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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Romance contemporaine, #Humour, #Amour, #Amitié, #Famille

Résumé :

Tout les oppose... mais ils ne pourront bientôt plus se passer l'un de l'autre.

Pour rester en bonne santé, Mélissa ne jure que par les remèdes naturels, le yoga et un régime végétarien. Alors, quand sa meilleure amie lui dégote un poste de secrétaire dans un cabinet médical, on ne peut pas dire qu’elle soit enchantée, même si elle ne peut s’offrir le luxe de refuser. D’autant qu’elle connaît l’un des jeunes médecins du cabinet, Benjamin, et que leur première rencontre a été aussi catastrophique qu’explosive. Mais, si le destin a choisi de remettre Benjamin sur sa route, c’est sûrement pour une bonne raison… 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un livre qui vous met la joie au cœur et le sourire aux lèvres.

Mélissa broie du noir. Elle vit en colocation avec sa grand-mère, Nina, une femme adorable qu’en d’autres temps on aurait appelé une grand-mère indigne, tant elle est pleine de vie et de fantaisie, tout comme ses amies. Mélissa a décidé de faire une pause et de ne pas avoir de relation amoureuse pour l’instant. Grâce à sa meilleure amie Charlotte, elle vient de trouver un remplacement de secrétariat dans un cabinet médical. On compte sur elle pour ne pas se laisser déstabiliser par le psychiatre de l’équipe qui fait pleurer et fuir toutes les remplaçantes. Autant dire qu’elle y va à reculons ! En plus, elle ne jure que par la médecine naturelle, le yoga et le végétarisme. Et comme si cela ne suffisait pas, elle y retrouve le docteur Benjamin Ferrier. Leur première rencontre n’a pas été un franc succès et elle rêve de le convertir à ses idées ; le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont rarement d’accord mais les contraires s’attirent, c’est bien connu…

Cette romance contemporaine est un régal et j’ai ri du début à la fin. Je remercie chaleureusement NetGalley ainsi que les Éditions Harlequin HQN pour l’envoi de ce service presse qui m’a fait faire la connaissance de Nina Kelly, une auteure pleine d’humour et de fantaisie. Elle nous offre une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres mais également très drôles. Les dialogues sont des petits chefs d’œuvre d’humour et les situations sont hilarantes. Entre le gang des grand-mères qui joue les marieuses et cherchent à caser Mélissa à tout prix quand elles ne tentent pas de séduire les pompiers, les patients de Benjamin qui feraient perdre la patience à un saint, l’incroyable bagout de Mélissa, l’auteure m’a captivée de la première à la dernière page. Mais cela ne l’empêche pas d’aborder des sujets plus graves, tels que les blessures familiales, les problèmes de couple, la difficulté à grandir et à trouver sa place dans le monde, la peur de voir mourir ceux qu’on aime, les relations frère/sœur. Et puis j’ai vraiment adoré le personnage de Mélissa et ses choix de vie. Elle fait partie de ces amies de lecture qui ont pris un bout de mon cœur.

Conclusion : un roman que je vous recommande chaudement. En ce qui me concerne, c’était mon premier livre de Nina Kelly et je compte bien découvrir ses autres œuvres.

Le véritable amour est patient, ma chérie. Il ne se nourrit pas d’illusions ni de chimères. Il se satisfait de l’autre dans tous ses défauts et ne cherche pas à le changer. Le plus bel amour que tu puisses offrir à un homme est l’amour d’une femme qui l’aime pour lui, pour ce qu’il lui apporte, mais qui pourrait être heureuse seule également. Cet amour-là ne rend pas l’autre dépendant, c’est juste le cadeau d’être côte à côte et de pouvoir grandir ensemble.
– Ça ne ressemble pas trop à l’amour romantique que tout le monde vante…
– Ton bonheur ne peut pas dépendre d’un homme. Car si tu n’es pas heureuse, tu le lui reprocheras. Tu peux être épanouie avec ton homme, ton amoureux peut rendre le ciel plus bleu, les oiseaux plus joyeux si tu veux, mais s’il n’est pas là, tu dois être capable de savourer ce beau ciel bleu quand même.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Romance contemporaine, #Fantastique, #Suspense, #Paranormal

Résumé :

Prétendre être quelqu’un qu’elle n’est pas – une femme faible, timide, docile – ou fuir, tout simplement : voilà les moyens que Jenna a perfectionnés pour échapper aux monstres qui ont fait de son enfance un enfer. Alors aujourd’hui elle n’a plus qu’un objectif : vivre libre. Elle avait d’ailleurs de bonnes chances d’y arriver, jusqu’à ce qu’elle rencontre Isaac. Pour une raison qui échappe encore à Jenna, Isaac semble avoir un besoin impérieux de faire tomber ses défenses. Et, même si cela la terrifie, elle doute de pouvoir y faire quoi que ce soit.  Car, quand elle s’est approchée d’Isaac pour la première fois, quelque chose s’est passé. Il a suffi d’un geste, pour que tout – ses plans, ses sentiments et ses désirs – soit bouleversé…  

Mon avis :  ♥ ♥

Déçue.

Isaac qui travaille pour l’agence de sécurité SSD des frères Devereaux sauve une jeune femme qui ressemble à un ange et est terrifiée. Jenna vient d’échapper à ses tortionnaires. Isaac et toute l’équipe de SSD ne seront pas de trop pour la sauver de ceux qui la recherchent.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Harlequin pour l’envoi de ce service presse. Je suis assez embarrassée pour faire ma chronique car mon avis est mitigé. Autant j’avais aimé la série « Slow Burn » qui mettait en scène les premières aventures des frères Devereaux et leur agence de sécurité SSD, autant j’ai trouvé « Crush » et maintenant « Just One Touch » décevants.

