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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Relations père-fils, #Culpabilité, #Pardon, #Famille, #Blessures du passé

Résumé :

C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter.

Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment.

Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage.

C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent.

Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension.

Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.

C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.

Mon avis :

Une histoire poignante et tellement vraie…

Avant toute chose, ce titre « Quand on n’a que l’humour… » m’a immédiatement fait penser à cette magnifique chanson de Jacques Brel « Quand on n’a que l’amour » et j’avoue que cela a bercé ma lecture.

Depuis toujours ou presque, Edouard porte un masque, celui de la joie, du rire et de l’humour et il se cache derrière. Alors que tout semble lui réussir, lorsque le masque tombe, nous découvrons un homme profondément blessé et solitaire, un homme en proie au doute et à l’angoisse, un homme qui adore son fils et que son fils rejette. Dans la première partie, Amélie Antoine donne la parole à Edouard qui nous raconte sa vie et nous comprenons comment s’est mis en place ce masque et comment la culpabilité l’a enfermé pour finir par le détruire. Dans la deuxième partie, c’est son fils Arthur qui raconte.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Michel Lafon pour ce Service Presse qui m’a permis de découvrir Amélie Antoine, une auteure que je vais suivre désormais tant ce roman m’a touchée. Il s’agit d’une fiction mais tellement réaliste et poignante… D’une plume légère et délicate, Amélie Antoine nous décrit la vie de ses personnages, la vie avec sa dureté, ses injustices, ses douleurs mais aussi ses joies. Elle nous parle de la culpabilité et du pardon, du pardon à offrir mais aussi à s’accorder et de la difficulté, voire l’impossibilité à y parvenir. Ses personnages sont plus qu’attachants, bouleversants d’humanité et de fragilité : j’ai eu envie de les prendre dans mes bras pour les consoler. Son livre est tout en nuances et Amélie Antoine a su à merveille nous dépeindre les caractères, la psychologie de ses héros.

Ce livre nous rappelle l’urgence d’aimer et de le dire à ceux que nous aimons avant qu’il soit trop tard. Quand j’ai refermé ce texte, j’étais entre sourire et larmes. Je crois que je n’oublierai pas le petit Edouard devenu le souffre-douleur d’une brute parce qu’il bégayait pas plus que l’homme rongé de culpabilité qui emporté par l’ivresse du succès n’a pas su voir à temps le principal : sa femme et son fils. Amélie Antoine nous offre également une description féroce du monde du showbiz. Elle nous fait prendre conscience de la course du temps, du temps perdu que l’on ne rattrape jamais.

« Quand on n’a que l’humour… » est un très beau livre avec une histoire qui ne pourra que vous toucher et vous bouleverser. Et je dis merci à Amélie Antoine de l’avoir écrit.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Journalisme, #Témoignage, #Guerre, #Irak, #Amitié

Résumé :

En vacances à Paris, Jules, seize ans, doit suivre sa tante journaliste, appelée à réaliser au plus vite un reportage à Bagdad ! À l'hôtel Palestine, il découvre le quotidien des journalistes ; dehors, il y a, en vrai, ce qu'il a vu tant de fois à la télévision : des chars, des hommes armés, des Américains... Il fait aussi la connaissance de Bilal, un jeune Irakien. Et quand Jules découvre que son nouvel ami s'est fait enlever, il décide de lui venir en aide par tous les moyens.

Mon avis :

Un témoignage passionnant et instructif sur le métier de reporter et la réalité d’un pays en guerre.

C’est le début des vacances pour Jules, 16 ans, et il se réjouit de les passer à Paris, aux côtés de sa tante Magali, grand reporter pour Paris Match. Alors qu’il est enthousiasmé à l’idée d’admirer la tapisserie de La Dame à la Licorne au musée du Moyen-Age, Magali est envoyée en reportage à Bagdad par son rédacteur en chef. N’ayant trouvé personne à qui confier Jules, elle est contrainte de l’emmener avec elle malgré le danger.

Avec Jules nous allons découvrir l’envers du décor, ce qui se cache derrière les reportages que nous lisons dans les quotidiens et les magazines ou voyons à la télévision. À Bagdad, bien que sa tante lui ait fait promettre de rester à l’intérieur de l’hôtel, il ne peut s’empêcher de sortir rejoindre des jeunes de son âge et se lie d’amitié avec Bilal, un jeune irakien qui parle français. Et lorsqu’il réalise en visionnant des photos qu’il a prises que ce dernier s’est fait enlever par deux hommes en djellaba blanche et aux barbes noires, il va tout faire pour lui venir en aide.

