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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #SDF, #Gaspillage, #Surconsommation, #Ordures, #Décharge, #Société, #CETRO

Résumé :

Oubliés.
Rejetés.
Jetés.

Des gens sans importance, tombés un jour à la rue et dans la déchéance, animaux gênants et nuisibles aux yeux de la société.

Simples denrées périssables ou consommables jetables, auxquels on accorde la même place qu'aux ordures, ils suivent la même voie que les déchets produits en quantités astronomiques par l'organisme insatiable qu'est la mégalopole.

Gaspillage insensé, destruction de ce monde, tout se périme et se jette, tout lasse et s'abandonne pour finir entassé dans ce bourrier immonde, dans la décharge-monde.

À perte de vue s'étend un océan de déchets, alimenté en permanence par d'interminables caravanes de tombereaux aux ventres lourds et pleins, intarissables confluents et dégueulasses effluents qui se déversent ici en une ininterrompue affluence.

Les camions viennent vomir sur ce dépôtoir, y dégueuler en abondance le fruit mal digéré de la consommation de masse.

Nouvel asile pour les plus démunis, nouvelle terre promise où tout est à nouveau possible sans le regard accusateur de ceux qui ont et qui possèdent, ils veulent à nouveau être, pousser dans ce terreau fertile sur lequel la vie va reprendre racine et les abandonnés se reconstruire.

Se réorganiser, retrouver fierté et vie sociale, ils recyclent à leur avantage ces excédents de production et font du gaspillage une bénédiction.

Tout se récupère et se revalorise, tout se mange ou s'utilise.

Et si aux yeux de certains les miséreux eux-mêmes avaient soudain une valeur marchande ?

Tourisme de la misère, impunité totale... le recyclage est en marche.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un thriller percutant, addictif, des personnages attachants que vous ne voudrez plus quitter, un renard qui va vous faire fondre...

Une nouvelle fois, Cetro frappe fort, très fort et on ressort de la lecture de « Recyclés » le cœur et l’esprit en vrac. Ce diable d’homme possède le don de vous faire basculer dans son monde dès les premières pages et de vous faire réfléchir, de vous toucher en plein cœur. Lire « Recyclés », c’est entrer dans le monde des sans-voix, des SDF, de ceux que l’on ne regarde plus ou pas, parce qu’ils nous dérangent, nous inquiètent ou nous culpabilisent. Alors nous préférons détourner la tête ou leur donner une pièce pour nous donner

bonne conscience à peu de frais. C’est qu’il est très facile de basculer et de se retrouver à la rue. Mais Cetro dénonce également une autre catégorie de personnes qui vont utiliser la misère des uns pour donner le frisson aux autres, les nantis, en organisant une sorte de tourisme de la misère ; on va voir les nuisibles de la décharge comme on va au zoo.

Et puis, il y a un groupe de malades qui enlève des SDF tous les soirs après les avoir passés à tabac. Ce qui les anime : nettoyer la ville de ceux qu’ils

considèrent comme des détritus, des ordures, une sous-espèce. Et cela m’a mise extrêmement mal à l’aise, m’a rappelé certains discours entendus, certaines prises de position, certaines dispositions prises par des villes qui ont installé du mobilier conçu pour empêcher les vagabonds de s’y installer… Cela commence comme ça.

De l’autre côté, vous avez une communauté de gens de la rue qui se sont regroupés à côté de la décharge et qui ont appris à vivre ensemble. Adam et Simon, dix ans, deux gamins espiègles aux yeux pleins d’étoiles, en font partie ainsi que Rouroux, le renard apprivoisé. Là, nous retrouvons le Cetro chaleureux qui trempe sa plume dans la tendresse et habille ses phrases

d’humour et de poésie. Il nous offre de merveilleux personnages auxquels je me suis attachée : Nathalie, une jeune femme solaire, la mère des enfants ; Joshua, le patriarche, qui guide sa communauté sur les chemins de l’entraide ; Psy le visionnaire qui transmute la réalité et transcende la vie de tous les jours ; Maya, une adorable petite fille de 8 ans et sa poupée de chiffon Peter qui figure sur la couverture du livre ; Erwan tellement humain et qui par amour se montre courageux… Et naturellement, ils vont être confrontés à notre bande d’ignobles assassins. Mais Cetro va encore plus loin et crée un personnage d’une noirceur et d’une perversité incroyables, le comble du cynisme.

J’avoue que j’ai autant adoré ce livre que je l’ai détesté. Il y a eu des moments où je me suis dit : “Stop, j’arrête, je ne lirai pas une ligne de plus” tant j’étais écœurée par ce qui se passait, tant l’humanité telle qu’elle était

décrite était abominable. Et ce d’autant plus que c’est tout à fait crédible,

réaliste… Et puis avec l’art et le talent qui le caractérisent, Cetro m’offrait une pépite de tendresse, d’humour, de poésie, et de nouveau charmée, séduite, je continuais.

