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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Dard Fantasy, #Fantasy médiévale, #Fantasy, #Fantastique, #Magie, #Pirates, #Démons, #Prophétie, #Magie noire

Résumé :

Dix ans plus tard, sur l’île de Rodia, la prophétie revient.

Quand le Grand Prince Rod demande de l’aide à Lénora, celle-ci est prête à mettre sa vie en jeu. Sur un coup de tête, elle s’embarque sur le navire d’un capitaine pirate redouté. Il l’emmènera à Rodia, mais en échange de quelque chose : elle doit devenir une pirate. C’est alors le début d’une aventure sombre, maritime, pleine de suspens et de rebondissements sur fond de magie… Mais les nombreux secrets que Lénora découvrira sur l’horrible prophétie l’entraîneront, inévitablement, à travers les rouages du destin…
Horrible prophétie…

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯

Un livre envoûtant et fascinant.

10 ans après sa prise de pouvoir, nous retrouvons Lénora toujours aussi sanguinaire, féroce et assoiffée de pouvoir. Alors que la prophétie se réalise de nouveau sur l’île de Rodia, elle reçoit une demande d’aide de la part du Grand Prince Rod. Elle décide de partir incognito et de monter à bord du

bateau du capitaine pirate Farzan Lor, un Magicien Spécifique, qui commence par l’emprisonner dans des liens magiques qu’elle ne peut défaire malgré toutes ses connaissances en magie noire. Il accepte de la conduire à Rodia à condition qu’elle intègre plus ou moins son équipage et lui rende quelques services.

Waouh ! Je n’aurais jamais cru qu’un livre de Dark Fantasy me plairait autant. Car il faut bien le dire, aucun des personnages n’est sympathique, ils font même tous partie des « vrais méchants ». Ce sont vraiment des anti-héros d’une noirceur presque absolue. Victoria Martin a le don de nous les

Victoria Martin

rendre tellement intéressants qu’on a envie de les suivre. Lénora est cruelle, elle prend plaisir à tuer et sa magie est de plus en plus noire. Victime de la Prophétie qui l’a transformée et l’a faite devenir un monstre de froideur, elle est admirable dans son désir d’en venir à bout quel que soit le prix à payer. Le capitaine pirate Farzan Lor est tout autant malfaisant dans sa manière d’occire ses opposants et son équipage n’est guère mieux. Mais j’ai aimé cette soif de liberté qui les habite ainsi que la loyauté qui les unit.

Victoria Martin

L’auteure a un style bien à elle et a créé un univers de fantasy fascinant. Sa plume se fait poétique dans ses descriptions, le rythme est vif, les chapitres courts et franchement j’ai trouvé que la fin arrivait bien trop vite. J’ai hâte de découvrir la suite car nous nous arrêtons en plein suspense. Quel destin va-t-il échoir à Lénora ? Que va devenir le capitaine Farzan Lor et son équipage ? Et puis j’attends de faire la connaissance du Grand Prince Rod qui semble être également un puissant magicien.

Un roman assez court mais qui se dévore et qui m’a fait un peu penser à un conte où toutes les fées seraient des sorcières maléfiques.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Fantômes

Résumé :

Une enquête inédite explorant le monde du paranormal avec sensibilité et émotion...

Alan Lambin et le fantôme au crayon est une enquête exclusive d'Alan, chasseur de fantômes, écrite sous forme de nouvelle. 

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Une enquête d’Alan Lambin sous forme de nouvelle qui se déroule six ans avant « La maison bleu horizon ».

Alan est confronté à l’impensable : un fantôme ose se manifester chez lui, du jamais vu dans sa carrière de chasseur de fantômes. Dans le même temps, son ami Paul lui rappelle l’Affaire Ledantec vieille de deux ans où un jeune garçon avait disparu et n’avait jamais été retrouvé. Un escroc, Erwan Diwen qui se fait passer pour un médium a profité de la douleur de la mère pour se faire sa publicité et le maximum d’argent. Alan et Paul vont rendre visite à Madame Ledantec et enquêter sur la disparition de son fils Ronan.

J’ai retrouvé avec un énorme plaisir nos deux amis toujours aussi sympathiques et emplis d’empathie. Très humains, ils n’échappent pas aux peurs et angoisses du commun des mortels malgré leur expérience des fantômes et apparitions ce qui nous les rend très proches. L’écriture de Jean-Marc Dhainaut est toujours aussi captivante et ses descriptions précises. Je me réjouis d’avance car une nouvelle enquête sera publiée en été 2018, « Les prières de sang ».

