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Les livres de Goéwin

resilience

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Huis-clos, #Amitié, #Amour, #Prison, #Culpabilité, #Meurtre, #Résilience, #Adolescence, #Drogue

Résumé :

Romain arrive en prison. Les choses n’auraient jamais dû en arriver là, mais une vieille femme est morte… et il doit payer. Il va partager sa cellule avec Laurent, inculpé pour l’homicide d’un dealer. En même temps qu’ils vont apprendre à se connaître, les deux garçons vont découvrir ensemble les codes de l’univers carcéral. De façon surprenante, c’est dans cet environnement hostile et fermé qu’ils vont aussi réussir à nouer des liens d’amour et d’amitié. Réflexion sur la culpabilité, la liberté, la solidarité et le sens de la vie, Libres dans leur tête  est un émouvant huis-clos et un édifiant récit d’apprentissage.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Une magnifique histoire de résilience, d’amitié et d’amour !

Romain est condamné à six ans de prison dont deux avec sursis suite à un cambriolage qui a mal tourné et entraîné la mort d’une personne âgée. Même s’il n’a pas porté le coup fatal, il se sent aussi coupable que le meurtrier. Laurent est condamné à sept ans de prison suite à une bagarre qui a dégénéré. Il a tué un dealer et la légitime défense n’a pas été retenue, la faute à son manque d’empathie et à son attitude pleine de morgue. Tous deux vont se retrouver dans la même cellule.

Je remercie Stéphanie Castillo-Soler pour m’avoir proposé « Libres dans leur tête » en service presse. Sans cela, je serais passée à côté d’une véritable pépite. J’ai eu un véritable coup de cœur pour l’histoire de ces deux jeunes hommes dont la vie a brutalement basculé. Surtout celle de Laurent : jeune étudiant à qui tout souriait, rien ne le prédisposait a priori à se retrouver en prison. Pour Romain, il était déjà sur une mauvaise pente  (fréquentations douteuses et cambriolages) mais il n’a rien d’un assassin.

Très vite je me suis attachée à eux. Ils m’ont fait prendre davantage conscience de tout ce que la vie carcérale a de déshumanisant et surtout de l’effroyable lenteur des jours qui se ressemblent tous plus ou moins, de la promiscuité, du vide des journées, surtout pour ceux qui n’ont pas de goût pour la lecture ou autres activités. Par bonheur pour eux, Laurent adore lire et Romain peindre. Néanmoins les choses n’en sont pas plus faciles pour autant.

J’aime beaucoup le style de l’auteure. Avec des mots simples, beaucoup de pudeur et de délicatesse, elle nous raconte le cheminement de Romain et Laurent, les difficultés qu’ils rencontrent, leurs moments de désespoir mais aussi d’espérance. Avec eux, nous vivons le quotidien de la prison. Et si ce temps d’épreuve finalement les révélait à eux-mêmes et leur apportait l’amitié et l’amour ?

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Suspense, #Résilience, #Thriller, #Enlèvement, #Angoisse

Résumé :

Comment retrouver son chemin quand on a tout perdu ?

Annabelle a une vie merveilleuse. Un mari qui l'aime, deux petites filles adorables, une famille soudée.
Jusqu'à ce jour de septembre où elle est brutalement arrachée à ses proches, laissée pour morte au milieu de la forêt. Lorsqu'elle reprend conscience, sa mémoire s'est effacée. Plus de traces... Pour remonter le fil de sa vie, Annabelle va devoir affronter la face cachée d'un bonheur qu'elle croyait parfait.

Avec une extrême sensibilité, Sophie Renouard explore les zones d'ombre d'une existence ordinaire. Captivant.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un thriller bouleversant de sensibilité.

Annabelle et Philippe ont réuni autour d'eux leur famille à l'occasion du baptême de leur fille Violette âgée de six semaines. Ils sont les heureux parents d'une autre petite fille, Zélie, quatre ans. À la fin de la journée de festivités, Annabelle avec ses deux filles quitte Paris pour rejoindre son père et son frère à Lyons, en Normandie, un voyage de 106 kilomètres qu'elle connaît par cœur. Violette ayant faim, la jeune femme s'arrête dans un café pour lui donner un biberon. Alors qu'elle se lave les mains dans les toilettes, elle est violemment agressée, enlevée puis laissée pour morte à l'autre bout de la France, dans une forêt du Pays Basque. Elle est sauvée par Émile, un vieil ermite de quatre-vingt douze ans qui va soigner ses blessures et la recueillir. La jeune femme ne se souvient de rien, elle est devenue totalement amnésique.

Je remercie Babelio Masse Critique ainsi que les Éditions Albin Michel pour l'envoi de ce service presse qui m'a permis de découvrir Sophie Renouard. « On n'efface pas les souvenirs » est son premier livre et une fois commencé, je n'ai pas pu le lâcher. Elle débute très fort, le premier chapitre est glaçant. Puis nous faisons la connaissance d'Annabelle et de toute sa famille. J'ai aimé l'amour qui les unit, la tendresse qu'ils n'hésitent pas à partager. Les personnages sont vraiment attachants. Et puis tout va basculer brutalement et on prend conscience de la fragilité du bonheur, de la vie. Sophie Renouard a beaucoup de talent. Alors que tout semble normal, elle parvient à distiller l'angoisse. D'une plume pleine de délicatesse et de sensibilité, elle nous raconte une histoire, avec des mots simples. En l'espace de quelques secondes, elle nous fait plonger dans l'horreur. Quel est le mobile de l'agression ? Celui de l'enlèvement et de la tentative de meurtre ? Aucune rançon n'est demandée. Au soir d'une journée de fête, Annabelle a disparu et on partage la douleur et l'incompréhension de Zélie, de Gaspard son mari, de sa famille... L'auteure nous dépeint admirablement la psychologie de ses personnages. Cela pourrait être nous. Et c'est poignant, bouleversant, la douleur des proches est tellement bien rendue.

