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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

enlevement

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Suspense, #Résilience, #Thriller, #Enlèvement, #Angoisse

Résumé :

Comment retrouver son chemin quand on a tout perdu ?

Annabelle a une vie merveilleuse. Un mari qui l'aime, deux petites filles adorables, une famille soudée.
Jusqu'à ce jour de septembre où elle est brutalement arrachée à ses proches, laissée pour morte au milieu de la forêt. Lorsqu'elle reprend conscience, sa mémoire s'est effacée. Plus de traces... Pour remonter le fil de sa vie, Annabelle va devoir affronter la face cachée d'un bonheur qu'elle croyait parfait.

Avec une extrême sensibilité, Sophie Renouard explore les zones d'ombre d'une existence ordinaire. Captivant.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un thriller bouleversant de sensibilité.

Annabelle et Philippe ont réuni autour d'eux leur famille à l'occasion du baptême de leur fille Violette âgée de six semaines. Ils sont les heureux parents d'une autre petite fille, Zélie, quatre ans. À la fin de la journée de festivités, Annabelle avec ses deux filles quitte Paris pour rejoindre son père et son frère à Lyons, en Normandie, un voyage de 106 kilomètres qu'elle connaît par cœur. Violette ayant faim, la jeune femme s'arrête dans un café pour lui donner un biberon. Alors qu'elle se lave les mains dans les toilettes, elle est violemment agressée, enlevée puis laissée pour morte à l'autre bout de la France, dans une forêt du Pays Basque. Elle est sauvée par Émile, un vieil ermite de quatre-vingt douze ans qui va soigner ses blessures et la recueillir. La jeune femme ne se souvient de rien, elle est devenue totalement amnésique.

Je remercie Babelio Masse Critique ainsi que les Éditions Albin Michel pour l'envoi de ce service presse qui m'a permis de découvrir Sophie Renouard. « On n'efface pas les souvenirs » est son premier livre et une fois commencé, je n'ai pas pu le lâcher. Elle débute très fort, le premier chapitre est glaçant. Puis nous faisons la connaissance d'Annabelle et de toute sa famille. J'ai aimé l'amour qui les unit, la tendresse qu'ils n'hésitent pas à partager. Les personnages sont vraiment attachants. Et puis tout va basculer brutalement et on prend conscience de la fragilité du bonheur, de la vie. Sophie Renouard a beaucoup de talent. Alors que tout semble normal, elle parvient à distiller l'angoisse. D'une plume pleine de délicatesse et de sensibilité, elle nous raconte une histoire, avec des mots simples. En l'espace de quelques secondes, elle nous fait plonger dans l'horreur. Quel est le mobile de l'agression ? Celui de l'enlèvement et de la tentative de meurtre ? Aucune rançon n'est demandée. Au soir d'une journée de fête, Annabelle a disparu et on partage la douleur et l'incompréhension de Zélie, de Gaspard son mari, de sa famille... L'auteure nous dépeint admirablement la psychologie de ses personnages. Cela pourrait être nous. Et c'est poignant, bouleversant, la douleur des proches est tellement bien rendue.

Parallèlement nous suivons le sauvetage d'Annabelle, amputée de ses souvenirs, sa lente reconstruction. Nous faisons la connaissance d'Émile et de son chien "Va t'en". C'est un sacré personnage. Solitaire qui ne parle qu'à son chien, on ne sait pas trop s'il souffre d’Alzheimer ou de misanthropie aigüe. Il va sauver et recueillir Annabelle, la cacher pour la protéger dans sa bergerie qui n'a pas l'électricité mais possède malgré tout l'eau courante. Émile est un sage et sa manière d'exister nous transmet une sérénité, ce qui est une chose plutôt rare dans un thriller. Il a pour seule famille un neveu, Iban, un autre beau personnage.

