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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Articles avec #blessures du passe catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance MM, #Surdité, #Amitié, #Amour, #Érotisme, #Vengeance, #Handicap, #Divorce, #Lois, #Blessures du passé

Résumé :

Thomas a 35 ans et mène une vie d’enseignant tout ce qu’il y a de plus banale... Ou presque. Un soir d’hiver, il rencontre Julien.

Julien, qui se fait tabasser.

Julien, ses cheveux d’or et sa gueule d’ange.

Julien, qui le regarde avec des yeux pleins d’amour.

Pas moyen de faire autrement, Thomas le prend sous son aile. Mais une chose est sûre : il n’a jamais été attiré par les hommes. Et ce n’est pas près de changer.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Une romance pas si légère qui aborde de graves problèmes de société.

Alors qu’il sort de cours, Thomas vole au secours de Julien qu’il a d’abord pris pour une femme et qui se fait agresser dans l’indifférence générale. Ému par la détresse du jeune homme mais également sous le charme, Thomas finit par le recueillir chez lui. Thomas est sourd et souffre de temps en temps de crises d’acouphènes qui le mettent hors d’état de faire quoi que ce soit. Entre ces deux êtres blessés par la vie, l’amour sera-t-il possible ?

Encore un grand merci à Anita Berchenko et aux Éditions du 38 pour ce Service Presse. Tout d’abord j’ai été assez surprise, je m’attendais à lire une romance légère et je suis tombée sous le charme de deux êtres que la vie n’a pas ménagés. Thomas est sourd et il enseigne la langue des signes dans un Institut de Formation. Il sort d’un divorce plus que difficile et douloureux avec Mathilde qui l’a profondément marqué. Il souffre régulièrement de violents acouphènes accompagnés de migraines qui le rendent quasi aveugle. Julien a eu une enfance épouvantable et ensuite a multiplié les amants avant de tomber sous la coupe d’un pervers. Passionné de cuisine, il souhaite en faire son métier.

Je me suis profondément attachée à eux ainsi qu’à leur amie Caroline. Leurs caractéristiques principales sont la générosité, le pardon, la résilience, l’amitié et Pauline Derussy nous conte une magnifique histoire d’amour, pleine d’espoir et de tendresse. Sa plume fluide et légère est tout entière au service de ces deux hommes qui vont s’apprivoiser petit à petit et se guérir mutuellement. Ensemble ils traverseront encore bien des épreuves mais grâce à leur amour, ils en viendront à bout. L’auteure dénonce en particulier la difficulté que rencontrent les personnes sourdes et malentendantes lors de procès où le manque d’interprètes en langue des signes conduit à une situation tout à fait scandaleuse. J’ai énormément apprécié que l’un des héros souffre d’un handicap ; il y a trop peu de livres qui donnent la parole à des personnes handicapées ou des personnes tout à fait ordinaires. Alors un grand merci à Pauline Derussy pour l’avoir fait !

Une belle histoire de résilience et d’amour entre deux hommes, une ode à l’amitié et à la tendresse.

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Résumé :

Lucide et sans mièvrerie, porté par une écriture pleine de poésie, un témoignage bouleversant sur les mécanismes de la dépression et les liens uniques qui se nouent avec nos animaux de compagnie.

Julie Barton a 22 ans lorsqu'elle se retrouve paralysée d'angoisse sur le sol de sa cuisine new-yorkaise. Sa mère qui l'aide à faire ses bagages et la ramène auprès des siens, dans l'Ohio. Personne ne comprend ce qui lui arrive, elle-même ne se reconnaît pas. Le diagnostic tombe : c'est la dépression. Commence alors un long et douloureux cheminement pour comprendre et recouvrer la santé... Psychanalystes, psychiatres, parents, tous désespèrent de la voir sortir de cet état d'autodestruction qui la tient prisonnière. C'est l'adoption de Bunker, un golden retriever, et l'amour inconditionnel qui l'unit très rapidement au chiot, qui va changer son destin, modifier sa perception d'elle-même et des autres, et lui permettre de comprendre la cause refoulée de son mal-être.

Un témoignage bouleversant, qui fouille la prégnance des traumatismes infantiles, démontre la nécessité du pardon et la capacité de l'humain à surmonter les plus difficiles épreuves. Un texte plein d'espérance, qui dépeint le combat acharné d'une jeune femme pour vivre.

