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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

angoisse

Résumé :

En Bretagne, près du Yeun Elez, un chasseur de fantômes se volatilise au cours d’une enquête, deux enfants disparaissent et un homme est crucifié puis battu à mort.

Le procureur s’affole et appelle le commandant Gerfaut en renfort. Quand celui-ci apprend que cette terre de légendes est aussi appelée la porte de l’enfer, il sait qu’il va affronter l’improbable, à commencer par le secret de la citadelle des maudits.

Habitué aux tueurs sadiques et à défier l’invisible, Gerfaut s’attend au pire.

Malheureusement, il y a toujours un pire au pire…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Un très grand Gerfaut !

Tout d’abord un immense merci aux Éditions du 38 pour leur confiance et l’envoi de La Citadelle des Maudits en service presse. Mention spéciale pour la beauté de la couverture. Anne-Eléonor Olivier qui a réalisé la couverture est une véritable artiste. Elle a su rendre admirablement l’atmosphère du livre.

Huelgoat

Rien ne va plus dans le petit village breton de Huelgoat. Cela a commencé par la disparition d’une jeune femme, puis ce sont deux enfants que l’on ne retrouve plus sous leur tente au réveil. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’un retraité qui promenait son chien a découvert le cadavre d’un homme crucifié et battu à mort. Nous sommes en juillet 2020, les forces de l’Ordre sont en sous-effectif et débordées. Le procureur fait appel à Gabriel Gerfaut, l’as des As de la Crim, spécialiste des tueurs en série et de toutes les affaires bizarres et tordues.

Cette dixième enquête du commandant Gabriel Gerfaut se situe donc en Bretagne, plus précisément dans le magnifique village de Huelgoat et sa forêt légendaire. Irina Rozanoff-Gorski, jeune femme slave aussi belle qu’intelligente, a pour son malheur épousé Yves Bellec, un riche armateur breton très doué pour les affaires. Il a hérité d’un château, le château de Rupenn, plus communément appelé par les gens de la région, la Citadelle des Maudits, et il en a fait son domicile.

Dans le château, Irina doit faire face à tout un tas de faits angoissants : déplacements d’objets, clés qui disparaissent, sensation d’une présence, portes qui s’ouvrent seules, ombres, murmures de voix, bruits de pas, rires malveillants, et pire encore… Bien qu’elle soit une femme forte et équilibrée, elle en a perdu le sommeil et a dû se résoudre à prendre des somnifères et des anxiolytiques. Quant à son mari, il ne sait que se moquer d’elle et la faire passer pour folle. C’est un homme détestable, grossier, odieux, qui la trompe sans vergogne. Irina qui n’en peut plus a quand même obtenu de lui l’autorisation de faire venir une équipe de scientifiques, « chasseurs de fantômes », spécialistes du paranormal, pour étudier les phénomènes et établir si le château est hanté ou non.

Avec La Citadelle des Maudits, Gilles Milo-Vacéri nous offre un thriller paranormal époustouflant, avec une enquête ciselée où chaque fait a son importance. Rien n’est gratuit dans son écriture. Tout est organisé à la manière d’un puzzle où chaque pièce a sa place bien définie. L’une des marques de l’auteur est l’humour que l’on rencontre dans les réflexions, les dialogues, qui apporte une note de légèreté à un scénario angoissant, fertile en rebondissements dramatiques.

Gilles Milo-Vacéri est aussi doué pour créer des personnages attachants que d’autres parfaitement odieux. Yves Bellec est détestable et j’ai vraiment eu envie de l’étrangler plusieurs fois durant ma lecture tellement il est abject.

Comme toujours, j’ai été impressionnée par tout le travail de recherches effectué par Gilles. À le lire, j’ai eu l’impression qu’il était lui-même un chasseur de fantôme chevronné. De plus, il maîtrise à la perfection l’art du page-turner : une fois le livre commencé, il est pratiquement impossible de le lâcher avant d’être arrivé à la dernière page, ce qui me vaut à chaque fois une nuit blanche.

Son équipe de chasseurs de fantômes brille par le professionnalisme et le sérieux de ses membres. Ils cumulent les diplômes et spécialisations. De plus, ils sont attachants et leur amitié fait chaud au cœur, surtout en ce qui concerne deux de leurs membres. J’ai été vraiment touchée par l’inquiétude et la souffrance de Mateo.

Les policiers et gendarmes qui sont sur l’enquête donnent également un magnifique témoignage de dévouement et d’empathie. Quant à l’amitié qui règne entre certains d’entre eux, elle est des plus sympathiques et leur fait honneur.

Gabriel Gerfaut et son équipe font leur apparition environ au tiers du livre. Gilles Milo-Vacéri a pris soin de bien mettre en place ses personnages ainsi que l’intrigue. C’est avec joie que j’ai retrouvé mon enquêteur préféré ainsi que sa compagne et âme damnée, Adriana Guivarch, et leur coéquipier, Paul Castani. À eux trois, ils forment une équipe soudée où l’amour, l’amitié et le respect ne sont pas de vains mots.

Suivre le commandant Gerfaut dans une enquête, c’est plonger dans un savoir-faire unique en son genre. Malgré un caractère de cochon, c’est quelqu’un d’adorable, d’une grande simplicité et d’une humilité et sincérité incroyables. Il n’hésite pas à reconnaître quand il a peur. Il carbure au café, ne prend jamais de notes et enregistre tout dans « ses petits tiroirs ». Il se souvient de tout, discerne des éléments qui échappent à tout le monde et en tire les conclusions qui s’imposent. Généralement il a plusieurs coups d’avance sur tous les enquêteurs et quand il nous révèle enfin la vérité et ce qui l’a conduit à cette réflexion, on se dit « mais oui, bien sûr… » En plus de ses petits tiroirs, Gabriel a un radar à danger : les fourmis dans sa nuque. Il déteste le code de procédure avec lequel il prend de grandes libertés et a son dossier spécial à l’IGPN qui a renoncé à le poursuivre. Il déteste la politique et une majorité d’hommes politiques et ne se laisse arrêter par rien ni personne. Malheur aux arrogants et hommes pleins de suffisance ! Sa confrontation avec un Yves Bellec irrespectueux, imbu de lui-même et grossier, est jubilatoire. Seule Adriana parvient à le canaliser ; elle lui est d’une aide indispensable. Quant à Paul Castani, le dernier arrivé, il s’est fait une place de choix dans ce trio. Il se conduit en véritable gentleman, on le découvre davantage dans cette enquête : sympathique, attachant, touchant.

En ce qui concerne l’enquête, j’en dirai très peu pour ne pas vous gâcher la surprise. Comme l’a écrit l’auteur dans son résumé, « Malheureusement, il y a toujours un pire au pire… » Gerfaut va se trouver face à un tueur atypique qui ne rentre pas dans les schémas habituels et dont les crimes sont de plus en plus atroces, bestiaux, barbares. Les disparitions et les meurtres s’enchaînent, le ou les mobiles sont difficiles à trouver, aucun témoin, des suspects inexistants et pour ne rien arranger, une météo désastreuse.

Un des points forts de Gabriel Gerfaut, parmi tant d’autres, c’est sa technique d’interrogatoire. Honnêtement, c’est de la torture psychologique. J’avais beau détester son suspect, je n’ai pas pu m’empêcher de le plaindre, d’éprouver de la pitié pour lui. Et pourtant… Bravo monsieur Gilles Milo-Vacéri, non seulement vous brouillez les pistes mais en plus vous êtes arrivé à me retourner le cerveau.

