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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Paranormal, #Lycans, #Vampires

Résumé :

Mégane est une jeune femme comme les autres. Ou du moins, le croit-elle. Sa rencontre avec Mallory va bouleverser son monde bien construit. Qui est donc cet homme au regard hypnotique qui lui parle dans sa tête et qui semble en savoir long sur elle ? Elle va peu à peu basculer dans un monde qu’elle n’aurait jamais cru réel. Terrifiée, apeurée, elle ne peut compter que sur ses amis. Ils vont lever le voile sur ses origines, ce qu’elle est vraiment. Elle va découvrir un monde peuplé de créatures issues de légendes urbaines. Des vampires. Des loups garous. Et aussi qu’elle appartient à chacune de ces espèces. Mégane est-elle prête à accepter ces changements ?

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Totalement addictif !

Mégane est le fruit de l’union improbable de Judith, une louve-garou, et de Cyrrus, un vampire. Après l’assassinat de sa mère par des vampires qui veulent l’enlever pour pratiquer des tests sur elle, la communauté lycane l’accueille et la protège. En effet, Mégane est une hybride, une dhampire, qui ne craint pas le soleil à l’inverse des vampires qui succombent sous ses rayons. Ayant tout oublié de sa petite enfance, Mégane ignore tout de ses origines et pense être une jeune femme tout à fait ordinaire jusqu’à sa rencontre avec le ténébreux Mallory Richards au charisme envoûtant et dangereux. Dès lors Mégane va se trouver confrontée à tout un tas de phénomènes paranormaux qui vont la terrifier et lui faire croire qu’elle perd la raison. Heureusement elle peut compter sur ses meilleurs amis pour lui révéler en douceur une vérité qu’elle refuse dans un premier temps et la faire entrer dans un monde où vampires et lycans s’affrontent depuis la nuit des temps.

J’ai adoré ce premier tome et je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Librinova qui me l’ont envoyé en Service Presse me permettant ainsi de découvrir Sylvie Noël ainsi que son univers. J’ai tellement aimé cette histoire que je me suis empressée d’acheter les deux tomes suivants, car il s’agit d’une trilogie et j’ai vraiment envie de connaître la suite.

Au début, j’avoue avoir eu un peu de mal avec le personnage de Mégane qui m’a parue un peu sotte. Elle se méfie de Vincent, le compagnon de sa meilleure amie qui ne lui a rien fait mais malgré toutes les mises en garde de ses meilleurs amis, ses mauvaises expériences avec lui, elle continue à fréquenter Mallory.  Quand elle est mise devant la vérité, non seulement elle la fuit mais encore elle l’ignore, elle la refuse. Heureusement ce comportement n’a qu’un temps et j’ai vraiment admiré toute la patience et le respect de ses amis, tout particulièrement Raphaël.

Une fois acceptées ses origines et ses étonnantes capacités, Mégane est transformée. J’ai particulièrement apprécié la combativité de sa louve. Dans cet univers des lycans de Sylvie Noël, les loups des protagonistes sont des personnages à part entière, ils ont leur vie propre et ne sont pas soumis à l’humain : ils doivent s’accepter, se respecter pour agir en harmonie. Leurs réactions sont passionnantes et donnent parfois bien du mal à leurs humains.

Les personnages sont particulièrement attachants et bien campés. On ne s’ennuie pas une seconde à suivre leurs aventures. On vit leurs combats, on se réjouit avec eux de leurs victoires, on retient son souffle, on rit, on fulmine… L’écriture est fluide, on découvre le monde des lycans mais également celui des vampires : le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont vraiment pas le beau rôle ; cruels, fourbes, sanguinaires… ils sont vraiment détestables. L’évolution de Mégane est prodigieuse et toutes ses qualités se révèlent ainsi que celles de ses compagnons.

Au final un premier tome vraiment réussi et j’ai hâte de me plonger dans la suite de leurs aventures.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Aventure

Résumé :

La mère de Tara Duncan a été enlevée ! Tara et Manitou, son grand-père transformé en labrador, partent sur AutreMonde affronter dragons, Vampyrs et Sangraves. Mais bientôt le trop puissant pouvoir de Tara fait des envieux, et elle devient la cible de complots dont seuls son sens de l'humour et son courage pourront la sauver. Elle devra parvenir à délivrer sa mère, découvrir qui veut l'assassiner et pourquoi.

 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Totalement sous le charme depuis plusieurs années !

Je suis une Taraddict depuis presque le début, entendez par là que depuis plus de 13 ans, je guette la sortie du dernier Tara Duncan et que je me replonge avec toujours autant de plaisir dans l’univers totalement fantastique et addictif créé par Sophie Audouin-Mamikonian. Et j’ai vraiment envie de vous le faire découvrir et aimer.

Tara’tylanhnem dite Tara, 12 ans, joue avec ses meilleurs amis Betty et Fabrice. Tout irait pour le mieux si Tara n’avait pas développé depuis 3 ans des dons de lévitation, de télékinésie qui échappent à son contrôle lorsqu’on la surprend. La découverte de ces pouvoirs par les adultes va l’entraîner dans un monde totalement différent. Tara qui est orpheline et élevée par sa grand-mère apprend ainsi qu’elle est une sortcelière, que son labrador n’est autre que son arrière-grand-père Manitou et surtout que sa mère qu’elle croyait morte vit toujours, prisonnière depuis plus de 10 ans du cruel Magister, maître des Sangraves. Ce dernier va tenter d’enlever Tara pour s’approprier ses pouvoirs. Pour sa protection, Tara accompagnée de Manitou, va se rendre sur AutreMonde sous la houlette bienveillante du Haut-mage Chemnashaovirodaintrachivu dit Chem qui n’est autre qu’un Dragon. Elle va découvrir le royaume du Lancovit avec son facétieux Château vivant, se lier d’amitié avec Cal le malicieux petit Voleur patenté, Gloria dite Moineau, le beau Robin demi-elfe, rencontrer Dragons, Vampyrs, Elfes, Fafnir la naine… Elle devra faire face à la jalousie, à des tentatives de meurtres, d’enlèvements… Parviendra-t-elle à retrouver sa mère et à la sauver ?

