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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Roman, #Défense des Animaux

Résumé :

Pour oublier un traumatisme, Adriana, une jeune Parisienne, part vivre en Andalousie chez sa grand-mère maternelle.

Elle s'engage en tant que bénévole auprès d'une association Espagnole dans un refuge où elle découvre le martyr des lévriers.

Son chemin croise deux hommes que tout oppose : l'un est vétérinaire et aide les associations de défense des lévriers, tandis que l'autre, fils de galguero (chasseur utilisant les lévriers pour la chasse), est prêt à renoncer aux coutumes barbares de sa famille pour obtenir son amour.

Lequel choisira-t-elle ?

Mais les galgueros n'aiment pas que l'on remette en cause leur mode de vie. Échappera-t-elle à leur vengeance ?

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Un beau livre courageux qui dénonce les scandaleuses maltraitances que subissent les lévriers en Espagne de nos jours encore.

Disons-le de suite, « Les Âmes assassinées » devraient se trouver dans toutes les bibliothèques des amis et défenseurs des animaux. Achetez ce livre, offrez-le, vous ferez une bonne action et aiderez les associations qui œuvrent pour la défense des lévriers, Patrice Sopel leur reversant la moitié de ses droits d’auteur.

Adriana est une belle jeune femme de 22 ans, fragile et forte à la fois. Elle vient habiter chez sa grand-mère en Andalousie après avoir subi un traumatisme dont elle a du mal à se remettre. Elle espère ainsi se reconstruire, reprendre confiance en elle et dans les autres.

Emmurée dans sa souffrance et presque mutique, elle va travailler bénévolement au refuge qu’a créé Mar, une amie de sa grand-mère, qui accueille les galgos abandonnés car devenus inutiles après la saison de la chasse mais aussi ceux qui ont été blessés, torturés par des maîtres indignes.

Au contact de cette souffrance, Adriana réalise qu’elle n’est pas la seule à souffrir et elle retrouve le goût de se battre et de vivre, elle se sent utile. Dans son combat généreux, elle va rencontrer deux hommes : Miguel, fils de galguero, mais révolté par ce qui se passe et qui n’a besoin qu’un peu d’encouragements pour commencer à lutter contre la tradition ; Toni, vétérinaire au grand cœur, qui œuvre au cœur de l’association et donne tous les soins gratuitement. Adriana se sent attirée par les deux hommes : lequel choisira-t-elle ?

« Les Âmes assassinées », c’est l’histoire d’une renaissance, celle d’Adriana. Généreuse, cette jeune fille va retrouver goût à la vie en se mettant au service des lévriers martyrs. Elle va d’ailleurs se mettre gravement en danger car les galgueros n’aiment vraiment pas que l’on se mette en travers de leurs chemins.

En plus d’Adriana, Patrice Sopel nous offre d’autres beaux personnages attachants : Miguel et Toni qui ont chacun un cœur énorme, mais aussi la grand-mère et sa « sœur », Mar leur amie et tous les bénévoles du refuge. C’est un livre dur mais qu’on ne peut pas lâcher tant on a envie de connaître la suite. Il y a des passages bouleversants que j’ai lus la rage au cœur et d’où je suis ressortie horrifiée, scandalisée. Comment un pays dit civilisé peut-il accepter pareilles atrocités ? L’humanité n’en sort pas grandie et si vous ne le saviez pas déjà, vous découvrirez que « l’homme est le plus cruel de tous les animaux, il est le seul capable d’infliger la douleur et la mort sans autre motif que le plaisir ».

Patrice Sopel a su ménager également le suspense et dans la première moitié du livre, on se demande ce qui a bien pu arriver à Adriana pour qu’elle soit dans cet état. Il nous offre également des portraits de vrais méchants : Jorge, le père de Miguel, assoiffé de pouvoir et d’argent, plein de mépris pour les travailleurs illégaux qu’il exploite honteusement, Manolo le contremaître et son âme damnée Bilal, cruels et sadiques.

Après « Tatanka, l’Esprit des Grandes Plaines », Patrice Sopel nous entraîne en Espagne et vous pouvez être assurés que vous n’oublierez pas Adriana ni les galgos et les podencos.

