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Les livres de Goéwin

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Essai, #Psychologie, #Psychiatrie, #Psychanalyse, #Témoignage, #Médecine

Résumé :

« - Et vous, qu'est-ce que vous faites dans la vie ? - Eh bien, je suis psychiatre. Très souvent, j'observe que mon interlocuteur a un léger mouvement de recul... »

Les psychiatres suscitent de la méfiance ; ne sont-ils pas un peu manipulateurs ? Et puis, comment être sûr de choisir le bon ?

Avec beaucoup de bienveillance et de pédagogie, le docteur Sylvie Wieviorka donne des clefs pour ouvrir les bonnes portes : quelles sont les questions importantes à se poser avant de consulter ; à qui s'adresser (psychiatre, psychothérapeute, psychanalyste...) ; les avantages et les limites des différentes thérapies.

Au travers de cas pratiques vécus, elle nous fait entrer dans le huis-clos fascinant entre le psychothérapeute et son patient, et dans sa propre tête, ses questionnements, ses doutes et les solutions trouvées.  

Un livre dont la lecture fait déjà du bien.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Un livre qui peut répondre à certaines questions.

Tout d'abord, je remercie Babelio Masse Critique ainsi que les Éditions HumenSciences pour l'envoi de ce livre en service presse.

Que l’on recherche un psy ou que l’on en rencontre un, le premier réflexe n’est pas celui d’une confiance illimitée. Le ou la psy intrigue, inquiète, il semble être en possession d’un savoir mystérieux qui nous rendrait totalement vulnérable et transparent à ses yeux. Le Dr Sylvie Wieviorka remet les pendules à l’heure avec beaucoup de finesse.

Cela paraît bête à dire mais derrière un psy se trouve d’abord un être humain avec sa vie et ses croyances. Sylvie Wieviorka est médecin psychiatre, formée à la psychothérapie familiale et spécialisée dans les soins aux toxicomanes. J’ai énormément apprécié tout ce qu’elle nous a partagé sur sa vie personnelle. Dès les premières pages, nous découvrons la femme qu’elle est et le chemin qui l’a menée à devenir psychiatre.

Elle nous explique ensuite les différences entre psychologue, psychiatre et psychanalyste ; elle nous aide également à nous retrouver entre les diverses psychothérapies — nous retrouvons des noms célèbres tels Freud, Bernheim, Charcot, Dolto, etc. — et nous précise les questions à nous poser avant d’opter pour une méthode et de choisir de suivre une psychothérapie. Elle nous dresse un tableau historique des différentes méthodes, de leur évolution. Elle nous offre même un chapitre très intéressant sur le développement personnel et la méthode Coué. Et puis, surtout, elle nous donne des exemples, elle nous partage son vécu, ses rencontres avec certains patients, ce qui rend la lecture passionnante.

La plume de Sylvie Wieviorka est précise, ses mots bien choisis, le ton juste et frappant. Le vocabulaire n’est pas trop spécialisé, encore qu’un dictionnaire ne soit pas inutile. Elle dépeint à merveille la psychologie de ses patients et a su choisir ses exemples pour que nous nous sentions concernés et nous faire réfléchir. Le lecteur découvrira en particulier qu’il n’est pas nécessaire d’être malade pour consulter et qu’une psychothérapie peut être entreprise pour aider à supprimer ou soulager une souffrance. Elle nous parle également de l’importance de l’empathie.

Pour conclure, un livre très intéressant qui m’a touchée. C’est une sorte de guide pratique qui intéressera non seulement ceux qui envisagent de consulter mais aussi tous ceux qui s’interrogent sur le métier.

■ Date de parution : 06/01/2021

■ Collection Quoi de neuf en sciences?

■ EAN : 9782379313202

■ Nombre de pages : 208

■ Prix Broché : 18.00 €

■ Prix Kindle et epub : 12,99 €

Il y a un dicton qui dit : « On sait ce que l’on perd, on ne sait pas ce que l’on trouve. » Cet adage se vérifie en thérapie : la souffrance est ce qui pousse les patients à vouloir un changement, mais la crainte de ce même changement est ce qui les en empêche.

Dans la tête de ma psy et comment choisir le sien, p 32

Mon travail consiste pour partie à remettre en mouvement les capacités des personnes qui s’adressent à moi, d’augmenter la palette des choix possibles, de sortir de la répétition sans jugement de valeur.

Dans la tête de ma psy et comment choisir le sien, p 38

L’importance de l’empathie. Même un chien peut être thérapeutique, si sa présence console de la solitude et de la tristesse.

Dans la tête de ma psy et comment choisir le sien, p 89

L’empathie, qui est la reconnaissance et la compréhension des sentiments et des émotions des autres individus, est une qualité utile pour être un thérapeute convenable. Cela ne s’apprend sans doute pas : il y a des empathiques nés. Mais les expériences vécues en formation peuvent contribuer à développer les capacités empathiques des étudiants. Se mettre à la place de l’autre participe de ce processus. Le travail sur soi, qu’il soit mené en thérapie ou en formation, va aider le futur psy à ne pas se vivre comme étant d’une nature différente des personnes qu’il aura en charge et à mieux appréhender ce qu’elles pensent et ressentent.

Dans la tête de ma psy et comment choisir le sien, p 117

Il reste ce que l’on appelle la « manipulation vertueuse ». Cela consiste à utiliser les techniques connues de manipulation pour le bien de celui auquel elles s’appliquent. À l’acmé de l’épidémie de Covid, on peut considérer que l’intense communication fondée sur la peur s’est apparentée à de telles pratiques. Égrener tous les soirs la litanie des morts et des malades en réanimation, montrer à la télévision des services hospitaliers débordés a largement contribué à faire accepter au plus grand nombre les rigueurs du confinement pour sauver des vies.
Pour un psy, le fait d’avoir pour mandat et pour objectif de soulager la souffrance autorise le recours à des techniques de psychothérapie que l’on peut considérer comme manipulatoires.

Dans la tête de ma psy et comment choisir le sien, p 136-137

Pourquoi changer si cela doit vous obliger à occuper une place qui ne vous convient pas ? La souffrance est pénible mais elle apporte son lot de bénéfices secondaires — prise en charge par les autres, possibilité de refuser les responsabilités, être celui qu’on plaint — auxquels il peut être difficile de renoncer.

