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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

gilles milo-vaceri

Résumé :

En Bretagne, près du Yeun Elez, un chasseur de fantômes se volatilise au cours d’une enquête, deux enfants disparaissent et un homme est crucifié puis battu à mort.

Le procureur s’affole et appelle le commandant Gerfaut en renfort. Quand celui-ci apprend que cette terre de légendes est aussi appelée la porte de l’enfer, il sait qu’il va affronter l’improbable, à commencer par le secret de la citadelle des maudits.

Habitué aux tueurs sadiques et à défier l’invisible, Gerfaut s’attend au pire.

Malheureusement, il y a toujours un pire au pire…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Un très grand Gerfaut !

Tout d’abord un immense merci aux Éditions du 38 pour leur confiance et l’envoi de La Citadelle des Maudits en service presse. Mention spéciale pour la beauté de la couverture. Anne-Eléonor Olivier qui a réalisé la couverture est une véritable artiste. Elle a su rendre admirablement l’atmosphère du livre.

Huelgoat

Rien ne va plus dans le petit village breton de Huelgoat. Cela a commencé par la disparition d’une jeune femme, puis ce sont deux enfants que l’on ne retrouve plus sous leur tente au réveil. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’un retraité qui promenait son chien a découvert le cadavre d’un homme crucifié et battu à mort. Nous sommes en juillet 2020, les forces de l’Ordre sont en sous-effectif et débordées. Le procureur fait appel à Gabriel Gerfaut, l’as des As de la Crim, spécialiste des tueurs en série et de toutes les affaires bizarres et tordues.

Cette dixième enquête du commandant Gabriel Gerfaut se situe donc en Bretagne, plus précisément dans le magnifique village de Huelgoat et sa forêt légendaire. Irina Rozanoff-Gorski, jeune femme slave aussi belle qu’intelligente, a pour son malheur épousé Yves Bellec, un riche armateur breton très doué pour les affaires. Il a hérité d’un château, le château de Rupenn, plus communément appelé par les gens de la région, la Citadelle des Maudits, et il en a fait son domicile.

Dans le château, Irina doit faire face à tout un tas de faits angoissants : déplacements d’objets, clés qui disparaissent, sensation d’une présence, portes qui s’ouvrent seules, ombres, murmures de voix, bruits de pas, rires malveillants, et pire encore… Bien qu’elle soit une femme forte et équilibrée, elle en a perdu le sommeil et a dû se résoudre à prendre des somnifères et des anxiolytiques. Quant à son mari, il ne sait que se moquer d’elle et la faire passer pour folle. C’est un homme détestable, grossier, odieux, qui la trompe sans vergogne. Irina qui n’en peut plus a quand même obtenu de lui l’autorisation de faire venir une équipe de scientifiques, « chasseurs de fantômes », spécialistes du paranormal, pour étudier les phénomènes et établir si le château est hanté ou non.

Avec La Citadelle des Maudits, Gilles Milo-Vacéri nous offre un thriller paranormal époustouflant, avec une enquête ciselée où chaque fait a son importance. Rien n’est gratuit dans son écriture. Tout est organisé à la manière d’un puzzle où chaque pièce a sa place bien définie. L’une des marques de l’auteur est l’humour que l’on rencontre dans les réflexions, les dialogues, qui apporte une note de légèreté à un scénario angoissant, fertile en rebondissements dramatiques.

Gilles Milo-Vacéri est aussi doué pour créer des personnages attachants que d’autres parfaitement odieux. Yves Bellec est détestable et j’ai vraiment eu envie de l’étrangler plusieurs fois durant ma lecture tellement il est abject.

Comme toujours, j’ai été impressionnée par tout le travail de recherches effectué par Gilles. À le lire, j’ai eu l’impression qu’il était lui-même un chasseur de fantôme chevronné. De plus, il maîtrise à la perfection l’art du page-turner : une fois le livre commencé, il est pratiquement impossible de le lâcher avant d’être arrivé à la dernière page, ce qui me vaut à chaque fois une nuit blanche.

Son équipe de chasseurs de fantômes brille par le professionnalisme et le sérieux de ses membres. Ils cumulent les diplômes et spécialisations. De plus, ils sont attachants et leur amitié fait chaud au cœur, surtout en ce qui concerne deux de leurs membres. J’ai été vraiment touchée par l’inquiétude et la souffrance de Mateo.

Les policiers et gendarmes qui sont sur l’enquête donnent également un magnifique témoignage de dévouement et d’empathie. Quant à l’amitié qui règne entre certains d’entre eux, elle est des plus sympathiques et leur fait honneur.

Gabriel Gerfaut et son équipe font leur apparition environ au tiers du livre. Gilles Milo-Vacéri a pris soin de bien mettre en place ses personnages ainsi que l’intrigue. C’est avec joie que j’ai retrouvé mon enquêteur préféré ainsi que sa compagne et âme damnée, Adriana Guivarch, et leur coéquipier, Paul Castani. À eux trois, ils forment une équipe soudée où l’amour, l’amitié et le respect ne sont pas de vains mots.

Suivre le commandant Gerfaut dans une enquête, c’est plonger dans un savoir-faire unique en son genre. Malgré un caractère de cochon, c’est quelqu’un d’adorable, d’une grande simplicité et d’une humilité et sincérité incroyables. Il n’hésite pas à reconnaître quand il a peur. Il carbure au café, ne prend jamais de notes et enregistre tout dans « ses petits tiroirs ». Il se souvient de tout, discerne des éléments qui échappent à tout le monde et en tire les conclusions qui s’imposent. Généralement il a plusieurs coups d’avance sur tous les enquêteurs et quand il nous révèle enfin la vérité et ce qui l’a conduit à cette réflexion, on se dit « mais oui, bien sûr… » En plus de ses petits tiroirs, Gabriel a un radar à danger : les fourmis dans sa nuque. Il déteste le code de procédure avec lequel il prend de grandes libertés et a son dossier spécial à l’IGPN qui a renoncé à le poursuivre. Il déteste la politique et une majorité d’hommes politiques et ne se laisse arrêter par rien ni personne. Malheur aux arrogants et hommes pleins de suffisance ! Sa confrontation avec un Yves Bellec irrespectueux, imbu de lui-même et grossier, est jubilatoire. Seule Adriana parvient à le canaliser ; elle lui est d’une aide indispensable. Quant à Paul Castani, le dernier arrivé, il s’est fait une place de choix dans ce trio. Il se conduit en véritable gentleman, on le découvre davantage dans cette enquête : sympathique, attachant, touchant.

En ce qui concerne l’enquête, j’en dirai très peu pour ne pas vous gâcher la surprise. Comme l’a écrit l’auteur dans son résumé, « Malheureusement, il y a toujours un pire au pire… » Gerfaut va se trouver face à un tueur atypique qui ne rentre pas dans les schémas habituels et dont les crimes sont de plus en plus atroces, bestiaux, barbares. Les disparitions et les meurtres s’enchaînent, le ou les mobiles sont difficiles à trouver, aucun témoin, des suspects inexistants et pour ne rien arranger, une météo désastreuse.

Un des points forts de Gabriel Gerfaut, parmi tant d’autres, c’est sa technique d’interrogatoire. Honnêtement, c’est de la torture psychologique. J’avais beau détester son suspect, je n’ai pas pu m’empêcher de le plaindre, d’éprouver de la pitié pour lui. Et pourtant… Bravo monsieur Gilles Milo-Vacéri, non seulement vous brouillez les pistes mais en plus vous êtes arrivé à me retourner le cerveau.

Jusqu’au bout, le sort va s’acharner sur nos enquêteurs et ce diable d’auteur arrive à nous bouleverser jusqu’à la fin. Et quand enfin le commandant Gerfaut nous explique les tenants et aboutissants de l’enquête, que nous avons tous les éléments, je me suis retrouvée avec un cas de conscience pratiquement insoluble. À ce jour je ne l’ai toujours pas résolu. Gilles Milo-Vacéri est un maître ès pirouettes !

En conclusion, La Citadelle des Maudits est un grand Gerfaut. En plus il me semble que cette enquête marque un tournant, je peux me tromper et les enquêtes suivantes me confirmeront mon impression ou pas. Je ne peux que vous recommander sa lecture. J’irai même plus loin, je vous recommande toute la série. Certes chaque livre est indépendant et peut être lu séparément, mais les lire dans l’ordre vous donnera l’occasion de suivre l’évolution des personnages. J’avoue que je les aime tous et que je les retrouve comme des amis très chers qui me manquent lorsque j’ai tourné la dernière page.

