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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Articles avec #biographie catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Biographie, #Historique, #Révolution française, #Monarchie, #Politique

Résumé :

La vie, la personnalité et les enjeux entourant l'enfant roi esseulé, emprisonné, sans trône et sans pouvoir, dernier espoir de la monarchie. 

Louis-Charles de France, second fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette d’Autriche, devenu Louis XVII avec la mort de son père, est généralement connu comme l’enfant du Temple, et le « mystère » de sa mort fascine depuis plusieurs générations.
Le propos de cet ouvrage n’est pas seulement de revenir sur ce « mystère », mais d’étudier une figure royale, celle d’un petit prince devenu dauphin puis roi à une époque où la royauté n’est plus le gouvernement officiel de la France. C’est à la fois un roi esseulé, emprisonné, sans trône et sans pouvoir, mais aussi un roi adulé, seul espoir de cette partie de la France qui refuse la Révolution et ses changements politiques. C’est enfin un roi imaginé, réinventé, par la Restauration et par ceux qui, jusqu’au milieu du XIXe siècle, croient en sa survie. A travers la figure méconnue de Louis XVII, c’est la question de la royauté française, de sa crise, de son incarnation et de son légendaire qui est au cœur de ce livre. 
Appuyée sur une documentation profondément renouvelée, l'historienne propose la biographie de référence qui manquait.

Mon avis :

Une étude très complète des dix années de vie du fils de Louis XVI et Marie-Antoinette.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Perrin pour l’envoi de ce Service Presse. J’ai toujours été curieuse de savoir ce qu’il en était réellement pour Louis XVII. Était-il mort au Temple ou au contraire était-il parvenu à s’en échapper ? Et si oui, qu’était-il devenu ?

Précisons tout d’abord qu’il ne s’agit pas d’un ouvrage romancé sur la vie de l’enfant martyr du Temple mais d’une étude très sérieuse et approfondie de celui qui vécut choyé et éduqué en tant que prince et duc de Normandie tout d’abord. Il est confié à la favorite de Marie-Antoinette, la duchesse de Polignac. En 1789, la mort de son frère aîné fait de lui le Dauphin et c’est désormais la marquise de Tourzel qui devient sa gouvernante, la duchesse de Polignac ayant choisi d’émigrer. Il est le Dauphin mais il n’y a plus de monarchie, l’Assemblée Nationale s’y étant substituée. Prisonnier, arraché à sa famille, orphelin considéré comme un otage, il mourra au Temple à l’âge de 10  ans.

Hélène Becquet a une écriture précise et incisive. Elle nous relate les faits sans en rajouter. Avec la mort de Louis XVII, c’est le dernier espoir des royalistes qui s’effondrait. Faut-il s’étonner alors que beaucoup se soient accrochés à l’idée d’une évasion du Temple, d’une substitution de l’enfant roi, d’une miraculeuse survie ? L’auteure a enquêté sur tous les prétendants au Trône, nous démontrant les subterfuges utilisés. Nous le savons aujourd’hui avec certitude que l’enfant mort de tuberculose au Temple était bien Louis XVII.

Hélène Becquet a su nous faire entrer dans l’intimité de la famille royale et tout particulièrement dans celle du Dauphin. Elle nous le montre en famille, en train de jouer, en représentation. Elle fait revivre pour nous tous les protagonistes du drame mais également tous les enjeux politiques. Une belle étude historique qui replace les faits dans leur contexte.

« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin
« Louis XVII » par Hélène Becquet — Éditions Perrin

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Cinéma, #Hollywood, #Stars, #Biographie, #Témoignage, #Ségrégation, #Avortement

Résumé :

Quatre beautés à perdre la tête. Quatre déesses qui partagent tout, les amants, les fous rires, les coupes de champagne.
Si Lana Turner, Ava Gardner, Grace Kelly et Lena Horne ont des vies de légende, l’histoire de leur bande tient du conte de fées, qui commence dans l’Amérique oubliée des années 1940-1950. Lana, fille d’ouvriers, rencontre Ava, échappée du Sud profond. Perdues dans les studios de la MGM, elles deviennent inséparables. Mêmes soirées, mêmes robes, même réveil à 5 heures pour avoir, à midi, l’éclat que l’on attend d’une star. Bientôt Lena Horne, première égérie noire du cinéma américain, les rejoint. Avec Ava, Grace Kelly, bon chic bon genre qui n’est pas encore princesse, s’autorise elle aussi bien des audaces.
Suivez ces indomptables dans un Hollywood vénéneux qui se joue des interdits. Au gré de leurs chemins de traverse, elles vous feront goûter le vent de la liberté.