Ce livre est passionnant car Olivier Ravanello nous permet de découvrir le quotidien des journalistes dans un pays en guerre. En utilisant des phrases courtes et incisives, il nous communique l’atmosphère électrique, le stress et l’adrénaline dans lesquels ils vivent. Les reporters sont dans une tension continuelle et l’auteur nous fait partager leur vision qui consiste à vivre au maximum l’instant présent et à profiter de tous les bons moments qui se présentent avant qu’ils ne disparaissent. Sous une forme romancée, il nous fait toucher du doigt l’absurdité de la guerre et la vie des populations en butte aux attaques permanentes, aux attentats et aux bombardements. Nous pouvons suivre pratiquement heure par heure certains évènements qui se sont réellement produits en Irak entre Mai 2003 et Mai 2006. Les annexes contribuent encore plus à nous faire toucher du doigt cette réalité. La façon dont une dépêche AFP évolue en fonction des évènements est tout-à-fait fascinante ainsi que les copies des carnets de l’auteur.

La confrontation de Jules à une réalité qu’il ne connaissait qu’à travers la télévision est elle aussi très intéressante même si je trouve totalement irresponsable et peu crédible de la part de sa tante d’avoir emmené avec elle un adolescent dans un pays en guerre. Jules va se prendre de plein fouet la réalité de la guerre avec l’enlèvement de son ami et la mort omni présente avec un attentat auquel il échappera de justesse.

« Paris Bagdad » est l’œuvre d’un homme que l’on sent passionné par son métier et heureux de nous faire partager son expérience.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Littérature, #Famille, #Blessures du passé, #Résilience

Résumé :

Le passé est une prison dont on ne s'évade pas.

Elle est partie aussi loin qu'elle a pu, pour rejoindre le début du bout du monde... et venir s'échouer au pied d'un rocher face à la mer d'Iroise.

Elle dit s'appeler Elsa.

Elle ne veut pas qu'on lui pose de questions.

Qui est-elle ? Que cache-t-elle ?

Et lui, que cache sa rudesse ? Lui qui l'accueille sans même savoir pourquoi...

Un roman à deux voix. Deux voix qui se racontent, et se taisent. Deux voix qui laissent place aux pas des chevaux, au vent qui plie les herbes sur la dune, au ressac sur le rivage et aux souvenirs échoués sur le sable.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Bouleversant ! Un livre qui fait croire aux secondes chances !

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce Service Presse. Elsa est en fuite, elle fuit pour se reconstruire ignorant qu’on emmène partout son passé avec soi. Elle s’échoue sur une plage et est recueillie par François qui dirige un centre équestre.

Dès le début j’ai été intriguée par l’histoire de ces deux êtres qui auraient pu ne jamais se rencontrer et qui cachent des blessures profondes. Ils vivent chacun repliés sur leur souffrance et se protègent un maximum en évitant de s’attacher et en privilégiant leur liberté. Laure Manel sait nous tenir en haleine. Elle nous distille les informations sur le passé d’Elsa et de François avec parcimonie en alternant les chapitres où chacun d’eux nous partage ses sentiments, ses ressentis. L’auteure nous offre un roman d’introspection et de contemplation. Les paysages de Bretagne, l’Atlantique et ses plages rythment le récit. Petit à petit François et Elsa vont s’apprivoiser l’un l’autre et entreprendre un long chemin qui va leur permettre de s’affranchir d’un passé fait de blessures et de souffrances pour avancer et vivre dans le présent, pour prendre le risque de faire confiance à nouveau, de vivre et d’aimer tout simplement.

De prime abord, ce n’était pas gagné et François a bien du mérite à héberger Elsa qui refuse tout dialogue et passe les premiers jours calfeutrée dans sa chambre. Est-ce crédible ? Pourquoi pas ? Cela existe les gens généreux et François en fait partie. Avec une écriture simple et fluide, Laure Manel sait à merveille nous faire partager les émotions de ses deux personnages et nous les rendre attachants. On suit leur évolution et on se réjouit avec eux de chaque progrès accompli.

Au final, une belle histoire d’amour et de résilience.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Gilles Milo-Vacéri, #Fantastique, #Policier, #Suspense, #Vengeance

Résumé :

