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Au-pays-de-Goewin.over-blog.com

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Les livres de Goéwin

Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Enquête, #Suspense

Résumé :

Ville de Seward, état du Nebraska, États-Unis d’Amérique

Mai 1954

En principe, un couvent est un lieu de prières et de repos de l’âme, mais celui de Seward va être confronté à de sombres moments. Dans ce cloître, où vivent dix sœurs et une mère supérieure, un événement barbare va se glisser derrière la grande porte de ce lieu vénéré.

Le shérif de la ville va alors mener une enquête entre monde religieux et hospitalier où les sœurs exercent leurs différents talents. De douteux passé à une réalité bien pesante, l’enquête va stagner jusqu’à des faits qui dépassent tout entendement, faisant basculer le shérif vers ses propres démons.

En l’espace d’une courte semaine, il va se dérouler de bien préoccupantes activités, plus ou moins en accord avec ce tout-puissant Seigneur glorifié dans ce petit couvent du fin fond du Nebraska.

Mon avis :

Une véritable hécatombe !

Bon, je sais qu’il s’agit d’une fiction et qui dit fiction, dit liberté de l’auteur pour créer son univers. Néanmoins je doute qu’il ait fait beaucoup de recherches sur les couvents. Ici nous avons droit à une caricature de la vie religieuse. Nous avons un couvent avec des sœurs apostoliques où les plus âgées sont antipathiques et les plus jeunes ont des aventures. Quant à l’amour fraternel qui peut exister dans une communauté, il n’y en a pas trace. Et je ne parle même pas de l'amour de Dieu qui est à l’origine d’une vocation. Une des sœurs s’est faite religieuse par désespoir suite à la mort de l’homme qu’elle aimait. Pour les autres on ignore ce qui a pu les pousser mais pour le shérif et son adjoint, les choses sont claires : « Ces bonnes sœurs deviennent à moitié dingues sans homme.   — Oui, ça leur tape sur le système. » Je ne suis pas particulièrement fan des religieux et religieuses mais ces deux petites phrases m’ont fait bondir. Quelle vision réductrice de la religion et des célibataires ! Désolant ! De plus au niveau du vocabulaire, un prêtre célèbre la messe mais jamais des sœurs : elles se réunissent pour prier, dire l’Office, faire oraison…

Revenons à notre histoire. Il s’agit d’un récit fait par la fille de la criminelle. En fait elle ne raconte que les meurtres qui ont eu lieu à une époque donnée mais rien de ce qui a pu être la vie de sa mère avant ou après, ce qui est assez frustrant. Quant à la fin, elle est plutôt abrupte. En l’espace de quelques lignes, hop ! tout est résolu et les solutions sont fournies. En ce qui me concerne, la punition de la coupable n’est pas du tout crédible, elle est totalement abracadabrante, extravagante.

Je n’ai pas aimé l’esprit de ce roman policier. Les indiens dans les réserves sont présentés uniquement comme des malfaiteurs, des drogués, de la vermine. Le shérif ne tient le coup que grâce à la bouteille, c’est un alcoolique. Dommage également qu’il reste autant de fautes d’orthographe et de coquilles.

Par contre, côté suspense, Jean-Luc Le Creurer a su mélanger les intrigues et les personnages pour nous emmêler. A priori, on pense savoir qui est la meurtrière mais très vite, on se pose des questions ce qui donne un excellent suspense.

Je n’ai pas du tout accroché à ce roman mais il ne s’agit que de mon avis personnel, de mon ressenti. Il pourra sans aucun doute plaire à d’autres.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Roman, #Littérature, #Coopération, #Philosophie, #Quête

Résumé :

C’est à Madagascar que pousse l’arbre du pèlerin.
Julien, jeune coopérant, vit sur la grande île, en lien étroit avec une communauté de missionnaires jésuites. Proche d’une population marquée par la pauvreté, entre ville et brousse, engagé dans des activités de solidarité, attentif à ceux qu’il rencontre, il découvre le quotidien d’une mission avec sa part d’ombre et de lumière. Jusqu’à s’interroger de plus en plus sur le sens de son existence.
C’est alors qu’une expérience spirituelle le bouleverse. La sensation d’être profondément aimé par Quelqu’un. Mais de qui s’agit-il ? À quoi l’appelle-t-il ? Et pour quel avenir ?
Il y a des romans d’initiation ou d’aventure, d’anticipation ou d’éducation sentimentale. L’arbre du pèlerin est d’abord le roman d’une vocation, d’une liberté qui se découvre elle-même. Sans que tout soit écrit à l’avance. 