Même si on commence à comprendre et à deviner qui se cache derrière ce crime, Sophie Renouard parvient à maintenir le suspense jusqu'à la fin. L'angoisse augmente et elle maîtrise à la perfection l'art du page-turner jusqu'à la fin où elle nous réserve quelque surprise.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce livre et je compte bien suivre cette auteure. Je vous recommande "On n'efface pas les souvenirs". Une fois terminé, on n'oublie pas ses personnages tant ils nous ont touché.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Thriller psychologique, #Enlèvement, #Tueur en série, #Traque, #Viol

Résumé :

Enfin, Helena a la vie qu’elle mérite ! Un mari aimant, deux ravissantes petites filles, un travail qui occupe ses journées. Mais quand un détenu s’évade d’une prison de sa région, elle mesure son erreur : comment a-t-elle pu croire qu’elle pourrait tirer un trait sur son douloureux passé ?
Car Helena a un secret : elle est l’enfant du viol. Sa mère, kidnappée adolescente, a été retenue prisonnière dans une cabane cachée au fond des marais du Michigan, sans électricité, sans chauffage, sans eau courante. Née deux ans plus tard, Helena aimait cette enfance de sauvageonne. Et même si son père était parfois brutal, elle l’aimait aussi… jusqu’à ce qu’elle découvre toute sa cruauté.
Vingt ans après, elle a enfoui ses souvenirs si profondément que même son mari ignore la vérité. Mais aujourd’hui son père a tué deux gardiens de prison et s’est volatilisé dans les marais, une zone qu’il connaît mieux que personne. Malgré la chasse à l’homme lancée par les autorités, Helena sait que la police n’a aucune chance de l’arrêter. Parce qu’elle a été son élève, la seule personne capable de retrouver cet expert en survie, que la presse a surnommé Le Roi des Marais, c'est sa fille.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Vers un face-à-face inéluctable.

Jacob Holbrook s’est évadé et a tué deux gardiens. Il est le Roi des Marais et Helena est sa fille. Elle est celle qui l’a fait mettre en prison et est la seule à pouvoir le retrouver. Cela fait quinze ans qu’elle et sa mère lui ont échappé. Helena est aujourd’hui mariée à Stephen qui ne connaît rien de son passé et elle est la maman heureuse de deux petites filles : Iris, cinq ans et Sou, trois ans. Lorsqu’elle apprend par la radio l’évasion de son père, elle sait que son passé vient de la retrouver et que rien ne sera plus pareil.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Jean-Claude Lattès pour l’envoi de ce service presse qui m’intriguait. Habituellement, dans le cas d’un enlèvement, nous avons l’avis de la victime ou du kidnappeur, quelquefois des deux, mais rarement de l’enfant né du viol. Nous faisons la connaissance d’Helena, c’est elle qui, tout au long du livre, nous raconte son histoire. Elle avait douze ans lorsqu’elle a réussi à s’échapper avec sa mère. Elle en a maintenant vingt-sept. Elle a appris à vivre dans ce monde si différent de celui dans lequel elle a été élevée ; ce père criminel, elle l’a aimé avant de découvrir quel monstre il était. Elle a changé de nom, enfoui et tu son passé. Aujourd’hui elle mène une vie normale. La fuite de son père va tout remettre en cause. Dès lors, Helena va se remémorer ses souvenirs et nous allons la suivre entre passé et présent : la seule solution pour que tout redevienne comme avant, capturer son père.

Karen Dionne nous offre un thriller psychologique âpre et addictif. Dès le début, j’ai été captivée par Helena mais également par ce père amérindien qui l’a élevée pour en faire un autre lui-même, d’ailleurs il l’appelle Petite Ombre, ce qui veut tout dire. Il lui a tout appris, en particulier comment survivre au sein du marais, dans une nature hostile et dangereuse, l’art du pistage, de la chasse. L’auteure nous dépeint à merveille la psychologie des différents personnages : l’amour d’Helena enfant pour ce père qui sait tout faire, son désir de lui plaire, de l’impressionner et de se faire aimer, désir qui existe toujours en elle alors qu’elle le traque ; la manière dont sa mère a été complètement brisée par ce qu’elle a subi ; ce père brutal, manipulateur, pervers narcissique, violeur, kidnappeur et assassin sans états d’âme. Certaines scènes sont très dures et m’ont vraiment mise mal à l’aise. Le marais est un personnage à part entière et Karen Dionne nous décrit la Nature avec énormément de talent : le marais prend vie sous nos yeux. Le suspense est total et les émotions que nous ressentons sont violentes tant nous sommes captifs de la quête d’Helena ; au fur et à mesure que nous avançons dans son passé mais aussi dans la traque qu’elle mène, l’angoisse grandit et nos sentiments s’exacerbent. Jusqu’au dénouement…

Conclusion : un thriller qui ne ressemble à aucun autre, violent, addictif, angoissant, qui ravira tous ceux qui aiment les bons thrillers.