L’intrigue est pourtant intéressante et les personnages attachants mais le livre aurait pu être raccourci de moitié tant il y a de répétitions. Et en même temps, cela va trop vite. Isaac a certes un coup de foudre mais quand même… Il lui a fallu à peine quelques secondes pour tomber amoureux fou de Jenna et depuis, il ne cesse de répéter qu’elle lui appartient. Ses réactions tout comme celles de Jenna me paraissent peu crédibles. Vu ce qu’elle a vécu, il me semble — même si elle est exceptionnelle — qu’elle aurait plus eu besoin d’une aide psychologique que de se retrouver dans le lit de son sauveur à peine quelques jours après leur rencontre. Mais il ne s’agit que de mon avis personnel donc subjectif. Je vous invite à vous faire votre propre opinion.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Romance contemporaine, #Humour, #Suspense, #Jeux de hasard

Résumé :

Pour sauver son entreprise, Faye est prête à tout. Vêtue de rouge, elle devient l'égérie glamour de sa société. 

Elle n'est pas au bout de ses peines. Oliver, son séduisant Horse Guard, lui reproche de délaisser leur couple. Et ce n'est pas le plus grave : il se pourrait que sa sécurité soit menacée... 

Faye devra-t-elle, une nouvelle fois, jouer sa vie ?

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

À l’impossible, nul n’est tenu… sauf lorsque vous vous appelez Faye et que votre bon cœur l’emporte.

Faye est toujours à la tête de la start-up de jeux en ligne et la situation comptable est absolument catastrophique. La meilleure solution serait de la revendre mais son bon cœur le lui interdit car cela entraînerait des licenciements. C’est alors qu’elle a une idée de génie : faire oublier l’image d’Henry Hair, l’ancien propriétaire, et la remplacer par la sienne, en

devenant “la Dame de Cœur » ou plutôt “la Lady in Red”. Et le succès est au rendez-vous mais Faye était loin de s’imaginer la tonne d’ennuis qu’elle allait s’attirer !

Je remercie Caroline Costa pour sa gentillesse et sa confiance, elle m’a adressé son dernier roman ce qui m’a permis de le découvrir en avant-première et de retrouver Faye toujours aussi délicieuse, accompagnée d’Oliver son séduisant Horse-

guard à la plastique de dieu grec et de sa meilleure amie Anny. Nous allons faire connaissance de Granny, la couturière aux doigts de fée et au caractère volcanique. En s’exposant comme elle le fait, Faye ne va pas tarder à découvrir les joies de la presse britannique et de ses paparazzis ainsi qu’un autre aspect du caractère d’Oliver qui est franchement furieux de la voir s’obstiner à vouloir sauver à tout prix son entreprise et surtout de se mettre en danger. C’est que le travail de la jeune française empiète de plus en plus sur leur vie privée et il ne souhaite qu’une chose, c’est qu’elle se débarrasse au plus vite de cette boîte à la réputation sulfureuse, qui ne lui apporte que des ennuis. Seulement c’est oublier le caractère généreux et impétueux de la jeune femme. Et puis, soyons justes, je suis d’accord avec elle, il n’est pas si simple d’arrêter de s’investir et j’ai trouvé Oliver, même si les faits lui donnent raison, légèrement obtus et autoritaire. La façon de communiquer laisse un peu à désirer, comme souvent dans les couples.

J’ai retrouvé avec grand plaisir la plume de l’auteure, pleine d’humour et de malice. Elle nous a concocté pour ses personnages des dialogues pleins

d’esprit, des discussions musclées en particulier entre Faye et Oliver ou avec un de ses employés. Et Granny ne manque pas de ressources ni de répartie, surtout en face d’Oliver. Au fur et à mesure que l’on avance dans l’intrigue, Caroline Costa fait monter la tension, le suspense augmente et la comédie flirte avec le thriller. Les caractères de tous les personnages sont ciselés et on se les représente parfaitement. J’ai tellement été captivée par l’intrigue que je l’ai lue d’une seule traite.

J’ai adoré cette lecture et je vous la recommande chaudement. Quant à moi, j’attends avec impatience la suite des aventures de Faye, Oliver et Anny que j’ai quittés à regret. C’est ce qui se passe quand on s’attache aux personnages, ils deviennent des amis dont on a hâte d’avoir des nouvelles.

« Conte de Faye Tome 2 Red » de Caroline Costa — Les Éditions du 38, Collection Corail
« Conte de Faye Tome 2 Red » de Caroline Costa — Les Éditions du 38, Collection Corail
« Conte de Faye Tome 2 Red » de Caroline Costa — Les Éditions du 38, Collection Corail
« Conte de Faye Tome 2 Red » de Caroline Costa — Les Éditions du 38, Collection Corail
« Conte de Faye Tome 2 Red » de Caroline Costa — Les Éditions du 38, Collection Corail
Caserne des Horse Guards à Londres

 

« Conte de Faye Tome 2 Red » de Caroline Costa — Les Éditions du 38, Collection Corail
« Conte de Faye Tome 2 Red » de Caroline Costa — Les Éditions du 38, Collection Corail
« Conte de Faye Tome 2 Red » de Caroline Costa — Les Éditions du 38, Collection Corail
« Conte de Faye Tome 2 Red » de Caroline Costa — Les Éditions du 38, Collection Corail

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Mystère, #Horreur, #Fantastique, #Angoisse, #Terreur, #Surnaturel

Résumé :

DE LA PEUR A LA TERREUR, IL N’Y A QU’UN PAS, CELUI DE L’ANGOISSE...

