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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Paranormal, #Suspense

Résumé :

Un désir dangereux. Un amour interdit.

Eliza Cummings n’a rien d’une demoiselle en détresse. Elle est déterminée, farouche et prête à tout pour empêcher le monstre qui a fait de son adolescence un enfer de frapper à nouveau.
Wade Sterling n’a rien d’un héros. Il est arrogant, autoritaire et égoïste. Mais il n’aime pas du tout la lueur de panique qu’il surprend dans le regard d’Eliza. Car Eliza est à lui, corps et âme – il le sent dans chaque fibre de son être depuis le premier regard qu’il a posé sur elle, ou peut-être depuis leur première dispute.
Alors, s’il doit se battre contre des démons dont il ne sait rien pour protéger ce qui lui appartient, il le fera. Il n’a pas le choix. Avec Eliza, il n’a jamais vraiment eu le choix.

Mon avis :

Décevant.

La journée commence très mal pour Eliza Cummings. Alors qu’elle peine à se réveiller, un coup de téléphone lui apprend que son pire cauchemar, Thomas Harrington, sort de prison dans trois semaines. Elle décide alors de quitter son travail et ses amis pour les protéger et pour froidement assassiner celui qui a pourri son adolescence. Mieux vaut la prison pour crime plutôt que laisser ce monstre recommencer à tuer et violer. Mais c’est sans compter sur Wade Sterling et sa redoutable clairvoyance.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Harlequin pour l’envoi de ce Service Presse. J’ai retrouvé avec plaisir les frères Devereaux et leurs épouses aux pouvoirs paranormaux extraordinaires. Mais je suis déçue par ce quatrième tome. Eliza, l’héroïne principale, ne cesse de rabâcher. Maya Banks lui fait répéter sans cesse les motifs de sa culpabilité et les raisons de tuer Thomas. Cela donne une impression de tourner en rond très désagréable. Idem pour Wade Sterling : si nous n’avons pas compris qu’Eliza lui appartient, c’est que nous sommes vraiment stupides.

C’est d’autant plus dommage que la romance est agréable et que surtout l’auteur nous dépeint tout un tas de personnages sympathiques pour lesquels j’aurais aimé en apprendre davantage. Alors Maya Banks n’a rien perdu de son talent pour écrire une histoire d’amour, pour créer des personnages attachants qui se battent pour défendre leurs valeurs mais ce dernier opus m’a laissée sur ma faim.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Jeunesse, #Écologie, #Dépollution, #Recyclage, #Environnement

Résumé :

Un récit d'anticipation porté par des personnages originaux, débordant d'idées et d'énergie, illustré avec brio tout en 3D, qui entraîne le lecteur dans des aventures fantastiques, où les héros se disputent la vedette, entre humour et bravoure, pour réparer les dégâts des Hommes et imaginer un avenir meilleur.

Les Koboltz ont pour véritable obsession de ne pas polluer la planète. Ils ne mangent aucun animal, cultivent leurs céréales, leurs fruits et légumes sans produits chimiques, et traitent absolument tous leurs déchets. Alors quand les hommes décident de créer un insecticide pouvant entraîner une véritable catastrophe écologique, le petit peuple vivant sous terre décide de mener une mission afin d'empêcher la création de ce poison. Mais pour cela, ils vont avoir besoin de l'aide de Rakiriko, un koboltz banni de son peuple plusieurs années auparavant, mais qui seul sait comment se rendre invisible aux yeux des humains. Rakiriko va-t-il accepter de venir en aide à son peuple qui l'a rejeté ? Les Koboltz vont-ils arriver à temps pour stopper les humains et préserver la planète ? Entre aventure, maladresse et sentiments, Tammpo et ses compagnons vont devoir faire face à de nombreux obstacles. Alors que la surface de la terre est devenue invivable pour eux, les Koboltz, petit peuple qui ressemble aux hommes comme deux gouttes d'eau mais vivant sous terre, se battent pour préserver la nature. Leur seul objectif : protéger la planète mise à mal par les hommes. A Karmah, une des nombreuses cités où vivent les Koboltz, nous suivons les différentes missions que se donnent Tammpo et ses amis, toujours sous l'œil protecteur du Grand Imperial. Entre vie souterraine et missions à l'extérieur pour sauver la Terre de graves dangers écologiques, la vie des Koboltz n'est pas de tout repos !

Mon avis :

Coup de cœur ! Passionnant, captivant et tellement d’actualité.

Tout d’abord je dis un grand merci aux Éditions Slalom et à NetGalley pour ce Service Presse. J’ai immédiatement eu le coup de foudre pour ces adorables petits êtres facétieux pas plus hauts qu’une pomme, qui considèrent toute différence comme une richesse, sont très unis, « ne mangent aucun animal, cultivent leurs céréales, leurs fruits et leurs légumes sans produits chimiques, et traitent absolument tous leurs déchets. Ne pas polluer la planète est une véritable obsession pour eux. » Ils ont créé une armée chargée de la dépolluer et ils espèrent que les hommes prendront conscience du danger qu’ils courent et lui font courir. L’auteur a eu la chance de les découvrir alors qu’il n’était qu’un enfant. Il a tissé des liens d’amitié avec eux et les Koboltz l’ont choisi « pour sensibiliser les jeunes générations à la préservation de la Terre. » C’est grâce à cela qu’il peut nous conter la Mission Uluru. Les humains sont en train de créer un insecticide très dangereux qui tuerait tous les insectes sans distinction et risque d’entraîner la disparition des abeilles. Dans ce cas il n’y aurait plus de pollinisation ce qui serait une véritable catastrophe humanitaire. Un groupe est donc constitué et envoyé en mission auprès de Rakiriko, un koboltz qui a été banni par le Grand Impérial et qui seul peut les aider. En effet, il connaît le secret de l’invisibilité et il est magicien, il pourra donc détruire l’insecticide. Un koboltz ne peut se rendre invisible que pendant 1 heure et le commando envoyé sur terre doit non seulement détruire l’insecticide mais également découvrir le contenu des ordinateurs et vider les mémoires des disques durs. Trouveront-ils Rakiriko et celui-ci acceptera-t-il de les aider ?

