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Les livres de Goéwin

trahison

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Vengeance, #Trahison, #Cataphilie

Résumé :

Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l'écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place…
Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises…
Un thriller haletant où vont s'entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Vengeance et trahison au cœur d’un Lyon ésotérique

Tout d’abord, je remercie Joël et les Éditions Taurnada qui m’ont envoyé « Une Arête dans la gorge » en service presse au format numérique. Grâce à eux, j’ai découvert une face mystérieuse de la Ville des Lumières, Lyon.

Après un an et demi d’absence, le commandant Nathalie Lesage reprend du service à la Criminelle de Lyon et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas vraiment la bienvenue. Sa nouvelle commissaire, Pauline Clément, une véritable peau de vache, n’apprécie guère son arrivée et ne se gêne pas pour le lui faire sentir. Elle a décidé de la tenir à l’écart des deux brigades existantes et de lui confier une jeune recrue sortant tout juste de l’école, le lieutenant Cyrille Savage.

Heureusement pour elle, dès le premier jour, elle est appelée sur une scène de crime. Un médecin généraliste a été sauvagement massacré. Et ce premier meurtre sera suivi d’autres tout aussi horribles. Nathalie Lesage va se retrouver plongée dans une enquête difficile ; en plus de ses difficultés d’intégration, elle devra faire face à des sociétés secrètes mais aussi découvrir le Lyon historique, sans oublier le souterrain, avec ses catacombes et ses arêtes de poisson.

Une fois de plus, Christophe Royer m’a bluffée par son important travail de recherche, ce qui rend la lecture passionnante. Son écriture est fluide, efficace. Le rythme est soutenu et le suspense ainsi que les révélations durent jusqu’à la fin. C'est simple, une fois qu'on a terminé un chapitre, on n'a qu'une envie, lire le suivant.

Le commandant Nathalie Lesage est une femme de caractère, très intéressante par ses fragilités. J’ai énormément apprécié son attention et sa gentillesse envers son co-équipier, le lieutenant Cyrille Savage, sa manière de lui apprendre le métier. Quant à Cyrille, c’est un estomac sur pattes et une personnalité attachante. Malgré sa jeunesse, il est d’une redoutable efficacité et son implication dans son travail vont faciliter l’intégration de Nathalie. Ils forment un duo de choc et Cyrille apporte une note de légèreté à l'enquête.

Et puis, il y a la ville de Lyon, qui est un « personnage » à part entière avec ses catacombes, le mystère de ses « arêtes de poisson ». L’auteur nous décrit cette ville de manière tellement vivante qu’on a l’impression d’y être. De plus, ses descriptions sont captivantes et donnent envie de découvrir par soi-même la Ville des Lumières et ses mystères.

J’ai été surprise de mon ressenti envers le meurtrier. Paradoxalement et malgré l’horreur de ses actes, il m’a touchée et je n’ai pu m’empêcher de le plaindre, non que j’approuve ses crimes mais sa détresse ne m’a pas laissée insensible.

« Une Arête dans la gorge » est le second opus où apparaît le commandant Nathalie Lesage. Même s’il peut se lire séparément, je pense qu’il vaut mieux d’abord lire « Lésions intimes » pour mieux l’apprécier. En conclusion, un thriller addictif impossible à lâcher que je recommande à tous ceux qui aiment les bons thrillers.

10,95 € - Format papier - 384 pages - ISBN 978-2-37258-082-3
6,49 € - Format EPUB / KINDLE - ISBN 978-2-37258-083-0

Lyon

 

Lyon

 

Hôtel de Police Marius Berliet

 

Le Vieux Lyon et ses traboules

 

Les traboules

 

La franc-maçonnerie à Lyon

 

 

 

 

Souterrain de l'Intrépide

 

Arête de poisson

 

Feuilles de coca

 

Véhicule blindé

 

La Croix-Rousse

 

La Bodeguita Cubana

 

La Bodeguita Cubana

 

Les Sarrazinières

 

L’église Saint-Bernard

 

L'église Saint Bernard

 

le réseau des Fantasques

 

Le Gros Caillou

 

La galerie du Gros Caillou

 

Le souterrain des ossements

 

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Résumé :

Traditions, lois ancestrales, lorsque les codes de vie sont régis par le passé sans tenir compte des évolutions.
Des centaines, voire des milliers d'hommes et d'enfants vivent cloîtrés de peur d'être les cibles de la Gjakmarrja, vendetta albanaise héritée du Moyen-Âge.
Daran et ses parents ont subi, il y a presque vingt ans, la reprise de sang inscrite dans les codes du Kanun, pour une faute commise par un membre de leur famille.
Après avoir fui son pays et la mort, le voilà de retour, au terme de 18 années d'absence, de nouveau confronté à ces lois d'un autre âge.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

♥ Coup de cœur ! ♥ Quand le passé s’invite au présent par le biais des lois ancestrales du Kanun et tellement plus…

Dès les premières lignes, dans sa Préface, Cetro nous explique ce qu’est le

Kanun, une loi ancestrale qui régit la vendetta en Albanie. Daran, alors qu’il avait 15 ans en a été victime ainsi que ses parents. Lui seul a survécu grâce à son exfiltration en France. Dix-huit ans après, il retourne chez lui, à la demande de Sœur Christina qui lui avait sauvé la vie en le faisant fuir et de nouveau, il va se trouver confronté au Kanun : ses deux meilleurs amis ont un énorme différent et l’un d’entre eux, Mehmet, veut appliquer les codes du Kanun à l’autre, Pashko. Sr Christina espère que Daran pourra les réconcilier et éviter de nouveaux crimes.