Une petite nouvelle qui se lit d’un trait et que je recommande.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Thriller, #Adolescents, #Suspense, #Amour, #Amitié, #Aventure

Résumé :

Pas cool, d’être une ado ! Vos parents vous envoient n’importe où en vacances, sans vous demander votre avis. Cette fois, Jeanne, parisienne de quinze ans, part chez une tante qui vit dans les Vosges avec sa famille d’attardés écolos. Et si ce séjour tant redouté lui réservait quelques surprises ? Les cousins ne sont peut-être pas si ploucs que ça, finalement... Leur ami Élias joue merveilleusement du piano, et les balades en forêt ne manquent pas d’attrait... Mais lorsque des événements inquiétants commencent à se produire dans les environs, les jeunes se trouvent entraînés malgré eux dans une aventure aussi excitante que dangereuse...

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Jeanne est furieuse. Alors qu’elle attendait les vacances avec impatience, ses parents ont décidé de l’envoyer chez ses cousins en Alsace. Elle pressent le pire. Que va-t-elle bien pouvoir faire dans ce trou paumé au milieu de nulle part ? Et quand elle les rencontre, c’est le choc ! Ses cousins Bart et Christa n’ont rien de paysans arriérés. Et puis il y a Élias, l’ami de Bart… Tous trois forment un trio musical qui joue divinement bien et Jeanne, la petite banlieusarde parisienne en oublie son portable, Internet et ses textos.

J’ai énormément apprécié ce thriller pour adolescents qui m’a renvoyée à ma propre adolescence. Alice Adenot Meyer a une belle écriture et j’ai dévoré son livre. Sa plume est empreinte de poésie lorsqu’elle nous décrit les Vosges et surtout sa forêt partout présente dans cet ouvrage. L’auteure sait nous faire ressentir l’atmosphère de cette frondaison, sa magie mais aussi son mystère qui ajoute à l’angoisse et au suspense.

L’auteure nous dépeint à merveille les affres de l’adolescence, la crainte de ne pas s’intégrer, les émois d’un premier amour. Je me suis immédiatement attachée à Jeanne, Bart, Christa et Élias. Tous quatre vont devenir inséparables. La famille écolo qui accueille Jeanne est très sympathique et généreuse, ils hébergent facilement les amis de leurs enfants. Il y a également Bob, Robert Schaller, l’ami de la famille dont Jeanne se méfie instinctivement qui va les entraîner sans le vouloir dans une aventure dangereuse.

Car il s’agit d’un thriller : comment des adolescents, surtout Élias, pourraient-ils résister à l’attrait du mystère ? Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais tous quatre vont chercher à élucider un meurtre et il leur faudra beaucoup de générosité, de courage et d’habileté pour y parvenir.

Un roman pour adolescents plein de fraîcheur et addictif, une intrigue policière bien conçue où les rebondissements vous tiennent en haleine jusqu’à la fin.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Historique, #Fantastique, #Camp de concentration, #Nazisme, #Amour, #Famille, #Trahison, #Pardon

Résumé :

Théodore, ancien résistant, a fait promettre à son fils Gabriel de répandre ses cendres à Dachau, l’ancien camp de concentration nazi où il a été interné. 

Gabriel part donc pour la Bavière avec les cendres de Théodore dans son sac à dos. Il emporte aussi un vieux carnet aux pages quasi inaccessibles, le journal que son père a tenu durant sa déportation. S’ensuit pour Gabriel un voyage assez fantastique. Car Théodore, du fond de son urne, va entretenir avec son fils des discussions pleines de charme et d’humour. 

Au-delà de la lecture du carnet où Théodore raconte la souffrance au jour le jour, Gabriel ouvrira une boite de Pandore pour faire face à un secret : qui a dénoncé Théodore, l’envoyant ainsi dans l’enfer de Dachau ? 

Sur un ton ironique et plein d’autodérision, nous suivons Gabriel sur les chemins de l’amour : filial, amical et amoureux, mais également sur les chemins de la trahison.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Un livre magnifique et émouvant.

Tout commence avec la crémation de Théodore, ancien résistant et survivant à Dachau. Durant la cérémonie, nous faisons la connaissance de la cousine Angélique, également ancienne résistante et seul membre de la famille restant à Gabriel. Théodore a fait promettre à son fils de répandre ses cendres à Dachau et ce qui est très drôle et émouvant à la fois, c’est qu’il continue à communiquer avec lui après sa mort ce qui donne des dialogues savoureux. Nous allons suivre Gabriel sur les routes de Bavière et plus particulièrement de Munich jusqu’à Dachau.