Les informations utiles

Parution : 25 septembre 2020

Versions : numérique & broché

Pages : 432

Prix version numérique : 6,99 €

Prix version broché : 22,00 €

Les liens d’achat

○ Amazon Kindle : https://www.amazon.fr/citadelle-maudits-enquêtes-commandant-Gabriel-ebook/dp/B08DNSG7HV/

○ Amazon broché : https://www.amazon.fr/Citadelle-maudits-Enquêtes-commandant-Gabriel/dp/2374537889/

○ Kobo : https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/la-citadelle-des-maudits

○ Éditeur : https://www.editionsdu38.com/38-rue-du-polar/gilles-milo-vaceri/la-citadelle-des-maudits/

 

 

Yeun Elez... les portes de l'enfer

 

La forêt légendaire de Huelgoat

 

Huelgoat dans le Finistère

 

Huelgoat et son lac

 

Salle d'armes

 

 

 

Le lac Saint Michel

 

 

Les marais de Yeun Elez

 

Dessin de l'ankou, sa charrette et sa faux

 

Pension Mirabelle

 

Chapelle Saint Michel, Mont Saint-Michel de Brasparts

 

Oubliettes

 

Chambre de torture médiévale

 

Chambre de torture

 

Marion du Faouët

 

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Résumé :

14 janvier 2020. 

À Amiens, le corps mutilé d’une adolescente est découvert, accompagné d’un message exigeant que le commandant Gerfaut mène l’enquête personnellement. Celui-ci se rend donc de toute urgence sur les lieux. Le tueur publie alors une lettre ouverte dans laquelle il annonce qu’il va sacrifier douze vierges. Pour chacune, il écrira une énigme indiquant où sera déposée la prochaine victime. 

Gerfaut comprend qu’il affronte un dangereux illuminé. Furieux, il se jette dans la bataille, bien décidé à stopper la sinistre série.  

Pourtant, jour après jour, les cadavres s’entassent et l’assassin court toujours…

Chronique Coup de  cœur : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un tueur machiavélique, une enquête à énigmes qui fait froid dans le dos, un grand Gerfaut !

Dès les premières lignes, Gilles Milo-Vacéri nous plonge dans l’horreur et il faut avoir le cœur bien accroché pour lire le prologue. J’en suis ressortie nauséeuse. Nous assistons à l’enlèvement d’une adolescente de seize ans, Mathilde, violoniste virtuose, et j’ai été bouleversée par cette vie si pleine de promesses qui allait être fauchée de la plus cruelle et monstrueuse façon par la folie d’un tueur diabolique. Ce psychopathe schizophrène se voit comme l’Élu de Dieu qui lui parle et lui dicte sa conduite. J’ai vraiment eu envie de vomir à la lecture de ses pensées et de ses actes. Heureusement que par la suite, on lui donne moins la parole car je n’aurais pas pu continuer et je salue tout le talent de l’auteur qui sait à merveille jouer avec nos sentiments. Je me suis d’ailleurs demandé comment quelqu’un de si gentil pouvait créer des scènes si abominables.

Heureusement, dans le premier chapitre, nous retrouvons l’as de la Crim, le spécialiste des tueurs en série, le commandant Gabriel Gerfaut et il nous offre une surprise de taille. Lui, le réfractaire à toute convocation, surtout lorsqu’il s’agit des séances trimestrielles de tir obligatoires, s’est présenté au stand de tir et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il sait bien tirer. En quelques paragraphes, j’ai retrouvé tout l’humour de Gilles et la profonde complicité qui unit Gerfaut à son équipe. Que du bonheur ! Répondant à l’appel du Vieux, surnom affectueux donné au commissaire divisionnaire Gustave Marcelli, Gerfaut ne peut s’empêcher de le titiller. Mais il va bien vite perdre sa bonne humeur en découvrant les clichés du cadavre de Mathilde et le message que le meurtrier lui adresse. Celui-ci a assassiné Mathilde pour le faire venir à Amiens  et annonce déjà un second meurtre. Gabriel est fou de rage et son divisionnaire craint qu’il ne mette Amiens à feu et à sang. Adriana parviendra-t-elle à le retenir ou du moins à le modérer ?

Autant l’histoire est sombre, autant le style de l’auteur est clair, lumineux. Il colle à l’action et j’ai eu l’impression d’assister au déroulement d’un film. J’ai été immédiatement happée par l’histoire et je n’ai pas pu lâcher mon livre avant la fin, comme toujours avec Gilles Milo-Vacéri. Il maîtrise à merveille l’art du suspense, des rebondissements. Ici j’ai  été impressionnée par le nombre et la diversité des lieux de crime — de toute beauté les lieux et cela rend les assassinats encore plus choquants — et plus que tout par les énigmes que le tueur laisse sur les corps afin d’indiquer le lieu où reposera sa prochaine victime. Respect Monsieur l’Auteur, c’est du grand art ! Et je suis dans l’admiration pour tout le temps consacré au travail de recherche et pour l’intelligence vraiment machiavélique qui a présidé à l’élaboration des énigmes…

Le commandant Gerfaut se bat contre un tueur d’une intelligence redoutable qui le met en échec. En effet, malgré tous ses efforts et ceux de son équipe, il ne parvient pas à le stopper. Le profil qu’il en a dressé est impressionnant de vérité et ce n’est plus une course contre la montre mais une course contre la mort qui s’engage. Gerfaut, habité par une colère qui ne cesse de grandir et une culpabilité pire encore,  va atteindre des sommets de mauvaise foi, prendre tous les risques au mépris de sa sécurité, se montrer plus teigneux que jamais. Et dans le même temps, je n’ai pu qu’admirer sa générosité, sa profonde humanité, sa compassion envers les parents des victimes. À travers Gabriel Gerfaut, l’auteur aborde avec finesse et délicatesse des sujets de société tels que le manque de moyens, de reconnaissance, d’effectifs auxquels doivent faire face les forces de l’Ordre ainsi que les limites de la Justice mais aussi la situation douloureuse et scandaleuse des SDF.

Avec ce tueur, l’auteur nous plonge dans la folie la plus abjecte. Celui qui se fait appeler Aldo Aïbiri est vraiment un grand, très grand malade. À vomir. « Schizophrène à tendance paranoïde et délire d’illumination religieuse », il semble en vouloir personnellement à Gerfaut. Et si un tueur en cachait un autre ? En même temps, on a beau se dire qu’il s’agit d’une fiction, on ne peut s’empêcher de penser que souvent la réalité dépasse la fiction. C’est ce qui rend la lecture du Sang des douze Vierges si prenante et bouleversante. Comment ne pas avoir le cœur broyé devant ces vies fauchées si injustement, la douleur, l’angoisse et puis l’effondrement des parents ? Comment ne pas bouillir de frustration devant les rebondissements et fausses pistes que multiplie l’auteur ? Et peut-être le pire, comment ne pas avoir envie de bafouer la loi et faire justice soi-même ?

Cette neuvième enquête du commandant Gabriel Gerfaut est pour moi l’une des plus prenantes et des plus compliquées. N’y manque même pas la touche de surnaturel propre à Gilles Milo-Vacéri. Intense, machiavélique, ce thriller nous fait ressentir à l’instar de ses personnages des émotions puissantes, décapantes. Tout est disséqué, ciselé par l’écriture de l’auteur qui nous a entraînés tellement loin que je ne peux que me demander comment il va faire pour que la suite soit dans la continuité.

Les liens d’achat

 

La fontaine Saint-Cyr Pont-de-Metz

 

Amiens, rue des Cordeliers, square Pierre-Marie-Saguez, vestiges de l'ancien couvent des Franciscains dit des Cordeliers

 

Église Notre Dame de la Nativité, Saveuse

 

Dague fantasy Dragon

 

Cathédrale Notre-Dame d'Amiens

 

Cathédrale d'Amiens

 

Nef de la Cathédrale d'Amiens

 

Retable Cathédrale d'Amiens

 

Chapelle Saint Pierre et Saint Paul - Cathédrale d'Amiens

 

Menhir de Dreuil-lès-Amiens

 

La tombe de Jules Verne au cimetière de la Madeleine à Amiens

 

Maison de Jules Verne

 

Église Saint-Pierre de Poulainville

 

Abbatiale Saint Pierre de Corbie

 

Église Saint Vincent de Bertangles

 

L'apothéose de Jeanne d'Arc Église St Jean Baptiste à Allonville

 

L'apothéose de Jeanne d'Arc

 

Église Saint Jean-Baptiste à Allonville

 

Cirque Jules Verne - Amiens

 

Cirque Jules Verne

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Enquête, #Gerfaut, #Gilles Milo-Vacéri, #Thriller, #Suspense

Résumé :

24 décembre 1999

Fraîchement émoulu de l’école de police où il a excellé, le lieutenant Gabriel Gerfaut a choisi la prestigieuse Brigade Criminelle de Paris pour y faire carrière. Depuis quatre mois, sous les ordres du capitaine André Gramont, alcoolique et déjà aigri, il ronge son frein en préparant le café ou en tapant les Procès-Verbaux interminables de son supérieur.

En cette veille de Noël, quand le commissaire divisionnaire Gustave Marcelli débarque dans le service, son destin va basculer…

Découvrez les premiers pas du célèbre commandant Gabriel Gerfaut au 36 Quai des Orfèvres, le héros à l’origine de la série best-seller.

Ce court roman explique pourquoi Gerfaut est devenu un spécialiste des tueurs en série, d’où lui viennent ses fameux petits tiroirs et comment sa méthode d’investigation, très éloignée du Code de procédure, a vu le jour. Un bond dans le passé, au moment où Gabriel Gerfaut a quitté l’armée et entre dans la police, à la Brigade Criminelle.