Mon avis :

Une belle lecture.

Plus qu’un roman de vocation, je dirai qu’il s’agit plutôt d’un roman de quête, de questionnements. C’est l’histoire de Julien, un jeune coopérant de 26 ans à Madagascar. À l’âge de 12 ans, il a vécu l’expérience d’une rencontre, d’un ami intérieur, d’une promesse d’un amour plus fort que tout brisant sa solitude. Puis le temps a fait son œuvre et il a plus ou moins oublié. Jusqu’à ce jour où une phrase lue dans l’autobiographie de St Ignace de Loyola résonne en lui comme un coup de tonnerre. Dès lors Julien ne cesse de s’interroger et de tout remettre en cause.

Je remercie Masse Critique Babelio ainsi que les Éditions Salvator qui m’ont permis cette belle lecture. Julien est un jeune français idéaliste qui est venu à Madagascar pour aider. Il prend conscience qu’il ne s’est pas conduit avec humilité envers les autochtones mais plutôt avec l’arrogance des gens riches face aux pauvres. Avec lui nous découvrons la vie difficile de cette population durement touchée par la corruption, la pauvreté, la malaria, les cyclones… Julien lutte contre ses déceptions, ses doutes devant les faiblesses de l’Église et de ses ministres mais aussi face à sa propre incapacité à réaliser ses idéaux d’amour et de service. Il ne comprend pas comment deux prêtres, le Père Irina et le Père Charles,  peuvent se haïr, l’un allant jusqu’à accuser l’autre de meurtre et de graves malversations. Où se trouve la vérité ? Heureusement il peut compter sur la sagesse et le discernement du Père Krzysztof ou encore sur Sylvain, un jeune frère jésuite. Il se demande également quels sont ses sentiments envers Magda, une jeune malgache d’une grande beauté. Jusqu’à ce jour où il est frappé par une phrase de St Ignace de Loyola dans son autobiographie. Tout va devenir lumineux pour Julien, il se découvre aimé infiniment et libre de choisir son chemin. Il est alors transformé et de silencieux et solitaire, il va devenir proche de ceux qui l’entourent, à leur écoute, capable de transformer son amour en actes.

 

Guilhem Causse

Guilhem Causse est un père Jésuite, Docteur en philosophie. « L’arbre du pèlerin » est son premier roman. D’une plume élégante, avec un riche vocabulaire, il a su à merveille retranscrire le rythme lent, l’atmosphère étouffante qui peuvent régner à Madagascar. Cela s’harmonise avec les questionnements de Julien, il faut du temps pour trouver des réponses et la paix du cœur et de l’esprit.

Ravinala, ou arbre du voyageur

Ravinala, ou arbre du voyageur

Ravinala, ou arbre du voyageur

Ravinala, ou arbre du voyageur

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Paranormal, #Enquête, #Suspense, #Fantastique, #Gilles Milo-Vacéri, #Bretagne, #Satanisme, #Ésotérisme, #Thriller

Résumé :

Décembre 2012, Bretagne.

Un nouveau meurtrier sévit au pays des contes et des sombres légendes, des vents qui malmènent les cœurs et de la brume qui étouffe les âmes. Un meurtrier sans pitié, un meurtrier sacrilège. Un meurtrier qui s’en prend à la source même de la vie : les femmes enceintes. Quatre ont été retrouvées éventrées, le fœtus arraché à leurs entrailles et porté disparu. Réquisitionné pour diriger cette sordide enquête, le commandant Gabriel Gerfaut de la Brigade Criminelle de Paris se rend à Guingamp pour tenter d’élucider ces crimes. Des crimes odieux qui le mènent bientôt sur la piste d’une mystérieuse confrérie extrêmement puissante qui, murmure-t-on, serait au service du grand Maître de l’Enfer : le Diable lui-même…

Mon avis :

Une enquête menée tambour battant par le plus charismatique des commandants.

Pour tromper mon impatience en attendant la sortie le 15 novembre de « Les sept fantômes », j’ai décidé de me replonger dans la lecture des enquêtes du commandant Gerfaut déjà parues en commençant par la première « Que son règne vienne » et devinez quoi ? c’est toujours un coup de cœur. L’avantage quand on relit un livre, c’est que n’étant plus dans l’urgence de connaître la suite, on est davantage attentif aux détails.