Au final, du grand Cetro. Le lire, c’est basculer dans un tsunami d’émotions. Ce diable d’homme nous confronte une fois de plus à une réalité douloureuse et nous fait réfléchir sur notre manière de consommer, sur la mentalité actuelle qui mesure la valeur des personnes à leur pouvoir d’achat, sur notre société d’égoïstes et sur ce qu’est en train de devenir notre humanité si on ne s’y oppose pas. Mais il nous bouleverse également par l’humanité de ses personnages, par son écriture ciselée et son humour assaisonné de tendresse. Alors n’hésitez pas, foncez acheter ce livre, vous ne le regretterez pas et vous n’aurez qu’une envie, celle de découvrir toutes les autres œuvres de l’auteur. Le lire, c’est l’adopter, en faire un ami !

Les rebuts, repoussés parce qu'ils sont pauvres, dépossédés de tout bien, inadaptés à cette vie consumériste par manque de moyens, et surtout parce qu'ils gênent, font peur, et véhiculent ce sentiment de culpabilité et d'injustice qui nuit à la tranquillité d'esprit des gens "bien". Ils sont le fantôme de ce que tout le monde redoute de devenir, et exacerbent toutes les peurs.

Recyclés

Tout commence toujours par des mots, Erwan. Toujours. Les pires horreurs commises dans l'histoire ont d'abord été formulées. Sans élaboration d'éléments de langage visant à habituer les populations à une vision des choses, rien ne serait possible, aucune abomination ne serait communément admise, elles soulèveraient les indignations et les révoltes. Mais en préparant le terrain par l'oralité, alors les mots deviennent les plus meurtrières des armes. Les pensées changent en profondeur, les populations finissent par adopter les mots qui crachent et nient l'humanité des cibles visées pour les faire leurs. Une fois ce travail accompli, une fois les esprits modelés, une fois les pensées privées de mots pour se structurer autrement que par le discours répandu, alors, il est possible de passer à l'acte sans soulever l'indignation qui serait de mise. Car l'acte ne s'adresse plus à des humains, mais à un groupe sans identité, sans humanité, que l'on a appris à insulter, mépriser, détester. J'ai vécu l'installation des premiers mobiliers anti SDF. Anti pauvres, anti compassion. Ils ont peu à peu gagné la ville entière, et toutes les villes, de ce que j'en sais. Personne n'a trouvé à y redire. Il était admis comme juste de vouloir empêcher les crasseux de se poser devant tel ou tel commerce, dans tel ou tel quartier. Normal de vouloir se prémunir contre ces invasions barbares, de vouloir pousser la pauvreté et ses souillures ailleurs, hors de la vue. Car le discours était passé, entré chez les gens par les écrans de télé, le soir devant leur dîner, dans leur intimité, comme un ami digne de confiance. Au fil des mois, plus aucun endroit d'ordinaire squatté par nos camarades n'était accessible.

Recyclés

« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition
« Recyclés » de Cetro — Auto-édition

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Résumé :

Un regard, ou est-ce la moto qui réveille mes souvenirs ?
En attendant, ma vie se retrouve chamboulée.
Vingt ans que je n’avais plus été bercé dans les bras d’un homme.
Suis-je prêt à tout envoyer en l’air pour ces yeux de velours andalous qui m’enflamment ?
Un simple grain de poussière dans ma vie bien rangée, trop bien rangée, peut-être ?
Est-ce le démon de midi, ou est-ce plus profond ?

 

Adrien n’a pas conscience que la vie qu'il mène est en train de l’étouffer.
Oui, tout va bien pour lui… en apparence !
La rencontre avec le beau Xavier - Xax - le bouleverse d’un seul regard et cela semble réciproque.
Sont-ils prêts à assumer ce que leur rencontre déclenche en eux ?

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Une magnifique histoire d’amour, une passion irrésistible, mais pas seulement… !

Adrien, la quarantaine, marié, deux enfants, a eu un coup au cœur quand un homme en moto est venu chercher Cyril, son employé. Son amour pour Charles, mort dans un accident il y a plus de vingt ans, refait alors brutalement surface. Adrien se retrouve complètement perdu entre passé et présent. Il prend conscience avec rudesse que cela fait plusieurs années qu’il étouffe, que son amour pour sa femme Virginie s’est peu à peu transformé en une immense tendresse et surtout que sa rencontre avec Xax, l’ami de Cyril, le bouleverse et le déstabilise en profondeur.

Je remercie H. Auriel pour sa confiance. Elle m’a confié son livre et je l’ai lu en avant-première. Pour être exacte, je l’ai dévoré et lu d’une traite tant j’ai été happée par l’histoire de ces trois hommes — Adrien, Cyril et Xax — mais aussi par l’histoire de ceux qui les entourent. C’est un coup de cœur tant l’auteure a su les rendre attachants et dépeindre à merveille leur psychologie. L’attirance entre Adrien et Xax est irrésistible et les scènes entre eux sont torrides mais toujours pleines de délicatesse.

Ce qui fait la richesse de ce livre, c’est que l’histoire ne se borne pas à leur passion. Ce sont deux hommes qui ont vécu, qui ont une famille, des amis pour Xax et H. Auriel nous partage leurs sentiments, leurs souffrances, les blessures qu’ils portent et dont ils ne sont pas guéris. Ils sont bouleversants dans leur fragilité. L’auteure nous conte également les conséquences que la situation entraîne pour l’épouse, les enfants d’Adrien et nous ne pouvons qu’être touchés par leur détresse. L’humour est également très présent, un humour tendre qui vous fait partager l’émotion des personnages.