Dans la tête de ma psy et comment choisir le sien, p 152

Ce n’est pas la même chose que le sentiment d’incurabilité d’une personne dépressive, qui ne met pas en cause les capacités du psy mais est en rapport avec la profondeur du vécu dépressif.

Dans la tête de ma psy et comment choisir le sien, p 163-164

Un livre, un morceau de musique, une odeur peuvent nous apporter l’apaisement et nous donner le courage d’affronter les difficultés.

Dans la tête de ma psy et comment choisir le sien, p 165

Je ne crois pas que l’absence de contrainte soit synonyme de liberté. La liberté consiste à choisir les contraintes que l’on s’impose.

Dans la tête de ma psy et comment choisir le sien, p 192

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance MM, #Homosexualité, #Amitié, #Amour, #Loup, #Loup-garou, #Homophobie, #Fantasy, #Romance contemporaine

Résumé :

Yanaël est un jeune loup-garou particulier : ses dons, tout autant que sa personnalité, le rendent unique. Exclu de son clan, il se retrouve seul et livré à lui-même. Il ne peut compter que sur Loup, son alter ego lupin, qu’il adore et avec qui il partage un lien inaltérable. Après deux ans passés à tenter de se construire une nouvelle vie, un changement dans son ancienne meute vient bouleverser son existence.

Adam, Second de l'Alpha, semble prêt à tout pour l’aider à trouver sa place parmi les siens. Pourtant, les dangers rodent, sournois et impitoyables.

Ses talents et le soutien de ses nouveaux amis seront-ils suffisants pour lui permettre de relever et remporter les défis qui jalonnent sa route ?

Texte déjà publié sous le titre "Loup"

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! L’amour de deux loups d’exception, la rencontre de deux âmes sœurs au sein d’une meute extraordinaire, j’ai adoré !

J’ai découvert Nathalie Marie avec Loup, ce premier tome des Lopcande et j’ai immédiatement eu un coup de cœur. Depuis, j’ai lu presque tous ses livres publiés et c’est toujours un coup de foudre quand ce n’est pas un méga coup de cœur. J’adore la plume de cette auteure, toute de délicatesse, de tendresse et d’humanité. Je ne m’en lasse pas.

Yanaël est un jeune homme courageux qui tente de survivre au mieux depuis qu’il a été chassé injustement de sa meute. Une rencontre imprévue avec Adam, le nouveau Second de son ancienne meute, lui offre la possibilité de renouer avec sa famille, son ami Siam, de retrouver sa vie. Mais rien n’est simple, une partie de ceux qui sont responsables de son bannissement est toujours présente. De plus, le monde des loups est sauvage et violent. Le danger est partout.

J’ai adoré ce premier tome des Lopcande. Yanaël ne ressemble à personne, il possède des dons qui le mettent à part ainsi qu’une sensibilité qui font de lui un être unique. Adam ne croyait pas qu’un être comme lui pouvait exister, « ni soumis ni dominant, sans véritable violence, juste dévoué au bien de la meute et de chacun de ses loups. » Et comme si cela ne suffisait pas, il semblerait que Yanaël soit plus qu’un loup de la meute, qu’un lien tout à fait spécial existe entre lui et Adam. De plus, chacun d’eux a une relation particulière, exceptionnelle avec son loup.

Je suis tombée amoureuse de Loup, l’alter ego lupin de Yanaël. Leurs dialogues et leurs interactions sont savoureux. Loup a un caractère aussi affirmé que Yanaël et ses commentaires sont à mourir de rire, tout particulièrement son « miam » quand il parle d’Adam. C’est plein de tendresse, d’humour et il n’hésite pas à botter les fesses de Yanaël quand il le faut. Il ne le laisse pas fuir la réalité et l’oblige à faire face à ses sentiments, ses désirs.

Adam est également un personnage passionnant et attachant, un loup d’envergure avec tous les dons d’un Alpha et encore bien plus : un homme d’une profonde bonté, intensément masculin, hyper-protecteur et possessif avec Yanaël, mais aussi très respectueux et attentionné. Il joue un rôle de première importance au sein de la meute. Le repas d’Adam avec Yanaël, leurs échanges sont un régal. Leur relation promet, ils ont chacun du caractère et Yanaël n’a pas l’intention de se laisser faire et Adam le dominant va devoir apprendre à compter avec lui.

Un autre loup exceptionnel, c’est Siam, l’ami de Yanaël. Leur amitié est belle à voir ; leur délicatesse l’un envers l’autre, le respect de l’autre, de ses sentiments, mais aussi l’honnêteté de leur relation amicale, sans faux-semblants. C’est simple, on ne peut que rêver de vivre une telle relation.

Et que dire de Sihat, leur Alpha à tous ? Il est d’une telle humanité et sagesse, le bien de ses loups, de sa meute, sont sa priorité. Quant aux « méchants », eh bien, ils sont vraiment méchants et je n’ai eu aucun mal à les détester et à me réjouir de leur sort.

Tout m’a plu dans ce livre, en commençant par la couverture qui est superbe. Chaque chapitre est introduit par quelques vers qui donnent le ton, c’est très plaisant. J’ai énormément apprécié les relations qui unissent les différents protagonistes, leur amitié, le respect qu’ils se montrent et l’humour de leurs répliques.

Nathalie Marie a une plume addictive. Il m’a été presque impossible d’arrêter ma lecture, chaque chapitre donnant envie de lire le suivant. L’intrigue est superbe et j’ai énormément aimé les valeurs portées par les différents personnages.

Au final, je me répète, mais je n’ai qu’un mot ou plutôt deux : j’ai a-do-ré. Je ne peux que vous conseiller cette lecture pour vous faire votre propre opinion en espérant que comme moi, vous succomberez à la magie Nathalie Marie et au charme de ses loups.

■ kindle et ebook : 5,99 €

■ broché : 17 €

Le destin se manifeste comme bon lui semble. C’est sa liberté et son droit de le faire. Nous n’avons pas notre mot à dire là-dessus.

§ 3 Loup Les Lopcande Tome 1 Yanaël

Il avait oublié que son devoir résidait dans la protection de ses loups, de tous ses loups. Faire du mal à un soumis était impensable, négliger Yanaël et ses dons l’était tout autant. Les personnes rares devaient être défendues, au péril de sa vie si nécessaire. Elles étaient un atout irremplaçable, une richesse.

§ 4 Loup Les Lopcande Tome 1 Yanaël

Nous sommes des frères, nous sommes une famille, il ne devrait pas y avoir de distance. L’autorité devrait toujours s’imposer avec respect. Elle est parfois arbitraire, violente, mais ne devrait jamais être mépris.