Mon avis :

Coup de cœur ! Ce livre est une merveille.

Avant toute chose je veux remercier les Éditions Belfond ainsi que NetGalley pour ce Service Presse bouleversant. Dog Médecine c’est l’histoire de Julie, 22 ans, qui un soir s’est effondrée sur le sol de son appartement totalement submergée par des idées dépréciatives et suicidaires, incapable de réagir. Par chance, elle a réussi à joindre sa mère qui aussitôt a pris la route pour venir la chercher. Jusqu’à ce que sa dépression soit diagnostiquée, tous se sentent désarmés et ne savent pas trop comment l’aider. La jeune femme va se battre pour s’en sortir mais n’y parviendra réellement qu’après l’adoption d’un adorable chiot golden retriever. Immédiatement c’est le coup de foudre entre Bunker et Julie. Tous deux, aidés de psychiatres vont entamer un long chemin de reconstruction.

Merci à Julie Barton pour ce témoignage d’espoir et à sa famille qui a autorisé sa publication. L’auteur a un véritable talent pour nous faire partager les pensées qui l’animent. On ressent tout son désespoir, son mal-être et cette terrible incapacité à s’en sortir malgré l’aide de ses proches. La réaction des parents dans le passé est difficilement compréhensible : très présents à leur fille sauf dans le cas des violences exercées par son frère devant lesquelles ils sont complètement dépassés et ne savent comment réagir. Julie Barton est une enfant rêveuse, pleine de magie. Ses descriptions de la Nature, des animaux sont empreintes de poésie. Son frère l’a totalement démolie et pas que physiquement ce qui a entraîné une relation malsaine avec les hommes qui avaient toute latitude de la traiter comme une serpillère.

Le parallèle qu’elle établit entre tous ces jours où elle ne trouve le soulagement que dans l’hypersomnie et les premiers jours de chiot de Bunker est saisissant. J’ai été bouleversée par son récit de la vie et de la mort des différents chiens qui ont partagé sa vie durant son enfance dans sa famille. Sa rencontre avec Bunker est poignante et il se révèle un magnifique éducateur de vie. Grâce à lui, nous assistons  à la difficile reconstruction de Julie toujours à la merci d’une rechute. C’est particulièrement dramatique lorsqu’elle rencontre un homme bien qu’elle peut aimer et qui l’aime et qu’elle cède à ses réflexes autodestructeurs.

Julie Barton dans ce livre nous montre ce qu’est la dépression, une maladie encore trop souvent considérée comme honteuse et dont on parle peu. Elle nous révèle également l’importance d’être soutenue par la famille, les amis mais aussi par des professionnels de la santé et des médicaments qui aujourd’hui ont faits leurs preuves. Et puis elle rend un hommage touchant à nos animaux dits de compagnie dont l’amour sans faille nous aide sur ce chemin difficile. Je crois que je me souviendrai longtemps de Bunker. La zoothérapie encore bien trop décriée commence à être étudiée sérieusement.

Un livre courageux et plein d’espoir qui peut aider non seulement ceux qui souffrent de dépression mais aussi ceux qui les entourent. Un livre à mettre entre toutes les mains.

Julie et Bunker

Julie et Bunker

« Dog Médecine » de Julie Barton — Belfond
« Dog Médecine » de Julie Barton — Belfond
« Dog Médecine » de Julie Barton — Belfond

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Roman, #Blessures du passé, #Secrets de famille, #Suspense, #Thriller psychologique

« Mer agitée » de Christine Desrousseaux — Éditions Kero

Résumé :

Sur une plage désertée par les estivants, Jean se plonge dans l’eau glacée. Quel que soit le temps, il part nager, pour oublier son corps trop vieux, oublier son petit-fils Léo, enfermé dans sa chambre et replié sur lui-même depuis son retour d’Afghanistan. Léo qui crie la nuit, Léo qui lui fait peur. À quel moment s’est envolé l’enfant rieur dont il était si proche ? Le jour où sa mère a disparu sans laisser de traces ? Ou lors de l’une de ses missions ?
Un soir, Léo, ivre, agresse une jeune fille. Il s’en tire à condition de présenter ses excuses. Mais quand une adolescente disparaît quelques jours plus tard, Jean va devoir affronter les gens du village qui voient en Léo un suspect idéal et deviennent de plus en plus hostiles. Lui-même commence à douter : et si ce petit-fils tant aimé avait commis l’irréparable ?
 