C’est le troisième livre MM que je lis d’H. Auriel qui écrit également sous le nom d’Elena Guimard et je suis totalement conquise par sa plume. Je vous recommande chaudement « Un grain de poussière… », vous ne pourrez qu’être touchés par l’amour d’Adrien et de Xax.

La moto, ducati-diavel, de Xax

La moto, ducati-diavel, de Xax

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Littérature, #Humour, #Romance, #Romance contemporaine, #Psychologie, #Onirisme, #Contes

Résumé :

Vous attendez le Prince Charmant ? Le vrai ? Et s'il frappait vraiment à votre porte ce soir, comment réagiriez-vous ?

Est-ce que vous le feriez entrer, même si votre appartement est en désordre et que vous avez des chaussettes qui traînent sur le canapé ? Et s'il vous proposait une sortie en boîte de nuit, est-ce que vous prendriez le risque de l'accompagner ?

La prière d'Aurélie a été exaucée, mais franchement, elle ne s'était pas préparée à ça ! Le Prince arrive chez elle comme une tornade. 
Il est beau comme un dieu, adore la vodka et n'a pas la langue dans sa poche. Mais il n'est pas là pour rigoler, il a un contrat de mission à respecter. Pourtant, il aime bien improviser quand il le peut, et aussi chercher la bagarre avec les méchants, c'est plus fort que lui. Heureusement, c'est un héros, donc sa protégée n'a rien à craindre. En plus, il les connaît, lui, les femmes !

Aurélie a un peu de mal à y croire. Et puis finalement, voir toutes les blondasses du coin essayer de piquer le mec qui vous tient la main, ça donne envie de s'accrocher à son rêve !

Et souvenez-vous : si jamais le Prince Charmant vous propose une petite virée à l'intérieur d'un jeu de société pour vous montrer le dessous des cartes, ou s'il vous invite à faire une croisière au pays des rêves, vous pouvez vous attendre à passer une nuit mouvementée !

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Comme un conte de fées… hallucinant, délirant, onirique, poétique, loufoque, plein d’humour, chimérique…

Imaginez un peu ! Il était une fois une jeune fille qui s’appelait Aurélie, qui rêvait de rencontrer le Prince Charmant et qu’il était tout à elle l’espace d’une nuit. C’est alors qu’on frappe à sa porte et elle se retrouve nez à nez avec LE Prince Charmant en personne ! Essayez de vous représenter la situation et les dialogues que cela peut donner.

Je dis un grand merci à Jhen Elden pour m’avoir proposé son premier roman en service presse ainsi qu'aux Éditions Auteurs d'Aujourd'hui Ed2A pour me l'avoir envoyé.

Le plaisir qu’il a pris à écrire ce livre se ressent immédiatement, son écriture est jubilatoire. Les dialogues entre Aurélie et le Prince Charmant sont savoureux. Le vocabulaire est riche et précis. C’est un festival de jeux de mots, de calembours, de situations cocasses. Jhen Elden est capable d’utiliser un langage châtié, précieux et l’instant suivant l’argot le plus imagé. D’ailleurs, je pense que si l’on veut vraiment apprécier son texte à sa juste valeur, il faut le lire par petits bouts, pour en goûter toutes les subtilités.

Aurélie, malgré son souhait, ne s’attendait certainement pas à être exaucée et encore moins à rencontrer un Prince Charmant tel qu’il se présente à sa porte. Il ne correspond pas exactement à son imaginaire. Certes, il est très très beau, mais il adore la vodka et a une sacrée descente. Il a certainement des diplômes en psychologie tout comme notre auteur, émaille sa conversation de termes psychiatriques et d’expressions qui nous rappellent d’autres contes, est un danseur hors pair et un guerrier auquel rien ne résiste. Il va entraîner Aurélie dans un voyage fantastique et dans un tsunami d’émotions.

Ce roman, qui est le premier de Jhen Elden, est un festival de jeux de mots, un feu d’artifice de traits d’esprit, de clins d’œil à d’autres contes. Il est très bien écrit et je vous le recommande chaudement.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Écologie, #Voyages, #Aventure, #Amitié, #Fantastique, #Jeunesse, #Dépollution, #Recyclage, #Environnement

Résumé :

Un récit d'anticipation porté par des personnages originaux, débordant d'idées et d'énergie, illustré avec brio tout en 3D, qui entraîne le lecteur dans des aventures fantastiques. Les héros se disputent la vedette, entre humour et bravoure, pour réparer les dégâts des Hommes et imaginer un avenir meilleur.

Alors que la surface de la Terre est devenue invivable pour eux, les Koboltz, petit peuple qui ressemble aux hommes comme deux gouttes d'eau mais vivant sous terre, se battent pour préserver la nature.
Les Koboltz ont pour véritable obsession de ne pas polluer la planète. Ils ne mangent aucun animal, cultivent leurs céréales, leurs fruits et légumes sans produits chimiques, et traitent absolument tous leurs déchets.
Leur seul objectif : protéger la planète mise à mal par les hommes.
Entre vie souterraine et missions à l'extérieur pour sauver la Terre de graves dangers écologiques, les Koboltz, toujours enthousiastes et volontiers blagueurs, sont les nouveaux défenseurs de la planète !