Je suis d’abord tombée sous le charme de la couverture où nous découvrons les bouilles sympathiques de notre commando. Les illustrations en 3D de Sylvain Even sont absolument magnifiques. Ensuite c’est la plume de Benoit Grelaud qui m’a conquise. L’auteur nous entraîne dans un monde féérique et plein de poésie. Il a un talent certain pour donner des explications simples, je pense en particulier aux conséquences du premier essai atomique sur les êtres vivants et la nature, les dommages causés par les sacs plastiques, le rôle des abeilles… Tous deux nous offrent une histoire passionnante où le réel se mêle harmonieusement à la magie et au fantastique. Les personnages sont attachants et ont chacun leur caractère. L’humour est très présent. Et j’ai particulièrement aimé qu’un des personnages soit malentendant et qu’un autre bégaie. Ce livre non seulement nous sensibilise à la protection de la nature et des animaux, mais il nous donne également l’exemple pour accepter les handicaps.

Alors c’est un livre qui s’adresse d’abord aux enfants à partir de huit ans mais je pense qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre et que Les Koboltz feront énormément de bien aux adultes. Alors foncez ! N’hésitez pas à découvrir Les Koboltz !

Je termine en donnant la parole à Benoit Grelaud : « Avec mon ami dessinateur Sylvain Even, nous avons décidé de nous engager auprès des jeunes pour construire un monde plus respectueux de l'environnement, des espèces animales menacées et des peuples (notamment amérindiens) les plus fragiles. Au travers des aventures des koboltz, nous souhaitons sensibiliser le plus grand nombre d'entre-eux à la protection de la Planète. Ce sont eux, les citoyens et décisionnaires de demain. Rejoignez-nous ! » https://www.facebook.com/LesKoboltz/

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Animaux, #Témoignage, #Société, #Contemporain, #Famille, #Fourrière, #Abandon, #Chien, #Chats

Résumé :

Filou, un berger-allemand de deux ans, est abandonné au pied d'un arbre par ses maîtres.

Il reste ainsi durant plusieurs jours, en plein soleil, mourant de faim et de soif. Il finit par tenter de se libérer en rongeant sa laisse, alors qu'une femme le recueille et le dépose dans une fourrière, seul, triste, croyant toujours que ses maîtres vont venir le chercher.

Filou attend longuement et sagement dans sa cellule. Il croisera quelques-uns de ses congénères qui ont subi le même sort, qui l'aideront à renaître et à retrouver la joie.

Une histoire magnifique dans laquelle Cassandra nous oblige à nous glisser dans la peau d'un animal de compagnie, bien déçu par l'attitude de certains humains. Après cette lecture, vous ne regarderez plus votre chien ou votre chat du même œil...

Un texte très bien écrit et qui ravira les enfants, dès 9 ans.

 

Mon avis :

Un témoignage bouleversant et poignant. Un livre qui devrait être remis à toute personne qui adopte un animal.

Filou est un jeune berger allemand de deux ans qui a une confiance totale en ses maîtres. Aussi il ne s’inquiète pas lorsqu’ils l’abandonnent attaché à un arbre sur la route des vacances. Filou en est sûr, ses maîtres vont revenir le chercher même si c’est bizarre qu’ils l’aient laissé là et s’ils tardent, c’est certainement parce qu’ils se sont perdus en route. Seulement les heures passent et cela fait déjà deux longues journées à les attendre, à souffrir de la soif et de la faim, de la chaleur. Finalement il parvient à se détacher et est recueilli par une gentille dame qui le nourrit et le fait boire mais ensuite le dépose à la fourrière. Filou espère toujours le retour de ses maîtres. Heureusement il va faire la connaissance de son voisin de fourrière, un vieux colley du nom d’Alban, un sage qui va lui apprendre à survivre dans ce milieu mais aussi l’aider à comprendre qu’il est abandonné.

J’ai été totalement embarquée dans l’histoire de Filou et j’ai eu mal au cœur devant sa confiance totale en ses maîtres indignes, son espoir d’être adopté. J’ai été émue devant son amitié avec Alban le colley, avec Lou le petit chaton, eu le cœur serré face à ses espoirs déçus d’adoption, été folle de rage devant cet employé de la fourrière qui est une honte pour l’humanité. Les personnages que nous rencontrons dans ce livre ne nous rappellent que trop qu’en cette période des vacances, beaucoup de chiens et de chats partageront le sort de Filou.

