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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Articles avec #policier catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Gilles Milo-Vacéri, #Suspense, #Littérature, #Policier, #Vengeance, #Enquête, #Mafia

Résumé :

Un autobus de la ville de Marseille est pris pour cible par deux terroristes. Fabian Galardino, commandant de la Crim, se rend sur les lieux et retrouve parmi les victimes le corps de son ex-femme. Deux jours après ce drame, Stan, le tueur en série qu’il avait arrêté, parvient à s’évader.

Pourquoi un tel carnage a-t-il été perpétré dans un bus ?

Comment Stan a-t-il pu disparaître si facilement et sans laisser de traces ?

Entre l’attentat, un deuil douloureux, Stan en cavale, plusieurs tentatives d’assassinat et un singulier trafic de stupéfiants, aidé par Sonia, une journaliste d’investigation, Fabian Galardino devra mener de front deux enquêtes difficiles et dangereuses qui le mèneront des bas-fonds marseillais jusqu’en Asie.

Alors que les apparences n’ont jamais été si trompeuses et les périls si nombreux, comment Fabian réussira-t-il à faire éclater la vérité ?

Après tout, on ne meurt qu’une fois...

Mon avis : ♥ ♥

Un thriller percutant et mortellement addictif.

Tout commence en France par le rendez-vous entre un mystérieux Libanais et deux Asiatiques pour parler d’une non moins mystérieuse opération nommée Cheval de Troie. Deux jours plus tard à Marseille, le commandant Fabian Galardino tout heureux s’apprête à revoir son ex-femme Isabelle dont il est toujours amoureux. C’est alors que tout le service est mobilisé sur le lieu d’une fusillade dans un bus. Fabian découvre Isabelle parmi les victimes. Complètement dévasté, il refuse d’être écarté de l’enquête. Mis en congés obligatoires par son divisionnaire, Fabian commence malgré tout ses recherches. Isabelle était la dernière personne à tuer et les meurtriers ne se doutent pas de ce qu’ils ont déclenché. Un de ses indics apprend à Fabian qu’un nouveau groupe de malfrats tente d’infiltrer Marseille et qu’il soupçonne la mafia chinoise. Lors de ce rendez-vous avec son contact, il fait la connaissance de Sonia Vecchia, une journaliste indépendante qui enquête depuis 6 mois sur l’arrivée de la mafia chinoise. Tous deux décident de coopérer et d’échanger leurs informations. Dans le même temps Stan, le plus prolifique des tueurs en série français s’évade alors que Fabian l’avait arrêté après une année de folie pour le capturer. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que lui et Sonia sont victimes d’une tentative d’assassinat.

Dans ce thriller qui est une réédition et qui a été entièrement revu, Gilles Milo-Vacéri ne nous laisse pas souffler un seul instant, aucun temps mort. Stan est un thriller haletant, percutant, intense, qui s’empare de vous et vous fait passer par tous les sentiments. Au début je me suis retrouvée le cœur broyé par la souffrance ressentie par Fabian lorsqu’il découvre Isabelle assassinée. L’auteur a un don pour nous faire vivre les émotions de ses personnages et j’ai partagé cette douleur inimaginable que l’on éprouve face à la disparition d’un être aimé tant la réaction de Fabian est poignante, bouleversante.

Je me suis attachée aux principaux protagonistes de Stan. Ce tueur en série n’est pas n’importe qui, il n’est autre que le « capitaine Sergueï Stanislas Djezensko, attaché au 2e REP et commandant la Compagnie d’Éclairage et d’Appui, instructeur de la section des commandos parachutistes ». Après la mort de sa fille Anastassia suite à une overdose et le suicide de sa femme Natacha, fou de douleur, il s’est transformé en impitoyable justicier et s’est mis à tuer tous les dealers qu’il considérait comme responsables. Arrêté par Fabian, il vient de s’évader et il se fait l’ange gardien du commandant et de Sonia, mais un ange gardien de l’apocalypse. Mieux vaut être dans le même camp que lui. Gilles Milo-Vacéri maintient le suspense et jusqu’à la fin du livre, nous nous demandons le pourquoi de cette évasion. Stan fait froid dans le dos et nous avons de la chance, l’auteur ne nous donne pas tous les détails des interrogatoires qu’il fait subir à ses proies. C’est un prédateur sans pitié et j’avoue qu’à la fin, lorsqu’il met la main sur les deux responsables de la tuerie du bus, j’en ai oublié de respirer et j’ai dû me trouver une « lecture à l’eau de rose » pour me changer les idées et pouvoir m’endormir. En même temps, l’auteur a su me le rendre sympathique par son sens de l’honneur, du devoir et même de son humour. Comment ne pas comprendre sa croisade, sa soif de vengeance alors qu’il a tout perdu, qu’on lui a enlevé les seuls êtres qu’il aimait.

Autre personnage attachant : Fabian Galardino. C’est un véritable tsunami cet homme. Il entre dans des colères volcaniques mais qui ne durent pas. C’est quelqu’un de profondément humain, un être courageux qui ne cède pas à sa peur. J’aime énormément Fabian, ce n’est pas un surhomme, il a peur, a les jambes en coton mais il montre le véritable courage qui consiste à agir malgré tout. Et puis toujours l’humour : Gilles Milo-Vacéri arrive toujours à nous faire rire et sourire même dans les situations les plus dramatiques. Durant la majeure partie de l’enquête, Fabian a l’impression — et nous avec — d’être une marionnette dont les fils sont activés par des forces inconnues. L’auteur nous tient en haleine du début à la fin.