Je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 qui m’ont permis de découvrir ce livre et son auteur grâce au Service Presse. Merci pour votre confiance ! Tout d’abord, ce qui m’a frappée c’est le style de l’auteur qui parvient à nous faire sourire et à nous amuser sur des sujets à priori douloureux. Jean-Michel Leboulanger pose un regard bienveillant et amusé

Jean-Michel Leboulanger

sur ses personnages. Les dialogues entre Gabriel et son père sont très drôles et j’ai plusieurs fois éclaté de rire. Il y a des passages également très durs lorsque Gabriel lit le carnet de son père qui relate sa vie dans le camp de Dachau où lorsqu’il visite ce camp pour remplir la promesse qu’il lui a faite. En même temps, il est très curieux de découvrir les années de jeunesse de son père et plus particulièrement ses histoires d’amour ce qui ne plaît pas du tout à Théodore.

J’ai aimé la rencontre de Gabriel avec Emma. L’auteur nous relate leur histoire avec beaucoup de délicatesse. La vie ne les a guère ménagés. Gabriel souffre toujours de son divorce avec Sarah et porte également la douleur de son père. Tous deux vont devoir s’apprivoiser.

J’ai été conquise par le personnage de Max, son meilleur ami, et de son chat

Chat sphinx

Mô, un sphinx qu’il utilise comme piège à filles… Jean-Michel Leboulanger nous offre de beaux personnages auxquels je me suis attachée facilement, il dépeint à merveille leur psychologie et il est également très doué pour décrire les lieux visités, Dachau bien sûr mais aussi Munich, son marché de Noël, le château de Louis II de Bavière à Neuschwanstein et nous faire ressentir leur atmosphère. « Entre les pages » nous offre un voyage dans le temps mais également nous fait découvrir la beauté de l’Alsace et de la Bavière.

J’ai adoré ce roman empli de douceur malgré les thèmes de la mort, de la trahison et de Dachau. Jean-Michel Leboulanger nous partage de beaux messages sur la force de l’amour et du pardon. Il donne envie de croire aux belles rencontres et aux lendemains heureux. J’ai refermé ce livre à regret mais sur un éclat de rire. Et j’ai bien l’intention de désormais suivre cet auteur et de découvrir ses autres écrits car vraiment je suis tombée sous le charme de son écriture.

Décorations de Noël au marché de Noël de Munich

Décorations de Noël au marché de Noël de Munich

Marché de Noël cathédrale de Munich

Marché de Noël cathédrale de Munich

Château de Neuschwanstein

Château de Neuschwanstein

Château de Neuschwanstein : chambre à coucher

Château de Neuschwanstein : chambre à coucher

Château de Neuschwanstein

Château de Neuschwanstein

Dachau aujourd'hui

Dachau aujourd'hui

Dachau

Dachau

Chambre à gaz

Chambre à gaz

Fours crématoires

Fours crématoires

Château d'Itter

Château d'Itter

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Amour, #Policier, #Enquête, #Trahison, #Fidélité, #Assassinat, #Médiumnité, #Famille, #Histoire vraie

Résumé :

Florent, gendarme mobile dans le nord de la France rencontre Alexandra dans un bar le 14 juin 1994. Immédiatement, il tombe amoureux fou de la jolie blonde à demi irlandaise. Ils vont s’aimer passionnément. Le 6 octobre 1995, au retour d’une mission en Corse, Florent prend sa voiture et quitte précipitamment la caserne sans autorisation après avoir été accusé de vol par son commandant d’escadron.

Huit jours plus tard, on le retrouve en Belgique, une balle dans la tête.

Bien que l’enquête judiciaire retienne la thèse du suicide, Alexandra n’y croit pas. Elle va entamer des recherches et diligenter sa propre enquête avec l’aide de la mère de Florent et d’une amie avocate.

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Coup de cœur pour ce livre magnifique, un livre-choc, l’histoire d’un combat pour que justice soit rendue, l’amour plus fort que la mort…

J’ai vraiment eu un gros coup de cœur pour ce livre inspiré d’une histoire vraie. Ce que j’en ai retenu, c’est surtout une merveilleuse histoire d’amour qui commence comme un conte de fées et qui malheureusement se heurte à un sort injuste : Florent est un jeune gendarme prometteur de 23 ans qui a la vie devant lui. Il vient de rencontrer Alexandra, une jeune femme irlandaise et c’est le coup de foudre pour chacun d’eux. Ils ont eu la chance de rencontrer l’amour de leur vie et de le reconnaître. Florent va être injustement accusé de vol et quitter la caserne. On retrouvera son corps quelques jours plus tard en Belgique. Il est décédé d’une balle dans la tête et l’enquête conclura à un suicide. Durant vingt longues années, Alexandra va se battre pour découvrir la vérité et rendre son honneur à Florent.