L’auteur a pris soin de nous préciser dès le début qu’il s’agit d’une histoire qu’il a inventée mais il nous offre une telle galerie de personnages, une intrigue tellement réaliste que cela pourrait tout à fait exister. « Kanun », c’est une histoire d’amour et de haine, d’amitié et de trahisons. C’est également un pays, l’Albanie, et Cetro se fait poète par la bouche de

Daran qui retrouve son pays pour lequel il éprouve un amour passionné malgré les souvenirs douloureux. Les paysages sont magnifiques et donnent envie de les découvrir.

« Kanun », c’est encore un livre addictif à 200 % : une fois commencé, vous ne pourrez plus le lâcher et je lui dois une nuit blanche, de celles que connaissent tous les amoureux de la lecture : « allez, encore un chapitre… Impossible de m’arrêter là… ». Car Cetro, avec le talent qui le caractérise, est un maître manipulateur, un magicien, une plume à nulle autre pareille. Vous pensiez lire une histoire de vengeance mais il y a bien plus que cela et il ne cesse de nous surprendre tout au long de la lecture et ce, jusqu’à la dernière page !

Il nous offre des personnages inoubliables et qui vous touchent, vous bouleversent. Il y a Daran bien sûr, le héros principal, un jeune homme au grand cœur, qui va essayer de faire la paix avec son passé. Puis il y a Sœur Christina, une bonne sœur de choc, qui n’a peur de rien et n’a pas la langue dans sa poche. Mais j’ai surtout craqué pour Zamir, un petit bonhomme de 10 ans, une véritable bouille à bisous pleine d’espièglerie, qui a une relation bouleversante avec sa grand-mère. Cetro a su garder son cœur d’enfant et il a un don pour faire revivre cette innocence, cette beauté, dans ses jeunes personnages.

Lire Cetro, c’est chaque fois s’embarquer pour une aventure humaine. Au-delà de l’intrigue, c’est de la vie qu’il s’agit. Ici, il nous fait découvrir le Kanun. Je ne sais pas vous,  mais moi c’était la première fois que j’en entendais parler et découvrir qu’aujourd’hui encore il était d’actualité et que des familles entières vivaient prisonnières dans leurs maisons, terrifiées et complètement impuissantes, a été un choc. Et comme toujours, l’auteur dénonce une situation intolérable. Mais il nous parle aussi avec beaucoup de délicatesse et de pudeur, d’amour et de souffrance, d’amitié et de fidélité, de trahison, du poids des non-dits, des secrets qui se cachent dans le passé.

Que vous connaissiez Cetro ou non, je n’ai qu’une chose à dire : foncez ! « Kanun » est une véritable pépite mais chacun de ses livres l’est. À chaque fois, il nous conte une histoire totalement différente, il nous emporte dans son univers où se mêlent tendresse et douleur, colère et pardon, rédemption… Et tout cela d’une plume qui sait se faire poétique, pleine d’humour, mais aussi tranchante et crue. C’est un coup de cœur et je remercie l’auteur pour m’avoir une fois de plus transportée, émue, bouleversée… et complètement surprise.

Le Kanun

 

Le pont du village de Mes

 

Ruines du château de Rozafa à Shkodër

 

Ruines du château de Rozafa à Shkodër

 

Carte de l'Albanie

 

Carte détaillée Shkodër, Albanie

 

Lac de Shkodra

 

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Résumé :

Abandonné à la naissance, Antoine Boulan fuit l’orphelinat et tente de survivre en restant sur le droit chemin pour tenir une promesse. Rattrapé par l’époque, il sombre dans les cambriolages et se voit condamné au bagne par erreur. Quand la guerre éclate, il revient en France pour prendre les armes et traversera le conflit en courant désespérément après son pardon. Du bagne de Saint-Laurent-du-Maroni aux plages de Dunkerque, à Paris puis dans le Loiret et enfin à Auschwitz Birkenau en Pologne, vous allez suivre pas à pas le destin d’un orphelin à qui la vie n’a fait aucun cadeau et qui deviendra, malgré lui, un héros de guerre.

(juillet 1940 - octobre 1941)

Après la diffusion des tracts et les missions de renseignements, Antoine est devenu un membre du Groupe Opéra sur qui on peut compter. Après une première exfiltration réussie, avec son ami Jean-Paul Mazières, ils doivent récupérer un camion chargé d’armes et de munitions qui les attend dans le Loiret afin de le ramener à Paris. S’ils réussissent, en plus du Groupe Opéra, ils pourront aider d’autres réseaux parisiens à s’armer…

 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Amour, guerre, barbarie… l’homme confronté à sa vérité ! Un second tome encore plus bouleversant, réaliste, addictif !

Dans ce second tome, Gilles Milo-Vacéri débute en transcrivant le « Discours du Maréchal Pétain » et l’ « Appel du 18 juin 1940 » du Général de Gaulle. Où serions-nous sans ces hommes et ces femmes courageux et méconnus qui ont répondu à cet appel du 18 juin ?

Antoine ne cesse de monter en puissance, en folie téméraire… Il est devenu un spécialiste des exfiltrations et des missions dangereuses. Nous le retrouvons dans une nouvelle opération suicidaire : récupérer et ramener à Paris un chargement d’armes, munitions, explosifs, faux papiers et tout ce qu’il faut pour imprimer sans oublier du matériel de radio ce qui équivaut à quatre tonnes de matériel environ. Et on peut dire que l’auteur s’en donne à cœur joie avec Antoine ! Il a de ces idées ! Complètement fou et plus c’est fou, plus ça marche ! Les morceaux de bravoure s’enchaînent mais en même temps ses personnages sont toujours profondément humains, avec toutes leurs faiblesses qu’ils dominent… ou pas, ce qui les rend touchants et nous bouleverse d’autant plus. Et le pire, c’est qu’avec cette tête de pioche d’Antoine, dès qu’on respire un peu, qu’on se dit « ouf ! il s’en est sorti », eh bien non, cette forte tête au courage complètement hallucinant se précipite dans un danger encore pire.