Tout d’abord, il faut savoir que Tara Duncan s’adresse aux enfants à partir de 9 ans ainsi qu’aux adolescents. Après rien n’empêche les adultes de les lire et d’apprécier, ce qui est mon cas. Sophie Audouin-Mamikonian a créé un monde dément, baroque, fantastique, extravagant et d’une richesse infinie : chaque livre est accompagné des cartes représentant pays et continents ainsi que d’un lexique car il y a aussi des animaux tout à fait extraordinaires et que vous ne rencontrerez nulle part ailleurs que sur AutreMonde. L’imagination fertile de Sophie a créé toute une flore et une faune propres à AutreMonde qui ne va cesser de s’agrandir au fil des tomes.

L’humour se retrouve à toutes les pages. J’avoue que lire Tara c’est faire une cure de bonne humeur et de fous rires tant les situations, les noms, les réflexions sont drôles. Rien que les noms et caractéristiques de certains animaux provoquent le rire : j’ai la chance de pouvoir imaginer et me représenter les scènes ce qui fait que j’ai arrêté de lire en public pour éviter d’être prise pour une folle.

L’écriture est simple et agréable. C’est un livre qui se dévore, on n’a pas le temps de souffler, nous allons de découvertes en découvertes, de rebondissements en rebondissements. C’est vraiment un moment hors du temps et cela fait beaucoup de bien.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantastique, #Science-fiction, #Chats, #Philosophie, #Communication, #Écologie

Résumé :

« Pour nous, une seule histoire existait : celle de l'humanité.
Mais il y a eu LA rencontre.

Et eux, les chats, ont changé à jamais notre destinée. »

« A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut-être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine. »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Une lecture amusante et pleine d’enseignements !

Bastet est la ravissante chatte de Nathalie ou plutôt, pardon, Nathalie est la servante de Bastet dont la préoccupation majeure est de parvenir à communiquer, à établir un dialogue avec cette espèce humaine si différente et bizarre. Bastet fait la connaissance de son voisin, Pythagore, un chat siamois porteur d’un Troisième Œil qui n’est autre qu’un port USB greffé à l’intérieur de son crâne qui lui permet de se connecter à Internet et d’apprendre et de comprendre toute l’histoire de l’humanité et de l’univers. Grâce à lui Bastet va affiner sa perception des choses et développer son intuition. Ils vont s'unir et s'aimer pour tenter de sauver l'humanité.

Je me suis amusée d’un bout à l’autre de ma lecture. Bernard Werber a eu l’excellente idée de se mettre dans la peau d’un chat et la narratrice n’est autre que Bastet qui est, il faut bien le reconnaître, une véritable chipie. Ses réflexions sur ses congénères, sur sa servante humaine, sont d’un humour piquant et ses petites phrases assassines nous délivrent quelques vérités bien senties comme par exemple lorsque le téléspectateur est plus ému par un match de foot que par la vision des victimes des attentats. Bastet est une chatte philosophe qui souhaite développer une spiritualité basée sur la communication et la compréhension de l’autre, quelle que soit sa race : chat, humain, rat, lion, chien, poisson… Pour cela, il faudrait rétablir le culte de Bastet, divinité égyptienne : « Bastet incarne la féminité sereine. Déesse musicienne de la joie, elle est aussi maîtresse du foyer et protectrice des naissances. Toutefois, la lionne qui sommeille en elle se réveille face à ses ennemis. C'est ainsi que Bastet protège le défunt dans l'Au-delà et peut tuer le serpent Apophis qui tente de renverser la barque solaire. » (https://www.bubastis.be/religion/dieux/bastet.html). Son message est celui de la tolérance et du respect.

L’humanité va très mal, la violence ne cesse de s’exacerber, les actes de terrorisme se multiplient et la guerre n’est pas loin. Les évènements se précipitent et très vite l’humanité, ici circonscrite à Paris, doit faire face à l’invasion des rats et à une épidémie foudroyante de peste. Les chats et les humains vont devoir s’unir s’ils veulent survivre.

Grâce à Pythagore qui partage avec Bastet toutes ses connaissances, nous n’ignorons plus rien de la place des chats dans l’humanité depuis ses débuts : divinisés par les Égyptiens, diabolisés par l’Église, sauveurs de l’humanité en protégeant les récoltes et tuant souris et rats porteurs du peste…

Dans le même temps, nous retrouvons une Bastet qui, incapable de résister à la lumière  rouge du laser, se venge en urinant dans les chaussures du mâle de Nathalie qui l’a humiliée. J’adore son bon sens félin face au tabac : « Je ne la comprendrai jamais. Pourquoi se mettre volontairement de l’air sale dans les poumons ? » Les enseignements de Pythagore sur la religion, bien qu’un peu simplistes, n’en sont pas moins intéressants et puis il est irrésistible en chat zen pratiquant la méditation.

