genres. Tout d’abord l’auteur nous conte une magnifique histoire de maison hantée mais où les phénomènes étranges sont étudiés de manière scientifique. Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans une ambiance angoissante, nous ne savons pas encore ce qui se cache derrière les murs de cette maison mais nous partageons toutes les craintes des habitants. Alan est un chasseur de fantômes sérieux et honnête qui ne cède absolument pas à la facilité. Les explications que nous donne l’auteur sont extrêmement bien documentées. Alan est un personnage très sympathique et surtout très humain. C’est vraiment un homme d’honneur, plein d’empathie et très intelligent. Il reste très prudent dans ses affirmations et n’est pas dénué de peur. Sa première rencontre avec la famille a lieu sous l’œil un peu trop attentif d’un corbeau pour être totalement naturel.

La famille Anneraux est beaucoup plus difficile à apprécier. Hélène, la mère, est une femme forte, admirable de courage pour préserver l’équilibre et la tranquillité de ses enfants mais elle a un caractère jaloux qui la pousse à se montrer très dure avec leur domestique Mélanie, une jeune femme d’une grande beauté et douceur dont le charme émeut Alan qui aimerait bien lui venir en aide et améliorer son sort. La fille aînée, Peggy est une adolescente revêche et agressive qui dans un premier temps refuse la présence d’Alan. Elle se conduit comme une véritable peste et je l’ai vraiment trouvée antipathique. Quant à Thomas, c’est un petit garçon terrorisé et trop calme, très attachant, qui donne envie de le prendre dans ses bras pour le rassurer. Jean-Marc Dhainaut a une écriture limpide, précise et il nous dépeint à merveille la psychologie de tous ses personnages. Il parvient à nous faire ressentir la peur, les angoisses d’Alan et de cette famille, à nous oppresser avec ses descriptions poétiques de la nature et de la neige qui rend leur solitude et isolement encore plus tangibles.

L’autre versant du roman, c’est la partie historique. Jean-Marc Dhainaut a effectué tout un travail de recherches généalogiques d’abord à titre personnel puis il s’en est servi dans son roman. Il souhaitait en effet retrouver la trace de ses ancêtres et ce faisant a découvert un disparu durant la Grande Guerre qui portait le même nom que lui bien que n’appartenant pas à ses aïeux. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais il nous plonge dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale qui a fait tant de victimes et endeuillé tant de familles. Il nous rappelle également un épisode peu glorieux de l’Armée Française, celui des “fusillés pour l’exemple”. Environ 700 soldats ont été fusillés, qu’il s’agisse soit d’un combattant qui refusait d’avancer ou faisait marche arrière ou s’était mutilé volontairement, soit de mutineries devant l’ampleur des massacres. Je terminerai en ajoutant qu’il faut vous attendre à une belle surprise et de magnifiques retournements de situation mais pour en savoir plus, vous devrez lire le livre.

Jean-Marc Dhainaut a su me captiver de la première à la dernière page et j’ai vraiment fermé ce livre à regret. J’étais à la fois triste et heureuse pour ses personnages. Un livre que je recommande vivement.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Littérature, #Voyage dans le temps, #Suspense, #Aventure, #Paranormal, #Historique

Résumé :

Le célèbre historien-enquêteur Wilson Grant se retrouve embarqué malgré lui, dans des circonstances mystérieuses, à Chester, ville du Cheshire, en Angleterre. Seul et perdu, il est accueilli par une singulière famille dont la demeure semble abriter de nombreux secrets. Bientôt, des incidents surviennent et se multiplient. Les langues se délient, les découvertes se font jour quant aux mystérieux hôtes de la propriété des Ombres, tandis que resurgissent d'anciennes superstitions. Wilson s'enlise dans une des plus obscures et intrigantes énigmes qui lui soit offerte. Face à d'incroyables révélations, il va devoir se plonger dans une enquête qui l'obligera à affronter les instincts humains les plus sombres...

Mon avis :

Un livre surprenant et addictif.

Alors qu’il s’est assoupi sur un banc de la gare de King’s Cross à Londres, Wilson Grant a la surprise de se réveiller assis au pied d’un arbre “au milieu de nulle part”. Il est recueilli par Sir Duncan Stredfort qui l’accueille dans son domaine des Ombres et lui apprend qu’il se trouve dans la ville de Chester, à plus de 300 km de Londres. Historien et chroniqueur dans le domaine du paranormal, Wilson ne tarde pas à se rendre compte que Les Ombres ainsi que ses hôtes abritent nombre de secrets et de présences mystérieuses.

Tout d’abord je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Librinova qui m’ont fait découvrir ce livre en Service Presse. Il s’agit d’un roman fantastique écrit par Eve Ruby Lenn. Sa plume est fluide et ses descriptions empreintes de poésie. Elle a créé tout un univers étrange et déconcertant autour d’une mystérieuse maison baptisée Les Ombres et de ses habitants Duncan et Killian Stredfort ainsi que leur gouvernante Sara. Tous trois abritent bien des mystères. Avec Les Ombres Les Observateurs, l’auteure nous offre un livre foisonnant, elle nous conte une multitude d’histoires, nous fait voyager dans le temps, nous délivre de beaux messages. Il y est question de justice, de vérité mais également de mystérieuses entités au service de cette justice et cette vérité qui hantent le domaine lorsque la nuit vient. Ses personnages sont très fouillés et leur psychologie bien étudiée.