Alors qu’ils sont en vacances en Corse, Matteo Costa, un policier de la Criminelle, et sa petite amie, Jordan MacDonald, échappent de justesse à un accident de voiture. Comme si cela ne suffisait pas, la jeune femme est convoquée à une réunion de famille qui se déroulera sur l’île de Righ Eilean, dans les Hébrides Extérieures, au large de l’Écosse.
Matteo accepte de suivre Jordan et fait la connaissance de sa grand-mère, Marie-Élisabeth MacDonald, ainsi que du reste de sa famille. Malheureusement, une tempête phénoménale les bloque sur l’île et les systèmes de communication sont tous sabotés. Le policier apprend qu’il y a longtemps, le grand-père de Jordan aurait été assassiné et que son meurtrier serait aujourd’hui parmi eux. Costa suppose que Marie-Élisabeth n’a plus toute sa tête, mais quand un premier meurtre est commis, il doit se rendre à l’évidence et le séjour tourne au cauchemar.
Coincé sur une île avec un criminel diabolique en liberté, sans arme et sans moyen scientifique, Matteo n’a que son flair et son intelligence pour mener l’enquête et tenter de débusquer le coupable.
Dans ce huis clos angoissant, Matteo Costa parviendra-t-il à arrêter l’assassin avant qu’il ne commette un autre meurtre ? Une seule vérité demeure : il faut toujours se méfier des apparences et dans cette citadelle écossaise, perdue dans une tempête effroyable, elles pourraient être mortellement trompeuses…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Un huis clos mortellement addictif !

Tout  commence avec un énigmatique prologue dont l’action se déroule en Écosse, lors d’une tempête s’acharnant sur un mystérieux château sur l’île de Righ Eilean. Or qui dit Écosse dit… magnifiques paysages ! Ben oui, vous vous attendiez à quoi ? Puis l’auteur nous transporte sur l’île de Beauté et plus précisément sur la plage sublime de Bodri. Matteo Falco, capitaine à la Brigade Criminelle de Paris, Corse de naissance, et Jordan MacDonald, 100% Écossaise, très amoureux l’un de l’autre se réjouissent de pouvoir enfin profiter de 15 jours de vacances bien méritées. Matteo prévoit de la présenter à sa famille. Hélas tous leurs beaux projets vont tomber à l’eau avec l’arrivée du digne Fingal Darnish, majordome de Marie-Élisabeth MacDonald, grand-mère de Jordan. Celle-ci convoque toute la famille à une réunion urgente pour la fin de la semaine et Fingal, accompagné de Calum, oncle de Jordan, est chargé de rapatrier le couple par jet privé. Calum MacDonald a perdu l’usage de ses jambes dans un accident de voiture en 1988 et ne se déplace qu’en fauteuil roulant électrique. Aigri depuis son accident et furieux d’être obligé de revenir en Écosse alors qu’il réside en Australie, il se montre particulièrement désagréable avec un Matteo qui ne se laisse pas faire. Ce dernier est tout aussi furieux de découvrir qu’il ignore pratiquement tout de la femme qu’il aime et de voir ses vacances corses tomber à l’eau.

Un grand merci aux Éditions du 38 pour m’avoir permis de lire ce thriller en avant-première grâce au Service Presse. C’est toujours un bonheur de découvrir une nouvelle œuvre de Gilles Milo-Vacéri et je sais que je ne serai pas déçue. Amour, dépaysement, aventures, suspense, humour, fausses pistes et rebondissements, tout y est sans oublier des personnages auxquels on s’attache immédiatement, avec des caractères bien trempés pour ne pas dire explosifs. Et là nous sommes gâtés. Quelle famille les MacDonald ! Et Matteo n’est pas en reste, un vrai teigneux. Ses échanges d’amabilité avec l’oncle Calum m’ont bien fait rire. Et je ris toujours autant au souvenir de Matteo confronté au pur whisky MacDonald ou à son premier repas typiquement écossais.

Quant à la famille, quels déjantés : entre Kylie l’allumeuse nymphomane, Calum plus hargneux qu’un bouledogue, Dave et Sarah les beau-frère et belle-sœur immoraux, sans oublier Marie la grand-mère de 75 ans d’une vitalité de jeune fille qui lui annonce que son mari mort depuis 21 ans ne s’est pas suicidé mais a été assassiné par un membre de sa famille, Matteo ne peut faire confiance qu’à Jordan. D’autant plus qu’il est coincé dans l’île par une tempête monstrueuse qui empêche aussi bien les arrivées que les départs.

Quant à l’intrigue c’est un véritable casse-tête, on a beau être dans un huis-clos et donc avec un nombre de suspects relativement faible, on va de fausses pistes en impasses et les rebondissements, les surprises ne cessent de s’enchaîner ainsi que les accidents, disparition et morts. Le rythme est haletant, le suspense intense et alors que je m’enorgueillissais d’avoir quand même fait quelques trouvailles, paf ! la claque : alors là je ne l’avais pas vu venir celle-là…

Gilles Milo-Vacéri est sans pitié pour Matteo : sans rire, un Corse, donc natif d’une île, qui ne supporte ni l’avion, ni le bateau, qui souffre du mal de l’air, du mal de mer et du vertige… Certes cela ne le rend que plus héroïque quand par amour il domine ses phobies mais quand même… Et quelle tempête ! Elle ne souffle pas que dehors et elle malmène tout autant les cœurs des MacDonald.