§ 4 Loup Les Lopcande Tome 1 Yanaël

La confiance ne se construit pas en un jour, pour personne.

§ 8 Loup Les Lopcande Tome 1 Yanaël

Les insultes sont l’arme des faibles.

§ 9 Loup Les Lopcande Tome 1 Yanaël

L’homosexualité n’est pas une tare, encore moins un signe de faiblesse. J’exige de chacun d’entre vous de l’ouverture d’esprit. Nous sommes au vingt-et-unième siècle, je ne tolérerai pas que l’on martyrise qui que ce soit sous prétexte qu’il est différent.

§ 17 Loup Les Lopcande Tome 1 Yanaël

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ferrari F12 Berlinetta, la voiture d'Adam pour se rendre en Espagne

 

Grenade — Espagne

 

Quartier de l'Albaicìn, Grenade, où se réfugie Adam après avoir été blessé.

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Vengeance, #Trahison, #Cataphilie

Résumé :

Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l'écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place…
Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises…
Un thriller haletant où vont s'entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥

Vengeance et trahison au cœur d’un Lyon ésotérique

Tout d’abord, je remercie Joël et les Éditions Taurnada qui m’ont envoyé « Une Arête dans la gorge » en service presse au format numérique. Grâce à eux, j’ai découvert une face mystérieuse de la Ville des Lumières, Lyon.

Après un an et demi d’absence, le commandant Nathalie Lesage reprend du service à la Criminelle de Lyon et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas vraiment la bienvenue. Sa nouvelle commissaire, Pauline Clément, une véritable peau de vache, n’apprécie guère son arrivée et ne se gêne pas pour le lui faire sentir. Elle a décidé de la tenir à l’écart des deux brigades existantes et de lui confier une jeune recrue sortant tout juste de l’école, le lieutenant Cyrille Savage.

Heureusement pour elle, dès le premier jour, elle est appelée sur une scène de crime. Un médecin généraliste a été sauvagement massacré. Et ce premier meurtre sera suivi d’autres tout aussi horribles. Nathalie Lesage va se retrouver plongée dans une enquête difficile ; en plus de ses difficultés d’intégration, elle devra faire face à des sociétés secrètes mais aussi découvrir le Lyon historique, sans oublier le souterrain, avec ses catacombes et ses arêtes de poisson.

Une fois de plus, Christophe Royer m’a bluffée par son important travail de recherche, ce qui rend la lecture passionnante. Son écriture est fluide, efficace. Le rythme est soutenu et le suspense ainsi que les révélations durent jusqu’à la fin. C'est simple, une fois qu'on a terminé un chapitre, on n'a qu'une envie, lire le suivant.

Le commandant Nathalie Lesage est une femme de caractère, très intéressante par ses fragilités. J’ai énormément apprécié son attention et sa gentillesse envers son co-équipier, le lieutenant Cyrille Savage, sa manière de lui apprendre le métier. Quant à Cyrille, c’est un estomac sur pattes et une personnalité attachante. Malgré sa jeunesse, il est d’une redoutable efficacité et son implication dans son travail vont faciliter l’intégration de Nathalie. Ils forment un duo de choc et Cyrille apporte une note de légèreté à l'enquête.

Et puis, il y a la ville de Lyon, qui est un « personnage » à part entière avec ses catacombes, le mystère de ses « arêtes de poisson ». L’auteur nous décrit cette ville de manière tellement vivante qu’on a l’impression d’y être. De plus, ses descriptions sont captivantes et donnent envie de découvrir par soi-même la Ville des Lumières et ses mystères.

J’ai été surprise de mon ressenti envers le meurtrier. Paradoxalement et malgré l’horreur de ses actes, il m’a touchée et je n’ai pu m’empêcher de le plaindre, non que j’approuve ses crimes mais sa détresse ne m’a pas laissée insensible.

« Une Arête dans la gorge » est le second opus où apparaît le commandant Nathalie Lesage. Même s’il peut se lire séparément, je pense qu’il vaut mieux d’abord lire « Lésions intimes » pour mieux l’apprécier. En conclusion, un thriller addictif impossible à lâcher que je recommande à tous ceux qui aiment les bons thrillers.

10,95 € - Format papier - 384 pages - ISBN 978-2-37258-082-3
6,49 € - Format EPUB / KINDLE - ISBN 978-2-37258-083-0

Lyon

 

Lyon

 

Hôtel de Police Marius Berliet

 

Le Vieux Lyon et ses traboules

 

Les traboules

 

La franc-maçonnerie à Lyon

 

 

 

 

Souterrain de l'Intrépide

 

Arête de poisson

 

Feuilles de coca

 

Véhicule blindé

 

La Croix-Rousse

 

La Bodeguita Cubana

 

La Bodeguita Cubana

 

Les Sarrazinières

 

L’église Saint-Bernard

 

L'église Saint Bernard

 

le réseau des Fantasques

 

Le Gros Caillou

 

La galerie du Gros Caillou

 

Le souterrain des ossements

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Thriller psychologique, #Jalousie, #Vengeance, #Mensonges, #Jumeaux

Résumé :

La jeune Maya, une rousse sulfureuse, tombe en panne un soir d’été devant la grille de la Giraudière, un manoir perdu en pleine campagne tarnaise. Elle y est accueillie.

Mais, à peine installée dans cette étrange demeure où vit la famille Rascol, la « belle aux yeux de chatte » va jouer de sa séduction pour exacerber tous les conflits latents. Aucun membre de cette grande fratrie n’échappera à son emprise.

Quelques jours plus tard, elle disparaît de façon subite et inexpliquée… Avec les taches de sang laissées sur le tapis et les murs, sa chambre a tout d’une scène de crime.

Qu’est-il advenu de Maya ?

Une intrigue psychologique où jalousie et vengeance distillent un suspense angoissant.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

 

Une intrigue diabolique aux multiples rebondissements et une fin hallucinante.

Je remercie Babelio Masse Critique ainsi que les Éditions L’Archipel pour l’envoi de ce service presse dont la lecture m’a captivée.