Bernard Werber aborde plusieurs thèmes qui lui sont chers : écologie, religion, réincarnation, souffrance animale… Ce livre est d’une grande richesse et vu le nombre de problèmes évoqués, si l’auteur avait dû tous les développer, il lui aurait fallu plusieurs tomes. Alors je sais que les critiques sont assez mitigées, il y a ceux qui ont adoré et ceux qui ont détesté. Pour ma part, j’ai bien aimé. J’ai apprécié ce livre plein d’humour et voir notre monde par les yeux de nos félins est délectable, il y a plein de passages savoureux et énormément de leçons de sagesse.

 

Je crois que tous les actes que nous effectuons entraînent forcément la satisfaction des uns et la contrariété des autres. Vivre et agir c'est forcément déranger les ordres établis.

page 52

Être instruite me semble le plus grand des privilèges et je plains ceux qui vivent dans l'ignorance.

page 63

La connaissance oblige à changer d'état d'esprit et personne ne veut remettre en question sa vision limitée du monde.

page 92

Mais pour qui se prennent-ils, ces humains ? Ils ont transformé la forêt et l'herbe en une ville de ciment, ils ont transformé les arbres en meubles, ils nous ont transformés en... jouets jetables !
Ne sommes-nous donc pour eux que des êtres que l'on met à la poubelle après usage, comme tous les objets dont ils se débarrassent lorsqu'ils ne les amusent plus ?

pages 109-110

Il faut faire du bien à son corps pour que son âme ait envie d'y rester.

page 184

Ils ont brisé le fragile équilibre qui maintient l'harmonie de la nature. Quelle erreur !

page 241

Ah ! les mâles. Je ne m'y ferai jamais. Il a tellement peur d'avouer qu'il a de l'attachement pour moi !

page 244

Finalement, il n'y a que nous, les femelles, qui osons avoir des émotions profondes et les exprimer sans pudeur.
Je n'aimerais pas être un mâle, j'aurais l'impression d'être handicapée des sentiments.

page 245

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Légendes, #Métamorphes, #Loup, #Magie

Résumé :

Investie par une légende ancestrale dès sa naissance, Cara MacKenzie a été témoin de l'assassinat de son Clan.

Des années plus tard, elle revient sur ses terres avec un seul objectif : rétablir l'honneur de sa famille. C'est sans compter sur son pire ennemi, prêt à tout pour l'atteindre.

Aidée par Hadrian, son fidèle ami, parviendra-t-elle à venger les siens et rétablir la vérité ? Laissera-t-elle le beau Kaleb toucher son cœur ?

Entrez dans le monde des changes-formes et de la magie, et laissez-vous guider par... la louve Dorée !

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Addictif ! Passionnant !

Tout commence par une légende, la légende de la louve Dorée. Cara MacKenzie, 22 ans, revient dans sa tribu qu’elle a dû fuir à l’âge de cinq ans après que tous les membres de sa famille aient été assassinés. Elle revient réclamer la justice et elle a tout programmé. Sauf que les évènements ne cessent de se mettre en travers de ses plans. C’est d’abord la rencontre avec Zack qui la reconnaît. Puis elle fait la connaissance de Kaleb MacKillian, ils portent chacun la marque de l’autre, leur attirance est irrésistible et il est le fils de celui qui a tué les siens.

J’ai tout de suite été séduite par la légende de la louve Dorée puis par les personnages et l’intrigue. Je dois avouer que dès qu’il s’agit de loups, j’ai tendance à acheter le livre les yeux fermés mais il n’est pas si facile d’écrire quelque chose de nouveau et Françoise Gosselin nous offre un roman à l’intrigue originale, empli de magie et de changes-formes, avec des personnages aux caractères bien trempés et chacun porteur d’une histoire difficile. Si Cara, Zack, Kaleb sont des métamorphes loups, le meilleur ami de Cara, Hadrian est une panthère. Et il en existe bien d’autres.

 

Mais il n’y a pas que la magie, c’est aussi une histoire de haine, vengeance, trahison. Depuis son plus jeune âge, Cara n’a connu que la trahison des membres de sa tribu, puis la fuite. Ensuite elle est tombée entre les mains du Milliardaire qui l’a torturée et terriblement maltraitée pendant des années ; son corps est couvert de cicatrices, témoignage des coups reçus. Elle et Hadrian sont poursuivis par ce Milliardaire, un mystérieux psychopathe, et je n’ai pas cessé de me demander quel pouvoir il pouvait bien posséder pour avoir réussi à les garder captifs.

Cara est revenue pour que justice soit faite et nous devinons que le sang va couler. Mais c’est encore une très belle histoire d’amitié, celle de Cara et d’Hadrian qui lui a sauvé la vie, appris à se battre et qui continue à veiller sur elle jour après jour.

Et puis il y a la légende qui prend vie au fil des pages et des rencontres que fait Cara. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais j’avoue que j’ai hâte de découvrir la suite de ses aventures.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Musique

Résumé :

« Qui a tué Lucie Fersen, star incontestée de la musique contemporaine, qui avait le génie et la beauté d'un ange ? Le soir du réveillon, Sybille, jeune journaliste, assiste au concert du prestigieux Fersen Orchestra et à l'effondrement de sa chef d'orchestre face au public. L'ex-enfant prodige, comparée à Mozart, adulée et couverte de prix, est à 36 ans au faîte de la gloire et de la maturité. Tout le contraire de Sybille et de sa bande d'amis qui vont avoir 30 ans et peinent à s'émanciper. Mais ne serait-ce pas un atout pour découvrir la faille du personnage génial, paradoxal et déchirant qu'était Lucie ? »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Fascinant !

