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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Articles avec #polar catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Gilles Milo-Vacéri, #Polar, #Seconde Guerre mondiale, #Trafic œuvres d'art, #Mafia, #Mossad

Résumé :

Un automne sanglant s'abat sur la commune provençale de Château-Arnoux : deux crimes sont perpétrés et onze tableaux ont disparu dans la mairie.

La Section de Recherches, chargée des meurtres et de ce vol troublant, réclame des renforts. Pour éclaircir cette sombre affaire, Paris missionne le commandant de l’OCBC, Enzo Battista, spécialiste des œuvres d'art, et son lieutenant, Marania Le Goff.

L'enquête s'avère plus compliquée qu'il n'y paraît, car d’autres homicides surviennent et des disparitions suspectes brouillent les pistes. Très vite, des ramifications à l'étranger vont entraîner les enquêteurs dans l’opération Venise Pourpre.

Entre révélations qui s’enchaînent et spectres surgis de la Seconde Guerre mondiale, Battista et Le Goff vont avoir fort à faire s'ils veulent en sortir indemnes !

 

 

Mon avis :

Marania Le Goff, jeune lieutenant de police pleine d’avenir, doit faire un stage auprès du commandant Enzo Battista, une « légende » de l’OCBC (Office Central de lutte contre le trafic de Biens Culturels). Râleur, têtu, n’en faisant qu’à sa tête mais surtout homme d’honneur et de principes et enquêteur hors-pair, Enzo accompagné de  Marania est envoyé à Château-Arnoux en Provence où deux meurtres viennent d’être commis et onze tableaux volés. Avec l’aide du maréchal des logis Cyrille Vermont de la SR d’Aix-en-Provence (Section de Recherches), ils vont former un trio de choc pour tenter d’élucider une affaire qui va se révéler bien plus complexe que prévu et va même les amener à l’étranger.

Une fois de plus, Gilles Milo-Vacéri m’a complètement embarquée dans cette enquête où la liste des meurtres et des questions sans réponses ne cesse de s’allonger. La tension est telle qu’à certains moments j’en ai oublié de respirer tellement j’étais prise par l’action. Suspense, rebondissements, fausses pistes, enlèvements, disparitions, plongée dans le passé avec des évènements prenant racine dans la Seconde Guerre mondiale… l’auteur joue avec nous et avec nos nerfs. La plume de Gilles avec son humour et sa parfaite connaissance du vocabulaire de l’armée et de la police rendent la lecture encore plus fascinante.

Quant à ses personnages, c’est un vrai coup de foudre : des hommes et des femmes de valeur, courageux, sensibles, dévoués, généreux, pour lesquels l’honneur n’est pas un vain mot, prêts à tout pour défendre ce en quoi ils croient. Les relations sont franches, amicales et pleines de respect. De plus, j’aime cette solidarité qui les unit : ne jamais abandonner personne derrière soi quel que soit le prix à payer.

Par contre, qu’est-ce que j’ai pu avoir envie de secouer Enzo ainsi que son auteur par la même occasion pour toutes ses cachotteries ! Ce que j’ai pu me sentir frustrée face à ses  illuminations que naturellement il gardait jalousement pour lui alors que j’avais beau me triturer la cervelle, moi je ne voyais rien du tout ! Et à la fin, après s’être bien joué de nous, Enzo nous explique tout à la manière d’Hercule Poirot.

Conclusion : un livre que je vous recommande, à découvrir absolument. Addictif, fascinant, une enquête pleine de rebondissements et d’imprévu, des personnages forts et attachants, une écriture superbe… le tout à Château-Arnoux, petit village des Alpes-de-Haute-Provence où nous marchons sur les pas de l’auteur.

Ce qu’Enzo s’apprêtait à faire allait sûrement briser sa carrière, voire pire et il s’en moquait complètement. Il n’avait jamais abandonné ses hommes. Ni à l’armée, ni dans la police, alors il ne commencerait certainement pas aujourd’hui.