Nous avons deux personnages féminins : la journaliste Sonia Vecchia et Li-Mei Wang. Toutes deux sont des femmes de caractère qui ne s’en laissent pas compter et voir Fabian victime de leur humour est très amusant. Sa première avec Sonia est assez explosive, j’ai envie de dire qu’ils ont aussi mauvais caractère l’un que l’autre et malgré leur coopération, ils gardent chacun leurs secrets. Au fur et à mesure que nous avançons dans l’intrigue, nous ne cessons de nous demander qui est véritablement Sonia ? Menacée, la jeune femme après avoir sauvé la vie de Fabian devra aménager chez le jeune homme qui refuse de la laisser sans protection. J’ai bien ri devant la réaction du capitaine Guy Larboise, ami et collègue de Fabian lorsque lui et Sonia n’en font qu’à leur tête : « Nom de Dieu ! j’avais déjà un dingue à surveiller, maintenant j’en ai deux sur les bras. Vous êtes aussi cinglés l’un que l’autre, ma parole ! Et moi, je fais quoi ? Je vais à l’église allumer un cierge et j’attends votre retour, tranquillement assis sur mon cul ! » Ou encore lorsqu’il essaie de jouer les entremetteurs. Guy et son épouse Christelle sont les meilleurs amis de Fabian et leur amitié fait chaud au cœur. Li-Mei Wong est une autre femme extraordinaire et l’aide qu’elle va leur apporter à tous est primordiale.

Comme toujours, le récit est extrêmement bien documenté et les notes sont un plaisir à lire et très instructives. L’auteur nous fait voyager de Marseille à Beyrouth au Liban puis il nous emmène en Corée du Sud, à Séoul, pour finir à Shanghai en Chine, et en Australie pour certains d’entre eux. La plume précise et élégante de Gilles Milo-Vacéri déroule devant nos yeux de magnifiques paysages et nous fait rêver. Quant à sa description des spécialités culinaires libanaises, elle m’a vraiment mis l’eau à la bouche.

Conclusion : un thriller violent, addictif, où les intrigues et les rebondissements se succèdent sans temps mort, avec un suspense maintenu jusqu’au bout et des révélations jusqu’à la fin, avec de beaux personnages attachants très humains sans oublier l’humour toujours présent et une belle écriture. Du Gilles Milo-Vacéri pour tout dire !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Enquête, #Thriller psychologique

Résumé :

Une superbe jeune femme est retrouvée assassinée chez elle, au pied de sa table dressée pour un dîner romantique. L’inspecteur Antoinette Conway, de la brigade criminelle de Dublin, est chargée de l’enquête avec Stephan Moran. Il est son seul allié dans un quotidien fait de mesquineries et d’humiliations – pas facile d’être une femme flic en Irlande.


Tout condamne a priori le nouveau petit ami de la victime, et les autres inspecteurs font pression sur Antoinette pour qu’elle le mette derrière les barreaux, or elle résiste, persuadée que l’affaire n’est pas si évidente que le laissent présager les apparences. C’est alors que le crime prend une tournure bien moins banale…

 

Mon avis :

Un polar très noir à l’atmosphère étouffante.

Il ne fait pas bon être une femme flic en Irlande. L’inspecteur Antoinette Conway a pour seul allié son équipier Stephan Moran. Tous deux se voient chargés d’une enquête à priori simple, un cas classique de violence conjugale : une jeune femme a été retrouvée morte chez elle et tout semble indiquer que c’est son petit ami, Rory, le coupable. Sauf que le commissaire leur a adjoint un inspecteur plus ancien pour les épauler, Breslin, qui va tout mettre en œuvre pour faire condamner Rory. Il va se montrer tellement insistant qu’il va éveiller les soupçons d’Antoinette dont la vie à la brigade est une succession de moqueries et humiliations de la part de ses partenaires masculins à l’exception de Stephan.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Calmann-Levy pour ce Service Presse. Depuis longtemps j’avais envie de découvrir cet auteur mais je dois avouer que je suis déçue. J’ai eu beaucoup de mal à terminer ce livre qui fait quand même plus de 500 pages. Et pendant plus de 400 pages, l’enquête piétine et surtout j’ai trouvé que le personnage principal, Antoinette, était dure, aigrie, agressive, dénuée d’empathie et de compassion. Et je ne parle même pas de l’inspecteur Breslin qui est tout à fait déplaisant. La manière dont ils voient le suspect est malsaine, irrespectueuse. Le seul qui se montre humain, c’est Stephan, le co-équipier. Par contre lorsqu’ils auditionnent le véritable coupable, tout le talent de Tana French se découvre. Le meurtrier se révèle féroce lors de son interrogatoire mais je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir mal pour lui quand il découvre à quel point il a pu être abusé.

Nous avons donc une enquête dans laquelle nous sommes immergés et que l’auteur nous fait vivre comme si nous y étions. Elle a un don pour l’étude psychologique de ses personnages qui sont très fouillés.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Thriller, #Famille

Résumé :

Jean-Yves tombe amoureux d'une jeune fille paraplégique, Emma, chaperonnée par sa tante. La mère de Jean-Yves, veuve, s'oppose à sa liaison... À tort ou à raison ?

Mon avis :

Surprenant ! Quand l’amour se transforme en thriller.

Jean-Yves tombe sous le charme d’une jeune et belle fille dans un fauteuil roulant. Après avoir passé une nuit mouvementée à rêver de sa belle assise, il décide de faire un footing. Le hasard malicieux le fait rentrer dans le fauteuil roulant de sa belle : elle s’appelle Emma et ils sympathisent en dépit de la tante revêche qui veille sur la jeune femme. Jean-Yves vit de ses rentes.  La mort de son père lui a permis de vivre oisif mais à cause de son esprit dépensier, sa mère a réussi à le mettre sous tutelle financière. Lorsqu’elle apprend qu’il fréquente une jeune femme handicapée, elle s’oppose à leur liaison.