Sur une presqu’île battue par les vents du Nord, un homme essaie de prouver l’innocence de son petit-fils, envers et contre tout. Christine Desrousseaux nous offre un roman prenant et émouvant, rythmé par les saisons et les marées.

 

Mon avis :

Quand tout est contre vous…

Jean, le narrateur, décide de se baigner tous les jours maintenant que les vacanciers ont déserté les plages. Il tient un Journal de ses baignades qui l’aident à se réapproprier son corps, à faire le point mais aussi à tenter de comprendre son petit-fils Léo rentré d’Afghanistan qui ne va pas bien du tout. Il ne dort pas, fait des cauchemars, est d’une humeur très sombre, il est presque devenu un étranger pour son grand-père qui ne reconnaît pas l’enfant qui venait passer ses vacances auprès de lui chaque année. Pire encore, un soir qu’il était ivre Léo a agressé et frappé une jeune fille. L’affaire n’a pas de suites, Léo ayant accepté de présenter ses excuses aux parents et à la jeune fille. Mais lorsque quelques jours plus tard, une autre jeune fille est retrouvée violée et étranglée non loin de leur demeure, il n’en faut pas plus pour que tout le village considère Léo comme coupable.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Kero pour la lecture de ce Service Presse. Dès le départ, nous découvrons que Léo souffre de stress post-traumatique et nous nous demandons quels évènements il a pu vivre même si nous nous en doutons plus ou moins vu qu’il rentre d’Afghanistan mais comme il refuse de parler ou de se soigner, le suspense demeure. Ensuite, autre blessure très importante, sa mère Antonia a disparu alors qu’il avait six ans et nul ne sait ce qu’elle est devenue. Léo reste la plupart du temps enfermé dans sa chambre et l’une de ses rares sorties s’est soldée par l’agression d’une jeune femme qu’il a frappée et poursuivie de ses insultes alors qu’il avait trop bu. Aussi quand le cadavre d’une adolescente est retrouvé, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous demander : « et si c’était Léo ? » Nous ne voulons pas qu’il soit coupable mais le doute demeure.

Les personnages créés par Christine Desrousseaux sont attachants et proches de nous. Chacun a ses failles et fait au mieux pour vivre avec. Jean, le grand-père de près de soixante-dix ans, refuse de se laisser vaincre par la vieillesse et il se baigne dans la Mer du Nord quel que soit le temps, quelle que soit la température. La Mer est ici un personnage à part entière et elle ajoute sa poésie et sa sauvagerie au texte. Léo est touchant même si parfois j’ai eu envie de le secouer pour le faire réagir et j’ai croisé les doigts pour qu’il ne soit pas le coupable.

L’auteur décrit magnifiquement le climat qui peut exister dans une communauté qui vit repliée sur elle-même. Dès que le meurtre est découvert, tout le monde se retrouve suspect. Et il est tellement plus facile d’accuser et de condamner le dernier venu que de chercher la vérité. Mais cela va beaucoup plus loin et cela devient franchement méprisable : c’est dans l’adversité que la lâcheté et la bêtise humaines se révèlent alors pleinement. Pour tout le village, cela ne fait aucun doute, Léo est le coupable et ils ne vont pas chercher plus loin. Jenny et Magali sont également deux autres personnages bouleversants d’humanité.

Christine Desrousseaux nous décrit tout en finesse la psychologie des différents protagonistes. Elle nous raconte l’histoire de Léo et de Jean avec simplicité, d’une plume fluide et élégante. Les scènes qu’elle dépeint sont d’une grande force et nous touchent en plein cœur. Mer agitée est avant tout un excellent roman mais il peut aussi être classé dans les thrillers psychologiques car l’auteur maintient le suspense jusqu’à la fin.

Au final, une lecture bercée par le chant des vagues et addictive.

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Résumé :

Lorsque Marco Stenzza, champion de Taekwondo, apprend que sa mère est sur le point de mourir, il est déjà trop tard. Cependant, en vidant l’appartement de la défunte, il a la surprise de trouver une convocation chez un notaire. C’est ainsi que Marco se découvre co-héritier d’une maison avec la jolie Aurélia Massard d’Espan, cadette d’une noble et riche famille.