Cassandra Bouclé a écrit un livre court qui plaira autant aux enfants qu’aux adultes. En peu de pages, elle nous rappelle qu’un animal n’est pas un objet ni un jouet mais un être vivant doté de sensibilité qui aime, souffre, espère… Ce livre devrait être remis à toute personne qui adopte un animal et peut-être qu’alors il y aurait moins d’abandons. Mais j’en doute hélas !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Nouvelles, #Suspense, #Surnaturel, #Horreur, #Fantastique

Résumé :

Par l'auteur d'Aztèques : Harem, roman lauréat du Salon du Livre Paris 2017 par le jury Amazon KDP

Laissez-vous happer par l’étrange, l’occulte et l’insolite le temps de six nouvelles : Suivez Marion lorsqu'elle découvre une mystérieuse chenille bleue. Explorez un manoir dont les murs semblent changer de place. Accompagnez Alzius dans une forêt peuplée de voix étranges. Voyagez toute une nuit dans les souvenirs d'Alex...

Extraits : « A son réveil, Marion se pencha directement sur le carton de la chenille. Ce qu’elle vit lui arracha un cri de stupeur : elle avait presque doublé de volume. Une sensation de dégout s’empara d’elle. Mais le besoin de vérifier la réalité de cette transformation fulgurante la poussa à mettre ses gants et la soulever du bout des doigts. Pas de doute, son poids était bien supérieur à la veille. Elle s’avança pour scruter son abdomen, son thorax, et s’attarda sur les deux taches sombres qui formaient ses yeux. »

« Les mains tremblantes d’excitation, Valmek enfouit le coffret dans sa sacoche. Une fois qu’il eut franchi le seuil de la pièce, un frémissement parcourut le plancher. La porte se referma en grinçant, sans même qu’il ne la touche. Intrigué, il tourna la poignée, mais elle était de nouveau verrouillée. Il rebroussa chemin, entre les heaumes impassibles, en direction de la lueur bleutée du hall, et redescendit l’escalier. Il allait atteindre le milieu des marches lorsqu’il se sentit glisser. Les degrés s’étaient affaissés sous ses pieds. Sa sacoche lui échappa des mains, et il roula jusqu’à heurter la rampe de la tête. »

« Le voyageur s’arrêta pour reprendre son souffle. Les flacons tourbillonnaient entre les conifères sombres, tortueux, qui l’enserraient de toutes parts. Il plaça ses mains en visière pour se protéger de la neige lui brûlant le visage, et secoua sa barbe chargée de stalactites glacées. Ses habits détrempés, recouverts d’une épaisse couche de givre, étaient devenus rugueux, cartonnés par le froid. Grelottant, il reprit la marche. Ses pas s’enfonçaient dans la neige à hauteur de genou. À bout de forces, il déboucha sur une crevasse large et profonde, dont les parois nues se perdaient dans l’obscurité. Le vent, en s’y engouffrant, prenait une voix plaintive et dérangeante. Son regard s’illumina soudain. Une lueur vacillante, lointaine, semblait percer la nuit. Il sortit une longue vue et aperçut, cernée de sapins hérissés et de rochers pointus, la façade brune d’un chalet. »

Avis de lecteurs : — « Un recueil dont chaque nouvelle tient en haleine, une intrigue maitrisée et une chute à la hauteur de l'histoire, Eric Costa nous entraine dans un univers étrange et inquiétant, et nous plonge entre deux mondes, pour notre plus grand plaisir. » — « L’écriture m’a entrainée loin de mes préoccupations quotidienne » — « Histoire après histoire, l'auteur nous entraîne dans ces dimensions mystérieuses où tout est possible. » — « Le suspense est à chaque fois au rendez-vous et les dénouements sont à la hauteur de l'intrigue : surprenants. » — « On est facilement emporté par ces histoires toutes différentes les unes des autres et à chaque fois on a hâte de découvrir qui se cache derrière la porte. » N'hésitez pas à lire l'extrait gratuit avant d’effectuer votre achat.

Mon avis :

Frissons garantis.

Hôtel Wolff : Perdu dans le brouillard, Théophile Lazius devient l’hôte du mystérieux Hôtel Wolff.

Solitaire : Alexander Herculano ; cela fait 10 ans que son épouse Meredith est morte assassinée par un vagabond que personne n’a vu à part lui.

Éclosion : Marion est subjuguée par la beauté, la perfection d’une chenille.

Le Refuge : Désespéré par la mort de son fils, Alzius Bolcescu a décidé de quitter le payse. Sur sa route se trouve un refuge.

Le Manoir : Valmek n’aurait jamais dû s’introduire dans le manoir pour le cambrioler.

Fréquence 24 : Emma se retrouve isolée chez elle par une nuit de tempête avec pour seule compagnie son chat et une radio.

Je remercie Éric Costa pour m’avoir envoyé son recueil de nouvelles en Service Presse. J’avais déjà été séduite par son écriture dans Aztèques et j’ai retrouvé sa manière de vous captiver dès les premiers mots et cela six fois de suite. Chaque nouvelle est différente et l’auteur nous entraîne dans six histoires surnaturelles où nous tournons les pages entre fascination, inquiétude et horreur. J’avoue avoir “détesté” Éclosion et avoir eu un peu de mal à m’endormir tant cette histoire m’a marquée. Éric Costa est vraiment un jeune auteur à suivre et j’attends avec impatience la suite de ses œuvres.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Thriller, #Famille

Résumé :

Jean-Yves tombe amoureux d'une jeune fille paraplégique, Emma, chaperonnée par sa tante. La mère de Jean-Yves, veuve, s'oppose à sa liaison... À tort ou à raison ?

