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Les livres de Goéwin

bouddhisme

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Autobiographie, #Biographie, #Dalaï-lama, #Bouddhisme, #Tibet, #Inde, #Chine, #Non-violence, #Politique, #Mémoires, #Témoignage

Résumé :

« Lama Kewtsang Rinpoché, du monastère de Sera, était habillé pauvrement, mais il avait au cou un rosaire ayant appartenu au XIIIe dalaï-lama. L’enfant parut reconnaître le rosaire et demanda qu’on le lui donne. Le lama le lui promit s’il devinait qui il était, et le garçon répondit : “Sera-Aga”, ce qui, en dialecte local, signifiait “un lama de Sera”.

Le lama passa une journée entière à observer l’enfant avec un intérêt grandissant, jusqu’à l’heure du coucher. Tout le groupe passa la nuit dans la maison. Au petit matin, alors qu’ils se préparaient au départ, le garçon sortit de son lit et demanda à partir avec eux.

Cet enfant, c’était moi. »

Tenzin Gyatso, XIVe dalaï-lama

Chronique : ♥ ♥ ♥ ♥

Le témoignage bouleversant du dalaï-lama sur sa vie au Tibet avant d’être contraint à l’exil.

Le jeune Tenzin Gyatso, XIVe dalaï-lama

« Mon pays et mon peuple » est l’autobiographie de Tenzin Gyatso, XIVème dalaï-lama, publiée en 1962, alors qu’il vient de fuir le Tibet et que commence son long exil en Inde. C’est un témoignage sur le Tibet en même temps qu’un document politique sur l’invasion chinoise et le soulèvement du pays. Le but de cette biographie est de défendre la liberté du Tibet.

Le dalaï-lama commence par nous décrire son pays et plus particulièrement son village et ses traditions d’une plume empreinte de poésie. Les Tibétains sont avant toute chose des bouddhistes et ils forment un peuple heureux et paisible malgré des conditions de vie difficiles et un système féodal. On ne peut que ressentir l’amour que le dalaï-lama éprouve pour son peuple et sa terre.

Le Potala, le lieu le plus sacré du Tibet

C’est à l’âge de quatre ans et demi qu’il fut reconnu comme la réincarnation de Thupten Gyatso, le XIIIème dalaï-lama. Lorsqu’il atteint ses six ans, commence son éducation et on ne peut qu’être impressionné par le système éducatif tibétain. Le dalaï-lama expose avec beaucoup de clarté et de simplicité en quoi consistent ses convictions et sa foi en Bouddha : la réincarnation, la Loi du Karman, le Nirvana, la bouddhéité…

À 16 ans, alors qu’il n’a pas encore terminé son  apprentissage et qu’il ignore pratiquement tout de la politique, on lui demande de prendre le gouvernement du pays pour faire face à l’invasion communiste chinoise. Le Tibet se retrouve seul face à la Chine, abandonné par des Nations qu’il considérait comme amies, victime de son isolement et de sa méconnaissance des relations internationales.

Durant les neuf années qui vont suivre, le dalaï-lama va tout tenter pour préserver son peuple et son pays. Afin de lui éviter le pire, il acceptera le 23 mai 1951 de reconnaître un accord en dix-sept articles établissant que le Tibet faisait partie de la Chine, en contrepartie de l'engagement par celle-ci à ne remettre en cause ni la religion ni le gouvernement du pays, accord extorqué par la force et les menaces à la délégation tibétaine. Il choisit la non-violence et la collaboration avec l’espoir d’amener pacifiquement les Chinois à respecter leurs accords. Il accepte de se rendre en Chine et de rencontrer le fondateur et dirigeant de la république populaire de Chine, Mao Zedong, qui lui fit forte impression. Dans ses écrits, le dalaï-lama dit avoir eu « la certitude que lui, personnellement, n’utiliserait jamais la force pour convertir le Tibet au communisme. » Et lorsque les faits vont lui démontrer le contraire, il écrira : « mais j’ai encore de la peine à croire que cette oppression avait l’aval et l’appui de Mao Zedong lui-même. » Et lorsque ce même Mao lui déclare : « Je comprends très bien votre point de vue. Mais, croyez-moi, la religion est un poison. Elle a deux gros défauts : elle affaiblit une race et elle freine le progrès. Deux victimes : le Tibet et la Mongolie ont été contaminés par elle », le dalaï-lama ajoute : « Je savais bien sûr qu’il devait être un farouche ennemi de la religion ; et pourtant je le sentais sincèrement bienveillant, voire affectueux à mon égard. »

Malgré tous ses efforts pour maintenir son peuple dans la non-violence, la coexistence pacifique entre Chinois et Tibétains se révèle impossible. Dès 1956 la résistance armée s’organise, durement réprimée par l’armée d’occupation. Le nombre de victimes dans le peuple ne cesse d’augmenter jusqu’au 10 mars 1959. Persuadés que le gouvernement chinois a décidé d’enlever le dalaï-lama, les habitants de Lhassa le retiennent à l’intérieur du palais d’été alors que dans les rues la foule manifeste sa colère contre la domination chinoise. La riposte ne se fait pas attendre et le 17 mars, deux coups de canon sont tirés alors que de nombreuses rumeurs font état de la volonté chinoise de bombarder le palais. Il le sera d’ailleurs le 21 mars et la répression sera terrible.