Les âmes assassinées Voici l'avatar de la page de mon deuxième roman (en cours d'écriture) : Les âmes assassinées. Geisha est une jolie galga, lévrier rescapé d'Espagne âgée de dix ans que nous avons adoptée il y a de cela trois ans déjà...

Les âmes assassinées Voici l'avatar de la page de mon deuxième roman (en cours d'écriture) : Les âmes assassinées. Geisha est une jolie galga, lévrier rescapé d'Espagne âgée de dix ans que nous avons adoptée il y a de cela trois ans déjà...

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Nouvelle, #Romance, #Fantastique

Résumé :

Quatorze février, la Saint-Valentin.

L'amour éternel, les cadeaux, les petites attentions, une sortie en tête à tête avec son amoureux et la promesse de lendemains radieux.

Ou alors la solitude, le chagrin, l'impression douloureuse que tout espoir est mort et que plus rien n'ira jamais.

Pour moi, Nina, c'est plutôt la seconde possibilité. Mais autant que je m'y habitue, puisque je sais déjà que je resterai seule jusqu'à la fin de ma vie.

Sauf si...

Sauf si ma route croisait, par hasard, celle de quelqu'un qui en a décidé autrement...

Callie J. Deroy ouvre le bal de notre nouvelle collection La Romance ; et pour fêter cela dignement, nous vous offrons cette histoire.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Émouvant ! Magique !

Callie J. Deroy nous offre une très jolie histoire pour la Saint Valentin. Nina, caissière dans une supérette, a le moral au plus bas et est d’une humeur de dogue. Nous sommes aujourd’hui la Saint Valentin et cette fête lui rappelle douloureusement sa solitude. Mais si elle se trompait et si ce jour-là au contraire devait changer sa vie ?

J’ai adoré cette nouvelle qui commence par une situation qui concerne trop souvent les personnes seules, à savoir que les jours de fête ne font qu’aggraver ce sentiment de solitude et de ne pas faire partie de la vie. Mais Nina va faire une rencontre qui va tout bouleverser, et quelle rencontre !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Suspense, #Famille

Résumé :

Lila et Adèle sont sœurs. Belle, brillante, passionnée, Lila ne rêve que de mener la grande vie. Hélas elle est victime de bipolarité, cette terrible maladie où le meilleur côtoie le pire. Adèle est douce, tendre, responsable.
Les années passant, de lourds soupçons pèsent sur Lila. Autour d’elle, plusieurs événements tragiques, toujours liés à des affaires d’argent. Mais sans jamais la moindre preuve. Voyant sa sœur s’attaquer à celui qu’elle  aime, les yeux d’Adèle s’ouvrent enfin. Menant une discrète enquête, elle découvre la vérité. Mais cela suffira-t-il à sauver Vivien ?
C’est dans les beaux paysages du Périgord Noir, où flottent les arômes de truffe et de bon vin, que se passe cette histoire de famille comme Janine Boissard excelle à les raconter, mêlée d’un suspense qui ne faiblit jamais.

Janine Boissard est l’une des romancières françaises les plus populaires. Elle a signé plus de quarante romans qui ont été autant de succès.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

La vie,  l’amour,  la mort, au pays de la truffe encore appelée diamant noir !

Adèle est aussi calme et réservée que Lila est exubérante et excessive. Elles ont sept ans d’écart et Adèle adore sa sœur aînée si brillante qui rend les choses tellement plus vivantes. Malheureusement Lila est bipolaire et il est vital qu’elle suive un traitement pour éviter le pire. Lorsque leur maman décède d’une intoxication alimentaire, très vite on découvre que ce sont des baies de cytise pourpres, très toxiques, qui sont les responsables. Comment sont-elles arrivées dans le cake qu’elle était la seule à manger ? Se pourrait-il que Lila les y aient mises car elle ne supportait plus les restrictions que lui imposait sa mère ?

Au fur et à mesure que les années passent, d’autres morts suspectes se produisent autour de Lila. Toujours aussi brillante et fantasque, elle ne supporte pas qu’on lui refuse quoi que ce soit, que les choses ne se passent pas comme elle le souhaite. De plus elle désire la richesse et tout ce qui va avec, elle mène grand train de vie. Quand Vivien, l’ami d’enfance des deux sœurs, lui résiste, ne risque-t-il pas également de faire partie des victimes ?