Comme tous les ans, tous les membres de la famille Rascol se retrouvent au manoir familial au grand déplaisir de Stéphane qui y habite toute l’année et qui voit sa tranquillité troublée durant les vacances d’été. Stéphane est un écrivain qui a rencontré un énorme succès à la sortie de son premier roman. Depuis il s’est montré incapable d’écrire un nouveau best-seller. Son frère Frédéric est un avocat de renom, marié à Valérie, une femme superficielle qui fait tout son possible pour retarder les méfaits de l’âge. Ils sont les parents des jumeaux, Marion et Hugo. Tous les deux ne brillent guère dans leurs études et Marion vient de rater de peu son agrégation. Son autre frère, Clément, employé des Pompes Funèbres, est considéré comme le raté de la famille. Il a épousé Agnès et ils forment un couple heureux en ménage. Mathieu, leur fils, est un surdoué de vingt-deux ans qui vient de passer avec succès le concours de l’internat en médecine. Seuls Clément, Agnès et Mathieu sont des personnages sympathiques et attachants. Tous les autres se montrent vraiment détestables.

L’ambiance qui est déjà tendue va se détériorer avec la rencontre d’Hugo avec Maya, rousse flamboyante à la beauté envoûtante, sosie de Vivien Leigh qui joue Scarlett dans « Autant en emporte le vent ». Maya se trouve immobilisée par la panne de sa voiture non loin du manoir Rascol. Hugo l’invite à y résider le temps que prendra la réparation du véhicule. En l’introduisant dans sa famille, Hugo ignore qu’il vient de faire pénétrer le loup dans la bergerie. Maya est une redoutable manipulatrice, d’une intelligence supérieure et qui, malgré sa jeunesse, a une grande connaissance de la psychologie humaine. L’ambiance qui n’était déjà pas bonne va rapidement se détériorer. Elle va tisser sa toile telle une araignée diabolique et jouant de sa séduction, va monter les membres de la famille Rascol les uns contre les autres, dévoilant les haines et jalousies latentes. Aucun des membres ne lui échappera jusqu’à ce qu’elle disparaisse mystérieusement, ne laissant derrière elle qu’une mare de sang, laissant supposer le pire.

« Écrit dans le sang » est un thriller psychologique qui se dévore et je ne suis pas ressortie indemne de ma lecture. Edmonde Permingeat joue avec nos nerfs, multiplie les fausses pistes et rebondissements. Bien que la majorité des personnages soient antipathiques, il m’a été impossible de lâcher ma lecture tant j’étais subjuguée par l’intrigue et impressionnée par le savoir-faire de l’auteure. C’est incroyable la vitesse à laquelle monte la violence. Les caractères se dévoilent et les failles de chacun se révèlent impitoyablement. Le suspense est époustouflant, l’écriture limpide et simple, les scènes décrites sont d’une grande puissance et ne m’ont pas laissée indemne. L’émotion et l’angoisse ne cessent d’aller crescendo jusqu’à la fin qui est tout simplement hallucinante.

Je ne connaissais pas Edmonde Permingeat mais, « Écrit dans le sang » m’a donné envie de découvrir ses autres ouvrages et de la suivre. Honnêtement, je vous invite à le lire et à vous faire votre propre opinion.

Les informations utiles

  • Parution : 9 juillet 2020
  • Versions : numérique et broché
  • Pages : 416
  • Prix version numérique : 14, 99 €
  • Prix version brochée : 20 €

Les liens d’achat

  • Amazon Kindle : https://www.amazon.fr/%C3%89crit-dans-sang-Edmonde-Permingeat-ebook/dp/B087Z23973/
  • Amazon Broché : https://www.amazon.fr/%C3%89crit-dans-sang-Edmonde-Permingeat/dp/2809828296/
  • Kobo : https://livre.fnac.com/a14062579/Permingeat-Edmonde-Ecrit-dans-le-sang?NUMERICAL=Y#bl=FA_ebook
  • Éditeur : http://www.editionsarchipel.com/livre/ecrit-dans-le-sang/

 

Vivien Leigh dont Maya est le sosie.

 

Vivien Leigh, Scarlett O'Hara dans "Autant en emporte le vent"

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Parution, #Sortie, #Précommande, #Caroline Costa

 

♥ Notez bien la date du 13 novembre ! ♥
C'est la sortie de « Pauline : (Gang of Girls) -1 ».

 

 
Il vous reste 4 jours pour bénéficier du prix de la précommande... Je dis ça je dis rien...
 
Résumé :
 
Son défi à elle : lui faire accepter son héritage…
Sa volonté à lui : le refuser en bloc !
Après le décès de son mentor, un homme influant du monde de la finance, Pauline n’hésite pas à tout entreprendre pour faire respecter ses dernières volontés.
Chanteur à succès, Grégoire ne veut pas quitter sa vie confortable aux Antilles en acceptant les termes du testament.
Il pense pouvoir se débarrasser de Pauline facilement.
Grossière erreur !
Leur première rencontre est électrique.
Mais est-ce vraiment la toute première fois qu’ils se voient ? Pourquoi cette impression de déjà-vu entre eux ?
Alors tentés ? Moi je n'ai pas pu résister... 😉😍😂

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Publié le par Goéwin
🤔 Qui ne connaît pas encore le commandant Gabriel Gerfaut, ses enquêtes prenantes, ses adjoints Adriana Guivarch et Paul Castani ? Honnêtement, le lire c'est l'adopter ! Et vous ne pourrez plus qu'attendre avec impatience la suite des enquêtes. En plus, pour commencer, la première enquête "Que son règne vienne" est en promotion à 2,99 € durant tout le mois d'octobre.
Pour tout savoir sur la série, suivez le lien : https://bit.ly/36lsuhk
Alors, n'hésitez plus, lancez-vous, vous ne le regretterez pas ! 😉
Vous ne connaissez pas encore cette série ? Ni Gabriel Gerfaut ? Aucune de ses enquêtes ? C’est franchement dommage, surtout si vous aimez les thrillers !
Rejoignez les milliers de lecteurs devenus addicts des enquêtes du commandant Gabriel Gerfaut et vous verrez qu’il y en a pour tous les goûts : Des meurtres horribles dans la Bretagne mystérieuse… Une loge maçonnique venue du passé… Un tueur barbare poursuivi jusque dans la jungle amazonienne… Quand une enquête se heurte au fantôme d’un vicomte du XVIIIe siècle… Et si la Bête du Gévaudan était de retour ?... Quand une cathédrale devient une scène de crime… Le Vatican et ses sombres mystères… Encore aujourd’hui, un samouraï doit savoir défendre son honneur… La ville d’Amiens terrorisée par un tueur en série de jeunes filles… et enfin, quand Gerfaut doit enquêter au cœur d’une citadelle maudite et hantée ! Tel est le programme des dix épisodes parus à ce jour. N’oubliez pas le prequel sur les débuts du commandant Gerfaut au sein de la Crim’ et bientôt, celui qui vous racontera l’arrivée de son assistante, Adriana Guivarch (à paraître le 27/11/2020).
En numérique ou broché, vous suivrez les aventures d’un flic pas comme les autres, souvent angoissantes, parfois terrifiantes, mais toujours remplies de suspense et d’action. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous en saurez plus sur la genèse de cette saga, les personnages, toutes les infos utiles et même comment rejoindre la communauté de lecteurs où se réunissent les fans de la série.
Bonne lecture et belle fin de journée !
■ Découvrir La série : https://bit.ly/36lsuhk
 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Essai, #Histoire, #Psychologie, #Journalisme, #Préjugés, #Société, #Science, #Nature humaine