Gilles Milo-Vacéri nous dépeint l’humanité dans ce qu’elle a de pire et de meilleur. Il nous plonge dans la réalité de la guerre où les hommes et les femmes se découvrent face aux privations et aux horreurs, les conduisant aux pires des trahisons mais aussi à effectuer des actes de bravoure insensés. Et je me répète mais ils sont terriblement humains. C’est vraiment frustrant, je ne veux pas dévoiler l’histoire, mais il y a des personnages qui ne sont pas tout à fait du bon côté et qui vont faire le bon choix, d’autres qui vont vous émouvoir et certains vous briser le cœur… L’auteur a un véritable don pour dépeindre la psychologie de ces hommes et femmes emportés dans la tourmente. Tout est possible et Gilles Milo-Vacéri ne cesse de nous surprendre. De plus, extrêmement bien documenté, il nous offre un grand roman Historique avec un grand « H ». Il nous rend proches ces hommes et ces femmes, il nous les rend attachants et surtout tellement compréhensibles dans leurs réactions car rien n’arrive par hasard. Et Antoine déjà tellement blessé par tout ce qu’il a vécu va vivre l’enfer… Je ne veux pas en dire davantage mais croyez-moi c’est vraiment l’horreur et il y aura un avant et un après… L’auteur parvient à nous immerger dans la guerre, dans ce qu’elle a de plus atroce et on se sent affreusement mal, témoin impuissant, le cœur broyé, empli de colère et de rage… Et le pire du pire, c’est que l’on se doute que ça va encore empirer !

Côté Histoire, il nous parle du réseau Honneur – Police qui était un groupe de policiers résistants au sein de la Préfecture de Police de Paris. Il nous fait toucher du doigt le manque de coordination et d’organisation entre les différents réseaux de la Résistance qui la plupart du temps s’ignoraient. À cette occasion j’ai découvert — oui, je suis très ignorante sur cette période — que Londres préférait les FFL (Forces Françaises Libres) qui appartenaient à l’Armée et que la Résistance n’était pas très bien vue par elle. C’est là que nous retrouvons un grand homme, un héros, Jean Moulin, un grand résistant. C’est grâce à lui que tout a changé, c’est lui qui a unifié, coordonné les différents mouvements de la Résistance en France. À l’inverse, nous avons La Carlingue ou Gestapo Française composée de malfrats et de flics français ainsi que les “Comtesses” qui couchaient et espionnaient pour la Gestapo.

Pour terminer, j’espère vous avoir donné envie de découvrir Antoine et tous ceux qui l’entourent, envie de vous plonger dans Les larmes de Satan malgré mon impuissance à rendre tout ce que j’ai ressenti. Je ne suis pas satisfaite de cette chronique, j’ai l’impression de ne pas être parvenue à vous partager mes sentiments. Cette lecture a été tellement bouleversante émotionnellement que c’en est impossible à transcrire et Antoine est un des personnages les plus déchirants de l’auteur.

— C’est de l’hébreu et ça dit à peu près ceci : qui donne ne doit jamais s’en souvenir. Qui reçoit, ne doit jamais oublier.
Abel lui sourit.
— Ils m’ont simplement redonné le goût de vivre. Que Dieu les protège !

Les larmes de Satan Tome 2 Dans l'ombre d'Alice

Épuisé, il cacha son visage entre ses genoux et croisa les bras sur la tête pour empêcher le monde de l’atteindre. Il se réfugiait souvent dans sa citadelle même si celle-ci devenait de plus en plus fragile, avec des murs qui s’écroulaient à mesure que ses illusions disparaissaient. Qu’étaient donc devenus ses beaux rêves de liberté ? Des fantômes qui le fuyaient et des mirages qu’il devrait oublier. Un sanglot déchira sa poitrine et Antoine lâcha enfin prise. Il pleura à son tour.

Les larmes de Satan Tome 2 Dans l'ombre d'Alice

L’impuissance devant la barbarie était un poison qui rongeait lentement celui qui avait une conscience.

Les larmes de Satan Tome 2 Dans l'ombre d'Alice

Marjorie, fais ce que tu crois être juste. Quant à la peur, nous la connaissons tous, c’est normal. On n’y peut rien, nous ne sommes que des êtres humains.

Les larmes de Satan Tome 2 Dans l'ombre d'Alice

La guerre les avait transformés en monstres sanguinaires, en êtres implacables et impitoyables, assoiffés de justice, de vengeance, baignant dans l’amertume et la rancune quotidienne tandis que la haine des Allemands les poussait toujours plus loin vers le pire de l’âme humaine.

Les larmes de Satan Tome 2 Dans l'ombre d'Alice

C’étaient des bêtes, des monstres sans âme que la Gestapo avait recrutés et leur carte les autorisait à toutes les exactions possibles sans qu’on puisse s’y opposer.

Les larmes de Satan Tome 2 Dans l'ombre d'Alice

Je réciterai la prière des morts, je ne la connais qu’en hébreu, mais peu importent les prières et la religion, Dieu reste Dieu, pour tous les hommes de bonne volonté. Je ferai le nécessaire.