Charles Baudelaire a écrit : « La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu’il n’existe pas. » et ce n’est pas le commandant Gerfaut qui nous démontrera le contraire lui qui va se trouver confronté à une secte satanique et qui a bien du mal à accepter l’intrusion du surnaturel dans le réel.

Qui appelle-t-on lorsqu’on a affaire à un tueur en série ou un crime qui sort de l’ordinaire ? On fait appel à lui. Doté d’un charme irrésistible et d’un caractère de cochon, indiscipliné, rebelle, amoureux fou de la liberté, ancien profiler du FBI aux connaissances aussi vastes que variées, il est celui qui détient le record le plus élevé d’arrestations de grands criminels et est appelé partout dans le monde tant sa réputation est grande.

Cette première enquête va le conduire en Bretagne, celle des contes et légendes qui plongent leurs racines dans un sombre passé ; des crimes vraiment atroces sont commis contre des jeunes femmes enceintes, presque à terme, éventrées pour leur voler leurs enfants qui restent introuvables. Très vite, grâce à l’erreur commise par l’un des assassins, le commandant Gabriel Gerfaut va soupçonner l’existence de plusieurs criminels cinglés qui agissent d’après une ancienne prophétie.

Je suis une fan inconditionnelle de Gabriel. Je trouve qu’il est bouleversant d’humanité et de tendresse envers les mortes ou leurs parents. J’ai aimé que malgré toute son expérience et son professionnalisme, il ait du mal à se distancier des victimes et de leurs souffrances. Et puis bien qu’il soit très exigeant envers ceux qui travaillent avec lui, il n’hésite jamais à reconnaître ses torts lorsqu'il s'est laissé emporter. De même il ne se comporte pas comme un supérieur tout-puissant et il reste ouvert aux suggestions de ses subordonnés. Quant à ses méthodes d’interrogatoire, elles valent le détour ; elles sont loin d’être orthodoxes mais quelle efficacité !

J’ai aussi adoré son lieutenant, Adriana Guivarch, un très beau personnage de femme. J’ai apprécié qu’elle aide vraiment à l’avancement de l’enquête et à sa résolution. Elle n’a rien d’une potiche. De plus, elle a la langue bien pendue, elle ne se laisse pas faire et ne rate aucune occasion de mettre en boîte Gabriel. Leurs dialogues sont souvent très amusants.

La plume de Gilles Milo-Vacéri est toujours aussi addictive, envoûtante. Le personnage de son commandant qui partage avec lui le même jour de naissance — ce qui en fait un Verseau, signe d’indépendance par excellence — et bien plus encore est très bien campé. Il en est de même pour les autres héros de l’histoire et cela, quel que soit leur rôle, primordial ou secondaire. Leur psychologie est très finement dépeinte. Quant à la note de surnaturel, de fantastique, j’adore. Et le final, quelle apothéose !

Des personnages attachants, un commandant charismatique, une enquête d'enfer, du suspense, de l'humour, du mystère avec une pincée de fantastique... Vous l’avez compris, je ne peux que vous conseiller ce livre et ce, d’autant plus, que bientôt nous aurons la joie de découvrir la suite des enquêtes du commandant Gerfaut. En attendant, « Que Son règne vienne » a bénéficié d’une nouvelle édition et d’une nouvelle couverture qui est tout simplement magnifique.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Romance contemporaine, #Course automobile, #Rallye, #Amour, #Amitié, #Trahison, #Deuil, #Drame

Résumé :

Il ne faut pas se fier aux apparences...
Milo Morgan est un pilote de rallye, aussi prometteur qu’impulsif. Suite à une panne, il rencontre Flora dans une étrange maison, isolée au milieu de la forêt landaise. Belle et fragile, cette femme n’est pas pour lui. Et ce n’est pas Stéphy, la meilleure amie de Flora, très attachée à la tranquillité de cette dernière, qui dira le contraire ! Seulement, le destin est capricieux. Ils se retrouveront à Monaco, au cœur de la compétition féroce opposant Milo à son rival de toujours, Octave.
Et ce n’est pas la seule épreuve que Milo et Flora devront affronter : un véritable prince, une maison hantée, une journaliste acharnée ! Comment deviner que leur passé les rattrapera et qu’ils ont bien plus en commun qu’ils ne le pensent ?

