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Les livres de Goéwin

Articles avec #roman historique catégorie

Résumé :

Prostituée, putain, pécheresse, pénitente… que n’a-t-on dit de la femme, qui, plus que les Apôtres, est citée dans les Évangiles ! Mariam de Magdala, bête noire de l’Église romaine, a mis deux mille ans pour rejaillir en pleine lumière, pour éclabousser le monde de son chatoiement féminin.   La trentaine passée, elle avait tout vécu : un amour fulgurant, une exaltation spirituelle, l’offense et le mépris des hommes. Elle avait secouru le prophète de tous les temps, à la barbe des légionnaires romains. Parcourant à pied, à dos de mule la Judée en tous sens pour écouter l’ineffable. Yeshoua disparu, il ne lui restait comme les autres qu’une mission à remplir : disperser le message à la surface de la Terre. Voilà une femme mûre, entièrement consacrée à une mission, la meilleure apôtre du Christ, celle à qui il disait tout, qui comprenait tout, qui part en bateau, accoste en Gaule et se claquemure trente ans dans une grotte… L’Église de Rome bâillonne la mémoire de Mariam de Magdala, on la prive de parole, d’enseignement, on la rendit muette pour les siècles à venir. Elle ne peut être que repentante, pécheresse dans l’éternité… En elle se cristallisait toute la défiance de l’Église envers les femmes. Méfiance dont la société des hommes fait encore le choix. Soumise pour l’éternité ? En vérité, qu’a-t-elle fait ? Qu’a-t-elle dit ? Pourquoi fallait-il vraiment qu’elle se taise ?

L’Église de Rome n’avait-elle pas, dès le premier siècle, perverti à la fois l’Histoire et le Message afin de cacher l’Incroyable ? Mais cet « Incroyable » n’est pas une pâle copie des Évangiles, c’est une vision novatrice qui défie l’Histoire. Il est des fictions qui narguent les mensonges !

 

Mon avis :

Et si cela s’était vraiment passé ainsi ?

Tout d’abord un grand merci aux Éditions NL et à Simplement Pro pour avoir accepté ma demande de SP. Marie-Madeleine ou Mariam de Magdala m’a toujours fascinée et de tout temps a été ma préférée dans les évangiles parce qu’elle était une femme comme nous. De plus sa proximité avec le Christ, l’amour fou qu’elle éprouvait pour lui me la rendait plus proche. Aussi quand j’ai découvert que Christine Machureau avait écrit un livre sur elle, je me suis précipitée pour le lire. Et j’ai eu un vrai coup de cœur/coup de foudre pour son livre.

Alors c’est vrai qu’en tant que catholique, peu de choses correspondent à ce que j’ai pu apprendre au catéchisme. Mais justement, il y a tellement de “blancs” dans les évangiles. Ainsi nous ne savons pratiquement rien des trente premières années de la vie de Jésus/Yeshoua ce qui est assez frustrant. Je le dis de suite, je n’ai pas les connaissances théologiques nécessaires pour trancher dans un sens ou dans un autre. Alors a-t-il vraiment suivi les enseignements au Mont Carmel chez les prêtresses esséniennes puis celui des prêtres d’Amon à Quoumran ? Je n’en sais rien. Mais si c’était le cas, les apôtres avaient tout intérêt à ne pas en faire mention. Idem pour Mariam de Magdala, pouvait-elle être une prêtresse d’Isis ? Jamais un personnage ne fut autant controversé. Et il est vrai que l’histoire ayant été écrite par les hommes, les femmes sont reléguées dans les tâches subalternes quand elles ne sont pas carrément oubliées. Une chose est certaine : elle fût l’apôtre des apôtres et St Jean en fait la première à qui est apparu Yeshoua qui lui demanda de prévenir les apôtres et dans les évangiles reconnus par l’Église, elle est mentionnée bien plus que la plupart d’entre eux.

J’ai adoré ce livre et la plume précise et élégante de Christine Machureau. Elle nous conte la vie de Mariam de Magdala et nous avons l’impression d’y être. Ses descriptions des paysages sont telles que nous nous les représentons facilement. Elle fait revivre pour nous les habitants de l’époque ainsi que leurs croyances. Un énorme travail de recherches a été effectué et elle sait nous les rendre abordables. Et plus que tout, elle a su mettre en évidence la quintessence du message de Yeshoua qui n’est autre que l’amour : « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ».