Le livre démarre sur les chapeaux de roue : Florent est assassiné et son meurtre est mis en scène. Dès le départ, nous savons qu’il s’agit d’un crime et non d’un suicide. Les chapitres sont courts et dynamiques. Ce qui est vraiment original et surprenant, c’est que tout est écrit du point de vue du mort. Quand j’ai pris connaissance de ce dont on l’accusait, je me suis dit “qu’est-ce que c’est que cet imbroglio ?” tant les larcins dont on l’accuse sont ridicules, ça sent vraiment la machination.

Au fil des chapitres, Florent revoit son passé, les jours de bonheur partagé avec Alex. Véronique Rivat sait nous faire ressentir leurs émotions et c’est ce qui rend la lecture bouleversante. On ne peut qu’être touché par leur amour au-delà de la mort, par leur manière de communiquer, de rester présents l’un à l’autre. J’ai été bien souvent émue face à la délicatesse de Florent, aux moyens qu’il emploie pour remonter le moral d’Alex et j’ai vraiment été furieuse face à la lâcheté de ses “amis”. J’ai admiré Alex, son courage, sa ténacité, sa fidélité et son combat de vingt ans à elle ainsi que la famille de Florent pour faire enfin sortir la vérité et lui rendre son honneur qu’à mes yeux il n’a jamais perdu.

Ce livre m’a également interpelée par ce qu’il dévoile de la possibilité de demeurer en contact avec l’esprit d’une personne chère décédée dans certaines conditions. C’est un message d’espoir et une magnifique ode à l’amour et à la vie.

Nous suivons le déroulement de l’enquête et j’ai apprécié la patience et la débrouillardise d’Alex car il lui en faut une bonne dose pour faire face aux lenteurs de l’administration, à la mauvaise volonté de certains, aux mensonges. Elle est aidée par les parents de Florent et par une amie avocate dans son combat. Les parents de Florent sont adorables et j’ai vraiment eu de la peine pour eux tous. L’amour qui unit Alex à sa belle-famille est vraiment touchant. Je me suis attachée à eux et tout particulièrement à Florent et Alex. J’ai terminé ma lecture mais ils ne m’ont pas quittée et je ne suis pas près de les oublier…

Un livre que j’ai adoré et que je recommande à tous tant c’est un témoignage d’amour et de tendresse bouleversant, un message d’espoir et un hymne à la vie mais aussi un combat pour que justice soit rendue. Un grand merci à Véronique Rivat pour sa générosité !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Fantômes, #Fantastique, #Enquête, #Policier, #Profilage, #Gilles Milo-Vacéri

Résumé :

Saint-Mazé est un petit village paisible perdu au cœur de la Sologne, terre de légendes et de mystères. Fiers de leur patrimoine, les habitants sont des gens discrets, à l’image du couvent des Carmélites qui demeure la première richesse culturelle de la commune.

Un matin, on découvre un cadavre abandonné devant l’édifice religieux et c’est la consternation générale, car le crime a été perpétré de manière abominable. Le capitaine Julie Sauvage de la Section de Recherches d’Orléans est chargée de l’enquête. Les mutilations sont si atroces qu’elle demande d’urgence le soutien du commandant Gabriel Gerfaut, le spécialiste des tueurs en série de la Brigade Criminelle de Paris.

Gerfaut débarque en Sologne accompagné par Adriana, son bras droit et Paul, la nouvelle recrue. Sans indices, sans témoins et face à des meurtres sans mobile apparent, ils se heurtent aux vieilles croyances, aux sorcières bien actuelles et à un tueur qui a toutes les apparences d’un vicomte, assassiné au XVIIIe siècle. Quand ils doivent affronter le mutisme des villageois qui s’ajoute aux vœux de silence des sœurs Carmélites, le commandant Gerfaut voit rouge et déclare la chasse aux fantômes ouverte !

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Coup de cœur ! Je suis définitivement accro et sous le charme du commandant Gabriel Gerfaut.

Dès les premières lignes, j’ai été happée par l’histoire que nous conte Gilles Milo-Vacéri : la tragique destinée du vicomte Louis-Henri de Mazé-Pasquier accusé faussement d’un crime qu’il n’a pas commis et lâchement assassiné le 13 mai 1789. Depuis le village de Saint-Mazé est sous le coup d’une malédiction et le vicomte revient tous les ans à la date anniversaire pour rendre justice.

Et devinez ce qui s’est produit en cette belle journée du dimanche 14 mai 2017 ? Un crime vraiment abominable, le tueur a torturé la victime d’une façon atroce. C’est ainsi que notre commandant Gabriel Gerfaut accompagné d'Adriana et de Paul va se retrouver en Sologne, aux portes d’un couvent de carmélites et dans un village où le silence est de rigueur, surtout face à des étrangers.