Octobre 1976.

Jérôme s’apprête à passer un nouveau week-end de liberté à « l’Étang » accompagné des siens (son frère, sa belle-sœur, ses amis).

Soudain, au détour d’un dernier virage, la foudre frappe devant leurs yeux ébahis, ouvrant une béance sur l’inconnu.

Les jeunes gens refrénant une appréhension légitime s’enfoncent alors dans la forêt qui ne tardera pas à se refermer inexorablement sur eux.

Reclus d’une nature hostile, ils doivent faire face à des phénomènes étranges, spectaculaires, allant crescendo jusqu’à tutoyer l’irrationnel.

Dans ce huis clos oppressant, chaque bruit est source de frayeur, chaque silence source d’angoisse, chaque comportement suspect…
Un mécanisme spatio-temporel s’est enclenché dans les abysses de l’Étang, les projetant à la croisée des mondes, là où aucun être humain ne peut se dédouaner du passé.

Il faudra patienter une vingtaine d’années pour comprendre la genèse de ce week-end d’octobre 1976…

Mon avis :    ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Totalement addictif, attendez-vous à passer une nuit blanche !

En ce vendredi soir du 22 octobre 1976, Jérôme Courbet, accompagné de son ami Pierre, de son frère aîné François et son épouse Maryse, et de leurs amis les frères Saumerg, Sébastien et Nicolas, se prépare à passer un week-end de liberté à L’Étang, leur destination favorite pour se détendre et s’adonner à la pêche. Mais dès le départ, les cinq amis vont se trouver face à de fâcheux évènements : tout d’abord une violente tempête avec pluie diluvienne et éclairs impressionnants, et puis soudain, la foudre s’abat et ils se retrouvent face à l’inexplicable… Dès lors, tout va aller de mal en pis…

Je remercie Patrice Oudot pour m’avoir envoyé ce livre grâce à Simplement Pro. Et si j’ai un conseil à vous donner, c’est de vous plonger dans sa lecture quand vous avez du temps devant vous, car une fois commencé, vous ne pourrez plus lâcher « L’étang de la peur ». En ce qui me concerne, je l’ai entamé juste avant d’aller dormir. Ensuite, j’avais beau tomber de sommeil, je n’arrivais pas à reposer mon livre tant j’étais accro et voulais savoir la suite. Et arrivée à la fin, je me suis retrouvée l’esprit complètement vide, sans plus trop savoir où je me trouvais tant l’auteur m’avait emportée loin…

Patrice Oudot a une écriture légère, élégante et pleine d’humour. Il a le don de nous captiver dès le départ et il fait monter le suspense, puis la peur, puis l’angoisse petit à petit. Nos cinq personnages vont être confrontés à des faits étranges, inexplicables, inquiétants, jusqu’à ce que tout bascule. L’auteur nous offre des descriptions réalistes, sa plume est précise et il nous dépeint à merveille la psychologie des protagonistes, leurs réactions. J’ai oublié de respirer bien souvent tant certaines scènes sont d’une force incroyable. Un léger bémol : certains sujets auraient mérité d’être approfondis, davantage explicités, en particulier ce qui concerne la déesse, la mission, la transmission du flambeau.  Mais j’ai été tenue en haleine du début à la fin. Et quelle fin ! Bravo Monsieur Patrice Oudot ! C’était votre premier roman publié et j’espère que cela ne sera pas le dernier.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Yézidis, #Génocide, #Yézidisme, #Témoignage, #Vécu, #Daech, #Viol, #Djihadisme, #Esclavage sexuel

Résumé :

La vie de Nadia Murad a basculé le 15 octobre 2014, lorsque les djihadistes de Daech sont entrés dans le petit village de Kocho, en Irak. Ce jour-là, après avoir rassemblé tous les habitants de cette communauté yézidie dans l’école, les terroristes les ont méthodiquement tués ou kidnappés. L’horreur avait été programmée : les hommes qui refusaient de se convertir à l’islam devaient rejoindre dans les fosses les femmes jugées trop vieilles pour servir. Et parmi elles, la mère de Nadia Murad.
La jeune Yézidie est emmenée à Mossoul avec des milliers d’autres jeunes fi lles pour y être vendue. Servante, esclave sexuelle, elle devient la prisonnière de combattants de l’État islamique, jusqu’à sa fuite miraculeuse, grâce à l’aide d’une famille irakienne sunnite.
Nadia Murad, meurtrie par la disparition de tant des siens et par ce qu’elle a subi, vit aujourd’hui en Allemagne. Malgré les humiliations, elle a décidé de prendre la plume pour tout raconter. Pas pour elle, puisqu’il est déjà trop tard, mais pour tous les Yézidis et pour toutes les autres femmes victimes de violences.
Aujourd’hui, Nadia Murad n’a qu’un seul souhait : « Être la dernière fille au monde à avoir à raconter une histoire pareille. »
Ce livre est son histoire.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un livre que l’on devrait mettre entre toutes les mains, pour que plus jamais ça !!!

Chaque fois que je tombe sur un témoignage dénonçant un génocide, comme celui de Nadia Murad, j’essaie de le lire, non que je sois attirée par la souffrance ou poussée par une sorte de curiosité malsaine, mais je pense qu’il est primordial d’en parler. Il faut que cela se sache. Il faut le dénoncer. Plus il y aura de personnes au courant, plus il y aura de chances que cela ne se reproduise pas. Et à chaque fois, je désespère car je sais pertinemment que cela continue aujourd’hui et qu’à l’instant où j’écris ces lignes, des massacres, des viols, des enlèvements ont lieu. Et cela me révolte… Alors, achetez ce livre « Pour que je sois la dernière », lisez-le, prêtez-le ! Ce n’est peut-être qu’une goutte d’eau dans l’océan ou un grain de sable dans le désert mais ne dit-on pas que « le battement d’ailes d’un papillon peut provoquer une tornade ».