Les larmes de Satan Tome 2 Dans l'ombre d'Alice

C’était la première fois qu’il s’adressait à Dieu, la première fois qu’il osait l’implorer, le supplier, quémander une grâce et ce n’était même pas pour lui. La première fois de toute sa vie. Et Dieu n’entendit pas sa prière. Il reposa la tête sur elle et abandonna le combat. Vaincu et anéanti. Le diable avait dû détourner les yeux devant cette folle absurdité et même les larmes de Satan seraient impuissantes à lui rendre l’amour de sa vie.

Les larmes de Satan Tome 2 Dans l'ombre d'Alice

Laisse donc les ans s’épuiser.
Que de larmes pour un baiser,
Que d’épines pour une rose !

Le temps qui s’écoule fait bien ;
Et mourir ne doit être rien,
Puisque vivre est si peu de chose.

François Coppée

La Carlingue ou la Gestapo Française

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Historique, #Fantastique, #Camp de concentration, #Nazisme, #Amour, #Famille, #Trahison, #Pardon

Résumé :

Théodore, ancien résistant, a fait promettre à son fils Gabriel de répandre ses cendres à Dachau, l’ancien camp de concentration nazi où il a été interné. 

Gabriel part donc pour la Bavière avec les cendres de Théodore dans son sac à dos. Il emporte aussi un vieux carnet aux pages quasi inaccessibles, le journal que son père a tenu durant sa déportation. S’ensuit pour Gabriel un voyage assez fantastique. Car Théodore, du fond de son urne, va entretenir avec son fils des discussions pleines de charme et d’humour. 

Au-delà de la lecture du carnet où Théodore raconte la souffrance au jour le jour, Gabriel ouvrira une boite de Pandore pour faire face à un secret : qui a dénoncé Théodore, l’envoyant ainsi dans l’enfer de Dachau ? 

Sur un ton ironique et plein d’autodérision, nous suivons Gabriel sur les chemins de l’amour : filial, amical et amoureux, mais également sur les chemins de la trahison.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Un livre magnifique et émouvant.

Tout commence avec la crémation de Théodore, ancien résistant et survivant à Dachau. Durant la cérémonie, nous faisons la connaissance de la cousine Angélique, également ancienne résistante et seul membre de la famille restant à Gabriel. Théodore a fait promettre à son fils de répandre ses cendres à Dachau et ce qui est très drôle et émouvant à la fois, c’est qu’il continue à communiquer avec lui après sa mort ce qui donne des dialogues savoureux. Nous allons suivre Gabriel sur les routes de Bavière et plus particulièrement de Munich jusqu’à Dachau.

Je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 qui m’ont permis de découvrir ce livre et son auteur grâce au Service Presse. Merci pour votre confiance ! Tout d’abord, ce qui m’a frappée c’est le style de l’auteur qui parvient à nous faire sourire et à nous amuser sur des sujets à priori douloureux. Jean-Michel Leboulanger pose un regard bienveillant et amusé

Jean-Michel Leboulanger

sur ses personnages. Les dialogues entre Gabriel et son père sont très drôles et j’ai plusieurs fois éclaté de rire. Il y a des passages également très durs lorsque Gabriel lit le carnet de son père qui relate sa vie dans le camp de Dachau où lorsqu’il visite ce camp pour remplir la promesse qu’il lui a faite. En même temps, il est très curieux de découvrir les années de jeunesse de son père et plus particulièrement ses histoires d’amour ce qui ne plaît pas du tout à Théodore.

J’ai aimé la rencontre de Gabriel avec Emma. L’auteur nous relate leur histoire avec beaucoup de délicatesse. La vie ne les a guère ménagés. Gabriel souffre toujours de son divorce avec Sarah et porte également la douleur de son père. Tous deux vont devoir s’apprivoiser.

J’ai été conquise par le personnage de Max, son meilleur ami, et de son chat

Chat sphinx

Mô, un sphinx qu’il utilise comme piège à filles… Jean-Michel Leboulanger nous offre de beaux personnages auxquels je me suis attachée facilement, il dépeint à merveille leur psychologie et il est également très doué pour décrire les lieux visités, Dachau bien sûr mais aussi Munich, son marché de Noël, le château de Louis II de Bavière à Neuschwanstein et nous faire ressentir leur atmosphère. « Entre les pages » nous offre un voyage dans le temps mais également nous fait découvrir la beauté de l’Alsace et de la Bavière.

J’ai adoré ce roman empli de douceur malgré les thèmes de la mort, de la trahison et de Dachau. Jean-Michel Leboulanger nous partage de beaux messages sur la force de l’amour et du pardon. Il donne envie de croire aux belles rencontres et aux lendemains heureux. J’ai refermé ce livre à regret mais sur un éclat de rire. Et j’ai bien l’intention de désormais suivre cet auteur et de découvrir ses autres écrits car vraiment je suis tombée sous le charme de son écriture.

Décorations de Noël au marché de Noël de Munich

Décorations de Noël au marché de Noël de Munich

Marché de Noël cathédrale de Munich

Marché de Noël cathédrale de Munich

Château de Neuschwanstein

Château de Neuschwanstein

Château de Neuschwanstein : chambre à coucher

Château de Neuschwanstein : chambre à coucher

Château de Neuschwanstein

Château de Neuschwanstein

Dachau aujourd'hui

Dachau aujourd'hui

Dachau

Dachau

Chambre à gaz

Chambre à gaz

Fours crématoires

Fours crématoires

Château d'Itter

Château d'Itter

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Amour, #Policier, #Enquête, #Trahison, #Fidélité, #Assassinat, #Médiumnité, #Famille, #Histoire vraie

Résumé :

Florent, gendarme mobile dans le nord de la France rencontre Alexandra dans un bar le 14 juin 1994. Immédiatement, il tombe amoureux fou de la jolie blonde à demi irlandaise. Ils vont s’aimer passionnément. Le 6 octobre 1995, au retour d’une mission en Corse, Florent prend sa voiture et quitte précipitamment la caserne sans autorisation après avoir été accusé de vol par son commandant d’escadron.

