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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Résultat pour “la nuit étoilée

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Adolescence, #Amour, #Amitié, #Famille, #Danse classique, #Sports extrêmes, #Corse

Résumé :

Orietta seize ans, est passionnée de danse classique au point de vouloir sacrifier ses études pour y consacrer sa vie. Pour cela, elle est en conflit avec son père chez qui elle vit depuis ses quatorze ans. Pendant l’été, il l’envoie en camp de vacances en Corse pour la détourner de ce qu’il considère être une lubie. Là, elle rencontre Mark, un animateur énigmatique, à la fois attirant et hors d’atteinte, convoité par toutes les filles présentes.
Bien qu’il ne semble pas lui prêter beaucoup plus d’attention qu’aux autres, Orietta sent que, tandis qu’un lien mystérieux se tisse inexorablement entre eux, sa vie est en train de changer pour toujours…

Mon avis :

Une très jolie romance contemporaine !

Passionnée de danse et excellente danseuse, Orietta rêve d’en faire sa profession au grand dam de ses parents qui souhaitent la voir continuer ses études. Afin de la convaincre et de lui faire découvrir d’autres horizons, Éric, son père l’inscrit à un camp de vacances en Corse qui propose diverses activités comme le quad, l’escalade, l’équitation, la plongée sous-marine, le tennis, les randonnées, le bivouac…

Arrivée au camp, Orietta est subjuguée par Mark, l’animateur de sports extrêmes. De son côté, Mark est loin de rester insensible au charme d’Orietta mais il ne cesse de souffler le chaud et le froid.

Nous suivons Orietta et nous la voyons grandir tout au long de ce camp, devenir une femme qui sait ce qu’elle veut. Hélène Caussignac nous décrit à merveille les sentiments mais aussi la psychologie des différents personnages et on ne peut que s’attacher à eux. Quant à la Corse, on s’y croirait tant l’auteur a su nous dépeindre les paysages ainsi que les différentes activités de ce camp.

Un premier tome qui donne envie de découvrir ce que deviennent Orietta et Mark.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Saint-Exupéry, #BD, #Seconde Guerre mondiale, #Exil, #Le Petit Prince

Résumé :

« 1940. L'aventure de l'Aéropostale n'est plus qu'un lointain souvenir. Alors que la France sombre dans l'Occupation, Antoine de Saint-Exupéry débarque à New-York, où il compte bien convaincre les Américains d'intervenir militairement. En attendant de pouvoir de nouveau voler, il se consacre corps et âme à l'écriture, puisant avec nostalgie dans ses souvenirs. De ses nuits de solitude et de profonde mélancolie naît en 1943 un conte pour enfants - Le Petit Prince - qui vient apporter en pleine guerre un peu de lumière, d'innocence et de merveilleux...

Après avoir découvert l’aventurier, ce deuxième volume consacré aux dernières années de Saint-Exupéry nous présente davantage l’écrivain et l'une de ses plus belles œuvres : Le Petit Prince. »

Mon avis :

Un second tome terriblement émouvant.

Ce second album commence en 1998, avec la découverte au large de Marseille de la gourmette d’Antoine de Saint-Exupéry disparu au-dessus de la Méditerranée le 31 juillet 1944.

Puis nous retrouvons Saint-Exupéry le 31 décembre 1940 alors qu’il s’apprête à accoster à New-York où il est venu faire la promotion de « Terre des hommes ». Mais plus que cela il est déterminé à convaincre les États-Unis à entrer en guerre. Son ami Guillaumet vient d’être porté disparu et il se retrouve le seul survivant de l’équipe Casablanca-Dakar. Afin de rendre l’opinion publique qui juge sévèrement la capitulation de la France favorable à l’intervention de l’Amérique, Saint-Exupéry entreprend la rédaction de « Pilote de guerre » qui sera publié en 1942. C’est un vibrant hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie et une réhabilitation de la France aux yeux des Américains.

Mais l’exil pèse lourdement sur l’âme de Saint-Exupéry. L’arrivée de son épouse Consuelo avec laquelle il vit plus ou moins séparé ne l’empêche pas de culpabiliser d’être loin de la France. Il ne rêve que de repartir au combat et il va se battre pour parvenir à convaincre l’état-major de l’autoriser à voler de nouveau. De ces jours d’exil, de tristesse et de solitude va naître « Le Petit Prince », un conte poétique et philosophique qu’il a illustré lui-même et qui connaîtra un succès planétaire. Antoine de Saint-Exupéry ne saura rien du succès de cet ouvrage : le 31 juillet 1944 à 14 h 30 — « le pilote n’est pas rentré et est présumé disparu. » — il disparaît des écrans radars, il a rejoint les étoiles pour toujours.

