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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

policier

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Enquête, #Gilles Milo-Vacéri, #Suspense

Résumé :

Ancien commandant de la DGSI, Angelina Rossi a créé son agence d’enquêtes privées à Rambouillet. Jean-Pierre Hartmann, industriel dans l’armement, la contacte et lui demande de retrouver Géraldine, sa fille disparue, qui est aussi sa collaboratrice. Angelina mène d’abord une enquête de fond puis elle comprend que l’affaire est bien plus compliquée qu’il n’y paraît.

Est-ce que le projet Phoenix est concerné ? Pourquoi Guillermo Hartmann, le frère de Géraldine, déteste-t-il sa sœur, et pourquoi pense-t-il qu’elle a vendu des secrets à une puissance étrangère ?

De Rambouillet à Berne puis à Nice, l’enquêtrice devra élucider de nombreuses énigmes, à commencer par la plus importante : Géraldine est-elle encore vivante ?

Dans l’impitoyable monde des fabricants d’armes règne une vérité sordide. On exècre les curieux et les meurtres sont souvent dissimulés derrière de banales disparitions...

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Totalement séduite ! Une enquête passionnante et addictive, un premier tome qui met l'eau à la bouche !

Angelina Rossi est un véritable caméléon. Elle dirige une agence d'enquêtes privées, l'AREP, depuis qu'elle a démissionné de son poste de commandant à la DGSI pour avoir refusé d'étouffer une affaire. Experte en

boxe thaï, elle a su s'entourer de collaborateurs solides et efficaces ; Aurélien Lafarge, son ancien lieutenant qui a démissionné en même temps qu'elle, est un bel homme de 36 ans, sûr de lui ; Fabrice de Gournay, ancien officier d'une Section de Recherches, à la retraite pour invalidité, est resté quatre mois dans le coma, a conservé une légère boiterie ; et enfin l'inénarrable Marie-Océane Lacaille qui fait office de secrétaire mais ne rêve que d'intégrer l'équipe d'enquêteurs. Elle déteste le travail administratif, manque de maturité d'après Angelina et est une ancienne hacker, un véritable génie de l'informatique. Recherches de personnes disparues, filatures pour divorces et problèmes de successions forment le quotidien de l'agence et les fins de mois sont souvent difficiles. C'est alors que Jean-Pierre Hartmann, directeur d'Hartmann Industrie, une usine d'armement, la contacte afin qu'elle retrouve sa fille Géraldine, disparue depuis trois semaines. La jeune femme travaille avec lui et sa dernière invention concerne le Projet Phoenix. Les recherches entreprises par la Police n'ont rien donné.

Je remercie Anita Berchenko et Les Éditions du 38 pour leur confiance. Ce premier tome d'Enquêtes Parallèles est particulier puisqu'il est le premier d'une série que nous espérons très longue. Nous faisons la connaissance d'Angelina Rossi et découvrons la vie d'une enquêtrice privée. As de la filature et du déguisement, la jeune femme est à la fois forte et fragile. Forte grâce à ses nombreuses qualités, c'est avant tout une femme d'honneur qui bénéficie d'un réseau d'amis bien utiles grâce à son passé aux Stups et à la DGSI. Patience, courage à toute épreuve, empathie, d'un

entêtement rare, elle pratique la boxe thaï, ce qui fait d'elle une adversaire redoutable. Si Jean-Pierre Hartmann fait appel à elle pour retrouver sa fille, c'est parce qu'il a déjà pu juger de sa valeur. La souffrance de ce père face à la disparition de sa fille est bouleversante et j'ai vraiment espéré tout au long de ma lecture qu'Angelina parviendrait à la retrouver.

Nous allons suivre son enquête pas à pas et elle va nous entraîner de Rambouillet — ville chère à notre auteur — à Nice, en passant par Berne en Suisse. Gilles Milo-Vacéri multiplie les indices qui rendent l'affaire encore plus compliquée ainsi que les fausses pistes et il mène les lecteurs

par le bout du nez. Il maintient le suspense jusqu'à la fin et ne nous ménage pas les surprises. J'aime beaucoup Angelina. Elle a un sacré caractère et ne se laisse pas faire. Il y a même eu un moment où je l'ai trouvée complètement dingue... Mais le personnage que j'ai préféré, c'est celui de Marie-Océane Lacaille, la bombe métisse réunionnaise sosie de

Halle Berry. D'un naturel désarmant et d'une franchise aussi rafraîchissante que décapante, c'est un "estomac sur pattes". Elle a toujours faim ce qui ne nuit en rien à ses courbes affriolantes. Elle est vraiment adorable. Elle est la fantaisie incarnée et forme avec Angelina un duo de charme, plein d'humour, que j'ai hâte de retrouver pour de nouvelles enquêtes.

Comme toujours avec Gilles Milo-Vacéri, les informations sont justes et précises et le lecteur entre tout de suite dans l'intrigue. Les personnages sont attachants et on les quitte à regret. On se les représente très bien et on se passionne pour l'enquête. Donc en conclusion, un premier tome addictif qui met l'eau à la bouche.

Technique boxe Thaï

 

Yvelines. Dans ce polar l’enquêtrice est basée à Rambouillet

 

La moto d'Aurélien : BMW R 1200 GS

La moto d'Aurélien : BMW R 1200 GS

Une des voitures de l'agence : Fiat 500

Une des voitures de l'agence : Fiat 500

LA voiture d'Angelina sauf qu'elle est noire : Audi A6 de 3 litres, moteur V6 bi-turbo et 313 chevaux

LA voiture d'Angelina sauf qu'elle est noire : Audi A6 de 3 litres, moteur V6 bi-turbo et 313 chevaux

missile Air-Air

 

Mot codé de Géraldine

Mot codé de Géraldine

Novotel Bern Expo

 

La Promenade des Anglais à Nice

La Promenade des Anglais à Nice

Le dossier mystère de Géraldine

Le dossier mystère de Géraldine

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Enquête, #Policier

Résumé :

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d'une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.
Vingt-trois ans plus tard, l'équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d'une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d'effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L'entourage de la victime est passé au crible, et l'histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un excellent roman policier qui mêle plusieurs enquêtes et qui vous tient en haleine du début jusqu'à la fin.