Les quenouilles

 

Un plott Hound noir et marron comme Rambo, le chien d'Helena

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller psychologique, #Thriller, #Suspense, #Enquête, #Enlèvement

Résumé :

Vous reconnaîtriez votre enfant entre mille, n'est-ce pas ? 

Heidi et Jason ne forment pas un couple ordinaire : elle a perdu sa petite fille, il cherche désespérément son fils, Barney, enlevé cinq ans plus tôt. Ces drames les ont rapprochés. Un jour, en déplacement pour son travail, Heidi aperçoit dans une arrière-boutique un garçon qui pourrait bien être Barney. Emmené sur place, Jason refuse d’y croire. Mais Heidi n’en démord pas. L’intuition vire à l’obsession, et la jeune femme se plonge dans une enquête qui fragilise son couple. Jason lui cache-t-il quelque chose ? L’impossible deuil de sa fille a-t-il rendu Heidi paranoïaque ? À qui peut-elle se fier ? Mais surtout, qui est cet homme trouble qui accompagne le petit garçon partout ? Une adrénaline de chaque instant, jusqu’au dénouement, dérangeant et moite.

Mon avis :   ♥ ♥

Très surprenant !

Alors qu’elle fait des courses dans une épicerie, Heidi aperçoit un petit garçon de huit ans et est persuadée qu’il s’agit de Barney, le fils de son mari Jason, qui a disparu depuis trois ans. Mais Jason ne le reconnait pas. Jason et Heidi forment un couple atypique, tous deux ont chacun perdu un enfant qui a été kidnappé. Mais à la différence de Barney qui n’a jamais été découvert, le corps de Lauren qui aurait douze ans maintenant a été retrouvé. Malgré la réaction de Jason et bien qu’elle ne l’ait vu qu’en photo, Heidi est sûre et certaine que le petit garçon de l’épicerie et Barney ne font qu’un. Et elle va tout faire pour le prouver, rien ne l’arrêtera…

Je remercie Netgalley ainsi que les Éditions Presses de la Cité pour l’envoi de ce service presse. J’avoue avoir été déçue. Ce qui commençait comme un excellent thriller psychologique s’est révélé au fur et à mesure de ma lecture ennuyeux et d’une longueur interminable. Et je suis d’autant plus déçue que l’histoire était excellente et offrait beaucoup de possibilités. Je n’ai ressenti aucune empathie pour les personnages. Heidi agit en dépit du bon sens et a même parfois un comportement incohérent. Elle se met en danger de manière stupide et la relation qu’elle noue avec Tommy est difficilement crédible. Quant à la fin, elle est incompréhensible et assez choquante.

Deborah O’Connor nous offre un thriller psychologique très surprenant. Bien qu’elle ait une plume agréable, je ne suis pas parvenue à entrer dans cette histoire, ce que je regrette. Mais il s’agit de mon avis personnel, donc subjectif. Je vous invite donc à vous faire votre propre avis.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller psychologique, #Thriller, #Drame, #Famille, #Enlèvement, #Traite d'enfants, #Drogue, #Hacking, #Suspense

Résumé :

Avec son art consommé de la psychologie, Rachel Abbott tisse un suspense familial riche en émotions et hautement addictif, dans la lignée de P. D. James et de Lisa Gardner.

Une route de campagne verglacée. Une voiture qui perd le contrôle : la conductrice est tuée sur le coup ; Natasha, sa fille de six ans assise à l'arrière, se volatilise sans explication.

Quelques années plus tard, David fait de son mieux pour se reconstruire après le drame qui a emporté sa femme et sa fille. Il forme désormais un couple heureux avec la douce Emma et le petit Ollie, adorable bambin de dix-huit mois qui comble leur foyer.
Mais un jour, une inconnue débarque dans leur cuisine. Natasha.
Où était-elle toutes ces années ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de la maison ? Si David est fou de joie, Emma, elle, se sent vulnérable devant cette adolescente silencieuse.

Cadeau ou malédiction ? Que cache le retour de la disparue de Noël ?

 

Mon avis :

Un drame familial qui vous tiendra en haleine.

Alors qu’elle rentre chez elle, Caroline Joseph, l’épouse d’un riche homme d’affaires, se tue au volant de sa voiture. Leur petite fille de six ans, Natasha, qui était dans la voiture lors de l’accident demeure introuvable. Six ans plus tard, le père, David Joseph a refait sa vie. Il est l’heureux papa d’Ollie, un petit garçon de dix-huit mois et grâce à son épouse Emma, il a peu à peu réussi à se reconstruire. C’est alors que réapparaît Natasha. D’où vient-elle ? Quel but poursuit-elle ?