Dès qu’il la voit, il tombe fou amoureux d’elle. Hélas, la jeune femme est déjà fiancée à un Prince libanais. Quand Hugo, le père de la belle héritière, le recrute comme garde du corps, Marco n’est pas au bout de ses surprises. Entre amour et haine, il ignore que cette rencontre qui ne doit rien au hasard lui fera vivre des aventures explosives, au péril de sa vie.

Une romance pleine de suspense et de rebondissements qui vous entraînera au bout du monde.

Mon avis :

Coup de cœur ! Une magnifique histoire d’amour et bien plus encore.

« L’amour n’est jamais simple, mais quand il est vrai et sincère, c’est une force qui peut soulever le monde. » C’est la phrase que Gilles Milo-Vacéri a mise en exergue sur sa page Facebook pour parler d’Alpha et Oméga. Voilà pourquoi j’aime cet auteur, je sais quand j’ouvre un de ses livres que je ne serai jamais déçue, qu’il va me parler d’amour, d’un amour qui vaut la peine de tout risquer pour lui, de la vie où il faut se battre pour pouvoir avancer, de l’amitié qui nous la rend plus belle, qu’il va me faire rêver d’un monde où les hommes n’ont pas besoin d’être des super-héros pour avoir du courage, de l’honneur et du cœur. Je sais qu’il va me faire voyager et que je vais apprendre plein de choses. Je sais aussi qu’il aura mis quelque énigme, quelque mystère dans son intrigue et même une note de surnaturel et je sais que quand je refermerai son livre, j’aurai un grand sourire, le cœur plus léger et de nouveaux amis car ses personnages ont une densité, une profondeur et une psychologie qui font qu’on ne les oublie pas.

Alpha & Oméga, c’est tout cela et encore plus. Tout d’abord un grand MERCI à Anita Berchenko et aux Éditions du 38 qui m’ont permis de découvrir ce livre en avant-première grâce au Service Presse. Alors qu’il effectue un stage de Taekwondo à Séoul (Corée du Sud), Marco est contacté en urgence par son ami et mentor Jean. Sa mère qui souffre d’un cancer est au plus mal. Marco embarque sur le premier vol et rentre immédiatement sur Paris. Hélas, quand il arrive, sa mère est déjà décédée le laissant seul au monde, avec des questions non résolues. Enfant battu à coups de ceinturon par un père alcoolique, Marco n’a jamais compris pourquoi sa mère n’a pas divorcé. Il l’aime, bien qu’elle ne lui ait jamais montré d’affection ni consolé ou défendu. Alors qu’il trie les affaires de la défunte, il trouve dans le courrier la lettre de convocation d’un notaire l’invitant “en tant que cohéritière à l’ouverture du testament de feu Monsieur Georges Massard d’Espan…” Accompagné de Jean, il apprend lors de l’ouverture du testament qu’il hérite de la moitié de la maison du défunt, l’autre moitié revenant à Aurélia Massard d’Espan. Dès qu’il l’a vue, Marco est irrémédiablement tombé amoureux de la jeune femme, malheureusement fiancée au Prince héritier Omar Benschritt-Maalouf, un homme d’une rare bêtise qui se croit tout permis et qui va se montrer particulièrement odieux. Marco refuse sa part d’héritage et l’offre à Aurélia qui est très attachée à la maison avec cette justification : « On ne brise pas les rêves des petites filles. » Marco et Aurélia l’ignorent encore mais c’est le début d’une grande aventure où tous deux seront amenés à donner le meilleur d’eux-mêmes.