Tout commence par une scène d’une rare violence : une femme meurt sous les coups de son mari et sous les yeux d’Hugo, son fils, un enfant rêveur, mal adapté à la vie. Vingt-trois ans plus tard, Angélique, une jeune femme kinésithérapeute est assassinée. Le commandant Rebecca de Lost est chargée de l’enquête qui se révèle difficile par l’absence d’éléments expliquant la violence de ce crime.

Je remercie les Éditions Taurnada et tout particulièrement Joël pour l’envoi de ce service presse grâce auquel j’ai découvert Isabelle Villain. « Mauvais genre » est le troisième roman où figure Rebecca de Lost mais cela n’a pas du tout gêné ma lecture. Par contre cela m’a donné envie de découvrir les deux premiers tomes. Rebecca est commandante au 36 Quai des Orfèvres. Veuve et sans enfant, depuis deux ans, elle a une liaison avec Tom, commandant comme elle, mais à la Crim’. Celui-ci est marié mais doit parler à sa femme afin de divorcer. L’ambiance est excellente dans l’équipe de Rebecca. J’ai énormément apprécié sa manière de s’occuper du bien-être de ses équipiers. C’est une jeune femme généreuse qui se donne entièrement à son travail.

Isabelle Villain a un style vif et percutant. Les scènes se succèdent sans temps mort et nous suivons plusieurs enquêtes à la fois. L'auteure est bien documentée et ses intrigues sont d’un grand réalisme. On sent qu’elle connaît bien son sujet et nous avons l’impression d’assister avec les membres de l’équipe à la découverte des corps, aux autopsies, de participer aux enquêtes.  C’est fascinant. J’ai ainsi découvert ce qu’était un procédurier et le rôle important qu’il joue au sein de l’équipe. J’ai été complètement prise par l’intrigue et je n’ai rien vu venir. Le suspense ne cesse d’augmenter et la fin m’a complètement surprise. Isabelle Villain maîtrise à la perfection l’art du page-turner. La vie personnelle de ses personnages se mêle harmonieusement à leur vie professionnelle et on les suit avec grand plaisir.

Un excellent thriller que j’ai lu d’une traite tant j’étais captivée et que je vous recommande. Aucun temps mort et une fin qui n’en est pas totalement une puisqu’on peut supposer que l’enquête se poursuivra dans un prochain tome. J’avoue que j’ai hâte de découvrir la suite. Isabelle Villain va faire partie des auteurs que je suis.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Enquête, #Inde, #Tibet, #Bouddhisme, #Opéra, #Théâtre, #Terrorisme

Résumé :

C’est l’effervescence à l’école de Namdang au Sikkim : la pièce de théâtre tirée d’un opéra tibétain, dont Gopika interprète le premier rôle, a retenu l’attention du directeur d’une revue culturelle internationale. Un rayon de soleil dans l’atmosphère brumeuse de cette veille du Nouvel An tibétain ! D’autant que la situation politique est préoccupante, entre les violences d’une grève générale et les tensions à la frontière entre l’Inde et la Chine.

Mais voilà qu’avec la mort étrange d’un commerçant népalais de Namdang, les premières pièces d’un inquiétant puzzle se mettent en place. Gopika, Doc Tenzin et leurs amis devront faire appel à toutes leurs ressources pour déjouer un noir complot destiné à embraser la région.

Après Le talisman tibétain, Les évadés du Toit du Monde et La vallée du yak sauvage, Complot au Sikkim est le 4e tome des enquêtes de Gopika, jeune enseignante indienne, et de son ami Doc Tenzin, médecin traditionnel tibétain.

 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Amour et complot au pays de Gopika.

Gopika

 

La jolie Gopika, professeur d’anglais et de hindi au collège de Namdang dans le Sikkim, retrouve ses amis le docteur Tenzin Mingour, médecin traditionnel tibétain et lama Tsültrim, professeur de religion au monastère de la Rivière Blanche, pour leur traditionnel pique-nique du mercredi. Une fois n’est pas coutume, il ne se tiendra pas dehors, vu les conditions climatiques, mais à l’intérieur du gymnase où les élèves répètent les danses qu’ils interprèteront lors de la représentation de Zukyi Nyima. Il s’agit d’un opéra traditionnel tibétain très connu. Le directeur de l’école de Namdang, Gendün Norbou, l’a transformé en pièce de théâtre et Gopika y tient le rôle principal, celui de Zukyi Nyima, une reine indienne, fille de brahmane. Gopika n’a guère le moral et Doc Tenzin espère que son rôle dans la pièce la distraira et lui permettra de retrouver sa joie de vivre. Dans le même temps, la situation politique est particulièrement tendue : grève générale violente, sabotages et plus que jamais, des tensions à la frontière entre l’Inde et la Chine. Enfin l’assassinat d’un commerçant népalais qui n’est autre que le père de Sunita, l’employée de maison de Gopika, va entraîner nos amis sur les traces de dangereux comploteurs.

Je remercie chaleureusement Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour l’envoi de « Complot au Sikkim ». J’avais hâte de connaître la suite des aventures de Gopika et je l’ai retrouvée en pleine déprime. Elle n’a vraiment pas le moral pour plusieurs raisons : le mauvais temps ; l’obligation d’économiser le gaz ; la venue de Sunita, son employée de maison, qui trouble la solitude à laquelle elle aspire ; sa brouille avec son amie Shirley et surtout son coup de foudre pour deux hommes à la fois. Heureusement, son

Un lhassa-apso, un des chiens de Doc Tenzin

ami Doc Tenzin est là pour la soigner, ce qui nous permet d’en apprendre un peu plus sur la médecine traditionnelle tibétaine. Nous assistons à une consultation et c’est tout à fait surprenant. Tout comme la croyance du Doc aux présages : « C’est un très mauvais présage ! Quand un chien creuse un trou sans raison apparente, on dit au Tibet qu’il creuse une tombe… » ou encore les consignes qu’il donne pour prendre les médicaments. J’admire profondément toutes les connaissances de Bernard Grandjean et c’est un véritable plaisir de le lire. Sa plume est telle que dès les premières lignes, je suis transportée à Namdang et immergée dans la vie de Gopika et de ses amis. C’est vraiment un voyage fantastique.