Ce second tome m’a profondément émue, il est émaillé de citations du Petit Prince et on y découvre dans quelles circonstances il a été écrit. Les auteurs ont fait un magnifique travail d’illustration et je les remercie pour ce très bel hommage rendu à un auteur que j'aime particulièrement.

« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
Antoine et Consuelo de Saint-Exupéry

Antoine et Consuelo de Saint-Exupéry

« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat
« Saint-Exupéry T 2 — Le Royaume des étoiles » de de P.-R. Saint-Dizier et C. Fernandez. Éditions Glénat

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Contemporain, #Érotisme

Résumé :

Riche héritière, amatrice de shopping et de folles soirées, Wendy a l’habitude du luxe. Pourtant, rien ne l’a préparée à sa rencontre avec Sumayah, au milieu du désert. Un prince moderne qui la trouble étrangement et éveille en elle une sensualité nouvelle.

Impossible de céder à son charme. Le père de Wendy risquerait de la déshériter, et cela, c’est hors de question.

Une romance aux parfums de mille et une nuits, aux saveurs épicées, aux étreintes passionnées.

 

Mon avis :

Un merveilleux voyage au pays des mille et une nuits.

Wendy accumule les aventures d’un soir et les sorties alcoolisées. Dans l’espoir de l’assagir, son père l’emmène avec lui dans un voyage d’affaires après l’avoir menacée de lui couper les vivres pour la convaincre de le suivre. D’humeur maussade, la jeune fille pourtant habituée au luxe ouvre de grands yeux devant la splendeur du palais où ils vont résider puis est subjuguée par le charme ensorcelant du prince Sumayah Del Aymân, le fils de leur hôte. Mais elle a compris au coup d’œil que lui a jeté son père qu’elle devait bien se tenir sinon elle pourrait bien se retrouver déshéritée, mais cela va être dur, très très dur.

Délicieusement irrévérencieuse et d’une franchise rafraîchissante, Wendy est une croqueuse d’hommes dont la principale activité consiste à dépenser l’argent de son père. Elle a l’habitude du luxe et des hommes mais là, elle va en perdre le souffle : Sumayah la traite comme une princesse de légende et elle va vivre un conte de fées oriental. Je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour ce Service Presse. Il appartient à la Collection Corail et le moins qu’on puisse dire c’est que cette nouvelle collection aux couleurs du sable chaud et d’un ciel d’été nous offre des romances toutes plus captivantes les unes que les autres à déguster sur une plage ou dans un bon fauteuil avec une boisson fraîche.

C’est ainsi que j’ai découvert la plume de Joy Maguène. Elle a le don de nous transporter dans son univers. Durant ma lecture, j’ai vraiment eu l’impression de me retrouver en Orient et de découvrir avec Wendy  ce palais surgi du désert, la splendeur des étoiles, les coutumes de ce pays. Les scènes entre Sumayah et Wendy sont brûlantes de passion mais également empreintes de poésie et l’érotisme, la sensualité sont partout présents que ce soit dans les paysages ou encore le partage de mets, la description des pièces du palais ou un spectacle de danse… Il y a également beaucoup d’humour, Wendy est très drôle dans les réflexions qu’elle se fait ou qui lui échappent. Ce voyage commencé à contrecœur va la faire évoluer, mûrir et elle va se découvrir différente.

Une bien jolie romance qui par la magie de la plume de l’auteur vous entraîne au pays des mille et une nuits.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Historique, #Roman, #Aventure, #Attila, #Christine Machureau

Résumé :

Dans ce monde en gestation, où le nomade brandit encore le fer et le feu, quel est l’objectif de cette femme, Orca, Khanoun de l’Orkastan, écartelée entre raffinement et sauvagerie ?

Un nom sème encore l’effroi quinze siècles plus tard… Attila. Venu des confins de l’Asie, il n’était pas le sauvage qu’on imagine. Un pillard, un formidable pillard, qui va voir son aura pâlir sur les Champs Catalauniques. Lui-même ne croit plus en son étoile lorsqu’il fuit devant Rome, alors que l’objet de son ambition est à portée de main. Il ravage tout le nord de l’Italie et rentre en son ordou, en Pannonie.

Ce sera sa dernière soirée de gloire parmi son peuple, sa dernière nuit d’amour qui aboutira à une mort étrange. Et à son enterrement grandiose et secret. Que vont devenir ses fidèles et sa multiple descendance ? Que va devenir la princesse Khazar qui a partagé sa couche lors de cette nuit tragique ? Jeune et aventurière, elle va créer la surprise. Il lui faudra une main de fer pour mener, dans la steppe déserte, une horde qu’elle construit patiemment, à l’écart, dans les plaines du nord de l’Europe. Alors, grossie de milliers d’âmes, elle déferlera sur le sud, vers la Khazarie.