Jusqu’au bout, le sort va s’acharner sur nos enquêteurs et ce diable d’auteur arrive à nous bouleverser jusqu’à la fin. Et quand enfin le commandant Gerfaut nous explique les tenants et aboutissants de l’enquête, que nous avons tous les éléments, je me suis retrouvée avec un cas de conscience pratiquement insoluble. À ce jour je ne l’ai toujours pas résolu. Gilles Milo-Vacéri est un maître ès pirouettes !

En conclusion, La Citadelle des Maudits est un grand Gerfaut. En plus il me semble que cette enquête marque un tournant, je peux me tromper et les enquêtes suivantes me confirmeront mon impression ou pas. Je ne peux que vous recommander sa lecture. J’irai même plus loin, je vous recommande toute la série. Certes chaque livre est indépendant et peut être lu séparément, mais les lire dans l’ordre vous donnera l’occasion de suivre l’évolution des personnages. J’avoue que je les aime tous et que je les retrouve comme des amis très chers qui me manquent lorsque j’ai tourné la dernière page.

Les informations utiles

Parution : 25 septembre 2020

Versions : numérique & broché

Pages : 432

Prix version numérique : 6,99 €

Prix version broché : 22,00 €

Les liens d’achat

○ Amazon Kindle : https://www.amazon.fr/citadelle-maudits-enquêtes-commandant-Gabriel-ebook/dp/B08DNSG7HV/

○ Amazon broché : https://www.amazon.fr/Citadelle-maudits-Enquêtes-commandant-Gabriel/dp/2374537889/

○ Kobo : https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/la-citadelle-des-maudits

○ Éditeur : https://www.editionsdu38.com/38-rue-du-polar/gilles-milo-vaceri/la-citadelle-des-maudits/

 

 

Yeun Elez... les portes de l'enfer

 

La forêt légendaire de Huelgoat

 

Huelgoat dans le Finistère

 

Huelgoat et son lac

 

Salle d'armes

 

 

 

Le lac Saint Michel

 

 

Les marais de Yeun Elez

 

Dessin de l'ankou, sa charrette et sa faux

 

Pension Mirabelle

 

Chapelle Saint Michel, Mont Saint-Michel de Brasparts

 

Oubliettes

 

Chambre de torture médiévale

 

Chambre de torture

 

Marion du Faouët

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Suspense, #Angoisse, #Chasse à l'homme, #Violence, #Urbex, #Exploration urbaine

Résumé :

Contre une belle somme d'argent, quatre jeunes passionnés d'urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.
Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…
Et très vite comprendre qu'ils n'auraient jamais dû accepter cette proposition.
JAMAIS 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un excellent thriller, intense, captivant, haletant...

 

La première chose que j’ai faite, c’est rechercher ce qu’était l’urbex. Voici ce que j’ai trouvé sur Wikipédia : « L’exploration urbaine, abrégé urbex (de l'anglais urban exploration), est une activité consistant à visiter des lieux construits et abandonnés par l'homme, mais cette pratique inclut également la visite de lieux interdits, cachés ou difficiles d'accès, tel que des tunnels de métro, des catacombes, des chantiers de constructions/rénovations et des rooftop (sommets d'immeubles, monuments »

Quant au titre, « Urbex sed Lex », il s’agit de la devise de nos quatre personnages principaux qui, pour eux, signifie « L’Urbex c’est la loi ». Puis je me suis plongée dans ma lecture et j’ai été incapable de m’arrêter avant la fin tant j’ai été captivée par l’intrigue. Cela a commencé très fort. Quelqu’un, on ignore qui, fuit désespérément des poursuivants dont on ignore le nombre et qui ils sont. On sait seulement qu’il a ouvert un email et qu’une somme d’argent lui était proposée. Cela se termine très mal pour lui puisqu’il est rattrapé par ceux qui le traquaient et qu’il fait une chute qui ne peut qu’être mortelle.

Alors quand ensuite j’ai fait la connaissance de deux couples d’amis, Chloé et Théo, Carine et Fabrice, qui se voient proposer par email 8 000 euros chacun pour passer la nuit dans un endroit qui leur sera indiqué s’ils acceptent le défi, je n’ai pu qu’angoisser à leur sujet. Ces quatre jeunes, pleins de joie de vivre, bons vivants, sont très sympathiques et attachants, ce qui rend encore plus inquiétante leur décision de relever le défi. Même si j’ai appris que Carine et Fabrice pratiquaient depuis plusieurs années un sport de combat et que Théo était professeur d’éducation physique et avait une carrure de rugbyman, impossible de ne pas craindre le pire pour eux. Je suis donc restée scotchée à ma lecture.

Le lieu où ils sont envoyés est un immense sanatorium situé à Dreux, encore appelé clinique Laennec, connu pour ses légendes urbaines de malédictions et manifestations surnaturelles. Le décor est planté, l’aventure peut commencer. Christian Guillerme, nous offre un suspense époustouflant et il fait monter l’angoisse petit à petit. Il va nous réserver des surprises jusqu'au dernier chapitre. Ses descriptions sont documentées et d’autant plus réalistes qu’en faisant des recherches, j’ai découvert que cette clinique Laennec existait réellement et après avoir visionné les images et film trouvés sur le web, je n’ai eu aucun mal à me mettre dans la peau de nos héros et à trembler avec et pour eux Brrr ! l’auteur ne les ménage pas. Réussiront-ils à s’en sortir ? Rien n’est moins sûr. Une chose est certaine : très vite, ils se rendent compte qu’ils ne sont pas seuls dans ce sanatorium et que leur vie est en jeu.

Je remercie chaleureusement Joël ainsi que les Éditions Taurnada pour l’envoi de ce service presse dont l’action m’a tenue en haleine du début à la fin. Grâce à « Urbex Sed Lex » j’ai découvert un monde dont j’ignorais tout. Chloé, Théo, Carine et Fabrice sont des passionnés et on ne peut que les suivre et les comprendre. Mais ils vont devoir se confronter à un ennemi redoutable, impitoyable. Ce thriller de Christian Guillerme m’a totalement séduite et j'en suis ressortie les nerfs en pelote tellement j'avais été prise par l'action. Il s’agit de son second roman et je me suis empressée de me procurer son premier ouvrage car j’ai vraiment apprécié ma lecture. Un auteur à suivre, je vous le recommande.

 

Les liens d'achat :

  • Amazon kindle : https://www.amazon.fr/Urbex-Sed-Lex-Christian-Guillerme-ebook/dp/B088MFN74F/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&crid=3EM7YBW1T52FQ&dchild=1&keywords=urbex+sed+lex&qid=1599154544&s=books&sprefix=Urbex%2Cstripbooks%2C185&sr=1-1
  • Amazon broché : https://www.amazon.fr/Urbex-Sed-Lex-Christian-Guillerme/dp/2372580701/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=1599154544&sr=1-1

 

Sanaorium de Dreux

 

Sanatorium de Dreux

 

Sanatorium de Sreux

 

Les escaliers de la maison de repos pour femmes

 

Sanatarium de Dreux

 

« le pavillon Koch, l’un des bâtiments mouroirs des tuberculeux en phase terminale. »

 

Pavillon Pasteur

 

Le sanatorium de Dreux

 

Sanatarium de Dreux

 

Le château d'eau du site

 

 

Fay Wray Les chasses du comte Zaroff

 

Fay Wray King Kong

 

La rotonde

 

Le château d'eau

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Thriller psychologique, #Benzodiazépines, #Alcool, #Angoisse, #Dépendance, #Psychose

Résumé :

Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller avec cette sensation de déjà-vu ?
Sauriez-vous faire la différence entre le vrai et le faux ?
Avez-vous une confiance absolue en vos proches ?
Nick semble mener une vie tranquille, entouré de sa femme et de ses voisins. Pourtant, le jour où des amis de longue date arrivent, son existence tout entière va basculer dans l'étrange et l'impensable.
Réalité ? Psychose ? Quelle preuve avez-vous finalement de votre réalité ?