Alors que Sibylle, journaliste, s’apprête pour le réveillon de Noël en famille, le chef du service Culture l’envoie à la générale du Fersen Orchestra. La chef d’orchestre, Lucie Fersen, est une star mondialement connue qui dirige elle-même ses œuvres : Symphonies de l’Apocalypse. Soudain, le drame, Lucie s’effondre, elle a trente-six ans, un an de plus que Mozart lorsqu’il est mort. Très vite, Sibylle et le public apprennent qu’il s’agit d’un crime. Mais qui se cache derrière le tireur ? Qui est le commanditaire ? Sibylle va mettre tout son talent au service de l’enquête menée par sa meilleure amie, Anouk, commissaire au Quai des Orfèvres avec l’aide de leur ami commun Benjamin, avocat.

J’ai adoré ce livre. Stéphanie Janicot m’a embarquée dès les premières pages. Son style est simple et efficace. Les scènes se déroulent devant nos yeux comme si nous y étions. Très vite, on s’attache aux différents protagonistes, le suspense est maintenu jusqu’à la fin et l’enquête est tout à fait addictive.

Grâce aux différents témoignages des proches de Lucie lors des interrogatoires, nous découvrons la vie de cette petite fille, véritable petit prodige à l’image de Mozart : à l’âge de cinq ans, elle joue d’un violoncelle plus grand qu’elle. À partir de ses sept ans, elle se produit sur les plus grandes scènes. Adolescente, sous le nom de Lucifer, elle monte son propre groupe de rock avant de prendre la direction de l’orchestre de son père, le Fersen Orchestra et d’écrire ses propres œuvres. Mais derrière la star charismatique, l’artiste à la beauté angélique, se cache une petite fille blessée qui a perdu sa mère à l’âge de cinq ans dans un accident de voiture dans laquelle elle se trouvait et dont les cordes vocales s’étaient brisées.

À travers les interrogatoires de son agent artistique, de sa cousine, de ses différents secrétaires qui tous peuvent être coupables, nous entrons plus avant dans la vie de cette artiste qui ne vivait que pour la musique et qui dans la vie de tous les jours ressemblait un peu à une autiste ; elle n’était guère douée pour vivre en société. Dans le même temps, nous suivons son meurtrier et même si nous ne savons pas qui est le ou la commanditaire, nous sentons que nous approchons peu à peu d’une vérité douloureuse.

Nos trois enquêteurs n’ont pas tellement mieux réussi à s’intégrer dans la société. Pris chacun par leur travail, tous trentenaires ou presque, ils peinent à entrer véritablement dans l’âge adulte et à prendre leurs responsabilités.

Je remercie Masse Critique de Babelio ainsi que les Éditions Albin Michel qui m’ont permis de découvrir ce livre à l’enquête addictive avec des personnages émouvants que j’ai quittés à regret.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Paranormal, #Métamorphes, #Vampires, #Sorcière, #Démon

Résumé :

Cette anthologie regroupe 5 nouvelles de romance paranormale - 2e édition

Vacances à haut risque (Piko Lynna) - Madison étudie à Paris. À l’occasion de ces vacances, elle a tout prévu pour sa visite chez sa grand-mère... sauf de tomber en panne, la nuit, sur une petite route de campagne ! Résolue à attendre l’aube dans sa voiture, elle aperçoit alors des phares au loin. Elle sait qu’elle devrait se méfier, mais l’homme qui lui offre son aide se comporte avec un tel naturel qu’elle ne peut refuser.

En enfer avec toi (Suzanne Roy) - Rachel aurait dû mourir. Pourtant elle s’est réveillée, et elle se sent en bien meilleure forme que durant ces derniers mois à l’hôpital. Ce lieu inconnu où elle se trouve, est-ce l’enfer ou le paradis ? Et l’homme qui l’y accueille, est-il son ange gardien ou un monstre ?

Parce que je t'attendais (Suzanne Roy) - Jérémie est médecin et, quand il voit sa mère prendre des produits naturels inconnus, il s’empresse de confronter la coupable. Seulement, il ne s’attendait pas à ce qu’elle soit si jeune et jolie... ni à ce qu’il s’agisse de Myriam, la « fille de la sorcière ». À la mort de sa mère, Myrie est revenue vivre dans la petite ville où elle a grandi. Elle sait que son destin l’y attend, même si elle s’est résignée à ce que Jérémie Durant n’en fasse pas partie. C’est alors que ce dernier réapparaît...

Par ton regard (Vanessa Terral) - Sandra est reporter free-lance. Son sujet actuel la conduit à voyager à la frontière de l’Inde et de la Birmanie, en compagnie de quelques écologistes. Cependant, l’un d’entre eux fait tache, autant par son physique — du genre à ne pas s’y frotter — que par sa vigilance : Joachim. Sandra le soupçonne d’être un agent secret. Lorsqu’une fusillade éclate, elle n’a plus de doute. Et, désormais, elle lui doit la vie...

Tentative d'Incubation d'Antéchrist (Viviane Faure) - L’Enfer est en émoi. L’an 2000 approche, et l’Antéchrist n’a toujours pas été créé ! Une seule solution : envoyer d’urgence un démon incube sur Terre pour inséminer une humaine. Et c’est Azelmoth qui doit s’y coller. C’est bien sa veine ! Enfin, ce n’est pas comme s’il avait le choix...

Mon avis : ♥ ♥ ♥

Un agréable recueil de nouvelles qui nous fait passer un bon moment.