Janine Boissard nous offre un roman passionnant avec de beaux personnages auxquels il est impossible de ne pas s’attacher : la brillante Lila que l’on soupçonne du pire et que l’on ne peut s’empêcher de plaindre ; la douce Adèle, forte et fragile à la fois, qui se refuse à soupçonner sa sœur du pire et que j’aurais bien eu envie de secouer afin qu’elle ouvre les yeux avant qu’il ne soit trop tard ; Vivien, l’ami d’enfance, le confident, l’amoureux, aimé des deux sœurs, mais lui qui aime-t-il ? Sans oublier les personnages secondaires tels que la généreuse tante Mahaut ou le bon docteur Neveu. J’ai aimé également la manière dont l’auteur raconte leur vie rythmée par les vendanges et la récolte des truffes.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Fayard grâce auxquels j’ai retrouvé l’écriture addictive de Janine Boissard, toujours aussi talentueuse et élégante. « La lanterne des morts » est un roman très agréable à lire et qu’on ne lâche qu’une fois la dernière page tournée.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Humour, #Comédie, #Deuil, #Relations frère-sœur

Résumé :

Isabelle a 32 ans, un chihuahua nain prénommé Woody-Allen et une carrière d’actrice comparable à celle du Titanic : prometteuse en théorie, catastrophique en pratique.

Le jour où elle refuse la demande en mariage de l’homme qu’elle aime, sous prétexte qu’elle ne veut pas d’enfant, elle se retrouve à la rue, avec pour toute fortune vingt-quatre euros sur son compte en banque. Elle est alors forcée d’accepter le seul travail qu’on lui propose : utiliser ses talents de comédienne pour séduire Jan Kozlowski, un jeune veuf sur le point de se remarier.
La voilà donc partie en Italie, dans la maison de vacances de la richissime et déjantée famille Kozlowski. Seule ombre aux deux semaines de dolce vita qui se profilent : pour exécuter en toute discrétion sa mission « séduction », Isabelle devra jouer le rôle de l’irréprochable nanny anglaise de Nicolas, 8 ans, qui n’a pas prononcé un seul mot depuis la mort de sa mère cinq ans plus tôt. Isabelle est bien loin d’imaginer à quel point cette rencontre improbable avec ce petit garçon blessé par la vie va bouleverser sa vision du monde.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Une comédie débordante d’humour et de tendresse !

Isabelle est une jeune femme de 32 ans désarmante qui déborde de charme. Lorsque nous faisons sa connaissance, elle vient de craquer pour une petite chienne chihuahua âgée, borgne et boiteuse qui ressemble à un rat d’égout d’après Quentin son compagnon.  C’est bien connu, l’amour rend aveugle et Isabelle la trouve sublime. Actrice sans cachet, elle gagne sa vie en travaillant quelques heures au MacDo. Sa vie va prendre un tournant à 180° lorsqu’après avoir refusé la demande en mariage de Quentin parce qu’elle ne veut pas d’enfant et rompu avec lui, elle se retrouve à la rue complètement fauchée. Elle va alors accepter la proposition d’Adriana Valentini, une adolescente de 17 ans, qui lui propose 10.000 euros pour séduire son veuf de père et ainsi faire échouer son mariage avec Colombe de la Fontardière. Pour cela, elle devra remplacer la nounou de son petit frère pendant 15 jours durant leurs vacances en Italie. Problème : Isabelle déteste les enfants et Nicolas le petit frère n’a plus dit un mot depuis la mort de sa mère, il y a cinq ans. Mais bon, elle est actrice non ?

Ce livre est un petit bijou. Marie Vareille possède ce talent rare qui consiste à aborder les sujets les plus graves avec légèreté et délicatesse. Parce que ne nous leurrons pas, il s’agit de deuil, de la douleur d’avoir perdu une mère et une épouse. Nicolas est un petit garçon tellement blessé qu’il en est devenu muet. L’auteur a ajouté une touche de paranormal. En effet, Nicolas voit sa mère et les dialogues qu’il a avec elle sont surprenants et un peu déstabilisants. Ses deux sœurs Adriana et Zoé, son père Jan ont eux aussi chacun réagi à leur manière pour tenter de gérer cette absence.