J’ai adoré ce livre et une fois commencé, je ne l’ai lâché qu’après avoir tourné la dernière page, très tôt dans la matinée. Gilles Milo-Vacéri nous offre une belle histoire d’amour à la veille de cet été avec de beaux personnages tous plus attachants les uns que les autres, exception faite du prince libanais et de ses sbires. Marco est un rêveur d’une folle générosité. Il vit pauvrement mais refuse un héritage. C’est un maître en Taekwondo, sport de combat qu’il pratique depuis l’âge de cinq ans, âge auquel il a rencontré son ami Jean, propriétaire d’une salle d’arts martiaux. Jean lui a appris le Taekwondo mais surtout l’a aimé comme un père et a toujours été là pour lui. Il l’a aidé à supporter l’insupportable. Marco est désarmant, il a la candeur d’un enfant et quand il aime, il ne garde rien pour lui. Aurélia est une jeune femme qui appartient à la noblesse et dont la famille est l’une des plus grandes fortunes de France. Cela aurait pu créer un gouffre entre elle et Marco mais elle a su rester simple et franche. Dotée d’un caractère fougueux, elle n’accepte pas l’injustice et n’hésite pas à se battre pour ce qu’elle croit juste. D’ailleurs toute sa famille est attachante, qu’il s’agisse de son père Hugo ou de sa sœur Alexandrine, dite Alex que j’ai trouvée géniale. Même lorsqu’il s’agit de personnages secondaires, l’auteur nous les dépeint à merveille, ce sont de vrais caractères et cela contribue à rendre l’intrigue encore plus palpitante.

Gilles Milo-Vacéri, en plus de la romance, nous offre du mystère et du suspense tout en dénonçant le mal que peuvent faire les secrets de famille. Il nous parle également de solitude et des blessures d’un passé qui ne se referment jamais totalement. Et tout au long du livre, nous nous demandons ce que cachait la mère de Marco. Qui était-elle vraiment ? Et qu’était-elle exactement pour Georges Massard d’Espan, l’oncle défunt d’Aurélia ? Pourquoi n’a-t-elle jamais quitté son époux qui la battait elle et son fils ? Quel douloureux secret cache Hugo, le père d’Aurélia, secret qui l’empêche de briser les fiançailles de sa fille ? L’auteur joue également avec nos nerfs : le prince libanais est un vrai bandit. Marco et les Massard d’Espan parviendront-ils à lui échapper ?

Et puis il nous fait voyager et rêver : de Séoul à Paris, puis une croisière qui fait escale à la plage de l'Anse Canot, Marie Galante, Île de la Guadeloupe ; ensuite il nous entraîne dans la visite d’un marché à Fort de France en Martinique, nous fait pique-niquer sur la plage de Sainte-Lucie, Les Îles du Vent. Et pour finir, nous nous retrouvons sur la plage de Saint-Jean-de-Luz en France. Que des noms de destinations qui invitent au rêve et au voyage !

J’ajouterai que la plume de Gilles Milo-Vacéri est pleine d’élégance, que le vocabulaire employé est d’une grande richesse et qu’il manie l’humour comme personne. Enfin avec Marco il nous offre l’une des plus belles déclarations d’amour que j’aie lu. Alpha & Oméga est une romance pleine de sensibilité, porteuse de beaux messages d’espoir et de vie. Je ne peux que vous conseiller de vous y plonger, vous ne le regretterez pas.

Il ne pleurait pas, pourtant, il était dévasté et tout s’effondrait en lui. Sans bruit. Sans cri. Dans un abîme de tristesse qu’il ne connaissait que trop bien. La vie lui avait appris depuis longtemps à cacher, à taire ses émotions, à ne jamais montrer combien il pouvait souffrir.

Jean lui avait toujours appris à relever la tête, même après un combat perdu ou un échec, quel qu’il puisse être. Mais parfois, c’était vraiment difficile.

Tant qu’il y avait de la vie, l’espoir était permis et pour le moment, il poursuivait ses rêves.

Oui, lui savait très bien ce que les souvenirs d’enfance pouvaient remuer et engendrer comme douleur. Le passé collait toujours aux semelles, que l’on porte des sabots ou de jolis escarpins de cuir très coûteux, rien n’y faisait.

On regardait toujours son passé dans les yeux, avec plus ou moins de tristesse ou de courage, mais on était souvent seul pour l’affronter.

Non, même l’argent n’apaisait pas les blessures de l’enfance, rien ni personne ne pouvait offrir une parfaite cicatrisation des douleurs, des rancœurs, des joies perdues et des peines éternelles. Tout restait gravé dans la chair et il suffisait d’un lieu, d’un moment ou d’un objet pour que toutes ces souffrances reviennent, aussi brûlantes qu’au premier jour.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller psychologique, #Suspense, #Famille, #Jumelles, #Blessures du passé, #Troubles bipolaires

Résumé :

Au départ, ce n'était qu'un jeu.