Parallèlement nous suivons le sauvetage d'Annabelle, amputée de ses souvenirs, sa lente reconstruction. Nous faisons la connaissance d'Émile et de son chien "Va t'en". C'est un sacré personnage. Solitaire qui ne parle qu'à son chien, on ne sait pas trop s'il souffre d’Alzheimer ou de misanthropie aigüe. Il va sauver et recueillir Annabelle, la cacher pour la protéger dans sa bergerie qui n'a pas l'électricité mais possède malgré tout l'eau courante. Émile est un sage et sa manière d'exister nous transmet une sérénité, ce qui est une chose plutôt rare dans un thriller. Il a pour seule famille un neveu, Iban, un autre beau personnage.

Même si on commence à comprendre et à deviner qui se cache derrière ce crime, Sophie Renouard parvient à maintenir le suspense jusqu'à la fin. L'angoisse augmente et elle maîtrise à la perfection l'art du page-turner jusqu'à la fin où elle nous réserve quelque surprise.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce livre et je compte bien suivre cette auteure. Je vous recommande "On n'efface pas les souvenirs". Une fois terminé, on n'oublie pas ses personnages tant ils nous ont touché.

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Résumé :

À  16 ans, Edith Eger est déportée à Auschwitz avec sa famille. Repérée par Joseph Mengele, elle est choisie pour rejoindre la troupe de danseuse du camp. Elle survivra et réussira avec le temps à transformer le choc de l’horreur en formidable énergie de vie au service des traumatisés de l’existence : soldats en plein chaos, femmes battues ou violées, enfants en profonde souffrance.
La vie du Dr Eger est une succession de choix pour s’échapper de son passé. Elle s’installe aux États-Unis en 1947, suit des études de psychologie pour comprendre le moteur de sa survie et celui des monstres qu’elle a fréquentés, choisit de donner la vie alors que les médecins le  lui interdisent, s’occupe de grands blessés de la vie pour leur insuffler l’extraordinaire énergie et volonté qu’elle s’est forgée.
Comment aider ses patients à faire le choix de la vie, de la reconstruction, c’est tout l’enjeu de la mission que le Dr Eger s’est donnée et qu’elle restitue dans cet ouvrage à partir de nombreux témoignages profondément émouvants de patients qu’elle a soignés et pour certains sauvés.
« Le Choix est une extraordinaire chronique de l’héroïsme et de la guérison, de la résilience et de la compassion, de la survie dans la dignité, de force mentale et de courage moral. Nous avons tous quelque chose à apprendre des cas exemplaires traités par  le Dr Eger et de son histoire personnelle si bouleversante. Chacun pourra y puiser une source de guérison dans sa propre existence. » Pr Philip Zimbardo, Université de Stanford

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Méga-coup de ♥ ! Un livre magnifique, un témoignage d’une rare humanité, « source de guérison », « un hymne à la vie ».

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Jean-Claude Lattès pour l’envoi de ce service presse qui m’a permis de découvrir en avant-première le témoignage de cette femme extraordinaire qu’est le docteur Edith Eger.

Elle a seize ans, elle est amoureuse, elle a rencontré son âme sœur, c’est

Photo d'Edith prise par Eric

une artiste et une athlète qui prépare les Jeux Olympiques. Seulement, nous sommes en 1943 et Edith est juive ce qui entraîne son exclusion de l’équipe olympique. Arrêtée par les nazis avec ses parents et sa sœur Magda, elle est déportée à Auschwitz où ses parents seront gazés dès le départ. Sur l’ordre de Joseph Mengele, elle va danser pour lui et découvrira qu’elle est libre en se rappelant ces paroles de sa mère : « Souviens-toi juste que personne ne peut t’enlever ce que tu t’es mis dans l’esprit. » De même, elle se remémorera les paroles d’Eric, le jeune homme qu’elle aime et qu’elle espère retrouver. Elle se répétera également ces mots qui reviennent comme un leitmotiv tout au long de son emprisonnement : « Si je survis aujourd’hui, demain je serai libre. » C’est ainsi qu’avec sa sœur Magda, Edith va survivre durant une longue année. Elles connaîtront la faim, le froid, les coups, l’horreur, les longues Marches de la mort dans la neige lorsqu’elles seront envoyées à Mauthausen puis Gunskirchen, elles échapperont aux files de la mort et parviendront à ne jamais être séparées. Elles arriveront même à rire tout au long de leur captivité.

Edith Eger nous partage tout ce qu’elle a vécu avec beaucoup de pudeur. Son témoignage est poignant mais il n’y a aucune exagération, elle ne cherche pas à nous émouvoir, elle ne tire pas sur la corde du pathos, elle nous conte son histoire tout simplement et cela nous touche d’autant plus.