Je remercie Brice Milan pour m’avoir permis de découvrir son roman par le biais d’un Service Presse. Jean-Yves fait sans conteste partie des rêveurs et cela me l’a rendu sympathique dès le début. Certes, il ne brille pas forcément par son courage ou sa volonté mais je l’ai trouvé attachant. Dès le départ, je me suis posé des questions sur Emma. J’ai trouvé suspect qu’elle ait pu trouver le numéro de téléphone de Jean-Yves ainsi que l’endroit où il habite. Et très vite, ce qui avait commencé comme un début de romance s’est transformé en thriller avec des personnages qui se révèlent trompeurs. De révélations en découvertes, Jean-Yves ne saura bientôt plus à qui se fier.

L’auteur a su distiller le suspense jusqu’à la fin. L’action se déroule sur 16 jours et on peut dire qu’il n’y a pas de temps mort. Les rebondissements ne cessent de se succéder. J’ai trouvé le roman un peu court et j’aurais aimé en apprendre davantage sur Emma et sur la vie de Jean-Yves, ce qu’il va devenir. Brice Milan n a une plume agréable et limpide, il sait à merveille jouer avec son lecteur pour l’entraîner dans des sentiers inattendus.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Enquête, #Suspense, #Sorcellerie, #Superstition, #Inquisition

Résumé :

Après la mort violente du baron Raoul de Hurlebosque, son fils Philippe est atteint d’un mal étrange. Tous y voient la marque du diable. La jeune Morgane, avec sa tache de naissance au front, est un coupable tout désigné. Arrêtée par l’inquisiteur Henri Niger, torturée, Morgane avoue un crime qu’elle n’a pas commis. Tandis qu’elle attend la mort, un mystérieux sauveur la délivre. Mais elle va devoir honorer le pacte conclu...
L’auteur entraîne le lecteur dans une véritable enquête policière au cœur du XVe siècle où la recherche de vérité se heurte aux superstitions et à l’ignorance.
La fin du Moyen Âge est pour l’Europe chrétienne le temps de la malepeur du Diable, des bûchers et des chasses aux sorcières. Le Signe du Diable offre une immersion saisissante dans cet âge tourmenté et prompt à l’exaltation de l’irrationnel. Loin des codes traditionnels du roman historique, ce récit se place dans la veine des grands thrillers médiévaux : l’Histoire s’érige en scène de théâtre pour laisser se jouer une aventure inédite.

Mon avis :

Époustouflant ! Un polar médiéval de toute beauté.

Morgane est une belle jeune fille de seize, dix-sept ans. Pour son malheur, elle est née, avec une tache de naissance sur le front, des amours interdites d’un père prêtre. À la mort de ce dernier, il n’en faut pas plus pour que la vindicte populaire la désigne comme sorcière. Échappant in extremis à la pendaison, elle trouve refuge à Hurlebosque chez un couple de boisilleurs, Jehan et Berthe, qui ne tardent pas à la traiter comme leur fille. Hélas, le seigneur du bourg, le baron Raoul vient de mourir de façon violente et mystérieuse et son fils, Philippe, semble atteint d’un mal mystérieux. Et c’est assez pour nécessiter la présence d’un inquisiteur, frère Henri Niger, dominicain, lequel ne tardera guère à emprisonner et soumettre à la torture Morgane que sa tache au front désigne comme adoratrice du diable. Sous la torture, Morgane avoue et est condamnée à être brûlée comme sorcière sur un bucher. Une fois de plus, elle échappe à la mort, délivrée par un mystérieux sauveur, mais sous condition.

J’ai tout de suite été happée par ce policier médiéval, très bien écrit, avec un vocabulaire d’époque. Morgane est une jeune femme attachante et cultivée. Mais comme elle, même si je ne suis pas superstitieuse, à certains moments, j’ai eu des doutes. Thomas Laurent est redoutable et il entraîne son lecteur à la suite de Morgane et de Thierry dans une enquête pleine de surprises et de rebondissements. Pleine de dangers également car le frère Henri Niger ne peut pas accepter l’évasion de sa sorcière et il se lance à la poursuite de Morgane ; rien ne pourra le faire renoncer. Sur leur route, ils devront faire face à bien des légendes et des superstitions, découvriront que beaucoup de personnes soupçonnées d’accointances avec le démon ne sont que des êtres malheureux et souffrants et que bien souvent c’est l’ignorance seule qui les fait condamner. L’auteur maintient le suspense jusqu’à la fin et quelle fin ! Quelle surprise ! J’avoue que j’ai suivi les raisonnements de Morgane et que je n’avais rien vu venir.

Thomas Laurent est un tout jeune auteur de 21 ans et Le Signe du Diable est son premier roman publié. C’est une réussite. Il nous offre un complot diabolique, ses descriptions sont bien documentées et respectent la période historique, il nous captive de la première à la dernière page. Je remercie les Éditions Zinedi ainsi que Babelio Masse Critique qui m’ont permis de découvrir ce jeune auteur dont je compte bien suivre le parcours et que je vous recommande.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Enquête, #Escalade

Résumé :

Les grimpeurs le savent bien : à plusieurs centaines de mètres de haut, la moindre erreur d’inattention peut être fatale. L’inspecteur Nick Dixon prend conscience de cette terrible réalité lorsque son ancien partenaire d’escalade, Jake Fayter, perd la vie lors d’une ascension. Dixon a vite l’intuition qu’il ne s’agit pas d’un simple accident mais d’un acte criminel. Les témoignages des personnes présentes évoquent un « fait étrange » qui se serait produit quelques secondes avant le drame et qui l’amène à fouiller dans le passé de son ami.