En mars 1959, les Tibétains se rendent aux troupes chinoises à Lhassa, devant le Potala.

Le dalaï-lama décide alors de fuir caché sous l’habit d’un soldat, il réussit à quitter le palais avec sa famille, ses ministres et ses précepteurs, protégés par des guerriers tibétains. Après une longue marche harassante et périlleuse à travers l’Himalaya, ils parviendront à échapper à l’armée chinoise et à franchir la frontière pour se réfugier en Inde, le 31 mars 1959. Depuis cette date, il y réside, à Dharamsala, avec des dizaines de milliers de Tibétains fuyant le génocide organisé par les Chinois et il y a fondé le gouvernement tibétain en exil. Depuis il n’a cessé de lutter pour que les droits des Tibétains soient reconnus et pour trouver des appuis.

Le dalaï-lama est mondialement connu et est une personnalité très aimée. J’ai lu plusieurs de ses livres et j’ai toujours été très marquée par sa bienveillance, sa compassion et surtout par son pardon face aux exactions et horreurs commises par les Chinois. Dans cette autobiographie, je reconnais que j’ai eu du mal à comprendre son parti-pris favorable à Mao, mais cela n’engage que moi. Tout comme j’admire sa non-violence même si je me sens acquise à ceux qui ont choisi de résister. Par contre, j’ai eu du mal à comprendre tous les paragraphes concernant la politique et j’ai eu très envie de les sauter. Quant aux appendices, bien que très instructifs, j’avoue avoir fait l’impasse après avoir lu quelques lignes.

Cette autobiographie est très intéressante car elle nous fait découvrir toute la jeunesse du dalaï-lama ainsi que ses pensées au moment de l’invasion chinoise. Il fait revivre le Tibet d’avant. Cela dit, je comprends tout-à-fait ceux qui n’ont pas admis certaines de ses positions.

Je remercie les Éditions de L’Archipel ainsi que Babelio Masse Critique pour l’envoi de ce livre qui m’a permis de découvrir les jeunes années d’un homme remarquable qui n’a jamais cessé de combattre de façon non-violente pour que vive le Tibet et que soient reconnus ses droits face à la Chine communiste et des Nations scandaleusement indifférentes face à l’agonie d’un peuple pacifique.

Des conceptions humanitaires et un amour sincère pour tous les êtres ne peuvent être que le résultat d’une bonne perception de la substance de la religion. Peu importe le nom de celle-ci, sa compréhension et sa pratique sont le fondement d’un esprit paisible, et par conséquent d’un monde paisible. Si le calme ne règne pas en soi-même, il ne peut y avoir de paix dans l’approche d’autrui, et donc pas de relations pacifiques entre individus ou entre nations.

Mon pays et mon peuple, page 5

 

Le jeune dalaï-lama

 

La famille du 14ème dalaï-lama

 

 

7 septembre 1959 : Le 14ème dalaï-lama, Tenzin Gyatso, souverain spirituel et temporel du Tibet, arrive à Delhi, lors de sa première visite dans la capitale indienne depuis qu'il a demandé l'asile.

 

Le palais du Potala

 

Le palais du Potala

 

Sa Sainteté lors de ses examens finals de Guéshé Lharampa qui eurent lieu à partir de l’été 1958 jusqu’au mois de février 1959 à Lhassa, au Tibet

 

Zhou Enlai, le Panchen-Lama, Mao Zedong et Sa Sainteté le Dalaï Lama en 1956 à Beijing, en Chine.

 

Tenzin Gyatso (14e dalaï-lama), en compagnie de Mao Zedong et de Choekyi Gyaltsen, (10e panchen-lama) à Pékin en 1954

 

En mars 1959, les Tibétains se rendent aux troupes chinoises à Lhassa, devant le Potala.

 

Le Dalaï-lama et Gandhi, même combat : la non-violence.

 

La communauté tibétaine de l'Inde, Dharamsala

 

Dharamsala

 

Sa sainteté le Dalaï-lama en 2017

 

SS le dalaï-lama

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Enquête, #Inde, #Tibet, #Bouddhisme, #Opéra, #Théâtre, #Terrorisme

Résumé :

C’est l’effervescence à l’école de Namdang au Sikkim : la pièce de théâtre tirée d’un opéra tibétain, dont Gopika interprète le premier rôle, a retenu l’attention du directeur d’une revue culturelle internationale. Un rayon de soleil dans l’atmosphère brumeuse de cette veille du Nouvel An tibétain ! D’autant que la situation politique est préoccupante, entre les violences d’une grève générale et les tensions à la frontière entre l’Inde et la Chine.

Mais voilà qu’avec la mort étrange d’un commerçant népalais de Namdang, les premières pièces d’un inquiétant puzzle se mettent en place. Gopika, Doc Tenzin et leurs amis devront faire appel à toutes leurs ressources pour déjouer un noir complot destiné à embraser la région.

Après Le talisman tibétain, Les évadés du Toit du Monde et La vallée du yak sauvage, Complot au Sikkim est le 4e tome des enquêtes de Gopika, jeune enseignante indienne, et de son ami Doc Tenzin, médecin traditionnel tibétain.

 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Amour et complot au pays de Gopika.