Je remercie NetGalley ainsi que Les Éditions Fayard qui m’ont envoyé ce service presse qui m’a permis de découvrir le témoignage de Nadia Murad. De tout temps, les Yézidis ont été persécutés et victimes d’exterminations à cause de leur religion. Le yézidisme est une religion monothéiste très ancienne qui se transmet oralement. Nadia dans la première partie de son livre nous raconte sa vie toute simple dans le village de Kocho, au nord de l’Irak. Une vie rude mais heureuse car elle était entourée de sa famille. Elle nous explique également les grands principes de sa religion. « Le mariage en dehors de notre religion n’est pas autorisé, la conversion non plus. » Avec elle, nous assistons à la montée de L'EILL (l’"État Islamique en Irak et au Levant"), ancêtre de l’EI que nous appelons Daech. Le 3 août 2014, ils sont aux portes de Kocho. Dans la seconde partie, Nadia nous dévoile le calvaire de son peuple, comment des centaines d’hommes furent assassinés en quelques heures et parmi eux six de ses frères, comment sa mère ainsi que soixante-dix-neuf femmes plus âgées furent exécutées, comment toutes les jeunes femmes et jeunes filles furent enlevées pour être vendues comme esclaves sexuelles, et tout cela dans l’indifférence la plus totale de leurs voisins quand ils n’étaient pas complices. Dès lors, Nadia n’est plus qu’une sabiyya, une fille que l’on peut vendre, acheter, offrir, torturer, tuer… Elle n’a plus aucun droit sauf celui de subir et de se taire. Frappée, brûlée avec des cigarettes, fouettée, humiliée, déshumanisée, obligée de porter le niqab ou de se déguiser en prostituée, de faire semblant de se convertir pour survivre, les trois mois que Nadia a passés prisonnière de Daech ne sont que souffrance et abomination. Dans la troisième partie, Nadia échappe à l’enfer, d’abord en s’enfuyant malgré les risques qu’elle court, puis grâce à une famille sunnite qui la prend en pitié.

Nadia Murad est pour moi une jeune femme d’un courage hallucinant. Son témoignage est bouleversant et il en appelle à chacun, chacune d’entre nous. Cela ne s’est pas passé dans un autre siècle, cela se passe aujourd’hui ! Alors pour que les Yézidis ne soient plus décimés, pour que leur religion soit reconnue et ses fidèles protégés, lisez ce livre et faites-le connaître ! Pour que Nadia Murad soit la dernière fille au monde à avoir à raconter une histoire pareille !

Nadia Murad au Conseil de Sécurité

 

2017 : 3 ans après le génocide des yézidis les parties arabes et kurdes ont partagé la région de Sinjar, aujourd'hui nous sommes étrangers sur nos terres.

 

Tawusi Melek l'ange paon

 

La vallée de Lalish en Irak

 

L'entrée du sanctuaire de Lalish

 

Le symbole de la religion Yézidi

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller psychologique, #Thriller, #Suspense, #Enquête, #Enlèvement

Résumé :

Vous reconnaîtriez votre enfant entre mille, n'est-ce pas ? 

Heidi et Jason ne forment pas un couple ordinaire : elle a perdu sa petite fille, il cherche désespérément son fils, Barney, enlevé cinq ans plus tôt. Ces drames les ont rapprochés. Un jour, en déplacement pour son travail, Heidi aperçoit dans une arrière-boutique un garçon qui pourrait bien être Barney. Emmené sur place, Jason refuse d’y croire. Mais Heidi n’en démord pas. L’intuition vire à l’obsession, et la jeune femme se plonge dans une enquête qui fragilise son couple. Jason lui cache-t-il quelque chose ? L’impossible deuil de sa fille a-t-il rendu Heidi paranoïaque ? À qui peut-elle se fier ? Mais surtout, qui est cet homme trouble qui accompagne le petit garçon partout ? Une adrénaline de chaque instant, jusqu’au dénouement, dérangeant et moite.

Mon avis :   ♥ ♥

Très surprenant !

Alors qu’elle fait des courses dans une épicerie, Heidi aperçoit un petit garçon de huit ans et est persuadée qu’il s’agit de Barney, le fils de son mari Jason, qui a disparu depuis trois ans. Mais Jason ne le reconnait pas. Jason et Heidi forment un couple atypique, tous deux ont chacun perdu un enfant qui a été kidnappé. Mais à la différence de Barney qui n’a jamais été découvert, le corps de Lauren qui aurait douze ans maintenant a été retrouvé. Malgré la réaction de Jason et bien qu’elle ne l’ait vu qu’en photo, Heidi est sûre et certaine que le petit garçon de l’épicerie et Barney ne font qu’un. Et elle va tout faire pour le prouver, rien ne l’arrêtera…

Je remercie Netgalley ainsi que les Éditions Presses de la Cité pour l’envoi de ce service presse. J’avoue avoir été déçue. Ce qui commençait comme un excellent thriller psychologique s’est révélé au fur et à mesure de ma lecture ennuyeux et d’une longueur interminable. Et je suis d’autant plus déçue que l’histoire était excellente et offrait beaucoup de possibilités. Je n’ai ressenti aucune empathie pour les personnages. Heidi agit en dépit du bon sens et a même parfois un comportement incohérent. Elle se met en danger de manière stupide et la relation qu’elle noue avec Tommy est difficilement crédible. Quant à la fin, elle est incompréhensible et assez choquante.