Et j’ai apprécié également sa Mariam de Magdala qui pourrait servir de modèle à toutes les femmes. J’aime énormément l’idée qu’elle se fait de l’apostolat qui se base sur l’amour et le refus de la provocation. Elle respecte ses interlocuteurs et nous sommes loin de l’obligation du martyre ou de la virginité consacrée à Dieu. C’est une femme libre dont l’indépendance déplaît aux hommes. Son moteur c’est l’amour fou éprouvé pour Yeshoua et partagé avec lui. Elle est rejetée par les apôtres qui ne peuvent accepter l’importance que Yeshoua accordait à une femme, c’est même scandaleux à leurs yeux. Et qu’il ait pu l’aimer elle, plus qu’eux… c’est inadmissible. C’est une guérisseuse qui va mettre tous ses dons au service des enfants, des femmes, des prostituées. Elle va donner la vie à une petite fille, Sarah, dont le père n’est autre que Yeshoua. Je pourrais continuer ainsi longtemps mais je veux vous laisser découvrir par vous-même la beauté de sa vie et de la plume de l’auteure.

Un livre que j’ai adoré et qui rend tous ses titres de noblesse à Mariam de Magdala. Un livre qui m’a donné l’envie d’en savoir plus et je remercie Christine Machureau qui nous donne les références des ouvrages pour aller plus loin.

« La Femme d’un dieu, l’histoire oubliée d’un amour impossible » de Christine Machureau — Éditions NL (Numériklivres)
« La Femme d’un dieu, l’histoire oubliée d’un amour impossible » de Christine Machureau — Éditions NL (Numériklivres)
« La Femme d’un dieu, l’histoire oubliée d’un amour impossible » de Christine Machureau — Éditions NL (Numériklivres)
« La Femme d’un dieu, l’histoire oubliée d’un amour impossible » de Christine Machureau — Éditions NL (Numériklivres)
« La Femme d’un dieu, l’histoire oubliée d’un amour impossible » de Christine Machureau — Éditions NL (Numériklivres)

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Roman historique, #Aztèques, #Harem

Résumé :

— Aztèques : Harem, roman lauréat du Salon du Livre Paris 2017 par le jury Amazon KDP —

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?
Lorsqu'elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d'exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.
Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.
Rabaissée à l'état d'esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.
Au-delà de ces épreuves, une question s'impose : existe-t-il une cage assez grande pour retenir la fille de l'aigle ?

Laissez-vous emporter dans un grand voyage, un ailleurs et un autrefois caché au sein d'une civilisation aussi fascinante qu'effrayante.


Extrait :
« Un parfum de miel flotte dans l’air encore frais du matin. Assise dos à Ameyal, Coatzin scrute la jeune fille dans un miroir à main :
— Lève-toi.
Ameyal s’exécute en gardant les yeux baissés. À ses pieds s’amoncèlent des jouets de bois, une poupée de chiffon et un petit miroir d’obsidienne. Lentement, la seconde épouse s’approche d’elle. Elle porte une robe de plumes jaune-pâle disposées comme des écailles. À son cou luit un collier vert translucide.
Des émeraudes.
La jeune fille tressaille. Le bijou lui rappelle l’inconnue qu’elle a croisée lorsqu’elle a volé l’octli.
Un rictus parcourt les lèvres de Coatzin, qui s’approche et tourne plusieurs fois autour d'Ameyal. Puis, la seconde soeur pose une main sous le menton de la jeune fille pour lui faire lever le visage. Le contact est à la fois lisse et froid.
— Quel magnifique regard. Tu vas faire des envieuses ! »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Passionnant, envoûtant, bluffant, addictif…

Je remercie Éric Costa pour l’envoi de ce Service Presse. Lire « Aztèques Saison I Harem » c’est plonger dans le passé et remonter le temps, se retrouver au XVème siècle au moment de l’apogée du peuple aztèque.

Dès le début, nous faisons la connaissance d’Ameyal, une toute jeune fille de 13 ans, qui en tant que fille de chef est destinée à devenir prêtresse, ce qu’elle refuse. Ce qu’elle veut, c’est devenir chef. C’est son tonalli [destin]. Malheureusement son village est attaqué par des pillards Aztèques et elle se retrouve prisonnière puis vendue comme esclave de harem. Ameyal n’a qu’une idée : retrouver sa liberté, se venger de ces Aztèques qui ont exterminé son village et ses habitant et elle va mettre tout en œuvre pour y parvenir.