En enquêtant, Dixon se rend rapidement compte que Jake cachait de nombreux secrets… Et de nombreux ennemis qui n’hésiteront pas à sortir de l’ombre si Nick se rapproche trop de la vérité. Alors que les cadavres s’accumulent, l’inspecteur prend de plus en plus de risques pour piéger le meurtrier et lever l’omerta qui règne sur la ville.

Le dernier vol du corbeau est le premier tome époustouflant d’une série d’enquêtes de l’inspecteur Nick Dixon.

Mon avis :

Avis mitigé.

Je remercie NetGalley ainsi que les éditions AmazonCrossing pour ce Service Presse. Nick Dixon est un passionné d’escalade qui a pris la décision de quitter la Met (police métropolitaine) pour retourner chez lui, dans les comtés de l’Avon et du Somerset. Tout cela contre l’avis de son entourage, parents et fiancée qui a d’ailleurs préféré rompre. Il a pour compagnon un jeune bullterrier blanc du nom de Monty. De retour au pays, Nick va devoir enquêter sur la mort de son ancien ami et mentor d’escalade, Jake Fayter. Pour la police et ses collègues, c’est un accident, le nœud de sa corde s’est défait et Jake a fait une chute de 120 mètres. Sauf que pour Nick, Jake était un grimpeur confirmé qui n’aurait jamais fait une erreur de ce genre.

Le dernier vol du corbeau, c’est le nom du parcours d’escalade sur lequel Jake se trouvait. Nick va mener deux enquêtes de front, l’une sur des cambriolages en série et l’autre sur la mort de Jake. C’est un excellent enquêteur et il fait preuve d’énormément d’intuition. Durant ses recherches, il découvrira que Jake cachait de nombreux secrets et très vite, l’enquête pour accident se transformera en enquête pour homicide, mettant la vie de Nick en danger lorsqu’il commencera à s’approcher un peu trop près de la vérité.

Mais Damien Boyd n’a pas su insuffler suffisamment de vie, d’épaisseur à son personnage. À la fin du livre, nous ne savons pratiquement rien de plus qu’au début sur Nick : il a un chien, il est fidèle en amitié, il est diabétique et il n’hésite pas à prendre des risques. Normalement, ce devrait être un personnage attachant et certes, il est sympathique, mais il manque quelque  chose. Alors Le dernier vol du corbeau est le premier tome des enquêtes de Nick Dixon. Peut-être que les autres volumes sont moins décevants, plus vivants.

Je suis ressortie déçue de ma lecture et je le regrette car l’auteur écrit bien, il doit adorer l'escalade, les paysages dans lesquels il situe l'action sont superbes, mais il n’est pas parvenu à me toucher.

Un bullterrier Staffordshire au poil blanc comme Monty

Un bullterrier Staffordshire au poil blanc comme Monty

Gorges du Cheddar

Gorges du Cheddar

Gorges du Cheddar

Gorges du Cheddar

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Gilles Milo-Vacéri, #Fantastique, #Policier, #Suspense, #Vengeance

Résumé :

Alors qu’ils sont en vacances en Corse, Matteo Costa, un policier de la Criminelle, et sa petite amie, Jordan MacDonald, échappent de justesse à un accident de voiture. Comme si cela ne suffisait pas, la jeune femme est convoquée à une réunion de famille qui se déroulera sur l’île de Righ Eilean, dans les Hébrides Extérieures, au large de l’Écosse.
Matteo accepte de suivre Jordan et fait la connaissance de sa grand-mère, Marie-Élisabeth MacDonald, ainsi que du reste de sa famille. Malheureusement, une tempête phénoménale les bloque sur l’île et les systèmes de communication sont tous sabotés. Le policier apprend qu’il y a longtemps, le grand-père de Jordan aurait été assassiné et que son meurtrier serait aujourd’hui parmi eux. Costa suppose que Marie-Élisabeth n’a plus toute sa tête, mais quand un premier meurtre est commis, il doit se rendre à l’évidence et le séjour tourne au cauchemar.
Coincé sur une île avec un criminel diabolique en liberté, sans arme et sans moyen scientifique, Matteo n’a que son flair et son intelligence pour mener l’enquête et tenter de débusquer le coupable.
Dans ce huis clos angoissant, Matteo Costa parviendra-t-il à arrêter l’assassin avant qu’il ne commette un autre meurtre ? Une seule vérité demeure : il faut toujours se méfier des apparences et dans cette citadelle écossaise, perdue dans une tempête effroyable, elles pourraient être mortellement trompeuses…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Un huis clos mortellement addictif !