Gopika

 

La jolie Gopika, professeur d’anglais et de hindi au collège de Namdang dans le Sikkim, retrouve ses amis le docteur Tenzin Mingour, médecin traditionnel tibétain et lama Tsültrim, professeur de religion au monastère de la Rivière Blanche, pour leur traditionnel pique-nique du mercredi. Une fois n’est pas coutume, il ne se tiendra pas dehors, vu les conditions climatiques, mais à l’intérieur du gymnase où les élèves répètent les danses qu’ils interprèteront lors de la représentation de Zukyi Nyima. Il s’agit d’un opéra traditionnel tibétain très connu. Le directeur de l’école de Namdang, Gendün Norbou, l’a transformé en pièce de théâtre et Gopika y tient le rôle principal, celui de Zukyi Nyima, une reine indienne, fille de brahmane. Gopika n’a guère le moral et Doc Tenzin espère que son rôle dans la pièce la distraira et lui permettra de retrouver sa joie de vivre. Dans le même temps, la situation politique est particulièrement tendue : grève générale violente, sabotages et plus que jamais, des tensions à la frontière entre l’Inde et la Chine. Enfin l’assassinat d’un commerçant népalais qui n’est autre que le père de Sunita, l’employée de maison de Gopika, va entraîner nos amis sur les traces de dangereux comploteurs.

Je remercie chaleureusement Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour l’envoi de « Complot au Sikkim ». J’avais hâte de connaître la suite des aventures de Gopika et je l’ai retrouvée en pleine déprime. Elle n’a vraiment pas le moral pour plusieurs raisons : le mauvais temps ; l’obligation d’économiser le gaz ; la venue de Sunita, son employée de maison, qui trouble la solitude à laquelle elle aspire ; sa brouille avec son amie Shirley et surtout son coup de foudre pour deux hommes à la fois. Heureusement, son

Un lhassa-apso, un des chiens de Doc Tenzin

ami Doc Tenzin est là pour la soigner, ce qui nous permet d’en apprendre un peu plus sur la médecine traditionnelle tibétaine. Nous assistons à une consultation et c’est tout à fait surprenant. Tout comme la croyance du Doc aux présages : « C’est un très mauvais présage ! Quand un chien creuse un trou sans raison apparente, on dit au Tibet qu’il creuse une tombe… » ou encore les consignes qu’il donne pour prendre les médicaments. J’admire profondément toutes les connaissances de Bernard Grandjean et c’est un véritable plaisir de le lire. Sa plume est telle que dès les premières lignes, je suis transportée à Namdang et immergée dans la vie de Gopika et de ses amis. C’est vraiment un voyage fantastique.

À chaque nouveau tome, je découvre un peu plus la vie quotidienne en Inde ainsi que les us et coutumes indiens et tibétains. Gopika prend de plus en plus d’importance au fil des volumes. Notre Fleur de Bombay a un cœur d’or

et devant la détresse de Sunita qui se retrouve seule au monde, elle n’hésite pas une seconde et lui propose de venir habiter chez elle. Tout comme elle se tiendra à ses côtés pour toutes les cérémonies de prières et de la crémation. Mais c’est aussi une jeune femme qui rêve d’aimer et d’être aimée. Elle cherche le bonheur et l’amour, prise entre modernisme et anciennes coutumes. C’est un magnifique personnage de femme et elle se montre d’une intelligence redoutable lorsqu’il s’agit de résoudre une enquête. Nous en avons la preuve une fois de plus dans « Complot au Sikkim ». Par contre côté cœur, elle n’a vraiment pas de chance.

Gopika peut compter sur le soutien de ses amis, en particulier sur celui de Shirley, sa complice actrice, qui n’hésitera pas à mettre leur amitié en danger pour lui remettre les idées en place. Elle ne mâche pas ses mots et se comporte en véritable amie. Leurs dialogues sont un régal. Et puis nous avons le docteur Tenzin Mingour qui est un véritable sage. Mais alors là, il m’a bluffée avec ses pouvoirs de napka ! Dans ce quatrième tome, Bernard Grandjean nous fait découvrir l’Opéra Tibétain. À cette occasion, j’ai appris qu’il avait été inscrit en 2009 au patrimoine culturel immatériel de

Rôle tenu par Gopika : Zukyi Nyima ou Corps de Soleil

l'humanité par l’UNESCO. J’ai adoré tout ce qui concernait cet opéra ou Aché Lhamo, en particulier l’histoire de Zukyi Nyima/Corps de Soleil et les versets, extraits du texte original.

Une fois de plus, Bernard Grandjean m’a totalement captivée. D’une plume élégante, avec des mots bien choisis et des personnages toujours plus attachants, il m’a enchantée par son récit qui mêle Histoire et traditions, humour et fantaisie, réalisme d’une enquête policière et dénonciation de la situation politique au Tibet et en Inde. C’est toujours avec un petit pincement au cœur que je quitte Gopika et ses amis et j’attends avec impatience la suite de leurs aventures. Je ne peux que vous recommander chaleureusement « Complot au Sikkim ». Pour moi, c’est un coup de cœur.

Ma dernière pensée sera une pensée d’amour,
Sur le point de mourir je n’aurai pas de regret.
Sans accorder un moment à son propre sort,
Il ne faut penser qu’au seul sort d’autrui.
Quand bien même vos amis deviendraient vos pires ennemis,
Accueillez-les d’une âme bienveillante
Et avec un affectueux sourire…

Extrait des prières du deuxième acte de Zukyi Nyima, celles dites par Corps de Soleil en attendant la mort.