À chaque nouveau tome, je découvre un peu plus la vie quotidienne en Inde ainsi que les us et coutumes indiens et tibétains. Gopika prend de plus en plus d’importance au fil des volumes. Notre Fleur de Bombay a un cœur d’or

et devant la détresse de Sunita qui se retrouve seule au monde, elle n’hésite pas une seconde et lui propose de venir habiter chez elle. Tout comme elle se tiendra à ses côtés pour toutes les cérémonies de prières et de la crémation. Mais c’est aussi une jeune femme qui rêve d’aimer et d’être aimée. Elle cherche le bonheur et l’amour, prise entre modernisme et anciennes coutumes. C’est un magnifique personnage de femme et elle se montre d’une intelligence redoutable lorsqu’il s’agit de résoudre une enquête. Nous en avons la preuve une fois de plus dans « Complot au Sikkim ». Par contre côté cœur, elle n’a vraiment pas de chance.

Gopika peut compter sur le soutien de ses amis, en particulier sur celui de Shirley, sa complice actrice, qui n’hésitera pas à mettre leur amitié en danger pour lui remettre les idées en place. Elle ne mâche pas ses mots et se comporte en véritable amie. Leurs dialogues sont un régal. Et puis nous avons le docteur Tenzin Mingour qui est un véritable sage. Mais alors là, il m’a bluffée avec ses pouvoirs de napka ! Dans ce quatrième tome, Bernard Grandjean nous fait découvrir l’Opéra Tibétain. À cette occasion, j’ai appris qu’il avait été inscrit en 2009 au patrimoine culturel immatériel de

Rôle tenu par Gopika : Zukyi Nyima ou Corps de Soleil

l'humanité par l’UNESCO. J’ai adoré tout ce qui concernait cet opéra ou Aché Lhamo, en particulier l’histoire de Zukyi Nyima/Corps de Soleil et les versets, extraits du texte original.

Une fois de plus, Bernard Grandjean m’a totalement captivée. D’une plume élégante, avec des mots bien choisis et des personnages toujours plus attachants, il m’a enchantée par son récit qui mêle Histoire et traditions, humour et fantaisie, réalisme d’une enquête policière et dénonciation de la situation politique au Tibet et en Inde. C’est toujours avec un petit pincement au cœur que je quitte Gopika et ses amis et j’attends avec impatience la suite de leurs aventures. Je ne peux que vous recommander chaleureusement « Complot au Sikkim ». Pour moi, c’est un coup de cœur.

Ma dernière pensée sera une pensée d’amour,
Sur le point de mourir je n’aurai pas de regret.
Sans accorder un moment à son propre sort,
Il ne faut penser qu’au seul sort d’autrui.
Quand bien même vos amis deviendraient vos pires ennemis,
Accueillez-les d’une âme bienveillante
Et avec un affectueux sourire…

Extrait des prières du deuxième acte de Zukyi Nyima, celles dites par Corps de Soleil en attendant la mort.

Gopika

 

Carte des états de l'Inde

 

Carte de l'Inde

 

Le salwar Kameez : Ensemble tunique-pantalon

 

Le Chuba : vêtement tibétain croisé traditionnel

 

L'Histoire de Zukyi NYima, la reine indienne

 

Gurkhaland

 

Reliquaire tibétain

 

Moulin à prières

 

Sigle du club de football de Liverpool

 

Chapati : Pain indien plat de forme ronde

 

Dharamsala, Institut Norbulingka

 

Palais du Potala de Lhassa

 

Chien apso : Doc Tenzin en possède deux

 

"Un ghat de quelques marches était précédé d’une plate-forme cimentée sur laquelle on brûlait les corps."

 

La crassula ou arbre de jade posé sur la fenêtre de Gopika

 

Zukyi Nyima, ou Corps de Soleil.

 

Lion de la Lune et Corps de Soleil

 

Opéra Tibétain

 

Aché Lhamo ou Opéra Tibétain

 

Om Mani Pémé Hum

 

Harley Davidson Street 750, moto de Ram Yadav

 

Un modèle de costume de femme de Lhassa

 

monastère d’Enchey

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Famille, #Adolescence, #Young Adult, #Amitié, #Amour

Résumé :

« On déménage. À la fin du mois. »
Pour Rose, tout a commencé ce jour-là. Le choc, la colère, la révolte...
Le moment du départ. L'installation dans la nouvelle maison. Les promenades nostalgiques sur la falaise...

Rose, quinze ans, est intelligente et plutôt mignonne, mais ce n'est jamais simple de tout quitter, surtout quand on se retrouve dans une petite ville inhospitalière du nord de la France. Plutôt que de chercher à se faire des amis, elle sombre petit à petit dans la dépression...
De son côté, son père, qui est commissaire de police, s'enlise dans une enquête pour meurtre qui plonge toute la ville dans l'angoisse.

Un jour, Rose est agressée sur les quais. Dès lors, l'enquête va faire partie de sa vie. En s'y intéressant, elle va être amenée à remettre en question toutes ses certitudes... jusqu'au dénouement, qui vous laissera sans voix !

Un rebondissement à chaque chapitre, des personnages charismatiques, des secrets de famille, de belles histoires d'amour et d'amitié... Il y a de tout dans ce roman, qui s'adresse aussi bien aux grands adolescents qu'aux amateurs de suspense. Au-delà de l'intrigue policière et sentimentale, il interroge la relation entre les ados et leurs parents.

Et vous, jusqu'où seriez-vous prêt à aller par amour ?

Mon avis :  ♥ ♥ ♥ ♥

Quand deux adolescents se lancent dans une enquête…

Rose est désespérée. Suite à la mutation de son père, François Moreau, elle doit quitter la Camargue et son cheval Dorys qu’elle adore pour habiter dans le Nord, à Escarpeville. François Moreau, commandant de police, qui est originaire de cette petite ville, a été missionné pour arrêter le tueur qui vient d’assassiner une famille entière de policiers. Escarpeville n’a rien pour séduire Rose et la jeune fille, dans un premier temps, se montre odieuse avec ses parents. Elle est très jolie et a beaucoup de charme. Pourtant, loin de se faire des amis, elle se tient à l’écart des jeunes de son âge et ne tarde pas à sombrer dans une profonde dépression. Jusqu’à ce soir où elle est sauvée de justesse d’une agression.

