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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Fantasy, #Humour

Résumé :

Avec Le chevalier à la canne à pêche, nous sommes au cœur d’un innombrable dispositif d’existence de la littérature fantasy. Le monde est peuplé de formes de vies diverses : des fées, des harpies, des gnomes, des farfadets, un dieu, des géants, des morts-vivants, des revenants cycliques, des anges, des humains, des gorgones et un tas d’autres figures indéfinies. Tous ces « gens » coexistent pour le meilleur et le bien pire. La violence est omniprésente. Violence belliqueuse, violence des passions, violence de la vulgarité, violence de la magie, violence des poussées de rationalité, même. Et c’est le grand conflit intercontinental. Un puissant archange œuvre avec ses fantassins et ses angelots kamikazes à envahir le continent sur lequel notre œil se pose. Un Oracle œuvre à le défendre. Un groupe d’hirsutes compagnons et compagnes sont en quête. Et roule le tonnerre de la vie et du cycle de la guerre, ni bons ni méchants, juste... étants.

Cet ouvrage échevelé, picaresque, bigarré, pourléchant, fantasy en un mot, fonctionne comme une bande dessinée ou un jeu vidéo. Le scénario en est solidement ficelé, savoureusement cohérent. L’écriture est à la fois grandiose et précise. Les scènes d’action sont enlevantes, magistralement peintes, superbement dirigées, magnifiquement visualisables. Les personnages sont attachants. Ils ont une psychologie, ce qui est loin d’être un luxe au sein du contexte en cause. Voici incontestablement une occasion de bien jubiler, dans l’épanouissement d’un genre immense qui établit cette solide jonction entre le fantastique contemporain et les vieux contes folkloriques que nous narraient autrefois les bonshommes et les bonnes femmes sans dents autour du feu de camp ou sous la tente clanique. Oui, oui, c’est magique : les pages se tournent toutes seules...

À l’âge de 33 ans, à l’occasion d’une longue convalescence, Guilhem se met sérieusement à sa passion d’écrire et trouve en un an un éditeur pour son premier roman écrit dans le genre Soft SF et intitulé La plante verte. Il s’improvise aussi scénariste et DonJon Legacy, une série de Bad Fantasy, commence à être diffusée en 2016. Le chevalier à la canne à pêche, le deuxième roman de Guilhem, s’inscrit dans le même genre, mais est une histoire bien distincte de sa série. Guilhem s’amuse toutefois à faire s’y croiser des éléments et personnages de ses deux univers.

 

Mon avis :

Un livre pour tous les amoureux de fantasy humoristique et de Terry Pratchett.

Sélène une petite fille de 11 ans, orpheline, d’une maladresse ahurissante, a un talent extraordinaire pour s’attirer des ennuis. Du coup, elle a un mystérieux protecteur amoureux secret qui vient à son aide. Elle ne l’a jamais vu mais est persuadée, après déductions, qu’il s’agit de Tylsä, un garçon un peu plus âgé qu’elle et elle lui demande de devenir son mari. Mais Tylsä va se retrouver engagé dans l’armée. Sélène décide alors de partir à sa recherche, suivie par son véritable amoureux et protecteur, Lupin.

Le monde créé par Guilhem est totalement démentiel, d’une démesure foisonnante. Nos héros humains Sélène et Lupin vont être emmenés à cheminer avec At Coum un teignome, Sthéna une gorgone,  Anorin un revenant qui parle en vers, Geungshi un mort-vivant, Le Prof un ours-nandi, les cinq compères à la recherche d’un trésor. Ils vont être confrontés à un Archange belliqueux, des angelots transformés en kamikazes, des paladins, des orcs, des ogres, des anges et des elfes chevauchant des licornes, un Oracle, des fées, des harpies, un Dieu… et j’en oublie certainement. Durant ce voyage, Sélène se découvrira dotée d’une magie d’une puissance extraordinaire et Lupin suite à sa rencontre avec une ondine va voir sa vie complètement transformée.

Guilhem a une écriture jubilatoire, un style flamboyant. C’est haletant, surprenant, intense et très bien écrit. C’est cocasse et violent, c’est un véritable feu d’artifices. Les affrontements sont grandioses, épiques. Je n’ai pas vraiment accroché à l’histoire et j’ai eu un peu de mal à terminer ma lecture, l’univers de l’auteur étant peut-être un peu trop fou pour moi mais je suis certaine qu’il ravira tous ceux qui aiment Terry Pratchett.

Un livre original, un auteur d’une imagination débordante, des personnages de fantasy qui font flèche de tout bois.

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