Mon avis :

 

Splendeurs et misères de quatre stars hollywoodiennes.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Fayard pour ce Service Presse qui m’a permis de découvrir les biographies croisées de Lana Turner, Ava Gardner, Lena Horne et Grace Kelly lorsqu'elles étaient actrices pour la MGM à l’âge d’or d’Hollywood.

Lana Turner a 16 ans lorsqu’elle est repérée dans un bar par un reporter qui lui propose de la recommander auprès des studios de la MGM. Ava Gardner a 19 ans lorsqu’un chercheur de talents flashe sur un de ses portraits. Quant à Lena Horne, elle est la première femme Afro-américaine à être engagée par la MGM. Grace  Kelly se joindra au trio une dizaine d’années plus tard.

Lana, Ava et Lena ont en commun une enfance difficile. La MGM va totalement les “fabriquer”. Lana a dû changer son prénom, à l’origine elle s’appelait Judy, elle doit apprendre sa biographie inventée de toutes pièces par la MGM, abandonner son accent, veiller à la couleur de sa chevelure. Cela prendra 5 ans. Ava est une magnifique sauvageonne qui adore aller pieds nus, a un accent épouvantable et est terrorisée par la caméra. Elle  commencera à boire pour surmonter sa nervosité.  Avec Lana, elles deviennent inséparables et découvriront Lena Horne lors d’une soirée. Pour Lena, rien n’est facile. Nous sommes en pleine Ségrégation, elle est trop blanche pour les Noirs et trop noire pour les Blancs. Toutes les trois vont partager les amants, les maris — je pense en particulier à Artie Shaw, Franck Sinatra — les nuits trop arrosées, les confidences. Plus tard, Grace Kelly les rejoindra et Clark Gable deviendra l’un de leurs partages. Une seule règle : “chacune attend que l’autre en ait fini avec l’amant ou le mari du moment”.

Florence Colombani à travers les biographies de ces quatre stars fait revivre toute une époque et c’est passionnant. Sa plume fluide et limpide, sa parfaite connaissance du sujet donnent vie à ces quatre femmes qui ont marqué plusieurs générations et continuent à nous émouvoir.

Leo le lion est la mascotte du studio hollywoodien Metro-Goldwyn-Mayer.

Leo le lion est la mascotte du studio hollywoodien Metro-Goldwyn-Mayer.

Lana Turner Sweater

Lana Turner Sweater

Lana Turner aux jambes interminables

Lana Turner aux jambes interminables

Artie Shaw et Lana Turner

Artie Shaw et Lana Turner

« Les indomptables » par Florence Colombani — Éditions Fayard
Ava Gardner et Mickey Rooney

Ava Gardner et Mickey Rooney

Ava Gardner et Artie Shaw

Ava Gardner et Artie Shaw

Lana Turner et Ava Gardner

Lana Turner et Ava Gardner

Lena Horne

Lena Horne

Lena Horne dans La pluie qui chante (1946)

Lena Horne dans La pluie qui chante (1946)

« Les indomptables » par Florence Colombani — Éditions Fayard
« Les indomptables » par Florence Colombani — Éditions Fayard
Le train sifflera trois fois : Grace Kelly et Gary Cooper

Le train sifflera trois fois : Grace Kelly et Gary Cooper

Mogambo : Grace Kelly, Ava Gardner et Clark Gable

Mogambo : Grace Kelly, Ava Gardner et Clark Gable

Mogambo

Mogambo

Grace Kelly

Grace Kelly

« Les indomptables » par Florence Colombani — Éditions Fayard

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Anthologie, #Biographie, #Marie-Antoinette, #Historique

Résumé :

Cette anthologie rassemble exclusivement des textes écrits par des personnes qui ont connu la plus célèbre des reines de France. Les auteurs en sont, entre autres, sa portraitiste officielle, Elisabeth Vigée Le Brun, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de Louis XV, le duc de Choiseul, certaines de ses plus proches amies, comme la princesse de Lamballe, sa femme de chambre madame Campan ou la gouvernante des enfants de France, la duchesse de Tourzel.