Dans ce monde en gestation, où le nomade brandit encore le fer et le feu, quel est l’objectif de cette femme, Orca, Khanoun de l’Orkastan, écartelée entre raffinement et sauvagerie ? Vers quel destin enverra-t-elle sa fille Gegheen Tsets et son fils Svarog ?

Gegheen saura-t-elle réaliser le destin dont sa mère a rêvé ? Samarkand lui offrira-t-elle un rôle à sa mesure ? De la Hongrie, dans le centre de l’Europe, aux confins de l’Inde et de la Chine, le quotidien de trois générations d’hommes, de femmes de pouvoir, balayé par la haine, l’amour, la trahison, l’ambition.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Une fresque flamboyante.

Attila, le roi des Huns, a une idée fixe, vaincre Rome et la réduire en cendres. Pourtant, alors qu’il a vaincu, le Conquérant de l’Europe va épargner Rome et s’enfuir avant de devoir combattre l’Armée d’Orient venue au secours des Romains. Dans le même temps, Orca est offerte à Attila par

son oncle. Il a assassiné le père de la jeune fille ainsi que ses principaux conseillers. Meurtrie par la trahison de cet oncle, Orca se jure de revenir et de se venger. Après la mort d’Attila dans ses bras lors de la première nuit, la jeune veuve va prendre son destin en mains. Reine barbare mais capable d’amitié, cavalière téméraire, guerrière amazone, grâce à l’aide du général Hun Kargaï et du diplomate Ogénèse, mais aussi au pouvoir de l’or de sa dot, Orca crée sa propre horde. Elle échappe ainsi à la guerre de succession qui se profile depuis la mort du

Attila

roi des Huns. Libre, elle ne laissera plus jamais quelqu’un décider pour elle. Elle donnera la vie à la fille d’Attila, Gegheen Tsets qui signifie Lumière de la Sagesse qui aura également une fille, Hou, qui se fera proclamer impératrice de Chine sous le nom de Wu et sera célèbre pour sa cruauté.

Avec le destin de ces trois femmes, Christine Machureau

Christine Machureau

nous offre une fresque flamboyante sur ces peuples de la steppe. Elle fait revivre Attila et ses hordes sauvages. De lui, je ne me souvenais que de cette phrase : « Là où passe mon cheval, l'herbe ne repousse pas. » C’est donc une belle découverte pour laquelle je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38. Comme d’habitude l’auteure a fait un gros travail de recherche et la fiction se mêle harmonieusement à l’Histoire. Les descriptions sont bien documentées et très réalistes. J’ai eu l’impression de partager les yourtes avec Orca, souffert avec Gegheen prisonnière du gynécée alors qu’elle n’a connu que la liberté et les folles chevauchées dans la steppe, enfermée entre quatre murs, elle qui vivait à l’air libre et résidait

Yourte mongole

dans des yourtes. J’ai découvert les croyances de l’époque et été passionnée par la vie de ses personnages. Je me suis même attachée à Orca et Gegheen car les sentiments humains sont de toutes les époques et même si je n’ai pas partagé toutes leurs haines, j’ai compris et admiré leurs combats. J’ai voyagé dans le temps mais aussi dans l’espace. « D’or, de sang et de soie » m’a plongée dans des abîmes de barbarie mais aussi au cœur du raffinement le plus extrême.

Un livre passionnant écrit par une auteure passionnée.

Intérieur d'une yourte

Intérieur d'une yourte

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Publié le par ANNE MARIE DULHOSTE

Une immersion dans la sombre période de l’Occupation dont on ne sort pas indemne.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Roman, #Fiction, #Japon, #Seconde Guerre mondiale, #Suspense, #Solidarité, #Paix, #Amitié, #Historique

Résumé :

1958. Dans une grotte d’Hatoma, petite île japonaise, trois corps et un journal intime sont découverts. Le journal appartient à Hiromi, une jeune fille de seize ans ayant grandi aux Etats-Unis.

Réfugiée à Hatoma lors de la deuxième guerre mondiale, Hiromi découvre un jour deux déserteurs cachés dans une grotte alors qu’elle ramasse du sable étoilé – de petits fossiles en forme d’étoiles. L’un est Japonais, l’autre Américain. Les deux hommes sympathisent malgré la barrière de la langue et, lassés de la guerre et de ses horreurs, ils se créent un espoir commun : survivre, sans plus jamais faire de mal.

Hiromi s’occupe d’eux, les nourrit et les soigne, en dépit du danger : si leur secret vient à être découvert, elle risque elle-aussi la mort pour trahison. Alors que la guerre continue de faire rage à l’extérieur, le trio survit jour après jour, à l’abri de la grotte. Jusqu’au jour où la menace pénètre cet antre de paix.