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Belfond pour l’envoi de ce service presse. Dès le début, Rachel Abbott a su me captiver et maintenir mon intérêt. Tasha, cette adolescente de 13 ans qui surgit dans cette cuisine et qui repousse toute explication, refuse de parler à la police ou d’être examinée par un médecin, montre un comportement inquiétant et il faut vraiment l’aveuglement du père pour ne pas s’en rendre compte. Parallèlement, nous suivons l’inspecteur Tom Douglas qui va se trouver chargé de l’enquête et qui dans le même temps cherche à comprendre la disparition de son frère aîné Jack.

Plus j’avançais dans ma lecture, plus je me posais de questions et plus j’en apprenais sur Tasha, plus le mystère s’épaississait. L’auteure distille les informations au compte-goutte et le suspense ne cesse de grandir. La psychologie de ses personnages est très bien rendue et je n’ai pas cessé de m’inquiéter pour Emma et Ollie car il était évident que Tasha n’était pas revenue par amour pour sa famille. Mais petit à petit, face à ce qu’elle avait traversé, subi, je me suis attachée à elle qui de son côté se laissait peu à peu apprivoiser par Ollie.

« La disparue de Noël » est un thriller psychologique qui se dévore. L’écriture de l’auteure est simple, agréable et la lecture est facile. Les chapitres sont courts et on a du mal à quitter son livre tant on est pris dans l’intrigue et on a envie de savoir la suite. Rachel Abbott traite de sujets douloureux tels la traite d’enfants, la drogue, du hacking. Mais c’est avant tout un drame familial. Le retour de Tasha va mettre en lumière des vérités cachées, tues et surtout montrer le vrai visage des personnages. Emma est un magnifique portrait de femme et de mère.

Un thriller que je vous recommande tant il est prenant.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Suspense, #Enquête, #Enlèvement, #Faux-semblant, #Famille, #Angoisse, #Voisins

Résumé :

Ne vous fiez pas au bonheur de façade...

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu'à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s'étire. La dernière fois qu'ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l'impensable s'est produit : le berceau est vide.
Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s'arrête pas aux apparences... Qu'est-ce que l'enquête va bien pouvoir mettre au jour ?

Un chef-d’œuvre de suspense, de twists et de faux-semblant, best-seller en Grande-Bretagne et aux États-Unis, déjà en cours de publication dans 30 pays.

 

Mon avis :

Un excellent thriller, addictif, angoissant dont on ne ressort pas indemne.

Anna passe une soirée difficile chez ses voisins Cynthia et Graham. Non seulement son mari Marco ne cesse de flirter avec sa voisine mais, en plus, ils ont laissé leur bébé Cora à la maison et la surveillent par babyphone ; ils vont la voir toutes les demi-heures pour vérifier que tout va bien. Et c’est le drame : lorsqu’ils rentrent chez eux, ils découvrent que la petite fille n’est plus dans son berceau et qu’elle a disparu. Commence alors une attente déchirante pour les parents et une enquête de police qui va mettre au jour les secrets de tous.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Presses de la Cité pour l’envoi de ce thriller en service presse. Une fois commencé, je n’ai plus pu le lâcher avant la fin tant Shari Lapena a su me faire entrer dans l’intrigue. Dès le départ, je me suis sentie angoissée avec les parents devant cette disparition et j’ai pensé à tous ceux qui dans la vie sont confrontés à la disparition de leur enfant.

On suit pas à pas l’enquête qui piétine, on découvre cette famille et ses dysfonctionnements. L’auteure est machiavélique, car elle parvient à nous faire douter de tout et de tous. Au fur et à mesure que l’enquête avance, j’en suis venue à soupçonner tous les protagonistes les uns après les autres. Jusqu’au final qui m’a laissée foudroyée, sans voix.