Ces témoins de première main racontent Marie-Antoinette comme personnage privé tout autant que comme personnage public. Ils révèlent son intimité, sa parole, ses goûts, mais aussi la nature de ses rapports avec le roi, ses enfants, et ses passions amicales comme celle qu’elle a eue pour la duchesse de Polignac. On découvre comment elle a réagi aux scandales qui l’ont touchée, en particulier la fameuse affaire du collier. On aimait la qualifier de reine sotte et indigne du prestige Versailles ? On la voit défendre la monarchie avec courage et habilité. C’est aussi l’occasion de découvrir des anecdotes rarement relatées, comme sa toute première danse dans la Galerie des glaces, après son mariage avec Louis XVI, ou encore son opiniâtreté lors des interrogatoires par les révolutionnaires, avant son procès, à la prison du Temple. Et nous la suivons dans son calvaire jusqu’à la guillotine.


Voici Marie-Antoinette charmante et irritante, frivole et appliquée, ingénue et déterminée, souvent naïve, parfois calculatrice, toujours attachante.
En annexe, et pour la première fois en volume, on trouvera les deux lettres décryptées en 2016 de Marie-Antoinette à Axel de Fersen : « Je vous aime à la folie et (…) jamais, jamais je ne peux être un moment sans vous adorer. »

L'anthologie est réalisée et préfacée par Arthur Chevallier, déjà auteur dans les Cahiers rouges des anthologies Napoléon raconté par ceux qui l'ont connu et Le Cahier rouge des chats.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Tout à fait passionnant !

J’ai toujours été fascinée par la vie de Marie-Antoinette et par son tragique destin. Aussi quand j’ai découvert cette anthologie, je me suis précipitée pour me la procurer. J’étais d’autant plus intéressée que sa vie est racontée par ceux qui l’ont connue, qui l’ont côtoyée, ce sont donc des témoignages précieux. Celle que l’on a appelée méchamment « l’Autrichienne » a tout d’abord été adulée par le peuple à son arrivée en France à l’âge de 14 ans pour épouser Louis XVI, alors Dauphin de France. Reine à 18 ans, elle devient mère à 23 ans et est guillotinée alors qu’elle a 38 ans.

La haine envers Marie-Antoinette est d’abord née à la Cour, le soir-même de son mariage, à cause d’une histoire d’étiquette qui a indisposé les Duchesses. Elle n’est encore qu’une enfant dont l’éducation a été superficielle mais elle va se montrer paresseuse et mauvaise élève en ne laissant échapper aucune occasion de fuir ses devoirs. La Dauphine s’ennuie et le montre. Ignorante, moqueuse, méprisant les usages et l’étiquette, Marie-Antoinette va s’aliéner dès les premiers jours les dames de la Cour et les courtisans dont la méchanceté était aussi féroce que célèbre.

« Quand on peut tout ce que l’on veut, il n’est pas aisé de ne vouloir que ce que l’on doit. » écrivait Louis XIV dans un Mémoire pour l’instruction du dauphin. Hélas pour elle, Marie-Antoinette voulait les droits tout en repoussant les devoirs. Elle va multiplier les imprudences. Coquette, frivole, dépensière, « l’Autrichienne » devient « madame déficit » et pour finir « madame veto ».

Et pourtant elle était pleine de charme et de séduction à un point tel que même ses détracteurs le reconnaissaient. Comment ne pas être touché par sa jeunesse et son désir « révolutionnaire » de vivre libre, entourée d’ami(e)s qui lui sont chers, son bonheur d’être mère et de vouloir élever ses enfants ? Mais c’est surtout dans l’adversité que Marie-Antoinette révèlera toute sa grandeur et son courage. Les derniers mois de sa vie la montrent admirable dans la douceur qu’elle a montré face à ses accusateurs et à leurs monstrueuses accusations, la fermeté avec laquelle elle a gravi les marches de l’échafaud.

Aussi je dis un grand merci à Arthur Chevallier qui l’a faite revivre à travers les écrits de madame Campan sa première femme de chambre, du général Dumouriez, de Fouquier-Tinville, de sa portraitiste madame Vigée-Lebrun, de la duchesse de Tourzel, la gouvernante de ses enfants… Et la liste est loin d’être exhaustive.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Biographie

Résumé :

Il y a un an disparaissait Edmonde Charles-Roux.

La première biographie de cette femme aux mille vies.

Elle, c’est Edmonde Charles-Roux. Résistante, grande amoureuse, écrivain à succès, prêtresse de la mode, croisée socialiste, présidente de l’académie Goncourt, égérie d’un groupe de rap… Une femme aux mille vies, passionnée et engagée, romanesque en diable.