Vacances à haut risque : le conte du Petit Chaperon Rouge revisité. Madison vêtue d’une grande cape rouge vintage et munie d’un panier de victuailles se rend chez sa grand-mère souffrante. Hélas, elle tombe en panne de voiture au milieu de nulle part. Heureusement, Chris passe par là… Piko Lynna nous offre une nouvelle version du Petit Chaperon Rouge avec un rebondissement totalement inattendu.

En enfer avec toi : premiers pas d’une vampire dans sa nouvelle vie. Quand Rachel se réveille, elle ne reconnaît ni sa chambre, ni l’homme qui se trouve dans la pièce. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle est morte bien trop jeune d’une leucémie foudroyante. Mais ce à quoi elle ne s’attendait pas du tout, c’est de se retrouver transformée en vampire. Lucas, son créateur entreprend son éducation. Suzanne Roy a une plume agréable, ses personnages sont attachants et l’intrigue est bien menée.

Parce que je t’attendais : quand un médecin rencontre une « sorcière ». Jérémie est un médecin à l’esprit cartésien qui n’a aucune confiance dans la phytothérapie. Aussi quand il découvre que sa mère au lieu de prendre les médicaments qu’il lui a prescrits pour son arthrite préfère utiliser des gouttes dont il ignore la composition, il fonce furieux à la boutique de produits naturels où elle s’est procuré le flacon. Sa rencontre avec Myrie qui n’est autre qu’une amie d’enfance et la « fille de la sorcière » est explosive. Et si le destin s’en mêlait ? Voici une très jolie romance avec deux personnages au fort tempérament. Suzanne Roy nous décrit avec beaucoup de délicatesse les difficultés rencontrées par Myrie et Jérémie pour se comprendre et s’accepter.

Par ton regard : Une jolie nouvelle qui unit la romance à la fantasy ! Sandra est une jeune femme reporter qui cherche par ses photos à sensibiliser l’opinion publique à la préservation de la Nature. Elle accompagne l’expédition de quelques écologistes en Inde. Elle soupçonne l’un d’eux, Joachim, d’être un agent secret tant son comportement diffère de celui des autres. Elle est autant attirée qu’exaspérée par lui. Alors qu’ils sont attaqués par des trafiquants d’héroïne, Joachim lui sauve la vie mais se retrouve mortellement blessé. Seule Sandra peut lui éviter la mort, mais à quel prix ? En très peu de lignes, Vanessa Terral parvient à recréer tout un univers fantastique et à nous délivrer un message écologique. Elle nous démontre le danger que représentent nos actes pour la Nature. Ses personnages sont attachants et attendrissants. Sandra est une jeune femme volontaire et vraiment ouverte au paranormal. Elle s’adapte très très vite. Joachim m’a émue : c’est un gros dur au cœur tendre. On sent la douleur qui l’habite suite aux rejets qu’il a vécus. Leur amour va se développer tout en délicatesse et douceur.

Tentative d’incubation d’Antéchrist : Hilarant ! Pauvre Azelmoth ! Rien ne se passe comme il l’espère. Tout l’enfer angoisse : l’an 2000 approche et avec lui la menace de l’apocalypse et du Jugement Dernier. Pour y faire face, une seule solution : concevoir l’Antéchrist. Et qui est choisi pour cela ? Notre malheureux Azelmoth, démon incube, qui ne croit pas une seule seconde à toute cette histoire d’apocalypse. Avant même d’avoir pu dire ouf, il se retrouve propulsé sur terre avec la mission de faire une TIA (Tentative d’Incubation d’Antéchrist) sur Emmanuelle, une humaine choisie par le Haut Conseil des Cercles Infernaux Inférieurs (HCCII). J’ai adoré cette nouvelle de Viviane Faure. La plume est légère, le style addictif et le duo Azelmoth/Emmanuelle m’a bien fait rire, surtout les commentaires d’Azelmoth. Quant à la fin, géniale, on ne s’y attend pas du tout.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #CETRO, #Harcèlement, #Thriller, #Fantastique

Résumé :

« David, 14 ans, ne connaît pas l'insouciance de l'adolescence.
Sa vie est rythmée par le harcèlement dont il est victime, les humiliations et les coups que lui dispensent ses pairs sans compter. Le monde qui l'entoure n'a que mépris pour lui, et c'est dans l'indifférence générale qu'il vit un cauchemar au quotidien.

Il ne doit son salut mental qu'à ces moments où, seul, il se retire dans un petit bois abritant un étrange gouffre, sorte de puits naturel apparemment sans fond.

Il se déleste là, dans la profondeur et l'obscurité de la terre, de ses chagrins et ses mauvaises pensées.

Mais que recèle vraiment ce gouffre, nommé par les locaux le "chaudron du mal"? Quels effets auront sur lui ces descentes quotidiennes sous la surface ? »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Diabolique ! Un thriller bouleversant !

Cetro nous offre encore une fois un thriller qui est un maelström d’émotions. Je viens de terminer « Abîme » et je suis complètement sous le choc, ce qui est toujours le cas avec les livres de Cédric que je remercie pour l’envoi de ce service presse.

« Abîme » c’est l’histoire de David, 14 ans et demi, odieusement harcelé par d’autres collégiens. Sa souffrance est telle qu’il ne se voit que comme une merde qui mérite ce qui lui arrive et continuer à vivre lui fait horreur. Et la couverture choisie par l’auteur illustre magnifiquement son impression de ne pas exister aux yeux des autres. Depuis la mort de son père alors qu’il avait neuf ans, David a changé du tout au tout et sa vie est devenue un cauchemar. Ses meilleurs moments, il les passe dans la forêt, face à un gouffre à la très mauvaise réputation mais qui, pour lui, se révèle bénéfique : il a l’impression lorsqu’il y descend que cet abîme le purge de toutes les pensées négatives et douloureuses qui l’habitent. Mais qu’en est-il réellement ? Et quelle mystérieuse influence ce gouffre exerce-t-il sur lui ?