Deborah O’Connor nous offre un thriller psychologique très surprenant. Bien qu’elle ait une plume agréable, je ne suis pas parvenue à entrer dans cette histoire, ce que je regrette. Mais il s’agit de mon avis personnel, donc subjectif. Je vous invite donc à vous faire votre propre avis.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Romance contemporaine, #Drame, #Acceptation de soi, #Homosexualité, #Amour, #Amitié

Résumé :

Aurora, dite « Rory », est une jeune femme révoltée depuis le terrible accident de voiture qui l’a blessée tant physiquement que psychologiquement. Soutenue par son meilleur ami Gus, elle tente de reprendre confiance en elle en s’engageant pour des causes diverses et variées.

Sunshine, lui, est un rêveur. Élevé dans un ashram, il croit au karma et au destin, et consacre toute son attention aux autres, comme pour oublier une enfance malheureuse.

Lorsqu’ils se rencontrent sur le campus de l’université, tout oppose cette jeune femme de bonne famille et cet idéaliste sans attache… Et pourtant, ils s’attirent comme des aimants. Mais dans leur entourage, tout le monde ne voit pas ce rapprochement d’un bon œil. La volonté d’une personne est-elle plus forte que le destin ?

Mon avis :  ♥ ♥

Avis mitigé.

Depuis son accident de voiture un an plus tôt, Aurora qu’on appelle Rory, n’est plus la même et son meilleur ami Gus s’en inquiète. Elle multiplie les mauvais choix et les conséquences sont loin d’être anodines. Elle va faire la connaissance de Sunshine, un jeune homme élevé dans un ashram qui croit au dharma et au karma et qui fait des câlins pour transmettre son énergie positive. A priori, tout les oppose et pourtant…

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Montlake Romance pour l’envoi de ce service presse.

Dès le début, Maddie D. nous plonge dans l’action. Nous faisons la connaissance de Rory et de Sunshine qui sont avec Gus les personnages principaux. L’auteure alterne les chapitres donnant la parole tantôt à Sunshine, tantôt à Rory, ce qui nous permet de découvrir leurs points de vue et donne du rythme au récit. Autant j’ai apprécié Sunshine, autant Rory m’a déplu. Je l’ai trouvée pénible. D’accord, elle a eu un grave accident de voiture, une énorme cicatrice serpente tout le long de sa jambe et elle a dû renoncer à l’athlétisme où elle excellait mais je la trouve insupportable avec cette colère qui ne la quitte pas et lui fait faire n’importe quoi. Elle se conduit vraiment comme une gamine capricieuse. Sunshine a également souffert, bien que d’une manière différente, il cache son passé, mais j’aime énormément ses convictions. Un autre personnage que j’ai apprécié, c’est celui de Gus et je lui ai trouvé bien du mérite à supporter Rory.

Maddie D. évoque bien des problèmes : femmes battues, génocide des Indiens, animaux cobayes dans les laboratoires, difficultés à dévoiler et faire accepter son homosexualité, violence transmise par la famille… Ce qui est dommage, c’est que c’est juste survolé alors que cela aurait mérité plus de profondeur. Peut-être cela sera-t-il le cas dans le second tome. De plus, c’est absolument incroyable la différence de comportement qu’a Rory avec les adolescents dont elle s’occupe. La différence est telle qu’il est difficile de croire qu’il s’agit de la même personne. Ce premier tome est riche de mystère, on se pose beaucoup de questions et on en ressort catastrophé par la fin. Maddie D. nous laisse en plein drame. Sa plume est superbe mais j’ai quand même eu du mal à adhérer pleinement à l’intrigue, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs.

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Résumé :

C’est décidé. Demain, Siloé, jolie brune parisienne

un peu toquée et accro aux granules d’homéopathie, change de job !
 

Elle convoque ses meilleurs amis pour un conseil de guerre

dans leur bar préféré. La jeune femme est déterminée.

Mais aussi très maladroite, voire carrément gaffeuse.

Et certaines choses n’arrivent qu’à elle… Comme le fait de passer

un entretien d’embauche avec le psychopathe beaucoup

trop charmant qui l’a menacée deux jours plus tôt

(tout ça parce qu’elle l’a vaguement insulté au volant…).
 

Valérien, le psychopathe en question, un grand brun aux yeux bleus,

affublé d’une petite sœur tout aussi gaffeuse que Siloé,

expert en recrutement, lui propose un étrange marché.
 

Que va trouver Siloé au bout de son chemin ?

Un job ou un amoureux, ou les deux, ou rien du tout ?

 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Ma nouvelle amie, Siloé !

Trop, c’est trop ! Bientôt trois ans que Siloé est payée à ne rien faire ou presque. C’est décidé, elle va chercher un nouvel emploi malgré la conjoncture économique difficile. Et pour se booster le moral, elle bat le rappel de ses meilleurs amis, Anne-Laure, Sébastien et Carine pour un conseil de guerre au bar Tok.