Retrouver Gabriel Gerfaut et son auteur est un pur délice. Notre commandant est en pleine forme. Il n’hésite pas à mettre en boîte son divisionnaire ce qui allège l’atmosphère après la découverte du corps. De même j’ai apprécié l’échange de rosseries amicales entre lui, Adriana et Paul. C’est fascinant de voir Gerfaut agir et réagir ainsi que sa manière de réfléchir. L’intrigue est tout à fait passionnante et addictive. Cela dit, il faut quand même avoir le cœur bien accroché pour supporter la lecture des blessures infligées et du mode opératoire. Quant au crime à l’origine de cette enquête, il est vraiment d’une barbarie inimaginable à tel point que mon esprit l’avait occulté. Gilles Milo-Vacéri nous plonge dans l’innommable et dénonce ce dont sont capables des hommes guidés par l’intolérance, l’étroitesse d’esprit, la bêtise et l’alcool. Comment un esprit humain peut-il concevoir une telle horreur, parvenir à un tel degré de perversité et d’abjection ? Malheureusement bien trop de faits divers sont là de nos jours pour donner raison à l’auteur.

Gerfaut est un spécialiste de la psychologie et il est captivant quand il explique comment le cerveau réagit face à l’horreur, à la mort. De plus, c’est quelqu’un de profondément humain. Adriana est toujours aussi efficace et indispensable à l’enquête. Elle a régulièrement des idées novatrices qui permettent à Gerfaut d’avancer. Leur entente est impressionnante. Elle le comprend à demi-mot et devance ses questions ; je crois bien qu’elle est la seule à parvenir à déchiffrer son écriture.

Alors que le mystère s’épaissit et que le nombre des victimes augmente, malheur à ceux qui ne coopèrent pas !  Un notable va se faire magistralement recadrer par Gerfaut ; quant aux carmélites, elles ne savent pas encore à qui elles ont affaire, elles vont se rendre compte que le silence n’est pas une option envisageable et surtout que rien n'échappe au regard et à l'intelligence acérés du commandant.

Gilles Milo-Vacéri multiplie les fausses pistes et j’ai eu beau me triturer la cervelle, je n’ai jamais trouvé ce qu’avait pu découvrir Gerfaut. Attendez-vous à de grosses surprises et si je peux me permettre un conseil, ménagez-vous une large plage de temps avant de commencer la lecture de « Les sept fantômes » car une fois lues les premières lignes, vous ne pourrez plus vous arrêter avant la fin. Personnellement je l’ai lu d’une traite et en ai oublié mon repas.

Les connaissances de l’auteur sont toujours aussi pointues qu’il s’agisse du fonctionnement des forces de police, de la gendarmerie ou des stups. Il souligne d’ailleurs les difficultés que rencontrent gendarmes et policiers obligés de multiplier les heures supplémentaires à cause des restrictions budgétaires. Quant à son écriture… Je sais, à chaque fois que j’ouvre un de ses livres, que je ne serai pas déçue. Sa plume est incisive, précise, son style plein d’élégance et il manie l’humour comme personne. Il joue avec ses lecteurs en développant fausses pistes, intrigues multiples et rebondissements incessants. Mais plus que tout, j’aime ses personnages qui sont toujours très humains, pleins de valeurs et j’ai énormément apprécié la colère de Gabriel Gerfaut à la fin. C’est pour cela qu’à chaque fois que je ferme un de ses ouvrages, ma liste d’amis s’agrandit et j’ai toujours beaucoup de mal à les quitter.

Un immense MERCI à Anita Berchenko, Gilles Milo-Vacéri ainsi qu’aux Éditions du 38 qui m’ont permis de lire « Les sept fantômes » en avant-première. Merci pour votre confiance !

Conclusion : foncez ! « Les sept fantômes » vous attendent pour vous ensorceler…

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Roman, #Venise

Résumé :

« Venise brille de mille feux
dans cette incroyable histoire de désir,
de trahison et de vengeance. »
  Providence Journal



Au cœur de la nuit vénitienne, une adolescente chute du pont San Boldo dans un canal. Incapable de nager, Manuela est sur le point de se noyer quand un passant la sauve. Mais elle n’en sort pas indemne, souffrant de dommages cérébraux irréversibles qui la condamnent à garder à tout jamais l’esprit d’une enfant.