Et que dire de la fin ? Quel final, j’en ai oublié de respirer tellement j’étais prise par l’action et je confirme, l’auteur est un véritable tortionnaire avec Matteo. Le pauvre, qu’est-ce qu’il prend ! Mais il est aussi un auteur très généreux qui nous offre des surprises et des rebondissements jusqu’à la fin.

Et que de situations cocasses, l’humour est partout présent. J’ai adoré la dernière scène de réveil brutal dans la nuit… Sadique l’auteur ? Mais nooonnn…

Pour finir je vous laisse sur cette interrogation : à votre avis, qui est le plus têtu des deux, un Corse ou une Écossaise ? Qui a le caractère le plus volcanique des deux ? Pour le savoir, en admettant que vous parveniez à trancher, il vous faudra vous plonger dans « Un, deux, trois, Nous irons au bois ». Bonne lecture !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Deuil, #Amitié, #Amour, #Roman contemporain

Résumé :

Quand on a trente ans, on n’est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte.

Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain, l'homme avec lequel elle vit ? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil.

Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que celle qui lui manque tant n’avait pas l'intention de se contenter de paroles en l'air et que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥    

Coup de cœur ! Un livre qui vous rend heureux !

Je remercie NetGalley et les Éditions Michel Lafon pour l’excellent moment que j’ai passé en lisant ce livre et pour la découverte de cette auteure, Carène Ponte. « Tu as promis que tu vivrais pour moi » fait partie de ces livres rares qui vous rendent la vie plus légère tout en abordant des sujets graves comme la mort de sa meilleure amie, le deuil à faire, la vie à continuer sans elle.

Molly se demande comment elle va pouvoir continuer à vivre sans sa meilleure amie Marie qui vient de décéder d’un cancer foudroyant. Cette dernière lui a fait promettre de vivre désormais pour elles deux et comme elle la connaît bien, elle va lui faire parvenir douze lettres, une lettre pour chaque mois de l’année et dans chacune, un souhait, un rêve, que Molly devra réaliser pour elle.

Carène Ponte nous offre un roman plein d’humanité et d’humour mais également de belles leçons de vie. Sa plume est fluide et on se laisse emporter par l’histoire. Ses personnages sont tous plus attachants les uns que les autres. Même Germain, le petit ami pantouflard de Molly, je l’ai trouvé touchant dans son amour inconditionnel, énervant aussi mais tellement humain.

Les mésaventures de Molly au ski m’ont bien fait rire, ses réflexions alors qu’elle meurt de peur sur le télésiège et ne veut pas l’admettre, sa mauvaise foi avec John. Cela dit, John ne la ménage guère. Il a vraiment un talent fou pour la décontenancer. Et du coup, les scènes sont cocasses et les dialogues très drôles. Et que dire de ses parents, de ses amies Viviane et Nadège, l’auteure a parfaitement su rendre leur psychologie, leurs forces et leurs faiblesses. On aimerait les rencontrer, les avoir pour voisins, faire leur connaissance et se lier d’amitié avec eux tous. Les notes du texte sont également des petits bijoux d’humour.

L’une des belles leçons de vie que nous donne Carène Ponte dans ce livre est qu’il ne faut jamais laisser la peur gouverner notre vie car si nous nous laissons guider par elle, il y a de grandes chances pour que nous passions à côté du bonheur. Alors n’hésitez surtout pas à vous laisser tenter.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Contes, #Fantasy, #Magie

Résumé :

Il était une fois, caché au cœur de la bibliothèque de la Bête, un livre très mystérieux.
En le découvrant, Belle va pénétrer dans un univers fascinant. Mais ne dit-on pas que les apparences sont parfois trompeuses ? Belle retrouvera-t-elle le chemin du retour ?

L’histoire pourrait bien ne jamais la laisser partir.

Belle aime les livres, elle est intelligente… et prisonnière du château de la Bête. Pourtant, elle s’y sent à présent chez elle et s’est liée d’amitié avec les habitants. Quand elle découvre Nevermore, un livre enchanté, Belle se retrouve aspirée dans un monde de charme et d’intrigue.

La vie de Belle entre les pages de Nevermore est trépidante. Conversations passionnantes sur fond de luxe parisien avec des personnages pleins de mystère… et même une rencontre qu’elle n’aurait jamais crue possible. Que demander de plus ?

À Nevermore, Belle peut avoir tout ce qu’elle a toujours désiré. Mais un doute subsiste : que deviennent ses amis au château de la Bête ? Belle peut-elle vraiment faire confiance à ses nouveaux compagnons ? Ce monde est-il seulement réel ? Belle devra percer la vérité à jour si elle ne veut pas s’y perdre à jamais.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Surprenant et envoûtant !