Tout  commence avec un énigmatique prologue dont l’action se déroule en Écosse, lors d’une tempête s’acharnant sur un mystérieux château sur l’île de Righ Eilean. Or qui dit Écosse dit… magnifiques paysages ! Ben oui, vous vous attendiez à quoi ? Puis l’auteur nous transporte sur l’île de Beauté et plus précisément sur la plage sublime de Bodri. Matteo Falco, capitaine à la Brigade Criminelle de Paris, Corse de naissance, et Jordan MacDonald, 100% Écossaise, très amoureux l’un de l’autre se réjouissent de pouvoir enfin profiter de 15 jours de vacances bien méritées. Matteo prévoit de la présenter à sa famille. Hélas tous leurs beaux projets vont tomber à l’eau avec l’arrivée du digne Fingal Darnish, majordome de Marie-Élisabeth MacDonald, grand-mère de Jordan. Celle-ci convoque toute la famille à une réunion urgente pour la fin de la semaine et Fingal, accompagné de Calum, oncle de Jordan, est chargé de rapatrier le couple par jet privé. Calum MacDonald a perdu l’usage de ses jambes dans un accident de voiture en 1988 et ne se déplace qu’en fauteuil roulant électrique. Aigri depuis son accident et furieux d’être obligé de revenir en Écosse alors qu’il réside en Australie, il se montre particulièrement désagréable avec un Matteo qui ne se laisse pas faire. Ce dernier est tout aussi furieux de découvrir qu’il ignore pratiquement tout de la femme qu’il aime et de voir ses vacances corses tomber à l’eau.

Un grand merci aux Éditions du 38 pour m’avoir permis de lire ce thriller en avant-première grâce au Service Presse. C’est toujours un bonheur de découvrir une nouvelle œuvre de Gilles Milo-Vacéri et je sais que je ne serai pas déçue. Amour, dépaysement, aventures, suspense, humour, fausses pistes et rebondissements, tout y est sans oublier des personnages auxquels on s’attache immédiatement, avec des caractères bien trempés pour ne pas dire explosifs. Et là nous sommes gâtés. Quelle famille les MacDonald ! Et Matteo n’est pas en reste, un vrai teigneux. Ses échanges d’amabilité avec l’oncle Calum m’ont bien fait rire. Et je ris toujours autant au souvenir de Matteo confronté au pur whisky MacDonald ou à son premier repas typiquement écossais.

Quant à la famille, quels déjantés : entre Kylie l’allumeuse nymphomane, Calum plus hargneux qu’un bouledogue, Dave et Sarah les beau-frère et belle-sœur immoraux, sans oublier Marie la grand-mère de 75 ans d’une vitalité de jeune fille qui lui annonce que son mari mort depuis 21 ans ne s’est pas suicidé mais a été assassiné par un membre de sa famille, Matteo ne peut faire confiance qu’à Jordan. D’autant plus qu’il est coincé dans l’île par une tempête monstrueuse qui empêche aussi bien les arrivées que les départs.

Quant à l’intrigue c’est un véritable casse-tête, on a beau être dans un huis-clos et donc avec un nombre de suspects relativement faible, on va de fausses pistes en impasses et les rebondissements, les surprises ne cessent de s’enchaîner ainsi que les accidents, disparition et morts. Le rythme est haletant, le suspense intense et alors que je m’enorgueillissais d’avoir quand même fait quelques trouvailles, paf ! la claque : alors là je ne l’avais pas vu venir celle-là…

Gilles Milo-Vacéri est sans pitié pour Matteo : sans rire, un Corse, donc natif d’une île, qui ne supporte ni l’avion, ni le bateau, qui souffre du mal de l’air, du mal de mer et du vertige… Certes cela ne le rend que plus héroïque quand par amour il domine ses phobies mais quand même… Et quelle tempête ! Elle ne souffle pas que dehors et elle malmène tout autant les cœurs des MacDonald.

Et que dire de la fin ? Quel final, j’en ai oublié de respirer tellement j’étais prise par l’action et je confirme, l’auteur est un véritable tortionnaire avec Matteo. Le pauvre, qu’est-ce qu’il prend ! Mais il est aussi un auteur très généreux qui nous offre des surprises et des rebondissements jusqu’à la fin.

Et que de situations cocasses, l’humour est partout présent. J’ai adoré la dernière scène de réveil brutal dans la nuit… Sadique l’auteur ? Mais nooonnn…

Pour finir je vous laisse sur cette interrogation : à votre avis, qui est le plus têtu des deux, un Corse ou une Écossaise ? Qui a le caractère le plus volcanique des deux ? Pour le savoir, en admettant que vous parveniez à trancher, il vous faudra vous plonger dans « Un, deux, trois, Nous irons au bois ». Bonne lecture !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Policier, #Suspense, #Terrorisme, #Afghanistan, #Daesh

Il a tout prévu, tout calculé.

Ça ne peut pas rater. Zwak, afghan, dix-sept ans et l'air d'en avoir treize, un QI de 160, et la rage au cœur depuis que son père a été une " victime collatérale " des Occidentaux. Devant son ordinateur, il a programmé un jeu d'un genre nouveau. Un jeu pour de vrai, avec la France en ligne de mire. Et là-bas, en Syrie, quelqu'un a entendu son appel...
De Kaboul au désert de la mort, des villes syriennes occupées par les fanatiques de l'État islamique à la Turquie et la Roumanie, la commissaire de la DGSI Nicole Laguna et le qomaandaan Kandar, chef de la Crim de Kaboul, traquent Zwak et ses complices.

Contre ceux qui veulent commettre l'indicible, le temps est compté.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Un livre impossible à lâcher avant la fin !

Je remercie NetGalley et les Éditions Robert Laffont qui m’ont permis de découvrir cet auteur. Cédric Bannel a multiplié les activités et les voyages ce qui lui a permis de connaître de l’intérieur les sujets qu’il aborde dans ses livres. Il connaît très bien l’Afghanistan et a créé le qomaandaan Oussama Kandar, un policier épris de justice et rempli d’idéalisme, chef de la Crim à Kaboul qui est souvent amené à travailler avec la commissaire parisienne Nicole Laguna de la DGSI. « Kaboul Express » est la troisième enquête des deux officiers. Je n’avais pas lu les deux premières mais cela ne m’a pas gêné pour la compréhension du texte, par contre cela m’a donné envie de découvrir leurs aventures antérieures.