Eve Ruby Lenn a un vocabulaire très riche qui nous permet de bien nous immerger dans cette époque victorienne. Par contre j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs, que le texte était beaucoup trop policé en particulier dans les dialogues ce qui pour moi a nui au rythme. Du coup je suis restée spectatrice,  à distance, je ne suis pas parvenue à véritablement m’attacher aux personnages, à ressentir leurs émotions. C’est dommage car l’histoire par elle-même est tout à fait surprenante et addictive.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Aventure, #Historique, #Malédiction, #Spéléologie, #Suspense, #Légendes

Résumé :

Amateurs d’Indiana Jones, ce livre est fait pour vous !

Il aura suffi d’un simple retard de bateau pour que, en trois jours, tout bascule.
Le musée de l’or de Bogota, l’évocation de la Colombie à l’époque des conquistadors, ce fameux Eldorado porteur de rêves, voici un fond d’écran presque magique pour le nouveau roman de Jean-Pierre Van Den Abeele, La Malédiction du Shaman.
À l’ombre des grands gisements d’or des montagnes de la Sierra Macarena, l’auteur nous entraîne dans un périple surprenant et riche d’émotions.
En route vers le lac sacré de Guatavita et l’aventure commence, ponctuée de fâcheuses rencontres avec les trafiquants et la corruption locale mais aussi de magnifiques surprises.
L’ancienne carte géographique conservée par le Padre Pio jouera-t-elle le rôle de talisman nécessaire pour venir en aide aux paysans pauvres de ces régions ?
Randonnée dangereuse, ancienne mine d’or à redécouvrir, monastère fortifié inaccessible, une quête teintée d’absolu, de passion et parsemée d’obstacles. Un parcours où les héros vont finir, semble-t-il, par gagner.
Mais attention au pouvoir du vieux shaman qui veille sur les tombes de ses ancêtres que toutes ces recherches profanent…

Cet ouvrage tient du récit d’aventures, avec l’histoire d’un groupe humain et l’histoire de la Colombie mises en perspective, mais c’est aussi le souffle de l’étrange et du mystère qui nous enveloppe.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Surprenant et addictif.

Je remercie La Compagnie Littéraire ainsi que le site Simplement pour ce Service Presse. J’ai été tout d’abord attirée par la magnifique couverture de « La malédiction du Shaman » qui m’a légèrement induite en erreur. Certes, il y a un shaman et une malédiction mais ils ne sont que très peu présents dans le livre.

Notre héros principal qui est aussi le narrateur se trouve à Bogota pour affaires. Il se lie d’amitié avec le conservateur du Musée de l’Or et suite à un retard de bateau, il décide de faire un peu de tourisme et de se rendre sur les bords du lac de Guatavita, lieu historique riche de légendes du mythique Eldorado à l’époque des Conquistadors. Hélas pour lui, il va être la victime naïve de deux escrocs, se retrouver en prison pour trafic d’objets d’art et obligé de verser une forte rançon à un commissaire lié aux deux bandits. Il va être incarcéré en compagnie d’un religieux prêtre, le Padre Pio qui n’a rien à voir avec le célèbre moine capucin canonisé de San Giovanni Rotondo. Le malheureux est également victime de la corruption du commissaire et est emprisonné car il refuse de lui communiquer certains renseignements concernant les emplacements d’une ancienne mine d’or et d’un monastère fortifié construit par les jésuites. Il confie un plan d’accès à la mine à notre héros en lui demandant de l’apporter à un de ses amis, Pablo Ortiz, un prêtre qui vit dans un petit village, San Miguel. Grâce à l’or, le père Pablo Ortiz pourra venir en aide aux campesinos.

Tous les ingrédients sont réunis pour la chasse aux trésors, une mystérieuse mine d’or et un non moins mystérieux monastère fortifié, tous deux nous ramenant à l’époque de l’Eldorado et des Conquistadors. Jean-Pierre van den Abeele nous offre des personnages attachants : le narrateur et Pablo Ortiz, courageux et idéalistes, mais aussi Ernesto qui de chef de cartel de drogue va devenir un de leurs meilleurs soutiens. L’auteur a une écriture élégante et soignée. Étant lui-même un spéléologue reconnu, on sent sa maîtrise dans les descriptions des grottes et leurs accès. Il sait maintenir notre intérêt d’un bout à l’autre du récit car cette chasse au trésor est riche en mésaventures, rebondissements, mauvaises rencontres et belles découvertes. Mais qu’en est-il du Shaman et de sa malédiction ?

Un livre qui ravira tous les fans d’Indiana Jones et tous les amateurs d’aventures.