Autant dire que nous sommes pris aux tripes dès les premières pages. La souffrance d’un enfant est absolument intolérable. Et c’est pire quand nous sommes dans sa tête comme c’est le cas avec David. Et puis il y a ces moments bouleversants de tendresse et d’amour lorsque David joue la comédie pour ménager sa mère : les stratagèmes et mensonges qu’il invente pour la protéger de la réalité nous émeuvent aux larmes.

Cetro est un magicien. Dès les premières phrases, je suis envoûtée par son style inimitable, mélange de poésie et de crudité. Dans « Abîme » il dénonce le rejet cruel de ceux qui sont différents, la bêtise humaine qui va souvent de pair avec la méchanceté et plus particulièrement le harcèlement dont est victime David. Blessé par la disparition de son père, peut-être trop protégé par Amélie sa mère, doué d’une grande sensibilité, il est devenu la proie rêvée pour des petits caïds dont la bêtise et la méchanceté ont remplacé l’intelligence. Et même s’il est évident que le comportement de David, qui est tétanisé par la peur dès qu’il croise leur regard, les pousse à aller toujours plus loin, où pourrait-il puiser suffisamment d’assurance et de courage pour se rebeller ?

Et puis il y a ces moments poignants où nous sourions attendris comme lors de la rencontre de David avec la famille Lerouge et où nous voulons croire comme lui que la vie va enfin lui sourire et que l’horreur est désormais derrière.

Révoltants encore l’aveuglement et l’inertie des professeurs et surveillants qui laissent faire. Comment peut-on rester indifférents à la souffrance d’un enfant maltraité par ses congénères ? Comment peut-on fermer les yeux ? Ne pas exercer une surveillance, veiller sur lui sachant qu’il a déjà été violenté ? La dernière agression subie par David est insoutenable et il est scandaleux qu’elle ait pu se produire dans l’enceinte du collège. Et j’ai eu envie de hurler « mais putain faites quelque chose ». Qu’au moins quelqu’un réagisse quand David complètement détruit passe devant ses camarades de classe qui ne savent que se moquer, au mieux détourner les yeux !

Cetro dénonce également ces médias qui se repaissent de l’horreur et ne cessent de la mettre en exergue, s’appuyant sur les plus bas instincts d’une humanité qui se complait dans l’horreur des faits divers relatant crimes et infamies. Ces médias répètent à l’infini ces informations qui assurent leur audimat et qui permet à ses lecteurs/téléspectateurs/auditeurs de se révolter et se donner bonne conscience par procuration.

Bouleversant et dérangeant également la prise de conscience que notre cerveau, notre inconscient peuvent être notre pire ennemi. David s’imagine savoir ce que manigancent sa mère et Marc. Et il est effrayant de voir comment leurs paroles, leurs actes sont compris par lui et détournés de leur véritable signification.

Et puis nous basculons dans une autre forme d’horreur avec ce gouffre, nous passons dans le domaine du fantastique, du surnaturel. Et nous avons encore plus peur pour David, le suspense est de plus en plus angoissant. Jusqu’à la fin qui est une grande claque !

Du grand Cetro encore une fois ! L’auteur a une écriture fluide, élégante et efficace. Ses personnages sont attachants — je pense en particulier à David et à sa mère — et vivants. Nous les voyons vivre devant nous. Nous partageons leurs sentiments, nous comprenons leur psychologie. Cetro nous fait vivre de vrais moments de tendresse et il est tout aussi doué pour nous faire basculer dans l’horreur. Les situations qu’il décrit sont criantes de vérité et nous atteignent en plein cœur.

Merci Cetro pour ta plume addictive, pour ton talent à dénoncer les horreurs de notre monde mais aussi pour cette tendresse, cette humanité qui habitent chacun de tes livres.

Je n'existe vraiment qu'à travers leurs brimades.

Abîme

Mais s'ils ont pu te faire tout ça, c'est que tu as accepté. Et moi, je n'accepterai jamais, tu m'entends, jamais. Ils ne peuvent rien contre nous si nous nous rebellons. Leur seul pouvoir leur est conféré par le silence et la résignation de leurs victimes.

Abîme

Leur seul courage résidait dans ma propre lâcheté, et je viens de m'en délester.

Abîme

Ce genre de vermine a toujours existé et sévi dans les écoles et autres établissements publics. Tant qu'ils ne rencontrent pas la personne pour les stopper, ils continuent. Ils se nourrissent du malheur des autres, ce sont des nuisibles.

Abîme

Il faut que tu leur montres que tu n'as pas peur d'eux, David. C'est important. Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais il peut en aller de ta survie. Ces personnes vont toujours plus loin. Ils n'hésitent pas à s'en prendre à la famille, pour obtenir toujours plus. Je sais de quoi je parle, j'ai vécu ça, enfant.

Abîme

Ne pas accepter, jamais.

Abîme

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Suspense

Résumé :

« Accepte cette preuve de mon amour pour toi, Meliana.
Nous sommes faits l’un pour l’autre.


Une rose blanche, accompagnée d’un message. La cinquième que Meliana reçoit en un mois. Si au début l’idée d’avoir un admirateur secret l’amusait, à présent, elle a peur. Car aujourd’hui quelqu’un s’est introduit chez elle pour déposer la fleur. Comme si l’inconnu resserrait de plus en plus son emprise sur elle… Comme s’il s’agissait de l’œuvre d’un déséquilibré. De plus en plus inquiète, Meliana doit surmonter ses réticences pour faire appel au seul homme en qui elle puisse avoir vraiment confiance : Johnny, son ex-mari… »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Une romance au suspense angoissant !