Je ne suis pas prête à oublier « Le couple d’à côté » et ses personnages tant ils m’ont marquée. Shari Lapena nous a ménagé un suspense époustouflant, la psychologie de ses personnages est très bien rendue et elle parvient à nous transmettre leurs émotions. L’écriture est fluide avec de beaux dialogues et la lecture se fait toute seule. Aucune longueur et beaucoup de surprises, de rebondissements auxquels on ne s’attend pas. Quant à la fin, waouh…

Il semblerait que « Le couple d’à côté » soit le seul roman de Shari Lapena traduit en français, ce qui à mon sens est bien dommage. En tout cas, je vais suivre l’actualité de cette auteure car vraiment, j’ai été marquée par ce thriller addictif qui nous rappelle de ne pas se fier aux apparences.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Sexe, #Action, #Espionnage, #Violence, #Daesh, #Terrorisme, #Enlèvement, #Suspense

Résumé :

"Les services secrets français mettent au point une opération d’infiltration risquée ayant pour objectif de porter un coup fatal à Daesh. Malheureusement, tout ne se déroulera pas comme prévu."

Plongez dans l’enfer de la séquestration et le suspense d’une enquête musclée. Parcourez le monde aux côtés d’un groupe de jeunes femmes hors du commun dans cette lutte viscérale contre l’horreur, où le sexe, la violence et la mort se croisent en permanence.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ 

Mieux que James Bond, Karine !

Karine est une jeune femme magnifique avec un visage d’une grande beauté et un corps de mannequin. Sous la fausse identité de Madeleine Gosselin, elle intègre une maison close allemande où elle devra tenir le rôle d’une prostituée de luxe sous le pseudo d’Amber. La jeune femme appartient aux services secrets français qui espèrent ainsi qu’elle pourra infiltrer Daesh qui a pour habitude d’enlever des prostituées haut de gamme pour ses cadres.

J’ai été immédiatement happée par l’intrigue créée par Stéphane Behr, tant je voulais savoir ce que devenait Karine. C’est une femme remarquable de courage et d’équilibre. L’auteur lui fait vivre l’enfer ainsi qu’à d’autres jeunes femmes tout aussi exceptionnelles. L’univers qu’il nous dépeint n’est que violence et sexe cru à la limite du porno mais j’ai vraiment été impressionnée par le courage de ces filles et révulsée par la manière dont leurs ravisseurs les traitent.

Il y a de nombreux personnages dans ce récit. J’ai particulièrement apprécié Hervé Bisac, agent secret plus qu’efficace et supérieur de Karine. Il ne recule devant rien pour lui venir en aide. Par contre, j’ai pris en grippe le ministre de l’intérieur que j’ai trouvé odieux de suffisance et d’arrogance. Il lui est aisé de critiquer les hommes qui sont sur le terrain lui qui est à l’abri derrière son titre et son bureau. De plus son attitude se révèle à la limite du scabreux. La solidarité qui unit Karine aux jeunes femmes qui se sont retrouvées embarquées dans la même épreuve qu’elle donne un peu d’humanité à l’intrigue et va leur permettre de survivre. Enfin pour certaines.

Stéphane Behr a une plume nerveuse et incisive. Ses mots sont bien choisis et d’une efficacité redoutable. Le suspense est époustouflant et il nous offre un thriller à l’intrigue diabolique, haletant, intense, certaines scènes sont d’une violence insoutenable. C’est très bien écrit et l’auteur a le don de nous faire ressentir ce qu’il écrit. Ses descriptions sont telles que l’on se représente facilement les paysages qu’il nous dépeint. C’est un livre à ne pas mettre entre toutes les mains, il s’adresse à un public averti. En ce qui me concerne, j’ai trouvé qu’il y avait un peu trop de scènes de sexe qui n’apportaient rien de plus à l’action et que la majeure partie des personnages, à l’exception d’Hervé Bisac, était essentiellement guidée par ses désirs sexuels ce qui est un peu réducteur.

Un premier roman addictif, nerveux et palpitant qui vous tiendra en haleine du début à la fin.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Dark Romance, #Viol, #Enlèvement, #Domination, #Soumission, #BDSM, #Romance MM, #Érotisme

Résumé :

Il s’était cru libre jusqu’à devenir leur proie.

Mais peut-être était-il enchaîné sans le savoir.

Peut-être l’ont-ils libéré…

AVERTISSEMENT : cette série contient des scènes érotiques explicites entre hommes, à deux ou et à plusieurs, et à caractère BDSM. Elle s’adresse à un public averti.

 

Mon avis :

De la révolte à l’acceptation…

« Il s’était cru libre jusqu’à devenir leur proie. » ne veut pas dire qu’il s’agit de vampires. Ceux qui s’attendaient à lire une histoire de vampires se sont trompés, ils n’ont pas bien lu le résumé ou n’ont pas lu le livre. Certes Kellian s’est demandé s’il n’avait pas été enlevé par « des cinglés jouant à être des vampires » mais dès la fin du chapitre 3, nous savons qu’il s’agit d’incubes et que cela se passe dans une autre dimension.