Résumé :

" L'ouvrage de Rutger Bregman m'a fait voir l'humanité sous un nouveau jour ", Yuval Noah Harari, auteur de Sapiens.

Ce livre expose une idée radicale.

C'est une idée qui angoisse les puissants depuis des siècles. Une idée que les religions et les idéologies ont combattue. Une idée dont les médias parlent rarement et que l'histoire semble sans cesse réfuter.

En même temps, c'est une idée qui trouve ses fondements dans quasiment tous les domaines de la science. Une idée démontrée par l'évolution et confirmée par la vie quotidienne. Une idée si intimement liée à la nature humaine qu'on n'y fait souvent même plus attention.

Si nous avions le courage de la prendre au sérieux, cela nous sauterait aux yeux : cette idée peut déclencher une révolution. Elle peut mettre la société sens dessus dessous. Si elle s'inscrit véritablement dans notre cerveau, elle peut même devenir un remède qui change la vie, qui fait qu'on ne regardera plus jamais le monde de la même façon.

L'idée en question ?

La plupart des gens sont bons.

Captivant et inspirant, formidable succès partout dans le monde, Humanité ouvre avec humour, sérieux et pédagogie de nouveaux horizons. Et si nous étions plutôt bons ? Et si un livre pouvait changer le monde ?

 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Un livre réjouissant ! « La plupart des gens sont bons » !

Voilà un livre que je ne suis pas près d’oublier et qui va avoir une place de choix dans ma bibliothèque. Je remercie chaleureusement Pierre Krause de Babelio Masse Critique ainsi que les Éditions du Seuil pour m’avoir adressé ce livre en service presse. Sans eux, je serais certainement passée à côté et j’aurais manqué une véritable pépite.

Rutger Bregman

La lecture de ce livre a battu en brèche nombre de mes préjugés et a confirmé beaucoup de mes intuitions. Rien n’est plus gratifiant qu’un livre qui vous donne raison 😀 Ma famille me dit souvent que je suis naïve mais grâce à Rutger Bregman, je découvre qu’en fait je suis plutôt réaliste et que ma vision de l’humanité n’est pas si utopique que ça.

Il me semble que la citation de Bertrand Russel (mathématicien et philosophe britannique 1872-1970) résume à merveille la façon dont l’auteur nous démontre scientifiquement son idée, à savoir que « la plupart des gens sont bons » : « Lorsque vous étudiez quelque chose, ou approchez quelque philosophie que ce soit, demandez-vous simplement quels sont les faits et quelle vérité ces faits corroborent. Ne vous laissez jamais distraire par ce que vous voulez croire, ou par ce dont vous pensez que cela aurait des effets sociaux bénéfiques si on le croyait. Ne considérez que les faits et eux seuls. »

Le Blitz

Rutger Bregman commence par nous parler du Blitz. Alors que les Allemands tout comme le gouvernement britannique d’ailleurs sont persuadés que les bombardements vont libérer ce qu’il y a de pire dans la population et qu’ils vont devoir faire face à des débordements d’hystérie, à des êtres complètement brisés, les Anglais montrèrent un calme, un self-control extraordinaires. Manifestement les bombardements étaient un fiasco pour briser une population. Malgré cela, les experts militaires britanniques s’obstinèrent à bombarder les populations allemandes toujours dans le but d’atteindre le moral de l’ennemi et… ils n’obtinrent pas de meilleurs résultats. Et 21 ans plus tard, les États-Unis bombardèrent le Vietnam et ce fut encore un échec.

Jean-Jacques Rousseau

Disons-le de suite, Humanité est un livre absolument passionnant. L’auteur ne cesse de prendre des exemples qui vont de l’homme du Néendertal, des chasseurs-cueilleurs aux hommes politiques d’aujourd’hui, en passant par les expériences menées par différents « scientifiques », le Titanic, l’ouragan Katrina, le 11 septembre… Et chaque fois qu’il creuse, il découvre que la vérité est tout autre, que ce que l’on prenait pour acquis est loin d’être la réalité. Trop souvent les journalistes chargés de l’information privilégient le sensationnel, ce qui va faire vendre au détriment de la vérité jugée trop fade. Il fait intervenir également des philosophes comme Hobbes et Rousseau mais aussi Charles Darwin avec sa théorie de l’évolution. Quant aux expériences qu’il évoque, c’est fascinant, troublant et… rassurant lorsqu’il nous démontre que les résultats ont été faussés.

Charles Darwin

Par ailleurs, « si nous croyons que la plupart des gens sont mauvais, c’est ainsi que nous allons nous traiter mutuellement. Du coup nous allons flatter chez chacun et chacune les plus vils instincts. » Cela me fait penser à la loi d’attraction, nous attirons ce que nous pensons. De plus, nous sommes beaucoup plus sensibles au négatif qu’au positif. Les journalistes et le cinéma ont une prédilection pour tout ce qui est violent. Il n’y a qu’à allumer la télé pour le constater. Par exemple, les émissions de téléréalité reposent sur l’idée que les candidats vont se comporter comme des bêtes si on leur laisse toute liberté. Mais c’est un mensonge car en réalité, les producteurs leur mentent et ne cessent de les monter les uns contre les autres.