Zwak a 17 ans mais sa petite taille et sa minceur le font ressembler à un collégien. C’est un surdoué des mathématiques qui ressent peu d’émotions et n’éprouve aucun besoin de communiquer avec ses semblables. Il passe la majeure partie de son temps à jouer à des jeux vidéos. Il a décidé de rejoindre Raqqa, le fief de Daech en Syrie : le 2 mai, grâce à son plan, Daech frappera Paris en plein cœur et elle deviendra la « Ville des Cendres ». Zwak ne croit pas vraiment en Allah mais il est habité par la haine, il veut venger la mort de son père et de son beau-père.

Le 18 avril, Kandar et ses hommes découvrent sur une scène de crime à Kaboul un plan de Paris ainsi que plusieurs papiers recouverts d’équations et de texte dans une langue inconnue. Ils vont envoyer le tout à Nicole. Après décryptage, ils pensent avoir affaire à un scientifique de classe mondiale qui écrit à l’envers comme Léonard de Vinci. Un attentat d’une grande envergure avec une bombe absolument énorme doit être commis le 2 mai.  Une course contre la montre s’engage pour tenter de le prévenir et d’arrêter les terroristes avant qu’ils n’exécutent leur projet.

Cédric Bannel maîtrise le page turning à la perfection. Nous suivons pas à pas, jour après jour, l’avancée des terroristes ainsi que les progrès de Kandar et Nicole dans leurs recherches. L’auteur alterne les paragraphes les concernant. Chaque page tournée nous en apprend un peu plus sur chacun des personnages et c’est passionnant et totalement addictif. Le dépaysement est total et c’est tellement bien décrit que j’ai eu l’impression de me retrouver dans les rues de Kaboul ou encore dans les montagnes ou le désert de la mort. Mais l’auteur nous emmène également en Syrie, en Turquie et en Roumanie sur la trace des fanatiques de l’État islamique. Kandar et Nicole parviendront-ils à les arrêter à temps ?

Cédric Bannel nous offre un roman policier d’autant plus captivant qu’il est réaliste et colle à l’actualité. On découvre la vie des afghanistans, leur culture, leurs croyances et je pense que ce sont les femmes qui paient le plus lourd tribut à la guerre et à l’Islam. Malalai, l’épouse de Kandar, est une femme d’un courage extraordinaire. Gynécologue exerçant dans un hôpital, elle risque sa vie tous les jours en refusant de porter le voile, elle cache son agnosticisme qui lui vaudrait la mort si elle était découverte…

Le sort des femmes et fillettes yazidies considérées comme adoratrices du diable est une horreur : quand elles ne sont pas massacrées, elles font l’objet de viols répétés, tortures psychologiques. Daesh en fait des esclaves sexuelles et les offre à ses combattants. Je suis toujours frappée par cette hypocrisie qui leur fait donner des leçons de morale au monde et leur comportement abject avec les femmes. Ils prient puis ils violent, torturent…

J’aime beaucoup le personnage d’Oussama Kandar. Alors que tout autour de lui, le passage à tabac et la torture sont de rigueur lors d’un interrogatoire, il est vraiment une exception. Il a de très forts principes moraux et est contre la torture. « Il ne tue jamais personne qui ne soit en situation de se défendre ». Cela dit, ses hommes  torturent et tuent dans son dos… C’est également un homme qui a su rester humble, tout simple, alors que dès que l’on dit son nom, il est accueilli partout comme un héros, un sniper qui est connu de tous.

J’aurais encore énormément de choses à partager tant ce livre est d’une richesse extraordinaire. Aussi je crois que le mieux, c’est que vous vous le procuriez et ainsi vous pourrez le découvrir vous-mêmes.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Psychologie, #Suspense, #Manipulation

Résumé :

Rien n'est plus éphémère que la mémoire d'un enfant...

Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n'est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit.

Il est le seul. Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l'aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car, déjà, les souvenirs de Malone s'effacent. Ils ne tiennent plus qu'à un fil. Le compte à rebours a commencé.

Qui est vraiment Malone ?

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Bluffant ! Addictif ! Michel Bussi se joue plus que jamais de nous dans un roman plein d’émotions et de suspense.

La commandante Marianne Augresse a fort à faire pour attraper Timo Soler et ses complices dans le braquage de Deauville. Dans le même temps, elle est obnubilée par le désir d’avoir un enfant et donc de trouver un homme que l’idée de faire un enfant ne fera pas fuir. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’un psychologue scolaire Vasile Dragonman la contacte à propos d’un enfant de trois ans et demi qui déclare que sa maman n’est pas sa vraie maman.

Le rythme est assez lent mais très vite je me suis laissée emporter par l’histoire de Malone, cet enfant à qui sa peluche Gouti parle. Et c’est magistral de la part de Michel Bussi car en utilisant le langage et la logique de l’enfant, nous sommes complètement perdus et ressentons toutes les frustrations des adultes qui entourent Malone et qui tentent de comprendre.

Les explications que Vasile donne à la commandante sur la mémoire et ses mécanismes chez l’enfant de zéro à quatre ans sont passionnantes et très instructives, ainsi que les différents types de mémoire. Vasile est un personnage très attachant : passionné par son métier, il l’exerce avec fougue et n’hésite pas à prendre des risques lorsqu’il s’agit de venir en aide à un enfant. Or là, pour lui, il y a vraiment urgence car la mémoire de Malone peut disparaître d’un moment à l’autre.