Mon avis :

Surprenant ! Quand l’amour se transforme en thriller.

Jean-Yves tombe sous le charme d’une jeune et belle fille dans un fauteuil roulant. Après avoir passé une nuit mouvementée à rêver de sa belle assise, il décide de faire un footing. Le hasard malicieux le fait rentrer dans le fauteuil roulant de sa belle : elle s’appelle Emma et ils sympathisent en dépit de la tante revêche qui veille sur la jeune femme. Jean-Yves vit de ses rentes.  La mort de son père lui a permis de vivre oisif mais à cause de son esprit dépensier, sa mère a réussi à le mettre sous tutelle financière. Lorsqu’elle apprend qu’il fréquente une jeune femme handicapée, elle s’oppose à leur liaison.

Je remercie Brice Milan pour m’avoir permis de découvrir son roman par le biais d’un Service Presse. Jean-Yves fait sans conteste partie des rêveurs et cela me l’a rendu sympathique dès le début. Certes, il ne brille pas forcément par son courage ou sa volonté mais je l’ai trouvé attachant. Dès le départ, je me suis posé des questions sur Emma. J’ai trouvé suspect qu’elle ait pu trouver le numéro de téléphone de Jean-Yves ainsi que l’endroit où il habite. Et très vite, ce qui avait commencé comme un début de romance s’est transformé en thriller avec des personnages qui se révèlent trompeurs. De révélations en découvertes, Jean-Yves ne saura bientôt plus à qui se fier.

L’auteur a su distiller le suspense jusqu’à la fin. L’action se déroule sur 16 jours et on peut dire qu’il n’y a pas de temps mort. Les rebondissements ne cessent de se succéder. J’ai trouvé le roman un peu court et j’aurais aimé en apprendre davantage sur Emma et sur la vie de Jean-Yves, ce qu’il va devenir. Brice Milan n a une plume agréable et limpide, il sait à merveille jouer avec son lecteur pour l’entraîner dans des sentiers inattendus.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Espionnage, #Thriller, #Terrorisme, #Daesh

Résumé :

Une mission de Gabriel Allon

Dans le quartier du Marais, à Paris, Hannah Weinberg, directrice du Centre pour la recherche sur l’antisémitisme en France, meurt dans un attentat à la bombe revendiqué par Daesh. L’espion israélien Gabriel Allon est alors sollicité pour retrouver Saladin, énigmatique leader terroriste, et prévenir de futurs carnages. Pour mener à bien sa mission, infiltrer un espion au sein de Daesh semble la meilleure option. Gabriel réquisitionne alors Natalie, une jeune femme juive, brillante, exerçant comme médecin dans un hôpital de Jérusalem. Elle devra incarner une Palestinienne avide de vengeance et intégrer les rangs de l’ennemi. Elle commence alors un entraînement pour devenir une autre : Leila…

Signant un roman d’espionnage ultra-réaliste, Daniel Silva propose une exploration saisissante des rouages mortels de Daesh.

A propos de l'auteur :
Classé n°1 sur les prestigieuses listes de best-sellers du New York Times, Daniel Silva a reçu de multiples récompenses internationales pour ses dix-sept romans publiés avec succès dans plus de trente pays. Daniel Silva est membre du Conseil d’administration du Mémorial américain de l’Holocauste et vit en Floride avec sa femme, Jamie Gangel, et leurs deux enfants, Lily et Nicholas.

Mon avis :

Saisissant ! Une fiction qui a tout de la réalité.

À Toulouse, trois enfants juifs sont violemment agressés par six hommes musulmans. La presse tout comme le ministre de l’Intérieur cache la gravité de cette agression antisémite. En réaction, Hannah Weinberg organise une conférence pour lancer un cri d’alarme. Alors qu’elle prend la parole, tout explose. Daech revendique l’attentat. Une gigantesque chasse à l’homme est lancée contre les deux terroristes responsables, un homme et une femme. Très vite, les services secrets israéliens apprennent que l’homme qui a commandité l’attaque s’appelle Saladin. Pour découvrir qui se cache sous ce nom et prévenir d’autres attentats, Gabriel Allon décide alors d’infiltrer les rangs ennemis et pour cela, il fait appel à une jeune femme médecin, Natalie. Commence alors pour elle une formation qui a tout du lavage de cerveau pour la transformer en Leïla, une palestinienne obnubilée par la vengeance suite à la mort de son fiancé.

La première chose qui m’a frappée, c’est le rythme très lent du récit. Daniel Silva prend son temps pour mettre en place tous les éléments de sa fiction et si la première partie m’a parue un peu longue, j’ai ensuite été totalement captivée. Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions HarperCollins pour ce Service Presse qui m’a permis de découvrir Daniel Silva et sa série Une nouvelle mission de Gabriel Allon. D’après ce que j’ai pu voir, il a déjà écrit 17 aventures de Gabriel Allon et seulement 3 ont été traduites en français, ce qui me paraît dommage. Le fait de ne pas avoir lu les tomes précédents ne m’a pas gênée du tout mais m’a donné l’envie de découvrir les autres tomes.