Gopika

 

Carte des états de l'Inde

 

Carte de l'Inde

 

Le salwar Kameez : Ensemble tunique-pantalon

 

Le Chuba : vêtement tibétain croisé traditionnel

 

L'Histoire de Zukyi NYima, la reine indienne

 

Gurkhaland

 

Reliquaire tibétain

 

Moulin à prières

 

Sigle du club de football de Liverpool

 

Chapati : Pain indien plat de forme ronde

 

Dharamsala, Institut Norbulingka

 

Palais du Potala de Lhassa

 

Chien apso : Doc Tenzin en possède deux

 

"Un ghat de quelques marches était précédé d’une plate-forme cimentée sur laquelle on brûlait les corps."

 

La crassula ou arbre de jade posé sur la fenêtre de Gopika

 

Zukyi Nyima, ou Corps de Soleil.

 

Lion de la Lune et Corps de Soleil

 

Opéra Tibétain

 

Aché Lhamo ou Opéra Tibétain

 

Om Mani Pémé Hum

 

Harley Davidson Street 750, moto de Ram Yadav

 

Un modèle de costume de femme de Lhassa

 

monastère d’Enchey

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Paix, #Pleine Conscience, #Respiration, #Bouddhisme

Résumé :

C’est un véritable message d’espoir que nous offre Thich Nhat Hanh à travers cet ouvrage, sans doute son œuvre la plus importante à ce jour : nous ne sommes pas sans ressource face à la violence. La paix véritable est toujours possible et nous pouvons prévenir la guerre sous toutes ses formes, depuis celle de nos pensées jusqu’aux conflits qui déchirent les nations. Le Vénérable Thich Nhat Hanh a en effet travaillé inlassablement à la réconciliation entre le Sud et le Nord Vietnam : il a organisé la reconstruction des villages détruits et tenté de convaincre les dirigeants de l’efficacité de la non-violence.
Ce livre pratique qui mêle paraboles bouddhistes et techniques de méditation s’adresse à tous pour nous aider à mieux vivre au quotidien en appliquant la non-violence en pensée et en action. Pour cela nous détenons un pouvoir précieux : celui de générer la compréhension, la compassion et la paix, à tous les niveaux de notre vie, individuelle, familiale, collective, nationale et internationale.
Avec son inimitable mélange de bienveillance, de candeur et de courage, Thich Nhat Hanh nous exhorte à ne pas baisser les bras : nous ne sommes pas démunis, nous pouvons faire vivre la paix ici et maintenant.

Mon avis : ♥ ♥ ♥

Un véritable trésor, un livre à mettre entre toutes les mains, à lire et à relire et surtout à mettre en pratique.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Jean-Claude Lattès pour l’envoi de ce service presse. Je vais d’ailleurs m’empresser de me le procurer en version brochée tant ce petit livre est un guide de vie à avoir toujours sous la main pour le mettre en pratique.

On ne présente plus Thich Nhat Hanh, maître bouddhiste zen vietnamien et ardent défenseur de la paix. Pour ceux qui veulent en savoir plus : http://www.thich-nhat-hanh.fr/index0ed2.html?option=com_content&view=article&id=24&Itemid=74

Thich Nhat Hanh

 

« L’art de la paix » est un petit livre précieux  dont les maîtres-mots sont paix, amour, compassion, méditation, pleine conscience, respiration, non-violence… L’auteur nous montre le chemin pour apprendre à se réconcilier avec soi-même et les autres. On y découvre la vraie nature de la paix ainsi que tous les germes de violence que nous portons en nous. De plus, Thich Nhat Hanh nous partage des souvenirs, comment il a mis en pratique ce qu’il nous apprend lors de la guerre du Vietnam ou dans sa communauté du Village des Pruniers. Il nous apprend comment respirer, marcher, manger, écouter et parler en pleine conscience. Il nous enseigne les formules de méditation pour une écoute emplie de compassion, comment transformer notre souffrance, sourire pour accueillir et renforcer les émotions positives et bien plus encore. Au fil des pages, il nous explique “les Cinq Exercices de Pleine Conscience”, “les quatre catégories d’aliments”, “les bases de l’action juste : Les Quatre Nobles Vérités”, “les Cinq Saluts à la Terre”, “les Cinq Contemplations” avant de commencer un repas. Le livre se termine avec le “Manifeste 2000 pour une culture de la paix et de la non-violence”. De plus, il met l’accent sur la famille et les enfants, comment mettre en pratique la pleine conscience pour que la paix règne entre conjoints, entre parents et enfants. L’auteur dénonce en même temps les ravages de la surconsommation, la fuite de nous-mêmes, la recherche toujours insatisfaite du plaisir, des possessions… Il nous démontre les violences que nous nous infligeons avec le tabac, l’alcool, la télévision, la drogue, et plaide pour une éthique aidée de la pleine conscience.

Thich Nhat Hanh a une écriture limpide, ses mots sont simples et bien choisis et la traduction rend pleinement justice à ses écrits. Sa plume délicate et poétique nous introduit en douceur dans la pratique. Oui, la paix est possible et elle commence ici et maintenant.