2011. Vingt ans plus tard, une jeune universitaire s’intéresse de plus près à cette histoire. Décidée à éclaircir la part d’ombre qui entoure ce lieu, elle découvre au fil de ses recherches le dénouement de cette histoire captivante d’héroïsme, en des temps où s’engager pour la paix était l’acte le plus dangereux qui soit.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Un livre déroutant et captivant.

Tout a commencé le 2 avril 1945. Hiromi a 16 ans et pour échapper à la guerre, elle s’est réfugiée sur l’île japonaise d’Hatoma. Alors qu’elle ramasse du sable étoilé, elle aide un soldat japonais, Iwabuchi, à sauver un soldat américain, Bob. Iwabuchi est déserteur, il s’est aménagé une grotte où il se cache pour éviter d’être exécuté. Bob fuit lui aussi les horreurs de la guerre. Entre ces deux hommes et Hiromi vont naître une profonde amitié. Elle va les nourrir et les soigner sans tenir compte du danger car si elle est prise à les aider, elle sera exécutée avec eux. Parviendront-ils à cacher ce havre de paix et à sortir vivants de cette guerre ?

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Amazon Crossing pour ce Service Presse qui m’a fait voyager loin dans le temps mais qui m’a également transportée sur une île japonaise. Je suis tombée sous le charme de cette histoire où violence et poésie sont intimement mêlées. La plume de Roger Pulvers est limpide et délicate. Ses héros sont attachants et particulièrement émouvants. Á une époque où œuvrer pour la paix est considéré comme une trahison et passible de la peine de mort, ces trois êtres qui à priori étaient ennemis vont s’entraider pour survivre. J’ai tremblé bien des fois pour eux, surtout à cause des voisines d’Hiromi qui ne cessent de la surveiller et de la suivre.

Ce livre nous fait réfléchir sur l’absurdité de la guerre et sur toutes les horreurs qu’elle entraîne. Poussières d’étoiles doit son nom à la quête d’Hiromi qui ne cesse de remplir des bouteilles de ce sable étoilé. Elle m’a fait penser à cette citation du Petit Prince de Saint-Exupéry : « C’est véritablement utile puisque c’est joli. » La relation qui s’instaure entre Hiromi, Bob et Iwabuchi est très belle, la barrière des langues ne les empêche pas de se comprendre même si le fait qu’Hiromi parle anglais facilite les choses.

C’est également une histoire pleine de suspense. La vie d’Hiromi, Iwabuchi et Bob était racontée dans un journal qui a été découvert par une équipe d’investigation du Corps des Marines Américains le 11 novembre 1958. Mais pour apprendre ce qui est réellement arrivé à nos trois amis, il nous faudra attendre 2011, année où grâce à son professeur, une jeune étudiante, Shiho Hosaka, choisira de faire sa thèse sur les évènements d’Okinawa.

Une histoire magnifique qui est un hymne à la solidarité, la paix et l’amour, à l’entente entre les peuples.

« Hatoma-jima est une île de l'archipel des Îles Yaeyama au sud-ouest du Japon, faisant partie de l'archipel Sakishima, avec les îles Miyako à l'est et les îles Senkaku plus au nord, et donc des îles Ryūkyū. Administrativement, elle fait partie du bourg de Taketomi dans la préfecture d'Okinawa. » Wikipedia

« Hatoma-jima est une île de l'archipel des Îles Yaeyama au sud-ouest du Japon, faisant partie de l'archipel Sakishima, avec les îles Miyako à l'est et les îles Senkaku plus au nord, et donc des îles Ryūkyū. Administrativement, elle fait partie du bourg de Taketomi dans la préfecture d'Okinawa. » Wikipedia

— Ce truc que tu appelles sable étoilé.
— Il n’y a rien dedans. C’est juste du sable étoilé.
— Mais c’est quoi, le sable étoilé ?
— C’est un tout petit animal marin qui vit…
— Quoi ? Il y a des animaux dans ces bouteilles ?!
— Oui. Du moins, ce qu’il en reste après leur mort. Ils ont une forme d’étoile minuscule. On peut les garder comme porte-bonheur, comme petite étoile personnelle.

« Poussières d’étoiles » de Roger Pulvers — Éditions Amazon Crossing
« Poussières d’étoiles » de Roger Pulvers — Éditions Amazon Crossing

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Bit-Lit, #Loup, #Adolescence, #Légendes, #Roman

Résumé :

Valentina, 17 ans, vit dans un petit village de montagne. C'est au sommet de celle-ci que Tim, jeune loup blanc, s'est réfugié avec les siens. Pourchassés depuis la nuit des temps à cause de leur réputation de tueurs de bétail, Tim et sa meute n'aspirent pourtant qu'à la paix. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils préfèrent rester à l'écart des humains. Malheureusement, une agression, un échange de sang et tout bascule...