Disons-le tout de suite : j’ai a-do-ré ! Roxane Dambre fait partie de ces auteurs dont j’achète tous les livres les yeux fermés, sans lire le résumé, tant je suis certaine de ne pas être déçue. En plus là, il m’a été offert et dédicacé, ce dont je remercie de nouveau l’auteure. Cela m’a beaucoup touchée. Et effectivement, Siloé et ses mésaventures ainsi que tous ses amis, psychopathe y compris, m’ont totalement conquise. Il faut dire qu’elle est gâtée, entre Anne-Laure qui ne jure que par le mariage et les collègues de son mari, Sébastien qui propose de la pistonner pour un emploi de femme de ménage et Carine pour qui hors des études, point de salut, on comprend qu’elle se shoote… à l’homéopathie. La composition de son CV avec leur aide est un pur délice. Qu’est-ce que j’ai ri ! Dans les personnages aussi amusants qu’attachants, n’oublions pas sa collègue Carmen et surtout, Bidule son hamster de compagnie qui la suit partout et même au travail, ce qui donne plein de scènes cocasses. Quant au psychopathe brun aux yeux clairs, Valérien, je veux bien en rencontrer un comme ça tous les jours.

Siloé est une adorable gaffeuse, qualité qu’elle partage avec la sœur de Valérien, Philippa, qui la bat à plate couture. J’ajouterai même qu’à leur niveau, elles sont hors-compétition. Les entretiens d’embauche surréalistes de Siloé, les petits amis de Philippa, les scènes de catastrophe se succèdent les unes après les autres et j’étais pliée de rire à chaque fois. Quant à Bidule, le hamster qui ronfle quand il est ivre, il fallait y penser. Et en même temps, c’est un livre plein de tendresse : trop mignons les trois frères aux noms d’empereurs romains qui veillent sur les amours de leur petite sœur. Et puis, il y a l’écriture légère et pétillante de Roxane Dambre qui nous offre un roman qui fait du bien, où l’émotion flirte avec les fous rires. C’est superbement écrit et tellement bien vu. Que du bonheur !

Un livre absolument délicieux qui vous fera passer un excellent moment, vous mettra le moral au beau fixe et donnera à la vie toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

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Résumé :

2013

Le commandant Gerfaut, missionné par Interpol, aide l’inspecteur Vasco da Silva à mettre en prison le plus grand tueur en série brésilien, Fausto Negro, alias Le semeur d’âmes.

2015

Da Silva rappelle Gerfaut en urgence. De nouveaux meurtres, avec le même mode opératoire, terrifient la ville de Manaus. Fausto Negro invoque l’erreur judiciaire et ses avocats le feront libérer dans 15 jours. Les enquêteurs, pressés par l’inexorable ultimatum, doivent tout faire pour s’y opposer. Ils livrent alors une bataille sans merci contre le temps tandis qu’Adriana, l’assistante de Gerfaut, cherche des preuves à São Paulo.

Comment Le semeur d’âmes pourrait-il encore tuer alors qu’il est en prison?

Si ce n’est pas lui, qui est le fauve sanguinaire qui sème des cadavres à Manaus ?

Quand on enquête au cœur de la forêt amazonienne et des ethnies les plus redoutables, on risque aussi de réveiller des forces surnaturelles.

Mais pour le commandant Gerfaut, l’invisible est presque devenu une routine.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de  ! Un voyage au cœur du Brésil, un des pires meurtriers qui soit, le réveil de forces mystérieuses et invisibles…

Je remercie Anita Berchenko et Les Éditions du 38 pour l’envoi de ce service presse. Comme pour les autres tomes de la série, la couverture est absolument magnifique. Elle est l’œuvre d’Anne-Eléonor Olivier, la talentueuse créatrice de nombre de sublimes couvertures des Éditions du 38.

Nous sommes le samedi 8 août 2015. À Manaus, au Brésil, Gilles Milo-Vacéri nous fait “assister en direct” au meurtre de la septième victime du tueur. Le même jour, à Paris, au Quai des Orfèvres, le commandant Gabriel Gerfaut vient d’achever brillamment sa dernière enquête. Alors qu’il peut légitimement prétendre à quelques jours de vacances bien mérités, il éprouve un désagréable pressentiment qui va, malheureusement, se révéler justifié. Une notice rouge d’Interpol l’attend dans le bureau de son divisionnaire, Gustave Marcelli, et il doit se rendre à Manaus dans les plus brefs délais. Le motif donné est celui du Semeur d’Âmes, Fausto Negro, “O Semeador de Almas” qu’il a arrêté en 2013. Cela tombe d’autant plus mal qu’il y a eu deux homicides chez le Préfet. Gerfaut propose à Gustave Marcelli de confier l’affaire à Adriana, au grand dam de cette dernière qui veut refuser. Le préfet aurait tué son fils puis tenté de se suicider. Pendant ce temps, Gerfaut pourra rejoindre à Manaus l’inspecteur principal Vasco da Silva, l’inspecteur Marisa Mendès et l’inspecteur Orencio Gomèz. L’affaire est tellement sensible et urgente — il y a la date butoir du 20 août — que Vasco a les pleins pouvoirs.

Comme nous l’indique l’auteur dans une note au début de son livre, « Le Semeur d’Âmes » a d’abord été publié sous la forme d’une nouvelle. Il l’a entièrement réécrit pour en faire un roman et c’est une réussite. J’ai adoré cette nouvelle version et admiré tout le travail de recherches qu’il a dû faire pour nous faire découvrir le Brésil, son histoire, et plus particulièrement la

Amazonie Brésilienne, un village Yanomami

région de l’Amazonie et les tribus qui la peuplent. Je l’ai copieusement maudit à plusieurs reprises et tout particulièrement à la fin. C’est vraiment cruel, Gilles Milo-Vacéri, de nous laisser en plein mystère…