Et malgré cela, j’ai ri d’un bout à l’autre du livre. Les aventures d’Isabelle et tout particulièrement sa rencontre avec la grand-mère italienne des enfants est à mourir de rire. Isabelle est confondante de naturel et elle a un don tout particulier pour mettre les pieds dans le plat et sortir des réflexions qu’il serait plus sage de taire. Ses démêlées avec les enfants sont très drôles mais en même temps pleines de tendresse et ce n’est pas un hasard s’ils s’apprivoisent mutuellement.

Marie Vareille nous offre des personnages tous plus attachants les uns que les autres qu’il s’agisse d’Isabelle, de ses amis ou de la famille qui l’a embauchée. Il y a beaucoup d’amour et de tendresse dans ce livre et je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Mazarine pour ce service presse. Marie Vareille est une auteure que je vais suivre. C’est le second livre que je lis d’elle, le premier étant « Elia la Passeuse d’âmes » que j’avais énormément apprécié. Elle écrit très bien, ses intrigues sont fascinantes et elle a l’art de croquer le quotidien avec humour.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Développement personnel, #Vie pratique, #Bien-être

Résumé :

La magie du rangement a fait son temps. Faisons la peau à cette absurdité, et commençons à acheter plein de trucs, pour les semer partout où nous en avons envie !


Savez-vous que la science a prouvé que les personnes désordonnées sont plus créatives (et aussi plus intelligentes et plus séduisantes) ? Mais être un vrai bordélique et se laisser aller est un art ! Ce livre va vous apprendre comment vivre dans le bazar (en toute chose et de la cave au plafond), en pleine conscience et dans la joie. Et le résultat est époustouflant : vos plantes vont cesser de mourir, votre bouteille de whisky ne s’asséchera plus jamais, vous allez pouvoir vous lâcher, et vous découvrirez que vous avez perdu du poids…

Il est temps de reprendre votre vie en main et de la débarrasser de la manie du rangement.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Délicieusement irrévérencieux !

Moi qui ne suis pas ordonnée, qui collectionne tous les ouvrages qui me proposent « LA » solution miracle pour parvenir à mettre de l’ordre, j’ai tout de suite craqué sur le titre et la couverture de ce livre. C’est un booster de moral à offrir à toutes celles qui se désespèrent devant l’état de leur intérieur, un livre idéal pour se déculpabiliser. On y découvre que Mussolini et Ted Bundy étaient super ordonnés alors qu’Einstein était un as du désordre, ce qui, pour notre plus grand bonheur, laisse tout de suite planer quelques doutes sur la bonne santé des terroristes de l’ordre et nous donne l’agréable impression que nous nous trouvons propulsés d’un seul coup du côté des génies. Jennifer McCartney nous offre un hymne au je-m’en-foutisme avec un humour décapant et dit — pardon écrit — tout haut ce que l’on pense tout bas, à savoir qu’un peu de désordre n’a jamais tué personne et que nous avons le droit de multiplier les vêtements ou les bibelots si cela nous plait. Elle nous offre une caricature hilarante des ouvrages de l’une des papesses de l’ordre.

Un grand merci à NetGalley et aux Éditions Mazarine pour ce service presse qui m’a fait passer un excellent moment et grâce auquel je regarde mon désordre d’un œil plus serein… sans renoncer pour autant à en venir à bout un jour…

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Biographie

Résumé :

Il y a un an disparaissait Edmonde Charles-Roux.

La première biographie de cette femme aux mille vies.

Elle, c’est Edmonde Charles-Roux. Résistante, grande amoureuse, écrivain à succès, prêtresse de la mode, croisée socialiste, présidente de l’académie Goncourt, égérie d’un groupe de rap… Une femme aux mille vies, passionnée et engagée, romanesque en diable.