« L’art de la paix Apprendre à se réconcilier avec soi-même et les autres » de Thich Nhat Hanh — Jean-Claude Lattès
« L’art de la paix Apprendre à se réconcilier avec soi-même et les autres » de Thich Nhat Hanh — Jean-Claude Lattès

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Enquête, #Tibet, #Bollywood, #Cinéma, #Bouddhisme

Résumé :

Après Le talisman tibétain et Les évadés du Toit du Monde, pas de trêve pour nos enquêteurs, Gopika, jeune enseignante au Sikkim (Inde), et Doc Tenzin, médecin traditionnel tibétain !

Alors que les deux amis font tout pour faciliter la réalisation d’un film dans une vallée écartée de l’Himalaya, ils se trouvent confrontés à un mystérieux vol de manuscrit, puis à un double meurtre. Et sur les lieux mêmes du tournage, une jeune nonne vivant en ermite est menacée de mort.

Pourquoi s’en prendre à une nonne ?

Est-ce que ces événements sont liés ?

Et comment Gopika peut-elle garder l’esprit clair pour l’enquête alors qu’elle tombe amoureuse des deux jeunes acteurs du film ?

 

Entre traditions tibétaines, réalités indiennes et fantasmes de Bollywood, humour et dépaysement sont au rendez-vous de ce troisième roman de la série Crimes en Himalaya.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Coup de cœur ! Namasté !

Gopika est tout heureuse. Non seulement son amie Shirley est à Namdang mais en plus, le nouvel amour de cette dernière n’est autre que Kirtan Kapoor, un réalisateur célèbre qui a décidé de tourner son prochain film, “La montagne des trois amours”, dans les magnifiques paysages de l’Himalaya.

Une passerelle suspendue

Le lieu choisi appartenant à un monastère de religieuses bouddhistes, Gopika et surtout son ami, Doc Tenzin, sont chargés d’obtenir l’autorisation de l’abbesse. Tout irait donc pour le mieux si un précieux manuscrit n’avait été dérobé au couvent. Pire encore, une jeune nonne ermite a par deux fois échappé à des tentatives d’assassinat. Nos deux enquêteurs vont avoir fort à faire, d’autant plus qu’ils vont devoir résoudre deux meurtres. La situation est encore plus complexe pour Gopika qui va tomber amoureuse des deux jeunes et beaux acteurs principaux de “La montagne des trois amours”.

Un grand merci à Anita Berchenko ainsi qu’aux Éditions du 38 pour ce service presse. Je me suis régalée avec ce troisième tome de « Crimes en Himalaya ». Je suis définitivement accro aux aventures de la jolie Gopika et de Doc Tenzin. Bernard Grandjean nous offre une nouvelle intrigue pleine de jolies surprises. Humour, amour et amitié sont au rendez-vous d’une enquête qui va nous entraîner des fastes de Bollywood au dépouillement de l’ermitage d’une nonne bouddhiste, de la bibliothèque d’un monastère

tibétain aux somptueux paysages d’une vallée himalayenne, de l’inquiétante majesté des yaks à la sauvagerie de meurtres…

Comme toujours l’auteur est extrêmement bien documenté ; « La vallée du yak sauvage » m’a permis d’en apprendre toujours plus sur les traditions et la médecine tibétaines, mais aussi sur la pensée bouddhiste,

Machig Lagkyi Drönma

sur les populations qui vivent dans le Sikkim, leurs conditions de vie, leurs croyances et leurs coutumes. J’ai été transportée sur les routes dangereuses de l’Himalaya par la magie de la plume de Bernard Grandjean, découvert et admiré l’imposante majesté des yaks et surtout, j’ai suivi Gopika. Son personnage s’affirme de plus en plus au fil des tomes et j’avoue que j’ai hâte de découvrir comment elle va résoudre son dilemme amoureux surtout par rapport à sa famille hindoue dont les usages divergent de ceux des Tibétains.

Conclusion : si vous aimez voyager, découvrir d’autres façons de vivre, de

penser, de prier, lire de bons romans policiers, alors « La vallée du yak sauvage » et plus généralement la série « Crimes en Himalaya » sont faites pour vous.

« Crimes en Himalaya Tome 3 La vallée du yak sauvage » par Bernard Grandjean — Les Éditions du 38 Collection 38, rue du Polar
Machig Lagkyi Drönma

Machig Lagkyi Drönma

« Crimes en Himalaya Tome 3 La vallée du yak sauvage » par Bernard Grandjean — Les Éditions du 38 Collection 38, rue du Polar

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Résumé :

Deux prisonniers évadés d’une prison-hôpital du Tibet se réfugient en Inde. Aussitôt, les services chinois, relayés par la pègre indienne, tentent de les enlever pour les rapatrier en Chine.

Alors que de nombreux Tibétains fuient régulièrement leur pays sous domination chinoise, pourquoi les autorités de Pékin tiennent-elles tant à récupérer ces deux-là ? Quels secrets les évadés cachent-ils ? Agrawalbhai, figure de la pègre de Bombay, va-t-il réussir à utiliser la situation au seul bénéfice de ses activités criminelles ? 

Après Le Talisman tibétain, Gopika, jeune enseignante au Sikkim, et son ami Tenzin, médecin traditionnel tibétain, se retrouvent à nouveau au cœur de l’action, et ils n’hésitent pas à prendre tous les risques. Leur enquête va entraîner le lecteur des monastères de l’Himalaya aux fêtes déjantées de Bollywood, des plantations de thé de Darjeeling aux bas-fonds de Bombay.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Coup de cœur ! Une nouvelle enquête de Gopika et Doc Tenzin.