Peter Warner et Mano Totau : la véritable histoire de Sa majesté des moouches.jpg

Comme je ne veux pas vous gâcher le plaisir de la découverte, je ne vous en dirai pas plus et croyez-moi, je ne vous ai donné qu’un tout petit aperçu. Ce livre est absolument génial. En plus, il se lit facilement, l'auteur a une plume très agréable, utilise des mot simples et il ne manque pas d'humour. Lisez-le, étudiez-le, vous ne serez pas déçus et il y a de grandes chances pour que votre regard en sorte transformé et que vous ne regardiez plus la vie de la même façon, car c’est vrai, la plupart des gens sont bons et vous vous en rendrez compte si vous y réfléchissez sérieusement.

Lorsque vous étudiez quelque chose, ou approchez quelque philosophie que ce soit, demandez-vous simplement quels sont les faits et quelle vérité ces faits corroborent. Ne vous laissez jamais distraire par ce que vous voulez croire, ou par ce dont vous pensez que cela aurait des effets sociaux bénéfiques si on le croyait. Ne considérez que les faits et eux seuls.

Humanité p 275-276

Ma propre impression, écrit Rebecca Solnit qui a décortiqué l'ouragan Katrina dans le magistral A Paradise Built in Hell (2009), c'est que la "panique de l'élite" est le fait de puissants qui se représentent le genre humain à leur propre image.

Rutger Bregman

 

Le blitz

 

Le blitz

 

La parabole des deux loups

 

 

 

Peter Warner et Mano Totau : la véritable histoire de Sa majesté des moouches

 

Thomas Hobbes, philosophe britannique (1588-1679)

 

Jean-Jacques Rousseau, philosophe genevois (1712-1778)

 

Charles Darwin, naturaliste et paléontologue anglais (1809-1882)

 

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Résumé :

En Bretagne, près du Yeun Elez, un chasseur de fantômes se volatilise au cours d’une enquête, deux enfants disparaissent et un homme est crucifié puis battu à mort.

Le procureur s’affole et appelle le commandant Gerfaut en renfort. Quand celui-ci apprend que cette terre de légendes est aussi appelée la porte de l’enfer, il sait qu’il va affronter l’improbable, à commencer par le secret de la citadelle des maudits.

Habitué aux tueurs sadiques et à défier l’invisible, Gerfaut s’attend au pire.

Malheureusement, il y a toujours un pire au pire…

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Un très grand Gerfaut !

Tout d’abord un immense merci aux Éditions du 38 pour leur confiance et l’envoi de La Citadelle des Maudits en service presse. Mention spéciale pour la beauté de la couverture. Anne-Eléonor Olivier qui a réalisé la couverture est une véritable artiste. Elle a su rendre admirablement l’atmosphère du livre.

Huelgoat

Rien ne va plus dans le petit village breton de Huelgoat. Cela a commencé par la disparition d’une jeune femme, puis ce sont deux enfants que l’on ne retrouve plus sous leur tente au réveil. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’un retraité qui promenait son chien a découvert le cadavre d’un homme crucifié et battu à mort. Nous sommes en juillet 2020, les forces de l’Ordre sont en sous-effectif et débordées. Le procureur fait appel à Gabriel Gerfaut, l’as des As de la Crim, spécialiste des tueurs en série et de toutes les affaires bizarres et tordues.

Cette dixième enquête du commandant Gabriel Gerfaut se situe donc en Bretagne, plus précisément dans le magnifique village de Huelgoat et sa forêt légendaire. Irina Rozanoff-Gorski, jeune femme slave aussi belle qu’intelligente, a pour son malheur épousé Yves Bellec, un riche armateur breton très doué pour les affaires. Il a hérité d’un château, le château de Rupenn, plus communément appelé par les gens de la région, la Citadelle des Maudits, et il en a fait son domicile.

Dans le château, Irina doit faire face à tout un tas de faits angoissants : déplacements d’objets, clés qui disparaissent, sensation d’une présence, portes qui s’ouvrent seules, ombres, murmures de voix, bruits de pas, rires malveillants, et pire encore… Bien qu’elle soit une femme forte et équilibrée, elle en a perdu le sommeil et a dû se résoudre à prendre des somnifères et des anxiolytiques. Quant à son mari, il ne sait que se moquer d’elle et la faire passer pour folle. C’est un homme détestable, grossier, odieux, qui la trompe sans vergogne. Irina qui n’en peut plus a quand même obtenu de lui l’autorisation de faire venir une équipe de scientifiques, « chasseurs de fantômes », spécialistes du paranormal, pour étudier les phénomènes et établir si le château est hanté ou non.

Avec La Citadelle des Maudits, Gilles Milo-Vacéri nous offre un thriller paranormal époustouflant, avec une enquête ciselée où chaque fait a son importance. Rien n’est gratuit dans son écriture. Tout est organisé à la manière d’un puzzle où chaque pièce a sa place bien définie. L’une des marques de l’auteur est l’humour que l’on rencontre dans les réflexions, les dialogues, qui apporte une note de légèreté à un scénario angoissant, fertile en rebondissements dramatiques.

Gilles Milo-Vacéri est aussi doué pour créer des personnages attachants que d’autres parfaitement odieux. Yves Bellec est détestable et j’ai vraiment eu envie de l’étrangler plusieurs fois durant ma lecture tellement il est abject.

Comme toujours, j’ai été impressionnée par tout le travail de recherches effectué par Gilles. À le lire, j’ai eu l’impression qu’il était lui-même un chasseur de fantôme chevronné. De plus, il maîtrise à la perfection l’art du page-turner : une fois le livre commencé, il est pratiquement impossible de le lâcher avant d’être arrivé à la dernière page, ce qui me vaut à chaque fois une nuit blanche.

Son équipe de chasseurs de fantômes brille par le professionnalisme et le sérieux de ses membres. Ils cumulent les diplômes et spécialisations. De plus, ils sont attachants et leur amitié fait chaud au cœur, surtout en ce qui concerne deux de leurs membres. J’ai été vraiment touchée par l’inquiétude et la souffrance de Mateo.

Les policiers et gendarmes qui sont sur l’enquête donnent également un magnifique témoignage de dévouement et d’empathie. Quant à l’amitié qui règne entre certains d’entre eux, elle est des plus sympathiques et leur fait honneur.

Gabriel Gerfaut et son équipe font leur apparition environ au tiers du livre. Gilles Milo-Vacéri a pris soin de bien mettre en place ses personnages ainsi que l’intrigue. C’est avec joie que j’ai retrouvé mon enquêteur préféré ainsi que sa compagne et âme damnée, Adriana Guivarch, et leur coéquipier, Paul Castani. À eux trois, ils forment une équipe soudée où l’amour, l’amitié et le respect ne sont pas de vains mots.