Mon avis :

Une très belle romance empreinte de mystère et pleine de sensibilité.

À priori, les routes de Milo et Flora n’auraient jamais dû se rencontrer, ils appartiennent tous deux à des mondes différents. Mais c’était sans compter sur le hasard ou le Destin malicieux. Leur rencontre est très drôle tant ils sont aux antipodes l’un de l’autre. Milo Morgan est un pilote de rallye qui vit sa vie à 100 à l’heure. Flora Pendeli vit recluse dans une immense demeure dans les Landes, La Commanderie, qui est un ancien monastère des Templiers. Secrète, introvertie, elle croit aux revenants et dit sa demeure hantée ce qui hérisse le pragmatisme de Milo. Et pourtant…

Je remercie Caroline Costa qui m’a proposé cette jolie lecture ainsi que Something Else Éditions. J’ai tout de suite été happée par le mystère qui entoure Flora et par l’univers fantastique créé par l’auteure, Caroline Costa s’y entend pour ménager le suspense et j’ai été dévorée de curiosité.

Flora m’a plu immédiatement, elle est si touchante dans sa fragilité et sa fidélité à son mari mort. Par contre, il m’a fallu du temps pour apprécier Milo. Au début, j’ai trouvé qu’il se montrait vraiment d’une condescendance détestable dans ce qu’il pensait de Flora et ce qu’il supposait de sa condition. Apprenez cher Monsieur qu’il ne faut jamais se fier aux apparences. Et puis quel mauvais caractère ! Arrogant, agressif, limite calculateur et capricieux, il cache bien son cœur et ses émotions. Mais une fois dépassée cette carapace, on découvre un homme d’honneur attachant et sensible, attentif au bien-être de son ami Jorge Vega, soucieux de ne pas blesser Flora et plein de délicatesse. Et j’ai vite eu pour lui les yeux de Flora.

Par contre dès le départ j’ai douté de la bonne foi de Stéphy. Je l’ai trouvée beaucoup trop excessive dans son désir de protéger Flora ; cela fait dix ans qu’elle est veuve et je ne vois vraiment pas quel mal il y a à ce qu’elle tourne la page et qu’elle sorte de son isolement. De même, ce que j’ai pu détester le coureur automobile Octave Wurst, le rival de Milo. Quel personnage infect ! Idem pour la journaliste Lana, quelle plaie !

Vous le devinez déjà, j’ai adoré cette romance qui naît dans un manoir landais isolé et qui se développe entre circuits automobiles et courses de rallye, dans les magnifiques paysages de la principauté de Monaco, des Landes, des bords de l’Atlantique et de la Grèce… J’ai goûté le contraste qu’il y a entre le bruit, la fièvre, le survoltage des courses et la splendeur des paysages avec la sérénité qui en découle. Caroline Costa a une écriture fluide et addictive et elle sait à merveille rendre les atmosphères qu’il s’agisse du monde des rallyes automobile, d’une soirée princière ou des scènes plus intimistes entre Flora et Milo.

Une romance que je vous recommande, vous voyagerez, rêverez et vous ne serez pas au bout de vos surprises avec tous les rebondissements que nous a concocté l’auteure.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Littérature, #Amnésie, #Drame, #Amour, #Amitié

Résumé :

Vous savez, vous, de quoi est fait l'amour ? Et ce qu'il deviendrait si votre partenaire amoureux perdait tous ses souvenirs ?

L'amour n'est-il tissé que de promesses et de souvenirs ?

Marie et Damien viennent de fêter leurs trente ans. Ils s'aiment depuis l'adolescence. Ils ont plein de projets pour l'avenir.
Mais Damien est victime d'un accident. Il est frappé d'amnésie. Il a tout oublié... jusqu'à Marie.
Que peut devenir leur amour dans ces conditions ?

Ce roman raconte le combat d'une femme pétillante et déterminée à sauver son amour et, sans doute, une part d'elle-même.

Mon avis :

Parce que c’était lui, parce que c’était elle…

Marie et Damien sont jeunes et amoureux, ils viennent de fêter leur anniversaire, ils ont trente ans et la vie leur sourit. Ils envisagent de se marier et d’avoir leur premier enfant. Malheureusement, Damien se fait renverser par une voiture et c’est le drame : il se réveille amnésique et n’a plus aucun souvenir de Marie. Qu’en est-il de leur amour ?

