Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

Les livres de Goéwin

Articles avec #amerindien catégorie

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Amérindien, #Génocide

Résumé :

« Depuis 1976, Leonard Peltier est incarcéré dans les prisons états-uniennes, inculpé de l'assassinat de deux agents du FBI. Ce militant amérindien, membre de l'AIM (American Indian Movement), a pourtant toujours clamé son innocence. Jugé après un procès truqué et sur la manipulation de preuves, il n'a jamais, jusqu'ici, obtenu la révision de ce procès. Le roman vibrant d'Elsa Sola lui rend la parole, en écho avec celle de John, un journaliste qui souhaite rétablir la vérité historique, tout en évoquant les persécutions dont les Indiens ont été, et sont toujours, victimes aux États-Unis. De nombreuses voix dans le monde se sont élevées en faveur de Leonard Peltier. »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Le témoignage bouleversant d’une injustice toujours d’actualité !

Ce livre dénonce une injustice qui dure encore aujourd’hui : l’emprisonnement illégal de Leonard Peltier dont le seul crime est de s’être dressé contre ceux qui avaient programmé l’anéantissement des Indiens. Faux témoignages, preuves non crédibles, accusations fausses d’avoir tué 2 agents du FBI, Leonard Peltier est enfermé depuis plus de quarante ans dans les cellules américaines. Et cela malgré des appels du monde entier et des lois américaines qui auraient dû lui permettre de retrouver la liberté. Âgé de 72 ans, sa vie est actuellement menacée par un anévrisme de l’aorte abdominale qui pourrait être opéré mais il se trouve dans une prison de haute sécurité et l’opération lui est donc refusée.

Le récit est court mais percutant. John, un journaliste, donne la parole à Leonard Peltier à travers des cassettes d’enregistrement. Cela commence par un passage à tabac lors de son arrivée à la prison. « Un bon Indien est un Indien mort. » Et lors de son arrestation, la haine du Blanc envers l’Indien est insupportable : « Fais-moi plaisir, l’Indien, fais un geste de résistance, que je puisse t’éclater la cervelle. »

Arraché à sa famille à l’âge de 9 ans pour être placé et éduqué dans un pensionnat qui n’est rien d’autre qu’un camp de discipline destiné à lui faire oublier ses racines, Leonard Peltier retrouve les siens à l’âge de 14 ans. À 19 ans, l’indignation et la révolte qui l’habitent trouvent enfin leur exutoire dans l’action. Il participe activement à L’AIM. « L’AIM, l’American Indian Mouvement, est né dans les années 1970 de la prise de conscience de notre disparition programmée par le gouvernement. Massacres, vols de terres, puis « termination », « relocation », « désindiénisation », quels que soient les termes employés, l’idée générale est l’extermination. » Mais le gouvernement américain ne peut tolérer l'existence de ce mouvement et avec l’aide du FBI, il va s’employer à le détruire. « Les scénarios de la stratégie de neutralisation étaient simples : machination, arrestation, accusation mensongère, tribunal, condamnation arrangée à l’avance avec procès bidon. »

Arrêté, jugé et condamné dans une parodie de procès, Leonard Peltier n’a cessé de clamer son innocence. Il n’a jamais pu faire réviser son procès, ses avocats n’ont jamais eu accès à la totalité des pièces. Aujourd’hui encore on lui refuse les soins médicaux auxquels il a droit.

Je remercie Elsa Solal pour ce témoignage brûlant en faveur de cet homme dont le seul crime est d’être un Indien.

Un Indien qui a fait la danse du soleil est plus fort que la mort car on ne peut plus rien lui prendre et il ne cèdera pas, il peut tout endurer. Et je suis dans la danse du soleil chaque jour… Mais ça, les Blancs ne le savent pas.

- Quel est ton rêve ? me dit-il.
Comme je ne répondais pas, il reprit :
- C’est important d’avoir un rêve, de l’écouter, d’y croire.

Je suis frappé par leur lien à la nature, le respect de l’autre, le sens des gestes et des chants, c’est une véritable sagesse.