Helen et Ellie sont identiques. En apparence, du moins. Car, si ces jumelles de six ans se ressemblent comme deux gouttes d'eau, elles savent bien qu'elles sont différentes. Helen est la chef, Ellie son ombre. Helen décide, Ellie obéit. Helen invente des jeux, Ellie y participe. Jusqu'au jour où Helen en propose un plus original : intervertir leurs rôles, juste pour une journée. La farce fonctionne si bien que leur propre mère n'y voit que du feu. Et les deux fillettes s'amusent comme jamais. Mais le soir venu, alors que chacune devait reprendre sa place, Ellie, pour la première fois, dit non. Elle veut rester Helen. Pour cette dernière, c'est le début de la descente aux enfers.

Âpre et fascinant, ce thriller psychanalytique aux allures de mémoires explore les non-dits sur lesquels sont bâties bien des familles. Parce que, souvent, derrière les apparences se cachent des vérités inavouables.

 

Mon avis :

Un thriller qui sort des sentiers battus.

Helen et Ellie sont deux jumelles de 6 ans. Si elles se ressemblent physiquement, il en va autrement pour le caractère. Helen est entreprenante, vive et fait tout parfaitement. Ellie au contraire est toujours à la traîne que ce soit à l’école, en famille ou dans leurs jeux. L’explication serait qu’elle est née avec le cou entouré du cordon ombilical. Pour rire, Helen propose à Ellie d’intervertir leurs rôles, Helen devient Ellie, Ellie devient Helen. Et cela réussit au-delà de leurs espérances, elles parviennent à tromper amies, voisines et jusqu’à leur mère. Seulement lorsqu’arrive le soir et le moment de reprendre chacune son identité, Ellie refuse. Commence alors pour Helen une lente et interminable descente aux enfers.

Ann Morgan a une écriture tranquille, fluide, qui nous fait admirablement ressentir la pesanteur de la vie d’Helen qui est la principale narratrice. Il a suffi de rien, juste un jeu, un échange de personnalité, pour que tout bascule à jamais. Helen/Smudge se retrouve enfermée dans un rôle qui n’est pas le sien à cause de l’aveuglement des adultes et c’est hallucinant de voir comme tous ses actes se retournent contre elle parce que sa mère a décidé qu’elle était toxique. Hallucinante également la malchance qui ne la quitte pas. Le sort s’acharne vraiment sur elle : dès qu’elle pense qu’elle va s’en sortir, que les choses semblent s’arranger, il se produit un évènement pour la faire replonger.

Ann Morgan nous conte également la vie d’une famille et à travers elle nous découvrons les ravages des secrets, des non-dits. Et au fur et à mesure que l’on  tourne les pages, on pressent qu’ils sont multiples et on espère trouver la clé du comportement de la “vraie” Ellie devenue Helen, mais aussi de la mère, on découvre ce que cache la “Regrettable Décision” du père et on souffre avec la “vraie” Helen devenue Ellie/Smudge.

Et quand on arrive à la fin, la première réaction c’est : tout ça pour ça ? Et on se dit que l’auteure nous a bien eus, qu’elle nous a menés de main de maître là où elle le voulait et qu’il est temps d’avancer, de vivre l’instant présent et de laisser le passé là où il est c’est-à-dire derrière soi.

Je suis sortie de ma lecture totalement déroutée, Ann Morgan a su maintenir le suspense jusqu’au bout et il me reste un malaise, il a suffi de tellement peu pour tout bouleverser, c’est tellement fragile l’équilibre d’une vie… Je ne peux que vous conseiller de lire « À sa place » pour vous faire votre propre opinion et je remercie Masse Critique Babelio ainsi que les Éditions Presse de la Cité pour ce Service Presse.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Adolescence, #Amitié, #Famille, #Amour, #Blessures du passé

Résumé :

Gabriel a toujours été le bad boy du lycée : celui qui frappe avant de parler, qui fait craquer toutes les filles mais ne s’attache jamais. Brittany incarne la peste par excellence, à la répartie vicieuse, et au joli minois qui ne laisse aucun garçon indifférent. Pourtant, derrière leurs apparences montées de toutes pièces, tous deux cachent de profondes blessures qui les éloignent des autres. Dans cette course pour cacher leurs cicatrices, Gabriel et Brittany se cherchent mutuellement… Se trouveront-ils ?