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Deux légendes, deux attaques, un échange de sang, une rencontre...

Valentina, 17 ans, mène une vie normale auprès de sa grand-mère qui l'a élevée, dans un petit village du Portugal. Celle-ci connaît les vertus des plantes et est considérée comme une sorcière par les habitants du village. Tim est un jeune loup adulte qui se distingue de ses congénères par son pelage blanc (tous les autres sont gris) avec une étoile argentée. Il adore les humains — les deux-pattes comme il les appelle —  qui le fascinent, au grand désespoir de sa mère qui pense que cela sera sa perte. En effet, les loups n'ont pas bonne presse auprès des humains qui les accusent de décimer le bétail et ne rêvent que de se débarrasser d'eux. Pour leur sauvegarde, les loups doivent se tenir loin des humains. Mais les jeunes loups adultes tout comme les adolescents humains n'obéissent pas toujours...

Je remercie Eunice DM ainsi que Verte Plume Éditions pour l'envoi de ce service presse. « Lunes et Sang » s'adresse d'abord à des adolescents mais il plaira tout autant à des adultes grâce à la plume pleine de sensibilité de son auteure. Elle nous transporte au Portugal, dans un petit village, Saint Vincent de Raia, où vit une centaine d'habitants et où les légendes et les superstitions font partie de la vie de chacun. Eunice DM sait nous faire ressentir son amour pour ce pays, ses descriptions sont pleines de vie et je n'ai eu aucun mal à me représenter les lieux où évoluent Valentina et Tim. J'ai également apprécié ses connaissances sur la vie des loups, elle maîtrise son sujet à la perfection.

Dès le début, je me suis attachée à ses personnages. Elle a su à merveille dépeindre la psychologie des adultes et des adolescents. J'ai aimé la sagesse de la grand-mère Émilia, son savoir sur les vertus des plantes ainsi que ses connaissances plus ésotériques. L'histoire de Tim et de Valentina est pleine d'originalité, de fraîcheur et de suspense. Dès le début, je me suis inquiétée pour Tim ; son amour des deux-pattes le met en danger mais sa fascination est telle qu'il est incapable de résister. On suit en parallèle les communautés des humains et des loups. Malgré leurs différences, ils ont néanmoins beaucoup en commun, n'en déplaise à ceux qui voudraient complètement les éradiquer.

Quant à Tim et Valentina, j'ai adoré leurs échanges et j'aurais voulu pouvoir les protéger. Les chapitres sont courts et au fur et à mesure que les pages se tournent, la tension monte, les évènements se précipitent, on sent qu'il va y avoir un drame. La plume de l'auteure se fait plus incisive et sa description de la battue et des combats est très réaliste. Quant à la fin... J'en suis ressortie frustrée. Arghhhh ! J'ai vraiment hâte de découvrir la suite, c'est vraiment cruel de la part de l'auteure de nous abandonner sur un tel suspense.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ma lecture et je vous la recommande que vous soyez adolescent ou adulte, l'histoire de Valentina et Tim ne pourra que vous toucher. Vous n'aurez qu'une envie, celle de les suivre.

« Lunes et Sang Tome 1 Première Lune » d'Eunice DM — Verte Plume Éditions
« Lunes et Sang Tome 1 Première Lune » d'Eunice DM — Verte Plume Éditions
« Lunes et Sang Tome 1 Première Lune » d'Eunice DM — Verte Plume Éditions
« Lunes et Sang Tome 1 Première Lune » d'Eunice DM — Verte Plume Éditions

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Résumé :

Après le succès de L’Affaire Léon Sadorski, une nouvelle enquête du sinistre et fascinant inspecteur des Renseignements généraux.
Paris, 29 mai 1942 : une bombe explose devant le Palais de justice, dans un café fréquenté par les Brigades spéciales, faisant deux morts et plusieurs blessés. Quelques jours plus tard, le cadavre d’une inconnue est découvert en banlieue. Crime passionnel ou politique ?
Chargé d’enquêter sur ces deux affaires, l’inspecteur Léon Sadorski voit ses projets de vacances contrariés  ̶  d’autant plus qu’il doit bientôt participer à la grande rafle du Vél d’Hiv, exigée par les nazis et confiée à la police française. Un destin tragique menace désormais sa jeune voisine Julie Odwak, la lycéenne juive qu’il convoite en secret et dont il a fait interner la mère.