Tout le monde connait l’histoire de La Belle et de la Bête. Nous retrouvons donc Belle prisonnière de la Bête et de son château ensorcelé où règne un hiver éternel. Belle s’ennuie. Certes elle a sympathisé et s’est attachée aux serviteurs mais ce sont tous des objets : Zip la tasse à thé ébréchée, Lumière le candélabre doré, Big Ben la pendule en bronze, madame Samovar la théière en porcelaine, Plumette le plumeau au manche représentant un paon et Sultan le tabouret à fanfreluches. Ses rapports avec la Bête se sont améliorés mais restent difficiles. Aussi quand elle découvre un livre magique du nom de Nevermore qui lui permet d’entrer dans son histoire et de découvrir un monde dont elle a toujours rêvé, Belle est incapable de résister au plaisir de retrouver ses nouveaux amis et elle se rend à Nevermore de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps. Mais il faut se méfier des apparences…

Ce livre m’a vraiment surprise, je m’attendais à l’intrigue du film et dans les premières pages, je me suis retrouvée face à la Mort et à l’Amour en train de disputer une partie d’échecs et le moins qu’on puisse dire, c’est que la Mort ne joue pas franc-jeu. C’est une très mauvaise joueuse qui déteste perdre et qui ne manque aucune occasion de tricher. Toutes deux vont parier sur l’issue de l’histoire entre la Belle et la Bête. La Bête parviendra-t-elle à aimer et se faire aimer de la Belle ?

Prête à tout pour gagner, la Mort introduit frauduleusement le livre enchanté de Nevermore dans la bibliothèque de la Bête afin que Belle le trouve et abandonne la Bête, son château ainsi que tous ces habitants. Le piège est redoutable et terriblement séduisant. Belle s’ennuie, il lui offre de la distraction. Elle souffre de la solitude, elle se fait plein de nouveaux amis qui échangent avec elle. Elle a soif de découvertes, elle peut se rendre partout où elle le souhaite. Résister à la tentation semble impossible…

Heureusement Belle possède un cœur plein d’amour et une volonté qui la pousse à ne jamais baisser les bras. Quant à la Bête, je l’ai trouvée touchante, émouvante, dans ses efforts pour apprivoiser Belle et pour surmonter son mauvais caractère. Évidemment les choses seraient plus faciles si lui ou ses serviteurs pouvaient expliquer à Belle pourquoi elle se retrouve là.

Jennifer Donnelly a écrit ce livre pour les adolescents à compter de 13 ans mais il séduira également les plus âgés qui ont su garder un cœur d’enfant. Il nous parle du combat éternel qui oppose l’Amour à la Mort mais est aussi une magnifique leçon de courage, de sacrifice et d’amour en plus de nous démontrer qu’il ne faut jamais renoncer à se battre.

Sois toujours l’auteure de ton histoire. Ne laisse plus jamais qui que ce soit l’écrire pour toi.

La Belle et la Bête : Histoire éternelle, page 263

L’amour n’est pas fait pour les lâches.

La Belle et la Bête : Histoire éternelle, page 264

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Jeunesse, #Loup, #Métamorphes, #Bit Lit, #Suspense

Résumé :

Stéphanie est une jeune femme comme une autre, jusqu'au soir où elle se fait enlever par un serial killer. Elle tente désespérément de s'enfuir quand une mystérieuse créature la mord à la jambe...

 

Mon avis :

Un excellent premier tome qui rend accro et donne envie de lire la suite…

Stéphanie, après être parvenue à surmonter une déprime, se fait enlever alors qu’elle fait son running dans la forêt. Elle parvient à échapper de justesse à son agresseur grâce à l’aide d’une mystérieuse bête sauvage et à sa volonté de s’en sortir. Mais elle a été cruellement mordue au mollet.

Je découvre S. N. Lemoing avec ce premier tome de Shewolf que j’ai lu d’une traite. J’ai bien aimé l’univers de l’auteure et nous suivons Stéphanie dans son évolution. Il y a eu avant sa morsure puis après. C’est un personnage très sympathique auquel on s’attache d’emblée. Elle a de belles qualités de courage et d’optimisme et c’est une jeune femme pleine de bonté et de compassion. C’est également une battante. Elle est à un tournant-clé de son existence et va se faire de nouveaux amis comme Marina qui va devenir un peu comme une sœur pour elle et avec qui elle pourra partager tous ses secrets. Il y a également Steve qui sera non seulement un ami mais qui va la guider dans sa nouvelle vie.