Mais impossible de lui en vouloir longtemps. Ce que j’aime chez lui, c’est que ses livres sont toujours porteurs de messages. Ici, nous découvrons l’incroyable corruption qui règne dans ce pays, c’est vraiment ahurissant. Il dénonce également l’effroyable déforestation de la forêt amazonienne : « la forêt amazonienne subit une déforestation hallucinante qui se solde par la disparition de milliers de kilomètres carrés. En 2017, il reste moins de 80 % de la forêt d’origine et en supprimant ce biotope naturellement riche et diversifié, on pousse à l’exil des peuples qui y vivaient depuis des siècles. »

Dans ce troisième tome des « enquêtes du commandant Gabriel Gerfaut » exceptionnellement, Adriana et Gabriel ne vont pas enquêter ensemble. Quant à Paul, le troisième membre de l’équipe, il est en formation. Grâce à cette enquête d’Adriana, l’auteur nous donne des informations détaillées sur la méthode Gerfaut. C’est pour nous l’occasion non seulement d’en savourer les moindres ressorts mais aussi de découvrir davantage Adriana qui se révèle la digne équipière de Gabriel. Elle m’a drôlement impressionnée. Elle ne craint pas d’utiliser la manière forte et ses méthodes d’interrogatoire sont d’une efficacité redoutable et… d’une férocité !

Autre marque de l’auteur : l’humour toujours présent et l’humanité de ses personnages. Je ne suis jamais déçue quand je lis un de ses livres, car malgré la dureté et la violence de certaines scènes, il y a toujours ces fameuses touches d’humour et d’humanité qui font toute la différence. Et puis j’apprends toujours plein de choses — mention spéciale pour la “fraise des bois” — car il est toujours extrêmement bien documenté et ses notes sont toujours passionnantes. Les explications de Gerfaut sur la psychologie d’un tueur en série sont captivantes.

L’intrigue est bien sûr palpitante, pleine de surprises et de rebondissements. Quant à Gerfaut, il est au mieux de sa forme et qu’est-ce que ça doit être frustrant parfois de travailler avec lui ! Il a toujours une longueur d’avance… Par contre, ce qui est très amusant, c’est que ni lui, ni Adriana n’ont l’air conscients de l’amour qui les attire l’un vers l’autre. Alors que pour ceux qui les côtoient, c’est une évidence, pour le plus grand regret de celles qui succombent au charme de ses yeux bleus.

Gilles Milo-Vacéri met toujours une note de fantastique et de poésie dans

Tête réduite des Shuars

ses romans. Ici, nous avons “Olho da floresta” (non, je ne vous donnerai pas la traduction et je n’en dirai pas davantage). Et puis, quand on se retrouve dans une forêt plus que millénaire et qu’on est amené à côtoyer des ethnies comme “les Shuars, véritable nom des Jivaros, les réducteurs de têtes, ainsi que les Tukunas, les Yanomamis…”, tout devient possible…

J’ai quitté à regret l’univers de “O Semeador de Almas” tout en maudissant l’auteur pour la fin qu’il nous a concoctée ?! Je râle encore en y repensant !!! Cela dit, j’espère avoir piqué votre curiosité et vous avoir donné l’envie de découvrir ce livre et son auteur. Pour moi, c’est un coup de foudre livresque. Le lire c’est l’adopter !

« Le Semeur d’Âmes — Les enquêtes du commandant Gabriel Gerfaut Tome 3 » de Gilles Milo-Vacéri — Les Éditions du 38, Collection 38, rue du Polar
Mirage-2000-b

Mirage-2000-b

« Le Semeur d’Âmes — Les enquêtes du commandant Gabriel Gerfaut Tome 3 » de Gilles Milo-Vacéri — Les Éditions du 38, Collection 38, rue du Polar
Aéroport de Manaus

Aéroport de Manaus

Manaus

Manaus

Vue sur Manaus avec l'Opéra et au loin le Pont du Rio Negro

Vue sur Manaus avec l'Opéra et au loin le Pont du Rio Negro

Pénitencier de Carandiru à São Paulo au Brésil

Pénitencier de Carandiru à São Paulo au Brésil

Pont de l’AM-070 au-dessus du Rio Negro

Pont de l’AM-070 au-dessus du Rio Negro

São Paulo - Parque Estadual da Cantareira

São Paulo - Parque Estadual da Cantareira

Région Amazonas - Manacapuru - Rue Rio Juruá

Région Amazonas - Manacapuru - Rue Rio Juruá

Région Amazonas - Manacapuru - Rue Rio Juruá

Région Amazonas - Manacapuru - Rue Rio Juruá

Dodge RAM pick-up

Dodge RAM pick-up

Région Amazonas - Novo Airão

Région Amazonas - Novo Airão

Anamã

Anamã

Région Amazonas - Rio Negro rive nord - Face Novo Airão NovoAirao

Région Amazonas - Rio Negro rive nord - Face Novo Airão NovoAirao

Émeraudes

Émeraudes

Région Roraima - Caracarai

Région Roraima - Caracarai

Amazonie Brésilienne, un village Yanomami

Amazonie Brésilienne, un village Yanomami

Région Roraima

Région Roraima

Région Roraima

Région Roraima

Tête réduite des Shuars

Tête réduite des Shuars

Le Dieu Jaguar

Le Dieu Jaguar

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Olho da floresta, harpie féroce

Pirarucu

Pirarucu

Jaguar Amazonie

Jaguar Amazonie

Jaguar Amazonie

Jaguar Amazonie

Jaguar

Jaguar

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Historique, #Inde, #Colonialisme

Résumé :