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Magistral, éprouvant et férocement addictif !

Je remercie Joël des Éditions Taurnada pour m'avoir envoyé ce service presse. Une fois commencé, je n'ai plus pu le lâcher jusqu'à la fin tant je voulais comprendre. Et quelle fin ! j'en suis ressortie complètement chamboulée.

Nick, notre héros, souffre d'insomnies et depuis l'âge de quatorze ans, prend des somnifères. À vingt ans, il a déjà doublé les doses conseillées pour que les benzodiazépines continuent à faire de l'effet. Devenu adulte, c'est affolant le nombre de cachets qu'il avale pour calmer une douleur ou une crise d'angoisse. Aujourd'hui, Nick se prépare à recevoir son meilleur ami, Pierre, ainsi que sa femme, Cath.  Malgré l'absence de son épouse, Chloé, il se réjouit de les retrouver. Et tout va basculer. Mais qu'est-ce qui est réel ?

Noël Boudou nous entraîne dans les délires de Nick. Vu le nombre de cachets qu'il avale souvent avec de l'alcool, je ne savais que penser. Hallucinations dues aux benzodiazépines ? Ou ses amis jouent-ils un rôle particulièrement pervers ? Mais est-il possible que son épouse bien-aimée le trahisse et que tous ses voisins soient du complot ? L'atmosphère est particulièrement lourde, étouffante. « Benzos » est un thriller psychologique où on ne peut jamais déterminer ce qui est réel de ce qui relèverait de la psychose. Et je n'ai pas cessé de me poser des questions durant toute ma lecture : pourquoi ? comment ? est-ce que c'est possible ?

Un excellent thriller au suspense diabolique, j'ai été captivée de la première à la dernière page. L'intrigue est captivante, angoissante et l'auteur joue avec nous, le thème est passionnant et j'ai passé un excellent moment de lecture. Vous ne regarderez jamais plus votre comprimé de somnifère de la même façon.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Thriller psychologique, #Angoisse

Résumé :

"Quand je sortirai, tu seras la première prévenue... Je saurai te retrouver." Depuis qu'Eloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l'angoisse que la criminelle sanguinaire s'évade de prison... Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d'Eloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse... Une promesse de sang...

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Une symphonie du crime sidérante, bluffante...

Alix Flament est journaliste politique depuis six ans après avoir traqué le crime pendant deux ans à Chambéry et perdu confiance dans le genre humain. Toutes les nuits, elle fait des cauchemars où elle revoit la même scène, au tribunal : « Quand je sortirai, tu seras la première prévenue... Je saurai te retrouver. » Alors qu'elle travaille à un article, le téléphone du bureau sonne. C'est Éloane qui s'est évadée de prison et qui va se venger. Le compte à rebours a commencé !

Je dis un grand merci aux Éditions Taurnada pour l'envoi de ce service presse. C'est un véritable coup de cœur. Je ne connaissais pas Gaëlle Perrin-Guillet et c'est une très belle découverte. Elle nous entraîne dans le jeu de piste macabre que laisse derrière elle, Éloane Frézet  Alix va se trouver doublement impliquée. Non seulement elle participe à l'enquête car elle est celle qui connaît le mieux Éloane mais en plus, son mari Flavien qui est médecin légiste va être appelé pour autopsier les victimes. Éloane est une tueuse en série atypique car rien ne la prédisposait au crime. Elle a basculé du jour au lendemain dans une folie meurtrière qui a fait d'elle un véritable monstre.

On suit l'enquête pas à pas, on s'interroge avec les policiers pour essayer de trouver un mobile, de comprendre le puzzle sanglant que laisse Éloane qui conserve toujours une longueur d'avance sur les enquêteurs. On tourne fébrilement les pages, la tension ne cesse de monter, on croise les doigts en espérant que les personnages auxquels on s'est attaché seront épargnés par la tueuse... et on ne lâche pas le livre avant de l'avoir terminé. J'en suis ressortie complètement estomaquée tant la fin m'a surprise, une véritable apothéose. J'ai même laissé passer du temps avant de faire ma chronique tant j'avais été secouée. Je ne suis pas près d'oublier Éloane et sa quête sanglante.

Gaëlle Perrin-Guillet dépeint à merveille la psychologie de ses personnages et nous offre un thriller psychologique percutant dont l'intensité va crescendo. Les émotions qu'elle nous fait ressentir sont puissantes et on termine complètement HS.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Suspense, #Résilience, #Thriller, #Enlèvement, #Angoisse

Résumé :

Comment retrouver son chemin quand on a tout perdu ?

Annabelle a une vie merveilleuse. Un mari qui l'aime, deux petites filles adorables, une famille soudée.
Jusqu'à ce jour de septembre où elle est brutalement arrachée à ses proches, laissée pour morte au milieu de la forêt. Lorsqu'elle reprend conscience, sa mémoire s'est effacée. Plus de traces... Pour remonter le fil de sa vie, Annabelle va devoir affronter la face cachée d'un bonheur qu'elle croyait parfait.

Avec une extrême sensibilité, Sophie Renouard explore les zones d'ombre d'une existence ordinaire. Captivant.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un thriller bouleversant de sensibilité.

Annabelle et Philippe ont réuni autour d'eux leur famille à l'occasion du baptême de leur fille Violette âgée de six semaines. Ils sont les heureux parents d'une autre petite fille, Zélie, quatre ans. À la fin de la journée de festivités, Annabelle avec ses deux filles quitte Paris pour rejoindre son père et son frère à Lyons, en Normandie, un voyage de 106 kilomètres qu'elle connaît par cœur. Violette ayant faim, la jeune femme s'arrête dans un café pour lui donner un biberon. Alors qu'elle se lave les mains dans les toilettes, elle est violemment agressée, enlevée puis laissée pour morte à l'autre bout de la France, dans une forêt du Pays Basque. Elle est sauvée par Émile, un vieil ermite de quatre-vingt douze ans qui va soigner ses blessures et la recueillir. La jeune femme ne se souvient de rien, elle est devenue totalement amnésique.