L’auteur nous prévient dès le départ, il s’agit d’une fiction mais c’est tellement bien décrit, documenté, qu’il est impossible de ne pas faire un parallèle avec la réalité. De plus, il s’est malheureusement montré visionnaire pour certains attentats ainsi que les accointances de Daech et certain quartier en Belgique. Sa description de l’organisation terroriste fait froid dans le dos et fait énormément réfléchir. On se rend compte à quel point il est complexe de tout prévoir, tout envisager et combien il est difficile de lutter contre des terroristes qui voient la mort comme une récompense désirable et désirée à l’extrême.

Bien que Gabriel Allon soit un “assassin professionnel”, je me suis attachée à lui ainsi qu’à d’autres personnages assez sombres. Mais plus que tout, c’est Natalie qui m’a passionnée et pour laquelle j’ai tremblé pendant toute ma lecture. C’est une jeune femme juive, médecin. C’est une folie d’avoir accepté d’infiltrer les rangs de Daech et puis petit à petit face à l’entraînement, l’endoctrinement qu’elle subit, j’ai espéré qu’elle ne se trahirait pas, qu’elle ne se ferait pas prendre. J’ai suivi Natalie devenue Leïla lorsqu’elle a été recrutée par Saladin puis sa vie sous couverture avant que Saladin ne l’envoie aux États-Unis pour une mission suicide.

Daniel Silva fait coopérer les services secrets israéliens avec ses homologues de France, Angleterre, Jordanie et Amérique. On se rend compte des difficultés énormes à surmonter pour pouvoir collaborer et à quel point il est facile de passer à côté d’une information primordiale. Bien que La Veuve noire nous offre énormément de personnages, de lieux et de situations, il est facile de suivre grâce à l’écriture fluide et précise, aux mots bien choisis de l’auteur qui maîtrise parfaitement son sujet et c’est passionnant.

Un suspense haletant, un complot diabolique, des personnages attachants et prêts à tout pour servir leur pays, des descriptions extrêmement bien documentées et réalistes, La Veuve noire est un excellent thriller d’espionnage qui vous tiendra en haleine du début à la fin.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Enquête, #Suspense, #Sorcellerie, #Superstition, #Inquisition

Résumé :

Après la mort violente du baron Raoul de Hurlebosque, son fils Philippe est atteint d’un mal étrange. Tous y voient la marque du diable. La jeune Morgane, avec sa tache de naissance au front, est un coupable tout désigné. Arrêtée par l’inquisiteur Henri Niger, torturée, Morgane avoue un crime qu’elle n’a pas commis. Tandis qu’elle attend la mort, un mystérieux sauveur la délivre. Mais elle va devoir honorer le pacte conclu...
L’auteur entraîne le lecteur dans une véritable enquête policière au cœur du XVe siècle où la recherche de vérité se heurte aux superstitions et à l’ignorance.
La fin du Moyen Âge est pour l’Europe chrétienne le temps de la malepeur du Diable, des bûchers et des chasses aux sorcières. Le Signe du Diable offre une immersion saisissante dans cet âge tourmenté et prompt à l’exaltation de l’irrationnel. Loin des codes traditionnels du roman historique, ce récit se place dans la veine des grands thrillers médiévaux : l’Histoire s’érige en scène de théâtre pour laisser se jouer une aventure inédite.

Mon avis :

Époustouflant ! Un polar médiéval de toute beauté.

Morgane est une belle jeune fille de seize, dix-sept ans. Pour son malheur, elle est née, avec une tache de naissance sur le front, des amours interdites d’un père prêtre. À la mort de ce dernier, il n’en faut pas plus pour que la vindicte populaire la désigne comme sorcière. Échappant in extremis à la pendaison, elle trouve refuge à Hurlebosque chez un couple de boisilleurs, Jehan et Berthe, qui ne tardent pas à la traiter comme leur fille. Hélas, le seigneur du bourg, le baron Raoul vient de mourir de façon violente et mystérieuse et son fils, Philippe, semble atteint d’un mal mystérieux. Et c’est assez pour nécessiter la présence d’un inquisiteur, frère Henri Niger, dominicain, lequel ne tardera guère à emprisonner et soumettre à la torture Morgane que sa tache au front désigne comme adoratrice du diable. Sous la torture, Morgane avoue et est condamnée à être brûlée comme sorcière sur un bucher. Une fois de plus, elle échappe à la mort, délivrée par un mystérieux sauveur, mais sous condition.

J’ai tout de suite été happée par ce policier médiéval, très bien écrit, avec un vocabulaire d’époque. Morgane est une jeune femme attachante et cultivée. Mais comme elle, même si je ne suis pas superstitieuse, à certains moments, j’ai eu des doutes. Thomas Laurent est redoutable et il entraîne son lecteur à la suite de Morgane et de Thierry dans une enquête pleine de surprises et de rebondissements. Pleine de dangers également car le frère Henri Niger ne peut pas accepter l’évasion de sa sorcière et il se lance à la poursuite de Morgane ; rien ne pourra le faire renoncer. Sur leur route, ils devront faire face à bien des légendes et des superstitions, découvriront que beaucoup de personnes soupçonnées d’accointances avec le démon ne sont que des êtres malheureux et souffrants et que bien souvent c’est l’ignorance seule qui les fait condamner. L’auteur maintient le suspense jusqu’à la fin et quelle fin ! Quelle surprise ! J’avoue que j’ai suivi les raisonnements de Morgane et que je n’avais rien vu venir.