Huit jours plus tard, on le retrouve en Belgique, une balle dans la tête.

Bien que l’enquête judiciaire retienne la thèse du suicide, Alexandra n’y croit pas. Elle va entamer des recherches et diligenter sa propre enquête avec l’aide de la mère de Florent et d’une amie avocate.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Coup de cœur pour ce livre magnifique, un livre-choc, l’histoire d’un combat pour que justice soit rendue, l’amour plus fort que la mort…

J’ai vraiment eu un gros coup de cœur pour ce livre inspiré d’une histoire vraie. Ce que j’en ai retenu, c’est surtout une merveilleuse histoire d’amour qui commence comme un conte de fées et qui malheureusement se heurte à un sort injuste : Florent est un jeune gendarme prometteur de 23 ans qui a la vie devant lui. Il vient de rencontrer Alexandra, une jeune femme irlandaise et c’est le coup de foudre pour chacun d’eux. Ils ont eu la chance de rencontrer l’amour de leur vie et de le reconnaître. Florent va être injustement accusé de vol et quitter la caserne. On retrouvera son corps quelques jours plus tard en Belgique. Il est décédé d’une balle dans la tête et l’enquête conclura à un suicide. Durant vingt longues années, Alexandra va se battre pour découvrir la vérité et rendre son honneur à Florent.

Le livre démarre sur les chapeaux de roue : Florent est assassiné et son meurtre est mis en scène. Dès le départ, nous savons qu’il s’agit d’un crime et non d’un suicide. Les chapitres sont courts et dynamiques. Ce qui est vraiment original et surprenant, c’est que tout est écrit du point de vue du mort. Quand j’ai pris connaissance de ce dont on l’accusait, je me suis dit “qu’est-ce que c’est que cet imbroglio ?” tant les larcins dont on l’accuse sont ridicules, ça sent vraiment la machination.

Au fil des chapitres, Florent revoit son passé, les jours de bonheur partagé avec Alex. Véronique Rivat sait nous faire ressentir leurs émotions et c’est ce qui rend la lecture bouleversante. On ne peut qu’être touché par leur amour au-delà de la mort, par leur manière de communiquer, de rester présents l’un à l’autre. J’ai été bien souvent émue face à la délicatesse de Florent, aux moyens qu’il emploie pour remonter le moral d’Alex et j’ai vraiment été furieuse face à la lâcheté de ses “amis”. J’ai admiré Alex, son courage, sa ténacité, sa fidélité et son combat de vingt ans à elle ainsi que la famille de Florent pour faire enfin sortir la vérité et lui rendre son honneur qu’à mes yeux il n’a jamais perdu.

Ce livre m’a également interpelée par ce qu’il dévoile de la possibilité de demeurer en contact avec l’esprit d’une personne chère décédée dans certaines conditions. C’est un message d’espoir et une magnifique ode à l’amour et à la vie.

Nous suivons le déroulement de l’enquête et j’ai apprécié la patience et la débrouillardise d’Alex car il lui en faut une bonne dose pour faire face aux lenteurs de l’administration, à la mauvaise volonté de certains, aux mensonges. Elle est aidée par les parents de Florent et par une amie avocate dans son combat. Les parents de Florent sont adorables et j’ai vraiment eu de la peine pour eux tous. L’amour qui unit Alex à sa belle-famille est vraiment touchant. Je me suis attachée à eux et tout particulièrement à Florent et Alex. J’ai terminé ma lecture mais ils ne m’ont pas quittée et je ne suis pas près de les oublier…

Un livre que j’ai adoré et que je recommande à tous tant c’est un témoignage d’amour et de tendresse bouleversant, un message d’espoir et un hymne à la vie mais aussi un combat pour que justice soit rendue. Un grand merci à Véronique Rivat pour sa générosité !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Dystopie, #Fantastique, #Famille, #Trahison, #Survie

Résumé :

Dans un futur plus proche qu’on ne le croit, l’humanité se trouve divisée en deux. D’un côté, les individus civilisés mènent une existence confortable au sein de mégalopoles ultramodernes et surprotégées. Les règles y sont strictes, les sanctions sévères. Vivant en autarcie, totalement isolés d’une nature qu’ils ne comprennent plus et craignent par-dessus tout, ces citoyens sont les dignes représentants d’Homo sapiens industrialis. Mais à l’Extérieur, loin des ordinateurs, des aliments biosynthétiques et des machines survoltées, certains hommes sont retournés à l’état de bêtes : on les appelle « Fauves ». Criminels de sang et autres personnalités peu recommandables, exilés de la société pour leurs méfaits, peuplent les territoires sauvages à l’écart des villes. Là-bas nulle loi ne subsiste, si ce n’est celle du plus fort.

Nathaniel Darseau, riche et brillant étudiant de la capitale Oxalis, ne semble guère destiné à rejoindre cet enfer. Aucun instinct primitif n’anime ce jeune homme conditionné par une société résolument pacifiste. Il faudrait un incroyable concours de circonstances, une diabolique conspiration, une malchance inouïe pour entraîner notre héros dans cette spirale de violence et de mort...

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ 

Une dystopie captivante et originale !