Quinze ans plus tard, à l’occasion d’un gala de charité, Brunetti rencontre  la comtesse Lando-Continui, une riche mécène, qui s’avère être la grand-mère de Manuela et qui lui demande d’enquêter sur le drame. Elle est convaincue qu’il ne s’agit pas d’un simple accident. Le commissaire hésite car si c’était un crime, il y a prescription. Guidé par la curiosité, la compassion et la volonté d’aider une dame âgée minée par la culpabilité, et  accessoirement la meilleure amie de sa belle-mère, Brunetti finit par accepter l’affaire. Un cas qui s’avère rapidement des plus troublants…

 

UNE VINGT-CINQUIÈME ENQUÊTE
DU COMMISSAIRE BRUNETTI QUI CONFIRME
PLUS QUE JAMAIS L’INFINI TALENT
DE DONNA LEON.

 

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯   

Une enquête qui manque de punch mais le charme de Venise opère.

Le commissaire Guido Brunetti n’est pas content. Il a été contraint d’assister à un grand dîner par son épouse Paola et par sa belle-mère, la comtesse Donatella Falier qui a usé de tout son charme pour le convaincre. Il y retrouve la comtesse Demetriana Lando-Continui, une grande dame d’un certain âge qui va lui parler de sa petite-fille Manuela qui a manqué se noyer dans le Canal San-Boldo quinze ans auparavant et elle souhaite connaître la vérité sur ce qui s’est réellement passé. La comtesse Demetriana ne croit pas à l’accident. Manuela avait une peur panique de l’eau et depuis elle est restée handicapée et présente un âge mental de sept ans. Brunetti va accepter par compassion pour la vieille dame et par curiosité.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Calmann-Lévy qui m’ont permis de lire une enquête du commissaire Brunetti, chose que j’avais envie de faire depuis longtemps. J’avais vu un épisode de ses enquêtes à la télévision et je souhaitais découvrir l’auteure Donna Leon. Je n’avais guère été enthousiasmée par l’épisode regardé et j’avoue que j’ai retrouvé la même impression d’ennui à ma lecture. Je préfère les enquêtes plus musclées et les livres plus rythmés. Donna Leon écrit très bien et le commissaire Brunetti a beaucoup de charme et est profondément humain. Mais il y a très peu d’action dans cet ouvrage, j’ai envie de dire que c’est un livre contemplatif. J’ai découvert avec plaisir la vie personnelle de Brunetti, les rues de Venise, les tentatives des riches donateurs pour la sauver, les difficultés rencontrées à cause d’une administration gangrenée et on sent que Donna Leon connaît son sujet. L’écriture est élégante, précise et le rythme très cool, zen. Je suis certaine que « Les enquêtes du commissaire Brunetti » ont des lecteurs enthousiastes et fidèles, qu’elles répondent à leurs attentes. Mais personnellement ce n’est pas pour moi.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Dystopie, #Fantastique, #Famille, #Trahison, #Survie

Résumé :

Dans un futur plus proche qu’on ne le croit, l’humanité se trouve divisée en deux. D’un côté, les individus civilisés mènent une existence confortable au sein de mégalopoles ultramodernes et surprotégées. Les règles y sont strictes, les sanctions sévères. Vivant en autarcie, totalement isolés d’une nature qu’ils ne comprennent plus et craignent par-dessus tout, ces citoyens sont les dignes représentants d’Homo sapiens industrialis. Mais à l’Extérieur, loin des ordinateurs, des aliments biosynthétiques et des machines survoltées, certains hommes sont retournés à l’état de bêtes : on les appelle « Fauves ». Criminels de sang et autres personnalités peu recommandables, exilés de la société pour leurs méfaits, peuplent les territoires sauvages à l’écart des villes. Là-bas nulle loi ne subsiste, si ce n’est celle du plus fort.

Nathaniel Darseau, riche et brillant étudiant de la capitale Oxalis, ne semble guère destiné à rejoindre cet enfer. Aucun instinct primitif n’anime ce jeune homme conditionné par une société résolument pacifiste. Il faudrait un incroyable concours de circonstances, une diabolique conspiration, une malchance inouïe pour entraîner notre héros dans cette spirale de violence et de mort...

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ 

Une dystopie captivante et originale !

Trahi par sa famille qui souhaite préserver sa réputation, Nathaniel se retrouve incarcéré à Sincérité, une maison de rééducation, pour une faute qu’il n’a pas commise. Malheureusement pour lui, il est doté d’un fort caractère qui le pousse à s’insurger et à rendre coup pour coup, ce qui ne va pas arranger sa situation. De plus appartenant à une caste de privilégiés, rien ne l’a préparé à se faire traiter comme un moins que rien ce dont son orgueil s’accommode très mal. Il se révolte, résiste, désobéit et tous ces comportements ne font que l’enfoncer davantage. Jusqu’à ce que l’impensable arrive…

Au début Nathaniel m’énervait un peu par son arrogance, son comportement de nanti mais très vite je me suis attachée à lui devant l’injustice de son sort et l’horreur des méthodes utilisées pour le “rééduquer”. C’est un jeune homme très intelligent et cultivé ce qui lui permet de comprendre très vite où il se trouve et de s’adapter. Il va chercher à tout prix à préserver son humanité et il a bien du mérite. Je me suis demandée si parmi les Fauves il en existait un seul qui ait gardé une trace d’humanité. C’est vraiment l’enfer sur terre où seuls les plus forts et les plus cruels survivent.