Nous mettions en péril le profit des multinationales qui voyaient notre terre sacrée comme leur fief de production et voulaient faire main basse sur le charbon, l’or, l’uranium…

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Gilles Milo-Vacéri, #Amérindien, #Fantastique, #Policier, #Nouvelle

Résumé :

« Et s’il s’était trompé ? S’il avait mis derrière les barreaux un innocent ? Le commandant Gabriel Gerfaut ne peut y croire. Fausto Negro est un tueur, de la pire espèce. Dès lors, comment expliquer la reprise des meurtres portant la marque abominable de son mode opératoire ? Pour éviter la libération du tueur en série qu’il a enfermé, Gabriel doit partir d’urgence à Manaus, au Brésil. Sur place, déjà une huitième victime. Une jeune fille, quinze ans à peine, de la tribu des Jivaros. Afin d’empêcher un monstre de sortir de prison, Gabriel Gerfaut va devoir s’enfoncer au cœur de la forêt amazonienne pour traquer son imitateur. Mais dans l’ombre de la jungle se cachent bien des créatures... »

 

Mon avis :

Envoûtant !

Waouh ! De plus en plus fort ! C’est dans le cockpit d’un mirage 2000 que le commandant Gerfaut arrive à Manaus, aux confins de la jungle amazonienne. Un crime atroce vient d’être commis, le présumé coupable étant déjà en prison, ce dernier crime ne peut lui être imputé et il doit donc être relâché. La dernière victime est une jeune fille amérindienne Yamatahé appartenant à la tribu des Shuars dont les membres sont des plus dangereux ; elle est la fille du shaman. Pour empêcher la libération du monstre, avec l’aide d’Amuru, le fils du sachem, Gabriel Gerfaut se lance à la poursuite d’un suspect Anibal Torrès qui a partagé la prison avec Fausto Negro et qui serait donc un imitateur.

Esprits cartésiens s’abstenir ! Gilles Milo-Vacéri fait revivre les légendes amérindiennes dans cette nouvelle et c’est un vrai bonheur. Poésie, fantastique et humour sont au rendez-vous et Gabriel Gerfaut a heureusement l’esprit ouvert.

Un seul regret : il semblerait que cela soit la dernière enquête du commandant Gabriel Gerfaut. L’auteur prévoit-il d’écrire une suite ?

Voir les commentaires

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Amérindien, #Légendes, #Fantastique

Résumé :

Le peuple des grandes plaines est en danger de disparition : les bisons meurent d’un mal mystérieux. Trois jeunes braves, Petit Mocassin, Lance Hardie et Pieds Rapides sont désignés par les esprits du vent. Accompagnés d’un chien-loup, Hurle Dans Le Vent et un chaman, Aigle Debout, ils partent en quête de leur déesse Tatanka pour tenter de résoudre cette énigme. De nombreux obstacles se dresseront sur leur route. Réussiront-ils à enrayer cette effrayante hécatombe ? Le peuple des grandes plaines survivra-t-il à la famine ? Petit Mocassin retrouvera-t-il sa bien-aimée, Lune Écarlate ? Découvrez de fabuleux animaux légendaires : l’oiseau-tonnerre, Corbeau et Coyote, dans un monde où les esprits des ancêtres et les vivants se côtoient.

Mon avis :

Patrice Sopel m’a fait rêver d’un monde où les hommes habités d’une sagesse ancestrale vivaient au rythme de la Nature, communiquaient avec l’esprit des animaux. Tout n’est pas parfait bien sûr, on y trouve son lot de méchants. J’ai adoré ce livre, ce roman amérindien fantastique et j’ai maudit l’auteur au moins par trois fois mais je lui pardonne à cause de la fin qu’il a su donner à cette histoire pleine d’amour et d'amitié, de poésie, de mysticisme, d’aventure, de respect, de rencontres fantastiques, de courage… A lire absolument ! – avec Patrice Sopel, Patrice Sopel et Editions Encre Rouge.

Voir les commentaires