Trahi par sa famille qui souhaite préserver sa réputation, Nathaniel se retrouve incarcéré à Sincérité, une maison de rééducation, pour une faute qu’il n’a pas commise. Malheureusement pour lui, il est doté d’un fort caractère qui le pousse à s’insurger et à rendre coup pour coup, ce qui ne va pas arranger sa situation. De plus appartenant à une caste de privilégiés, rien ne l’a préparé à se faire traiter comme un moins que rien ce dont son orgueil s’accommode très mal. Il se révolte, résiste, désobéit et tous ces comportements ne font que l’enfoncer davantage. Jusqu’à ce que l’impensable arrive…

Au début Nathaniel m’énervait un peu par son arrogance, son comportement de nanti mais très vite je me suis attachée à lui devant l’injustice de son sort et l’horreur des méthodes utilisées pour le “rééduquer”. C’est un jeune homme très intelligent et cultivé ce qui lui permet de comprendre très vite où il se trouve et de s’adapter. Il va chercher à tout prix à préserver son humanité et il a bien du mérite. Je me suis demandée si parmi les Fauves il en existait un seul qui ait gardé une trace d’humanité. C’est vraiment l’enfer sur terre où seuls les plus forts et les plus cruels survivent.

Manon Toulemont nous offre une dystopie tout à fait originale. Les deux univers qu’elle a créés font froid dans le dos. Nathaniel et sa famille vivent à Oxalis, une société aseptisée et informatisée, régie par des lois implacables : évaluation psychologique annuelle afin d’éviter toute déviance, nourriture bio-artificielle et défense de manger de la viande, rééducation de tous les individus présentant ne serait-ce que les prémices de violence ou de perversité et expulsion à l’Extérieur de tous ceux qui sont considérés comme des criminels. L’Extérieur, c’est ce qui subsiste de notre monde après la Grande Crise : atmosphère polluée, monde en décomposition, bâtiments en ruine, seuls les animaux qui ont pu s’adapter ont survécu et surtout les êtres qui y habitent sont les Fauves : criminels dont on s’est débarrassés après leur avoir tatoué sur le visage le masque de léopard, tigre, lion ou guépard. Un seul objectif : survivre et pour cela, tout est bon, assassinats, vols, cannibalisme…

J’ai été totalement happée par cette lecture. L’auteure écrit très bien et elle a su maintenir le suspense d’un bout à l’autre. Je me suis posé beaucoup de questions, certaines ont trouvé leurs réponses, pour d’autres il me faudra attendre le tome suivant car j’ai vraiment envie de connaître la suite des aventures de Nathaniel, savoir comment il va évoluer, découvrir davantage cet Extérieur et ceux qui y vivent.

Une dystopie addictive et surprenante, un héros attachant qu’on a envie de suivre, deux mondes glaçants et des personnages qui font frissonner… J’ai hâte de découvrir la suite.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Historique, #Avalon, #Magie, #Légendes, #Guerre, #Celtes, #Trahison, #Dieux, #Mythologie, #Amour, #Amitié, #Sara Greem

Résumé :

Les Épopées Avaloniennes se déroulent autour du VIe siècle après J.-C. Les légendes arthuriennes content l’ascension du roi Arthur, fils d’Uther Pendragon et d’Ygerne, qui se convertit au christianisme grâce à sa femme, Guenièvre. Le mage Merlin prédit la souveraineté de la « nouvelle religion » au détriment de celle des dieux multiples avec la mort d’Arthur. Et l’île d’Avalon disparut dans les brumes afin de protéger l’un des derniers piliers de la religion druidique.

Certains éléments des Épopées Avaloniennes sont historiques. D’autres font partie de la tradition orale que transmirent les bardes. Et d’autres encore n’ont simplement jamais été exprimés.

Mais une chose demeure réelle : la magie des druides et le secret de leurs rituels.

Voici l’histoire de la prêtresse-ovate Hérodias qui constitue une légende parmi les maints contes celtes écrits, imaginés ou juste inspirés des mystères d’Avalon. La mythologie celtique se mêle au récit d’une épopée qui modifia le cours de l’histoire.

Hérodias d’Athènes vit sur l’île d’Avalon, l’île sacrée protégée par ses brumes depuis bien avant la mort du roi Arthur, et gérée par le Conseil des Anciennes composé des Grandes Prêtresses Viviane, Morgane et Dana.

Mais depuis quelque temps, il semble que les brumes se désagrègent peu à peu, rendant l'île d’Avalon dangereusement visible à ses ennemis. Hérodias, qui a reçu l’appel de la grande Déesse et du dieu cornu, Cernunnos, afin qu’elle accomplisse sa destinée à travers la nuit rituelle de Beltane et devienne à son tour Grande Prêtresse, a des visions récurrentes d’horreur et de mort. Une guerre se prépare. Les chrétiens, désireux d’éradiquer tout type de religion païenne, usent de trahisons et de magie occulte à l’encontre des derniers adorateurs des dieux multiples.

Hérodias devra renforcer sa magie et ses pouvoirs pour la sauvegarde d’Avalon. Mais quel est le rôle exact que le destin lui réserve ? Et qui est le mystérieux guerrier au linceul que les dieux ont placé sur sa route ?

 

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Coup de cœur ! Magique, ensorcelant, envoûtant !