Tome 2 : Mission Québec
La cité koboltz de Karmah a été choisie par la communauté internationale pour former des troupes d'élite appelées à se déplacer dans le monde entier. Une première mission hors de France est confiée à l'équipe de Mananann et ses amis : rejoindre le magicien Rakiriko, en tournée au Canada, afin d'aider les Koboltz québecois à lutter contre la pollution liée à la collecte de pétrole.
Cette aventure va les entraîner dans les paysages enneigés d'Amérique, entre légendes indiennes, trappeurs et peuplades extraordinaires. Mange-cailloux et peuple des Aunis (créés de toutes pièces avec des objets de récupération) ne seront pas de trop pour les aider sur ces territoires glacés. Une aventure rythmée, truffée d'humour et de personnages plus étranges les uns que les autres.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Nos malicieux Koboltz chez nos cousins du Québec.

J’ai retrouvé avec bonheur les Koboltz, ces petits êtres elfiques facétieux qui ont créé une armée chargée de dépolluer la planète et qui espèrent que les hommes prendront conscience du danger qu’ils courent et lui font courir. L’auteur a tissé des liens d’amitié avec eux et les Koboltz l’ont choisi « pour sensibiliser les jeunes générations à la préservation de la Terre. » « La situation est grave : sans une réaction profonde de notre part, de nombreuses espèces animales et végétales auront bientôt définitivement disparu de la surface de la Terre. »

Nos petits amis sont excités comme des puces : il neige ! Le capitaine Koltrann, qui, suite à ses précédentes aventures a vu son état mental s’altérer, a décidé de sortir malgré l’interdiction afin d’en profiter. Malheureusement pour lui, il va être la victime de l’espièglerie de notre équipe. Si l’on y ajoute sa capacité hallucinante à accumuler gaffes et maladresses, on peut dire que le malheureux en voit de toutes les couleurs. Tout au long du récit, il lui arrive plein de mésaventures, toutes plus cocasses les unes que les autres.

Alors que Mananann fête ses 11 ans, Taylmia annonce à nos amis que leur cité a été choisie comme Centre de Formation de troupes d’élite qui se déplaceront tout autour de la terre. Et leur première mission aura lieu au Québec où ils retrouveront Rakiriko, le magicien. L’équipe se compose de Mananann, Elmione, Tammpo, Alvyane, Klayni et de l’infortuné capitaine Koltrann qui a bien tenté de se défiler, mais sans succès. Avec les Koboltz du Québec, ils vont former une équipe de choc qui sera chargée de saboter les énormes tuyaux de pétrole qui traversent le Canada avec tous les risques de pollution que cela représente ainsi que les sites d’extraction.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Slalom qui m’ont permis de suivre les aventures de nos malicieux petits Koboltz par l’envoi de ce service presse. Comme pour le premier tome, j’ai été totalement conquise par le texte et les illustrations. Benoit Grelaud, à travers des personnages attachants, avec une écriture simple et des mots bien choisis sensibilise les plus jeunes à l’écologie. Il s’adresse d’abord aux enfants mais son livre parlera tout autant aux adultes.

Dans « Mission Québec », nous apprenons quelques termes québécois comme « bienvenue » qui signifie « de rien », ce qui ouvre la porte à des quiproquos amusants. L’auteur nous enseigne également le rôle primordial que jouent les castors dans l’équilibre de la Nature. Nous apprenons aussi que ce n’est que « depuis décembre 2015 qu’une loi considère qu’un animal est un être sensible… Avant, il était considéré comme n’ayant pas plus de valeur qu’un objet quelconque. » Benoit Grelaud nous conte également la légende du capteur de rêves, encore appelé « attrapeur de rêves ». Quant aux illustrations, elles sont magnifiques et dues au talent de Sylvain Even qui donne vie aux personnages créés par l’auteur.

Au final, un livre que je vous recommande chaudement. Il ravira petits et grands.

page 11

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page 33

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page 60

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page 73

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page 108

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page 123

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page 130

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page 166

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page 208

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Humour, #Famille, #Condition de la femme, #Amour

Résumé :

1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus.
Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un cœur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot.
Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon.
Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.
Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur garantie !

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Un roman plein de fraîcheur, d’humour et de tendresse !