Le Musée de l'Or à Bogota

Le Musée de l'Or à Bogota

Le Musée de l'Or à Bogota

Le Musée de l'Or à Bogota

Le Lac sacré de Guatavita

Le Lac sacré de Guatavita

Musée de l'Or à Bogota

Musée de l'Or à Bogota

Masque funéraire

Masque funéraire

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Anthologie, #Biographie, #Marie-Antoinette, #Historique

Résumé :

Cette anthologie rassemble exclusivement des textes écrits par des personnes qui ont connu la plus célèbre des reines de France. Les auteurs en sont, entre autres, sa portraitiste officielle, Elisabeth Vigée Le Brun, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de Louis XV, le duc de Choiseul, certaines de ses plus proches amies, comme la princesse de Lamballe, sa femme de chambre madame Campan ou la gouvernante des enfants de France, la duchesse de Tourzel.


Ces témoins de première main racontent Marie-Antoinette comme personnage privé tout autant que comme personnage public. Ils révèlent son intimité, sa parole, ses goûts, mais aussi la nature de ses rapports avec le roi, ses enfants, et ses passions amicales comme celle qu’elle a eue pour la duchesse de Polignac. On découvre comment elle a réagi aux scandales qui l’ont touchée, en particulier la fameuse affaire du collier. On aimait la qualifier de reine sotte et indigne du prestige Versailles ? On la voit défendre la monarchie avec courage et habilité. C’est aussi l’occasion de découvrir des anecdotes rarement relatées, comme sa toute première danse dans la Galerie des glaces, après son mariage avec Louis XVI, ou encore son opiniâtreté lors des interrogatoires par les révolutionnaires, avant son procès, à la prison du Temple. Et nous la suivons dans son calvaire jusqu’à la guillotine.


Voici Marie-Antoinette charmante et irritante, frivole et appliquée, ingénue et déterminée, souvent naïve, parfois calculatrice, toujours attachante.
En annexe, et pour la première fois en volume, on trouvera les deux lettres décryptées en 2016 de Marie-Antoinette à Axel de Fersen : « Je vous aime à la folie et (…) jamais, jamais je ne peux être un moment sans vous adorer. »

L'anthologie est réalisée et préfacée par Arthur Chevallier, déjà auteur dans les Cahiers rouges des anthologies Napoléon raconté par ceux qui l'ont connu et Le Cahier rouge des chats.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Tout à fait passionnant !

J’ai toujours été fascinée par la vie de Marie-Antoinette et par son tragique destin. Aussi quand j’ai découvert cette anthologie, je me suis précipitée pour me la procurer. J’étais d’autant plus intéressée que sa vie est racontée par ceux qui l’ont connue, qui l’ont côtoyée, ce sont donc des témoignages précieux. Celle que l’on a appelée méchamment « l’Autrichienne » a tout d’abord été adulée par le peuple à son arrivée en France à l’âge de 14 ans pour épouser Louis XVI, alors Dauphin de France. Reine à 18 ans, elle devient mère à 23 ans et est guillotinée alors qu’elle a 38 ans.

La haine envers Marie-Antoinette est d’abord née à la Cour, le soir-même de son mariage, à cause d’une histoire d’étiquette qui a indisposé les Duchesses. Elle n’est encore qu’une enfant dont l’éducation a été superficielle mais elle va se montrer paresseuse et mauvaise élève en ne laissant échapper aucune occasion de fuir ses devoirs. La Dauphine s’ennuie et le montre. Ignorante, moqueuse, méprisant les usages et l’étiquette, Marie-Antoinette va s’aliéner dès les premiers jours les dames de la Cour et les courtisans dont la méchanceté était aussi féroce que célèbre.

« Quand on peut tout ce que l’on veut, il n’est pas aisé de ne vouloir que ce que l’on doit. » écrivait Louis XIV dans un Mémoire pour l’instruction du dauphin. Hélas pour elle, Marie-Antoinette voulait les droits tout en repoussant les devoirs. Elle va multiplier les imprudences. Coquette, frivole, dépensière, « l’Autrichienne » devient « madame déficit » et pour finir « madame veto ».

Et pourtant elle était pleine de charme et de séduction à un point tel que même ses détracteurs le reconnaissaient. Comment ne pas être touché par sa jeunesse et son désir « révolutionnaire » de vivre libre, entourée d’ami(e)s qui lui sont chers, son bonheur d’être mère et de vouloir élever ses enfants ? Mais c’est surtout dans l’adversité que Marie-Antoinette révèlera toute sa grandeur et son courage. Les derniers mois de sa vie la montrent admirable dans la douceur qu’elle a montré face à ses accusateurs et à leurs monstrueuses accusations, la fermeté avec laquelle elle a gravi les marches de l’échafaud.

Aussi je dis un grand merci à Arthur Chevallier qui l’a faite revivre à travers les écrits de madame Campan sa première femme de chambre, du général Dumouriez, de Fouquier-Tinville, de sa portraitiste madame Vigée-Lebrun, de la duchesse de Tourzel, la gouvernante de ses enfants… Et la liste est loin d’être exhaustive.

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