L’auteure a une plume agréable et fluide, son histoire est très bien construite et captivante. Elle mêle avec bonheur l’univers de la fantasy avec les lycanthropes à celui du policier : l’enlèvement de Stéphanie, l’enquête pour retrouver son kidnappeur mais aussi l’auteur de plusieurs disparitions. Et je ne parlerai pas de la fin pour ne pas spoiler mais j’attends avec impatience de découvrir la suite.

Au final, une lecture très agréable qui ravira les jeunes et les moins jeunes.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Comédie, #Chick Lit, #Humour, #Télé-réalité

Résumé :

Salomé rêve d’être actrice ; mais, pour l’instant, son plus grand rôle se résume à demander « moutarde ou ketchup ? » aux clients du food-truck dans lequel elle travaille. Alors, quand Pierre, un journaliste, lui propose de participer à une émission de télé-réalité, elle n’hésite pas longtemps avant d’accepter. D’accord, tout n’est qu’apparences et faux-semblants dans ce genre de productions. OK, le beau célibataire qu’elle va devoir séduire n’en a sûrement rien à faire de trouver l’amour. Mais il y a cette toute petite, cette infime chance d’être repérée par un grand producteur ! Et puis, cela lui permettra de passer un peu plus de temps avec Pierre, qui est aussi le présentateur de l’émission. Alors, oui, elle assume : pour réaliser son rêve, elle est prête à tout… ou presque !

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Hilarant !

Alors qu’elle ne rêve que de devenir une actrice célèbre, Salomé doit se contenter d’un emploi miteux dans un food-truck. Mais tout va changer. En effet, Pierre, journaliste et présentateur de l’émission de télé-réalité « Prêtes à tout » lui propose de participer. Après un moment d’hésitation, Salomé signe le contrat car c’est peut-être SA chance de rencontrer enfin un producteur qui fera décoller sa carrière et puis il y a quand même 1 million de francs suisses à la clé pour la gagnante. Alors bien sûr il va lui falloir partager la vie de 7 folles hystériques pour tenter de séduire « un homme célibataire, bronzé, musclé et décérébré », mais il y a le beau Pierre qui l’intrigue et l’attire…

J’ai passé un excellent moment avec ce livre et je remercie NetGalley et les Éditions Harlequin HQN pour ce service presse. Je me suis bien amusée et j’ai bien ri. Cléo Buchheim nous offre une satire de l’univers de la télé-réalité et c’est à mourir de rire. Certes elle force le trait mais les situations et les dialogues sont vraiment cocasses. Le Bachelor a un corps de rêve mais aucune conversation ce qui rend difficile les dialogues avec lui. Les filles du casting sont également de vraies caricatures et heureusement qu’il s’agit d’une comédie parce que vraiment ils ne font pas honneur au genre humain. Que ce soit le Bachelor ou les filles, ils doivent avoir un petit pois à la place du cerveau et bien sûr les hormones en folie. L’auteur porte un regard acéré sur notre société de consommation où la recherche de la célébrité et de la richesse font de nous des voyeurs et des exhibitionnistes. Elle a une plume fluide, agréable et ses personnages sont attachants. Elle parvient même à nous rendre attendrissants Dante le séducteur ou les filles du casting grâce à leurs travers ou leurs faiblesses. J’ai beaucoup ri mais ils m’ont touchée en même temps.

J’ai énormément apprécié le personnage de Salomé. C’est une jeune femme pleine d’humour qui se remet plus ou moins bien de sa rupture avec son petit ami. C’est quelqu’un de profondément gentil et généreux et les autres ont tendance à profiter d’elle. Heureusement elle a pour meilleur ami Shervin, son collègue de travail et colocataire, un jeune homme homosexuel équilibré et doué pour le bonheur. Il est un peu comme son frère, elle peut tout lui dire et il est d’excellent conseil. Et puis il y a une belle histoire d’amour émouvante et tendre mais je ne vous en dirai pas plus.

Alors si vous voulez passer un bon moment de détente, plongez-vous dans l’univers de Cléo Buchheim et accompagnez Salomé dans ses mésaventures.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Policier, #Suspense, #Terrorisme, #Afghanistan, #Daesh

Il a tout prévu, tout calculé.

Ça ne peut pas rater. Zwak, afghan, dix-sept ans et l'air d'en avoir treize, un QI de 160, et la rage au cœur depuis que son père a été une " victime collatérale " des Occidentaux. Devant son ordinateur, il a programmé un jeu d'un genre nouveau. Un jeu pour de vrai, avec la France en ligne de mire. Et là-bas, en Syrie, quelqu'un a entendu son appel...
De Kaboul au désert de la mort, des villes syriennes occupées par les fanatiques de l'État islamique à la Turquie et la Roumanie, la commissaire de la DGSI Nicole Laguna et le qomaandaan Kandar, chef de la Crim de Kaboul, traquent Zwak et ses complices.