Manon Toulemont nous offre une dystopie tout à fait originale. Les deux univers qu’elle a créés font froid dans le dos. Nathaniel et sa famille vivent à Oxalis, une société aseptisée et informatisée, régie par des lois implacables : évaluation psychologique annuelle afin d’éviter toute déviance, nourriture bio-artificielle et défense de manger de la viande, rééducation de tous les individus présentant ne serait-ce que les prémices de violence ou de perversité et expulsion à l’Extérieur de tous ceux qui sont considérés comme des criminels. L’Extérieur, c’est ce qui subsiste de notre monde après la Grande Crise : atmosphère polluée, monde en décomposition, bâtiments en ruine, seuls les animaux qui ont pu s’adapter ont survécu et surtout les êtres qui y habitent sont les Fauves : criminels dont on s’est débarrassés après leur avoir tatoué sur le visage le masque de léopard, tigre, lion ou guépard. Un seul objectif : survivre et pour cela, tout est bon, assassinats, vols, cannibalisme…

J’ai été totalement happée par cette lecture. L’auteure écrit très bien et elle a su maintenir le suspense d’un bout à l’autre. Je me suis posé beaucoup de questions, certaines ont trouvé leurs réponses, pour d’autres il me faudra attendre le tome suivant car j’ai vraiment envie de connaître la suite des aventures de Nathaniel, savoir comment il va évoluer, découvrir davantage cet Extérieur et ceux qui y vivent.

Une dystopie addictive et surprenante, un héros attachant qu’on a envie de suivre, deux mondes glaçants et des personnages qui font frissonner… J’ai hâte de découvrir la suite.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Historique, #Avalon, #Magie, #Légendes, #Guerre, #Celtes, #Trahison, #Dieux, #Mythologie, #Amour, #Amitié, #Sara Greem

Résumé :

Les Épopées Avaloniennes se déroulent autour du VIe siècle après J.-C. Les légendes arthuriennes content l’ascension du roi Arthur, fils d’Uther Pendragon et d’Ygerne, qui se convertit au christianisme grâce à sa femme, Guenièvre. Le mage Merlin prédit la souveraineté de la « nouvelle religion » au détriment de celle des dieux multiples avec la mort d’Arthur. Et l’île d’Avalon disparut dans les brumes afin de protéger l’un des derniers piliers de la religion druidique.

Certains éléments des Épopées Avaloniennes sont historiques. D’autres font partie de la tradition orale que transmirent les bardes. Et d’autres encore n’ont simplement jamais été exprimés.

Mais une chose demeure réelle : la magie des druides et le secret de leurs rituels.

Voici l’histoire de la prêtresse-ovate Hérodias qui constitue une légende parmi les maints contes celtes écrits, imaginés ou juste inspirés des mystères d’Avalon. La mythologie celtique se mêle au récit d’une épopée qui modifia le cours de l’histoire.

Hérodias d’Athènes vit sur l’île d’Avalon, l’île sacrée protégée par ses brumes depuis bien avant la mort du roi Arthur, et gérée par le Conseil des Anciennes composé des Grandes Prêtresses Viviane, Morgane et Dana.

Mais depuis quelque temps, il semble que les brumes se désagrègent peu à peu, rendant l'île d’Avalon dangereusement visible à ses ennemis. Hérodias, qui a reçu l’appel de la grande Déesse et du dieu cornu, Cernunnos, afin qu’elle accomplisse sa destinée à travers la nuit rituelle de Beltane et devienne à son tour Grande Prêtresse, a des visions récurrentes d’horreur et de mort. Une guerre se prépare. Les chrétiens, désireux d’éradiquer tout type de religion païenne, usent de trahisons et de magie occulte à l’encontre des derniers adorateurs des dieux multiples.

Hérodias devra renforcer sa magie et ses pouvoirs pour la sauvegarde d’Avalon. Mais quel est le rôle exact que le destin lui réserve ? Et qui est le mystérieux guerrier au linceul que les dieux ont placé sur sa route ?

 

Mon avis : ✯ ✯ ✯ ✯ ✯

Coup de cœur ! Magique, ensorcelant, envoûtant !