« Sobriété avant tout : Simenon n’est pas loin. Mais, ici, le crime est de masse. » Frédéric Pagès, Le Canard enchaîné.
« Un énorme pavé dans le bourbier de la collaboration. Romain Slocombe nous bouscule et réveille notre vigilance. » Valérie Caffier, librairie Le Divan, Paris.

Mon avis :

Une immersion dans la sombre période de l’Occupation dont on ne sort pas indemne.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Robert Laffont, Collection La Bête Noire pour m’avoir envoyé ce Service Presse qui m’a permis de découvrir l’inspecteur Léon Sadorski.

Ce livre a été un choc. C’est une chose de savoir ce qui s’est passé sous l’Occupation, c’en est une autre de le vivre de l’intérieur.  L’inspecteur Léon Sadorski est un personnage tout à fait détestable : pétainiste, antisémite, raciste, pervers et j’en passe. Mais il est capable d’actes de générosité intéressée et il est terriblement humain ce qui le rend malgré tout fascinant.

L’histoire de « L’étoile jaune de l’inspecteur Sadorski » se déroule en 1942 au moment où le port de l’étoile jaune devient une obligation pour tous les Juifs âgés de 6 ans et plus et à l’époque de la rafle du Vél d’Hiv. L’inspecteur poursuit deux enquêtes : l’une concernant l’attentat du 29 mai 1942 perpétré dans un bistrot et qui a causé deux morts et quelques blessés ; l’autre celle de la découverte du corps d’une femme exécutée dans la forêt de Notre-Dame. Quand Léon Sadorski est sur une piste, il est pire qu’un pitbull et il ne lâche pas l’affaire. Tout lui est bon pour la faire progresser, mensonges, menaces, chantage, violences… De plus, les 16 et 17 juillet 1942, il va participer à la rafle du Vél d’Hiv.

Romain Slocombe nous plonge dans la vie quotidienne sous l’Occupation et nous fait découvrir à quel point les Français sont coupables de collaboration. Les Allemands sont loin d’être responsables de toutes les victimes. C’est la police et la gendarmerie française qui ont organisé la rafle du Vél d’Hiv, certes sur la demande des nazis, mais ce sont eux qui ont procédé aux arrestations sans tenir compte de l’âge des enfants, des mères enceintes, de l’état des malades et des blessés, ce sont eux qui ont décidé de déporter tous les enfants, eux qui frappaient et torturaient dans les locaux des brigades. Les témoignages sont accablants et ne laissent place à aucun doute.

Le personnage de Léon Sadorski est troublant. C’est un anti-héros par excellence. Il est vraiment une ordure qui n’hésite jamais à jouer la comédie, se faisant passer pour un résistant auprès de jeunes femmes qu’il a envie de mettre dans son lit. Par un subtil mélange de chantage et de menaces, il n’a aucun scrupule à forcer une jeune femme juive à coucher avec  lui. Il “adore” sa femme mais cela ne l’empêche pas de la tromper sans vergogne. Malheur à ceux et celles qui parlent trop devant lui, trompés par sa bonhomie factice ou ses déguisements. Il n’a aucun scrupule à dénoncer ceux qu’il soupçonne d’accointances avec les communistes ou les résistants. Il est passé maître dans l’envoi de lettres anonymes. Par contre, j’ai vraiment apprécié les rares moments où empêtré dans ses mensonges, Sadorski s’est retrouvé à faire une bonne action malgré lui.

La propagande antisémite est à vomir et l’arrestation des milliers de Juifs, les mauvais traitements qu’on leur fait subir, leur internement à Drancy, Les Tourelles, au Vél d’Hiv m’ont révulsée. J’ai eu plusieurs fois l’envie d’arrêter ma lecture et de ne pas la reprendre mais j’avais le sentiment qu’au nom de la vérité, je devais continuer.

L’écriture de l’auteur est captivante et c’est saisissant. J’ai vraiment eu l’impression d’être de retour des années en arrière et de me retrouver en 1942. Romain Slocombe a fait un important travail de recherche, il n’hésite pas à retranscrire des circulaires de l’époque, à citer des personnages historiques, ce qui contribue à rendre encore plus réaliste son récit.

Un polar historique très très noir, des personnages d’époque haïssables, une lecture dure et sans compromis mais totalement addictive.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance contemporaine, #Danse, #Survie, #Téléréalité, #Aventure, #Romance, #Amour

Résumé :

Lasse de se voir imposer ses choix par un père surprotecteur, Allegra décide de mettre un frein à sa carrière de danseuse étoile. N’est-il pas temps pour elle de vivre ses propres expériences ? Voilà pourquoi elle accepte, sur un coup de tête, de participer à l’émission de survie présentée par le séduisant Finn McLeod. Sept jours seule – ou presque – au côté de Finn, sur une île tropicale déserte : pour Allegra, cette aventure est certes angoissante, mais aussi terriblement excitante…

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ 

Une jolie lecture qui se savoure lors d’une pause où en vacances.