Marie a 28 ans et elle rêve d’une vie qui la sortira de son village, une vie qui serait faite de sorties au cinéma et en discothèque, de fêtes avec les copines. Elle décide de tout quitter et de monter à Paris où la liberté et une vie qui ne peut être que meilleure l’attendent. Pour cela, elle a laissé son fils Jean à sa mère, le temps de se retourner. Ce sera l’affaire de quelques jours… Mais après quatre semaines sans donner de nouvelles, Marie envoie une banale carte postale disant qu’elle ne peut prendre Jean avec elle pour l’instant. La déception est terrible pour l’enfant. Il a 6 ans et la tête dans les étoiles. Mémé Lucette qui a élevé sept enfants partage sa vie entre le tricot et ses visites à Pépé Marcel au cimetière. Taiseuse et austère, elle vit pauvrement et cache un cœur plein d’amour et de tendresse. Jean est un vrai moulin à paroles et il n’arrête pas de lui poser des questions. Tous deux vont apprendre à vivre ensemble pour notre plus grand bonheur.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Mazarine/Fayard pour l’envoi de ce service presse. J’avais découvert Aurélie Valognes avec « Mémé dans les orties » et j’étais certaine de passer un excellent moment de lecture avec « Au petit bonheur la chance ». L’auteure nous transporte en 1968 et fait revivre toute une époque où le monde bouge et change : Raymond Poulidor et le Tour de France, les débuts de la télévision, la série Belphégor, le catalogue Bergères de France, les cadeaux dans la lessive Bonux…  En lisant la vie et les aspirations de Marie, c’est l’occasion de prendre conscience de la chance que nous avons de pouvoir choisir d’avoir ou pas des enfants, de la liberté que nous avons. Marie est bouleversante lorsqu’elle confie à son fils : « Quand on est une femme, on nous autorise soit le rôle d’épouse pondeuse, soit celui de femme légère, égoïste. Tout n’est pas blanc ou noir, Jean, jamais. J’espère que tout cela changera. Pour moi, c’est trop tard, mais il y a une chance pour que les choses soient différentes pour ta fille, si tu en as une un jour. Je souhaite qu’elle soit libre. De ses choix, de son corps. Libre de vivre ses rêves. »

C’est avec beaucoup de douceur et de délicatesse qu’Aurélie Valognes nous raconte la vie de ses personnages. Le duo que forment Mémé Lucette et Jean est adorable. Leurs dialogues sont touchants et drôles à la fois : une merveille de tendresse. Dès le début, on s’attache à ces deux personnages si différents et complémentaires ; on les suit jour après jour dans leur vie simple et laborieuse. Jean est touchant et bouleversant avec sa petite phrase qu’il se dit lorsqu’il tombe, lorsqu’il est blessé : « Même pas mal ! » Et on voudrait pouvoir le prendre dans nos bras lorsqu’il a le cœur brisé par l’indifférence de sa mère pour le consoler tout comme on est dans l’admiration de tout ce que fait Mémé Lucette pour tenter de compenser l’absence de Marie. L’auteure traite avec beaucoup de pudeur et de délicatesse de sujets graves comme l’avortement, la vie des femmes autrefois, la perte d’un enfant et de bien plus encore. Mais ce que j’en retiens surtout, c’est l’amour et la tendresse qui remplissent chaque page, l’humour et la simplicité, la générosité des personnages et c’est un livre qui vous rend heureux.

Une magnifique chronique de la vie d’un petit garçon qui avait six ans en 1968, un livre que je vous recommande chaudement.

Quand on est une femme, on nous autorise soit le rôle d’épouse pondeuse, soit celui de femme légère, égoïste. Tout n’est pas blanc ou noir, Jean, jamais. J’espère que tout cela changera. Pour moi, c’est trop tard, mais il y a une chance pour que les choses soient différentes pour ta fille, si tu en as une un jour. Je souhaite qu’elle soit libre. De ses choix, de son corps. Libre de vivre ses rêves.

Tous deux savent comment les femmes qui cherchent des solutions par elles-mêmes, clandestinement, sont peu respectées par nombre de médecins, ce qui ajoute de la douleur inutile à leur honte. Comme si la culpabilité ne suffisait pas. Comme si porter seule le poids si lourd d’un être si léger dans ses entrailles n’était pas en soi déjà une punition, quand l’enfant n’est pas désiré. L’acte se fait au pluriel, mais les conséquences sont toujours au singulier et au féminin.

Belphégor, la série que Jean regarde avec ses cousins.

Belphégor, la série que Jean regarde avec ses cousins.

Les bureaux d'écolier à l'époque.

Les bureaux d'écolier à l'époque.

L'encrier et le stylo à plume.

L'encrier et le stylo à plume.

Catalogue Bergère de France semblable à celui que recevait Mémé Lucette.

Catalogue Bergère de France semblable à celui que recevait Mémé Lucette.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Enquête, #Inde, #Tibet, #Bouddhisme, #Opéra, #Théâtre, #Terrorisme

Résumé :

C’est l’effervescence à l’école de Namdang au Sikkim : la pièce de théâtre tirée d’un opéra tibétain, dont Gopika interprète le premier rôle, a retenu l’attention du directeur d’une revue culturelle internationale. Un rayon de soleil dans l’atmosphère brumeuse de cette veille du Nouvel An tibétain ! D’autant que la situation politique est préoccupante, entre les violences d’une grève générale et les tensions à la frontière entre l’Inde et la Chine.

Mais voilà qu’avec la mort étrange d’un commerçant népalais de Namdang, les premières pièces d’un inquiétant puzzle se mettent en place. Gopika, Doc Tenzin et leurs amis devront faire appel à toutes leurs ressources pour déjouer un noir complot destiné à embraser la région.

Après Le talisman tibétain, Les évadés du Toit du Monde et La vallée du yak sauvage, Complot au Sikkim est le 4e tome des enquêtes de Gopika, jeune enseignante indienne, et de son ami Doc Tenzin, médecin traditionnel tibétain.