Née en 1920, fille d’un ambassadeur à Rome auprès du Saint-Siège, elle est élevée dans des palais italiens, au milieu des artistes, des princes et des papes. Elle semble promise à une vie bien rangée. Mais en 1940, elle s’engage comme infirmière-ambulancière, avant de rejoindre la clandestinité. À la Libération, cette caporal-chef de la Légion étrangère, décorée de la croix de guerre, devient journaliste à Elle, puis révolutionne Vogue. Son premier roman obtient le prix Goncourt. De Gaulle lui confiera : « Madame, vous votez mal mais vous écrivez bien. » Grande bourgeoise aimantée par les marginaux, elle devient la muse d’écrivains célèbres, de peintres et de photographes d’avant-garde. C’est aussi une féministe qui ne craint pas les diables macho. Avec Gaston Deferre, le flamboyant maire de Marseille, ministre de l’Intérieur de Mitterrand, elle forme un couple légendaire qui navigue entre les ors de la République et le monde ouvrier, les bals du gotha et la fête de l’Huma.

Rebelle, courageuse, pétrie de désirs, de talents et de contradictions, Edmonde assume tout. Une femme libre, tout simplement.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Passionnant ! Mieux qu’une héroïne de fiction, une héroïne dans la vie !

La vie d’Edmonde Charles-Roux est un véritable roman. Jean-Noël Liaut la ressuscite pour nous et avec elle, c’est tout le XXe siècle qui défile. Edmonde est née le 17 avril 1920 et morte le 20 janvier 2016. Entre ces deux dates, nous pouvons dire qu’elle a eu plusieurs vies.

Fille de diplomate, son enfance m’a rappelé les livres de la Comtesse de Ségur. Mais Edmonde est avant tout une rebelle et une femme de convictions. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle a 20 ans, elle est la première femme qui s’engage. Elle servira comme infirmière et ambulancière dans le 11ème régiment étranger d’infanterie de la Légion étrangère. Blessée en mars 1940 alors qu’elle secourt un légionnaire, elle est élevée au rang de caporal-chef de réserve dans la Légion étrangère, décorée de la Croix de guerre et citée à l’Ordre de l’Armée. Durant l’Occupation, elle entre dans la Résistance. Lors de la libération de Marseille, le général de Lattre l’entraîne dans la campagne Rhin et Danube et la nommera assistante sociale divisionnaire de la 5ème Division blindée.

À la Libération, elle a 25 ans et se lance dans le journalisme : elle commence au bas de l’échelle dans l’hebdomadaire Elle puis devient courriériste pour Vogue avant d’en devenir la rédactrice en chef et de révolutionner le magazine. Grâce à elle, la mode et le luxe se démocratisent et elle fait appel aux artistes les plus révolutionnaires de l’époque qu’ils soient écrivains, journalistes, peintres, grands couturiers. Seul le talent est pris en compte.

Jean-Noël Liaut nous dresse le portrait passionnant d’une femme rare qui est un véritable paradoxe. Grande bourgeoise à l’allure distante et réservée, elle aime les hommes, tous les hommes pourvu qu’ils soient intelligents et elle multiplie les aventures, collectionne les amants. Aussi élégante de corps que d’esprit, elle est d’une fidélité sans faille dans ses amitiés et n’hésite pas à monter au créneau pour défendre la réputation d’un André Derain soupçonné à tort de collaboration. En 1966 elle sera licenciée par la maison mère de Vogue pour avoir mis en couverture une femme mannequin noire. Il est plus que probable que ce motif fût un prétexte pour se débarrasser d’une femme dont les prises de position et surtout l’amitié pour les Aragon, communistes notoires dérangeaient fortement.

Edmonde Charles-Roux, c’est encore une femme de lettres, féministe et libre, qui reçut le prix Goncourt pour son roman « Oublier Palerme » quelques mois après son licenciement de Vogue et qui écrivit deux livres sur Coco Chanel ainsi que quelques biographies.

C’est également une femme de la gauche caviar : sa rencontre avec le légendaire Gaston Deferre, maire de Marseille connu pour ses accointances avec le milieu marseillais et plus tard ministre de l’Intérieur sous François Mitterrand va la transformer. Finies les liaisons multiples, elle apprend à se dévouer à un seul homme et ils vont former un couple mythique. Aventurière, grande bourgeoise et amie des communistes, reine du snobisme en tailleur Chanel et collier de perles, elle ne manquait pas une fête de l’Humanité et se rendait ensuite à un dîner chez les Rothschild sans renier une seule de ses convictions.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Allary qui m’ont donné l’opportunité de redécouvrir cette grande dame qu’était Edmonde Charles-Roux : une rebelle avant tout, une travailleuse acharnée, une femme libre et anticonformiste, une grande amoureuse et une femme de convictions.

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