Suivre le commandant Gerfaut dans une enquête, c’est plonger dans un savoir-faire unique en son genre. Malgré un caractère de cochon, c’est quelqu’un d’adorable, d’une grande simplicité et d’une humilité et sincérité incroyables. Il n’hésite pas à reconnaître quand il a peur. Il carbure au café, ne prend jamais de notes et enregistre tout dans « ses petits tiroirs ». Il se souvient de tout, discerne des éléments qui échappent à tout le monde et en tire les conclusions qui s’imposent. Généralement il a plusieurs coups d’avance sur tous les enquêteurs et quand il nous révèle enfin la vérité et ce qui l’a conduit à cette réflexion, on se dit « mais oui, bien sûr… » En plus de ses petits tiroirs, Gabriel a un radar à danger : les fourmis dans sa nuque. Il déteste le code de procédure avec lequel il prend de grandes libertés et a son dossier spécial à l’IGPN qui a renoncé à le poursuivre. Il déteste la politique et une majorité d’hommes politiques et ne se laisse arrêter par rien ni personne. Malheur aux arrogants et hommes pleins de suffisance ! Sa confrontation avec un Yves Bellec irrespectueux, imbu de lui-même et grossier, est jubilatoire. Seule Adriana parvient à le canaliser ; elle lui est d’une aide indispensable. Quant à Paul Castani, le dernier arrivé, il s’est fait une place de choix dans ce trio. Il se conduit en véritable gentleman, on le découvre davantage dans cette enquête : sympathique, attachant, touchant.

En ce qui concerne l’enquête, j’en dirai très peu pour ne pas vous gâcher la surprise. Comme l’a écrit l’auteur dans son résumé, « Malheureusement, il y a toujours un pire au pire… » Gerfaut va se trouver face à un tueur atypique qui ne rentre pas dans les schémas habituels et dont les crimes sont de plus en plus atroces, bestiaux, barbares. Les disparitions et les meurtres s’enchaînent, le ou les mobiles sont difficiles à trouver, aucun témoin, des suspects inexistants et pour ne rien arranger, une météo désastreuse.

Un des points forts de Gabriel Gerfaut, parmi tant d’autres, c’est sa technique d’interrogatoire. Honnêtement, c’est de la torture psychologique. J’avais beau détester son suspect, je n’ai pas pu m’empêcher de le plaindre, d’éprouver de la pitié pour lui. Et pourtant… Bravo monsieur Gilles Milo-Vacéri, non seulement vous brouillez les pistes mais en plus vous êtes arrivé à me retourner le cerveau.

Jusqu’au bout, le sort va s’acharner sur nos enquêteurs et ce diable d’auteur arrive à nous bouleverser jusqu’à la fin. Et quand enfin le commandant Gerfaut nous explique les tenants et aboutissants de l’enquête, que nous avons tous les éléments, je me suis retrouvée avec un cas de conscience pratiquement insoluble. À ce jour je ne l’ai toujours pas résolu. Gilles Milo-Vacéri est un maître ès pirouettes !

En conclusion, La Citadelle des Maudits est un grand Gerfaut. En plus il me semble que cette enquête marque un tournant, je peux me tromper et les enquêtes suivantes me confirmeront mon impression ou pas. Je ne peux que vous recommander sa lecture. J’irai même plus loin, je vous recommande toute la série. Certes chaque livre est indépendant et peut être lu séparément, mais les lire dans l’ordre vous donnera l’occasion de suivre l’évolution des personnages. J’avoue que je les aime tous et que je les retrouve comme des amis très chers qui me manquent lorsque j’ai tourné la dernière page.

Les informations utiles

Parution : 25 septembre 2020

Versions : numérique & broché

Pages : 432

Prix version numérique : 6,99 €

Prix version broché : 22,00 €

Les liens d’achat

○ Amazon Kindle : https://www.amazon.fr/citadelle-maudits-enquêtes-commandant-Gabriel-ebook/dp/B08DNSG7HV/

○ Amazon broché : https://www.amazon.fr/Citadelle-maudits-Enquêtes-commandant-Gabriel/dp/2374537889/

○ Kobo : https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/la-citadelle-des-maudits

○ Éditeur : https://www.editionsdu38.com/38-rue-du-polar/gilles-milo-vaceri/la-citadelle-des-maudits/

 

 

Yeun Elez... les portes de l'enfer

 

La forêt légendaire de Huelgoat

 

Huelgoat dans le Finistère

 

Huelgoat et son lac

 

Salle d'armes

 

 

 

Le lac Saint Michel

 

 

Les marais de Yeun Elez

 

Dessin de l'ankou, sa charrette et sa faux

 

Pension Mirabelle

 

Chapelle Saint Michel, Mont Saint-Michel de Brasparts

 

Oubliettes

 

Chambre de torture médiévale

 

Chambre de torture

 

Marion du Faouët

 

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Huis-clos, #Amitié, #Amour, #Prison, #Culpabilité, #Meurtre, #Résilience, #Adolescence, #Drogue

Résumé :

Romain arrive en prison. Les choses n’auraient jamais dû en arriver là, mais une vieille femme est morte… et il doit payer. Il va partager sa cellule avec Laurent, inculpé pour l’homicide d’un dealer. En même temps qu’ils vont apprendre à se connaître, les deux garçons vont découvrir ensemble les codes de l’univers carcéral. De façon surprenante, c’est dans cet environnement hostile et fermé qu’ils vont aussi réussir à nouer des liens d’amour et d’amitié. Réflexion sur la culpabilité, la liberté, la solidarité et le sens de la vie, Libres dans leur tête  est un émouvant huis-clos et un édifiant récit d’apprentissage.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Coup de cœur ! Une magnifique histoire de résilience, d’amitié et d’amour !

Romain est condamné à six ans de prison dont deux avec sursis suite à un cambriolage qui a mal tourné et entraîné la mort d’une personne âgée. Même s’il n’a pas porté le coup fatal, il se sent aussi coupable que le meurtrier. Laurent est condamné à sept ans de prison suite à une bagarre qui a dégénéré. Il a tué un dealer et la légitime défense n’a pas été retenue, la faute à son manque d’empathie et à son attitude pleine de morgue. Tous deux vont se retrouver dans la même cellule.