Née en 1920, fille d’un ambassadeur à Rome auprès du Saint-Siège, elle est élevée dans des palais italiens, au milieu des artistes, des princes et des papes. Elle semble promise à une vie bien rangée. Mais en 1940, elle s’engage comme infirmière-ambulancière, avant de rejoindre la clandestinité. À la Libération, cette caporal-chef de la Légion étrangère, décorée de la croix de guerre, devient journaliste à Elle, puis révolutionne Vogue. Son premier roman obtient le prix Goncourt. De Gaulle lui confiera : « Madame, vous votez mal mais vous écrivez bien. » Grande bourgeoise aimantée par les marginaux, elle devient la muse d’écrivains célèbres, de peintres et de photographes d’avant-garde. C’est aussi une féministe qui ne craint pas les diables macho. Avec Gaston Deferre, le flamboyant maire de Marseille, ministre de l’Intérieur de Mitterrand, elle forme un couple légendaire qui navigue entre les ors de la République et le monde ouvrier, les bals du gotha et la fête de l’Huma.

Rebelle, courageuse, pétrie de désirs, de talents et de contradictions, Edmonde assume tout. Une femme libre, tout simplement.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Passionnant ! Mieux qu’une héroïne de fiction, une héroïne dans la vie !

La vie d’Edmonde Charles-Roux est un véritable roman. Jean-Noël Liaut la ressuscite pour nous et avec elle, c’est tout le XXe siècle qui défile. Edmonde est née le 17 avril 1920 et morte le 20 janvier 2016. Entre ces deux dates, nous pouvons dire qu’elle a eu plusieurs vies.

Fille de diplomate, son enfance m’a rappelé les livres de la Comtesse de Ségur. Mais Edmonde est avant tout une rebelle et une femme de convictions. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle a 20 ans, elle est la première femme qui s’engage. Elle servira comme infirmière et ambulancière dans le 11ème régiment étranger d’infanterie de la Légion étrangère. Blessée en mars 1940 alors qu’elle secourt un légionnaire, elle est élevée au rang de caporal-chef de réserve dans la Légion étrangère, décorée de la Croix de guerre et citée à l’Ordre de l’Armée. Durant l’Occupation, elle entre dans la Résistance. Lors de la libération de Marseille, le général de Lattre l’entraîne dans la campagne Rhin et Danube et la nommera assistante sociale divisionnaire de la 5ème Division blindée.

À la Libération, elle a 25 ans et se lance dans le journalisme : elle commence au bas de l’échelle dans l’hebdomadaire Elle puis devient courriériste pour Vogue avant d’en devenir la rédactrice en chef et de révolutionner le magazine. Grâce à elle, la mode et le luxe se démocratisent et elle fait appel aux artistes les plus révolutionnaires de l’époque qu’ils soient écrivains, journalistes, peintres, grands couturiers. Seul le talent est pris en compte.

Jean-Noël Liaut nous dresse le portrait passionnant d’une femme rare qui est un véritable paradoxe. Grande bourgeoise à l’allure distante et réservée, elle aime les hommes, tous les hommes pourvu qu’ils soient intelligents et elle multiplie les aventures, collectionne les amants. Aussi élégante de corps que d’esprit, elle est d’une fidélité sans faille dans ses amitiés et n’hésite pas à monter au créneau pour défendre la réputation d’un André Derain soupçonné à tort de collaboration. En 1966 elle sera licenciée par la maison mère de Vogue pour avoir mis en couverture une femme mannequin noire. Il est plus que probable que ce motif fût un prétexte pour se débarrasser d’une femme dont les prises de position et surtout l’amitié pour les Aragon, communistes notoires dérangeaient fortement.

Edmonde Charles-Roux, c’est encore une femme de lettres, féministe et libre, qui reçut le prix Goncourt pour son roman « Oublier Palerme » quelques mois après son licenciement de Vogue et qui écrivit deux livres sur Coco Chanel ainsi que quelques biographies.

C’est également une femme de la gauche caviar : sa rencontre avec le légendaire Gaston Deferre, maire de Marseille connu pour ses accointances avec le milieu marseillais et plus tard ministre de l’Intérieur sous François Mitterrand va la transformer. Finies les liaisons multiples, elle apprend à se dévouer à un seul homme et ils vont former un couple mythique. Aventurière, grande bourgeoise et amie des communistes, reine du snobisme en tailleur Chanel et collier de perles, elle ne manquait pas une fête de l’Humanité et se rendait ensuite à un dîner chez les Rothschild sans renier une seule de ses convictions.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Allary qui m’ont donné l’opportunité de redécouvrir cette grande dame qu’était Edmonde Charles-Roux : une rebelle avant tout, une travailleuse acharnée, une femme libre et anticonformiste, une grande amoureuse et une femme de convictions.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Vengeance

Résumé :

On ne choisit pas sa famille. Encore moins celle de son ravisseur...