Ensuite l’avertissement : ce livre s’adresse à un public averti, il n’est pas à mettre entre toutes les mains. Il contient des scènes érotiques explicites entre hommes, à deux ou à plusieurs et à caractère BDSM. J’insiste sur le « à caractère » qui fait toute la différence. Vous ne trouverez pas de contrat ou d’accord passé entre soumis et dominants. Par ailleurs, cette histoire se déroule dans une autre dimension, les règles qui s’appliquent ne sont donc pas celles de notre monde.

Enfin, si le MM ou le BDSM ne sont pas votre came, ne vous forcez surtout pas à en lire un, il y a de grandes chances que cela vous déplaise et dans ce cas, ne vous en prenez qu’à vous-mêmes. À moins d’être masochistes, je ne vois pas l’intérêt de se lancer dans une lecture que d’emblée vous savez ne pas aimer.

En ce qui concerne « Tu baisseras les yeux » je pense que soit on aime, soit on déteste. Dans ce dernier cas, il est primordial de vous rappeler que l’auteur est un être humain sensible, il a passé des heures à donner vie à ses personnages et le minimum est de respecter son travail. Que vous aimiez ou pas, respectez son livre ! Et le fait que vous n’aimiez pas n’enlève rien aux qualités d’un livre, à son écriture, son scénario, ses personnages, la créativité, etc…

Kellian qui vient de se faire plaquer par Kevin se rend à une invitation à laquelle ils devaient aller tous les deux. Il n’a pas vraiment lu le carton et se retrouve dans une soirée consacrée au BDSM. Il est immédiatement repéré par Camer et Ethaniel, deux prédateurs qui le violent avant de l’enlever. Il se retrouve captif d’incubes dans une autre dimension. Commence alors une longue lutte entre Kellian qui refuse de céder et de reconnaître qu’il aime et prend du plaisir aux humiliations, corrections, relations forcées et ses ravisseurs. En fait, champion de la mauvaise foi, Kellian est un soumis qui s’ignore et les incubes avec leurs dons particuliers ont su discerner sa véritable personnalité. Mais Kellian l’acceptera-t-il ?

En ce qui me concerne, j’ai passé un excellent moment en compagnie de Killian et de ses ravisseurs mais je ne suis pas une experte en BDSM donc le fait que ce soit « à caractère de » me suffit amplement. J’ai aimé que Killian résiste et se révolte et il n’est pas le seul, d’autres soumis avant lui ont donné du fil à retordre à nos incubes et quels incubes ! J’avoue avoir une préférence pour le charismatique Inadrel. Et puis Blood Angel a créé un univers original, un monde où ne vivent que des incubes et elle nous offre une belle histoire où l’amour et la tendresse, la solidarité et l’amitié trouvent toute leur place. Alors c’est vrai, c’est hard, c’est dark, il y a beaucoup de scènes de sexe, c’est chaud bouillant mais sans aucune vulgarité.

Au final une dark-romance MMM à caractère BDSM surprenante, intense, très bien écrite et pleine de fantaisie mais à réserver à un public averti.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Enlèvement, #Tueur en série, #Psychopathe

Résumé :

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris et Violette, soumises à la folie maniaque et meurtrière d’un homme : Trèfle.
Dans une autre maison, dans une ville où il ne se passe jamais rien, Summer mène une vie parfaitement banale. Elle a des parents, un frère, des copines, un petit ami. Mais un soir, sa route croise celle de Trèfle, et Summer ne rentre pas chez elle. Elle se retrouve enfermée dans une cave en compagnie des autres filles et rebaptisée Lilas. Mais contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir…

Mon avis :

Un excellent thriller à l’atmosphère oppressante, glauque, à ne pas mettre dans toutes les mains.