« Le choix d’Edith » est un livre d’autant plus marquant qu’il nous parle de l’après, de toute la difficulté à recommencer à vivre après avoir vécu l’enfer. L’antisémitisme est toujours aussi présent. Il faut commencer à faire le deuil de tous ceux qui ont disparu, qui sont morts, se refaire une santé. Et tout comme elle a survécu à la déportation, Edith va faire des choix tout au long de sa vie. Le choix de revivre et de donner la vie : Edith se marie et choisit

Trois générations

de porter son enfant à naître jusqu’au bout, contre l’avis des médecins. Pour fuir le communisme, le choix de la paix et d’émigrer en Amérique plutôt qu’en Israël qui est une zone de guerre. Là, elle découvrira qu’elle est peut-être libre physiquement mais psychologiquement elle est toujours prisonnière. Le choix de reprendre des études de psychologie pour dépasser ses limites. La découverte de la logothérapie avec le livre « Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie, » par Viktor Frankl, puis la rencontre de son auteur vont être une révélation, elle découvre qu’elle a le choix. Grâce à lui, elle va commencer à élaborer sa propre méthode de thérapie pour venir en aide aux immigrés, aux victimes de traumas, anciens combattants du Vietnam, paraplégiques, couples en difficulté, enfant anorexique… Chaque patient, chaque patiente vont lui apprendre quelque chose sur elle-même et lui permettre d’avancer.

Le docteur Edith Eger est une femme extraordinaire, d’un courage, d’une humanité exemplaires. À travers tous les exemples, les témoignages qu’elle nous partage, nous découvrons son parcours, ses combats admirables de dévouement et de dignité.

Je crois que ce qui m’aura le plus marquée dans ce livre, c’est la découverte que nous avons toujours le choix quelle que soit la situation dans laquelle

Docteur Edith Eva Eger

nous nous trouvons : nous pouvons toujours choisir la manière dont nous allons réagir. « Nous ne pouvons choisir de nous évanouir dans le noir, mais nous pouvons choisir d’allumer une lumière. » Également que la guérison n’est jamais facile et qu’elle est souvent le travail de toute une vie.

Un livre bouleversant et d’une richesse extraordinaire que chacun devrait lire, un chemin de guérison.

Mais avec le temps, j’ai appris que j’avais la latitude de choisir comment réagir au passé. J’ai la faculté de me rendre malheureuse, ou de rester pleine d’espoir, d’être déprimée, ou heureuse. Nous conservons toujours ce choix, cette latitude de maîtrise.

Le choix d'Edith

Loin d’atténuer la douleur, ce que nous refusons d’accepter nous enferme, et il devient aussi impossible d’y échapper que de s’évader de murs en briques et de barreaux en acier. Quand nous ne nous autorisons pas à faire le deuil de nos pertes, de nos blessures et de nos déceptions, nous nous condamnons à les revivre. Être libre réside dans le fait d’apprendre à faire nôtre ce qui s’est passé. Être libre signifie que nous puisons en nous le courage de démanteler la prison, brique après brique.

Le choix d'Edith

C’est la première fois que je m’aperçois que nous avons le choix : prêter attention à ce que nous avons perdu, ou prêter attention à ce que nous avons encore.

Le choix d'Edith

Ma transgression, c’est la vie.

Le choix d'Edith

Je tentais de bannir mes souvenirs du passé. Je pensais que c’était une question de survie. Ce n’est qu’après de nombreuses années que j’ai fini par comprendre que la fuite ne guérit pas la souffrance. Elle l’aggrave. En Amérique, j’étais plus éloignée que jamais, géographiquement, de mon ancienne prison. Mais ici, j’étais emprisonnée psychologiquement, plus que jamais auparavant. En fuyant le passé, et ma peur, je ne trouvais pas la liberté. Je transformais ma frayeur en cellule, et j’en fermais la serrure par le silence.

Le choix d'Edith

Je ne sais pas que dissimuler ses peurs n’a pour effet que de les faire croître plus intensément. J’ignore que mon habitude de me prémunir, de concilier, ou de faire semblant, ne peut qu’aggraver notre situation.

Le choix d'Edith

Chaque moment constitue un choix. Si frustrant, ennuyeux, contraignant, douloureux ou oppressant que soit ce que nous vivons, nous avons toujours la possibilité de choisir notre manière de réagir. Et je commence enfin à comprendre que j’ai moi aussi le choix. Cette prise de conscience va changer ma vie.

Le choix d'Edith

Si tu veux vivre, tu dois défendre quelque chose.

Le choix d'Edith

L’idée de ma liberté de choisir ma réaction propre à toute situation.

Le choix d'Edith

Toutefois, ainsi que mes semblables, les autres survivants, me l’ont appris, vous pouvez vivre pour venger le passé, ou vous pouvez vivre pour enrichir le présent. Vous pouvez vivre dans la prison du passé, ou vous pouvez permettre au passé de devenir le tremplin qui vous aide à atteindre la vie que vous avez envie de vivre, au présent.

Le choix d'Edith

nous avons la latitude de choisir d’être nos propres geôliers, ou celle de choisir d’être libres.