Thomas Laurent est un tout jeune auteur de 21 ans et Le Signe du Diable est son premier roman publié. C’est une réussite. Il nous offre un complot diabolique, ses descriptions sont bien documentées et respectent la période historique, il nous captive de la première à la dernière page. Je remercie les Éditions Zinedi ainsi que Babelio Masse Critique qui m’ont permis de découvrir ce jeune auteur dont je compte bien suivre le parcours et que je vous recommande.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Comédie, #Téléréalité, #Rivalité

Résumé :

Bonsoir, ici Katy Julianson en direct pour le lancement de la deuxième saison de "The Prince". Durant sept semaines, quatorze jeunes femmes se battront bec et ongles pour obtenir les faveurs de notre gentleman célibataire. Chaque vendredi, deux d'entre elles plieront bagages à la demande de celui-ci.

Cette année, une petite nouveauté viendra pimenter l'aventure. En présence de notre célibataire, les prétendantes seront obligatoirement masquées et ne devront, sous aucun prétexte, dévoiler leur visage, sous peine d'élimination.

Laquelle gagnera le cœur de notre prince ?

En attendant de le savoir, veuillez accueillir avec moi les candidates de cette nouvelle saison.

Alec et Azalée n'auraient jamais imaginé participer à ce genre de téléréalité. Et pourtant, les voilà, en ce moment même, face à face, dans le jardin de la magnifique demeure coloniale qui sert de décor à l'émission.

Pourquoi une jeune femme qui déteste être sous les feux des projecteurs a-t-elle accepté d'être filmée à longueur de journée ?

Pourquoi un homme riche et sexy a-t-il besoin d'un programme de télévision pour trouver sa future femme ?

Et si, au final, les enjeux n'avaient rien à voir avec l'amour ?

Mon avis :

Une romance qui revisite avec beaucoup d’humour le conte de Cendrillon.

Je remercie Nikki Jenkins ainsi que Les Livres Voyageurs qui m’ont permis de découvrir cette jolie romance qui se déroule dans l’univers de la téléréalité. 1 m 60, taille 46, Azalée n’a pas le profil type des candidates. Idem pour Alec : riche, célèbre et sexy, qu’est-ce qui a pu motiver sa participation à cette émission ? À priori, il ne devrait avoir aucun mal à se trouver une épouse sans l’aide de quiconque.

Dès le début, nous sommes intrigués. Azalée ne correspond en rien aux filles habituelles dans ce genre de show. Petite brune aux formes généreuses, elle s’est retrouvée piégée par ses amies qui ont postulé pour qu’elle participe à “The Prince”. Elle a une habitude très gênante pour elle en société mais tout à fait géniale pour nous : elle pense à voix haute ce qui donne lieu à des réactions hilarantes. Quant à Alec, vice-président et richissime héritier de la Hunter Company, il correspond parfaitement à l’image physique que l’on se fait du candidat de ce genre de programme.

Je me suis amusée du début à la fin. Si je ne regarde jamais ce genre d’émission, j’avoue que c’est différent dans un livre et que je me suis régalée des mésaventures de nos héros. Découvrir les coulisses de l’émission est réjouissant. Pauvre Alec ! Ses différentes rencontres avec les candidates sont très drôles d’autant que ces demoiselles ne savent plus quoi inventer pour tenter de le séduire et qu’elles se montrent féroces envers leurs rivales. Quant à Azalée, c’est une véritable bouffée d’air pur dans cet univers de faux semblants. Nikki Jenkins a une plume légère et fluide et elle nous offre une romance pétillante comme des bulles de champagne, pleine d’humour, sans oublier une fin surprenante. J’ajouterai pour terminer que la couverture du livre est magnifique.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Chick Lit, #Histoire vraie, #Feel Good, #Voyage, #Comédie

Résumé :

- Se faire plaquer à deux semaines de son mariage : fait.

- Se retrouver au chômage pour avoir préparé ledit mariage sur ses heures de travail : fait.

- Perdre toute dignité après avoir croisé le fiancé volage et la nouvelle femme de sa vie : fait.

Ce que Georgia n’a pas fait depuis longtemps, en revanche, c’est se demander ce dont elle a vraiment envie. Et, plus elle y pense, moins la sainte trinité « mariage-maison-maternité » la fait vibrer. Non, ce dont elle rêve depuis toujours, c’est de parcourir le monde. Apprendre une nouvelle langue au sommet du Kilimandjaro, s’ouvrir à la spiritualité auprès d’un moine bouddhiste, goûter des plats aux noms imprononçables… Alors, Georgia fait le grand saut : elle part. Six semaines en Thaïlande. Six semaines pour réaliser ses rêves et se recentrer sur l’essentiel : elle-même.

Sauf que, dans les voyages comme dans la vie, rien ne se passe jamais comme prévu – et notre Bridget Jones en sac à dos ne va pas tarder à s’en rendre compte… pour le meilleur et pour le pire.

Mon avis :

Un livre sympathique, une lecture détente.