Je remercie Babelio Masse Critique ainsi que les Éditions Albin Michel pour l'envoi de ce service presse qui m'a permis de découvrir Sophie Renouard. « On n'efface pas les souvenirs » est son premier livre et une fois commencé, je n'ai pas pu le lâcher. Elle débute très fort, le premier chapitre est glaçant. Puis nous faisons la connaissance d'Annabelle et de toute sa famille. J'ai aimé l'amour qui les unit, la tendresse qu'ils n'hésitent pas à partager. Les personnages sont vraiment attachants. Et puis tout va basculer brutalement et on prend conscience de la fragilité du bonheur, de la vie. Sophie Renouard a beaucoup de talent. Alors que tout semble normal, elle parvient à distiller l'angoisse. D'une plume pleine de délicatesse et de sensibilité, elle nous raconte une histoire, avec des mots simples. En l'espace de quelques secondes, elle nous fait plonger dans l'horreur. Quel est le mobile de l'agression ? Celui de l'enlèvement et de la tentative de meurtre ? Aucune rançon n'est demandée. Au soir d'une journée de fête, Annabelle a disparu et on partage la douleur et l'incompréhension de Zélie, de Gaspard son mari, de sa famille... L'auteure nous dépeint admirablement la psychologie de ses personnages. Cela pourrait être nous. Et c'est poignant, bouleversant, la douleur des proches est tellement bien rendue.

Parallèlement nous suivons le sauvetage d'Annabelle, amputée de ses souvenirs, sa lente reconstruction. Nous faisons la connaissance d'Émile et de son chien "Va t'en". C'est un sacré personnage. Solitaire qui ne parle qu'à son chien, on ne sait pas trop s'il souffre d’Alzheimer ou de misanthropie aigüe. Il va sauver et recueillir Annabelle, la cacher pour la protéger dans sa bergerie qui n'a pas l'électricité mais possède malgré tout l'eau courante. Émile est un sage et sa manière d'exister nous transmet une sérénité, ce qui est une chose plutôt rare dans un thriller. Il a pour seule famille un neveu, Iban, un autre beau personnage.

Même si on commence à comprendre et à deviner qui se cache derrière ce crime, Sophie Renouard parvient à maintenir le suspense jusqu'à la fin. L'angoisse augmente et elle maîtrise à la perfection l'art du page-turner jusqu'à la fin où elle nous réserve quelque surprise.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce livre et je compte bien suivre cette auteure. Je vous recommande "On n'efface pas les souvenirs". Une fois terminé, on n'oublie pas ses personnages tant ils nous ont touché.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Gilles Milo-Vacéri, #Suspense, #Angoisse, #Meurtres en série, #Fantastique, #Enquête

Résumé :

Normandie, juin 2018.

Le SRPJ réclame le commandant Gerfaut, car des meurtres barbares terrorisent Rouen. Aurélie, nièce du divisionnaire Marcelli, a failli en être victime. Sa sœur jumelle, Céline, est responsable de Monet 2018, une exposition composée de vingt tableaux qui seront présentés dans la cathédrale. Enzo Battista, l’as de l’OCBC, est chargé de leur protection.

Tout va de travers… Les cadavres pleuvent, les journalistes parlent trop et les témoins se font tuer. Alors, quand une menace semble planer sur Céline et qu’elle disparaît brutalement, Gerfaut voit rouge. Si les indices ne donnent rien, c’est qu’il faut explorer le passé en déterrant d’anciens secrets, mais à force de remuer les vieilles légendes, on finit parfois par ouvrir la mauvaise porte et celle qui donne sur l’enfer se trouve souvent là où on ne l’attendait pas…

Entre le château de Robert-le-Diable et Notre-Dame de Rouen, Gerfaut ne sait plus à quel saint se vouer !

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Une enquête encore plus complexe et trépidante où Gabriel Gerfaut prend tous les risques !

C’est toujours un véritable bonheur de retrouver le commandant Gabriel Gerfaut, son intelligence hors normes et ses colères ainsi que tous les membres de son équipe. Je remercie Anita Berchenko et Les Éditions du 38 sans oublier l’auteur, Gilles Milo-Vacéri, pour l’envoi de ce service presse qui m’a permis de les retrouver en avant-première.

Cela commence par un Prologue des plus intrigants… Dès le départ, la note est donnée. Ensuite nous retrouvons Gabriel Gerfaut en compagnie d’un ami, Fox. Tous deux profitent d’un week-end de liberté pour s’offrir des sauts en parachute. On sent que Gilles Milo-Vacéri nous partage une de ses passions, il m’a fait ressentir réellement l’impression de paix et de liberté que l’on éprouve à ce moment-là. Pour un peu, il m’aurait presque donné l’envie d’essayer. Mais malheureusement, comme chaque fois qu’il est en congé, Gerfaut va être rattrapé par son travail. Son divisionnaire l’appelle car sa nièce Aurélie a été victime d’une tentative de meurtre à Rouen. De plus, la SRPJ de cette même ville veut faire appel à lui car il y a déjà eu deux homicides étranges. Seule bonne nouvelle si je peux me permettre, notre commandant va avoir pour équipier son ami Enzo Battista de l’OCBC qui est en charge de la sécurité de vingt toiles de Claude Monet sur les cathédrales. Cette

exposition internationale de peinture aura lieu dans la cathédrale Notre-Dame de Rouen et la directrice n’est autre que la sœur d’Aurélie, la seconde nièce du divisionnaire. Autant dire que cela ne va pas être simple ! Et quand on sait que nos deux amis, Battista et Gerfaut, ont un caractère aussi explosif l’un que l’autre…

Disons-le tout de suite, cette sixième enquête est un régal. J’ai dévoré ce livre et l’ai lu d’une seule traite, impossible de le lâcher avant la fin : et une nuit blanche de plus, une ! J’y ai retrouvé l’ambiance chaleureuse due à l’amitié sans failles qui unit Gerfaut à Battista, à son divisionnaire, aux membres de son équipe. C’est plein d’humour, un humour bienvenu qui apporte une note de légèreté à une enquête bien sombre où les meurtres se succèdent, où le mystère ne cesse de s’épaissir et où, dès que l’on pense en apprendre un peu plus, le témoin se fait tuer ou bien disparaît. Gabriel est en pleine forme et ses déductions laissent ses collaborateurs de Rouen pantois et Adriana et Paul lui sont plus que jamais d’une grande aide même s’il faut avouer que Gerfaut est particulièrement frustrant car il a souvent tout compris avant qu’ils ne parlent. L’ambiance est électrique et même si le commandant Gerfaut partage ses déductions, on a bien du mal à arriver aux mêmes déductions que lui tant qu’il ne nous a pas tout expliqué.

Gilles Milo-Vacéri multiplie les fausses pistes, ne cesse d’accumuler les difficultés, son meurtrier est particulièrement machiavélique et Gabriel Gerfaut a bien du mal à conserver son sang-froid. Malheur à ceux qui s’attaquent à ses amis ! Il est d’une fidélité sans faille à leur égard. Heureusement qu’il peut compter sur Adriana et son équilibre sans oublier les sentiments qui les unissent. La question reste posée : les verrons-nous un jour ensemble ? Avec son ami Enzo Battista, ils forment un tandem de choc et les idées ne leur manquent pas. La plume de l’auteur est toujours aussi addictive et c’est un régal de le lire. Il a effectué un important travail de recherche et grâce à lui, nous

Rouen, façade ouest et parvis de la cathédrale Notre Dame

découvrons Rouen, sa cathédrale Notre-Dame qui est un personnage à part entière de l’intrigue, la série des Cathédrales de Claude Monet, le château de Robert-le-Diable, sans oublier la librairie « Le Rêve de l’Escalier » et son libraire Michael Féron encore appelé Monsieur Rêve.