Chronique : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un régal ! Les débuts de Gabriel Gerfaut et du commissaire divisionnaire Gustave Marcelli.

Avec « Premier Sang », Gilles Milo-Vacéri nous offre un magnifique cadeau : il nous fait faire un bond dans le passé et découvrir les premiers pas de celui qui va devenir le commandant Gabriel Gerfaut ainsi que ses débuts avec le commissaire divisionnaire Gustave Marcelli.

Nous sommes la veille de Noël 1999, Gabriel est un jeune lieutenant de 24 ans et cela fait quatre mois qu’il travaille au sein de la Crim, quatre longs mois durant lesquels son formateur l’a cantonné à la préparation du café, la recherche de papiers perdus et le classement des archives.

Mais en ce 24 décembre, tout va basculer. Sommé par le commissaire d’emmener avec lui son stagiaire, le capitaine Gramont  se rend sur ce qui semble être une scène de suicide. Et c’est lors de cette première intervention que Gerfaut va commencer à se révéler. « Rebelle, têtu, réfractaire à l’autorité et à cheval sur les valeurs humaines… », tels sont les mots choisis par Gustave Marcelli pour le caractériser.

« Premier Sang » répond à certaines questions que vous avez pu vous poser à la lecture de la série des Gerfaut. Il n’est encore que lieutenant mais déjà rien ne lui fait peur. Les hypocrites, les racistes, les homophobes et bien sûr les tueurs de tout poil vont l’apprendre à leurs dépens. Profondément humain, doté d’une mémoire prodigieuse, Gabriel commence à élaborer sa technique d’investigation si personnelle et à utiliser ses fameux petits tiroirs, tout ce qui fera de lui plus tard « le » spécialiste des tueurs en série.

Bien que court, j’ai retrouvé dans ce roman tout ce qui a fait le succès de la série : la qualité d’écriture de Gilles Milo-Vacéri, son humour, l’intrigue passionnante, les rebondissements, le suspense, les personnages attachants aux belles valeurs... Ce préquel ravira tous les fans de Gabriel Gerfaut et donnera certainement envie à ceux qui ne le connaissaient pas de découvrir toutes ses enquêtes.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Enquête, #Thriller, #Gerfaut, #Gilles Milo-Vacéri, #Bushido, #Japon, #Samouraï, #Katana, #Geisha, #Voie du Sabre

Résumé :

À la fin de l’année 1945, après la défaite du Japon contre les États-Unis, tous les sabres appartenant aux Japonais doivent être remis aux forces d’occupation américaines. C’est ainsi que le célèbre Honjo Masamune, un katana forgé au XIVe siècle, disparaît.

En juin 2019, le précieux sabre réapparaît à Paris dans une vente d’objets volés. L’ayant saisi, le gouvernement français décide de le rendre au Japon et invite la famille impériale. En attendant, le katana et les antiquités récupérées sont exposés au Louvre.

Lors du transfert du Honjo Masamune vers l’ambassade du Japon, un commando armé massacre l’escorte et le sabre est à nouveau dérobé. Le commandant Gerfaut et ses adjoints sont missionnés pour éviter l’incident diplomatique, mais des attentats sont commis contre la famille impériale.

Qui a volé le katana d’une valeur inestimable ? Qui veut assassiner le prince Daisuke ?

Gerfaut devra se familiariser avec le Bushido, le code d’honneur des samouraïs, pour affronter les fantômes surgis du passé…   

L'honneur du samouraï est la huitième enquête du commandant Gabriel Gerfaut.

Chronique : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Une plongée fascinante dans le Japon du « Bushido », de la « Voie du Sabre » et une enquête haletante, totalement addictive !

Je suis toujours bluffée par la capacité de Gilles Milo-Vacéri à nous faire voyager et à nous surprendre. « L’Honneur du Samouraï » nous entraîne  tout d’abord dans le Japon de 1945. Il nous relate un épisode très peu connu de la remise de tous les  sabres à l’armée américaine suite à la défaite du Japon. Puis de retour en 2019, le dépaysement est toujours aussi intense et il nous dévoile l’univers des geishas. À ma grande honte, j’ai réalisé mon ignorance ; je les assimilais plus ou moins à des prostituées de luxe alors qu’elles ne sont que noblesse, délicatesse et au service de l’Art.

 Les connaissances de l’auteur m’impressionnent et j’admire l’important travail de recherche effectué. Ainsi le personnage principal n’est autre que le katana Honjo Masamune, un katana légendaire qui a réellement existé et disparu en 1945. Je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour leur confiance et l’envoi de « L’Honneur du Samouraï » en service presse.

Le Honjo Masamune

Tout commence par la disparition du Honjo Masamune et sa découverte lors d’une saisie d’objets d’art volés. Il s’agit d’un trésor national japonais. Tout aurait pu bien se passer si la politique ne s’en était pas mêlée. Et en effet, ce qui devait être une « simple » restitution va se transformer en « piège » orchestré par les hommes politiques dans l’espoir de recevoir le premier ministre nippon et de le convaincre d’acheter des Airbus. Mais à malin malin et demi et l’empereur va avoir une idée géniale pour déjouer la ruse française : se rendre lui-même à la restitution et comme il n’a aucun pouvoir politique, pas question de discuter un éventuel contrat.

Armure de Tokugawa Ieyasu.

Comme il s’agit d’objets d’art, nous retrouvons le commandant Enzo Battista, le complice et ami de Gerfaut, ce qui nous promet plusieurs échanges savoureux. Les deux ensemble s’entendent comme personne pour faire tourner en bourrique leurs divisionnaires respectifs et cela pour notre plus grand plaisir. Humour garanti ! Mais tous deux ont un mauvais pressentiment, cette restitution fait sonner toutes leurs alarmes. Or, on peut leur faire confiance, cela va mal tourner, c’est sûr. Et très vite les choses vont se compliquer, le katana va de nouveau disparaître tandis que les mystères s’épaississent et que les tueurs semblent se multiplier. C’est une bataille contre la montre qui va s’engager dans laquelle les supposés commanditaires du vol ne cessent de s’ajouter. Plus que jamais Gerfaut va devoir user de ses petits tiroirs. Quant aux suspects, ils vont devoir faire face à un Gerfaut au mieux de sa forme. Pressé par le temps, il ne va pas faire dans la dentelle et sa technique d’interrogatoire est plus que limite mais ô combien efficace !

Kira, maître shinobi

 Je suis totalement accro aux enquêtes du commandant Gerfaut et plus généralement à tous les livres de Gilles Milo-Vacéri. J’ai été totalement happée par « L’Honneur du Samouraï » et l’ai lu d’une seule traite durant une nuit. Impossible de m’arrêter, je voulais absolument connaître la suite. L’écriture est fluide et la lecture coule de source. Les dialogues sont percutants, les scènes d’action à couper le souffle. Il y a du suspense, de l’humour, plein de rebondissements et une intrigue diabolique.

L’auteur a l’art de donner vie à des personnages hors du commun mais aussi profondément humains. Kenshin en est un exemple frappant avec sa noblesse d’âme, son code d’honneur mais aussi ses faiblesses qui le rendent tellement attachant. Par contre, le prince Daisuke représente tout ce que je déteste : la suffisance, l’arrogance de celui qui se croit au-dessus des autres et donc tout permis de par sa position. Quant à sa petite amie, Marumi, elle ne vaut guère mieux. Je n’en ai apprécié que davantage l’empereur du Japon Chôjiro et sa simplicité, son épouse, sa fille et son fils cadet, Eiji. Avec Kenshin, tous vivent l’esprit du Bushido, « code d’honneur des samouraïs, impliquant une manière de vivre selon des préceptes précis : intégrité, courage, compassion, respect, sincérité, honneur et loyauté. Aujourd’hui encore, ce modus vivendi est respecté par les familles nobles japonaises et au sein des grandes écoles d’arts martiaux. » C’est la marque de l’auteur de nous offrir des personnages auxquels on s’attache, qui ont de belles valeurs qu’ils mettent en pratique, mais qui en même temps sont pleinement humains, avec des faiblesses, des défauts, ce qui fait qu’on peut s’identifier à eux ou les prendre comme modèles. Le personnage qui m’a le plus touchée, c’est Kenshin. Je l’ai trouvé bouleversant. Avec lui, Gilles Milo-Vacéri nous fait entrer dans les traditions des samouraïs et nous fait partager des moments qui nous atteignent en  plein cœur. Il fait revivre la sagesse de la Voie du Sabre et nous donne envie de nous plonger dans son étude, de devenir meilleurs. À la fin du livre, je me suis sentie orpheline et c’est vraiment à regret que je l’ai terminé.

« L’honneur du Samouraï » dégage un charme étrange avec son immersion dans la sagesse nipponne. Il s’agit d’une des enquêtes les plus complexes de Gerfaut tant les ramifications sont multiples mais aussi une de celles qui nous donne le plus à méditer. Je ne peux que vous recommander de la lire et je gage que vous n’aurez qu’une envie, celle de découvrir toutes ses aventures.

