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Les livres de Goéwin

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Nouvelle, #Suspense, #Policier, #Littérature, #Thriller psychologique

Résumé :

"Écrire une nouvelle, c'est tenter, en quelques lignes, de donner vie à un personnage, de faire passer au lecteur autant d'émotions qu'en plusieurs centaines de pages.
C'est en cela que la nouvelle est un genre littéraire exigeant, difficile et passionnant."
Karine Giebel

 

« Partir sans lui dire au revoir.
Parce que je me sens incapable d'affronter ses larmes ou de retenir les miennes.
L'abandonner à son sort.
Parce que je n'ai plus le choix.
(...)
Je m'appelle Aleyna, j'ai dix-sept ans.
Aleyna, ça veut dire éclat de lumière.
(...)
J'ai souvent détesté ma vie.
Je n'ai rien construit, à part un cimetière pour mes rêves.
Là au moins, on ne pourra pas me les voler. »


Si les romans de Karine Giebel sont parmi les plus lus en France et ont fait le tour du monde, celle-ci excelle depuis quelques années dans un genre tout aussi exigeant : la nouvelle, où elle condense en quelques pages seulement toute la force de ses romans. D'OMBRE ET DE SILENCE réunit huit textes, dont certains sont inédits et d'autres restés jusqu'à aujourd'hui très confidentiels. Voici l'occasion de (re)découvrir Karine Giebel intensément, grâce à ce recueil de nouvelles noires, humaines, engagées...

 

Mon avis : ♥ ♥

De l’émotion à l’état brut.

« Aleyna » Aleyna, 17 ans, d’origine turque, s’est enfuie chez Sam pour échapper à son mariage. Une nouvelle qui prend aux tripes. On voudrait tellement qu’elle s’en sorte.

« Aurore » Quand le désespoir, la cruauté des autres font de vous un assassin.

« Ce que les blessures laissent au fond des yeux » Par amour, sa vie n’est qu’une lente descente aux enfers.

« J’ai appris le silence » Une vengeance implacable née de l’injustice et de la haine.

« L’été se meurt » Amour, folie…

« L’homme en noir » Le passé réinventé.

Edgar Degas, Intérieur dit aussi Le Viol, vers 1868-1869

« L’intérieur »

« Le printemps de Juliette » Des vies brisées.

En quelques pages, Karine Giebel parvient à donner vie à ses personnages, une densité et une épaisseur telles, qu’ils vous marquent au fer rouge tant ils deviennent réels. Qu’il s’agisse de dénoncer l’horreur des crimes d’honneur, le monde cruel et sans pitié des adolescents, les abus de certains propriétaires ou les ravages d’une agression, l’auteure gagne son pari. Elle n’a pas besoin de centaines de pages pour nous procurer de l’émotion à l’état brut. Chaque nouvelle évoque un monde à part entière. C’est un condensé des souffrances engendrées par la violence, la misère, la solitude, la mort, la folie… Karine Giebel a une écriture limpide, ses mots font mouche à chaque fois, ses descriptions sont d’un réalisme brutal et la psychologie de ses personnages est admirablement dépeinte.

Je remercie NetGalley et les Éditions Belfond pour l’envoi de ce Service Presse.

Des nouvelles qui font mal tant elles rapportent des faits malheureusement bien trop présents dans notre monde.

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