 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Amour et complot au pays de Gopika.

Gopika

 

La jolie Gopika, professeur d’anglais et de hindi au collège de Namdang dans le Sikkim, retrouve ses amis le docteur Tenzin Mingour, médecin traditionnel tibétain et lama Tsültrim, professeur de religion au monastère de la Rivière Blanche, pour leur traditionnel pique-nique du mercredi. Une fois n’est pas coutume, il ne se tiendra pas dehors, vu les conditions climatiques, mais à l’intérieur du gymnase où les élèves répètent les danses qu’ils interprèteront lors de la représentation de Zukyi Nyima. Il s’agit d’un opéra traditionnel tibétain très connu. Le directeur de l’école de Namdang, Gendün Norbou, l’a transformé en pièce de théâtre et Gopika y tient le rôle principal, celui de Zukyi Nyima, une reine indienne, fille de brahmane. Gopika n’a guère le moral et Doc Tenzin espère que son rôle dans la pièce la distraira et lui permettra de retrouver sa joie de vivre. Dans le même temps, la situation politique est particulièrement tendue : grève générale violente, sabotages et plus que jamais, des tensions à la frontière entre l’Inde et la Chine. Enfin l’assassinat d’un commerçant népalais qui n’est autre que le père de Sunita, l’employée de maison de Gopika, va entraîner nos amis sur les traces de dangereux comploteurs.

Je remercie chaleureusement Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour l’envoi de « Complot au Sikkim ». J’avais hâte de connaître la suite des aventures de Gopika et je l’ai retrouvée en pleine déprime. Elle n’a vraiment pas le moral pour plusieurs raisons : le mauvais temps ; l’obligation d’économiser le gaz ; la venue de Sunita, son employée de maison, qui trouble la solitude à laquelle elle aspire ; sa brouille avec son amie Shirley et surtout son coup de foudre pour deux hommes à la fois. Heureusement, son

Un lhassa-apso, un des chiens de Doc Tenzin

ami Doc Tenzin est là pour la soigner, ce qui nous permet d’en apprendre un peu plus sur la médecine traditionnelle tibétaine. Nous assistons à une consultation et c’est tout à fait surprenant. Tout comme la croyance du Doc aux présages : « C’est un très mauvais présage ! Quand un chien creuse un trou sans raison apparente, on dit au Tibet qu’il creuse une tombe… » ou encore les consignes qu’il donne pour prendre les médicaments. J’admire profondément toutes les connaissances de Bernard Grandjean et c’est un véritable plaisir de le lire. Sa plume est telle que dès les premières lignes, je suis transportée à Namdang et immergée dans la vie de Gopika et de ses amis. C’est vraiment un voyage fantastique.

À chaque nouveau tome, je découvre un peu plus la vie quotidienne en Inde ainsi que les us et coutumes indiens et tibétains. Gopika prend de plus en plus d’importance au fil des volumes. Notre Fleur de Bombay a un cœur d’or

et devant la détresse de Sunita qui se retrouve seule au monde, elle n’hésite pas une seconde et lui propose de venir habiter chez elle. Tout comme elle se tiendra à ses côtés pour toutes les cérémonies de prières et de la crémation. Mais c’est aussi une jeune femme qui rêve d’aimer et d’être aimée. Elle cherche le bonheur et l’amour, prise entre modernisme et anciennes coutumes. C’est un magnifique personnage de femme et elle se montre d’une intelligence redoutable lorsqu’il s’agit de résoudre une enquête. Nous en avons la preuve une fois de plus dans « Complot au Sikkim ». Par contre côté cœur, elle n’a vraiment pas de chance.

Gopika peut compter sur le soutien de ses amis, en particulier sur celui de Shirley, sa complice actrice, qui n’hésitera pas à mettre leur amitié en danger pour lui remettre les idées en place. Elle ne mâche pas ses mots et se comporte en véritable amie. Leurs dialogues sont un régal. Et puis nous avons le docteur Tenzin Mingour qui est un véritable sage. Mais alors là, il m’a bluffée avec ses pouvoirs de napka ! Dans ce quatrième tome, Bernard Grandjean nous fait découvrir l’Opéra Tibétain. À cette occasion, j’ai appris qu’il avait été inscrit en 2009 au patrimoine culturel immatériel de

Rôle tenu par Gopika : Zukyi Nyima ou Corps de Soleil

l'humanité par l’UNESCO. J’ai adoré tout ce qui concernait cet opéra ou Aché Lhamo, en particulier l’histoire de Zukyi Nyima/Corps de Soleil et les versets, extraits du texte original.

Une fois de plus, Bernard Grandjean m’a totalement captivée. D’une plume élégante, avec des mots bien choisis et des personnages toujours plus attachants, il m’a enchantée par son récit qui mêle Histoire et traditions, humour et fantaisie, réalisme d’une enquête policière et dénonciation de la situation politique au Tibet et en Inde. C’est toujours avec un petit pincement au cœur que je quitte Gopika et ses amis et j’attends avec impatience la suite de leurs aventures. Je ne peux que vous recommander chaleureusement « Complot au Sikkim ». Pour moi, c’est un coup de cœur.