Même si ce tome peut se lire sans connaître les précédents, je vous conseille de tous vous les procurer. Au fur-et-à-mesure, on voit les personnages évoluer, on découvre leur histoire et comme ils deviennent vite des amis, on a envie de les suivre et de tout savoir d’eux. Comme toujours, Gilles Milo-Vacéri ajoute à son enquête une note de fantastique. J’ai adoré cette sixième enquête et j’ai vraiment hâte de découvrir la suite…

Plan de Notre-Dame de Rouen

 

Fox et Gerfaut

 

 

Claude Monet Auto-portrait

 

La série des Cathédrales de Monet

 

Position de kiba-dachi

 

 

Blocage nagashi-uke

 

mae-geri

 

morote-zuki

 

ND de Rouen Portail sud de la Calende

 

Michael Féron

 

Le rêve de l’Escalier

 

château de Robert-le-Diable

 

château de Robert-le-Diable

 

Le thyrse de Dionysos

 

Trois thyrses : Dionysos, Bacchus, lierre, vigne.

 

Crypte secrète de la cathédrale de Notre-Dame de Rouen

 

Crypte secrète de la cathédrale Notre-Dame de Rouen

 

Crypte secrète de la cathédrale de Notre-Dame de Rouen

 

Vue d'ensemble de la nef de la cathédrale de Rouen

 

La Nef et les Grandes Orgues

 

La Rose des Libraires, vitraux du transept Nord

 

La rose du transept NORD vue de l'extérieur

 

La louve qui recueille Rémus et Romulus

 

Moulineaux - Château de Robert-le-Diable - Près du monument aux morts

 

Chapelle Sainte Agathe

 

Vitraux de la Chapelle Sainte Agathe

 

Chapelle Saint Sever Cathédrale Notre-Dame de Rouen

 

Chapelle Saint Nicolas

 

Rouen, façade ouest et parvis de la cathédrale Notre Dame

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Mystère, #Horreur, #Fantastique, #Angoisse, #Terreur, #Surnaturel

Résumé :

DE LA PEUR A LA TERREUR, IL N’Y A QU’UN PAS, CELUI DE L’ANGOISSE...

Octobre 1976.

Jérôme s’apprête à passer un nouveau week-end de liberté à « l’Étang » accompagné des siens (son frère, sa belle-sœur, ses amis).

Soudain, au détour d’un dernier virage, la foudre frappe devant leurs yeux ébahis, ouvrant une béance sur l’inconnu.

Les jeunes gens refrénant une appréhension légitime s’enfoncent alors dans la forêt qui ne tardera pas à se refermer inexorablement sur eux.

Reclus d’une nature hostile, ils doivent faire face à des phénomènes étranges, spectaculaires, allant crescendo jusqu’à tutoyer l’irrationnel.

Dans ce huis clos oppressant, chaque bruit est source de frayeur, chaque silence source d’angoisse, chaque comportement suspect…
Un mécanisme spatio-temporel s’est enclenché dans les abysses de l’Étang, les projetant à la croisée des mondes, là où aucun être humain ne peut se dédouaner du passé.

Il faudra patienter une vingtaine d’années pour comprendre la genèse de ce week-end d’octobre 1976…

Mon avis :    ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Totalement addictif, attendez-vous à passer une nuit blanche !

En ce vendredi soir du 22 octobre 1976, Jérôme Courbet, accompagné de son ami Pierre, de son frère aîné François et son épouse Maryse, et de leurs amis les frères Saumerg, Sébastien et Nicolas, se prépare à passer un week-end de liberté à L’Étang, leur destination favorite pour se détendre et s’adonner à la pêche. Mais dès le départ, les cinq amis vont se trouver face à de fâcheux évènements : tout d’abord une violente tempête avec pluie diluvienne et éclairs impressionnants, et puis soudain, la foudre s’abat et ils se retrouvent face à l’inexplicable… Dès lors, tout va aller de mal en pis…

Je remercie Patrice Oudot pour m’avoir envoyé ce livre grâce à Simplement Pro. Et si j’ai un conseil à vous donner, c’est de vous plonger dans sa lecture quand vous avez du temps devant vous, car une fois commencé, vous ne pourrez plus lâcher « L’étang de la peur ». En ce qui me concerne, je l’ai entamé juste avant d’aller dormir. Ensuite, j’avais beau tomber de sommeil, je n’arrivais pas à reposer mon livre tant j’étais accro et voulais savoir la suite. Et arrivée à la fin, je me suis retrouvée l’esprit complètement vide, sans plus trop savoir où je me trouvais tant l’auteur m’avait emportée loin…

Patrice Oudot a une écriture légère, élégante et pleine d’humour. Il a le don de nous captiver dès le départ et il fait monter le suspense, puis la peur, puis l’angoisse petit à petit. Nos cinq personnages vont être confrontés à des faits étranges, inexplicables, inquiétants, jusqu’à ce que tout bascule. L’auteur nous offre des descriptions réalistes, sa plume est précise et il nous dépeint à merveille la psychologie des protagonistes, leurs réactions. J’ai oublié de respirer bien souvent tant certaines scènes sont d’une force incroyable. Un léger bémol : certains sujets auraient mérité d’être approfondis, davantage explicités, en particulier ce qui concerne la déesse, la mission, la transmission du flambeau.  Mais j’ai été tenue en haleine du début à la fin. Et quelle fin ! Bravo Monsieur Patrice Oudot ! C’était votre premier roman publié et j’espère que cela ne sera pas le dernier.

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Résumé :

2013

Le commandant Gerfaut, missionné par Interpol, aide l’inspecteur Vasco da Silva à mettre en prison le plus grand tueur en série brésilien, Fausto Negro, alias Le semeur d’âmes.

2015

Da Silva rappelle Gerfaut en urgence. De nouveaux meurtres, avec le même mode opératoire, terrifient la ville de Manaus. Fausto Negro invoque l’erreur judiciaire et ses avocats le feront libérer dans 15 jours. Les enquêteurs, pressés par l’inexorable ultimatum, doivent tout faire pour s’y opposer. Ils livrent alors une bataille sans merci contre le temps tandis qu’Adriana, l’assistante de Gerfaut, cherche des preuves à São Paulo.

Comment Le semeur d’âmes pourrait-il encore tuer alors qu’il est en prison?

Si ce n’est pas lui, qui est le fauve sanguinaire qui sème des cadavres à Manaus ?

Quand on enquête au cœur de la forêt amazonienne et des ethnies les plus redoutables, on risque aussi de réveiller des forces surnaturelles.

Mais pour le commandant Gerfaut, l’invisible est presque devenu une routine.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de  ! Un voyage au cœur du Brésil, un des pires meurtriers qui soit, le réveil de forces mystérieuses et invisibles…

Je remercie Anita Berchenko et Les Éditions du 38 pour l’envoi de ce service presse. Comme pour les autres tomes de la série, la couverture est absolument magnifique. Elle est l’œuvre d’Anne-Eléonor Olivier, la talentueuse créatrice de nombre de sublimes couvertures des Éditions du 38.