Je remercie Andy Pearce qui m’a proposé son roman par l’intermédiaire de Simplement Pro. Il y a des livres dont on sait dès les premières lignes qu’on va être captivé, « Je serai toujours là pour toi » en fait partie. Dès le début, on ne peut plus s’arrêter et je l’ai lu d’une seule traite. C’est très bien écrit ; Andy Pearce a une plume fluide et agréable et il dépeint à merveille les affres de l’adolescence, les difficultés à grandir, à renoncer à ses illusions, les premières amours…

Nous allons suivre Rose, une adolescente de quinze ans. C’est le personnage principal et on ne peut que s’attacher à elle. Ses sentiments sont exacerbés et elle m’a rappelé mon adolescence, cette période difficile où tout prend des proportions paroxystiques. Nous la voyons reprendre goût à la vie aidée par sa rencontre avec Cloé, une adolescente de son âge qui a été elle aussi déracinée. J’ai trouvé dommage que son personnage ne soit pas davantage fouillé. Puis elle va trouver un nouveau sens à son existence en se lançant, par amour pour son père, dans une enquête avec son voisin et ami Anthony. La psychologie, les sentiments — amitié, amour — sont très bien décrits par l’auteur. Il évoque avec pudeur et délicatesse les problèmes de couple, les difficultés de communication, les relations difficiles parents/enfants surtout en période d’adolescence, les secrets de famille.

Andy Pearce nous offre un roman qui plaira autant aux adolescents qui se reconnaîtront en Rose et Anthony qu’aux adultes. L’enquête est bien menée et le suspense se maintient jusqu’à la fin qui est surprenante et qui m’a laissée un peu dans l’expectative : j’ai trouvé que tout allait un peu trop vite, que cela aurait mérité d’être approfondi.

Spooky le bearded-collie

Spooky le bearded-collie

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Résumé :

2013

Le commandant Gerfaut, missionné par Interpol, aide l’inspecteur Vasco da Silva à mettre en prison le plus grand tueur en série brésilien, Fausto Negro, alias Le semeur d’âmes.

2015

Da Silva rappelle Gerfaut en urgence. De nouveaux meurtres, avec le même mode opératoire, terrifient la ville de Manaus. Fausto Negro invoque l’erreur judiciaire et ses avocats le feront libérer dans 15 jours. Les enquêteurs, pressés par l’inexorable ultimatum, doivent tout faire pour s’y opposer. Ils livrent alors une bataille sans merci contre le temps tandis qu’Adriana, l’assistante de Gerfaut, cherche des preuves à São Paulo.

Comment Le semeur d’âmes pourrait-il encore tuer alors qu’il est en prison?

Si ce n’est pas lui, qui est le fauve sanguinaire qui sème des cadavres à Manaus ?

Quand on enquête au cœur de la forêt amazonienne et des ethnies les plus redoutables, on risque aussi de réveiller des forces surnaturelles.

Mais pour le commandant Gerfaut, l’invisible est presque devenu une routine.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de  ! Un voyage au cœur du Brésil, un des pires meurtriers qui soit, le réveil de forces mystérieuses et invisibles…

Je remercie Anita Berchenko et Les Éditions du 38 pour l’envoi de ce service presse. Comme pour les autres tomes de la série, la couverture est absolument magnifique. Elle est l’œuvre d’Anne-Eléonor Olivier, la talentueuse créatrice de nombre de sublimes couvertures des Éditions du 38.

Nous sommes le samedi 8 août 2015. À Manaus, au Brésil, Gilles Milo-Vacéri nous fait “assister en direct” au meurtre de la septième victime du tueur. Le même jour, à Paris, au Quai des Orfèvres, le commandant Gabriel Gerfaut vient d’achever brillamment sa dernière enquête. Alors qu’il peut légitimement prétendre à quelques jours de vacances bien mérités, il éprouve un désagréable pressentiment qui va, malheureusement, se révéler justifié. Une notice rouge d’Interpol l’attend dans le bureau de son divisionnaire, Gustave Marcelli, et il doit se rendre à Manaus dans les plus brefs délais. Le motif donné est celui du Semeur d’Âmes, Fausto Negro, “O Semeador de Almas” qu’il a arrêté en 2013. Cela tombe d’autant plus mal qu’il y a eu deux homicides chez le Préfet. Gerfaut propose à Gustave Marcelli de confier l’affaire à Adriana, au grand dam de cette dernière qui veut refuser. Le préfet aurait tué son fils puis tenté de se suicider. Pendant ce temps, Gerfaut pourra rejoindre à Manaus l’inspecteur principal Vasco da Silva, l’inspecteur Marisa Mendès et l’inspecteur Orencio Gomèz. L’affaire est tellement sensible et urgente — il y a la date butoir du 20 août — que Vasco a les pleins pouvoirs.

Comme nous l’indique l’auteur dans une note au début de son livre, « Le Semeur d’Âmes » a d’abord été publié sous la forme d’une nouvelle. Il l’a entièrement réécrit pour en faire un roman et c’est une réussite. J’ai adoré cette nouvelle version et admiré tout le travail de recherches qu’il a dû faire pour nous faire découvrir le Brésil, son histoire, et plus particulièrement la

Amazonie Brésilienne, un village Yanomami

région de l’Amazonie et les tribus qui la peuplent. Je l’ai copieusement maudit à plusieurs reprises et tout particulièrement à la fin. C’est vraiment cruel, Gilles Milo-Vacéri, de nous laisser en plein mystère…

Mais impossible de lui en vouloir longtemps. Ce que j’aime chez lui, c’est que ses livres sont toujours porteurs de messages. Ici, nous découvrons l’incroyable corruption qui règne dans ce pays, c’est vraiment ahurissant. Il dénonce également l’effroyable déforestation de la forêt amazonienne : « la forêt amazonienne subit une déforestation hallucinante qui se solde par la disparition de milliers de kilomètres carrés. En 2017, il reste moins de 80 % de la forêt d’origine et en supprimant ce biotope naturellement riche et diversifié, on pousse à l’exil des peuples qui y vivaient depuis des siècles. »

Dans ce troisième tome des « enquêtes du commandant Gabriel Gerfaut » exceptionnellement, Adriana et Gabriel ne vont pas enquêter ensemble. Quant à Paul, le troisième membre de l’équipe, il est en formation. Grâce à cette enquête d’Adriana, l’auteur nous donne des informations détaillées sur la méthode Gerfaut. C’est pour nous l’occasion non seulement d’en savourer les moindres ressorts mais aussi de découvrir davantage Adriana qui se révèle la digne équipière de Gabriel. Elle m’a drôlement impressionnée. Elle ne craint pas d’utiliser la manière forte et ses méthodes d’interrogatoire sont d’une efficacité redoutable et… d’une férocité !