Ma dernière pensée sera une pensée d’amour,
Sur le point de mourir je n’aurai pas de regret.
Sans accorder un moment à son propre sort,
Il ne faut penser qu’au seul sort d’autrui.
Quand bien même vos amis deviendraient vos pires ennemis,
Accueillez-les d’une âme bienveillante
Et avec un affectueux sourire…

Extrait des prières du deuxième acte de Zukyi Nyima, celles dites par Corps de Soleil en attendant la mort.

Gopika

 

Carte des états de l'Inde

 

Carte de l'Inde

 

Le salwar Kameez : Ensemble tunique-pantalon

 

Le Chuba : vêtement tibétain croisé traditionnel

 

L'Histoire de Zukyi NYima, la reine indienne

 

Gurkhaland

 

Reliquaire tibétain

 

Moulin à prières

 

Sigle du club de football de Liverpool

 

Chapati : Pain indien plat de forme ronde

 

Dharamsala, Institut Norbulingka

 

Palais du Potala de Lhassa

 

Chien apso : Doc Tenzin en possède deux

 

"Un ghat de quelques marches était précédé d’une plate-forme cimentée sur laquelle on brûlait les corps."

 

La crassula ou arbre de jade posé sur la fenêtre de Gopika

 

Zukyi Nyima, ou Corps de Soleil.

 

Lion de la Lune et Corps de Soleil

 

Opéra Tibétain

 

Aché Lhamo ou Opéra Tibétain

 

Om Mani Pémé Hum

 

Harley Davidson Street 750, moto de Ram Yadav

 

Un modèle de costume de femme de Lhassa

 

monastère d’Enchey

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Famille, #Adolescence, #Young Adult, #Amitié, #Amour

Résumé :

« On déménage. À la fin du mois. »
Pour Rose, tout a commencé ce jour-là. Le choc, la colère, la révolte...
Le moment du départ. L'installation dans la nouvelle maison. Les promenades nostalgiques sur la falaise...

Rose, quinze ans, est intelligente et plutôt mignonne, mais ce n'est jamais simple de tout quitter, surtout quand on se retrouve dans une petite ville inhospitalière du nord de la France. Plutôt que de chercher à se faire des amis, elle sombre petit à petit dans la dépression...
De son côté, son père, qui est commissaire de police, s'enlise dans une enquête pour meurtre qui plonge toute la ville dans l'angoisse.

Un jour, Rose est agressée sur les quais. Dès lors, l'enquête va faire partie de sa vie. En s'y intéressant, elle va être amenée à remettre en question toutes ses certitudes... jusqu'au dénouement, qui vous laissera sans voix !

Un rebondissement à chaque chapitre, des personnages charismatiques, des secrets de famille, de belles histoires d'amour et d'amitié... Il y a de tout dans ce roman, qui s'adresse aussi bien aux grands adolescents qu'aux amateurs de suspense. Au-delà de l'intrigue policière et sentimentale, il interroge la relation entre les ados et leurs parents.

Et vous, jusqu'où seriez-vous prêt à aller par amour ?

Mon avis :  ♥ ♥ ♥ ♥

Quand deux adolescents se lancent dans une enquête…

Rose est désespérée. Suite à la mutation de son père, François Moreau, elle doit quitter la Camargue et son cheval Dorys qu’elle adore pour habiter dans le Nord, à Escarpeville. François Moreau, commandant de police, qui est originaire de cette petite ville, a été missionné pour arrêter le tueur qui vient d’assassiner une famille entière de policiers. Escarpeville n’a rien pour séduire Rose et la jeune fille, dans un premier temps, se montre odieuse avec ses parents. Elle est très jolie et a beaucoup de charme. Pourtant, loin de se faire des amis, elle se tient à l’écart des jeunes de son âge et ne tarde pas à sombrer dans une profonde dépression. Jusqu’à ce soir où elle est sauvée de justesse d’une agression.

Je remercie Andy Pearce qui m’a proposé son roman par l’intermédiaire de Simplement Pro. Il y a des livres dont on sait dès les premières lignes qu’on va être captivé, « Je serai toujours là pour toi » en fait partie. Dès le début, on ne peut plus s’arrêter et je l’ai lu d’une seule traite. C’est très bien écrit ; Andy Pearce a une plume fluide et agréable et il dépeint à merveille les affres de l’adolescence, les difficultés à grandir, à renoncer à ses illusions, les premières amours…

Nous allons suivre Rose, une adolescente de quinze ans. C’est le personnage principal et on ne peut que s’attacher à elle. Ses sentiments sont exacerbés et elle m’a rappelé mon adolescence, cette période difficile où tout prend des proportions paroxystiques. Nous la voyons reprendre goût à la vie aidée par sa rencontre avec Cloé, une adolescente de son âge qui a été elle aussi déracinée. J’ai trouvé dommage que son personnage ne soit pas davantage fouillé. Puis elle va trouver un nouveau sens à son existence en se lançant, par amour pour son père, dans une enquête avec son voisin et ami Anthony. La psychologie, les sentiments — amitié, amour — sont très bien décrits par l’auteur. Il évoque avec pudeur et délicatesse les problèmes de couple, les difficultés de communication, les relations difficiles parents/enfants surtout en période d’adolescence, les secrets de famille.

