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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

petites sœurs des pauvres

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Roman, #Roman américain, #Littérature étrangère, #Petites Sœurs des Pauvres

Résumé :

Jim, jeune homme aux grands yeux bleus qui a dû mal à se lever le matin, vient d'être congédié de son emploi aux chemins de fer. Il referme la porte derrière sa femme Annie qu'il a envoyée faire des courses, puis enroule soigneusement son pardessus "dans le sens de la longueur" pour le poser au pied de la porte. Quand Annie reviendra, elle manquera de faire sauter la maison entière en craquant une allumette dans l'appartement rempli de gaz. Malgré la fatigue et ses chevilles enflées, Sœur Saint-Sauveur, en chemin vers le couvent voisin après une journée à faire l'aumône, prend la relève des pompiers auprès de la jeune femme enceinte et des voisins sinistrés de ce petit immeuble de Brooklyn. Elle tente de faire jouer ses relations pour que Jim soit enterré dans le cimetière catholique où le couple avait acheté une concession, mais la nouvelle du suicide est déjà parue dans le journal. Il lui reste à veiller son corps, en compagnie de l'acariâtre Sœur Lucy et de la novice Sœur Jeanne, en attendant que le croque-mort l'emporte à la fosse commune...

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Un livre au charme prenant.

Tout commence par un drame : Jim, un jeune homme qui aime être maître de son temps ce qui l’entraîne à refuser de se lever lorsque son réveil sonne, à se présenter à son travail lorsqu’il l’a décidé, c’est-à-dire en retard, a été renvoyé de son emploi « pour manque de fiabilité et insubordination ». Il a décidé de mettre fin à ses jours et deux semaines après son renvoi, il se suicide au gaz, laissant sa jeune femme enceinte, Annie.

Alice McDermott fait revivre tout un quartier de Brooklyn au début des années 1900 et nous allons suivre Annie, sa fille Sally, mais surtout le quotidien des Petites Sœurs Soignantes des Pauvres Malades et c’est passionnant. Les sœurs ont offert un emploi à Annie à la laverie du couvent et vont l’aider à élever Sally. Celle-ci va tisser des liens avec certaines sœurs et nous découvrons avec amusement chez certaines, une petite rivalité cachée pour être la préférée de cette enfant. Élevée dans un couvent, quoi de plus naturel pour Sally que de penser à se faire religieuse. Mais n’a pas la vocation qui veut et elle se rendra vite compte que là n’est pas sa voie. L’auteure nous découvre toute la misère de ces immigrés irlandais et la dure condition de la femme à cette époque. Elle a un véritable don pour brosser le portrait de ses personnages en quelques traits. J’ai beaucoup aimé Sœur Saint-Sauveur qui n’hésite pas à contourner les lois pour privilégier le cœur ainsi que la pétillante et touchante Sœur Jeanne. Tous les personnages de « La Neuvième Heure » sont pleins de bienveillance, il n’y a aucun jugement. Les sœurs sont très humaines, ni anges ni démons et d’un dévouement admirable. C’est la vie dans tout son réalisme et l’auteure nous parle de l’amour mère/fille, de vocation, de don de soi, de sacrifice mais aussi de l’Église toute-puissante et de ses prêtres. Le travail des religieuses est dur et épuisant ; les malades, les nécessiteux ne manquent pas.

Je remercie Babelio Masse Critique ainsi que les Éditions Quai Voltaire pour l’envoi de ce service presse qui appartient à la Rentrée Littéraire. Sans eux, je serais certainement passée à côté et cela aurait été dommage. J’ai ainsi découvert la plume délicate d’Alice McDermott et ce livre surprenant et attachant.

 

 

 

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