Avec Ameyal, Éric Costa nous offre un personnage de femme fascinant. Ameyal a des yeux verts couleur du jade “qui lui viennent de l’océan” d’après son père. Pour le devin Collier d’étoiles, les Anciens ont parlé : elle est la fille de l’Aigle. « [S]on tonalli est digne d’une reine. L’esclavage n’est qu’un passage. » Et Ameyal est indomptable, son courage est hallucinant. Le harem est un véritable nœud de serpents, les rivalités entre épouses et concubines sont mortelles, les ambitions fatales, les intrigues meurtrières. Mais rien ne peut venir à bout d’Ameyal et elle se l’est promis, elle les écrasera tous et toutes…

La civilisation aztèque est aussi fascinante que terrifiante et on sent que l’auteur connaît son sujet. À la fin du livre, nous trouvons un lexique très utile ainsi qu’une galerie des personnages très instructive. Nous découvrons ainsi que les prénoms des différents personnages n’ont pas été attribués au hasard. Si Ameyal signifie printemps, Amocualli veut dire mauvais : c’est le nom du chef de la garde du palais qui est une véritable brute sans honneur. Je n’en dirai pas davantage, il vous faudra vous procurer le livre pour découvrir le sens des autres prénoms.

Éric Costa sait nous captiver dès la première page. Ses descriptions sont documentées et d’un réalisme saisissant. Il m’a totalement embarquée dans l’intrigue et je n’ai pas arrêté de trembler pour Ameyal à qui je me suis attachée. Pour un peu, elle m’aurait fait avoir des cheveux blancs ! La prison est vraiment un moindre mal chez les Aztèques et ils ne manquaient pas d’imagination pour punir des esclaves, concubines ou épouses prises en flagrant délit de désobéissance : supplice des piments, langue coupée, lapidation…

Quant à la fin, l’auteur nous laisse sur une question inquiétante et j’avoue attendre avec impatience le mois d’octobre pour découvrir comment Ameyal va pouvoir se sortir de là sans encombre.

« Aztèques Saison I Harem » par Éric Costa — Auto-édition

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Roman historique, #Policier, #Énigmes, #Jeu de piste, #Sciences occultes, #Aventure

Résumé :

« Automne 1503, trois alchimistes sont retrouvés assassinés dans des circonstances dramatiques. Convaincue qu’un terrible complot se trame à l’ombre de la Couronne, la reine Anne de Bretagne lance sur la piste des suspects le plus improbable des duos d’enquêteurs : le baron de Comballec, un soldat rude et autoritaire, accompagné d’Héloïse Sanglar, une séduisante jeune femme experte en apothicairerie.

Pour déjouer l’incroyable machination conçue par un esprit dérangé, ils devront décrypter les énigmes d’un mystérieux parchemin et récolter des indices en différents hauts lieux symboliques du Royaume. Mais les apparences sont souvent trompeuses. Dissimulés en coulisses, les véritables ennemis sont bien décidés à contrecarrer les efforts de nos héros. Dans ces conditions, le chasseur peut rapidement devenir gibier à son tour…
Vitrail aux pouvoirs mortifères, sciences occultes, disparitions mystérieuses… les menaces ploient sur la jeune Héloïse, bien décidée à venir à bout des adversaires du roi. Mais les temps sont difficiles quand on est une femme, et afin de survivre, il lui faudra l’aide de tous ses alliés. Peut-être même devra-t-elle faire appel à son amour de jeunesse, le chevalier Bayard. À moins que l’attrait grandissant que Comballec exerce sur elle ne bouleverse ses plans… »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Un roman historique passionnant aux intrigues machiavéliques !

Je remercie tout d’abord NetGalley et les Éditions J. C. Lattès qui m’ont envoyé ce livre en sp. Je ne connaissais pas l’auteur et n’avais donc pas lu le premier tome mais cela ne m’a pas gênée du tout.

Cela commence très fort : Maître Barello, alchimiste, a conçu pour de mystérieux commanditaires un verre d’un rouge flamboyant qui possède le pouvoir de tuer. Il est assassiné par un homme albinos qui après l’avoir poignardé grave sur son front un énigmatique message. Or Maître Barello est le troisième alchimiste à disparaître de la sorte. La Reine Anne de Bretagne, persuadée qu’il s’agit d’un complot mettant le Royaume en péril fait appel à deux enquêteurs : Henri de Comballec, baron  de Conches et capitaine des archers, est un homme rude totalement dévoué à sa reine ; Héloïse Sanglar, apothicaire de 24 ans, est une jeune femme au caractère bien trempé d’une grande beauté et d’une intelligence plus grande encore.

