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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Thriller psychologique, #Psychiatrie, #Schizophrènie, #Roman noir

Résumé :

« Régis aime la littérature et l'automne, les décibels et l'errance. Il n'a pas choisi le mal qui le ronge. Vivant la plupart du temps en lui-même, il perçoit une réalité déformée et angoissante, où tout fait sens. Dans sa psychose, il s'accroche à de fragiles repères : des personnages sans nom, des impressions sans fondement, des chansons sans espoir... Pourtant, peu de temps avant les attentats du 13 novembre 2015, le retour d'un mystérieux persécuteur va faire vaciller son équilibre précaire... Jusqu'au point de non-retour. »

Mon avis :

Bouleversant, perturbant et totalement addictif !

Lire « Régis » c’est plonger dans l’univers d’un hôpital psychiatrique et surtout dans le quotidien de Régis, dans ses délires, ses combats pour tenter de s’en sortir. Régis est attachant, fragile et il nous attire dans son monde de malade psychotique. Nous faisons sa connaissance alors qu’il vient de quitter l’isolement — après une tentative d’assassinat de Prédateur — et fête ses 32 ans. C’est aussi le jour des attentats sur Paris et au Bataclan. Régis est très sensible à tout ce qui se passe autour de lui et il passe tout « au prisme de ses interprétations ». Il adore la musique très sombre. James Osmont rythme le récit avec les paroles traduites des morceaux qu’écoute Régis et qui apportent un nouvel éclairage à ses délires.

Régis a un seul ami, Amine, qui lui rend visite régulièrement et jamais ne le juge. Il lui apporte de nouveaux morceaux de musique et lui partage également les actualités. Et j’ai beaucoup aimé que l’auteur dénonce le pouvoir tout-puissant des médias qui nous manipulent, l’instrumentalisation de l’islam mais aussi les carences du système carcéral et psychiatrique.

Et puis il y a Sandrine, l’infirmière psychiatrique qui suit Régis et qui progressivement a perdu le recul nécessaire à une soignante. Quand elle prend conscience qu’elle s’est trop attachée à Régis, il est déjà trop tard.

Je n’en dirai pas plus car je ne veux pas spoiler mais c’est un roman d’une incroyable richesse. James Osmont a une écriture pleine de poésie et on sent le vécu derrière chaque phrase. Je suis émerveillée par tout le travail qu’il a fait pour trouver les paroles de chansons qui collent au récit, pour ses traductions et pour la playlist qu’il nous a offert. Mention spéciale pour la couverture du roman qui nous met tout de suite dans l’ambiance.

Régis restera pour moi un petit frère que je n’oublierai pas tant son histoire m’a fascinée mais aussi touchée, bouleversée. Et je vais m’empresser de lire Sandrine.

Le temps emporte sur son aile et le printemps et l’hirondelle, et la vie et les jours perdus. Tout s’en va comme la fumée. L’espérance et la renommée.

Alfred de Musset « À Juana » Premières poésies.

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