Autre marque de l’auteur : l’humour toujours présent et l’humanité de ses personnages. Je ne suis jamais déçue quand je lis un de ses livres, car malgré la dureté et la violence de certaines scènes, il y a toujours ces fameuses touches d’humour et d’humanité qui font toute la différence. Et puis j’apprends toujours plein de choses — mention spéciale pour la “fraise des bois” — car il est toujours extrêmement bien documenté et ses notes sont toujours passionnantes. Les explications de Gerfaut sur la psychologie d’un tueur en série sont captivantes.

L’intrigue est bien sûr palpitante, pleine de surprises et de rebondissements. Quant à Gerfaut, il est au mieux de sa forme et qu’est-ce que ça doit être frustrant parfois de travailler avec lui ! Il a toujours une longueur d’avance… Par contre, ce qui est très amusant, c’est que ni lui, ni Adriana n’ont l’air conscients de l’amour qui les attire l’un vers l’autre. Alors que pour ceux qui les côtoient, c’est une évidence, pour le plus grand regret de celles qui succombent au charme de ses yeux bleus.

Gilles Milo-Vacéri met toujours une note de fantastique et de poésie dans

Tête réduite des Shuars

ses romans. Ici, nous avons “Olho da floresta” (non, je ne vous donnerai pas la traduction et je n’en dirai pas davantage). Et puis, quand on se retrouve dans une forêt plus que millénaire et qu’on est amené à côtoyer des ethnies comme “les Shuars, véritable nom des Jivaros, les réducteurs de têtes, ainsi que les Tukunas, les Yanomamis…”, tout devient possible…

J’ai quitté à regret l’univers de “O Semeador de Almas” tout en maudissant l’auteur pour la fin qu’il nous a concoctée ?! Je râle encore en y repensant !!! Cela dit, j’espère avoir piqué votre curiosité et vous avoir donné l’envie de découvrir ce livre et son auteur. Pour moi, c’est un coup de foudre livresque. Le lire c’est l’adopter !

« Le Semeur d’Âmes — Les enquêtes du commandant Gabriel Gerfaut Tome 3 » de Gilles Milo-Vacéri — Les Éditions du 38, Collection 38, rue du Polar
Mirage-2000-b

Mirage-2000-b

« Le Semeur d’Âmes — Les enquêtes du commandant Gabriel Gerfaut Tome 3 » de Gilles Milo-Vacéri — Les Éditions du 38, Collection 38, rue du Polar
Aéroport de Manaus

Aéroport de Manaus

Manaus

Manaus

Vue sur Manaus avec l'Opéra et au loin le Pont du Rio Negro

Vue sur Manaus avec l'Opéra et au loin le Pont du Rio Negro

Pénitencier de Carandiru à São Paulo au Brésil

Pénitencier de Carandiru à São Paulo au Brésil

Pont de l’AM-070 au-dessus du Rio Negro

Pont de l’AM-070 au-dessus du Rio Negro

São Paulo - Parque Estadual da Cantareira

São Paulo - Parque Estadual da Cantareira

Région Amazonas - Manacapuru - Rue Rio Juruá

Région Amazonas - Manacapuru - Rue Rio Juruá

Région Amazonas - Manacapuru - Rue Rio Juruá

Région Amazonas - Manacapuru - Rue Rio Juruá

Dodge RAM pick-up

Dodge RAM pick-up

Région Amazonas - Novo Airão

Région Amazonas - Novo Airão

Anamã

Anamã

Région Amazonas - Rio Negro rive nord - Face Novo Airão NovoAirao

Région Amazonas - Rio Negro rive nord - Face Novo Airão NovoAirao

Émeraudes

Émeraudes

Région Roraima - Caracarai

Région Roraima - Caracarai

Amazonie Brésilienne, un village Yanomami

Amazonie Brésilienne, un village Yanomami

Région Roraima

Région Roraima

Région Roraima

Région Roraima

Tête réduite des Shuars

Tête réduite des Shuars

Le Dieu Jaguar

Le Dieu Jaguar

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Pirarucu

Pirarucu

Jaguar Amazonie

Jaguar Amazonie

Jaguar Amazonie

Jaguar Amazonie

Jaguar

Jaguar

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Enquête, #Suspense, #Bretagne, #Mystère, #Mafia

Résumé :

Lors d’une conférence qu’il donne sur la Bretagne en Italie, Gwenn Rosmadec croise les pas de Suzy Zappa. Cette Lombarde est depuis longtemps fascinée par l’île de Sein sans comprendre pourquoi. Elle charge Gwenn de chercher d’éventuels descendants de sa famille dans le Finistère. 

Des Zappa, il y en a ; mais ils portent depuis le temps des croisades un très lourd secret que convoitent le Vatican, les Salafistes saoudiens et la mafia romaine. C’est en cherchant cette famille que Gwenn, à son tour, va être confronté, bien malgré lui, à ces ennemis implacables. La traque le mènera des rives du lac de Côme aux routes enneigées de la Colombie Britannique en passant par Quimper, le Sinaï et l’île de Sein.  

Ces malfrats ont oublié un détail : comme le dit Soazic, son épouse, « on ne s’attaque pas à Gwenn Rosmadec ! »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de ! Une enquête addictive !

Tout commence en 1191. Le comte Hugo de Neuchâtel, chevalier de l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, accompagné de son écuyer Ulrich Zappa et d’une cinquantaine d’hommes, se rend en pèlerinage au

monastère Sainte Catherine dans le désert du mont Sinaï. Le comte Hugo est las des combats et encore plus de toutes les morts qu’il a causées. Il aspire à se retirer pour prier. Durant sa retraite, son écuyer se lie d’amitié avec le frère bibliothécaire qui, un jour, lui montre un parchemin connu seulement de lui et du supérieur du monastère. Il s’agit d’un évangile apocryphe écrit par Isaac, fils de Barnabé, au “contenu hautement subversif”. Après le départ du comte et de ses hommes, le frère bibliothécaire constate que le parchemin a disparu.

De nos jours, Gwenn Rosmadec invité par une amie se retrouve à Galbiate en Italie, sur les bords du lac de Côme, pour parler de la Bretagne et de son métier d’écrivain public. Il va faire la connaissance d’une autre conférencière, Suzy Zappa, une belle Italienne qui fait des rêves récurrents sur l’île de Sein et va lui demander de faire des recherches sur la famille Zappa dans le Finistère car elle veut comprendre d’où lui vient cet attachement viscéral pour cette île. Gwenn accepte spontanément, il ignore que ses recherches vont l’entraîner sur les traces d’un mystérieux document que veulent s’approprier le Vatican, les Salafistes saoudiens et la mafia italienne. Ils sont prêts à tout pour s’en emparer.