Le choix d'Edith

Nous pouvons choisir d’endosser la responsabilité de nos épreuves et de nos guérisons. Nous pouvons choisir d’être libres.

Le choix d'Edith

Pour moi, il n’est toujours pas simple de parler du passé. Il demeure profondément douloureux de chaque fois se confronter à tout ce sentiment de peur et de perte, chaque fois que je me remémore ou que je raconte. Mais à compter de ce moment, j’ai compris que les émotions, si puissantes soient-elles, ne sont pas fatales. Et qu’elles sont temporaires. Refouler ses émotions ne fait que rendre plus ardu de s’en défaire. L’expression est l’opposé de la dépression.

Le choix d'Edith

Au lieu de tout reprocher aux autres, assumer la responsabilité de ses actes et de ses paroles. Avant de dire ou de faire quelque chose, se demander : Est-ce que c’est gentil ? Est-ce important ? Est-ce que ça peut aider ?

Le choix d'Edith

Faire ce qui est juste va rarement de pair avec faire ce qui est sans danger.

Le choix d'Edith

Edith à seize ans, photo prise par Eric

Edith à seize ans, photo prise par Eric

Trois générations

Trois générations

Docteur Edith Eva Eger

Docteur Edith Eva Eger

Docteur Edith Eva Eger

Docteur Edith Eva Eger

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Aventure, #Roman, #Résilience, #Écologie, #Guépards, #Éthiopie, #Masaïs, #Amitié, #Amour, #Gilles Milo-Vacéri

Résumé :

Karan, chirurgien quadragénaire, achève sa carrière militaire. Victime d’un grave accident, il sombre dans le coma. À son réveil, il découvre qu’il a perdu l’usage d’une main et qu’il ne pourra plus jamais opérer.

Lorenzo, le chauffeur du poids lourd impliqué dans l’accident, lui propose une mission en Afrique, ayant pour objectif la préservation des guépards. Karan, dépressif et anéanti, finit par accepter. Sa rencontre avec Kenza, généticienne, est explosive. Pourtant, ils vont devoir unir leurs efforts afin de convoyer un fret très précieux.

Des rivages de la mer Rouge, au cœur du Grand Rift jusqu’au lac Victoria, en passant par les plaines éthiopiennes où la faune et la flore ne sont qu’émerveillements, ils feront d’obscures rencontres, franchiront quantité d’obstacles et affronteront des dangers inattendus.

Un voyage sur les terres mystérieuses d’Afrique, ces territoires sauvages qui seront les témoins de la rédemption et de la renaissance d’un homme courageux.

Mon avis : ♥ ♥

Coup de cœur ! Un bouleversant roman d’aventure et de résilience.

Ce livre m’a touchée en plein cœur. Dès le premier chapitre, j’en ai oublié de respirer tant l’accident dans lequel est impliqué Karan était réaliste. J’avais l’impression d’être avec lui dans la voiture. Karan dont le prénom signifie “compagnon”, “aide”, se trouve à un carrefour de sa vie : à quarante-cinq ans, ce chirurgien spécialisé en blessures de guerre a terminé son contrat avec l’armée et envisage sa reconversion dans un service de chirurgie réparatrice à Nice. La chirurgie est toute sa vie et il n’a vécu que pour elle. C’est alors que survient l’accident : pour éviter une petite fille qui surgit devant ses roues, il braque et se retrouve face à face avec un trente-huit tonnes. Lorsqu’il reprend conscience un mois et demi après l’accident, il apprend qu’il est un miraculé, mais qu’il a perdu l’usage de sa main gauche et qu’il ne pourra plus opérer. Karan est dévasté, il plonge dans une profonde dépression. Pour lui, désormais, la vie n’a plus aucun sens et il se voit comme un être qui n’a plus aucune utilité. Heureusement, Lorenzo, le conducteur du poids lourd n’a pas l’intention de le laisser sombrer sans rien faire. Tous les ans, il consacre ses deux mois de vacances à convoyer des marchandises pour une mission humanitaire et il va convaincre Karan de l’accompagner. Cette année, départ de Djibouti, puis via l’Éthiopie, il s’agit de se rendre près du Lac Victoria au Kenya où l’HAECWF (Human Aid and Ecological Control World Foundation) met en place un programme pour lutter contre la disparition des guépards. Soit un peu plus de 3 000

kilomètres à travers une nature magnifique et envoûtante, mais aussi dangereuse par les rencontres que l’on peut faire de rebelles ou de braconniers sans foi ni loi.

Le premier face-à-face entre un Lorenzo d’une bonne humeur à toute épreuve et un Karan aigri et dépressif vaut son pesant d’or. C’est le début d’une belle amitié et leurs dialogues teintés d’humour sont un régal. J’adore Lorenzo et son franc-parler. Karan et sa mauvaise humeur ne font pas le poids devant lui. En même temps, Gilles Milo-Vacéri m’a fait réfléchir. Qu’est-ce qui fait la valeur d’une vie ? Et si ce que je considérais comme un échec n’était en réalité qu’une merveilleuse opportunité que la vie m’offrait pour au contraire prendre un nouveau départ ? Grâce à ce récit, j’ai découvert que ce que j’avais pris pour une fin était en fait un merveilleux cadeau qui m’a permis de nouvelles rencontres, de nouvelles amitiés, d’une activité différente que je n’avais jamais envisagée de la sorte et je le remercie du fond du cœur pour cette prise de conscience.