Tous deux vont se lancer dans une enquête difficile et à hauts risques. La découverte d’un mystérieux parchemin au texte en vers  sibyllins va les conduire dans un jeu de piste riche en énigmes, embuscades, assassinats qui va les mener de Bourges à Reims en passant par Autun. Durant leur périple, Héloïse et Henri vont apprendre à se connaître puis à s’apprécier. Héloïse profondément éprise du chevalier Bayard succombera-t-elle au charme d’Henri de Comballec ? Parviendront-ils à temps à la cathédrale de Reims pour sauver le roi Louis XII ?

Éric Fouassier nous offre un magnifique roman historique doublé d’une enquête policière tout à fait palpitante. Il maintient le suspense jusqu’à la fin et il est bien difficile de savoir qui sont vraiment les alliés et les ennemis des enquêteurs royaux. Qui est le chasseur et qui est le gibier ? Il est tellement facile de passer du rôle de prédateur à celui de proie. Il a su donner vie à cette époque du XVIème siècle et utiliser un vocabulaire correspondant à l’époque. Grâce à l’alternance des chapitres concernant les aventures de Bayard d’une part et d’Héloïse d’autre part, nous avons une description passionnante de la vie à la Cour, des champs de bataille et des guerres en cours et de la vie quotidienne du peuple en ce temps-là. Il nous fait rencontrer des figures historiques comme Anne de Bretagne, la douce reine Jeanne de France, le chevalier Bayard, la comtesse Louise de Savoie mère du futur François Ier.

Ses personnages sont attachants. J’ai bien aimé l’évolution d’Henri de Comballec : de taciturne et désagréable — au début il a bien du mal à supporter Héloïse qu’il considère comme une « femelle effrontée » — il ne va pas tarder à succomber à son charme. Héloïse est un très beau personnage de femme qui ne s’en laisse guère conter. Magnifique rousse aux yeux verts, c’est une jeune femme courageuse et pleine de ressources. À une époque où les femmes n’ont guère de droits et surtout pas celui de posséder une apothicairerie, grâce aux enseignements de son père qui lui a donné l’éducation généralement réservée aux hommes et à l’appui de la reine, Héloïse est une apothicaire reconnue pour son talent et ses vastes connaissances. C’est grâce à elle et à son esprit qu’Henri de Comballec peut avancer dans son enquête. Et puis nous avons Bayard, le « chevalier sans peur et sans reproche » héros des guerres d’Italie. Amoureux d’Héloïse et aimé d’elle, c’est avec grand-plaisir que j’ai vu ce personnage historique prendre vie sous la plume d’Éric Fouassier.

Ce roman est encore l’occasion de découvrir la médecine telle qu’elle se pratiquait alors, l’utilisation des plantes médicinales et de leurs principes actifs mais aussi une évocation de l’alchimie, sorte de science occulte qui cherchait à fabriquer de l’or par la transmutation des métaux et à rendre l’homme immortel. C’est également l’opportunité d’en apprendre davantage sur l’art du vitrail avant que les maîtres-verriers ne soient supplantés par les peintres.

« Le piège mortel » ravira tous les amoureux de romans historiques mais également tous ceux qui aiment les enquêtes policières et résoudre des énigmes.

Son père lui avait transmis non seulement les secrets de son métier, mais aussi et surtout le goût de la liberté. Quelles que soient les circonstances, elle entendait agir en femme indépendante et peu soucieuse des convenances.

« Le piège de verre», page 30

Il estimait que les médicaments ne servent qu’à soutenir la nature dans sa tâche, mais ne peuvent jamais se substituer à elle.

« Le piège de verre », page 297

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Gilles Milo-Vacéri, #Guerre de 14-18, #Roman historique
Résumé :

Juillet 1914. Dans une ambiance assombrie par la guerre qui se profile, Julien de Saint quitte Saint-Cyr avec le grade de lieutenant. En attendant son affectation, il rentre à Coulmiers, petit village proche d’Orléans et y retrouve son père, Henri, agriculteur, son grand-père, André et son frère cadet, Louis, souffrant d’un retard mental.

Les retrouvailles avec Alexandre, son meilleur ami, ainsi qu’avec Eugénie et Camille, ses amies d’enfance, seront entachées de plusieurs drames qui pousseront Julien à mener une enquête parallèle.

Quand la guerre éclate, Julien n’a pas le temps d’épouser Camille. Il est envoyé à Marseille au sein d’un régiment de la Légion Étrangère afin de rejoindre plus tard le front de l’Est. L’horreur des combats, le quotidien dans les tranchées, la mort qui s’invite à chaque instant, rien n’épargnera le jeune homme.