Je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour l’envoi de ce service presse. J’ai adoré ce roman qui est particulièrement bien construit. Rien n’est laissé au hasard. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Gwenn Rosmadec est un bel homme roux d’une quarantaine d’années qui a mis de côté son métier de journaliste pour devenir écrivain public. Breton de

Drapeau breton

cœur et d’âme, sa bienveillante curiosité l’entraîne souvent dans des aventures riches en rebondissements et en dangers. Il partage tout avec l’amour de sa vie, son épouse Soazic qui l’aide dans ses recherches et qui a la particularité de pratiquer l’hypnose. Tous deux résident à Sainte Marine, dans le pays Bigouden.

Suzy et Gwenn ne se doutent pas un seul instant des risques qu’ils vont courir. Alex Nicol va mener la vie dure à son personnage. Avec Gwenn, nous allons voyager pour les besoins de l’enquête des bords du lac de Côme en Italie, en passant par la Bretagne, jusqu’en Colombie britannique au Canada pour ensuite nous rendre en Orient. Quant à Suzy, elle va goûter à l’hospitalité forcée du Château di Vezzio. L’auteur sait rendre vivantes ses descriptions des lieux visités et me faire rêver de ces destinations lointaines. Il ajoute chaque fois quelques indications historiques des plus intéressantes. De plus, dans cette enquête il mêle harmonieusement passé et présent. Nous allons avoir affaire à de vrais méchants que l’on plaindrait presque de s’être attaqués à Gwenn qui est un véritable renard. Il a tout prévu avec une maestria bluffante. L’humour est présent tout au long du récit, particulièrement dans les dialogues entre Gwenn et Soazic.

Que du bonheur ! Une enquête captivante, des voyages, de l’aventure, de l’humour, de l’amour et de l’amitié, du mystère, une belle plume, tout y est pour vous faire passer un excellent moment.

Monastère Sainte Catherine, Mont Sinaï

Monastère Sainte Catherine, Mont Sinaï

Bibliothèque du monastère Sainte Catherine

Bibliothèque du monastère Sainte Catherine

Vue du Lac de Côme et du Château de Vezio

Vue du Lac de Côme et du Château de Vezio

Cathédrale de Quimper

Cathédrale de Quimper

Le jardin de saint Germain – Logis de France

Le jardin de saint Germain – Logis de France

Sainte-Marine et la rivière de l'Odet

Sainte-Marine et la rivière de l'Odet

Chapelle de la Madonna del Ghisallo à Bellagio

Chapelle de la Madonna del Ghisallo à Bellagio

Chapelle de la Madonna del Ghisallo à Bellagio

Chapelle de la Madonna del Ghisallo à Bellagio

« L’affaire Suzy Zappa : Enquêtes en Bretagne Tome 16 » d’Alex Nicol — Les Éditions du 38, Collection 38, rue du Polar
Executive Hotel Vintage Park Vancouver

Executive Hotel Vintage Park Vancouver

Vancouver City Hall

Vancouver City Hall

Marché public de Granville Island

Marché public de Granville Island

Marché public de Granville Island

Marché public de Granville Island

Parc Stanley

Parc Stanley

Parc Stanley

Parc Stanley

Station de ski Whistler

Station de ski Whistler

Hôtel Crystal Lodge à Whistler

Hôtel Crystal Lodge à Whistler

« L’affaire Suzy Zappa : Enquêtes en Bretagne Tome 16 » d’Alex Nicol — Les Éditions du 38, Collection 38, rue du Polar
Lac de Maligne

Lac de Maligne

Le Tonkuin-inn

Le Tonkuin-inn

Le château de Vezzio

Le château de Vezzio

Porte-avions nucléaire français Charles de Gaulle

Porte-avions nucléaire français Charles de Gaulle

Missile SCALP

Missile SCALP

Phare Île-de-Sein

Phare Île-de-Sein

« L’affaire Suzy Zappa : Enquêtes en Bretagne Tome 16 » d’Alex Nicol — Les Éditions du 38, Collection 38, rue du Polar

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Nouvelle, #Suspense, #Policier, #Littérature, #Thriller psychologique

Résumé :

"Écrire une nouvelle, c'est tenter, en quelques lignes, de donner vie à un personnage, de faire passer au lecteur autant d'émotions qu'en plusieurs centaines de pages.
C'est en cela que la nouvelle est un genre littéraire exigeant, difficile et passionnant."
Karine Giebel

 

« Partir sans lui dire au revoir.
Parce que je me sens incapable d'affronter ses larmes ou de retenir les miennes.
L'abandonner à son sort.
Parce que je n'ai plus le choix.
(...)
Je m'appelle Aleyna, j'ai dix-sept ans.
Aleyna, ça veut dire éclat de lumière.
(...)
J'ai souvent détesté ma vie.
Je n'ai rien construit, à part un cimetière pour mes rêves.
Là au moins, on ne pourra pas me les voler. »


Si les romans de Karine Giebel sont parmi les plus lus en France et ont fait le tour du monde, celle-ci excelle depuis quelques années dans un genre tout aussi exigeant : la nouvelle, où elle condense en quelques pages seulement toute la force de ses romans. D'OMBRE ET DE SILENCE réunit huit textes, dont certains sont inédits et d'autres restés jusqu'à aujourd'hui très confidentiels. Voici l'occasion de (re)découvrir Karine Giebel intensément, grâce à ce recueil de nouvelles noires, humaines, engagées...

 

Mon avis : ♥ ♥

De l’émotion à l’état brut.

« Aleyna » Aleyna, 17 ans, d’origine turque, s’est enfuie chez Sam pour échapper à son mariage. Une nouvelle qui prend aux tripes. On voudrait tellement qu’elle s’en sorte.

« Aurore » Quand le désespoir, la cruauté des autres font de vous un assassin.

« Ce que les blessures laissent au fond des yeux » Par amour, sa vie n’est qu’une lente descente aux enfers.

« J’ai appris le silence » Une vengeance implacable née de l’injustice et de la haine.

« L’été se meurt » Amour, folie…

« L’homme en noir » Le passé réinventé.

Edgar Degas, Intérieur dit aussi Le Viol, vers 1868-1869

« L’intérieur »

« Le printemps de Juliette » Des vies brisées.