Nous sommes le samedi 8 août 2015. À Manaus, au Brésil, Gilles Milo-Vacéri nous fait “assister en direct” au meurtre de la septième victime du tueur. Le même jour, à Paris, au Quai des Orfèvres, le commandant Gabriel Gerfaut vient d’achever brillamment sa dernière enquête. Alors qu’il peut légitimement prétendre à quelques jours de vacances bien mérités, il éprouve un désagréable pressentiment qui va, malheureusement, se révéler justifié. Une notice rouge d’Interpol l’attend dans le bureau de son divisionnaire, Gustave Marcelli, et il doit se rendre à Manaus dans les plus brefs délais. Le motif donné est celui du Semeur d’Âmes, Fausto Negro, “O Semeador de Almas” qu’il a arrêté en 2013. Cela tombe d’autant plus mal qu’il y a eu deux homicides chez le Préfet. Gerfaut propose à Gustave Marcelli de confier l’affaire à Adriana, au grand dam de cette dernière qui veut refuser. Le préfet aurait tué son fils puis tenté de se suicider. Pendant ce temps, Gerfaut pourra rejoindre à Manaus l’inspecteur principal Vasco da Silva, l’inspecteur Marisa Mendès et l’inspecteur Orencio Gomèz. L’affaire est tellement sensible et urgente — il y a la date butoir du 20 août — que Vasco a les pleins pouvoirs.

Comme nous l’indique l’auteur dans une note au début de son livre, « Le Semeur d’Âmes » a d’abord été publié sous la forme d’une nouvelle. Il l’a entièrement réécrit pour en faire un roman et c’est une réussite. J’ai adoré cette nouvelle version et admiré tout le travail de recherches qu’il a dû faire pour nous faire découvrir le Brésil, son histoire, et plus particulièrement la

Amazonie Brésilienne, un village Yanomami

région de l’Amazonie et les tribus qui la peuplent. Je l’ai copieusement maudit à plusieurs reprises et tout particulièrement à la fin. C’est vraiment cruel, Gilles Milo-Vacéri, de nous laisser en plein mystère…

Mais impossible de lui en vouloir longtemps. Ce que j’aime chez lui, c’est que ses livres sont toujours porteurs de messages. Ici, nous découvrons l’incroyable corruption qui règne dans ce pays, c’est vraiment ahurissant. Il dénonce également l’effroyable déforestation de la forêt amazonienne : « la forêt amazonienne subit une déforestation hallucinante qui se solde par la disparition de milliers de kilomètres carrés. En 2017, il reste moins de 80 % de la forêt d’origine et en supprimant ce biotope naturellement riche et diversifié, on pousse à l’exil des peuples qui y vivaient depuis des siècles. »

Dans ce troisième tome des « enquêtes du commandant Gabriel Gerfaut » exceptionnellement, Adriana et Gabriel ne vont pas enquêter ensemble. Quant à Paul, le troisième membre de l’équipe, il est en formation. Grâce à cette enquête d’Adriana, l’auteur nous donne des informations détaillées sur la méthode Gerfaut. C’est pour nous l’occasion non seulement d’en savourer les moindres ressorts mais aussi de découvrir davantage Adriana qui se révèle la digne équipière de Gabriel. Elle m’a drôlement impressionnée. Elle ne craint pas d’utiliser la manière forte et ses méthodes d’interrogatoire sont d’une efficacité redoutable et… d’une férocité !

Autre marque de l’auteur : l’humour toujours présent et l’humanité de ses personnages. Je ne suis jamais déçue quand je lis un de ses livres, car malgré la dureté et la violence de certaines scènes, il y a toujours ces fameuses touches d’humour et d’humanité qui font toute la différence. Et puis j’apprends toujours plein de choses — mention spéciale pour la “fraise des bois” — car il est toujours extrêmement bien documenté et ses notes sont toujours passionnantes. Les explications de Gerfaut sur la psychologie d’un tueur en série sont captivantes.

L’intrigue est bien sûr palpitante, pleine de surprises et de rebondissements. Quant à Gerfaut, il est au mieux de sa forme et qu’est-ce que ça doit être frustrant parfois de travailler avec lui ! Il a toujours une longueur d’avance… Par contre, ce qui est très amusant, c’est que ni lui, ni Adriana n’ont l’air conscients de l’amour qui les attire l’un vers l’autre. Alors que pour ceux qui les côtoient, c’est une évidence, pour le plus grand regret de celles qui succombent au charme de ses yeux bleus.

Gilles Milo-Vacéri met toujours une note de fantastique et de poésie dans

Tête réduite des Shuars

ses romans. Ici, nous avons “Olho da floresta” (non, je ne vous donnerai pas la traduction et je n’en dirai pas davantage). Et puis, quand on se retrouve dans une forêt plus que millénaire et qu’on est amené à côtoyer des ethnies comme “les Shuars, véritable nom des Jivaros, les réducteurs de têtes, ainsi que les Tukunas, les Yanomamis…”, tout devient possible…

J’ai quitté à regret l’univers de “O Semeador de Almas” tout en maudissant l’auteur pour la fin qu’il nous a concoctée ?! Je râle encore en y repensant !!! Cela dit, j’espère avoir piqué votre curiosité et vous avoir donné l’envie de découvrir ce livre et son auteur. Pour moi, c’est un coup de foudre livresque. Le lire c’est l’adopter !

« Le Semeur d’Âmes — Les enquêtes du commandant Gabriel Gerfaut Tome 3 » de Gilles Milo-Vacéri — Les Éditions du 38, Collection 38, rue du Polar
Mirage-2000-b

Mirage-2000-b

« Le Semeur d’Âmes — Les enquêtes du commandant Gabriel Gerfaut Tome 3 » de Gilles Milo-Vacéri — Les Éditions du 38, Collection 38, rue du Polar
Aéroport de Manaus

Aéroport de Manaus

Manaus

Manaus

Vue sur Manaus avec l'Opéra et au loin le Pont du Rio Negro

Vue sur Manaus avec l'Opéra et au loin le Pont du Rio Negro

Pénitencier de Carandiru à São Paulo au Brésil

Pénitencier de Carandiru à São Paulo au Brésil

Pont de l’AM-070 au-dessus du Rio Negro

Pont de l’AM-070 au-dessus du Rio Negro

São Paulo - Parque Estadual da Cantareira

São Paulo - Parque Estadual da Cantareira

Région Amazonas - Manacapuru - Rue Rio Juruá

Région Amazonas - Manacapuru - Rue Rio Juruá

Région Amazonas - Manacapuru - Rue Rio Juruá

Région Amazonas - Manacapuru - Rue Rio Juruá

Dodge RAM pick-up

Dodge RAM pick-up

Région Amazonas - Novo Airão

Région Amazonas - Novo Airão

Anamã

Anamã

Région Amazonas - Rio Negro rive nord - Face Novo Airão NovoAirao

Région Amazonas - Rio Negro rive nord - Face Novo Airão NovoAirao

Émeraudes

Émeraudes

Région Roraima - Caracarai

Région Roraima - Caracarai

Amazonie Brésilienne, un village Yanomami

Amazonie Brésilienne, un village Yanomami

Région Roraima

Région Roraima

Région Roraima

Région Roraima

Tête réduite des Shuars

Tête réduite des Shuars

Le Dieu Jaguar

Le Dieu Jaguar

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Pirarucu

Pirarucu

Jaguar Amazonie

Jaguar Amazonie

Jaguar Amazonie

Jaguar Amazonie

Jaguar

Jaguar

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Bête du Gévaudan, #Fantastique, #Loup, #Suspense, #Angoisse, #Enquête, #Meurtres, #Gilles Milo-Vacéri

Résumé :

Le commandant Gerfaut est en vacances quand Adriana, son assistante, le prévient qu’un meurtre atroce vient d’être commis en Lozère, dans la famille de Paul, son second adjoint. L’expert des tueurs en série doit élucider un assassinat si horrible que le légiste hésite à se prononcer sur l’origine des blessures. Les gens de la région, soutenus par une association d’éleveurs, accusent déjà les loups et des émeutes sèment la pagaille dans l’enquête.  