Hérodias d’Athènes appelée aussi la Bâtarde par cette peste de Deirdre est orpheline. Elle a été abandonnée sur l’île d’Avalon

Avalon

alors qu’elle n’était encore qu’un bébé et recueillie par les grandes

Viviane

prêtresses d’Avalon : Viviane, Morgane et Dana. Elle a une marque de naissance sur l’épaule qui représente un corbeau couleur rouge sang qu’elle a appelé Lug et qui saigne régulièrement. Indépendante, éprise de liberté, désobéissante et ne suivant que les élans de son cœur, Hérodias a été choisie par  la grande Déesse et son époux, Cernunnos, le dieu cornu, pour accomplir l’initiation de la nuit de Beltane. Certaine de l’imminence de la guerre, la nuit elle se rend dans les bois pour apprendre à se battre, là encore en opposition à la tradition qui interdit aux femmes les activités masculines. Seul le mage Merlin la comprend parfaitement et elle peut compter sur le soutien de sa meilleure amie, la jeune prêtresse Lena. La haine que les chrétiens éprouvent pour les dieux multiples et leurs adorateurs est sans cesse alimentée par le moine Gwenolé qui veut éradiquer tous les païens par le fer et le feu. Lors d’un voyage sur le continent, la barque d’Hérodias est poussée par la Grande Déesse vers un mystérieux navire étranger dont tout l’équipage est mort à l’exception d’un énigmatique chevalier, Kai, et de son ami, Yuan. À cette occasion, un corbeau va choisir de suivre Hérodias et va devenir son compagnon fidèle. Elle le nommera Hermès.

Je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour m’avoir permis de lire ce livre magnifique en avant-première. J’avais été séduite par la splendide couverture de cet ouvrage et attirée par le titre : « Épopées Avaloniennes ». Je suis incapable de résister à Avalon et à ses sortilèges.

Morgane

J’ai tout de suite été happée par l’atmosphère envoûtante et empreinte de poésie du texte. Sara Greem a un talent extraordinaire pour faire revivre la mythique Avalon et ses druidesses. Elle ressuscite les croyances aux Anciens Dieux et Déesses, c’est un retour aux sources de la foi. J’ai vraiment apprécié la magie et la poésie de ces fêtes tellement en accord avec la Nature et j’ai regretté une nouvelle fois la violence et l’intolérance de certains chrétiens qui ont anéanti tellement de civilisations et de cultes au nom du Dieu Unique. Par le charme de sa plume, l’auteure a su me transporter et me donner l’impression de me retrouver à Avalon et suivre Hérodias et Hermès son corbeau.

Hérodias est un personnage des plus attachants. C’est une jeune femme impulsive, courageuse, au caractère bien trempé. Elle hait les chrétiens alors qu’en tant que prêtresse, elle ne devrait être que pleine

Statue représentant Kerridwen

d’amour pour tous les êtres et ne surtout pas prendre parti. On lui dit qu’elle va devoir apprendre à renoncer à sa colère et sa haine. Je compatis de tout mon cœur avec elle car face aux exactions commises par eux, à leur alliance avec les forces du Mal, j’ai plutôt tendance à prendre fortement parti contre ces soi-disant adorateurs du Dieu Unique qui en fait ne sont poussés que par la soif de sang, de luxure et de pouvoir. Hérodias est vraiment unique, même sa nuit de Beltane ne ressemble à aucune autre.

Autour d’Hérodias gravitent bien d’autres personnages aussi attachants que

Merlin

singuliers. Je pense en particulier aux grandes prêtresses Viviane et Morgane, au sage Merlin, à la prêtresse Lena, à la généreuse cuisinière Malvina, au mystérieux chevalier au linceul, Kai, à leur allié le chef Viking Adalrik, et bien d’autres encore. J’ai adoré découvrir les rituels d’Avalon mais également les croyances et rites de leurs partenaires, leurs différentes techniques de combat. Et que dire des créatures monstrueuses qui apportent leur concours à leurs ennemis !

Sara Greem nous offre une épopée flamboyante, de feu et de sang, qui mêle amour et haine, violence et tendresse, héroïsme et lâcheté, fidélité et trahisons... J’espère vous avoir donné envie de la découvrir. En ce qui me concerne, j’ai fermé mon livre à regret, un peu de mon cœur est resté à Avalon et j’ai hâte de découvrir la suite des « Épopées Avalanoniennes ».

Sara Greem

Sara Greem

Cernunnos, le dieu cornu

Cernunnos, le dieu cornu

Déesse Bellisama

Déesse Bellisama

Korrigan

Korrigan

Taranis dieu de la foudre

Taranis dieu de la foudre

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