 

Une geisha

 

Tokugawa Ieyasu, premier shogun de l'ère Edo, 1603 à 1605

 

Armure de Tokugawa Ieyasu

 

Le légendaire Katana Honjo Masamune Ozaki

 

Tokugawa Iemasa, le dernier possesseur du katana légendaire de Masamune Ozaki.

 

L’Oshigata, carte d’identité des sabres célèbres.

 

Un Samouraï maniant un tachi

 

Un hamon sur le fil d'un katana

 

Samouraï

 

Kira, maître shinobi

 

Armes de Kira

 

Les 7 vertus du Bushido

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Thriller psychologique, #Enquête, #Attentat, #CIA, #Opus Dei, #Mafia, #Surnaturel, #Gilles Milo-Vacéri

Résumé :

2 décembre 2018

Le commandant Gerfaut et ses adjoints sont invités en Italie pour donner une conférence. Ce qui ressemblait à des vacances tourne vite au cauchemar. Dès leur arrivée à Fiumicino, ils sont la cible d’un attentat qui fait de nombreuses victimes. Adriana est grièvement blessée et lutte contre la mort. Bien qu’abattu et démoralisé, Gerfaut se joint au capitaine Paola Tempesti, de la Sécurité Intérieure italienne. Poursuivant un témoin disparu, ses investigations le mènent au Parrain de Cosa Nostra. L’enquête piétine, mais quand on cherche la vérité à Rome, les mystères du Vatican et le silence de l’Opus Dei ne tardent pas à brouiller les pistes. Il va traquer les coupables, quitte à mettre la Ville Éternelle à feu et à sang.

Résoudra-t-il cette énigme ? Quel effroyable secret se cache derrière tous ces crimes ?

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Hyper-méga coup de cœur ! Férocement addictif !

Pour une fois, je ne vous ferai pas de résumé, la quatrième de couverture étant plus qu'explicite. Gilles Milo-Vacéri a fait très fort, très très fort ! D'habitude, je commence à m'angoisser après quelques pages ou quelques chapitres. Mais là, il m'a suffi de lire le résumé. On y apprend qu'Adriana est grièvement blessée et même qu'elle lutte contre la mort, et plus loin que le commandant Gerfaut n'a plus rien à perdre... Et là, je me suis dit : "Non, il n'a pas fait ça... Il n'aurait pas osé faire mourir Adriana quand même ?" Conséquence : je n'avais pas encore commencé ma lecture que je maudissais déjà l'auteur !!! Parce que oui, très chers auteurs et auteures, nous les lecteurs nous sommes farouchement attachés à vos personnages, vous les avez créés mais ils nous appartiennent un peu.

Une autre différence : habituellement, je lis mon livre et je prends des notes en vue de ma chronique. Mais là, impossible ! Le suspense était tel que j'ai tout laissé tomber pour me plonger dans ma lecture, absente à tout le reste. Du coup, je l'ai lu une seconde fois, à tête reposée, pour en savourer toutes les subtilités. Et croyez-moi, je ne l'ai pas regretté.

Vous l'aurez compris, pour moi cette septième enquête est vraiment spéciale et je la mets sans hésiter dans mes livres favoris, mes Top 1. On peut la lire sans avoir lu les tomes précédents mais pour en goûter toute la saveur, il vaut mieux connaître tous les livres de l'auteur car « Piège mortel au Vatican » s'inscrit dans une suite. Le lire, c'est comme retrouver une grande famille. Au détour d'une page, on retrouve un souvenir, un personnage qui a vécu ses propres aventures dans un autre ouvrage.

Pour cette septième enquête, Gilles Milo-Vacéri nous fait voyager. Ainsi l'aventure débute en Virginie aux USA, puis nous faisons une halte à Paris avant de passer par Nice pour atterrir en Italie. Une mystérieuse opération secrète au nom poétique d'Angel Fire, une rencontre au sommet avec les plus hautes instances de l'État, des nettoyeurs, des victimes collatérales dont on se fiche éperdument tant l'affaire est scandaleuse... Tout n'est que mystère. L'auteur possède le redoutable talent de nous donner plein d'informations qui ne nous apprennent rien et ne font qu’augmenter notre addiction.

C'est un pur bonheur de retrouver mon rebelle préféré, le commandant Gabriel Gerfaut, allergique au Code de Procédure, totalement imperméable au respect dû aux supérieurs et hommes politiques lorsqu’ils ne le méritent pas, ainsi que son équipe, les capitaines Adriana Guivarch et Paul Castani. Leurs échanges pleins d'humour, les piques entre Gerfaut et son divisionnaire sont un véritable régal et apportent une touche de légèreté à l'intrigue.

J'ai particulièrement aimé la loyauté qui unit les membres de l'équipe Gerfaut, leur solidarité entre les différents corps de police et gendarmerie, ce même esprit qui habite les membres de la CIA — enfin certains, ceux qui appartiennent aux Marines —, le sens de l'honneur que l'on retrouve chez

Don Rosselli, le Parrain de Cosa Nostra et certains de ses hommes. Cela contraste d'autant plus vivement avec les hommes politiques et certains membres de l'Église pour lesquels le Pouvoir est devenu leur Dieu et leur tient lieu de morale.

La scène de l'attentat est terrible. Gilles Milo-Vacéri a le don de nous immerger dans son écriture et il nous fait vivre le drame comme si nous y étions. Quant à la douleur de Gerfaut, elle est poignante, elle nous prend aux tripes tout au long de l'ouvrage. Lire « Piège mortel au Vatican », c'est réaliser à quel point la vie est fragile et que tout peut basculer en quelques secondes imprévisibles. Du coup, on réalise l'importance de dire "je t'aime" à tous ceux que l'on chérit tant qu'il en est encore temps.

Et au fur et à mesure que se tournent les pages, on ne cesse de se demander : qui est la véritable cible ? Messington, le directeur de l'Opus Dei ? Carla Rosselli et son fils qui appartiennent à Cosa Nostra ? Gerfaut et son équipe ? Est-ce un attentat djihadiste ? Plus on avance dans le livre, plus c'est compliqué. L'auteur a tissé une trame diabolique où se croisent nettoyeurs de la CIA, mafiosos avec leur code d'honneur, police italienne et du Vatican sans

oublier tous les mystères que cachent et taisent les membres

de l'Opus Dei et les instances du Vatican. Quant à Gabriel Gerfaut, il est au-delà de toute raison. Il est à vif et plus rien ne compte que de retrouver les assassins d'Adriana. Et quand il pète un câble, il ne le fait pas à moitié. Il perd toute mesure et qu'importe son interlocuteur. Qu'il s'agisse du Parrain ou de Dieu, il ne mâche pas ses mots. C'est toujours aussi fascinant de le voir enquêter, comment il tire ses conclusions et c'est encore plus fascinant de voir comment Gilles Milo-Vacéri nous découvre les fils de l'enquête tout en nous laissant dans le noir absolu. Du grand art !

J'ai été particulièrement révoltée et scandalisée par la noirceur pour ne pas dire la pourriture de certains hommes d'Église, par l'inhumanité des gens des hautes sphères — CIA, hommes du gouvernement — pour la facilité avec laquelle ils décident de supprimer des gens pour assurer leurs arrières. «Faites les effacer ! » et toujours ce langage édulcoré pour éviter d'appeler un chat un chat ! Et tout cela pour garantir la sécurité de l'État !!! Ce que je peux haïr la politique et les hommes politiques ! Qu'ils soient d'Église, membres du gouvernement ou pas, dès qu'il s'agit de Pouvoir, le silence est roi et parfois il cache le pire.

« Piège au Vatican » est la plus bouleversante des enquêtes de Gerfaut. Vous passerez du rire aux larmes, du désespoir à la joie la plus enivrante, vous applaudirez des deux mains aux colères et paroles de Gerfaut, vous serez écœurés par la lâcheté et les compromissions de certains. Et il vous faudra attendre les dernières pages de l'épilogue pour connaître enfin la vérité sur l'attentat de Fiumicino. Attendez-vous à un final en apothéose !

Je remercie chaleureusement Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour leur confiance et l'envoi de ce service presse.

 

Paris XVIIe - Le Bastion - Brigade Criminelle

 

États-Unis - Langley - Siège de la CIA

 

Sortie Aéroport Fiumicino

 

Rome - Hôpital Agostino Gemelli

 

Cité du Vatican

 

 

Squadra Mobile… divisione di polizia anticrimine

 

Agencia Informazioni e Sicurezza Interna

 

Rome - Via Paolo VI - Residenza Paolo VI

 

 

Le Colisée

 

Vatican - Palais Apostolique

 

Corps de la gendarmerie du Vatican

 

Garde suisse pontificale

 

Vatican - Secrétairerie d’État

 

Curie romaine

 

Rome - Abbaye des Trois Fontaines

 

Bibliothèque Apostolique vaticane

 

Bibliothèque Apostolique vaticane

 

Archives secrètes du Vatican

 

Archives secrètes du Vatican

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Enquête, #Gilles Milo-Vacéri, #Suspense

Résumé :

Ancien commandant de la DGSI, Angelina Rossi a créé son agence d’enquêtes privées à Rambouillet. Jean-Pierre Hartmann, industriel dans l’armement, la contacte et lui demande de retrouver Géraldine, sa fille disparue, qui est aussi sa collaboratrice. Angelina mène d’abord une enquête de fond puis elle comprend que l’affaire est bien plus compliquée qu’il n’y paraît.