Mais les meurtres se poursuivent !

La population évoque alors le retour de la bête du Gévaudan, cet animal mystérieux qui avait terrorisé la Lozère au XVIIIe siècle.  

Coincé par la guerre entre éleveurs et défenseurs du loup, faisant les frais des ambitions politiques de certains et confronté à un tueur non identifié que rien ne semble pouvoir arrêter, Gerfaut doit gérer une situation de crise en s’appuyant sur son instinct.  

La solution se trouverait-elle dans le passé ? Et si la bête du Gévaudan était vraiment de retour ?  

Le commandant Gerfaut va montrer les crocs et sa morsure sera fatale.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Quand le passé ressurgit… cela donne un thriller angoissant et addictif ! Coup de !

Tout commence avec les pensées du prédateur en chasse et dès les premières lignes, l’angoisse monte. Machiavélique, l’auteur nous présente une jeune fille attachante de dix-neuf ans qui rentre chez elle après une journée de labeur et nous fait partager ses craintes à l’idée de pénétrer dans la forêt, à la nuit tombante, pour effectuer trois kilomètres à pied. Pendant ce temps, le commandant Gabriel Gerfaut est en vacances depuis deux jours dans le sud de la France et alors qu’il dîne en galante compagnie, le téléphone sonne. Gilles Milo-Vacéri prend un malin plaisir à saboter les vacances et le dîner romantique du commandant. Adriana, son bras droit, l’informe qu’une cousine éloignée de Paul, son adjoint, a été assassinée et les blessures sont tellement horribles que le médecin légiste hésite à se prononcer sur leur origine. A priori, cela ne peut pas avoir été causé par un loup ou un chien, l’animal présentant une mâchoire démesurée d’une puissance incroyable. Le temps que Gerfaut rejoigne Paris, il y a déjà une seconde victime, une adolescente de seize ans, et quand il arrivera en

Carte de la Lozère

Lozère où se situent les meurtres, on comptera un troisième décès, celui d’un berger et de trois brebis. Arrivés sur les lieux du second meurtre, Gerfaut et son équipe vont se trouver confrontés à Xavier Delpuech, un notable qui cultive des ambitions politiques et a fondé l’ADEL (Association Des Éleveurs Lozériens) ainsi qu’aux éleveurs de ladite association qui veulent à tout prix que le loup soit responsable. Heureusement, Gerfaut peut compter sur le soutien du procureur Jean-Marie Chabanier, un homme très sympathique qui ne cède pas devant les pressions ainsi que sur le capitaine Alexandre Delamare et le lieutenant Patricia Vidal, de la Section de Recherches de Nîmes, avec lesquels il va enquêter.

Cette cinquième enquête du commandant Gabriel Gerfaut nous entraîne sur les traces de “La Bête du Gévaudan” qui a fait couler beaucoup d’encre et… beaucoup de sang. Gabriel Gerfaut est un spécialiste des tueurs en série et

La Bête du Gévaudan

des crimes qui sortent de l’ordinaire. C’est un électron libre sans aucun respect qui ne respecte pas toujours la hiérarchie ou la procédure. D’une intelligence supérieure, il est profondément humain et son équipe l’adore et veille sur lui jalousement. J’aime énormément son personnage et encore plus ses “disputes” avec Adriana qui ne se laisse pas faire ou ses escarmouches avec son divisionnaire qui « est un gueulard mais aussi un papa-poule » dixit l’auteur. J’avoue avoir bien ri à la réplique de Gerfaut à Gustave Marcelli sur le cirque. Quant à sa manière de ne pas s’en laisser conter, j’ai jubilé à sa réaction face aux éleveurs et plus particulièrement face à Xavier Delpuech et au préfet. J’étais déjà une de ses fans, mais là, Gabriel Gerfaut est devenu mon héros !

L’enquête une fois de plus se révèle compliquée et Gerfaut se trouve pris dans une toile complexe où les éleveurs accusent le loup et commettent plusieurs voies de fait, où les défenseurs et protecteurs des loups démontrent que le loup n’étant pas encore arrivé en Lozère, il peut difficilement être coupable. Ajoutons-y une population persuadée du retour de « La Bête du Gévaudan », voire même d’un loup-garou et vous avez un tableau complet. Et pendant ce temps, le monstre, humain ou animal, continue le carnage. Malgré toutes les difficultés rencontrées, Gabriel Gerfaut fait montre d’une grande délicatesse avec les membres de son équipe, les victimes et leurs familles. Par contre, il joue avec les éleveurs de l’ADEL comme un chat avec une souris : machiavélique, comme son auteur !

Le fait de donner la parole au prédateur ajoute à l’angoisse et au suspense. J’en ai oublié de respirer quand il s’est mis à traquer des enfants. J’ai tremblé pour tous ceux qui aidaient Gerfaut et qui cherchaient à élucider l’affaire. Gilles Milo-Vacéri joue diaboliquement avec nos nerfs. Sa plume est toujours aussi affutée et élégante. Et il nous distille les informations au compte-goutte. J’admire toujours autant son travail de recherches et de documentation car l’intrigue repose toujours sur des faits réels. De plus, il maîtrise à la perfection le page turner : une fois commencé « La Bête du Gévaudan », je n’ai plus pu le lâcher tant le suspense grimpait et l’angoisse aussi… L’enquête se déroule dans un laps de temps assez court, entre le 4 juin 2017 et le 12 juin 2017 mais sur un territoire étendu. Vu le nombre de victimes, vous comprenez l’angoisse… Nous suivons pratiquement heure par heure Gerfaut, Adriana, Paul, Alexandre et Patricia… et aussi le cheminement de La Bête. Quant à découvrir la vérité, j’ai émis les hypothèses les plus abracadabrantes ! Gilles Milo-Vacéri m’a bluffée une fois de plus même si j’avais soupçonné le véritable coupable.  Et je peux vous dire qu’une fois tournée la dernière page, j’ai eu besoin de quelques heures pour m’en remettre.

Gerfaut va bénéficier de l’aide de deux personnages originaux et sympathiques. Le premier est une jeune femme experte vétérinaire et spécialisée dans les morsures de prédateurs. Cécile Marcillac a du répondant et ne se prend pas au sérieux, elle apporte une note de gaieté dans un contexte assez sombre. Le second est un écrivain criminologue. Après dix années de recherche, il prépare un ouvrage sur « La Bête du Gévaudan » et il va se montrer un précieux auxiliaire du commandant. Grâce à lui, nous allons avoir un compte-rendu précis sur les crimes “de la bête” qui a sévi dans le Gévaudan au XVIIIe siècle.

Gabriel Gerfaut parviendra-t-il à arrêter le monstre qui terrorise la Lozère ? Je ne vous dirai qu’une chose, la fin est absolument hallucinante, à vous faire dresser les cheveux sur la tête. J’en frissonne encore…

L’homme voulait régner sur la nature et lorsqu’elle reprenait ses droits, il y avait toujours des voix pour s’élever contre elle.