Je remercie Valérie Bel pour sa confiance et le bonheur que j’ai eu à lire ce superbe récit empreint d’humour et d’émotion.« Nous danserons encore sous la pluie » est une magnifique histoire d’amour. Valérie Bel a une écriture empreinte de poésie, pleine de délicatesse dans les scènes d’amour. Marie a 65 ans lorsqu’elle nous conte ses souvenirs. Avec beaucoup de finesse et de sensibilité, elle revient sur cette période noire qui a suivi l’accident de Damien. Tous deux se sont retrouvés comme deux étrangers et le défi pour Marie est de parvenir à raviver les souvenirs de Damien tout en ménageant sa susceptibilité car il n’a pas un caractère facile.

J’ai eu beaucoup de mal à interrompre ma lecture tant j’avais hâte de savoir s’il retrouvait la mémoire. Je me suis immédiatement attachée à eux avec une préférence pour Marie. J’ai compati de tout cœur avec elle, sa situation n’est pas facile et elle n’est guère soutenue dans ses efforts en-dehors du spécialiste qui a soigné Damien. J’ai adoré détester sa belle-mère, cette peste qui, certes, est désolée pour son fils mais si cela lui permet de supplanter sa belle-fille et de récupérer son fils… Ah ! le pouvoir des petites phrases assassines !

Même si je comprends à quel point cela doit être difficile pour Damien d’avoir tout oublié, j’ai trouvé que son comportement de mufle n’était guère excusable et j’ai énormément admiré Marie pour son courage, sa patience, son amour mais aussi son inventivité. Valérie Bel a su à merveille nous décrire la psychologie de ses personnages. Marie est une jeune femme sensible, à la fois forte et fragile. Et quel humour ! J’ai ri bien souvent à ses réparties ainsi qu’à ses déguisements.

L’auteure nous offre un beau message sur l’amour et la passion que l’on doit entretenir si on ne veut pas qu’ils se fanent. De même, elle nous démontre qu’avec de la persévérance et de la patience, il est possible de tout surmonter. Il ne faut jamais baisser les bras et Marie est une battante qui ne manque pas de fantaisie quand il s’agit de souffler sur les braises d’un amour moribond.

Une magnifique symphonie qui conjugue amour, humour, espoir et bonheur.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Romance, #Romance contemporaine, #Comédie, #Humour, #Amour, #Amitié, #Mariage, #Famille

Résumé :

Un mariage… En général c’est une bonne nouvelle, non ? Un moment sympa, une fête, une ambiance géniale ? C’est comme ça normalement, non ?
Alors pourquoi celui de Maggy, ma meilleure amie, part en vrille dès qu’on avance un peu dans l’organisation ? Et les problèmes, ça se déplace en troupeau ! La liste est longue ! Sans compter ce crétin de William, égocentrique, arrogant et… meilleur ami du marié ! Ce type me donne envie de vomir.
Et où est passé le futur marié ? Disparu, envolé, le jour du mariage.
Si je suis dans un cauchemar, je veux me réveiller tout de suite.
Mais je vais prendre en main tout ça. Je vais sauver le mariage de Maggy, parce qu’elle est géniale et qu’elle mérite d’être heureuse.
Moi ? C’est Cassie. Grande gueule, gaffeuse, mais prête à tout. Ce mariage aura lieu. Quoi qu’il advienne !

Mon avis :

Coup de cœur pour cette romance qui est une véritable cure de bonne humeur et de joie de vivre.

J’ai eu le coup de foudre pour ce livre et je remercie Sylvie Noël pour cette belle lecture et les excellents moments que j’ai passés en compagnie de Cassie et de tous les autres.

Cassie est vraiment une fille au cœur d’or, elle est l’amie que nous souhaiterions toutes avoir à nos côtés. Meilleure amie de Maggy qui se marie et dont elle est le témoin, elle prend tout en charge avec générosité et efficacité pour que ce mariage soit le plus beau jour de la vie de son amie. Et elle y a du mérite car rien, vraiment rien, ne va se passer comme prévu.