Est-ce que le projet Phoenix est concerné ? Pourquoi Guillermo Hartmann, le frère de Géraldine, déteste-t-il sa sœur, et pourquoi pense-t-il qu’elle a vendu des secrets à une puissance étrangère ?

De Rambouillet à Berne puis à Nice, l’enquêtrice devra élucider de nombreuses énigmes, à commencer par la plus importante : Géraldine est-elle encore vivante ?

Dans l’impitoyable monde des fabricants d’armes règne une vérité sordide. On exècre les curieux et les meurtres sont souvent dissimulés derrière de banales disparitions...

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Totalement séduite ! Une enquête passionnante et addictive, un premier tome qui met l'eau à la bouche !

Angelina Rossi est un véritable caméléon. Elle dirige une agence d'enquêtes privées, l'AREP, depuis qu'elle a démissionné de son poste de commandant à la DGSI pour avoir refusé d'étouffer une affaire. Experte en

boxe thaï, elle a su s'entourer de collaborateurs solides et efficaces ; Aurélien Lafarge, son ancien lieutenant qui a démissionné en même temps qu'elle, est un bel homme de 36 ans, sûr de lui ; Fabrice de Gournay, ancien officier d'une Section de Recherches, à la retraite pour invalidité, est resté quatre mois dans le coma, a conservé une légère boiterie ; et enfin l'inénarrable Marie-Océane Lacaille qui fait office de secrétaire mais ne rêve que d'intégrer l'équipe d'enquêteurs. Elle déteste le travail administratif, manque de maturité d'après Angelina et est une ancienne hacker, un véritable génie de l'informatique. Recherches de personnes disparues, filatures pour divorces et problèmes de successions forment le quotidien de l'agence et les fins de mois sont souvent difficiles. C'est alors que Jean-Pierre Hartmann, directeur d'Hartmann Industrie, une usine d'armement, la contacte afin qu'elle retrouve sa fille Géraldine, disparue depuis trois semaines. La jeune femme travaille avec lui et sa dernière invention concerne le Projet Phoenix. Les recherches entreprises par la Police n'ont rien donné.

Je remercie Anita Berchenko et Les Éditions du 38 pour leur confiance. Ce premier tome d'Enquêtes Parallèles est particulier puisqu'il est le premier d'une série que nous espérons très longue. Nous faisons la connaissance d'Angelina Rossi et découvrons la vie d'une enquêtrice privée. As de la filature et du déguisement, la jeune femme est à la fois forte et fragile. Forte grâce à ses nombreuses qualités, c'est avant tout une femme d'honneur qui bénéficie d'un réseau d'amis bien utiles grâce à son passé aux Stups et à la DGSI. Patience, courage à toute épreuve, empathie, d'un

entêtement rare, elle pratique la boxe thaï, ce qui fait d'elle une adversaire redoutable. Si Jean-Pierre Hartmann fait appel à elle pour retrouver sa fille, c'est parce qu'il a déjà pu juger de sa valeur. La souffrance de ce père face à la disparition de sa fille est bouleversante et j'ai vraiment espéré tout au long de ma lecture qu'Angelina parviendrait à la retrouver.

Nous allons suivre son enquête pas à pas et elle va nous entraîner de Rambouillet — ville chère à notre auteur — à Nice, en passant par Berne en Suisse. Gilles Milo-Vacéri multiplie les indices qui rendent l'affaire encore plus compliquée ainsi que les fausses pistes et il mène les lecteurs

par le bout du nez. Il maintient le suspense jusqu'à la fin et ne nous ménage pas les surprises. J'aime beaucoup Angelina. Elle a un sacré caractère et ne se laisse pas faire. Il y a même eu un moment où je l'ai trouvée complètement dingue... Mais le personnage que j'ai préféré, c'est celui de Marie-Océane Lacaille, la bombe métisse réunionnaise sosie de

Halle Berry. D'un naturel désarmant et d'une franchise aussi rafraîchissante que décapante, c'est un "estomac sur pattes". Elle a toujours faim ce qui ne nuit en rien à ses courbes affriolantes. Elle est vraiment adorable. Elle est la fantaisie incarnée et forme avec Angelina un duo de charme, plein d'humour, que j'ai hâte de retrouver pour de nouvelles enquêtes.

Comme toujours avec Gilles Milo-Vacéri, les informations sont justes et précises et le lecteur entre tout de suite dans l'intrigue. Les personnages sont attachants et on les quitte à regret. On se les représente très bien et on se passionne pour l'enquête. Donc en conclusion, un premier tome addictif qui met l'eau à la bouche.

Technique boxe Thaï

 

Yvelines. Dans ce polar l’enquêtrice est basée à Rambouillet

 

La moto d'Aurélien : BMW R 1200 GS

La moto d'Aurélien : BMW R 1200 GS

Une des voitures de l'agence : Fiat 500

Une des voitures de l'agence : Fiat 500

LA voiture d'Angelina sauf qu'elle est noire : Audi A6 de 3 litres, moteur V6 bi-turbo et 313 chevaux

LA voiture d'Angelina sauf qu'elle est noire : Audi A6 de 3 litres, moteur V6 bi-turbo et 313 chevaux

missile Air-Air

 

Mot codé de Géraldine

Mot codé de Géraldine

Novotel Bern Expo

 

La Promenade des Anglais à Nice

La Promenade des Anglais à Nice

Le dossier mystère de Géraldine

Le dossier mystère de Géraldine

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Résumé :

22 décembre 1169

À 7 ans, Maelys Hautefort assiste au massacre de sa famille par le comte Maden de Lornan. Elle échappe de justesse à la mort. Dernière héritière de sang, elle devient baronne de Crozon.

Novembre 1188

La haine du comte poursuit Maelys et les attaques se succèdent, laissant la baronnie exsangue, condamnant les habitants à la famine. De Lornan réclame l’impôt de vassalité, espérant en finir. Un inconnu, le duc Cédric de Mougins-Granfeu, évite cependant la disgrâce à Maelys en payant sa dette. Il revient de Terre Sainte avec de mystérieux compagnons et demande l’asile sur les terres de la baronne.

Au centre d’une étrange prophétie, soutenue par des druides et la confrérie des bâtisseurs, Maelys veut protéger ses gens, mais la tâche s’avère difficile, car les sabotages et les meurtres freinent l’essor de Crozon. L’amour va bouleverser la vie et les convictions de la jeune femme.

En attendant, la mort rôde dans le fief de Crozon…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Quel film magnifique cela ferait ! Un roman historique médiéval de toute beauté !

Par haine, mesquine jalousie et basse vengeance, le comte Maden de Lornan a décidé de se débarrasser du baron de Crozon et de sa famille. Grâce à de faux témoignages, il accuse la baronne d’être une sorcière et ainsi, il peut assassiner Erwan, brûler son épouse et tuer ses enfants. Seule Maelys, une enfant de sept ans, est sauvée grâce au courage et à la présence d’esprit du père Abbé Guillaume de l’abbaye de Crozon.

Presqu'île de Crozon

Maelys lance une malédiction sur Maden et toute sa descendance. Suite à la disparition de toute sa famille, elle devient la nouvelle baronne Hautefort de Crozon. Dix-neuf ans ont passé. Maelys est devenue une belle jeune femme et une épéiste confirmée et redoutée. À vingt-six ans, elle ne vit que pour son fief et défendre tous ceux qui dépendent d’elle. Progressivement, le comte de Lornan est parvenu à s’approprier les terres de ses vassaux et seule la baronnie de Crozon lui échappe encore malgré toutes les attaques qu’il a multipliées. Il abdique en faveur de son fils Logan et la première mesure de ce dernier est d’imposer un impôt de vassalité à la baronnie ainsi qu’à l’abbaye. Maelys est désespérée et ne voit aucune échappatoire. Alors que les de Lornan se réjouissent à l’idée de sa déchéance, survient un coup de théâtre.

Je dis un grand merci à Anita Berchenko ainsi qu’aux Éditions du 38 pour leur confiance et l’envoi de ce service presse.

« La Dame de Crozon » est un roman historique d’une grande richesse. Gilles Milo-Vacéri nous plonge dans l’époque médiévale et nous offre un récit où la tendresse et l’amour côtoient des épisodes emplis d’une grande violence, propre à cette époque. Il y a du merveilleux, des signes lumineux empreints de poésie et de magie. Il y a des moments bouleversants qui vous mettent la larme au coin de l’œil, d’autres de

jubilation intense. Maelys est un magnifique portrait de femme, d’une force et d’une générosité rares. Je me suis immédiatement attachée à elle. Son courage force l’admiration. «  Elle a le cœur d’une femme et l’esprit du plus courageux des chevaliers. » Et que dire des personnages qui l’entourent ! Un mystérieux chevalier auréolé du prestige des Croisades, un loup noir aux

hypnotiques prunelles d’ambre, des rebondissements et retournements de situation à couper le souffle, un Étranger venu d’Orient à la sagesse incomparable et aux savoirs encore inconnus en Occident, des maîtres bâtisseurs et compagnons aux connaissances ésotériques, un dangereux traître à démasquer, des attentats, la haine inextinguible d’un comte félon et lâche, sans oublier une magnifique histoire d’amour et une prophétie.