J’ai retrouvé avec bonheur la jolie Gopika et Doc Tenzin comme deux amis qui me sont chers. Dans ce deuxième opus de la série Crimes en Himalaya, nos deux héros vont devoir résoudre une question bien intrigante : qu’ont donc de si spécial les deux prisonniers évadés d’une prison-hôpital au Tibet pour que le gouvernement chinois mette tout en œuvre pour les rattraper ? C’est d’autant plus surprenant que chaque année de nombreux Tibétains s’enfuient en Inde et Pékin ne tente pas de les récupérer.

Lobsang Lhakpa est un jeune homme tibétain de 25 ans et Dong Bao une jeune femme Han de 19 ans. Tous deux sont emprisonnés pour des motifs qui seraient risibles si ce n’était pas aussi dramatique. De plus, atteints tous deux d’une grave maladie du sang d’après les autorités chinoises, ils ont été transférés à la prison-hôpital de Phari au Tibet. Amoureux l’un de l’autre, ils ont décidé de tout tenter pour quitter le Tibet et rentrer en Inde.

Himalaya

Merveilleux amour que celui de Lobsang et Norbou — c’est ainsi qu’il l’appelle, cela veut dire “Joyau” en tibétain — qui fait que Lobsang préfère mourir avec celle qu’il aime plutôt que de se sauver tout seul. Hélas, à peine arrivés en Inde, ils sont victimes d’un enlèvement. Doc Tenzin et Gopika vont se lancer dans une enquête à hauts risques.

Un nouvel arrivant s’est joint à Gopika et Doc Tenzin pour leur pique-nique hebdomadaire, il s’agit de lama Tsültrim Norbou, professeur de tibétain et de religion à la Namdang Tibetan School où Gopika est professeure d’anglais et de hindi. Notre lama est loin d’être insensible au charme de la jeune femme et ce d’autant plus qu’il appartient à une branche du bouddhisme qui autorise les lamas à fonder une famille. Je ne me lasse pas de lire les taquineries qu’échangent Gopika et Doc Tenzin. J’adore leurs reparties et leur humour.

La médecine que pratique Doc Tenzin est toujours aussi passionnante à découvrir ainsi que sa manière d’étudier les caractères d’après les caractéristiques physiques. C’est un homme profondément bon, un sage qui est incapable de résister à Gopika qu’il considère un peu comme sa fille. Gopika est une jeune femme adorable d’une générosité sans bornes et d’une intelligence redoutable. Le pauvre Tenzin ne fait pas le poids face à elle. Pleine d’inventivité et de fantaisie, elle ne recule devant rien pour obtenir les réponses qu’elle cherche : mensonges pour la bonne cause, maquillage, déguisements… Nous allons les suivre dans une plantation de thé qui appartient à Kashi Agrawal encore appelé Agrawal le Serpent ; c’est un businessman criminel de la pire espèce, un proxénète. Les Chinois ont fait appel à lui pour retrouver et leur livrer Lobsang et Norbou. Gopika va prendre tous les risques et jouer un jeu très dangereux. Heureusement elle bénéficie d’une chance insolente car elle a le chic pour se mettre dans des situations qui seraient inextricables pour d’autres.

Bernard Grandjean une fois de plus m’a totalement emportée dans son histoire. Le suspense est maintenu jusqu’à la révélation de la fin. J’avais tout imaginé mais je n’aurais jamais pensé à cette machiavélique explication. Je n’ai pas eu le temps de souffler et j’ai voyagé de l’Himalaya au monastère tibétain, de Namdang à Bombay, d’une plantation de thé

Une plantation de thé au Sikkim

aux grandes réceptions de Bollywood. Et qu’est-ce que j’ai pu m’inquiéter pour la santé de Norbou et de Gopika ; d’ailleurs plusieurs fois je me suis dit, elle est complètement folle ! Mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est tout ce que j’apprends grâce aux connaissances de l’auteur. Ses livres sont une occasion de faire connaître la situation du Tibet, de dénoncer les mensonges du gouvernement chinois, l’odieuse exploitation des ouvriers dans les plantations de thé, de découvrir la vie des exilés tibétains, la générosité du gouvernement indien à leur égard et l’accueil fait au Gouvernement tibétain en exil. J’ai refermé « Les évadés du Toit du Monde » à regret et j’ai hâte de découvrir la suite.

Je remercie Anita Berchenko et Les Éditions du 38 pour cette magnifique lecture et ce merveilleux voyage en Inde et au Tibet. À travers ses personnages attachants, Bernard Grandjean nous offre un récit rempli de beaux messages d’amour et de fraternité où grâce à l’amitié et au courage, l’injustice est combattue et le mal vaincu. J’ajouterai qu’en ce qui me concerne, ses livres sont porteurs de paix et de sérénité car empreints de l’esprit du bouddhisme.

Quand on fait des manœuvres en douce, un jour le fond du sac se perce !

Proverbe tibétain

Le médecin avait aussi remarqué que sa robe rouge sombre, de même que ses chaussures basses à lacets, étaient toujours d’une propreté impeccable. Cela aussi était bon signe, car ce souci de netteté augmentait son potentiel de chance et éloignait le mauvais sort.

Vous devriez savoir que médecin et médicaments forment un tout, que la personnalité du médecin, la façon dont il parle au patient, son attitude même, sont responsables au moins autant que ses médications de la guérison du malade.