La rencontre de Lorenzo et Kenza, la généticienne de l’HAECWF qui va prendre la direction du laboratoire est explosive. Mais ce sont deux belles âmes qui vont savoir dépasser leurs a priori, un beau témoignage d’acceptation de l’autre et de sa différence. Et nous, combien de fois nous arrêtons-nous à une première impression et laissons-nous notre ego prendre le dessus ?

« Africamorphose » est l’occasion de découvrir de nouvelles cultures différentes de la nôtre et c’est aussi un voyage culinaire. Qu’est-ce que j’ai ri à l’épisode de la sauce bérbéré ! J’ai également retrouvé la belle cérémonie du bounah découverte dans « Yem ». Comme toujours avec l’auteur, nous avons une note de magie, de fantastique. Le passage avec le shaman est bouleversant et une invitation à dépasser nos jugements étriqués et à nous ouvrir au mystère. Il y a tellement de choses qui nous

Masaïs

dépassent dans le monde. Quant à la magie masaï, waouh ! On ne peut qu’être émerveillé devant la générosité de ces peuples.

« Africamorphose » est également un magnifique roman écologique dans lequel l’auteur dénonce nos comportements aveugles et criminels. Notre soif de consommation, notre irrespect de la nature sont responsables de catastrophes écologiques : le réchauffement climatique entraîne le décalage des moussons qui si elles arrivent trop tard ou sont insuffisantes peuvent mettre en péril des milliers de personnes et d’animaux. Chacun de nos actes a une conséquence qui peut se révéler dramatique. Gilles Milo-Vacéri met

Gilles Milo-Vacéri

l’accent sur la population des guépards qui si on n’agit pas est appelée à disparaître très vite. Et malheureusement, ce ne sont pas les seuls menacés d’extinction.

Durant leur périple, Lorenzo, Kenza et Karan vont faire de belles rencontres, mais ils vont également être confrontés à la barbarie humaine. Ce que les hommes sont capables de faire pour des questions d’argent ou simplement parce qu’ils en ont le pouvoir est abominable. Je pense en particulier à la rencontre avec Makda. Le courage et la volonté de cette adolescente sont bouleversants.

J’ai adoré retrouver “Le petit Prince” au cours de ma lecture : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. » Cela pourrait d’ailleurs résumer parfaitement ce livre qui est un véritable hymne à la vie, au dépassement de soi et au courage, à l’amitié et à l’amour, à la Nature et à notre mère, la Terre.

Pour terminer, je dirai qu’il y a des livres qu’on aime, qui sont des coups de cœur, et puis il y a ceux comme « Africamorphose » qui vous poussent à vous interroger, qui vous emmènent tellement loin que lorsque vous en revenez, vous avez changé, progressé. Et c’est tout le talent de Gilles Milo-Vacéri qui, en s’appuyant sur ce qu’il a vécu, en ayant la générosité de partager son expérience avec nous, nous offre un roman d’aventures époustouflant avec des personnages inoubliables. On tremble, on retient son souffle, on rit, on s’émerveille… Alors merci pour Karan, Lorenzo, Kenza, Makda mais aussi Djia, Tigisi et N’wada… Ce livre m’a profondément marquée et il va faire partie de mes livres de chevet.

À elle toute seule, Emma n’était-elle pas plus importante que sa carrière ?

Milo-Vacéri, Gilles. Africamorphose (Elixir of Frontiers) (French Edition) (Emplacements du Kindle 301-302). Editions Elixyria. Édition du Kindle.

Peut-être qu’aujourd’hui la vie vous dit qu’il est temps de passer à autre chose... Qui sait ?

Milo-Vacéri, Gilles. Africamorphose (Elixir of Frontiers) (French Edition) (Emplacements du Kindle 414-415). Editions Elixyria. Édition du Kindle.

Vous savez, on ne mesure pas un être humain à l’épaisseur des certificats obtenus ou au nombre de médailles épinglées sur sa poitrine.

Milo-Vacéri, Gilles. Africamorphose (Elixir of Frontiers) (French Edition) (Emplacements du Kindle 426-427). Editions Elixyria. Édition du Kindle.

Dans son malheur, il avait oublié une règle simple de la vie : il y a toujours pire que soi. Ce fut ainsi que sa santé morale fit un bond en avant et que, régulièrement, il se portait volontaire pour aider ceux qui souffraient plus que lui.

Milo-Vacéri, Gilles. Africamorphose (Elixir of Frontiers) (French Edition) (Emplacements du Kindle 463-464). Editions Elixyria. Édition du Kindle.

Cette expédition serait indéniablement un sacré révélateur des personnalités de chacun et il ne pensait pas qu’à la sienne. C’était toujours dans les situations extrêmes que l’âme humaine se montrait sous son vrai visage.

Milo-Vacéri, Gilles. Africamorphose (Elixir of Frontiers) (French Edition) (Emplacements du Kindle 3305-3307). Editions Elixyria. Édition du Kindle.

Où se situait la limite lorsque l’on intervenait dans la vie d’autrui, que devenait le libre arbitre, qui avait raison ou tort, et surtout, avait-on le droit de détourner les yeux ? Pouvait-on tendre la main une fois avec succès et tourner le dos ensuite, en continuant à vivre comme si de rien n’était ?