Condamné pour un meurtre qu'il n'a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l'ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu'il est reconnu innocent et libéré, ce n'est plus le même homme. Il n'a désormais plus qu'une seule idée en tête : se venger de cette société qu'il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au cœur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu'à ce qu'une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature...

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Un thriller surprenant !

Max est un jeune homme simple et sans histoire. Ne s’intéressant guère aux études et attiré par le travail manuel, il est devenu homme à tout faire dans sa petite ville d’Eldorado dans l’Illinois. Il a pour ami un jeune garçon de 12 ans, Kyle, qui un soir ne rentre pas chez lui. C’est Max qui retrouve son corps alors qu’il a été violé et assassiné. Il n’en faut pas plus pour qu’il soit inculpé pour viol et meurtre puis condamné à perpétuité. En prison, les gardiens le livrent carrément à la vindicte des autres détenus et le quotidien de Max n’est que passages à tabac et viols. Cela va durer cinq longues années jusqu’à ce que le véritable assassin de Kyle récidive et se fasse prendre. Max se retrouve libre mais le jeune homme innocent n’existe plus, c’est « un être assoiffé de vengeance et ivre de haine » qui a pris sa place. Durant sa captivité, il a tout prévu et a étudié tous les livres qui lui étaient nécessaires pour mettre en place sa vengeance. Et elle sera terrible : Max va enlever les enfants de ses ennemis, « les reformater avant de les renvoyer déchirer leur propre famille ».

J’ai eu beaucoup de mal à apprécier ma lecture au début. Les malheurs de Max, son injuste condamnation et l’horreur vécue en prison m’ont rebutée. Ensuite, j’ai carrément détesté cette histoire où des enfants de cinq ans sont enlevés, totalement dépersonnalisés, vus uniquement comme des outils de mort. Leur dressage est horrible et ils n’ont pas encore atteint l’âge de 12 ans qu’ils totalisent un nombre effroyable de morts, blessés et vols.

Mais l’écriture de Claire Favan est très fluide et agréable, elle a su éveiller ma curiosité et me donner l’envie de poursuivre ma lecture, ce qui fait que j’ai continué et j’ai bien fait. Car il arrive un moment où l’un de ces « anges » détruits ouvre les yeux et commence à remettre en question ce qui lui a été inculqué par les coups et les privations. Et là j’ai adoré la suite. Je n’en dirai pas plus pour éviter de spoiler mais il y a eu des passages très beaux d’émotion, de tendresse où j’ai été émue aux larmes. « Dompteur d’anges » est un thriller étonnant qui sait vous captiver et vous entraîne à tourner les pages les unes après les autres.

Je remercie NetGalley et les Éditions Robert Laffont qui m’ont donné l’opportunité de découvrir Claire Favan grâce à l’envoi de ce service presse. « Dompteur d’anges » m’a donné envie de découvrir les autres ouvrages de l’auteur.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Satanisme, #Relations frère-sœur

Résumé :

« Un roman addictif écrit à l'encre noire des ténèbres. » Olivier Norek

 

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et sœur. Un jour, l'une des combines d'Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s'accumulent autour d'eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s'intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera
les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l'épreuve les liens du sang.

Sire Cedric revient en chef d'orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés. Subtil et maîtrisé, ce conte d'horreur moderne allie à la justesse d'une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Diaboliquement addictif ! Un thriller magistral !

Un énorme merci à NetGalley et aux Éditions Presses de la Cité pour ce service presse qui est un véritable coup de cœur !