Le 29 mars 1849, un garçon de dix ans est introduit dans la salle des miroirs du fort de Lahore. Malgré ses craintes, il s'avance avec dignité : il est le maharajah du Pendjab. Au cours d'une cérémonie aussi fastueuse qu'humiliante, l'enfant va devoir reconnaître sa soumission à la Couronne britannique et céder à la reine Victoria non seulement l'un des territoires les plus riches de l'Inde, mais aussi l'objet le plus précieux du sous-continent, le célèbre diamant Koh-i-Noor, la Montagne de Lumière. Soucieux de lui établir un pedigree, les Anglais passent aussitôt commande d'une "biographie" de la pierre précieuse. Pour s'acquitter de sa tâche, le jeune fonctionnaire désigné par la Compagnie des Indes orientales a visiblement couru les bazars de Delhi, réunissant toutes les légendes et sornettes que colportait la tradition. L'histoire du Koh-i-Noor de William Dalrymple et Anita Anand dissipe les brumes de la mythologie, mais ce qu'elle révèle au lecteur d'aujourd'hui n'en est pas moins romanesque, avec son lot de meurtres et de trahisons : une archéologie de la cupidité, où se rejoignent les passions privées des maharajahs et la folie collective de l'impérialisme occidental. Craché par un volcan primaire, charrié par le fleuve Krishna jusqu'à Golconde, le Koh-i-Noor ira jusqu'en Afghanistan, avant de venir se loger dans la couronne de la reine Victoria.

Mon avis :  ♥ ♥ ♥

Un livre passionnant qui nous entraîne sur les traces du diamant le plus

célèbre du monde, le Koh-i-Noor.

Je remercie Les Éditions NOIR sur BLANC ainsi que Babelio qui m’ont envoyé cet ouvrage grâce à une Masse Critique. Même si je n’y suis jamais allée, l’Inde m’a toujours fascinée. C’est donc avec beaucoup d’intérêt que je me suis plongée dans la lecture de « L’histoire funeste du diamant le plus célèbre du monde ». Le livre se divise en deux parties. La première, écrite par William Dalrymple, nous conte la vie mouvementée du Koh-i-Noor avant qu’il ne soit “offert” à la reine Victoria. La seconde partie, rédigée par Anita Anand, nous relate comment ce diamant fut extorqué à un enfant de dix ans par la puissance coloniale britannique.

Quoi qu’en disent les légendes plus ou moins farfelues à son sujet, ce n’est qu’à compter de 1739 que le Koh-i-Noor est nommément cité. Il est possible qu’on en ait parlé avant mais on n’a aucune certitude historique. Néanmoins, il semblerait qu’il ait été découvert en Inde par Babur, un prince-poète, fondateur de la dynastie moghole, dans les années 1520. Sa valeur est alors estimée à « deux jours et demi de vivres pour le monde entier ». De tout temps, on a attribué aux gemmes et plus particulièrement aux diamants des vertus magiques, surnaturelles. Mais pour les Moghols, les pierres de couleur telles les émeraudes, les rubis, surpassaient les diamants. Ce que l’on peut dire avec certitude, c’est que l’histoire du Koh-i-Noor est liée à une longue succession de crimes, guerres et vengeances. Ses différents possesseurs ne manquaient pas d’imagination lorsqu’il s’agissait de torturer ou de tuer ceux qu’ils considéraient comme traîtres ou ennemis.

En 1628, son nouveau possesseur, Shah Jahan, fit façonner un trône en or massif, — le Trône aux Joyaux ou Trône du Paon — recouvert de pierres précieuses, au sommet duquel se trouvaient un ou deux paons. Il est

couramment admis que le Koh-i-Noor en faisait partie. Il tomba ensuite dans les mains de Nadir Shah et se retrouva en Iran. Quelques décennies plus tard, il est la propriété d’Ahmad Shah en Afghanistan, puis de Ranjit Singh, maharajah des Sikhs au Lahore, en 1813. Ranjit Singh prit l’habitude de le porter seul et en fit son emblème. À la mort du maharajah du Lahore, ses différents propriétaires connurent tous des morts violentes, jusqu’au maharajah du Pendjab, Dulip Singh, dont le sort ne fut guère plus enviable, puisqu’il dut céder le Koh-i-Noor à la Couronne britannique, « renoncer à son royaume, à sa fortune et à son avenir », le 29 mars 1849. C’était un enfant de dix ans que l’on avait séparé de sa mère. Il passa la majeure partie de son existence en exil. Le comte de Dalhousie, gouverneur général de l’Inde, offrit le diamant à la reine Victoria et depuis lors, le Koh-i-Noor fait partie des bijoux de la Couronne.

Au final, une lecture passionnante bien qu’un peu aride à cause de la difficulté à me retrouver dans tous les noms indiens. Extrêmement bien documentés, les deux auteurs, William Dalrymple et Anita Anand nous offrent un voyage fascinant et très riche historiquement sur les traces de ce joyau incomparable qu’est le Koh-i-Noor. En même temps, ils nous interpellent sur les ravages dus au colonialisme et la question est plus que jamais d’actualité puisque l’Inde, mais aussi l’Afghanistan, l’Iran, demandent à ce que le diamant leur soit restitué.

 

Le Koh-i-Noor

 

Détail Babur, école moghole, 1640, Musée Guimet

 

Portrait de Shah Jahan sur le Trône du Paon

 

Maharaja Ranjit Singh

 

Reddition du maharajah Dulip Singh

 

Reine Victoria

 

Dulip Singh et la couronne britannique où brille le Koh-i-Noor

 

La Reine Alexandra et sa couronne où est serti le Koh-i-Noor

 

La Reine Alexandra et le Koh-i-Noor

 

Elizabeth (portant le Koh-I-Noor sur la couronne) et sa fille la future Elizabeth II, le jour du couronnement de George VI en 1937

 

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