Meurtres à Château-Arnoux

Ne rien dire, agir et expliquer le tout après.

Meurtres à Château-Arnoux

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #CETRO, #Polar
Résumé :
 
"Prix des lecteurs obtenu au salon du livre de paris, dans le cadre du prix du polar 2016.

Ce texte peut heurter les sensibilités par sa violence et son absence de concessions faites au politiquement correct.
Univers déjanté, outrancier, déconseillé aux personnes trop sensibles et bien sûr aux enfants de moins de 16 ans.

On pourrait qualifier ce roman de post apocalyptique... sauf que le grand boom nucléaire n'a pas eu lieu.

La seule explosion à déplorer ici, est celle des consciences et des valeurs, annihilées par la folie des médias. Le monde vire au cauchemar, à grands coups d'émissions barbares, télé ou internet, ne vantant les mérites que de ceux qui agressent, dénigrant les victimes.

Plus de règles établies, la boucherie est ouverte, et le plus gros scandale ne sera pas chevalin ni même Findusien. Autrui n'est plus qu'objet, et la cruauté de divertissement est omniprésente.
Ceux qui ont connu le Cetro des forum consacrés aux psittacidés retrouveront ici sa plume (ben ouais) et toute son excentricité, sa volubilité.

Pour ceux qui auraient lu les premiers romans de Cetro, qui étaient écrits pour correspondre à tout public, celui-ci est tout à fait différent. Vous retrouverez bien sûr par moment l'écriture connue et usitée dans la série Astimov, mais dans beaucoup de chapitres, elle traduit les pensées et paroles d'hommes dérangés, n'éprouvant pas la pitié. Autant dire qu'ils ne s'expriment pas comme le duc de Montmorency ou la baronne de mes deux fibres. Ici, les belles princesses ne font plus de jolis enfants ni de vieux os. Leurs princes charmants seraient plus enclin à leur distribuer du GHB qu'à leur prodiguer de chastes baisers.

Tom a tout pour être heureux. Une femme aimante et d'une beauté à saigner du nez, un enfant intelligent et beau comme un astre, un succès mérité en tant qu'écrivain.
Jusqu'au jour où, emportés par un accident de la route, sa famille disparaît, et lui tombe dans un profond Coma.
Lorsqu'il se réveille, 12 ans plus tard, bien des choses ont changé. Il va alors vivre un cauchemar éveillé.

Entre éclats de pleurs, de sang et de rire. Y a d'la tripe qui vole, de la barbaque sur les murs. De la tendresse malgré tout, des moments d'émotion. Des lecteurs test ont pleuré, d'émotion et de rire. Ils ont aussi tremblé, d'effroi et de stupeur.
Attention, ça risque de piquer. "
 

Mon avis :

Tom, Anna et leur fils de 5 ans, Matt ont un accident de voiture alors qu’ils rejoignaient des amis au restaurant. C’est alors que ce qui avait commencé comme un conte de fées bascule dans l’horreur : la voiture bascule dans le ravin ; au lieu de leur porter secours, le couple qu’ils avaient croisé sur leur route filme leurs derniers instants. Cela fait froid dans le dos.

12 ans plus tard, seul survivant, Tom sort d’un coma végétatif et récupère toutes ses facultés augmentées d’une force colossale. Il retrouve ses amis de toujours, Paolo et Maewa ainsi que leur petite fille Maewen, surnommée Bouille à bisous. Et heureusement qu’ils existent ! C’est grâce à eux que j’ai pu lire le livre.

Car Cédric Veto nous confronte à un monde de cynisme, de cruauté et d’indifférence où le viol n’est qu’une anecdote, où la téléréalité et le crime sont la norme pour une partie de la population, où mettre en scène et filmer l’horreur, la torture, l’humiliation, la mort, rapporte une fortune. Le contraste est frappant avec les amis de Tom, l’amour et la tendresse qui existent entre notre héros, les membres de la famille de Paolo, et cet amour de petite fille « bouille à bisous ». Rien que ce nom veut tout dire.