Contre ceux qui veulent commettre l'indicible, le temps est compté.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Un livre impossible à lâcher avant la fin !

Je remercie NetGalley et les Éditions Robert Laffont qui m’ont permis de découvrir cet auteur. Cédric Bannel a multiplié les activités et les voyages ce qui lui a permis de connaître de l’intérieur les sujets qu’il aborde dans ses livres. Il connaît très bien l’Afghanistan et a créé le qomaandaan Oussama Kandar, un policier épris de justice et rempli d’idéalisme, chef de la Crim à Kaboul qui est souvent amené à travailler avec la commissaire parisienne Nicole Laguna de la DGSI. « Kaboul Express » est la troisième enquête des deux officiers. Je n’avais pas lu les deux premières mais cela ne m’a pas gêné pour la compréhension du texte, par contre cela m’a donné envie de découvrir leurs aventures antérieures.

Zwak a 17 ans mais sa petite taille et sa minceur le font ressembler à un collégien. C’est un surdoué des mathématiques qui ressent peu d’émotions et n’éprouve aucun besoin de communiquer avec ses semblables. Il passe la majeure partie de son temps à jouer à des jeux vidéos. Il a décidé de rejoindre Raqqa, le fief de Daech en Syrie : le 2 mai, grâce à son plan, Daech frappera Paris en plein cœur et elle deviendra la « Ville des Cendres ». Zwak ne croit pas vraiment en Allah mais il est habité par la haine, il veut venger la mort de son père et de son beau-père.

Le 18 avril, Kandar et ses hommes découvrent sur une scène de crime à Kaboul un plan de Paris ainsi que plusieurs papiers recouverts d’équations et de texte dans une langue inconnue. Ils vont envoyer le tout à Nicole. Après décryptage, ils pensent avoir affaire à un scientifique de classe mondiale qui écrit à l’envers comme Léonard de Vinci. Un attentat d’une grande envergure avec une bombe absolument énorme doit être commis le 2 mai.  Une course contre la montre s’engage pour tenter de le prévenir et d’arrêter les terroristes avant qu’ils n’exécutent leur projet.

Cédric Bannel maîtrise le page turning à la perfection. Nous suivons pas à pas, jour après jour, l’avancée des terroristes ainsi que les progrès de Kandar et Nicole dans leurs recherches. L’auteur alterne les paragraphes les concernant. Chaque page tournée nous en apprend un peu plus sur chacun des personnages et c’est passionnant et totalement addictif. Le dépaysement est total et c’est tellement bien décrit que j’ai eu l’impression de me retrouver dans les rues de Kaboul ou encore dans les montagnes ou le désert de la mort. Mais l’auteur nous emmène également en Syrie, en Turquie et en Roumanie sur la trace des fanatiques de l’État islamique. Kandar et Nicole parviendront-ils à les arrêter à temps ?

Cédric Bannel nous offre un roman policier d’autant plus captivant qu’il est réaliste et colle à l’actualité. On découvre la vie des afghanistans, leur culture, leurs croyances et je pense que ce sont les femmes qui paient le plus lourd tribut à la guerre et à l’Islam. Malalai, l’épouse de Kandar, est une femme d’un courage extraordinaire. Gynécologue exerçant dans un hôpital, elle risque sa vie tous les jours en refusant de porter le voile, elle cache son agnosticisme qui lui vaudrait la mort si elle était découverte…

Le sort des femmes et fillettes yazidies considérées comme adoratrices du diable est une horreur : quand elles ne sont pas massacrées, elles font l’objet de viols répétés, tortures psychologiques. Daesh en fait des esclaves sexuelles et les offre à ses combattants. Je suis toujours frappée par cette hypocrisie qui leur fait donner des leçons de morale au monde et leur comportement abject avec les femmes. Ils prient puis ils violent, torturent…

J’aime beaucoup le personnage d’Oussama Kandar. Alors que tout autour de lui, le passage à tabac et la torture sont de rigueur lors d’un interrogatoire, il est vraiment une exception. Il a de très forts principes moraux et est contre la torture. « Il ne tue jamais personne qui ne soit en situation de se défendre ». Cela dit, ses hommes  torturent et tuent dans son dos… C’est également un homme qui a su rester humble, tout simple, alors que dès que l’on dit son nom, il est accueilli partout comme un héros, un sniper qui est connu de tous.

