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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Articles avec #azteques catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Roman historique, #Aztèques, #Harem

Résumé :

— Aztèques : Harem, roman lauréat du Salon du Livre Paris 2017 par le jury Amazon KDP —

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?
Lorsqu'elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d'exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.
Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.
Rabaissée à l'état d'esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.
Au-delà de ces épreuves, une question s'impose : existe-t-il une cage assez grande pour retenir la fille de l'aigle ?

Laissez-vous emporter dans un grand voyage, un ailleurs et un autrefois caché au sein d'une civilisation aussi fascinante qu'effrayante.


Extrait :
« Un parfum de miel flotte dans l’air encore frais du matin. Assise dos à Ameyal, Coatzin scrute la jeune fille dans un miroir à main :
— Lève-toi.
Ameyal s’exécute en gardant les yeux baissés. À ses pieds s’amoncèlent des jouets de bois, une poupée de chiffon et un petit miroir d’obsidienne. Lentement, la seconde épouse s’approche d’elle. Elle porte une robe de plumes jaune-pâle disposées comme des écailles. À son cou luit un collier vert translucide.
Des émeraudes.
La jeune fille tressaille. Le bijou lui rappelle l’inconnue qu’elle a croisée lorsqu’elle a volé l’octli.
Un rictus parcourt les lèvres de Coatzin, qui s’approche et tourne plusieurs fois autour d'Ameyal. Puis, la seconde soeur pose une main sous le menton de la jeune fille pour lui faire lever le visage. Le contact est à la fois lisse et froid.
— Quel magnifique regard. Tu vas faire des envieuses ! »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Passionnant, envoûtant, bluffant, addictif…

Je remercie Éric Costa pour l’envoi de ce Service Presse. Lire « Aztèques Saison I Harem » c’est plonger dans le passé et remonter le temps, se retrouver au XVème siècle au moment de l’apogée du peuple aztèque.

Dès le début, nous faisons la connaissance d’Ameyal, une toute jeune fille de 13 ans, qui en tant que fille de chef est destinée à devenir prêtresse, ce qu’elle refuse. Ce qu’elle veut, c’est devenir chef. C’est son tonalli [destin]. Malheureusement son village est attaqué par des pillards Aztèques et elle se retrouve prisonnière puis vendue comme esclave de harem. Ameyal n’a qu’une idée : retrouver sa liberté, se venger de ces Aztèques qui ont exterminé son village et ses habitant et elle va mettre tout en œuvre pour y parvenir.

Avec Ameyal, Éric Costa nous offre un personnage de femme fascinant. Ameyal a des yeux verts couleur du jade “qui lui viennent de l’océan” d’après son père. Pour le devin Collier d’étoiles, les Anciens ont parlé : elle est la fille de l’Aigle. « [S]on tonalli est digne d’une reine. L’esclavage n’est qu’un passage. » Et Ameyal est indomptable, son courage est hallucinant. Le harem est un véritable nœud de serpents, les rivalités entre épouses et concubines sont mortelles, les ambitions fatales, les intrigues meurtrières. Mais rien ne peut venir à bout d’Ameyal et elle se l’est promis, elle les écrasera tous et toutes…

La civilisation aztèque est aussi fascinante que terrifiante et on sent que l’auteur connaît son sujet. À la fin du livre, nous trouvons un lexique très utile ainsi qu’une galerie des personnages très instructive. Nous découvrons ainsi que les prénoms des différents personnages n’ont pas été attribués au hasard. Si Ameyal signifie printemps, Amocualli veut dire mauvais : c’est le nom du chef de la garde du palais qui est une véritable brute sans honneur. Je n’en dirai pas davantage, il vous faudra vous procurer le livre pour découvrir le sens des autres prénoms.

Éric Costa sait nous captiver dès la première page. Ses descriptions sont documentées et d’un réalisme saisissant. Il m’a totalement embarquée dans l’intrigue et je n’ai pas arrêté de trembler pour Ameyal à qui je me suis attachée. Pour un peu, elle m’aurait fait avoir des cheveux blancs ! La prison est vraiment un moindre mal chez les Aztèques et ils ne manquaient pas d’imagination pour punir des esclaves, concubines ou épouses prises en flagrant délit de désobéissance : supplice des piments, langue coupée, lapidation…

Quant à la fin, l’auteur nous laisse sur une question inquiétante et j’avoue attendre avec impatience le mois d’octobre pour découvrir comment Ameyal va pouvoir se sortir de là sans encombre.

« Aztèques Saison I Harem » par Éric Costa — Auto-édition

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