Mais comme on dit au Tibet, celui qui est saoulé de bière dessaoulera, mais celui qui est saoulé d’argent ne dessaoulera jamais !

Rien n’est permanent, se dit-il en soupirant. Le Tibet disparaîtra, comme le XIIIe Dalaï lama, le prédécesseur de l’actuel, l’a annoncé dans ses terribles prédictions. Mais la Chine aussi disparaîtra ; même la terre disparaîtra. Alors mieux vaut se préoccuper de son karma plutôt que de gaspiller son temps sur des sujets par nature impermanents…

La philosophie du Bouddha nous met en garde contre l’attachement qui obscurcit l’esprit, mais pas contre l’amour qui ouvre le cœur !

Everest Himalaya

Everest Himalaya

Boddhisattva Manjoushri

Boddhisattva Manjoushri

Grand Guru Padmasambhava

Grand Guru Padmasambhava

Ouvrière dans une plantation de thé au Sikkim

Ouvrière dans une plantation de thé au Sikkim

Jeune femme tibétaine

Jeune femme tibétaine

Habit traditionnel tibétain

Habit traditionnel tibétain

Ensemble AnarkaliEnsemble Anarkali

Ensemble Anarkali

Ensemble Anarkali en soie

Ensemble Anarkali en soie

Jeune femme en sari

Jeune femme en sari

L'art de draper un sari

L'art de draper un sari

Tara verte : Doc Tenzin a demandé à Guéshé Tenpa et à lama Tsültrim d’exécuter le grand rituel de protection des vingt et une Tara pour Norbou et Gopika

Tara verte : Doc Tenzin a demandé à Guéshé Tenpa et à lama Tsültrim d’exécuter le grand rituel de protection des vingt et une Tara pour Norbou et Gopika

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Enquête, #Cinéma, #Amitié, #Tibet, #Bouddhisme, #Bernard Grandjean

Résumé :

Namdang est une paisible bourgade du Sikkim, au pied de l’Himalaya. Paisible, vraiment ?

Un vieux lama tibétain se passionne pour la photo de Speedy Ping, célèbre acteur chinois. Pourquoi ?

Et quand, réfugié dans la maison que son ami Anil Roy, vedette de Bollywood, possède à Namdang, Speedy Ping échappe de peu à un assassinat, le mystère s’épaissit.

Qui sont ses ennemis ?

Que veulent-ils ?

Gopika, jeune et jolie enseignante, et son ami Doc Tenzin, médecin traditionnel tibétain, vont tenter de résoudre l’énigme. Entre mirages du cinéma indien et mystères du Tibet...

Crimes en Himalaya est la nouvelle série policière de Bernard Grandjean, qui met en scène un duo atypique : Gopika, jeune enseignante indienne et Doc Tenzin, médecin traditionnel tibétain.

Ensemble, sur les terres himalayennes et sur fond de turbulences politiques entre Tibet, Chine et Inde, et de corruptions en tous genres, ils vont mener l’enquête pour résoudre meurtres, intrigues, mystères...

 Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Partez pour l’Himalaya et enquêtez avec la jolie Gopika et Tenzin Mingour, un médecin tibétain.

Alors que nos trois amis, Gopika Pathak, jeune femme d’une grande beauté

Gopika

et passionnée de cinéma, professeur d’anglais et de hindi à l’école tibétaine de Namdang, Tenzin Mingour, médecin tibétain traditionnel mais également un nakpa ce qui veut dire qu’il prononcé des vœux bien que n’étant pas moine et Thoubten Norbou, lama au monastère de Namdang pique-niquent ensemble ainsi qu’ils le font chaque semaine, la conversation vient à porter sur un célèbre acteur chinois d’origine tibétaine, Speedy (Gyeltsen) Ping, qui se serait enfui de Chine suite à une accusation de corruption. Lorsqu’il découvre la photo qui illustre un article consacré à la star, Thoubten Norbou se montre fortement intrigué par le talisman que Ping Ping porte autour de son cou, ce qui attise fortement la curiosité des deux autres. Curiosité qui ne fera que se renforcer lorsque Speedy Ping, qui s’est réfugié à Namdang dans la demeure de son ami acteur Anil Roy échappe de peu à la mort.

Nous faisons la connaissance de nos trois héros et à travers eux nous apprenons plein de choses sur la médecine traditionnelle tibétaine, sur les coutumes de ce peuple, leur nourriture, sur le bouddhisme, le quotidien dans un monastère, mais aussi sur Bollywood. Grâce à Gopika Pathak et à son amour du cinéma, nos trois amis vont être entraînés dans une enquête fertile en questions et en rebondissements qui les mettra en rapport avec des stars de Bollywood. Lama Thoubten et Doc Tenzin tous deux nés au Tibet ont connu les camps de rééducation chinois et se sont enfuis en Inde. Speedy Ping, également d’origine tibétaine, se réfugie à

Région du Sikkim au nord de L'Inde

Namdang pour échapper aux conséquences de ses actes : il est devenu malgré lui blanchisseur d’argent sale pour le Vieux Camarade Weng, un chinois puissant et corrompu aussi dangereux que retors qui ne lui a guère laissé le choix. Malheureusement le gouvernement chinois a découvert le pot aux roses et notre acteur a sauté dans le premier avion, ce qui l’a conduit d’abord à Bombay où son ami Anil Roy, un autre acteur, lui conseille de mettre par écrit et dans un coffre-fort toutes les malversations auxquelles il a été associé puis de trouver un compromis avec Weng. En attendant il pourra se cacher dans la demeure qu’il possède à Namdang. À cause d’un empoisonnement digestif, il va entrer en relation avec Doc Tenzin, ce qui nous permet de découvrir la médecine tibétaine.