Cetro nous offre un livre féroce qui dénonce la vague de téléréalité qui est en train de nous submerger, la culture de la « cruauté de divertissement », la manie que nous avons de tout filmer et même l’inconcevable pour pouvoir poster sur internet, être vu, faire du chiffre. Par moments, le suspense est insoutenable et on lit les chapitres en appréhendant la suite. Et en même temps, il nous offre un livre plein d’humour et de tendresse. Il y a des moments de légèreté et de joie qu’on rêverait éternels.

C’était mon premier livre de Cetro mais ça ne sera certainement pas le dernier. J’ai ri, j’ai tremblé pour Paolo, Tom, Maewa et bouille à bisous à cause des monstres qu’ils côtoient sans le savoir. J’ai fondu complètement devant bouille à bisous et devant les chiens. Mais j’ai eu aussi envie de vomir à certains passages et j’ai eu du mal à m’endormir, j’ai aussi pleuré à la fin.

Un grand livre, bouleversant, qui fait mal et qui nous fait réfléchir sur ce qu’est en train de devenir notre humanité si on ne s’y oppose pas. Mais la question que je me pose est la suivante : n’est-il pas déjà trop tard ?

– avec Cédric Veto et Le p'tit monde de Cetro.

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Gilles Milo-Vacéri, #Polar
Résumé :

« En randonnée dans les grandioses paysages corses, tout bascule. Un cri dans la nuit. Marc Risolini ne peut éviter l'accident. Et Claire va mourir s'il ne se dépêche pas. Au même moment, les diamants de la célèbre famille de Chazel ne sont plus une rumeur, ils sont devenus un butin.
Et alors qu'il court à perdre haleine dans le maquis, Marc va devoir faire face à un autre genre de danger, mêlé à un groupe hétéroclite : Luigi, Albert, Cendrine, Estelle... Une longue course, alors que Claire n'est qu'à quatre doses de la mort. »

 

Mon avis :

Un suspense haletant, de très beaux personnages et un rythme endiablé !

Une fois de plus, je ressors bouleversée d’un roman de Gilles Milo-Vacéri. Promis, la prochaine fois que j’en lis un, je mets du mascara waterproof !

Fabrice et Sophie ne savent plus quoi faire face aux incartades de leur fille de 17 ans, Claire. Ils font appel à leur fils Marc, officier commando de Marine, pour lui annoncer une nouvelle qui risque de la bouleverser. Marc emmène sa sœur randonner sur le GR20. À la révélation qu’il lui fait, choquée, Claire part en courant, et c’est le drame : elle fait une chute. Grièvement blessée, asthmatique et diabétique, Claire ne peut être déplacée et elle n’a plus que quatre doses d’insuline pour vivre. Commence alors une course contre la montre pour Marc.

Estelle, pour retrouver la paix du cœur après une rupture douloureuse, a également décidé de faire le GR20.

Luigi le Corse et Albert-l’Étrangleur viennent de cambrioler le joaillier de Chazel pour la somme d’un million cinq cent mille euros de diamants et ont pris sa fille Cendrine comme otage. Ils ont décidé de se cacher dans le maquis corse, le temps de se faire oublier.

Le décor est planté et la Corse, avec ses magnifiques paysages, est un personnage à part entière. Alors que le temps lui est compté, Gilles Milo-Vacéri ne ménage guère Marc, ne lui épargnant aucune difficulté ni contretemps. Mais il se relève toujours, ne baisse jamais les bras et se montre un homme d’honneur et de principes mais également d’une humanité émouvante. J’ai envie de qualifier Luigi de bandit d’honneur : en effet, c’est un malfrat à l’ancienne qui obéit à certains codes d’honneur. Quant à Estelle, elle est d’une générosité rare.

Et je n’en dirai pas plus sinon que la fin est bouleversante et que ce livre est encore une grande leçon d’humanité. Alors un grand merci à Gilles qui nous rend le monde si beau.

– avec Gilles Milo-Vacéri, Gilles Milo-Vacéri et Les éditions du 38.

 

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