Séparée de son mari Johnny, Meliana Maynard est une jeune femme sublime qui exerce le métier de chirurgien. Depuis quelque temps, un mystérieux admirateur lui offre des roses blanches. Amusée et flattée au début, elle ne tarde pas à s’inquiéter lorsque celui-ci s’introduit chez elle et lui vole des sous-vêtements, puis lui envoie des messages qui lui prouvent que non seulement il la suit partout mais qu’il est bien décidé à devenir son unique partenaire et à éliminer ses rivaux. Avec l’aide de Johnny, le seul en qui elle ait confiance, elle va tenter de découvrir l’identité de son dangereux harceleur.

Jenna Ryan nous offre une belle romance au suspense angoissant. L’intrigue est très bien menée et l’écriture fluide et agréable. Les personnages sont attachants. Meliana est admirable de sang-froid et d’équilibre. Son métier compte plus que tout pour elle et elle ne se laisse pas déstabiliser par son harceleur. Johnny, son ex-mari, souffre de troubles de la personnalité depuis sa dernière mission sous couverture qui a duré deux ans, sa personnalité d’emprunt ayant eu tendance à prendre le dessus sur la sienne. Son combat pour redevenir lui-même a toute ma sympathie. Tous deux peuvent compter sur l’amitié et le soutien sans faille de Julie, jeune femme policier.

Le fait de nous faire partager les états d’âme de l’individu qui poursuit Meliana contribue à faire monter l’angoisse. On suit le délabrement de son état psychique et on voit le danger augmenter. Le pire, c’est que l’on s’interroge sur son identité et que l’on suspecte tour à tour tous les proches de la jeune femme sans parvenir à trancher jusqu’au dévoilement final.

Conclusion : une jolie romance avec un suspense efficace qui vous fera passer un excellent moment.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Profilage

Résumé :

« Alors que plusieurs tempêtes se déchaînent à un rythme effréné sur la petite ville portuaire de Concarneau, dans le sud de la Bretagne, un impitoyable tueur en série, véritable éventreur, vient semer la panique dans la population. Impuissant face à cette vague de crimes que rien ne semble pouvoir arrêter, le commissaire Yves-Marie Plazek, ancien de l’Antigang, doit faire équipe avec le plus célèbre profileur parisien, Martin Lempereur, lui-même aux prises avec un autre serial killer, Yakuza, qui viole et tue ses victimes avant de leur couper l’annulaire. Forts de leurs différences, les deux enquêteurs vont devoir collaborer.

Les deux tueurs, que tout semble séparer, ont néanmoins en commun un machiavélisme diabolique qui leur permet d'échapper à leurs poursuivants respectifs.

De Concarneau à Paris, une double traque commence. Mais tueurs comme enquêteurs ignorent encore qu’un autre point commun, inimaginable, risque de précipiter leur destin. »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Magistral, un thriller diabolique, bluffant ! Du grand art !

Je remercie Les Éditions du 38 ainsi que Yan Kellern pour ce Service Presse. J’ai eu envie de découvrir ce livre et son auteur après avoir lu la présentation de Yan Kellern sur le site de son éditeur, une présentation pleine d’humour qui m’a bien fait rire. Il s’agit de son premier thriller et j’ai été totalement conquise. Alors pour la sauvegarde de la courbe démographique de la France et pour le plaisir de vos lectrices et lecteurs, surtout continuez à écrire !

Concarneau. Paris. Deux tueurs en série. L’un, à Concarneau, simule une boiterie et éventre ses victimes en abandonnant son couteau dans la plaie ainsi qu’une carte à jouer sur leur poitrine. Alors qu’il les poignarde, cette petite pensée ne cesse de tourner dans sa tête : « Bâton dur… Rouge… Vrille… Mal… » L’autre, à Paris, surnommé Yakuza, en est déjà à sa septième victime. Les femmes qu’il assassine ont toutes le même type : brunes aux yeux verts, à la poitrine opulente, célibataires. Après leur avoir collé les paupières à la cyanolite, il les viole puis les étrangle et pour finir leur coupe l’annulaire et l’emporte comme trophée. Pour les arrêter, deux hommes : le commissaire Yves-Marie Plazek à Concarneau, Martin Lempereur, profileur, à Paris. Ces deux enquêteurs vont être amenés à travailler ensemble sur les meurtres de Concarneau, à la demande de la hiérarchie de Plazec et de la juge d’instruction, Anneliese Namhong, la « juge de fer ». Ils vont apprendre à se connaître et à s’apprécier.

Yan Kellern a une écriture nerveuse, percutante. Il alterne les phrases très courtes avec d’autres plus longues et cela contribue à donner un récit addictif. De plus, il maîtrise à la perfection le page turning, cette technique qui consiste à faire aller le lecteur de chapitre en chapitre jusqu’à la fin. Ses personnages ne sont pas forcément attachants mais l’auteur nous fait entrer dans leurs têtes. Et c’est passionnant tout autant qu’inquiétant. Les informations qu’il nous fournit sont d’une précision chirurgicale. On sent que Yan Kellern domine son sujet : les autopsies sont criantes de vérité, le médecin légiste ne nous épargne aucune explication et nous avons l’impression d’y assister en direct.