Milo-Vacéri, Gilles. Africamorphose (Elixir of Frontiers) (French Edition) (Emplacements du Kindle 3547-3549). Editions Elixyria. Édition du Kindle.

C’est le même problème partout sur cette planète. L’homme pense que la nature ou les océans sont des réservoirs inépuisables et il massacre tout avec une inconscience qui frise la débilité. Quand il ne restera plus rien, on pourra toujours pleurer ! bougonna-t-elle.

Milo-Vacéri, Gilles. Africamorphose (Elixir of Frontiers) (French Edition) (Emplacements du Kindle 4176-4178). Editions Elixyria. Édition du Kindle.

« Africamorphose » de Gilles Milo-Vacéri — Elixyria, Collection Elixir of Frontiers
TRM 10000 repeint couleur sable : http://www.milinfo.org/2016/05/vehicules-et-materiels-le-trm-10-000.html

TRM 10000 repeint couleur sable : http://www.milinfo.org/2016/05/vehicules-et-materiels-le-trm-10-000.html

Djibouti

Djibouti

Guépard royal : https://www.guepard.info/doc-videoth%C3%A8que/les-photos-du-mois/

Guépard royal : https://www.guepard.info/doc-videoth%C3%A8que/les-photos-du-mois/

Guépard : https://www.guepard.info/doc-videoth%C3%A8que/les-photos-du-mois/

Guépard : https://www.guepard.info/doc-videoth%C3%A8que/les-photos-du-mois/

Baboin Hamadryas : https://fr.wikipedia.org/wiki/Babouin_hamadryas

Baboin Hamadryas : https://fr.wikipedia.org/wiki/Babouin_hamadryas

Vallée du Grand Rift : http://footage.framepool.com/fr/shot/276342819-plaine-basse-triangle-de-l%27afar-vallee-du-grand-rift-desert-danakil

Vallée du Grand Rift : http://footage.framepool.com/fr/shot/276342819-plaine-basse-triangle-de-l%27afar-vallee-du-grand-rift-desert-danakil

« Africamorphose » de Gilles Milo-Vacéri — Elixyria, Collection Elixir of Frontiers
Oryx dans le parc Awash : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a7/Parc_national_d%27Awash-Ethiopie-Oryx_%281%29.jpg

Oryx dans le parc Awash : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a7/Parc_national_d%27Awash-Ethiopie-Oryx_%281%29.jpg

Un koudou : http://www.siteduvoyageur.com/2016/01/18/visitez-lethiopie-la-meilleure-destination-du-monde/

Un koudou : http://www.siteduvoyageur.com/2016/01/18/visitez-lethiopie-la-meilleure-destination-du-monde/

L'âne sauvage d'Afrique : http://www.especes-menacees.fr/ane-sauvage-afrique/

L'âne sauvage d'Afrique : http://www.especes-menacees.fr/ane-sauvage-afrique/

St Gabriel Church : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:St_Gabriel_Church_Awasa.jpg

St Gabriel Church : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:St_Gabriel_Church_Awasa.jpg

Hippopotames dans lac de Hawassa : http://cooksipgo.com/mmp-hippo-lake-awassa-ethiopia/

Hippopotames dans lac de Hawassa : http://cooksipgo.com/mmp-hippo-lake-awassa-ethiopia/

Crocodile du Nil

Crocodile du Nil

Marabouts : http://en-safari-avec-liza.over-blog.com/2015/12/le-marche-aux-poissons-d-awassa-ethiopie.html

Marabouts : http://en-safari-avec-liza.over-blog.com/2015/12/le-marche-aux-poissons-d-awassa-ethiopie.html

Cobra cracheur : http://www.frawsy.com/reptiles-c23693063/8

Cobra cracheur : http://www.frawsy.com/reptiles-c23693063/8

Termitière : http://marcopolo45.eklablog.com/les-termitieres-ethiopiennes-a114403398

Termitière : http://marcopolo45.eklablog.com/les-termitieres-ethiopiennes-a114403398

http://www.kenya-safari.com/cartes-du-kenya

http://www.kenya-safari.com/cartes-du-kenya

Désert de Chalbi Kenya : http://www.50treasuresofkenya.org/chalbi-desert-huri-hills

Désert de Chalbi Kenya : http://www.50treasuresofkenya.org/chalbi-desert-huri-hills

Village masaï : http://www.livingtravel.com/africa/masai/masai_01.htm

Village masaï : http://www.livingtravel.com/africa/masai/masai_01.htm

Masaïs : https://www.binoandfino.com/blog/2015/4/22/the-masai-tribe-of-kenya

Masaïs : https://www.binoandfino.com/blog/2015/4/22/the-masai-tribe-of-kenya

Lac Victoria : http://www.routard.com/mag_dossiers/id_dm/90/ordre/8.htm

Lac Victoria : http://www.routard.com/mag_dossiers/id_dm/90/ordre/8.htm

Guépard et son petit : https://www.futura-sciences.com/planete/photos/zoologie-bebes-animaux-56-animaux-leurs-petits-623/mammifere-guepard-son-petit-8956/

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Résumé :

Lucide et sans mièvrerie, porté par une écriture pleine de poésie, un témoignage bouleversant sur les mécanismes de la dépression et les liens uniques qui se nouent avec nos animaux de compagnie.