Je remercie Stéphanie Castillo-Soler pour m’avoir proposé « Libres dans leur tête » en service presse. Sans cela, je serais passée à côté d’une véritable pépite. J’ai eu un véritable coup de cœur pour l’histoire de ces deux jeunes hommes dont la vie a brutalement basculé. Surtout celle de Laurent : jeune étudiant à qui tout souriait, rien ne le prédisposait a priori à se retrouver en prison. Pour Romain, il était déjà sur une mauvaise pente  (fréquentations douteuses et cambriolages) mais il n’a rien d’un assassin.

Très vite je me suis attachée à eux. Ils m’ont fait prendre davantage conscience de tout ce que la vie carcérale a de déshumanisant et surtout de l’effroyable lenteur des jours qui se ressemblent tous plus ou moins, de la promiscuité, du vide des journées, surtout pour ceux qui n’ont pas de goût pour la lecture ou autres activités. Par bonheur pour eux, Laurent adore lire et Romain peindre. Néanmoins les choses n’en sont pas plus faciles pour autant.

J’aime beaucoup le style de l’auteure. Avec des mots simples, beaucoup de pudeur et de délicatesse, elle nous raconte le cheminement de Romain et Laurent, les difficultés qu’ils rencontrent, leurs moments de désespoir mais aussi d’espérance. Avec eux, nous vivons le quotidien de la prison. Et si ce temps d’épreuve finalement les révélait à eux-mêmes et leur apportait l’amitié et l’amour ?

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Thriller, #Suspense, #Angoisse, #Chasse à l'homme, #Violence, #Urbex, #Exploration urbaine

Résumé :

Contre une belle somme d'argent, quatre jeunes passionnés d'urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.
Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…
Et très vite comprendre qu'ils n'auraient jamais dû accepter cette proposition.
JAMAIS 

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un excellent thriller, intense, captivant, haletant...

 

La première chose que j’ai faite, c’est rechercher ce qu’était l’urbex. Voici ce que j’ai trouvé sur Wikipédia : « L’exploration urbaine, abrégé urbex (de l'anglais urban exploration), est une activité consistant à visiter des lieux construits et abandonnés par l'homme, mais cette pratique inclut également la visite de lieux interdits, cachés ou difficiles d'accès, tel que des tunnels de métro, des catacombes, des chantiers de constructions/rénovations et des rooftop (sommets d'immeubles, monuments »

Quant au titre, « Urbex sed Lex », il s’agit de la devise de nos quatre personnages principaux qui, pour eux, signifie « L’Urbex c’est la loi ». Puis je me suis plongée dans ma lecture et j’ai été incapable de m’arrêter avant la fin tant j’ai été captivée par l’intrigue. Cela a commencé très fort. Quelqu’un, on ignore qui, fuit désespérément des poursuivants dont on ignore le nombre et qui ils sont. On sait seulement qu’il a ouvert un email et qu’une somme d’argent lui était proposée. Cela se termine très mal pour lui puisqu’il est rattrapé par ceux qui le traquaient et qu’il fait une chute qui ne peut qu’être mortelle.

Alors quand ensuite j’ai fait la connaissance de deux couples d’amis, Chloé et Théo, Carine et Fabrice, qui se voient proposer par email 8 000 euros chacun pour passer la nuit dans un endroit qui leur sera indiqué s’ils acceptent le défi, je n’ai pu qu’angoisser à leur sujet. Ces quatre jeunes, pleins de joie de vivre, bons vivants, sont très sympathiques et attachants, ce qui rend encore plus inquiétante leur décision de relever le défi. Même si j’ai appris que Carine et Fabrice pratiquaient depuis plusieurs années un sport de combat et que Théo était professeur d’éducation physique et avait une carrure de rugbyman, impossible de ne pas craindre le pire pour eux. Je suis donc restée scotchée à ma lecture.

Le lieu où ils sont envoyés est un immense sanatorium situé à Dreux, encore appelé clinique Laennec, connu pour ses légendes urbaines de malédictions et manifestations surnaturelles. Le décor est planté, l’aventure peut commencer. Christian Guillerme, nous offre un suspense époustouflant et il fait monter l’angoisse petit à petit. Il va nous réserver des surprises jusqu'au dernier chapitre. Ses descriptions sont documentées et d’autant plus réalistes qu’en faisant des recherches, j’ai découvert que cette clinique Laennec existait réellement et après avoir visionné les images et film trouvés sur le web, je n’ai eu aucun mal à me mettre dans la peau de nos héros et à trembler avec et pour eux Brrr ! l’auteur ne les ménage pas. Réussiront-ils à s’en sortir ? Rien n’est moins sûr. Une chose est certaine : très vite, ils se rendent compte qu’ils ne sont pas seuls dans ce sanatorium et que leur vie est en jeu.

Je remercie chaleureusement Joël ainsi que les Éditions Taurnada pour l’envoi de ce service presse dont l’action m’a tenue en haleine du début à la fin. Grâce à « Urbex Sed Lex » j’ai découvert un monde dont j’ignorais tout. Chloé, Théo, Carine et Fabrice sont des passionnés et on ne peut que les suivre et les comprendre. Mais ils vont devoir se confronter à un ennemi redoutable, impitoyable. Ce thriller de Christian Guillerme m’a totalement séduite et j'en suis ressortie les nerfs en pelote tellement j'avais été prise par l'action. Il s’agit de son second roman et je me suis empressée de me procurer son premier ouvrage car j’ai vraiment apprécié ma lecture. Un auteur à suivre, je vous le recommande.

 

Les liens d'achat :

  • Amazon kindle : https://www.amazon.fr/Urbex-Sed-Lex-Christian-Guillerme-ebook/dp/B088MFN74F/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&crid=3EM7YBW1T52FQ&dchild=1&keywords=urbex+sed+lex&qid=1599154544&s=books&sprefix=Urbex%2Cstripbooks%2C185&sr=1-1
  • Amazon broché : https://www.amazon.fr/Urbex-Sed-Lex-Christian-Guillerme/dp/2372580701/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=1599154544&sr=1-1

 

Sanaorium de Dreux

 

Sanatorium de Dreux

 

Sanatorium de Sreux

 

Les escaliers de la maison de repos pour femmes

 

Sanatarium de Dreux

 

« le pavillon Koch, l’un des bâtiments mouroirs des tuberculeux en phase terminale. »

 

Pavillon Pasteur

 

Le sanatorium de Dreux

 

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Le château d'eau du site

 

 

Fay Wray Les chasses du comte Zaroff

 

Fay Wray King Kong

 

La rotonde

 

Le château d'eau

 

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