Hérodias d’Athènes appelée aussi la Bâtarde par cette peste de Deirdre est orpheline. Elle a été abandonnée sur l’île d’Avalon

Avalon

alors qu’elle n’était encore qu’un bébé et recueillie par les grandes

Viviane

prêtresses d’Avalon : Viviane, Morgane et Dana. Elle a une marque de naissance sur l’épaule qui représente un corbeau couleur rouge sang qu’elle a appelé Lug et qui saigne régulièrement. Indépendante, éprise de liberté, désobéissante et ne suivant que les élans de son cœur, Hérodias a été choisie par  la grande Déesse et son époux, Cernunnos, le dieu cornu, pour accomplir l’initiation de la nuit de Beltane. Certaine de l’imminence de la guerre, la nuit elle se rend dans les bois pour apprendre à se battre, là encore en opposition à la tradition qui interdit aux femmes les activités masculines. Seul le mage Merlin la comprend parfaitement et elle peut compter sur le soutien de sa meilleure amie, la jeune prêtresse Lena. La haine que les chrétiens éprouvent pour les dieux multiples et leurs adorateurs est sans cesse alimentée par le moine Gwenolé qui veut éradiquer tous les païens par le fer et le feu. Lors d’un voyage sur le continent, la barque d’Hérodias est poussée par la Grande Déesse vers un mystérieux navire étranger dont tout l’équipage est mort à l’exception d’un énigmatique chevalier, Kai, et de son ami, Yuan. À cette occasion, un corbeau va choisir de suivre Hérodias et va devenir son compagnon fidèle. Elle le nommera Hermès.

Je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour m’avoir permis de lire ce livre magnifique en avant-première. J’avais été séduite par la splendide couverture de cet ouvrage et attirée par le titre : « Épopées Avaloniennes ». Je suis incapable de résister à Avalon et à ses sortilèges.

Morgane

J’ai tout de suite été happée par l’atmosphère envoûtante et empreinte de poésie du texte. Sara Greem a un talent extraordinaire pour faire revivre la mythique Avalon et ses druidesses. Elle ressuscite les croyances aux Anciens Dieux et Déesses, c’est un retour aux sources de la foi. J’ai vraiment apprécié la magie et la poésie de ces fêtes tellement en accord avec la Nature et j’ai regretté une nouvelle fois la violence et l’intolérance de certains chrétiens qui ont anéanti tellement de civilisations et de cultes au nom du Dieu Unique. Par le charme de sa plume, l’auteure a su me transporter et me donner l’impression de me retrouver à Avalon et suivre Hérodias et Hermès son corbeau.

Hérodias est un personnage des plus attachants. C’est une jeune femme impulsive, courageuse, au caractère bien trempé. Elle hait les chrétiens alors qu’en tant que prêtresse, elle ne devrait être que pleine

Statue représentant Kerridwen

d’amour pour tous les êtres et ne surtout pas prendre parti. On lui dit qu’elle va devoir apprendre à renoncer à sa colère et sa haine. Je compatis de tout mon cœur avec elle car face aux exactions commises par eux, à leur alliance avec les forces du Mal, j’ai plutôt tendance à prendre fortement parti contre ces soi-disant adorateurs du Dieu Unique qui en fait ne sont poussés que par la soif de sang, de luxure et de pouvoir. Hérodias est vraiment unique, même sa nuit de Beltane ne ressemble à aucune autre.

Autour d’Hérodias gravitent bien d’autres personnages aussi attachants que

Merlin

singuliers. Je pense en particulier aux grandes prêtresses Viviane et Morgane, au sage Merlin, à la prêtresse Lena, à la généreuse cuisinière Malvina, au mystérieux chevalier au linceul, Kai, à leur allié le chef Viking Adalrik, et bien d’autres encore. J’ai adoré découvrir les rituels d’Avalon mais également les croyances et rites de leurs partenaires, leurs différentes techniques de combat. Et que dire des créatures monstrueuses qui apportent leur concours à leurs ennemis !

Sara Greem nous offre une épopée flamboyante, de feu et de sang, qui mêle amour et haine, violence et tendresse, héroïsme et lâcheté, fidélité et trahisons... J’espère vous avoir donné envie de la découvrir. En ce qui me concerne, j’ai fermé mon livre à regret, un peu de mon cœur est resté à Avalon et j’ai hâte de découvrir la suite des « Épopées Avalanoniennes ».

Sara Greem

Sara Greem

Cernunnos, le dieu cornu

Cernunnos, le dieu cornu

Déesse Bellisama

Déesse Bellisama

Korrigan

Korrigan

Taranis dieu de la foudre

Taranis dieu de la foudre

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Romance contemporaine, #Course automobile, #Rallye, #Amour, #Amitié, #Trahison, #Deuil, #Drame

Résumé :

Il ne faut pas se fier aux apparences...
Milo Morgan est un pilote de rallye, aussi prometteur qu’impulsif. Suite à une panne, il rencontre Flora dans une étrange maison, isolée au milieu de la forêt landaise. Belle et fragile, cette femme n’est pas pour lui. Et ce n’est pas Stéphy, la meilleure amie de Flora, très attachée à la tranquillité de cette dernière, qui dira le contraire ! Seulement, le destin est capricieux. Ils se retrouveront à Monaco, au cœur de la compétition féroce opposant Milo à son rival de toujours, Octave.
Et ce n’est pas la seule épreuve que Milo et Flora devront affronter : un véritable prince, une maison hantée, une journaliste acharnée ! Comment deviner que leur passé les rattrapera et qu’ils ont bien plus en commun qu’ils ne le pensent ?

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Une très belle romance empreinte de mystère et pleine de sensibilité.