Julie Barton a 22 ans lorsqu'elle se retrouve paralysée d'angoisse sur le sol de sa cuisine new-yorkaise. Sa mère qui l'aide à faire ses bagages et la ramène auprès des siens, dans l'Ohio. Personne ne comprend ce qui lui arrive, elle-même ne se reconnaît pas. Le diagnostic tombe : c'est la dépression. Commence alors un long et douloureux cheminement pour comprendre et recouvrer la santé... Psychanalystes, psychiatres, parents, tous désespèrent de la voir sortir de cet état d'autodestruction qui la tient prisonnière. C'est l'adoption de Bunker, un golden retriever, et l'amour inconditionnel qui l'unit très rapidement au chiot, qui va changer son destin, modifier sa perception d'elle-même et des autres, et lui permettre de comprendre la cause refoulée de son mal-être.

Un témoignage bouleversant, qui fouille la prégnance des traumatismes infantiles, démontre la nécessité du pardon et la capacité de l'humain à surmonter les plus difficiles épreuves. Un texte plein d'espérance, qui dépeint le combat acharné d'une jeune femme pour vivre.

Mon avis :

Coup de cœur ! Ce livre est une merveille.

Avant toute chose je veux remercier les Éditions Belfond ainsi que NetGalley pour ce Service Presse bouleversant. Dog Médecine c’est l’histoire de Julie, 22 ans, qui un soir s’est effondrée sur le sol de son appartement totalement submergée par des idées dépréciatives et suicidaires, incapable de réagir. Par chance, elle a réussi à joindre sa mère qui aussitôt a pris la route pour venir la chercher. Jusqu’à ce que sa dépression soit diagnostiquée, tous se sentent désarmés et ne savent pas trop comment l’aider. La jeune femme va se battre pour s’en sortir mais n’y parviendra réellement qu’après l’adoption d’un adorable chiot golden retriever. Immédiatement c’est le coup de foudre entre Bunker et Julie. Tous deux, aidés de psychiatres vont entamer un long chemin de reconstruction.

Merci à Julie Barton pour ce témoignage d’espoir et à sa famille qui a autorisé sa publication. L’auteur a un véritable talent pour nous faire partager les pensées qui l’animent. On ressent tout son désespoir, son mal-être et cette terrible incapacité à s’en sortir malgré l’aide de ses proches. La réaction des parents dans le passé est difficilement compréhensible : très présents à leur fille sauf dans le cas des violences exercées par son frère devant lesquelles ils sont complètement dépassés et ne savent comment réagir. Julie Barton est une enfant rêveuse, pleine de magie. Ses descriptions de la Nature, des animaux sont empreintes de poésie. Son frère l’a totalement démolie et pas que physiquement ce qui a entraîné une relation malsaine avec les hommes qui avaient toute latitude de la traiter comme une serpillère.

Le parallèle qu’elle établit entre tous ces jours où elle ne trouve le soulagement que dans l’hypersomnie et les premiers jours de chiot de Bunker est saisissant. J’ai été bouleversée par son récit de la vie et de la mort des différents chiens qui ont partagé sa vie durant son enfance dans sa famille. Sa rencontre avec Bunker est poignante et il se révèle un magnifique éducateur de vie. Grâce à lui, nous assistons  à la difficile reconstruction de Julie toujours à la merci d’une rechute. C’est particulièrement dramatique lorsqu’elle rencontre un homme bien qu’elle peut aimer et qui l’aime et qu’elle cède à ses réflexes autodestructeurs.

Julie Barton dans ce livre nous montre ce qu’est la dépression, une maladie encore trop souvent considérée comme honteuse et dont on parle peu. Elle nous révèle également l’importance d’être soutenue par la famille, les amis mais aussi par des professionnels de la santé et des médicaments qui aujourd’hui ont faits leurs preuves. Et puis elle rend un hommage touchant à nos animaux dits de compagnie dont l’amour sans faille nous aide sur ce chemin difficile. Je crois que je me souviendrai longtemps de Bunker. La zoothérapie encore bien trop décriée commence à être étudiée sérieusement.

Un livre courageux et plein d’espoir qui peut aider non seulement ceux qui souffrent de dépression mais aussi ceux qui les entourent. Un livre à mettre entre toutes les mains.

Julie et Bunker

Julie et Bunker

« Dog Médecine » de Julie Barton — Belfond
« Dog Médecine » de Julie Barton — Belfond
« Dog Médecine » de Julie Barton — Belfond

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Feel Good, #Résilience, #Famille

Résumé :

Bretagne, été 2016

Simon a 23 ans, il a troqué son pull sur les épaules pour un tee-shirt au slogan éloquent « L’été c’est le pied ». Par quel caprice du destin ce jeune aristo carriériste se retrouve-t-il à vendre des chichis sur les plages ?

Le temps d’une saison, il va rencontrer des baigneurs aux personnalités aussi diverses qu’affirmées : des adolescents faussement blasés, des grands-parents débordés, un couple de quinquas branchés et surtout, une mystérieuse brune toujours plongée dans un roman... Simon va-t-il réussir à attirer son attention ?