J’ai énormément apprécié ma lecture du « Talisman tibétain ». J’ai retrouvé avec grand plaisir la plume de Bernard Grandjean

Bernard Grandjean

que j’avais découvert avec « La demoiselle de Rosling ». Ici l’auteur nous fait partager son amour pour le Tibet à travers les aventures de ses trois héros dont deux sont en exil. À travers ses descriptions, j’ai pu saisir la pauvreté matérielle dans laquelle ils vivent et la profonde bonté qui les anime. Et j’ai surtout ressenti la joie qui les habite. Bernard Grandjean a une écriture limpide et agréable, teintée d’humour. Grâce à sa plume, je me suis retrouvée au pied de l’Himalaya, il m’a fait voyager, respirer l’air de la montagne. Il dépeint à merveille la psychologie de ses personnages et je me suis immédiatement attachée à eux. Je me réjouis d’ailleurs de les retrouver dans un prochain ouvrage. J’ai aimé découvrir leur passé, leurs blessures et me suis passionnée avec Gopika pour l’enquête menée par Doc Tenzin. Il faut dire que les mystères sont nombreux et que les intrigues ne sont pas simples entre chinois corrompus, lamas énigmatiques, meurtres et tentatives de meurtres, sans oublier l'étrange talisman que porte Ping Ping. Mais Gopika et Doc Tenzin ne s’en laissent pas conter et leur sagesse viendra à bout de toutes les difficultés.

Je ne peux que vous conseiller ce roman, premier d’une série nommée « Crimes en Himalaya ». Du mystère, du suspense, de l’humour, de l’amitié, une belle découverte de la région du Sikkim dans l’Inde et de la culture tibétaine… N’hésitez pas et vous deviendrez accro.

Le lion des neiges

Le lion des neiges

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Bouddhisme, #Religion, #Spiritualité, #Pleine conscience, #Méditation, #Paix, #Développement personnel

Résumé :

À travers le récit des épreuves qui ont jalonné sa vie, de son exil forcé du Vietnam, son pays natal, à son combat aux côtés de Martin Luther King pour les droits civiques, Thich Nhat Hanh, le grand maître du bouddhisme, nous révèle son parcours d'artisan de la paix et nous livre un récit très émouvant et plein d'espérance.

Dans La Terre est ma Demeure, récit autobiographique, Thich Nhat Hanh nous révèle son parcours d'artisan de la paix, le cheminement qui lui a permis de prôner la pleine conscience tout autour du monde et qui a fait de lui un chef spirituel. Dans de courtes vignettes, il évoque tour à tour son rapport à la pauvreté et au dénuement, à la guerre et à l'exil, son combat pour les droits civiques aux côtés de Martin Luther King et la création du Village des Pruniers, autant d'expériences qui incarnent son enseignement : la méditation en pleine conscience. On découvre un homme qui mène depuis toujours un combat de chaque instant en faveur de la paix et de la sagesse, un moine révolutionnaire qui a inventé le bouddhisme engagé pour libérer le peuple et abolir l'injustice sociale.
La Terre est ma Demeure, récit émouvant et optimiste, brosse le portrait d'un homme qui aura fait de sa vie un message. " Nous n'enseignons pas que par la parole. Nous enseignons par notre façon de vivre. Ma vie est mon enseignement. Ma vie est mon message. "

 

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Quand vie et message ne font qu’un…

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Belfond pour ce Service Presse qui m’a permis de découvrir un autre ouvrage de Thich Nhat Hanh. Homme de paix, Thich Nhat Hanh est un moine bouddhiste vietnamien. Au fil des pages, il nous partage ses souvenirs en chapitres courts, très riches d’enseignement et de sagesse. Les dessins qui illustrent le texte sont apaisants et empreints de poésie. Chaque texte est une application de l’art de vivre en pleine conscience à chaque instant : respirer en pleine conscience ; marcher en pleine ; cuisiner, manger, laver la vaisselle en pleine conscience… Devenu moine à l’âge de 16 ans, il révolutionna l’enseignement et la pratique bouddhiste en fondant une nouvelle communauté engagée dans le but d’ “aider à changer la société et à répondre aux défis de notre époque”. Contraint de s’exiler pour avoir appelé à la paix lors de la guerre du Vietnam, il rencontrera Martin Luther King et œuvrera avec lui. Plus tard il viendra en aide aux boat-people. Réfugié politique en France, il créera le Village des Pruniers, un Centre Bouddhique qui organise des retraites. Je crois que cette citation de Thich Nhat Hanh illustre parfaitement ce qu’il est et ce qu’il vit : « Nous n’enseignons pas que par la parole. Nous enseignons par notre façon de vivre. Ma vie est mon enseignement. Ma vie est mon message. »

Un livre au service de la paix qui nous apprend à vivre pleinement l’instant présent, “ici et maintenant” où que nous soyons, quoi que nous fassions.

Thich Nhat Hanh et Martin Luther King

Thich Nhat Hanh et Martin Luther King

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