Selon sa bonne habitude, l’auteur sait à merveille entretenir le suspense et son chevalier est aussi doué que lui pour se taire et cacher ce qu’il sait, tout en titillant notre curiosité. J’ai particulièrement apprécié les relations harmonieuses et tolérantes qui se sont installées entre les membres de l’abbaye catholique, l’Étranger qui pratique la religion de Mahomet et les druides tenants de la religion interdite. C’est tout à fait fascinant d’assister à l’édification d’une cité médiévale, à l’offrande de reliques et l’organisation de pèlerinages et de foires, de découvrir les différents corps de métier de l’époque, comment fonctionnaient les Conseils de la ville. Je n’ai qu’un seul regret, que l’auteur n’ait pas décidé de faire une saga de ce roman. Il y a tellement de thèmes à développer, les croisades, les lois de la chevalerie, les mystérieuses connaissances des maîtres bâtisseurs et leurs compagnons de métier, la sagesse et les connaissances avancées des Arabes par rapport à l’Occident…

Un grand souffle épique anime ce roman captivant que je recommande à tous les amoureux des belles histoires. Comme toujours, j’ai été totalement emportée par le style de Gilles Milo-Vacéri, par ses personnages forts, au caractère bien trempé, pétris d’honneur et de belles valeurs, par son écriture pleine de délicatesse et d'émotion ainsi que la belle histoire d'amour qu'il nous offre. Et je suis totalement amoureuse de Krak. Vous ne savez pas qui est Krak ? Alors foncez acheter le roman pour le découvrir...

Tout le mal qu’on me fait, je l’écris dans le sable pour que le vent l’efface au plus vite. Tout le bien que l’on me fait, je le grave dans la plus dure des pierres, afin de ne jamais l’oublier.l

La Dame de Crozon

Presqu'île de Crozon

 

Constance, duchesse de Bretagne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Espionnage, #Thriller, #Suspense, #Gilles Milo-Vacéri

Résumé :

Jordan Falco, fonctionnaire des affaires étrangères, est en pleine crise de couple. Ses absences à répétition poussent sa femme Nolwenn à songer au divorce. Pour se faire pardonner, il lui offre une luxueuse croisière dans les Îles Marquises.

Pendant ce temps, un navire russe, le Vostochnaya Dymka, est affrété en secret pour transporter un réacteur nucléaire à destination de Cuba. Avant le départ, un commando des forces spéciales russes se présente et embarque une étrange cargaison. Le vaisseau quitte Vladivostok et se dirige plein Sud pour tromper les satellites de poursuite américains. Mais ce que ni les uns ni les autres n'avaient prévu, c'est un ouragan de force 5 qui balaie tout le Pacifique Sud et qui remonte vers la côte ouest des États-Unis.

Au milieu de la tempête, Nolwenn réalise que Jordan n'est pas forcément celui qu'il semble être, et que les apparences sont souvent trompeuses.

 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Méga coup de cœur ! Un roman d’espionnage à couper le souffle !

Après cinq années de mariage, Nolwenn s’ennuie. Elle avait rêvé d’autre chose. Pourtant, Jordan l’adore, mais fonctionnaire du Ministère des Affaires Étrangères, il est bien trop souvent absent et Nolwenn commence à penser au divorce. C’est alors que Jordan offre

à sa femme de merveilleuses vacances, lui propose de faire un enfant et lui annonce qu’il a demandé sa mutation au Quai d’Orsay ce qui lui donnera des horaires de bureau. Nolwenn est comblée. Seulement comme le dit l’expression, « l’homme propose et Dieu dispose », rien ne va se passer comme prévu et l’ouragan de force 5 dans lequel ils vont se trouver pris est loin d’être le pire danger qui les menace.

Bon, je dois dire qu’au début Nolwenn m’a énervée ; qu’est-ce que c’est que ces caprices d’enfant gâtée ? « Il m’aime, me fait bien l’amour, me passe presque tous mes caprices, bref, tout est parfait. […] Il a tout pour me rendre heureuse, je le sais, alors peut-être que je suis trop exigeante. » Et puis elle m’a semblé bien aveugle. Franchement, avoir un mari qui pratique le  kick boxing et le considérer comme « douillet comme pas deux et courageux à en avoir peur de son ombre », j’ai douté de son intelligence… Même s’il est vrai que Jordan est très doué pour mentir.

Une fois de plus, j’ai complètement craqué pour le dernier livre de Gilles Milo-Vacéri. Quel que soit le genre dans lequel il écrit, ce diable d’homme a le don de m’embarquer totalement dans ses intrigues. « Double jeu mortel » est un roman d’espionnage au suspense diabolique et angoissant, où les catastrophes s’enchaînent et où on ne sort d’une situation de crise que pour plonger dans une autre encore pire. Je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour l’envoi de ce service presse. La couverture du livre est magnifique, un régal pour les yeux, et est l’œuvre de la talentueuse Anne-Eléonor Olivier.

L’écriture de Gilles est élégante et l’humour partout présent, donc un livre à lire en privé sinon vous prenez le risque de vous retrouver avec un grand sourire sur le visage quand ce n’est pas carrément un éclat de rire pour la plus grande surprise de ceux qui vous entourent. Jordan et Nolwenn vont vraiment jouer de malchance. Leur croisière aux Îles Marquises a pourtant débuté sous les meilleurs auspices,

mais loin de leurs vacances paradisiaques, un petit groupe de Russes avec à leur tête le général Andrei Petchensko rêve d’une nouvelle Guerre Froide et d’un retour à la grande Union Soviétique. Dans ce but, ils arment le Vostochnaya Dymka ; à son bord, une mystérieuse cargaison et surtout une unité d’élite de douze commandos des Spetsnaz avec à leur tête le dangereux colonel Kazief, entre nous une véritable ordure. J’ai été impressionnée par les connaissances de l’auteur et sa maîtrise du russe, je sais qu’il fait toujours beaucoup de recherches. Il semble aussi à l’aise en russe qu’en allemand (voir « Les larmes de Satan ») et je me suis demandé combien de langues il pouvait bien parler. A priori, rien ne semblait prédestiner Jordan et Nolwenn à croiser la route des Russes mais c’était sans compter avec le machiavélisme de Gilles Milo-Vacéri. Alors qu’ils poursuivent leur croisière à bord du yacht le Black Sun, en compagnie de trois autres passagers et trois membres d’équipage, ils

vont se trouver pris dans un ouragan de force 5. Et comme si cela ne suffisait pas, en plus des Russes, le signal d’un sous-marin nucléaire d’attaque américain est détecté. À partir de là, l’enfer se déchaîne…

Je crois bien que « Double jeu mortel » est un des livres qui m’a fait le plus réagir. Je n’ai pas cessé d’émailler ma lecture de « Oh p----n ! c’est pas vrai ! », « oh m---e ! », « non mais ça suffit hein ! c’est pas possible, il n’y a pas une seule chose qui aura marché sans problème depuis le début », tout mon vocabulaire imagé y est passé. Je l’ai lu d’une traite car impossible de le lâcher avant la fin. Les situations sont critiques, on reprend à peine son souffle qu’on le reperd. Les notes sont passionnantes car non seulement l’auteur nous explique les sigles mais en même temps, il nous donne un bref aperçu historique. Jordan se dévoile et je me suis dit à plusieurs reprises que c’était un grand malade, tant il prend de risques et que ses plans sont dingues. Les renversements de situation sont hallucinants et je me suis demandé à plusieurs reprises comment ils allaient pouvoir s’en sortir. La psychologie des personnages est très bien rendue et il ne faut pas se fier aux apparences, il y a des hommes d’honneur partout, qu’ils soient russes, américains ou français.

Conclusion : bluffant, addictif, hallucinant, diabolique, un grand thriller d’espionnage que je vous recommande chaleureusement.

Îles Marquises

 

Baie d'Atuona - Île d’Hiva Oa

 

Spetsnaz

 

Yacht 12 passagers

 

Un ouragan de catégorie 5

 

Sous-marin nucléaire d'attaque de type Seawolf américain

 

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Résumé :

Abandonné à la naissance, Antoine Boulan fuit l’orphelinat et tente de survivre en restant sur le droit chemin pour tenir une promesse. Rattrapé par l’époque, il sombre dans les cambriolages et se voit condamné au bagne par erreur. Quand la guerre éclate, il revient en France pour prendre les armes et traversera le conflit en courant désespérément après son pardon. Du bagne de Saint-Laurent-du-Maroni aux plages de Dunkerque, à Paris puis dans le Loiret et enfin à Auschwitz Birkenau en Pologne, vous allez suivre pas à pas le destin d’un orphelin à qui la vie n’a fait aucun cadeau et qui deviendra, malgré lui, un héros de guerre.