En quelques pages, Karine Giebel parvient à donner vie à ses personnages, une densité et une épaisseur telles, qu’ils vous marquent au fer rouge tant ils deviennent réels. Qu’il s’agisse de dénoncer l’horreur des crimes d’honneur, le monde cruel et sans pitié des adolescents, les abus de certains propriétaires ou les ravages d’une agression, l’auteure gagne son pari. Elle n’a pas besoin de centaines de pages pour nous procurer de l’émotion à l’état brut. Chaque nouvelle évoque un monde à part entière. C’est un condensé des souffrances engendrées par la violence, la misère, la solitude, la mort, la folie… Karine Giebel a une écriture limpide, ses mots font mouche à chaque fois, ses descriptions sont d’un réalisme brutal et la psychologie de ses personnages est admirablement dépeinte.

Je remercie NetGalley et les Éditions Belfond pour l’envoi de ce Service Presse.

Des nouvelles qui font mal tant elles rapportent des faits malheureusement bien trop présents dans notre monde.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Enquête

Résumé :

Elle court. C’est une fuite éperdue pour sauver sa vie. L’enfant tente de la suivre mais ses poumons malades le font souffrir. Dans un instant, l’homme qui les traque va les rejoindre et il en sera fini de leur impossible rêve… 

Franck Nérac et son cousin Fabio, évadés de la Maison d’Arrêt d’Aix-en-Provence, veulent récupérer le butin de leur dernier braquage qui les attend quelque part en Charente Maritime. 

Chargé de les rattraper par Lorraine Bouchet, jeune et jolie magistrate qu’il a bien connue dans un passé récent, le commissaire Landowski se lance à leurs trousses. Sans être dupe. 

La poursuite s’engage… à tombeaux ouverts ! 

De Saintes à La Rochelle, en passant par les îles d’Oléron et de Ré, se joue cette partie d’échecs où l’amour et la haine se disputent… la vie. 

La symphonie du nouveau monde pourrait bien se changer en requiem dans le petit bois de Trousse-Chemise…

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Une enquête menée tambour battant.

Je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour l’envoi de ce service presse. J’ai ainsi pu faire la connaissance du Commissaire Landowski qui m’intriguait depuis un petit moment.

Cela commence par une chasse à l’homme, ou plutôt à la femme et à l’enfant. Et dès le début, on souffre avec eux tant Serge Le Gall a su rendre

Serge Le Gall

cette course haletante, désespérée. Franck Nérac, dangereux braqueur corse purge une peine de vingt ans de prison ainsi que son cousin Fabio. Alors qu’ils sont tous deux en promenade dans la cour réservée au quartier d’isolement, ils parviennent à s’évader grâce à un hélicoptère. Lorraine Bouchet, magistrate chargée du dossier de l’évasion, convoque Landowski. Ils sont de vieilles connaissances et l’entrevue se révèle assez tendue. Franck Nérac est devenu papa d’un petit Lucien durant sa détention et sa femme qui avait appris qu’il la trompait a cessé de venir le voir en parloir. De plus, l’argent du dernier hold-up n’a jamais été retrouvé et vraisemblablement le partage n’a pas été effectué. Il est donc normal de supposer que Nérac va se mettre à la recherche de sa femme, son fils et du butin. Landowski est chargé de retrouver les fuyards avant qu’ils ne recommencent à tuer. Une traque sans pitié commence…

L’enquête est menée tambour battant. Le récit alterne les moments d’investigation de Landowski avec la fuite de Lucien et sa mère Jeanne Nérac. Le rythme est nerveux, l’écriture fluide et l’auteur sait ménager le suspense, joue avec ses lecteurs et les entraîne sur de fausses pistes. Les dialogues entre Landowski et la magistrate Lorraine Bouchet qu’il soupçonne de ne pas tout dire — il sent qu’elle cherche à le manipuler  sont ciselés et ont tout d’un duel à fleuret moucheté. Le commissaire Landowski a la grâce d’un animal sauvage, il a une formation de profiler, peut se montrer assez cynique et un brin macho, mais est aussi profondément humain. Il flirte régulièrement avec les limites de la légalité et est considéré comme une pointure parmi les forces de l’ordre, mais aussi par les malfrats qui se montrent flattés qu’on l’ait envoyé à leur poursuite. Il est généralement envoyé sur les affaires spéciales.

L’auteur a su ménager des moments d’humour et de tendresse qui tranchent avec les actes des caïds. Nous suivons Landowski sur les traces non seulement des criminels, mais aussi de Jeanne et Lucien de Paris à

Mallemort en Provence puis à Cognac, du Luna Park La Palmyre à Boyardville sur l’île d’Oléron, de Fort Boyard à l’île d’Aix pour terminer sur l’île de Ré. Leur route est jalonnée de cadavres jusqu’à l’affrontement final dans le bois au nom poétique de Trousse-Chemise. Durant toute la traque, nous en apprenons un peu plus sur le commissaire et en particulier sur sa perception de la Justice et de son propre travail.

Une lecture passionnante et addictive qui a attisé ma curiosité, j’ai envie d’en apprendre plus sur ce commissaire Landowski.

Village de Mallemort

Village de Mallemort

« Fugue mortelle en Ré — Commissaire Landowski Tome 6 » de Serge Le Gall — Les Éditions du 38 Collection 38, rue du Polar
Luna Park La Palmyre

Luna Park La Palmyre

« Fugue mortelle en Ré — Commissaire Landowski Tome 6 » de Serge Le Gall — Les Éditions du 38 Collection 38, rue du Polar
Fort Louvois

Fort Louvois

Port de Boyardville

Port de Boyardville

Fort Boyard

Fort Boyard

« Fugue mortelle en Ré — Commissaire Landowski Tome 6 » de Serge Le Gall — Les Éditions du 38 Collection 38, rue du Polar
Ile de Ré

Ile de Ré

Citadelle Saint-Martin-de-Ré

Citadelle Saint-Martin-de-Ré

Bois de Trousse-Chemise

Bois de Trousse-Chemise

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Espionnage, #Suspense

Résumé :

WANTED: sniper d’élite
américain capable du pire
APPÂT: Jack Reacher
 

Émoi dans tous les services de sécurité du monde : un inconnu vient de tirer sur le président de la République française à Paris, et la balle est américaine. Le sniper a touché l’écran de protection à la distance phénoménale de 1 300 mètres. L’avertissement est clair : la prochaine fois, ce sera au G8 que ça se passera. Et Dieu sait combien il y aura de victimes.
Mais qui est ce tireur d’élite ? Seuls quatre hommes sont capables d’un tel exploit. L’un deux, John Kott, est un Américain que Jack Reacher a fait mettre en prison quinze ans plus tôt, et il se trouve que, libéré depuis peu, l’homme est introuvable. C’est bien entendu Reacher que l’armée missionne en secret pour mettre la main sur le tireur. Entre Paris et Londres, aux côtés des services spéciaux russes, français et anglais qui jouent chacun leur partition, sa tâche risque de ne pas être simple.