La Bête du Gévaudan de Gilles Milo-Vacéri

Carte de la Lozère avec les lieux d'attaque

Carte de la Lozère avec les lieux d'attaque

Saint-Étienne-de-Lugdarès

Saint-Étienne-de-Lugdarès

Saint-Étienne-de-Lugdarès

Saint-Étienne-de-Lugdarès

Saint-Léger-de-Peyre

Saint-Léger-de-Peyre

Saint-Léger-de-Peyre

Saint-Léger-de-Peyre

Aumont-Aubrac

Aumont-Aubrac

Aumont-Aubrac

Aumont-Aubrac

Marvejols

Marvejols

Hôtel des Rochers à Marvejols

Hôtel des Rochers à Marvejols

Loup noir comme Zoulou

Loup noir comme Zoulou

Loups gris

Loups gris

Cheylard-L'Évêque

Cheylard-L'Évêque

Château de la Baume

Château de la Baume

Château de la Baume

Château de la Baume

14 Forêt de Saint-Flour-de-Mercoire

14 Forêt de Saint-Flour-de-Mercoire

14 Forêt de Mercoire

14 Forêt de Mercoire

Ancien piège à loups

Ancien piège à loups

La Bête du Gévaudan

La Bête du Gévaudan

La Bête du Gévaudan  https://culturebox.francetvinfo.fr/patrimoine/la-legendaire-bete-du-gevaudan-reconstituee-grandeur-nature-237837

La Bête du Gévaudan https://culturebox.francetvinfo.fr/patrimoine/la-legendaire-bete-du-gevaudan-reconstituee-grandeur-nature-237837

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Thriller psychologique, #Tueur en série, #Angoisse, #Terreur, #Violence, #Suspense, #Enquête

Résumé :

Gildas Gabin, est un flic expert en criminologie, spécialisé dans les tueurs en série. Ses connaissances, conjuguées à des capacités sensorielles hors norme, lui ont permis de se bâtir une réputation qui dépasse largement l'hexagone.
C’est dans ce cadre qu'il débarque à La Rochelle, une ville reliée au pire de ses souvenirs et au plus cuisant de ses échecs.

Timothy Blake tient de son père un lourd héritage qu’il s’efforce de perpétuer, y travaillant sans relâche depuis bientôt dix ans.
Désormais, il se sent prêt à voler de ses propres ailes, à se dédouaner des consignes paternelles, à surfer sur les vagues de la décadence, à repousser les limites de la cruauté, mais aussi celles de sa propre jubilation. Il nous entraîne au cœur de sa sordide passion.

Gildas Gabin s’efforce de débusquer l’« artiste » et de stopper l’hémorragie mais, privé de ses aptitudes si particulières et hanté par un spectre qui obscurcit son jugement, il lui faudra résoudre l’énigme de son passé pour mettre le point final à la série sanglante qui terrorise la Ville Blanche.

Entre haine et fascination, les deux hommes se lancent dans une course-poursuite qui les mènera au plus intime secret de l’autre, les faisant basculer dans un affrontement dont la mort pourrait s’avérer l’ultime issue.

Mon avis :   ♥ ♥

Troublant, addictif. Un bras de fer sans merci entre le tueur et le criminologue.

Le tueur en est à son quatrième meurtre et n’hésite pas à envoyer des messages à la police sur sa prochaine victime, pour les narguer. L’affaire est telle qu’on a fait appel à Gildas Gabin, un spécialiste des tueurs en série qui possède des talents particuliers, il a un don de prescience : il voit, pressent les choses. Malheureusement, ce pouvoir va le lâcher lorsqu’il va en avoir le plus de besoin. Voilà dix ans qu’il a quitté La Rochelle sur un échec des plus douloureux qui l’affecte sur le plan personnel et qui pourrait bien obscurcir son jugement. Entre lui et le tueur Timothy Blake, va s’instaurer une sorte de relation malsaine. Une course contre la montre débute dont l’enjeu est la vie ou la mort.

Dès le départ, j’ai été happée par l’univers très sombre de ce thriller et je remercie Bridget Page pour me l’avoir proposé en Service Presse par l’intermédiaire de Simplement Pro. Très vite, le récit m’a oppressée. En effet, Timothy Blake s’exprime à la première personne et c’est très déstabilisant, j’avais l’impression d’être dans sa tête, de voir ce qu’il voyait et je peux vous dire que je détestais ça. C’est un personnage complexe qui présente deux visages : celui qu’il montre dans la vie de tous les jours et celui d’un tueur sans merci ni remords. Il est glaçant et j’en frissonne encore. Il est diaboliquement habile et retors. Les journalistes l’ont surnommé “le Charpentier naval”, car il expose ses victimes sur des bateaux qu’il construit de ses mains. Il est d’une folle arrogance, d’une suffisance détestable. Et on se dit qu’il aurait tort d’arrêter de se vanter tant il a mis en œuvre tous les moyens pour échapper aux investigations de la police. Je lui reconnais un talent certain pour brouiller les pistes. Ce que j’ai pu souhaiter qu’il se fasse prendre !

Face à lui, nous avons Greg que l’équipe considère un peu comme l’expert scientifique ; Blaise, l’homme de terrain et surtout une véritable encyclopédie criminelle ; et enfin Gildas Gabin, un homme blessé et hanté par la disparition de sa sœur Sarah, considéré comme l’expert des tueurs en série et qui a bien des succès à son actif. Il est amoureux fou de sa femme, Jeanne, qui est comme son ancre dans l’univers ténébreux qu’il côtoie. Elle est son réconfort quand il doute. La relation qu’ils ont ensemble est très belle et apporte un peu de légèreté à l’enquête. C’est vraiment un amour magnifique qui permet à Gildas de se reconstruire, de faire face et de toujours se relever quelles que soient les horreurs auxquelles il est confronté.

L’atmosphère est lourde, particulièrement éprouvante lorsque l’auteure donne la parole aux victimes avant qu’elles ne soient exécutées sans pitié par Timothy. Au fil des chapitres, nous en apprenons toujours plus sur le meurtrier, son enfance, son histoire, ses expériences… Le suspense est intense : tout au long de ma lecture, je ne cessais d’espérer qu’il fasse une erreur, mais ce maudit Timothy se montrait redoutablement intelligent et d’une prudence presque sans failles. C’est vraiment un grand malade. Quand il expose ce qu’il pense, cela fait froid dans le dos surtout quand on réalise qu’il existe des êtres semblables à lui dans la réalité. Seule l’intuition de Gildas lui fait penser qu’il peut s’agir du tueur qu’il recherche, mais encore faut-il trouver des preuves.

L’auteure a une plume époustouflante, ses descriptions sont d’une précision chirurgicale, d’un réalisme bluffant. Elle nous fait entrer dans la tête de deux hommes que tout oppose : un sociopathe et un policier. Leur psychologie est très bien rendue et l’auteure nous tient en haleine jusqu’à la fin.

Par contre, en ce qui me concerne, au bout d’un moment, j’ai trouvé trop long. J’en ai eu assez de la vanité et de l’autosatisfaction de Timothy. Et puis cela a beau censé être de l’“art”, c’est quand même trash, une véritable horreur. Trop de victimes, trop de souffrances. J’avais hâte que cela se termine. Et du coup, j’étais plus que consciente de la fébrilité des enquêteurs, de leur rage à mettre fin d’une façon ou d’une autre à cette série de meurtres.

Un thriller éprouvant et addictif que je vous recommande. Mais peut-être pas pour tous, âmes trop sensibles s’abstenir.

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