Lors d’un assaut il est grièvement blessé et reste sur le champ de bataille. Soigné par les Allemands, il se retrouve sur un domaine agricole en Haute Bavière où il devra se plier aux ordres de la belle Liese et de son frère officier, Friedrich von Baumgartner.

Julien de Saint sera la proie d’un destin tragique contre lequel il ne cessera de lutter et ne s’avouera jamais vaincu.

Cette magnifique saga nous emporte dans des histoires d’amour, d’héroïsme, de trahison, ainsi qu’au sein d’une sombre enquête. C’est aussi un roman qui célèbre la terre, et l’attachement que lui vouent les hommes qui s’y enracinent.

 


Mon avis :

Intense, bouleversant ! Un livre magnifique, des personnages hors du commun, un roman dur, sans concessions.

Julien de Saint est un homme d’honneur, fidèle en amitié, plein d’amour pour les siens et pour sa fiancée, courageux jusqu’à la témérité. De retour dans sa famille pour attendre son ordre d’incorporation, nous sommes en 1914 et la guerre se profile. Nous faisons la connaissance de son père, Henri, de son grand-père André et de son jeune frère Louis, atteint de déficience légère ainsi que d’Alex, son meilleur ami, son frère d’adoption. Tous deux vont tomber amoureux de deux sœurs Eugénie et Camille.

Malencontreusement, la guerre est déclarée juste avant qu’ils puissent se marier.

Pour notre malheur et surtout le leur, nous découvrons également Lucien de Chalvignac, un lâche qui ne supporte pas l’humiliation, un fourbe qui se venge sur ceux qui ne peuvent pas se défendre, un être veule et diabolique qui, parce qu’avec sa famille il a alimenté l’armée en canons et obus, semble hors d’atteinte de la Justice.

Julien prend le commandement du régiment de la Légion Étrangère et part se battre sur le front de l’Est. Courageux, intègre et humble, il est adoré par ses hommes et va se couvrir de gloire. À sa suite, nous pénétrons dans l’horreur des tranchées, des combats où ils doivent faire face à une armée allemande supérieure en nombre et en armement.

Ce livre est un magnifique témoignage de ce qu’ont vécu nos soldats, un hymne à leur courage et leur héroïsme.

Grièvement blessé lors d’une attaque, il est laissé pour mort. Sauvé par un colonel allemand, Friedrich von Baumgartner, qui le fait soigner par ses meilleurs chirurgiens et l’envoie dans son domaine de Bavière, Julien très diminué par ses blessures va entamer une convalescence difficile et se retrouver sous les ordres de Liese, la sœur du colonel, une jeune femme magnifique tant par son physique que ses qualités.

C’est l’occasion de vérifier une fois de plus l’absurdité de la guerre. De chaque côté de la frontière, on trouve des hommes et des femmes valeureux, pour qui l’honneur n’est pas un vain mot et pourtant le sort a voulu qu’ils soient des ennemis.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce livre. Gilles Milo-Vacéri nous offre encore une fois une œuvre bouleversante et criante de vérité dont je ne suis pas ressortie indemne : larmes de tristesse, d’émotion, d’attendrissement, sourire ému… mais également de beaux moments de joie. C’est aussi un beau témoignage de l’amour pour son terroir, une reconnaissance de ceux qui travaillent la terre.

Par contre, j’ai tout à fait compris Gabrielle Viszs, une chroniqueuse qui voulait le brûler vif ou l’écarteler : pour ma part je l’ai copieusement maudit à un certain moment qu’il devinera sans peine. Quant à vous, si vous voulez comprendre, il vous faudra lire le livre, ce que je vous recommande chaleureusement.

■ Numérique : 7,99 € - ISBN 9782374532196
■ Papier : 25,00 € - ISBN 9782374532202
■ 544 pages

■ Amazon : https://www.amazon.fr/moissons-perdues-Gilles-Milo-Vac-ri-ebook/dp/B01MXBOQQI/
■ Éditeur : http://www.editionsdu38.com/catalogue/littérature-page-38/les-moissons-perdues/
■ Numilog : https://www.numilog.com/712345/712345.ebook
■ Kobo : https://store.kobobooks.com/fr-fr/ebook/les-moissons-perdues

– avec Gilles Milo-Vacéri, Gilles Milo-Vacéri et Les éditions du 38.

 

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