Manon est une jeune femme sérieuse et courageuse qui adore son métier de thanatopractrice. Elle en a plus qu’assez de son frère Ariel, petit délinquant sans envergure, qui ne cesse de la solliciter lorsqu’il ne sait plus vers qui se tourner et qu’il a tout fait foirer. Et là, on peut dire qu’il a fait très fort ! Manon va se retrouver entraînée dans une aventure mortellement dangereuse où les morts particulièrement horribles se succèdent, où une secte satanique aux membres plus délirants les uns que les autres mène la danse avec un Ariel qui n’a de cesse de se défiler, l’abandonnant chaque fois dans des situations de plus en plus inextricables. Heureusement, elle peut compter sur le soutien sans faille du Capitaine Franck Raynal qui sait voir au-delà des apparences…

Une fois de plus, Sire Cedric m’a totalement envoûtée et j’ai plongé dans l’univers de Manon et Ariel. Durant plusieurs heures, je les ai suivis pas à pas entièrement captivée par leurs aventures. J’ai énormément apprécié Manon et le soin qu’elle prend des corps dont elle s’occupe, le sens qu’elle donne au moindre de ses gestes. Avec elle, j’ai copieusement maudit Ariel et je l’aurais volontiers étranglé et laissé tomber… mais je sais à quel point les relations frère/sœur sont compliquées et comme elle, j’aurais tout fait pour lui venir en aide. J’ai retenu ma respiration, tremblé, été horrifiée, soulagée, terrifiée…

Sire Cedric a une écriture fluide et toute simple qui nous emporte et nous captive mine de rien. Progressivement l’angoisse monte, l’atmosphère se fait plus sombre mais tout se fait en douceur, c’est comme être emporté par un courant d’abord léger puis tout s’accélère. On s’attend à ce que quelque chose d’horrible survienne et les chapitres défilent. Il arrive un moment où on ne sait plus trop qui soupçonner. Qui se cache derrière les masques que portent les membres de la secte ? Manon est un magnifique personnage de femme : courageuse, elle refuse son rôle de victime et se bat jusqu’au bout. J’ai tremblé avec elle et pour elle, tout particulièrement à un moment où le choix qui s’offre à elle est d’une perversité diabolique.

L’auteur se joue de nous, de nos peurs et multiplie les retournements de situation. J’avoue avoir été complètement scotchée et sous le choc. Satanisme, corruption, débauche, mensonges, trahisons, Sire Cedric ne ménage guère ses personnages et il nous offre une fin qui ne nous laissera pas indemnes.

« Du feu de l’enfer » porte bien son nom et on en ressort d’autant plus secoués qu’il y a une part de vérité historique dans le récit. Il y a eu effectivement un club anglais portant ce nom « Hellfire » créé par sir John Dashwood au XVIIIe siècle et pratiquant débauche et satanisme.

Alors n’hésitez surtout pas à entreprendre le voyage et laissez-vous happer par le dernier Sire Cedric !

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Comédie, #Humour

Résumé :

Moi, c’est Lola. Petite (pas tant que ça). Grosse (aucun commentaire). Et (presque) mariée (enfiiiiin !).

Vous y croyez ? Moi, Lola, je vais me marier. Et pas avec le premier venu, non, avec mon Sexy-Fossettes rien qu’à moi, l’homme le plus hot de toute la planète. En plus du mariage à préparer, j’ai aussi décidé d’ajouter : un déménagement de New York à Montpellier, un bébé qui me transforme en grosse baleine et… la rencontre officielle de Jerry et de mes parents. Un homme normalement constitué se tirerait en vitesse pour échapper à tout ça – et surtout à ma famille de dingues –, mais, heureusement,  mon futur mari est tout sauf un homme comme les autres !

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Hilarant ! Un régal !

Je remercie NetGalley et les Éditions Harlequin HQN pour ce service presse que j’ai adoré.

Lola et Jerry quittent New-York pour Montpellier. Jerry va ainsi faire la connaissance de toute la famille « de dégénérés » (ainsi les nomme-t-il en pensée) de Lola.

J’ai ri d’un bout à l’autre du récit. Les mésaventures de Lola, enceinte, et de Jerry confronté à son futur et terrifiant (pour lui) beau-père sont désopilantes. Les réflexions de Lola lorsqu’elle essaie de se glisser dans des vêtements devenus trop étroits sont à mourir de rire. Et je gage que je ne serai certainement pas la seule à me remémorer certains épisodes personnels : que celle qui n’a jamais tenté de rentrer dans un pantalon trop étroit lui jette la première pierre ! Heureusement Jerry, monsieur Sexy-Fossettes, est là pour l’aider à ne pas sombrer à la suite de ses combats contre des vêtements récalcitrants. Et que dire de Raspoutine le chat, surnommé Catzilla par Jerry qui a beaucoup de mal à se faire accepter par le félin ? Sans oublier Chewbacca le spitz nain des parents de Lola, avec lequel il ne s’entend pas mieux. Cela dit, il y a quand même une ombre au tableau : il semblerait que Jerry cache de lourds secrets qu’il se refuse à révéler à Lola.