Marianne Augresse, la commandante, est un autre personnage attachant et sympathique. Elle est sur tous les fronts mais son horloge biologique est de plus en plus insistante et son regard sur les hommes s’en ressent. Elle est très attirée par Vasile mais n’est pas insensible au charme de son équipier Jibé, un vrai fantasme sur pattes mais marié et père modèle. Depuis quelques mois, elle s’est liée d’amitié avec Angélique, une jeune femme coiffeuse. Toutes deux échangent des confidences et se soutiennent mutuellement lors de soirées partagées.

Mais plus que tout, l’auteur nous parle de l’amour maternel, de l’amour qu’éprouve une femme pour un enfant qui n’est pas forcément le sien et de tout ce qu’elle est capable par amour pour cet enfant. Amanda est bouleversante dans son amour pour Malone et il y a d’autres personnages féminins  qui sont tout autant émouvants. Michel Bussi multiplie les mystères, les fausses pistes, les retournements de situation pour un final absolument imprévu. Il nous manipule à l’image de ses personnages et on en arrive à ne plus savoir qui manipule qui. Et puis j’aime beaucoup son humour, un humour léger que l’on retrouve dans les conversations, au fil des rencontres mais aussi dans certaines situations.

C’était le quatrième livre de l’auteur que je lisais et je compte bien continuer. Michel Bussi nous offre toujours des intrigues de qualité au service d’histoires émouvantes et pleines d’humanité qui nous touchent profondément.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Musique

Résumé :

« Qui a tué Lucie Fersen, star incontestée de la musique contemporaine, qui avait le génie et la beauté d'un ange ? Le soir du réveillon, Sybille, jeune journaliste, assiste au concert du prestigieux Fersen Orchestra et à l'effondrement de sa chef d'orchestre face au public. L'ex-enfant prodige, comparée à Mozart, adulée et couverte de prix, est à 36 ans au faîte de la gloire et de la maturité. Tout le contraire de Sybille et de sa bande d'amis qui vont avoir 30 ans et peinent à s'émanciper. Mais ne serait-ce pas un atout pour découvrir la faille du personnage génial, paradoxal et déchirant qu'était Lucie ? »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Fascinant !

Alors que Sibylle, journaliste, s’apprête pour le réveillon de Noël en famille, le chef du service Culture l’envoie à la générale du Fersen Orchestra. La chef d’orchestre, Lucie Fersen, est une star mondialement connue qui dirige elle-même ses œuvres : Symphonies de l’Apocalypse. Soudain, le drame, Lucie s’effondre, elle a trente-six ans, un an de plus que Mozart lorsqu’il est mort. Très vite, Sibylle et le public apprennent qu’il s’agit d’un crime. Mais qui se cache derrière le tireur ? Qui est le commanditaire ? Sibylle va mettre tout son talent au service de l’enquête menée par sa meilleure amie, Anouk, commissaire au Quai des Orfèvres avec l’aide de leur ami commun Benjamin, avocat.

J’ai adoré ce livre. Stéphanie Janicot m’a embarquée dès les premières pages. Son style est simple et efficace. Les scènes se déroulent devant nos yeux comme si nous y étions. Très vite, on s’attache aux différents protagonistes, le suspense est maintenu jusqu’à la fin et l’enquête est tout à fait addictive.

Grâce aux différents témoignages des proches de Lucie lors des interrogatoires, nous découvrons la vie de cette petite fille, véritable petit prodige à l’image de Mozart : à l’âge de cinq ans, elle joue d’un violoncelle plus grand qu’elle. À partir de ses sept ans, elle se produit sur les plus grandes scènes. Adolescente, sous le nom de Lucifer, elle monte son propre groupe de rock avant de prendre la direction de l’orchestre de son père, le Fersen Orchestra et d’écrire ses propres œuvres. Mais derrière la star charismatique, l’artiste à la beauté angélique, se cache une petite fille blessée qui a perdu sa mère à l’âge de cinq ans dans un accident de voiture dans laquelle elle se trouvait et dont les cordes vocales s’étaient brisées.

À travers les interrogatoires de son agent artistique, de sa cousine, de ses différents secrétaires qui tous peuvent être coupables, nous entrons plus avant dans la vie de cette artiste qui ne vivait que pour la musique et qui dans la vie de tous les jours ressemblait un peu à une autiste ; elle n’était guère douée pour vivre en société. Dans le même temps, nous suivons son meurtrier et même si nous ne savons pas qui est le ou la commanditaire, nous sentons que nous approchons peu à peu d’une vérité douloureuse.

Nos trois enquêteurs n’ont pas tellement mieux réussi à s’intégrer dans la société. Pris chacun par leur travail, tous trentenaires ou presque, ils peinent à entrer véritablement dans l’âge adulte et à prendre leurs responsabilités.

Je remercie Masse Critique de Babelio ainsi que les Éditions Albin Michel qui m’ont permis de découvrir ce livre à l’enquête addictive avec des personnages émouvants que j’ai quittés à regret.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Roman historique, #Policier, #Énigmes, #Jeu de piste, #Sciences occultes, #Aventure

Résumé :

« Automne 1503, trois alchimistes sont retrouvés assassinés dans des circonstances dramatiques. Convaincue qu’un terrible complot se trame à l’ombre de la Couronne, la reine Anne de Bretagne lance sur la piste des suspects le plus improbable des duos d’enquêteurs : le baron de Comballec, un soldat rude et autoritaire, accompagné d’Héloïse Sanglar, une séduisante jeune femme experte en apothicairerie.