 

Mon avis : ✯ ✯ 

Un avis mitigé.

Tout d’abord merci à NetGalley et aux Éditions Calmann-Lévy qui m’ont envoyé ce service presse. J’avais envie de découvrir Lee Child et son personnage Jack Reacher. C’était donc une première pour moi. J’en ressors avec un avis mitigé. D’après ce que j’ai lu, il s’agit du 19ème tome d’une série qui cartonne aux USA. Jack Reacher, 1m98 pour 110 kilos est un ancien de la police militaire. Il est rappelé par ses supérieurs suite à une tentative d’assassinat du président de la république française par un sniper. Le tir avait une portée de 1 300 mètres. Or ils ne sont que quatre dans le monde à avoir pu réaliser cet exploit et l’un d’eux n’est autre qu’un Américain, Kohn Kott, autrefois emprisonné par Reacher et libéré depuis peu. Toutes les agences de sécurité dans le monde sont sur les dents car le danger est grand de le voir réitérer sa tentative lors du G8 et du G20.

Jack Reacher est un personnage sympathique, le type même du héros pur et dur, un loup solitaire qui ne s’en laisse pas conter. Les rebondissements se succèdent et il se tire de toutes les situations quels que soient les risques et les dangers. Mais j’ai trouvé lassants toutes les explications et ses raisonnements. Le style de l’auteur est percutant, les phrases courtes et efficaces, les dialogues nerveux. Il a su inclure quelques personnages féminins pleins de charme pour une touche plus glamour ce qui m’a fait penser aux James Bond.

Au final un bon roman d’espionnage pour tous les amateurs du genre.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Enquête, #Tibet, #Bollywood, #Cinéma, #Bouddhisme

Résumé :

Après Le talisman tibétain et Les évadés du Toit du Monde, pas de trêve pour nos enquêteurs, Gopika, jeune enseignante au Sikkim (Inde), et Doc Tenzin, médecin traditionnel tibétain !

Alors que les deux amis font tout pour faciliter la réalisation d’un film dans une vallée écartée de l’Himalaya, ils se trouvent confrontés à un mystérieux vol de manuscrit, puis à un double meurtre. Et sur les lieux mêmes du tournage, une jeune nonne vivant en ermite est menacée de mort.

Pourquoi s’en prendre à une nonne ?

Est-ce que ces événements sont liés ?

Et comment Gopika peut-elle garder l’esprit clair pour l’enquête alors qu’elle tombe amoureuse des deux jeunes acteurs du film ?

 

Entre traditions tibétaines, réalités indiennes et fantasmes de Bollywood, humour et dépaysement sont au rendez-vous de ce troisième roman de la série Crimes en Himalaya.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Coup de cœur ! Namasté !

Gopika est tout heureuse. Non seulement son amie Shirley est à Namdang mais en plus, le nouvel amour de cette dernière n’est autre que Kirtan Kapoor, un réalisateur célèbre qui a décidé de tourner son prochain film, “La montagne des trois amours”, dans les magnifiques paysages de l’Himalaya.

Une passerelle suspendue

Le lieu choisi appartenant à un monastère de religieuses bouddhistes, Gopika et surtout son ami, Doc Tenzin, sont chargés d’obtenir l’autorisation de l’abbesse. Tout irait donc pour le mieux si un précieux manuscrit n’avait été dérobé au couvent. Pire encore, une jeune nonne ermite a par deux fois échappé à des tentatives d’assassinat. Nos deux enquêteurs vont avoir fort à faire, d’autant plus qu’ils vont devoir résoudre deux meurtres. La situation est encore plus complexe pour Gopika qui va tomber amoureuse des deux jeunes et beaux acteurs principaux de “La montagne des trois amours”.

Un grand merci à Anita Berchenko ainsi qu’aux Éditions du 38 pour ce service presse. Je me suis régalée avec ce troisième tome de « Crimes en Himalaya ». Je suis définitivement accro aux aventures de la jolie Gopika et de Doc Tenzin. Bernard Grandjean nous offre une nouvelle intrigue pleine de jolies surprises. Humour, amour et amitié sont au rendez-vous d’une enquête qui va nous entraîner des fastes de Bollywood au dépouillement de l’ermitage d’une nonne bouddhiste, de la bibliothèque d’un monastère

tibétain aux somptueux paysages d’une vallée himalayenne, de l’inquiétante majesté des yaks à la sauvagerie de meurtres…

Comme toujours l’auteur est extrêmement bien documenté ; « La vallée du yak sauvage » m’a permis d’en apprendre toujours plus sur les traditions et la médecine tibétaines, mais aussi sur la pensée bouddhiste,

Machig Lagkyi Drönma

sur les populations qui vivent dans le Sikkim, leurs conditions de vie, leurs croyances et leurs coutumes. J’ai été transportée sur les routes dangereuses de l’Himalaya par la magie de la plume de Bernard Grandjean, découvert et admiré l’imposante majesté des yaks et surtout, j’ai suivi Gopika. Son personnage s’affirme de plus en plus au fil des tomes et j’avoue que j’ai hâte de découvrir comment elle va résoudre son dilemme amoureux surtout par rapport à sa famille hindoue dont les usages divergent de ceux des Tibétains.

Conclusion : si vous aimez voyager, découvrir d’autres façons de vivre, de

penser, de prier, lire de bons romans policiers, alors « La vallée du yak sauvage » et plus généralement la série « Crimes en Himalaya » sont faites pour vous.

« Crimes en Himalaya Tome 3 La vallée du yak sauvage » par Bernard Grandjean — Les Éditions du 38 Collection 38, rue du Polar
Machig Lagkyi Drönma

Machig Lagkyi Drönma

« Crimes en Himalaya Tome 3 La vallée du yak sauvage » par Bernard Grandjean — Les Éditions du 38 Collection 38, rue du Polar

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