Louisa Méonis nous offre des dialogues pleins d’humour avec des répliques impayables et tout un tas de situations cocasses. Je n’ai pas lu la saison 1 de Lola mais je suis bien décidée à combler cette lacune.

Conclusion : une histoire récréative très agréable. Seul bémol : je n’aime pas les livres qui multiplient les saisons et les épisodes, je préfère un seul recueil, donc en ce qui concerne la saison 2, j’attendrai qu’elle soit complète pour découvrir la suite.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier nordique

Résumé :

C'est le mois de janvier et un froid glacial s'est emparé de Fjällbacka. Une fille à demi nue, surgie de la forêt enneigée, est percutée par une voiture. Lorsque Patrik Hedström et ses collègues sont prévenus, la jeune fille a déjà été identifiée. Il s'agit de Victoria, portée disparue depuis quatre mois. Son corps présente des blessures qu'aucun accident ne saurait expliquer : ses orbites sont vides, sa langue est coupée et ses tympans percés. Quelqu'un en a fait une poupée humaine. D'autres cas de disparitions dans les environs font redouter que le bourreau n'en soit pas à sa première victime. De son côté, Erica Falck commence à exhumer une vieille affaire pour son nouveau bouquin. Une femme purge sa peine depuis plus de trente ans pour avoir tué son mari, un ancien dompteur de lions, qui maltraitait leur fille avec sa complicité passive. Mais Erica est persuadée que cette mère de famille porte un secret encore plus sombre. Jonglant entre ses recherches, une maison en perpétuel désordre et des jumeaux qui mettent le concept de l'amour inconditionnel à rude épreuve, elle est loin de se douter que pour certains, l'instinct maternel n'a rien de naturel... Avec ce neuvième volet de la série Fjällbacka, Camilla Läckberg signe un polar crépusculaire et violent. La reine du noir nordique s'y montre plus indomptable que jamais.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

On prend les mêmes et on recommence ! Et ça marche, plus ou moins !

Lire Camilla Läckberg, c’est comme retrouver de vieux amis, on n’est pas vraiment dépaysé et on est heureux de découvrir ce qu’ils deviennent mais en-dehors des énigmes policières, rien ne change vraiment. Nous avons la même structure que dans les précédents romans avec une alternance de chapitres se rapportant à des faits datant d’aujourd’hui et d’autres il y a plus de 40 ans. Il arrive un moment où ils se rejoignent permettant la résolution de toutes les questions.

Il y a toujours de sombres secrets de famille avec des personnages vraiment sordides abusant de leur force pour violenter une épouse, pervertir un enfant. C’est toujours aussi bien écrit, l’atmosphère bien rendue mais je me suis un peu ennuyée à la lecture.

Erica s’est lancée dans l’écriture d’un nouvel ouvrage racontant l’histoire de Laila qui a assassiné son mari il y a plus de 30 ans. Elle tente d’établir un dialogue avec elle car elle est persuadée que Laila cache un lourd secret. Dans le même temps, Patrick tente de résoudre une sombre affaire d’enlèvements. La vie au commissariat suit son cours avec l’inénarrable Bertil Mellberg toujours aussi efficace quand il s’agit de polluer une scène de crime ou de se faire mousser aux dépens des autres. Anna, la sœur d’Erica, est toujours dans une mauvaise passe. Quant à Patrick et Erica, ils sont toujours aussi débordés entre Maja et les jumeaux.

Les crimes sont particulièrement horribles car il s’agit d’enfants et je regrette que l’auteur n’ait pas davantage travaillé la psychologie des criminels. Je ne veux pas spoiler mais j’ai trouvé que cela manquait de profondeur et de crédibilité. On a une accumulation de crimes bien abjects étalés sur plusieurs décennies et personne ne s’est douté de rien ?

Au final une lecture un peu décevante, je savais à l’avance ce qui allait se passer donc pas de grande surprise.

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