Summer est une jeune fille de 16 ans. Sa vie se déroule sans heurts avec des parents aimants, un frère qu’elle adore mais avec lequel elle se dispute sans cesse, un petit ami Lewis et de très bonnes copines. Un soir, elle est abordée par un homme aux cheveux foncés et au “regard d’une noirceur effrayante” qui l’appelle Lilas et l’enlève en usant de violence. Il l’emmène chez lui et la jette dans une cave insonorisée, décorée pour ressembler à un appartement où trois autres jeunes filles qu’il a rebaptisées Rose, Iris et Violette vont tout faire pour l’apprivoiser et lui apprendre à survivre. Lui se fait appeler Trèfle, il a créé sa famille idéale et il est prêt à tout pour la protéger.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Hachette Romans pour ce service presse. J’ai été très surprise de voir que ce thriller était classé dans les romans Jeunesse, Romans ados & Young Adults. Personnellement je le déconseillerais aux âmes sensibles tant ce roman est dur et éprouvant. Il est très original dans la mesure où nous ne suivons pas une enquête de police. Tout est décrit du point de vue des prisonnières, du kidnappeur et de Lewis le petit ami. L’atmosphère est étouffante. Trèfle est un psychopathe des plus violents et instables et dès qu’il descend rejoindre les filles, nous partageons leur angoisse car nous ne savons jamais à quel moment il va perdre le contrôle.

Natasha Preston a un véritable talent pour nous faire ressentir les émotions de tous ses personnages, elle dépeint à merveille leur psychologie. J’ai vraiment eu l’impression de me retrouver avec Rose, Iris, Violette et Lilas au fond de cette cave. Ces quatre filles sont incroyables et je me suis attachée à chacune d’elles. J’ai cherché avec elles le meilleur moyen pour tenir l’horreur à distance, dans le déni, la dissociation, le syndrome de Stockholm pour certaines. On partage leur calvaire. C’est très bien écrit et les scènes sont d’une force incroyable. Le suspense est intolérable et certaines scènes sont d’une violence hallucinante. Nous suivons parallèlement les recherches de Lewis, de la famille et des bénévoles pour tenter de retrouver Summer. Nous ressentons à quel point le fait de ne pas savoir est intolérable pour les familles. J’ai croisé les doigts et espéré de toutes mes forces que les recherches aboutiraient à temps. Je n’ai cessé de m’interroger sur Trèfle, sur ce qui avait pu faire de lui ce tueur machiavélique, totalement dénué d’empathie et si doué pour paraître normal aux yeux de tous. Les chapitres qui lui donnent la parole sont terrifiants. Je ne dirai rien sur la fin pour ne pas spoiler mais là encore, l’auteure nous offre de très beaux moments de lecture et de réflexion.

Au final, un thriller que j’ai refermé avec soulagement et regret tant j’ai été captivée mais aussi secouée.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller psychologique, #Enlèvement, #Folie, #Vengeance

Résumé :

Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre.

À présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement.
Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince…

« Un roman glaçant, qui ferait passer le Misery de Stephen King pour un roman d’ados ! »Bien dans ma vie !

Prix SNCF du polar français, Prix Intramuros et Prix du festival international du Roman noir

 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un thriller qui fait froid dans le dos !

« Les Morsures de l’ombre », c’est l’histoire de la descente aux enfers d’un homme, le commandant Benoît Lorand, de sa longue et douloureuse agonie. Incapable de rester fidèle à son épouse et de résister à une belle femme, il a suivi Lydia chez elle. C’est une magnifique rousse à la beauté envoûtante. Il reprend conscience enfermé dans une cave et Lydia s’est transformée en une geôlière implacable, l’accusant d’un crime dont il dit être innocent et exigeant ses aveux.

Karine Giebel nous offre ici un huis-clos terrifiant. Au fur et à mesure que l’on tourne les pages, on plonge dans la folie de Lydia. Benoît est totalement à la merci de sa persécutrice, il ne contrôle plus rien et Lydia est de plus en plus habitée par sa vengeance, sa haine, son désir de lui arracher des aveux. Pour cela elle se transforme en bourreau sadique. Cela devient de plus en plus glauque. En même temps, l’auteur nous fait prendre conscience de la fragilité et de la souffrance qui habitent Lydia.

Et je me suis sentie prise en otage avec Benoît, incapable que j’étais de m’arracher à la lecture de ce roman : je voulais savoir, même si j’étais rebutée, si Benoît allait résister et finir par convaincre Lydia, si Lydia allait se laisser toucher, éprouver du remords, de l’horreur devant ses actes et plus que tout qui avait orchestré tout cela.

J’ai refermé ce livre avec un goût amer dans la bouche. L’écriture de Karine Giebel est redoutablement efficace et toute entière au service de l’intrigue. Rien ne vient nous distraire. C’est un thriller implacable pour tous les amoureux de romans noirs, très très noirs. Mais je le déconseille aux personnes trop sensibles.

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