Le tueur de Concarneau, froid, méthodique, rythme ses meurtres avec cette lancinante pensée « Bâton dur… Rouge… Vrille… Mal… » et alors que nous le suivons seconde après seconde dans l’exécution de son rituel, nous n’arrêtons pas d’essayer de comprendre. Avec Yakuza, nous entrons dans sa tête lorsqu’il traque sa future proie et c’est glaçant car l’auteur nous donne l’impression que l’on pourrait rencontrer Yakuza au coin de la rue et accepter de prendre un café avec lui. Cela semble si anodin, tellement naturel et sans danger.

Le tandem Yves-Marie Plazek/Martin Lempereur fonctionne super bien. Les deux hommes, bien que différents, sont sur la même longueur d’ondes et leurs dialogues sont un régal. Leur rivalité les pousse à se dépasser. Martin Lempereur est tout particulièrement fascinant dans sa technique de déduction et sa manière de raisonner qui lui permettent de mettre en lumière de nouveaux indices. Il a des sortes de flashs, de visions de souffrance et de viol, il rentre dans la tête du tueur, devient le meurtrier en quelque sorte.

Le scénario ne cesse de nous entraîner de fausses pistes en coups de théâtre, nous tournons les pages les unes après les autres et nous allons de surprise en surprise. Je n’en dirai pas plus mais j’ai été scotchée par les retournements de situation et la fin.

Conclusion : lisez ce thriller machiavélique, il vous emportera loin, très loin et vous ne le regretterez pas. J’ai hâte de découvrir les prochaines œuvres de Yan Kellern et j’attends donc son roman d’aventures avec impatience.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Amérindien, #Génocide

Résumé :

« Depuis 1976, Leonard Peltier est incarcéré dans les prisons états-uniennes, inculpé de l'assassinat de deux agents du FBI. Ce militant amérindien, membre de l'AIM (American Indian Movement), a pourtant toujours clamé son innocence. Jugé après un procès truqué et sur la manipulation de preuves, il n'a jamais, jusqu'ici, obtenu la révision de ce procès. Le roman vibrant d'Elsa Sola lui rend la parole, en écho avec celle de John, un journaliste qui souhaite rétablir la vérité historique, tout en évoquant les persécutions dont les Indiens ont été, et sont toujours, victimes aux États-Unis. De nombreuses voix dans le monde se sont élevées en faveur de Leonard Peltier. »

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Le témoignage bouleversant d’une injustice toujours d’actualité !

Ce livre dénonce une injustice qui dure encore aujourd’hui : l’emprisonnement illégal de Leonard Peltier dont le seul crime est de s’être dressé contre ceux qui avaient programmé l’anéantissement des Indiens. Faux témoignages, preuves non crédibles, accusations fausses d’avoir tué 2 agents du FBI, Leonard Peltier est enfermé depuis plus de quarante ans dans les cellules américaines. Et cela malgré des appels du monde entier et des lois américaines qui auraient dû lui permettre de retrouver la liberté. Âgé de 72 ans, sa vie est actuellement menacée par un anévrisme de l’aorte abdominale qui pourrait être opéré mais il se trouve dans une prison de haute sécurité et l’opération lui est donc refusée.

Le récit est court mais percutant. John, un journaliste, donne la parole à Leonard Peltier à travers des cassettes d’enregistrement. Cela commence par un passage à tabac lors de son arrivée à la prison. « Un bon Indien est un Indien mort. » Et lors de son arrestation, la haine du Blanc envers l’Indien est insupportable : « Fais-moi plaisir, l’Indien, fais un geste de résistance, que je puisse t’éclater la cervelle. »

Arraché à sa famille à l’âge de 9 ans pour être placé et éduqué dans un pensionnat qui n’est rien d’autre qu’un camp de discipline destiné à lui faire oublier ses racines, Leonard Peltier retrouve les siens à l’âge de 14 ans. À 19 ans, l’indignation et la révolte qui l’habitent trouvent enfin leur exutoire dans l’action. Il participe activement à L’AIM. « L’AIM, l’American Indian Mouvement, est né dans les années 1970 de la prise de conscience de notre disparition programmée par le gouvernement. Massacres, vols de terres, puis « termination », « relocation », « désindiénisation », quels que soient les termes employés, l’idée générale est l’extermination. » Mais le gouvernement américain ne peut tolérer l'existence de ce mouvement et avec l’aide du FBI, il va s’employer à le détruire. « Les scénarios de la stratégie de neutralisation étaient simples : machination, arrestation, accusation mensongère, tribunal, condamnation arrangée à l’avance avec procès bidon. »

Arrêté, jugé et condamné dans une parodie de procès, Leonard Peltier n’a cessé de clamer son innocence. Il n’a jamais pu faire réviser son procès, ses avocats n’ont jamais eu accès à la totalité des pièces. Aujourd’hui encore on lui refuse les soins médicaux auxquels il a droit.

Je remercie Elsa Solal pour ce témoignage brûlant en faveur de cet homme dont le seul crime est d’être un Indien.

Un Indien qui a fait la danse du soleil est plus fort que la mort car on ne peut plus rien lui prendre et il ne cèdera pas, il peut tout endurer. Et je suis dans la danse du soleil chaque jour… Mais ça, les Blancs ne le savent pas.

- Quel est ton rêve ? me dit-il.
Comme je ne répondais pas, il reprit :
- C’est important d’avoir un rêve, de l’écouter, d’y croire.

Je suis frappé par leur lien à la nature, le respect de l’autre, le sens des gestes et des chants, c’est une véritable sagesse.

Nous mettions en péril le profit des multinationales qui voyaient notre terre sacrée comme leur fief de production et voulaient faire main basse sur le charbon, l’or, l’uranium…

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