J’aurais encore énormément de choses à partager tant ce livre est d’une richesse extraordinaire. Aussi je crois que le mieux, c’est que vous vous le procuriez et ainsi vous pourrez le découvrir vous-mêmes.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Anthologie, #Biographie, #Marie-Antoinette, #Historique

Résumé :

Cette anthologie rassemble exclusivement des textes écrits par des personnes qui ont connu la plus célèbre des reines de France. Les auteurs en sont, entre autres, sa portraitiste officielle, Elisabeth Vigée Le Brun, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de Louis XV, le duc de Choiseul, certaines de ses plus proches amies, comme la princesse de Lamballe, sa femme de chambre madame Campan ou la gouvernante des enfants de France, la duchesse de Tourzel.


Ces témoins de première main racontent Marie-Antoinette comme personnage privé tout autant que comme personnage public. Ils révèlent son intimité, sa parole, ses goûts, mais aussi la nature de ses rapports avec le roi, ses enfants, et ses passions amicales comme celle qu’elle a eue pour la duchesse de Polignac. On découvre comment elle a réagi aux scandales qui l’ont touchée, en particulier la fameuse affaire du collier. On aimait la qualifier de reine sotte et indigne du prestige Versailles ? On la voit défendre la monarchie avec courage et habilité. C’est aussi l’occasion de découvrir des anecdotes rarement relatées, comme sa toute première danse dans la Galerie des glaces, après son mariage avec Louis XVI, ou encore son opiniâtreté lors des interrogatoires par les révolutionnaires, avant son procès, à la prison du Temple. Et nous la suivons dans son calvaire jusqu’à la guillotine.


Voici Marie-Antoinette charmante et irritante, frivole et appliquée, ingénue et déterminée, souvent naïve, parfois calculatrice, toujours attachante.
En annexe, et pour la première fois en volume, on trouvera les deux lettres décryptées en 2016 de Marie-Antoinette à Axel de Fersen : « Je vous aime à la folie et (…) jamais, jamais je ne peux être un moment sans vous adorer. »

L'anthologie est réalisée et préfacée par Arthur Chevallier, déjà auteur dans les Cahiers rouges des anthologies Napoléon raconté par ceux qui l'ont connu et Le Cahier rouge des chats.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Tout à fait passionnant !

J’ai toujours été fascinée par la vie de Marie-Antoinette et par son tragique destin. Aussi quand j’ai découvert cette anthologie, je me suis précipitée pour me la procurer. J’étais d’autant plus intéressée que sa vie est racontée par ceux qui l’ont connue, qui l’ont côtoyée, ce sont donc des témoignages précieux. Celle que l’on a appelée méchamment « l’Autrichienne » a tout d’abord été adulée par le peuple à son arrivée en France à l’âge de 14 ans pour épouser Louis XVI, alors Dauphin de France. Reine à 18 ans, elle devient mère à 23 ans et est guillotinée alors qu’elle a 38 ans.

La haine envers Marie-Antoinette est d’abord née à la Cour, le soir-même de son mariage, à cause d’une histoire d’étiquette qui a indisposé les Duchesses. Elle n’est encore qu’une enfant dont l’éducation a été superficielle mais elle va se montrer paresseuse et mauvaise élève en ne laissant échapper aucune occasion de fuir ses devoirs. La Dauphine s’ennuie et le montre. Ignorante, moqueuse, méprisant les usages et l’étiquette, Marie-Antoinette va s’aliéner dès les premiers jours les dames de la Cour et les courtisans dont la méchanceté était aussi féroce que célèbre.

« Quand on peut tout ce que l’on veut, il n’est pas aisé de ne vouloir que ce que l’on doit. » écrivait Louis XIV dans un Mémoire pour l’instruction du dauphin. Hélas pour elle, Marie-Antoinette voulait les droits tout en repoussant les devoirs. Elle va multiplier les imprudences. Coquette, frivole, dépensière, « l’Autrichienne » devient « madame déficit » et pour finir « madame veto ».

Et pourtant elle était pleine de charme et de séduction à un point tel que même ses détracteurs le reconnaissaient. Comment ne pas être touché par sa jeunesse et son désir « révolutionnaire » de vivre libre, entourée d’ami(e)s qui lui sont chers, son bonheur d’être mère et de vouloir élever ses enfants ? Mais c’est surtout dans l’adversité que Marie-Antoinette révèlera toute sa grandeur et son courage. Les derniers mois de sa vie la montrent admirable dans la douceur qu’elle a montré face à ses accusateurs et à leurs monstrueuses accusations, la fermeté avec laquelle elle a gravi les marches de l’échafaud.

Aussi je dis un grand merci à Arthur Chevallier qui l’a faite revivre à travers les écrits de madame Campan sa première femme de chambre, du général Dumouriez, de Fouquier-Tinville, de sa portraitiste madame Vigée-Lebrun, de la duchesse de Tourzel, la gouvernante de ses enfants… Et la liste est loin d’être exhaustive.

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