Pour déjouer l’incroyable machination conçue par un esprit dérangé, ils devront décrypter les énigmes d’un mystérieux parchemin et récolter des indices en différents hauts lieux symboliques du Royaume. Mais les apparences sont souvent trompeuses. Dissimulés en coulisses, les véritables ennemis sont bien décidés à contrecarrer les efforts de nos héros. Dans ces conditions, le chasseur peut rapidement devenir gibier à son tour…
Vitrail aux pouvoirs mortifères, sciences occultes, disparitions mystérieuses… les menaces ploient sur la jeune Héloïse, bien décidée à venir à bout des adversaires du roi. Mais les temps sont difficiles quand on est une femme, et afin de survivre, il lui faudra l’aide de tous ses alliés. Peut-être même devra-t-elle faire appel à son amour de jeunesse, le chevalier Bayard. À moins que l’attrait grandissant que Comballec exerce sur elle ne bouleverse ses plans… »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Un roman historique passionnant aux intrigues machiavéliques !

Je remercie tout d’abord NetGalley et les Éditions J. C. Lattès qui m’ont envoyé ce livre en sp. Je ne connaissais pas l’auteur et n’avais donc pas lu le premier tome mais cela ne m’a pas gênée du tout.

Cela commence très fort : Maître Barello, alchimiste, a conçu pour de mystérieux commanditaires un verre d’un rouge flamboyant qui possède le pouvoir de tuer. Il est assassiné par un homme albinos qui après l’avoir poignardé grave sur son front un énigmatique message. Or Maître Barello est le troisième alchimiste à disparaître de la sorte. La Reine Anne de Bretagne, persuadée qu’il s’agit d’un complot mettant le Royaume en péril fait appel à deux enquêteurs : Henri de Comballec, baron  de Conches et capitaine des archers, est un homme rude totalement dévoué à sa reine ; Héloïse Sanglar, apothicaire de 24 ans, est une jeune femme au caractère bien trempé d’une grande beauté et d’une intelligence plus grande encore.

Tous deux vont se lancer dans une enquête difficile et à hauts risques. La découverte d’un mystérieux parchemin au texte en vers  sibyllins va les conduire dans un jeu de piste riche en énigmes, embuscades, assassinats qui va les mener de Bourges à Reims en passant par Autun. Durant leur périple, Héloïse et Henri vont apprendre à se connaître puis à s’apprécier. Héloïse profondément éprise du chevalier Bayard succombera-t-elle au charme d’Henri de Comballec ? Parviendront-ils à temps à la cathédrale de Reims pour sauver le roi Louis XII ?

Éric Fouassier nous offre un magnifique roman historique doublé d’une enquête policière tout à fait palpitante. Il maintient le suspense jusqu’à la fin et il est bien difficile de savoir qui sont vraiment les alliés et les ennemis des enquêteurs royaux. Qui est le chasseur et qui est le gibier ? Il est tellement facile de passer du rôle de prédateur à celui de proie. Il a su donner vie à cette époque du XVIème siècle et utiliser un vocabulaire correspondant à l’époque. Grâce à l’alternance des chapitres concernant les aventures de Bayard d’une part et d’Héloïse d’autre part, nous avons une description passionnante de la vie à la Cour, des champs de bataille et des guerres en cours et de la vie quotidienne du peuple en ce temps-là. Il nous fait rencontrer des figures historiques comme Anne de Bretagne, la douce reine Jeanne de France, le chevalier Bayard, la comtesse Louise de Savoie mère du futur François Ier.

Ses personnages sont attachants. J’ai bien aimé l’évolution d’Henri de Comballec : de taciturne et désagréable — au début il a bien du mal à supporter Héloïse qu’il considère comme une « femelle effrontée » — il ne va pas tarder à succomber à son charme. Héloïse est un très beau personnage de femme qui ne s’en laisse guère conter. Magnifique rousse aux yeux verts, c’est une jeune femme courageuse et pleine de ressources. À une époque où les femmes n’ont guère de droits et surtout pas celui de posséder une apothicairerie, grâce aux enseignements de son père qui lui a donné l’éducation généralement réservée aux hommes et à l’appui de la reine, Héloïse est une apothicaire reconnue pour son talent et ses vastes connaissances. C’est grâce à elle et à son esprit qu’Henri de Comballec peut avancer dans son enquête. Et puis nous avons Bayard, le « chevalier sans peur et sans reproche » héros des guerres d’Italie. Amoureux d’Héloïse et aimé d’elle, c’est avec grand-plaisir que j’ai vu ce personnage historique prendre vie sous la plume d’Éric Fouassier.

Ce roman est encore l’occasion de découvrir la médecine telle qu’elle se pratiquait alors, l’utilisation des plantes médicinales et de leurs principes actifs mais aussi une évocation de l’alchimie, sorte de science occulte qui cherchait à fabriquer de l’or par la transmutation des métaux et à rendre l’homme immortel. C’est également l’opportunité d’en apprendre davantage sur l’art du vitrail avant que les maîtres-verriers ne soient supplantés par les peintres.

« Le piège mortel » ravira tous les amoureux de romans historiques mais également tous ceux qui aiment les enquêtes policières et résoudre des énigmes.

Son père lui avait transmis non seulement les secrets de son métier, mais aussi et surtout le goût de la liberté. Quelles que soient les circonstances, elle entendait agir en femme indépendante et peu soucieuse des convenances.

« Le piège de verre», page 30

Il estimait que les médicaments ne servent qu’à soutenir la nature dans sa tâche, mais ne peuvent jamais se substituer à elle.

« Le piège de verre », page 297

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