À priori, les routes de Milo et Flora n’auraient jamais dû se rencontrer, ils appartiennent tous deux à des mondes différents. Mais c’était sans compter sur le hasard ou le Destin malicieux. Leur rencontre est très drôle tant ils sont aux antipodes l’un de l’autre. Milo Morgan est un pilote de rallye qui vit sa vie à 100 à l’heure. Flora Pendeli vit recluse dans une immense demeure dans les Landes, La Commanderie, qui est un ancien monastère des Templiers. Secrète, introvertie, elle croit aux revenants et dit sa demeure hantée ce qui hérisse le pragmatisme de Milo. Et pourtant…

Je remercie Caroline Costa qui m’a proposé cette jolie lecture ainsi que Something Else Éditions. J’ai tout de suite été happée par le mystère qui entoure Flora et par l’univers fantastique créé par l’auteure, Caroline Costa s’y entend pour ménager le suspense et j’ai été dévorée de curiosité.

Flora m’a plu immédiatement, elle est si touchante dans sa fragilité et sa fidélité à son mari mort. Par contre, il m’a fallu du temps pour apprécier Milo. Au début, j’ai trouvé qu’il se montrait vraiment d’une condescendance détestable dans ce qu’il pensait de Flora et ce qu’il supposait de sa condition. Apprenez cher Monsieur qu’il ne faut jamais se fier aux apparences. Et puis quel mauvais caractère ! Arrogant, agressif, limite calculateur et capricieux, il cache bien son cœur et ses émotions. Mais une fois dépassée cette carapace, on découvre un homme d’honneur attachant et sensible, attentif au bien-être de son ami Jorge Vega, soucieux de ne pas blesser Flora et plein de délicatesse. Et j’ai vite eu pour lui les yeux de Flora.

Par contre dès le départ j’ai douté de la bonne foi de Stéphy. Je l’ai trouvée beaucoup trop excessive dans son désir de protéger Flora ; cela fait dix ans qu’elle est veuve et je ne vois vraiment pas quel mal il y a à ce qu’elle tourne la page et qu’elle sorte de son isolement. De même, ce que j’ai pu détester le coureur automobile Octave Wurst, le rival de Milo. Quel personnage infect ! Idem pour la journaliste Lana, quelle plaie !

Vous le devinez déjà, j’ai adoré cette romance qui naît dans un manoir landais isolé et qui se développe entre circuits automobiles et courses de rallye, dans les magnifiques paysages de la principauté de Monaco, des Landes, des bords de l’Atlantique et de la Grèce… J’ai goûté le contraste qu’il y a entre le bruit, la fièvre, le survoltage des courses et la splendeur des paysages avec la sérénité qui en découle. Caroline Costa a une écriture fluide et addictive et elle sait à merveille rendre les atmosphères qu’il s’agisse du monde des rallyes automobile, d’une soirée princière ou des scènes plus intimistes entre Flora et Milo.

Une romance que je vous recommande, vous voyagerez, rêverez et vous ne serez pas au bout de vos surprises avec tous les rebondissements que nous a concocté l’auteure.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Romance, #Trahison, #Vengeance, #Vampire, #Loup-garou, #Sorcière, #Magie

Résumé :

1860, au cœur de Londres, le royaume de Ténégria rassemblant les surnaturels est en proie au chaos suite à une tentative de prise de pouvoir d'une organisation sanguinaire.

Au cœur de ce tumulte, Alicia lutte pour sa survie en cachant son passé. Sa rencontre avec un agaçant vampire risque de mettre à mal sa sécurité et peut être même son cœur.
Entrez dans l'univers de Ténégria où la trahison est de mise et les apparences souvent trompeuses !!

Mon avis :   ✯ ✯ ✯ ✯ 

Un premier roman de fantasy prometteur malgré quelques faiblesses.

Depuis que la reine Abigaïl a été assassinée et que le royaume de Ténégria est tombé sous la coupe de l’Ordre composé de la sorcière Morgane, du vampire Sebastian et du loup-garou Ludwig, Alicia se cache sous l’habit d’une servante. Néanmoins elle fait partie de la Ligue qui les combat. Elle espère ainsi pouvoir assouvir sa vengeance : tuer Morgane. Pour cela elle va s’allier à Louis Matharel et à son frère Melchior, deux vampires appartenant également à la Ligue.

Séverine Silbert nous offre des personnages attachants et j’ai particulièrement apprécié Charlotte, la cousine des frères Matharel, qui est guérisseuse et d’une grande générosité. Par contre j’ai regretté que les personnages de Louis et d’Alicia ne soient pas davantage travaillés. Louis semble avoir un problème avec les femmes qu’il considère comme “les créatures les plus dangereuses au monde” mais on ignore pourquoi. Ensuite je l’ai trouvé vraiment inconséquent, il décide de s’allier avec elle alors qu’il ignore tout de ce qu’elle est : quand on joue un jeu aussi dangereux que le sien, il me paraît peu crédible de se lancer ainsi dans l’aventure au risque d’être trahi. Idem pour le journal qu’elle lui a fourni : il est d’une importance capitale mais il ne se dépêche nullement de le confier à son frère pour qu’il le traduise. Et il en est ainsi tout du long, Alicia et Louis multiplient les inconséquences et se conduisent plus  comme des adolescents coléreux et susceptibles qu’en adultes responsables.

L’intrigue est très intéressante, l’histoire passionnante mais j’ai trouvé que l’on passait trop vite d’une scène à l’autre. Les descriptions auraient méritées un plus grand développement de façon à introduire les actions. Il m’a manqué quelque chose pour que je sois totalement embarquée dans l’histoire. Pourtant l’écriture est fluide, les rebondissements se succèdent, l’humour est présent, les personnages sont attachants. Un premier tome addictif et d’une grande richesse. J’attends beaucoup de la suite car le final nous promet beaucoup de révélations et d’aventures.

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