Mon avis :

Une magnifique histoire d’amour et de résilience.

Gabriel a la beauté d’un ange déchu et la réputation d’une brute épaisse, il multiplie les bagarres et les aventures d’un soir. Brittany est l’archétype de la peste ou de la garce sans cœur au look de fille parfaite. Tous deux se cherchent, se provoquent sans pitié, se tournent autour cherchant à prendre le dessus sur l’autre. Mais que cachent-ils derrière ces masques ?

Ce livre m’a fait passer par toute une gamme de sentiments. Au début, j’ai eu un peu de mal avec le style de l’auteur, mais c’est personnel. Je n’aime pas cette manière de s’exprimer qui consiste à n’user que de sarcasmes et de piques, je trouve cela beaucoup trop violent, agressif, même si je sais que c’est en grande partie la façon dont on parle aujourd’hui. Et dans « Fragiles », les principaux personnages ne savent faire que ça : morveux, primate dégénéré, pétasse, gorille mutant… sont quelques-uns des termes amicaux utilisés. Il faut avouer que cela rend les dialogues d’autant plus percutants. J’ai également trouvé qu’il y avait quelques longueurs.

Mais en dehors de cela, j’ai été totalement séduite par ce livre et ses personnages. Je me suis d’ailleurs attachée à eux et très vite, j’ai oublié leur manière de s’exprimer pour m’intéresser à ce qui se cache derrière. Gabriel et Britanny sont deux écorchés vifs. Gabriel ne veut pas s’attacher pour éviter la souffrance d’être abandonné. Grâce aux flash-back, nous découvrons petit à petit son passé. Il souffre d’amnésie traumatique et est persuadé d’être quelqu’un de néfaste, de toxique qui bousille tout et ne mérite pas d’être aimé. Mais il veille sur son amie Vanessa, il défend son petit frère Jake et dès qu’il comprend à quel point Britanny est fragile, il devient très protecteur envers elle. Britanny le surnomme d’ailleurs (en secret) à un moment “le nounours de l’ombre” et c’est très bien trouvé. Elle est jeune, riche, belle, se veut parfaite mais est également porteuse d’un lourd secret. Tous deux après s’être affrontés sans merci, vont s’apprivoiser, s’aider l’un l’autre.

Sarah Morant a créé également d’autres personnages importants : le petit frère Jake est un sacré numéro et j’ai totalement craqué sur ce petit bonhomme de 13 ans malicieux, rusé et tellement mature. Les parents adoptifs de Gabriel sont également admirables et ils montrent l’importance de la communication, d’être bien entouré, de pouvoir compter sur quelqu’un. Sarah Morant est une toute jeune auteure qui sait admirablement traiter de sujets difficiles, son écriture est limpide et elle dépeint la psychologie de ses héros avec une grande finesse et vérité. Ce livre est certes une romance qui nous raconte une belle histoire d'amour mais c’est également un livre sur l’amour fraternel, l’amitié, la fidélité.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Hachette Roman pour m’avoir fait découvrir ce livre et cette auteure grâce aux Services Presse. Sans eux, je risquais de passer à côté ce qui aurait été vraiment dommage.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Relations père-fils, #Culpabilité, #Pardon, #Famille, #Blessures du passé

Résumé :

C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter.

Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment.

Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage.

C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent.

Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension.

Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.

C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.

Mon avis :

Une histoire poignante et tellement vraie…

Avant toute chose, ce titre « Quand on n’a que l’humour… » m’a immédiatement fait penser à cette magnifique chanson de Jacques Brel « Quand on n’a que l’amour » et j’avoue que cela a bercé ma lecture.