Georgia cumule vraiment toutes les malchances : après s’être retrouvée plaquée à 15 jours de son mariage, elle se fait licencier de son emploi. Il faut dire qu’elle avait un peu trop préparé son mariage durant son temps de travail. Heureusement elle a une excellente amie qui refuse de la voir se morfondre et la pousse à faire une liste de tout ce qu’elle voudrait faire.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Harlequin pour ce sympathique Service Presse qui sent bon l’été et les vacances. Katy Collins a donné vie à une galerie de personnages attachants. Marie, la meilleure amie de Georgia, est géniale ; elle refuse de la laisser se morfondre et lui conseille de faire une liste de tout ce qu’elle aimerait faire et voir avant de mourir. C’est ainsi que Georgia va découvrir qu’elle a envie de voyager, de quitter un emploi qui ne la satisfait pas, de découvrir le monde et d’apprendre tout un tas de choses nouvelles. Le hasard ou sa bonne étoile vont lui faire rencontrer Trisha, une propriétaire d’agence de voyages dynamique et pleine d’empathie qui va l’aider à trouver sa destination : la Thaïlande. Georgia fait partie des rêveurs et elle va partir tout en fantasmant sur Stevie, le filleul baroudeur de Trisha, dont elle a lu une des cartes qu’il envoie à sa marraine. Par contre, ensuite, durant toute la première partie du voyage, je n’ai pas cessé d’avoir envie de la secouer tant elle m’énervait ; j’ai vraiment trouvé que c’était une caricature de la fille timide et coincée, crédule à un point inimaginable. Je l’ai trouvée exaspérante, à la limite de la bêtise. Et cela jusqu’au chapitre 20, soit plus de la moitié du livre.

J’ai heureusement continué ma lecture et Georgia a commencé à révéler d’autres facettes de sa personnalité et les personnages secondaires sont enfin devenus intéressants. Dans la première partie du voyage, elle n’a rencontré que des arnaqueurs et des filles qui étaient des vraies garces. Par contre ensuite, elle va faire des rencontres avec des êtres pleins de générosité comme Dara et Phil, Astrid, se lier d’amitié avec d’autres jeunes femmes qui ont le goût du voyage comme elle, Shelley, Emily et Lou. Elle va même commencer à s’intéresser à Ben…

Katy Collins a une écriture agréable, limpide. Elle nous offre une comédie pétillante et nous fait rêver avec les merveilleux paysages de Thaïlande. Entre le début et la fin du récit, Georgia a bien grandi et est devenue une jeune femme indépendante, capable de s’affirmer. Je pense que ce livre séduira toutes les fans de Bridget Jones et que c’est une bonne lecture détente sans prise de tête pour la plage.

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Résumé :

Lorsque Marco Stenzza, champion de Taekwondo, apprend que sa mère est sur le point de mourir, il est déjà trop tard. Cependant, en vidant l’appartement de la défunte, il a la surprise de trouver une convocation chez un notaire. C’est ainsi que Marco se découvre co-héritier d’une maison avec la jolie Aurélia Massard d’Espan, cadette d’une noble et riche famille.

Dès qu’il la voit, il tombe fou amoureux d’elle. Hélas, la jeune femme est déjà fiancée à un Prince libanais. Quand Hugo, le père de la belle héritière, le recrute comme garde du corps, Marco n’est pas au bout de ses surprises. Entre amour et haine, il ignore que cette rencontre qui ne doit rien au hasard lui fera vivre des aventures explosives, au péril de sa vie.

Une romance pleine de suspense et de rebondissements qui vous entraînera au bout du monde.

Mon avis :

Coup de cœur ! Une magnifique histoire d’amour et bien plus encore.

« L’amour n’est jamais simple, mais quand il est vrai et sincère, c’est une force qui peut soulever le monde. » C’est la phrase que Gilles Milo-Vacéri a mise en exergue sur sa page Facebook pour parler d’Alpha et Oméga. Voilà pourquoi j’aime cet auteur, je sais quand j’ouvre un de ses livres que je ne serai jamais déçue, qu’il va me parler d’amour, d’un amour qui vaut la peine de tout risquer pour lui, de la vie où il faut se battre pour pouvoir avancer, de l’amitié qui nous la rend plus belle, qu’il va me faire rêver d’un monde où les hommes n’ont pas besoin d’être des super-héros pour avoir du courage, de l’honneur et du cœur. Je sais qu’il va me faire voyager et que je vais apprendre plein de choses. Je sais aussi qu’il aura mis quelque énigme, quelque mystère dans son intrigue et même une note de surnaturel et je sais que quand je refermerai son livre, j’aurai un grand sourire, le cœur plus léger et de nouveaux amis car ses personnages ont une densité, une profondeur et une psychologie qui font qu’on ne les oublie pas.

Alpha & Oméga, c’est tout cela et encore plus. Tout d’abord un grand MERCI à Anita Berchenko et aux Éditions du 38 qui m’ont permis de découvrir ce livre en avant-première grâce au Service Presse. Alors qu’il effectue un stage de Taekwondo à Séoul (Corée du Sud), Marco est contacté en urgence par son ami et mentor Jean. Sa mère qui souffre d’un cancer est au plus mal. Marco embarque sur le premier vol et rentre immédiatement sur Paris. Hélas, quand il arrive, sa mère est déjà décédée le laissant seul au monde, avec des questions non résolues. Enfant battu à coups de ceinturon par un père alcoolique, Marco n’a jamais compris pourquoi sa mère n’a pas divorcé. Il l’aime, bien qu’elle ne lui ait jamais montré d’affection ni consolé ou défendu. Alors qu’il trie les affaires de la défunte, il trouve dans le courrier la lettre de convocation d’un notaire l’invitant “en tant que cohéritière à l’ouverture du testament de feu Monsieur Georges Massard d’Espan…” Accompagné de Jean, il apprend lors de l’ouverture du testament qu’il hérite de la moitié de la maison du défunt, l’autre moitié revenant à Aurélia Massard d’Espan. Dès qu’il l’a vue, Marco est irrémédiablement tombé amoureux de la jeune femme, malheureusement fiancée au Prince héritier Omar Benschritt-Maalouf, un homme d’une rare bêtise qui se croit tout permis et qui va se montrer particulièrement odieux. Marco refuse sa part d’héritage et l’offre à Aurélia qui est très attachée à la maison avec cette justification : « On ne brise pas les rêves des petites filles. » Marco et Aurélia l’ignorent encore mais c’est le début d’une grande aventure où tous deux seront amenés à donner le meilleur d’eux-mêmes.