D’un côté, nous avons Allegra qui n’en peut plus. Danseuse étoile, elle a tout sacrifié à son art pour tenter de satisfaire son père, chef d’orchestre, qui voit en elle un substitut à sa mère décédée lorsqu’elle était encore enfant. De l’autre côté, nous avons Finn, aventurier des temps modernes, qui vient d’être plaqué par sa fiancée. À priori, leurs univers n’auraient pas dû se rencontrer mais c’est pourtant ce qui va se produire.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Harlequin France pour ce Service Presse. Allegra est touchante dans sa vulnérabilité et son désir d’indépendance. Elle est fragile et ne sait plus trop où elle en est. Les dernières critiques l’ont profondément blessée. Sur un coup de tête et parce qu’elle est très attirée par Finn, elle décide de participer à son émission de survie. Son courage et sa volonté vont l’aider à surmonter toutes les difficultés. Finn est une tête brûlée très sympathique qui fuit tout ce qui peut le faire souffrir. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne s’attendait pas à sa rupture avec Nate. C’est passionnant de les suivre sur cette île déserte et de découvrir les techniques de survie. L’écriture est limpide et la psychologie des personnages bien dépeinte.

Un petit livre plein d’humour, léger comme les pas d’une danseuse et qui m’a fait passer un excellent moment.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #SDF, #Gaspillage, #Surconsommation, #Ordures, #Décharge, #Société, #CETRO

Résumé :

Oubliés.
Rejetés.
Jetés.

Des gens sans importance, tombés un jour à la rue et dans la déchéance, animaux gênants et nuisibles aux yeux de la société.

Simples denrées périssables ou consommables jetables, auxquels on accorde la même place qu'aux ordures, ils suivent la même voie que les déchets produits en quantités astronomiques par l'organisme insatiable qu'est la mégalopole.

Gaspillage insensé, destruction de ce monde, tout se périme et se jette, tout lasse et s'abandonne pour finir entassé dans ce bourrier immonde, dans la décharge-monde.

À perte de vue s'étend un océan de déchets, alimenté en permanence par d'interminables caravanes de tombereaux aux ventres lourds et pleins, intarissables confluents et dégueulasses effluents qui se déversent ici en une ininterrompue affluence.

Les camions viennent vomir sur ce dépôtoir, y dégueuler en abondance le fruit mal digéré de la consommation de masse.

Nouvel asile pour les plus démunis, nouvelle terre promise où tout est à nouveau possible sans le regard accusateur de ceux qui ont et qui possèdent, ils veulent à nouveau être, pousser dans ce terreau fertile sur lequel la vie va reprendre racine et les abandonnés se reconstruire.

Se réorganiser, retrouver fierté et vie sociale, ils recyclent à leur avantage ces excédents de production et font du gaspillage une bénédiction.

Tout se récupère et se revalorise, tout se mange ou s'utilise.

Et si aux yeux de certains les miséreux eux-mêmes avaient soudain une valeur marchande ?

Tourisme de la misère, impunité totale... le recyclage est en marche.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un thriller percutant, addictif, des personnages attachants que vous ne voudrez plus quitter, un renard qui va vous faire fondre...

Une nouvelle fois, Cetro frappe fort, très fort et on ressort de la lecture de « Recyclés » le cœur et l’esprit en vrac. Ce diable d’homme possède le don de vous faire basculer dans son monde dès les premières pages et de vous faire réfléchir, de vous toucher en plein cœur. Lire « Recyclés », c’est entrer dans le monde des sans-voix, des SDF, de ceux que l’on ne regarde plus ou pas, parce qu’ils nous dérangent, nous inquiètent ou nous culpabilisent. Alors nous préférons détourner la tête ou leur donner une pièce pour nous donner

bonne conscience à peu de frais. C’est qu’il est très facile de basculer et de se retrouver à la rue. Mais Cetro dénonce également une autre catégorie de personnes qui vont utiliser la misère des uns pour donner le frisson aux autres, les nantis, en organisant une sorte de tourisme de la misère ; on va voir les nuisibles de la décharge comme on va au zoo.

Et puis, il y a un groupe de malades qui enlève des SDF tous les soirs après les avoir passés à tabac. Ce qui les anime : nettoyer la ville de ceux qu’ils

considèrent comme des détritus, des ordures, une sous-espèce. Et cela m’a mise extrêmement mal à l’aise, m’a rappelé certains discours entendus, certaines prises de position, certaines dispositions prises par des villes qui ont installé du mobilier conçu pour empêcher les vagabonds de s’y installer… Cela commence comme ça.