Depuis toujours ou presque, Edouard porte un masque, celui de la joie, du rire et de l’humour et il se cache derrière. Alors que tout semble lui réussir, lorsque le masque tombe, nous découvrons un homme profondément blessé et solitaire, un homme en proie au doute et à l’angoisse, un homme qui adore son fils et que son fils rejette. Dans la première partie, Amélie Antoine donne la parole à Edouard qui nous raconte sa vie et nous comprenons comment s’est mis en place ce masque et comment la culpabilité l’a enfermé pour finir par le détruire. Dans la deuxième partie, c’est son fils Arthur qui raconte.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Michel Lafon pour ce Service Presse qui m’a permis de découvrir Amélie Antoine, une auteure que je vais suivre désormais tant ce roman m’a touchée. Il s’agit d’une fiction mais tellement réaliste et poignante… D’une plume légère et délicate, Amélie Antoine nous décrit la vie de ses personnages, la vie avec sa dureté, ses injustices, ses douleurs mais aussi ses joies. Elle nous parle de la culpabilité et du pardon, du pardon à offrir mais aussi à s’accorder et de la difficulté, voire l’impossibilité à y parvenir. Ses personnages sont plus qu’attachants, bouleversants d’humanité et de fragilité : j’ai eu envie de les prendre dans mes bras pour les consoler. Son livre est tout en nuances et Amélie Antoine a su à merveille nous dépeindre les caractères, la psychologie de ses héros.

Ce livre nous rappelle l’urgence d’aimer et de le dire à ceux que nous aimons avant qu’il soit trop tard. Quand j’ai refermé ce texte, j’étais entre sourire et larmes. Je crois que je n’oublierai pas le petit Edouard devenu le souffre-douleur d’une brute parce qu’il bégayait pas plus que l’homme rongé de culpabilité qui emporté par l’ivresse du succès n’a pas su voir à temps le principal : sa femme et son fils. Amélie Antoine nous offre également une description féroce du monde du showbiz. Elle nous fait prendre conscience de la course du temps, du temps perdu que l’on ne rattrape jamais.

« Quand on n’a que l’humour… » est un très beau livre avec une histoire qui ne pourra que vous toucher et vous bouleverser. Et je dis merci à Amélie Antoine de l’avoir écrit.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Littérature, #Famille, #Blessures du passé, #Résilience

Résumé :

Le passé est une prison dont on ne s'évade pas.

Elle est partie aussi loin qu'elle a pu, pour rejoindre le début du bout du monde... et venir s'échouer au pied d'un rocher face à la mer d'Iroise.

Elle dit s'appeler Elsa.

Elle ne veut pas qu'on lui pose de questions.

Qui est-elle ? Que cache-t-elle ?

Et lui, que cache sa rudesse ? Lui qui l'accueille sans même savoir pourquoi...

Un roman à deux voix. Deux voix qui se racontent, et se taisent. Deux voix qui laissent place aux pas des chevaux, au vent qui plie les herbes sur la dune, au ressac sur le rivage et aux souvenirs échoués sur le sable.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Bouleversant ! Un livre qui fait croire aux secondes chances !

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce Service Presse. Elsa est en fuite, elle fuit pour se reconstruire ignorant qu’on emmène partout son passé avec soi. Elle s’échoue sur une plage et est recueillie par François qui dirige un centre équestre.

Dès le début j’ai été intriguée par l’histoire de ces deux êtres qui auraient pu ne jamais se rencontrer et qui cachent des blessures profondes. Ils vivent chacun repliés sur leur souffrance et se protègent un maximum en évitant de s’attacher et en privilégiant leur liberté. Laure Manel sait nous tenir en haleine. Elle nous distille les informations sur le passé d’Elsa et de François avec parcimonie en alternant les chapitres où chacun d’eux nous partage ses sentiments, ses ressentis. L’auteure nous offre un roman d’introspection et de contemplation. Les paysages de Bretagne, l’Atlantique et ses plages rythment le récit. Petit à petit François et Elsa vont s’apprivoiser l’un l’autre et entreprendre un long chemin qui va leur permettre de s’affranchir d’un passé fait de blessures et de souffrances pour avancer et vivre dans le présent, pour prendre le risque de faire confiance à nouveau, de vivre et d’aimer tout simplement.

De prime abord, ce n’était pas gagné et François a bien du mérite à héberger Elsa qui refuse tout dialogue et passe les premiers jours calfeutrée dans sa chambre. Est-ce crédible ? Pourquoi pas ? Cela existe les gens généreux et François en fait partie. Avec une écriture simple et fluide, Laure Manel sait à merveille nous faire partager les émotions de ses deux personnages et nous les rendre attachants. On suit leur évolution et on se réjouit avec eux de chaque progrès accompli.

Au final, une belle histoire d’amour et de résilience.

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