Andy Pearce nous offre un roman qui plaira autant aux adolescents qui se reconnaîtront en Rose et Anthony qu’aux adultes. L’enquête est bien menée et le suspense se maintient jusqu’à la fin qui est surprenante et qui m’a laissée un peu dans l’expectative : j’ai trouvé que tout allait un peu trop vite, que cela aurait mérité d’être approfondi.

Spooky le bearded-collie

Spooky le bearded-collie

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Thriller psychologique, #Enlèvement, #Tueur en série, #Traque, #Viol

Résumé :

Enfin, Helena a la vie qu’elle mérite ! Un mari aimant, deux ravissantes petites filles, un travail qui occupe ses journées. Mais quand un détenu s’évade d’une prison de sa région, elle mesure son erreur : comment a-t-elle pu croire qu’elle pourrait tirer un trait sur son douloureux passé ?
Car Helena a un secret : elle est l’enfant du viol. Sa mère, kidnappée adolescente, a été retenue prisonnière dans une cabane cachée au fond des marais du Michigan, sans électricité, sans chauffage, sans eau courante. Née deux ans plus tard, Helena aimait cette enfance de sauvageonne. Et même si son père était parfois brutal, elle l’aimait aussi… jusqu’à ce qu’elle découvre toute sa cruauté.
Vingt ans après, elle a enfoui ses souvenirs si profondément que même son mari ignore la vérité. Mais aujourd’hui son père a tué deux gardiens de prison et s’est volatilisé dans les marais, une zone qu’il connaît mieux que personne. Malgré la chasse à l’homme lancée par les autorités, Helena sait que la police n’a aucune chance de l’arrêter. Parce qu’elle a été son élève, la seule personne capable de retrouver cet expert en survie, que la presse a surnommé Le Roi des Marais, c'est sa fille.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Vers un face-à-face inéluctable.

Jacob Holbrook s’est évadé et a tué deux gardiens. Il est le Roi des Marais et Helena est sa fille. Elle est celle qui l’a fait mettre en prison et est la seule à pouvoir le retrouver. Cela fait quinze ans qu’elle et sa mère lui ont échappé. Helena est aujourd’hui mariée à Stephen qui ne connaît rien de son passé et elle est la maman heureuse de deux petites filles : Iris, cinq ans et Sou, trois ans. Lorsqu’elle apprend par la radio l’évasion de son père, elle sait que son passé vient de la retrouver et que rien ne sera plus pareil.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Jean-Claude Lattès pour l’envoi de ce service presse qui m’intriguait. Habituellement, dans le cas d’un enlèvement, nous avons l’avis de la victime ou du kidnappeur, quelquefois des deux, mais rarement de l’enfant né du viol. Nous faisons la connaissance d’Helena, c’est elle qui, tout au long du livre, nous raconte son histoire. Elle avait douze ans lorsqu’elle a réussi à s’échapper avec sa mère. Elle en a maintenant vingt-sept. Elle a appris à vivre dans ce monde si différent de celui dans lequel elle a été élevée ; ce père criminel, elle l’a aimé avant de découvrir quel monstre il était. Elle a changé de nom, enfoui et tu son passé. Aujourd’hui elle mène une vie normale. La fuite de son père va tout remettre en cause. Dès lors, Helena va se remémorer ses souvenirs et nous allons la suivre entre passé et présent : la seule solution pour que tout redevienne comme avant, capturer son père.

Karen Dionne nous offre un thriller psychologique âpre et addictif. Dès le début, j’ai été captivée par Helena mais également par ce père amérindien qui l’a élevée pour en faire un autre lui-même, d’ailleurs il l’appelle Petite Ombre, ce qui veut tout dire. Il lui a tout appris, en particulier comment survivre au sein du marais, dans une nature hostile et dangereuse, l’art du pistage, de la chasse. L’auteure nous dépeint à merveille la psychologie des différents personnages : l’amour d’Helena enfant pour ce père qui sait tout faire, son désir de lui plaire, de l’impressionner et de se faire aimer, désir qui existe toujours en elle alors qu’elle le traque ; la manière dont sa mère a été complètement brisée par ce qu’elle a subi ; ce père brutal, manipulateur, pervers narcissique, violeur, kidnappeur et assassin sans états d’âme. Certaines scènes sont très dures et m’ont vraiment mise mal à l’aise. Le marais est un personnage à part entière et Karen Dionne nous décrit la Nature avec énormément de talent : le marais prend vie sous nos yeux. Le suspense est total et les émotions que nous ressentons sont violentes tant nous sommes captifs de la quête d’Helena ; au fur et à mesure que nous avançons dans son passé mais aussi dans la traque qu’elle mène, l’angoisse grandit et nos sentiments s’exacerbent. Jusqu’au dénouement…

Conclusion : un thriller qui ne ressemble à aucun autre, violent, addictif, angoissant, qui ravira tous ceux qui aiment les bons thrillers.

Les quenouilles

 

Un plott Hound noir et marron comme Rambo, le chien d'Helena

 

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