De l’autre côté, vous avez une communauté de gens de la rue qui se sont regroupés à côté de la décharge et qui ont appris à vivre ensemble. Adam et Simon, dix ans, deux gamins espiègles aux yeux pleins d’étoiles, en font partie ainsi que Rouroux, le renard apprivoisé. Là, nous retrouvons le Cetro chaleureux qui trempe sa plume dans la tendresse et habille ses phrases

d’humour et de poésie. Il nous offre de merveilleux personnages auxquels je me suis attachée : Nathalie, une jeune femme solaire, la mère des enfants ; Joshua, le patriarche, qui guide sa communauté sur les chemins de l’entraide ; Psy le visionnaire qui transmute la réalité et transcende la vie de tous les jours ; Maya, une adorable petite fille de 8 ans et sa poupée de chiffon Peter qui figure sur la couverture du livre ; Erwan tellement humain et qui par amour se montre courageux… Et naturellement, ils vont être confrontés à notre bande d’ignobles assassins. Mais Cetro va encore plus loin et crée un personnage d’une noirceur et d’une perversité incroyables, le comble du cynisme.

J’avoue que j’ai autant adoré ce livre que je l’ai détesté. Il y a eu des moments où je me suis dit : “Stop, j’arrête, je ne lirai pas une ligne de plus” tant j’étais écœurée par ce qui se passait, tant l’humanité telle qu’elle était

décrite était abominable. Et ce d’autant plus que c’est tout à fait crédible,

réaliste… Et puis avec l’art et le talent qui le caractérisent, Cetro m’offrait une pépite de tendresse, d’humour, de poésie, et de nouveau charmée, séduite, je continuais.

Au final, du grand Cetro. Le lire, c’est basculer dans un tsunami d’émotions. Ce diable d’homme nous confronte une fois de plus à une réalité douloureuse et nous fait réfléchir sur notre manière de consommer, sur la mentalité actuelle qui mesure la valeur des personnes à leur pouvoir d’achat, sur notre société d’égoïstes et sur ce qu’est en train de devenir notre humanité si on ne s’y oppose pas. Mais il nous bouleverse également par l’humanité de ses personnages, par son écriture ciselée et son humour assaisonné de tendresse. Alors n’hésitez pas, foncez acheter ce livre, vous ne le regretterez pas et vous n’aurez qu’une envie, celle de découvrir toutes les autres œuvres de l’auteur. Le lire, c’est l’adopter, en faire un ami !

Les rebuts, repoussés parce qu'ils sont pauvres, dépossédés de tout bien, inadaptés à cette vie consumériste par manque de moyens, et surtout parce qu'ils gênent, font peur, et véhiculent ce sentiment de culpabilité et d'injustice qui nuit à la tranquillité d'esprit des gens "bien". Ils sont le fantôme de ce que tout le monde redoute de devenir, et exacerbent toutes les peurs.

Recyclés

Tout commence toujours par des mots, Erwan. Toujours. Les pires horreurs commises dans l'histoire ont d'abord été formulées. Sans élaboration d'éléments de langage visant à habituer les populations à une vision des choses, rien ne serait possible, aucune abomination ne serait communément admise, elles soulèveraient les indignations et les révoltes. Mais en préparant le terrain par l'oralité, alors les mots deviennent les plus meurtrières des armes. Les pensées changent en profondeur, les populations finissent par adopter les mots qui crachent et nient l'humanité des cibles visées pour les faire leurs. Une fois ce travail accompli, une fois les esprits modelés, une fois les pensées privées de mots pour se structurer autrement que par le discours répandu, alors, il est possible de passer à l'acte sans soulever l'indignation qui serait de mise. Car l'acte ne s'adresse plus à des humains, mais à un groupe sans identité, sans humanité, que l'on a appris à insulter, mépriser, détester. J'ai vécu l'installation des premiers mobiliers anti SDF. Anti pauvres, anti compassion. Ils ont peu à peu gagné la ville entière, et toutes les villes, de ce que j'en sais. Personne n'a trouvé à y redire. Il était admis comme juste de vouloir empêcher les crasseux de se poser devant tel ou tel commerce, dans tel ou tel quartier. Normal de vouloir se prémunir contre ces invasions barbares, de vouloir pousser la pauvreté et ses souillures ailleurs, hors de la vue. Car le discours était passé, entré chez les gens par les écrans de télé, le soir devant leur dîner, dans leur intimité, comme un ami digne de confiance. Au fil des mois, plus aucun endroit d'ordinaire squatté par nos camarades n'était accessible.

Recyclés

« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
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