J’ai adoré ce livre et une fois commencé, je ne l’ai lâché qu’après avoir tourné la dernière page, très tôt dans la matinée. Gilles Milo-Vacéri nous offre une belle histoire d’amour à la veille de cet été avec de beaux personnages tous plus attachants les uns que les autres, exception faite du prince libanais et de ses sbires. Marco est un rêveur d’une folle générosité. Il vit pauvrement mais refuse un héritage. C’est un maître en Taekwondo, sport de combat qu’il pratique depuis l’âge de cinq ans, âge auquel il a rencontré son ami Jean, propriétaire d’une salle d’arts martiaux. Jean lui a appris le Taekwondo mais surtout l’a aimé comme un père et a toujours été là pour lui. Il l’a aidé à supporter l’insupportable. Marco est désarmant, il a la candeur d’un enfant et quand il aime, il ne garde rien pour lui. Aurélia est une jeune femme qui appartient à la noblesse et dont la famille est l’une des plus grandes fortunes de France. Cela aurait pu créer un gouffre entre elle et Marco mais elle a su rester simple et franche. Dotée d’un caractère fougueux, elle n’accepte pas l’injustice et n’hésite pas à se battre pour ce qu’elle croit juste. D’ailleurs toute sa famille est attachante, qu’il s’agisse de son père Hugo ou de sa sœur Alexandrine, dite Alex que j’ai trouvée géniale. Même lorsqu’il s’agit de personnages secondaires, l’auteur nous les dépeint à merveille, ce sont de vrais caractères et cela contribue à rendre l’intrigue encore plus palpitante.

Gilles Milo-Vacéri, en plus de la romance, nous offre du mystère et du suspense tout en dénonçant le mal que peuvent faire les secrets de famille. Il nous parle également de solitude et des blessures d’un passé qui ne se referment jamais totalement. Et tout au long du livre, nous nous demandons ce que cachait la mère de Marco. Qui était-elle vraiment ? Et qu’était-elle exactement pour Georges Massard d’Espan, l’oncle défunt d’Aurélia ? Pourquoi n’a-t-elle jamais quitté son époux qui la battait elle et son fils ? Quel douloureux secret cache Hugo, le père d’Aurélia, secret qui l’empêche de briser les fiançailles de sa fille ? L’auteur joue également avec nos nerfs : le prince libanais est un vrai bandit. Marco et les Massard d’Espan parviendront-ils à lui échapper ?

Et puis il nous fait voyager et rêver : de Séoul à Paris, puis une croisière qui fait escale à la plage de l'Anse Canot, Marie Galante, Île de la Guadeloupe ; ensuite il nous entraîne dans la visite d’un marché à Fort de France en Martinique, nous fait pique-niquer sur la plage de Sainte-Lucie, Les Îles du Vent. Et pour finir, nous nous retrouvons sur la plage de Saint-Jean-de-Luz en France. Que des noms de destinations qui invitent au rêve et au voyage !

J’ajouterai que la plume de Gilles Milo-Vacéri est pleine d’élégance, que le vocabulaire employé est d’une grande richesse et qu’il manie l’humour comme personne. Enfin avec Marco il nous offre l’une des plus belles déclarations d’amour que j’aie lu. Alpha & Oméga est une romance pleine de sensibilité, porteuse de beaux messages d’espoir et de vie. Je ne peux que vous conseiller de vous y plonger, vous ne le regretterez pas.

Il ne pleurait pas, pourtant, il était dévasté et tout s’effondrait en lui. Sans bruit. Sans cri. Dans un abîme de tristesse qu’il ne connaissait que trop bien. La vie lui avait appris depuis longtemps à cacher, à taire ses émotions, à ne jamais montrer combien il pouvait souffrir.

Jean lui avait toujours appris à relever la tête, même après un combat perdu ou un échec, quel qu’il puisse être. Mais parfois, c’était vraiment difficile.

Tant qu’il y avait de la vie, l’espoir était permis et pour le moment, il poursuivait ses rêves.

Oui, lui savait très bien ce que les souvenirs d’enfance pouvaient remuer et engendrer comme douleur. Le passé collait toujours aux semelles, que l’on porte des sabots ou de jolis escarpins de cuir très coûteux, rien n’y faisait.

On regardait toujours son passé dans les yeux, avec plus ou moins de tristesse ou de courage, mais on était souvent seul pour l’affronter.

Non, même l’argent n’apaisait pas les blessures de l’enfance, rien ni personne ne pouvait offrir une parfaite cicatrisation des douleurs, des rancœurs, des joies perdues et des peines éternelles. Tout restait gravé dans la chair et il suffisait d’un lieu, d’un moment ou d’un objet pour que toutes ces souffrances reviennent, aussi brûlantes qu’au premier jour.

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