Imaginez-vous allongé(e) sur le sable chaud, à épier, en sociologue amateur, vos voisins de serviettes. Quitte parfois, comme Simon, à vous laisser tromper par les apparences.

Un vrai feel good breton qui laisse un goût iodé sur les lèvres.

Mon avis :

Quand amour et résilience marchent de pair…

Simon Penhanscoët de Trémaloir dit Moumoune, le roi du chichi, futur ingénieur, passe ses vacances d’été sur la plage Sainte-Anne où il exerce ses talents comme vendeur de beignets. Il est tombé sous le charme de Louise Le Doyen, petite brune aux yeux clairs, toujours plongée dans un roman. Victime d’un accident dont elle est réchappée de justesse, elle garde une jambe couverte de cicatrices et poursuit une rééducation difficile. Ses parents, oncles, tantes, neveux et nièces profitent eux aussi des vacances sur la plage et gardent un œil jaloux sur elle. Simon parviendra-t-il à apprivoiser la belle ? Et Louise mal remise d’un chagrin d’amour parviendra-t-elle à lui faire confiance et à aimer de nouveau ?

Je dis un grand merci à Anita Berchenko ainsi qu’aux Éditions du 38 pour ce Service Presse de la Collection Corail. J’ai ainsi pu découvrir la plume de Joëlle Sancéau et son premier roman publié Plage Sainte-Anne. Disons-le tout de suite, c’est une réussite. L’auteur a écrit un roman plein d’humour et de tendresse. Dès le début, je me suis attachée à ses personnages : Simon qui loge chez sa redoutable grand-mère, Cyprienne de Penhanscoët de Trémaloir, ne se laisse guère impressionner par elle. Les dialogues entre eux sont hilarants et les remarques de la douairière m’ont bien amusée. Louise est touchante dans sa vulnérabilité, blessée dans son cœur et dans son corps, couvée par sa famille, appelée par sa mère « son cerveau sur pattes », est pleine d’humour mais après sa désastreuse expérience avec son ex, elle se montre acide dans ses réparties avec Simon qui est désarmant de tendresse et de bonne humeur. Et puis nous avons la famille Le Doyen, les trois frères et leurs épouses. Joëlle Sancéau les croque avec talent et justesse, c’est un plaisir de les côtoyer. L’auteur évoque avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse plusieurs problèmes de société, difficultés relationnelles dans un couple, résilience après un drame, angoisse pour faire confiance après une trahison et tous ses personnages pourraient faire partie de notre propre famille.

J’ai lu cette romance d’une seule traite, c’est un livre que vous adorerez lire sur une plage ou à la montagne ou encore chez vous lors d’une pause. Une romance feel good bouleversante de sensibilité, d’amour et de tendresse.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Littérature, #Famille, #Blessures du passé, #Résilience

Résumé :

Le passé est une prison dont on ne s'évade pas.

Elle est partie aussi loin qu'elle a pu, pour rejoindre le début du bout du monde... et venir s'échouer au pied d'un rocher face à la mer d'Iroise.

Elle dit s'appeler Elsa.

Elle ne veut pas qu'on lui pose de questions.

Qui est-elle ? Que cache-t-elle ?

Et lui, que cache sa rudesse ? Lui qui l'accueille sans même savoir pourquoi...

Un roman à deux voix. Deux voix qui se racontent, et se taisent. Deux voix qui laissent place aux pas des chevaux, au vent qui plie les herbes sur la dune, au ressac sur le rivage et aux souvenirs échoués sur le sable.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Bouleversant ! Un livre qui fait croire aux secondes chances !

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce Service Presse. Elsa est en fuite, elle fuit pour se reconstruire ignorant qu’on emmène partout son passé avec soi. Elle s’échoue sur une plage et est recueillie par François qui dirige un centre équestre.

Dès le début j’ai été intriguée par l’histoire de ces deux êtres qui auraient pu ne jamais se rencontrer et qui cachent des blessures profondes. Ils vivent chacun repliés sur leur souffrance et se protègent un maximum en évitant de s’attacher et en privilégiant leur liberté. Laure Manel sait nous tenir en haleine. Elle nous distille les informations sur le passé d’Elsa et de François avec parcimonie en alternant les chapitres où chacun d’eux nous partage ses sentiments, ses ressentis. L’auteure nous offre un roman d’introspection et de contemplation. Les paysages de Bretagne, l’Atlantique et ses plages rythment le récit. Petit à petit François et Elsa vont s’apprivoiser l’un l’autre et entreprendre un long chemin qui va leur permettre de s’affranchir d’un passé fait de blessures et de souffrances pour avancer et vivre dans le présent, pour prendre le risque de faire confiance à nouveau, de vivre et d’aimer tout simplement.

De prime abord, ce n’était pas gagné et François a bien du mérite à héberger Elsa qui refuse tout dialogue et passe les premiers jours calfeutrée dans sa chambre. Est-ce crédible ? Pourquoi pas ? Cela existe les gens généreux et François en fait partie. Avec une écriture simple et fluide, Laure Manel sait à merveille nous faire partager les émotions de ses deux personnages et nous les rendre attachants. On suit leur évolution et on se réjouit avec eux de chaque progrès accompli.

Au final, une belle histoire d’amour et de résilience.

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