(juillet 1942 - décembre 1944)

Traqué par la Gestapo, Antoine fuit Paris et se réfugie auprès du groupe de Gustave Jandart, Honneur du Loiret. Il en devient vite le lieutenant et s’installe dans la ferme abandonnée où transitent les candidats au passage de la ligne de démarcation. Cependant, les arrivées massives de Juifs, internés dans les camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers, l’interpellent. Le jeune résistant mène alors une enquête qui le conduira aux portes de l’enfer…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Jusqu’au bout de l’inimaginable, de l’indicible… Un livre déchirant mais qui devrait être lu par tout le monde !

Sa tête mise à prix, obligé de rester caché, Antoine ne chôme pas. Mais malgré tout ce qu’il apporte au réseau de Gustave dans le Loiret, il se désole car pour lui rien ne vaut le terrain. Il cherche plus que jamais la rédemption. Non seulement il ne parvient pas à se pardonner ses fautes anciennes mais il se sent de plus responsable de la mort des êtres aimés. Il se pose également beaucoup de questions et cherche à comprendre pourquoi les nazis continuent à traquer et arrêter les Juifs alors qu’ils sont vainqueurs et pourquoi les femmes et les enfants… et sa quête de vérité l’entraînera loin, très loin, jusqu’aux portes de l’enfer.

Dans ce troisième tome, Antoine est de plus en plus fou au sens de téméraire, rien ne l’arrête ni ne le fait reculer. Il a toutes les audaces. Et plus que jamais, il prend toutes les responsabilités sur lui et s’accuse des morts de ceux qui l’entourent. Il a perdu son innocence, désormais il ne recule pas devant une exécution et lorsqu’il le fait, il montre une froideur, un détachement glaçants. Il se montre absolument impitoyable. La deuxième version des Larmes de Satan est encore plus dure que la première et les sentiments qu’il éprouve sont poussés à leur paroxysme. Antoine est d’une grande humilité, il n’a aucune conscience d’être devenu un héros, il s’en veut plus que jamais et pour trouver une réponse à ses questions, il décide d’aller à Auschwitz pour savoir ce qui s’y cache. (Il a également d’autres raisons mais ce sera à vous de les découvrir en lisant le livre.) Et il a un plan complètement dingue !

Gilles Milo-Vacéri ne le ménage pas et nous non plus par la même occasion. Il nous offre un suspense diabolique. À partir du moment où Antoine part pour Auschwitz, la situation se détériore encore plus, j’en ai perdu le souffle et j’ai tremblé pour lui tout du long, même si je connaissais déjà l’histoire, tant c’est intense. Antoine se montre d’un sang-froid à toute épreuve, ce que je traduirai par complètement cinglé ! Il est bluffant. Mais en même temps, je ne pouvais m’empêcher de le plaindre, il était tellement loin de s’imaginer la réalité des camps. Et sa réaction lorsqu’il découvre ce qu’est réellement Auschwitz est déchirante. L’auteur arrive à nous faire ressentir sa douleur et c’est vraiment atroce. Il nous fait basculer au plus profond de l’horreur. Mais il y a également quelques pépites, des témoignages d’amitié, de soutien, admirables. De plus, Antoine, quelles que soient ses souffrances, reste un homme d’honneur. Il reste fidèle à lui-même, n’hésitant pas à désobéir aux ordres pour sauver un blessé.

Ce dernier tome a été le plus dur, le plus éprouvant à lire tant on bascule dans l’horreur des camps, de la Shoah, tant la barbarie des hommes est insoutenable et la souffrance ressentie intense ; et puis j’ai senti comme jamais la solitude de l’homme face au Mal, à l’inimaginable. La prière d’Antoine m’a fait verser des larmes et m’a broyé le cœur, je me suis sentie impuissante comme jamais. Et ce d’autant plus, qu’aujourd’hui encore, la barbarie, l’horreur, règnent en maître dans tellement de pays. On aurait pu croire que l’expérience nous aurait servi de leçon, mais non, les génocides continuent, les guerres aussi et l’humanité déborde d’imagination lorsqu’il s’agit de faire souffrir, de torturer, d’assassiner…

Le retour d’Antoine à Paris est bouleversant. Le contraste est tellement énorme avec la violence des combats, la barbarie et ses retrouvailles avec un Paris libéré. J’ai eu l’impression d’avoir du mal physiquement, émotionnellement, à m’habituer. La transition était trop brutale et c’est tout le talent de Gilles Milo-Vacéri de nous faire vivre les émotions de ses personnages et de nous faire changer quelque part. Il nous a relaté les quatre années de l’Occupation et des combats d’Antoine et j’ai eu l’impression qu’une éternité s’était écoulée. Je ne vois plus les choses de la même façon qu’avant, quelque part il m’a fait grandir. Il y aurait encore énormément à dire et je me sens incapable de rendre réellement justice à ce roman. Je ne peux que vous engager à le lire.

Gilles, tu es un grand auteur. Tu nous offres des personnages inoubliables et tellement humains qu’ils en sont bouleversants et qu’ils nous transforment. Tu donnes vie à ce que tu écris. « Les Larmes de Satan » sont un témoignage. Bien que ce soit une fiction, c’est de l’Histoire à l’état pur. Ce livre nous rappelle tous ces morts oubliés, ces héros anonymes, à qui nous devons notre liberté. Il fait mémoire de cette abomination qu’a été la Shoah, ces cinq à six millions de Juifs qui ont été exterminés uniquement parce qu’ils étaient juifs et ce, au mieux dans l’indifférence générale, au pire avec notre complicité. « Soit les deux tiers des Juifs d'Europe et environ 40 % des Juifs du monde ». Rien que pour cela et malgré la dureté des faits, il devrait être lu par tous.

Il y a bien des manières de résister, Myriam. La guerre est une horreur et nous y perdons tous notre âme.

Les Larmes de Satan Tome 3 Aux portes de l'enfer

Quelque chose ne tournait pas rond et son instinct lui dictait de prendre la fuite. Depuis longtemps, il avait appris que l’affolement paralysait les réflexes et, par conséquent, il se forçait à respirer profondément pour apaiser son angoisse.

Les Larmes de Satan Tome 3 Aux portes de l'enfer

Il y a un temps pour tout et la guerre était incompatible avec un sentiment amoureux.
[...] Antoine, ce n’est pas parce que ça s’est mal passé une fois que ça risque de se reproduire. Je sais parfaitement que tu veux me protéger, que tu as peur, mais je suis une grande fille. Et ce n’est pas à toi que je vais t’apprendre que…
Elle se pencha et lui fit un baiser léger.
— La peur n’évite pas le danger.

Les Larmes de Satan Tome 3 Aux portes de l'enfer

Il ne devait pas céder à ce mirage qui risquait de les tuer tous les deux. Aimer était devenu une interdiction, la guerre n’était pas finie et il fallait descendre de ce nuage trop beau pour l’enfer.

Les Larmes de Satan Tome 3 Aux portes de l'enfer

Je crois surtout que la guerre est le meilleur révélateur de la nature profonde des âmes humaines, car en temps de paix, on ne peut en mesurer toute la pourriture

Les Larmes de Satan Tome 3 Aux portes de l'enfer

En faisant ça, sombre idiot, tu ne vaux pas mieux que les Boches. Tu es là pour défendre ton pays et rendre justice à tes frères d’armes, mais certainement pas pour torturer nos compatriotes, même si ce sont des collabos ou des traîtres !

Les Larmes de Satan Tome 3 Aux portes de l'enfer

Dans son esprit, un principe demeurait gravé comme une règle d’or. Plus c’était gros, dingue, absurde et farfelu, mieux ça fonctionne !

Les Larmes de Satan Tome 3 Aux portes de l'enfer

Ne dis rien de plus. L’amour, c’est peut-être la seule arme qui te permettra de venir à bout d’Auschwitz, de la guerre et de ton destin. Je pense avoir compris quelle force t’animait.

Les Larmes de Satan Tome 3 Aux portes de l'enfer

Tu vas vraiment venir avec moi ?
— À ton avis ? Je n’ai pas oublié la petite Arlette dans ce bus de malheur. Pour nous sauver, elle a donné sa vie, sans hésiter. C’est la plus belle leçon de courage que l’on m’ait donnée. Alors oui, mon vieux, on rentrera dans cet enfer et on en reviendra ensemble.

Les Larmes de Satan Tome 3 Aux portes de l'enfer

Il fut ravi de retrouver son arme fétiche [...] Ce pistolet avait été de toutes les opérations jusqu’à présent et quand on n’a plus rien, dans la vie comme dans la guerre, on se rattache à n’importe quoi.

Les Larmes de Satan Tome 3 Aux portes de l'enfer

— Je ne sais même plus me signer… je ne me souviens plus des prières… J’ai tout oublié. Je suis désolé… Ils ont tué votre fils, à vous aussi, alors vous devez pouvoir me comprendre et si vous existez, alors ma mère, Alice sont avec vous.
Il reprit son souffle et s’éclaircit la voix.
— Je viens devant vous trois pour faire une prière. Je sais… Je ne le fais pas assez souvent, mais ai-je vraiment eu le choix ? Vous le savez, vous qui voyez tout… Ils m’ont déjà tué tant de fois… Sa voix s’était brisée sur les derniers mots.
Tête basse, les larmes du combattant serpentaient sur ses joues marquées de cicatrices.
— Il faut m’écouter, je vous en conjure ! Par pitié, faites que je les retrouve vivantes et que je puisse les sortir de cet enfer, ne les abandonnez pas. Protégez mes amis, ce sont des braves et ils ne méritent pas de payer mes fautes. Je suis le seul coupable !
Son visage se releva vers la Vierge.
— Et s’il vous faut une vie, alors, prenez la mienne… moi, j’ai déjà tout perdu, ce n’est pas grave. Je suis déjà mort…
Puis Antoine s’accroupit avant de se rouler en boule sur le pavage glacial de la chapelle. La tête réfugiée sous ses bras, on n’entendait plus que ses sanglots et des paroles Un nom, un seul restait audible… Maman. Devant l’horreur, le combattant de l’ombre, redevenu l’enfant qu’il n’avait jamais pu être, implorait sa mère disparue, avec des mots déchirants incompréhensibles.
Un nom, un seul restait audible… Maman.
Devant l’horreur, le combattant de l’ombre, redevenu l’enfant qu’il n’avait jamais pu être, implorait sa mère disparue, avec des mots déchirants.

Les Larmes de Satan Tome 3 Aux portes de l'enfer

Jacek contempla ses hommes s’affairer alors qu’ils rassemblaient le matériel nécessaire. C’était sans doute pour cela qu’ils finiraient un jour par gagner la guerre. Ils n’avaient pas la puissance de feu de l’ennemi, ils étaient bien moins nombreux, mais tous avaient ce petit plus qui faisait la différence. Au fond de leur cœur, ils avaient tous ce courage si particulier de se battre pour la liberté, cette rare abnégation et l’oubli total de soi pour que le bien triomphe du mal. [...] Cette cohésion altruiste était la meilleure preuve que leur engagement ne serait jamais vain

Les Larmes de Satan Tome 3 Aux portes de l'enfer

Pasteur Martin Niemöller (1892-1984)

 

Denise Vernay, née Jacob (1924-2013)

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Gilles Milo-Vacéri, #Suspense, #Angoisse, #Meurtres en série, #Fantastique, #Enquête

Résumé :

Normandie, juin 2018.

Le SRPJ réclame le commandant Gerfaut, car des meurtres barbares terrorisent Rouen. Aurélie, nièce du divisionnaire Marcelli, a failli en être victime. Sa sœur jumelle, Céline, est responsable de Monet 2018, une exposition composée de vingt tableaux qui seront présentés dans la cathédrale. Enzo Battista, l’as de l’OCBC, est chargé de leur protection.

Tout va de travers… Les cadavres pleuvent, les journalistes parlent trop et les témoins se font tuer. Alors, quand une menace semble planer sur Céline et qu’elle disparaît brutalement, Gerfaut voit rouge. Si les indices ne donnent rien, c’est qu’il faut explorer le passé en déterrant d’anciens secrets, mais à force de remuer les vieilles légendes, on finit parfois par ouvrir la mauvaise porte et celle qui donne sur l’enfer se trouve souvent là où on ne l’attendait pas…

Entre le château de Robert-le-Diable et Notre-Dame de Rouen, Gerfaut ne sait plus à quel saint se vouer !

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Une enquête encore plus complexe et trépidante où Gabriel Gerfaut prend tous les risques !

C’est toujours un véritable bonheur de retrouver le commandant Gabriel Gerfaut, son intelligence hors normes et ses colères ainsi que tous les membres de son équipe. Je remercie Anita Berchenko et Les Éditions du 38 sans oublier l’auteur, Gilles Milo-Vacéri, pour l’envoi de ce service presse qui m’a permis de les retrouver en avant-première.

Cela commence par un Prologue des plus intrigants… Dès le départ, la note est donnée. Ensuite nous retrouvons Gabriel Gerfaut en compagnie d’un ami, Fox. Tous deux profitent d’un week-end de liberté pour s’offrir des sauts en parachute. On sent que Gilles Milo-Vacéri nous partage une de ses passions, il m’a fait ressentir réellement l’impression de paix et de liberté que l’on éprouve à ce moment-là. Pour un peu, il m’aurait presque donné l’envie d’essayer. Mais malheureusement, comme chaque fois qu’il est en congé, Gerfaut va être rattrapé par son travail. Son divisionnaire l’appelle car sa nièce Aurélie a été victime d’une tentative de meurtre à Rouen. De plus, la SRPJ de cette même ville veut faire appel à lui car il y a déjà eu deux homicides étranges. Seule bonne nouvelle si je peux me permettre, notre commandant va avoir pour équipier son ami Enzo Battista de l’OCBC qui est en charge de la sécurité de vingt toiles de Claude Monet sur les cathédrales. Cette

exposition internationale de peinture aura lieu dans la cathédrale Notre-Dame de Rouen et la directrice n’est autre que la sœur d’Aurélie, la seconde nièce du divisionnaire. Autant dire que cela ne va pas être simple ! Et quand on sait que nos deux amis, Battista et Gerfaut, ont un caractère aussi explosif l’un que l’autre…

Disons-le tout de suite, cette sixième enquête est un régal. J’ai dévoré ce livre et l’ai lu d’une seule traite, impossible de le lâcher avant la fin : et une nuit blanche de plus, une ! J’y ai retrouvé l’ambiance chaleureuse due à l’amitié sans failles qui unit Gerfaut à Battista, à son divisionnaire, aux membres de son équipe. C’est plein d’humour, un humour bienvenu qui apporte une note de légèreté à une enquête bien sombre où les meurtres se succèdent, où le mystère ne cesse de s’épaissir et où, dès que l’on pense en apprendre un peu plus, le témoin se fait tuer ou bien disparaît. Gabriel est en pleine forme et ses déductions laissent ses collaborateurs de Rouen pantois et Adriana et Paul lui sont plus que jamais d’une grande aide même s’il faut avouer que Gerfaut est particulièrement frustrant car il a souvent tout compris avant qu’ils ne parlent. L’ambiance est électrique et même si le commandant Gerfaut partage ses déductions, on a bien du mal à arriver aux mêmes déductions que lui tant qu’il ne nous a pas tout expliqué.

Gilles Milo-Vacéri multiplie les fausses pistes, ne cesse d’accumuler les difficultés, son meurtrier est particulièrement machiavélique et Gabriel Gerfaut a bien du mal à conserver son sang-froid. Malheur à ceux qui s’attaquent à ses amis ! Il est d’une fidélité sans faille à leur égard. Heureusement qu’il peut compter sur Adriana et son équilibre sans oublier les sentiments qui les unissent. La question reste posée : les verrons-nous un jour ensemble ? Avec son ami Enzo Battista, ils forment un tandem de choc et les idées ne leur manquent pas. La plume de l’auteur est toujours aussi addictive et c’est un régal de le lire. Il a effectué un important travail de recherche et grâce à lui, nous

Rouen, façade ouest et parvis de la cathédrale Notre Dame

découvrons Rouen, sa cathédrale Notre-Dame qui est un personnage à part entière de l’intrigue, la série des Cathédrales de Claude Monet, le château de Robert-le-Diable, sans oublier la librairie « Le Rêve de l’Escalier » et son libraire Michael Féron encore appelé Monsieur Rêve.

Même si ce tome peut se lire sans connaître les précédents, je vous conseille de tous vous les procurer. Au fur-et-à-mesure, on voit les personnages évoluer, on découvre leur histoire et comme ils deviennent vite des amis, on a envie de les suivre et de tout savoir d’eux. Comme toujours, Gilles Milo-Vacéri ajoute à son enquête une note de fantastique. J’ai adoré cette sixième enquête et j’ai vraiment hâte de découvrir la suite…

Plan de Notre-Dame de Rouen

 

Fox et Gerfaut

 

 

Claude Monet Auto-portrait

 

La série des Cathédrales de Monet

 

Position de kiba-dachi

 

 

Blocage nagashi-uke

 

mae-geri

 

morote-zuki

 

ND de Rouen Portail sud de la Calende

 

Michael Féron

 

Le rêve de l’Escalier

 

château de Robert-le-Diable

 

château de Robert-le-Diable

 

Le thyrse de Dionysos

 

Trois thyrses : Dionysos, Bacchus, lierre, vigne.

 

Crypte secrète de la cathédrale de Notre-Dame de Rouen

 

Crypte secrète de la cathédrale Notre-Dame de Rouen

 

Crypte secrète de la cathédrale de Notre-Dame de Rouen

 

Vue d'ensemble de la nef de la cathédrale de Rouen

 

La Nef et les Grandes Orgues

 

La Rose des Libraires, vitraux du transept Nord

 

La rose du transept NORD vue de l'extérieur

 

La louve qui recueille Rémus et Romulus

 

Moulineaux - Château de Robert-le-Diable - Près du monument aux morts

 

Chapelle Sainte Agathe

 

Vitraux de la Chapelle Sainte Agathe

 

Chapelle Saint Sever Cathédrale Notre-Dame de Rouen

 

Chapelle Saint Nicolas

 

Rouen, façade ouest et parvis de la cathédrale Notre Dame

 

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