Primo elle ne peut pas supporter Will, meilleur ami et témoin de David, le futur marié. Au premier regard, elle l’a détesté et j’ai bien ri à leurs prises de bec. J’ai adoré également les pitreries du petit diable et du petit ange qui illustrent les réactions de Cassie. Fous rires assurés à la lecture. Cassie doit gérer les états d’âme de Maggy qui stresse un maximum durant tous les préparatifs. Il faut dire que les évènements ne la ménagent guère. Entre l’enterrement de vie de jeune fille qui manque tourner au punching ball, les imprévus de dernier moment, la mère de la mariée qui est une véritable tornade et qui veut mettre son grain de sel partout, les choses ne sont pas simples. Rien ne leur sera épargné, jusqu’au futur marié qui disparaît la veille du mariage, ce qui ajoute une touche de suspense car il est trop amoureux pour s’être enfui.

L’écriture de l’auteure est très agréable et elle a un don pour nous faire ressentir les émotions de ses personnages. L’amitié qui unit Cassie et Maggy fait chaud au cœur tout comme l’amour entre David et Maggy. Il y a d’autres moments où j’ai été émue aux larmes et c’est vraiment à regret que j’ai tourné la dernière page. J’aimerais bien retrouver Cassie dans un second tome qui lui serait consacré.

J’ai vraiment adoré cette comédie pleine d’humour et de fantaisie mais riche d’émotion, de tendresse et d’amour.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Guerre, #Génocide, #Rwanda, #Littérature, #Culpabilité, #Mer

Résumé :

Il y a des choses que même un soldat endurci n’oublie pas. Surtout quand il se sent partiellement responsable d’un désastre – et quel désastre ! Étienne aurait-il pu éviter le massacre de Bisesero, au Rwanda, lorsqu’il y était déployé en 1994 ? Mille deux cents Tutsis massacrés en trois jours sans que l’armée française n’intervienne… Évidemment non : la décision de ne pas bouger était venue de plus haut. Homme d’action, il a dû compter les victimes.


De retour en Bretagne, Étienne s’abîme dans une perdition intime. Sa passion pour son métier d’officier, les camarades de son unité d’élite, sa femme, ses enfants, rien ne peut atténuer la honte qui le ronge et son besoin de s’avilir. Il largue les amarres, au propre comme au figuré. Naviguer avec Gilliatt, son voilier, pour trouver une autre existence, pour que le vent du large chasse le souvenir de l’odeur de la mort dans la chaleur suffocante de Bisesero. C’est dans des eaux naufrageuses où sa vie ne compte plus qu’il défiera enfin les fantômes des défaillances du passé…

 

Le triangle d’incertitude Un roman magistral sur la culpabilité et la rédemption. C’est aussi un roman d’action, où le mano a mano avec la mer fait écho à une autre lutte, celle qui oppose un homme d’honneur à l’image qu’il se faisait de lui-même, et dont le combat le plus difficile sera de retrouver les siens.

 

Mon avis :

« Honneur Devoir Fidélité » Un livre coup de poing !

Quand on est un homme d’honneur d’action et de cœur, il y a des évènements qui sont insupportables. Étienne, un officier commando marine, de retour de l’Opération Turquoise, traumatisé par ce qu’il a vécu au Rwanda est aspiré dans une spirale de culpabilité qui le pousse à s’autodétruire. Seuls son voilier Gilliatt et son combat contre les éléments parviendront à l’aider à se reconstruire.

27 juin 1994 : Bisesero, Rwanda, 2000 rescapés Tutsus sont découverts par une patrouille de soldats français qui promet de les secourir dans les trois jours. 30 juin 1994 : sur les 2000 rescapés, il n’en reste plus que 800, 1200 civils Tutsus ont été assassinés par les Hutus. Étienne est hanté par ce qu’il a vu mais plus que tout il a honte. Honte de n’avoir rien pu faire lui qui est un homme d’action. Honte d’avoir laissé faire même s’il n’avait aucun pouvoir décisionnaire. Les ordres venaient d’en-haut.

Cette lecture a été éprouvante tant je me suis posée de questions, j’ai essayé de ne porter aucun jugement mais cela a été très dur. En particulier au moment où Étienne fait le choix d’abandonner un nourrisson en sachant qu’il le condamne à une mort lente par déshydratation, faim et épuisement parce que « Une mission ne peut être remise en question que par un impératif supérieur. » J’avoue ne pas avoir compris, l’opération Turquoise ayant pour but d’empêcher les massacres et de venir au secours de la population.

Étienne souffre de stress post-traumatique d’après les psys de la Marine. De retour en France, il n’aspire qu’à se perdre, à s’avilir. Deux ans se sont écoulés durant lesquels il a sombré dans une “morbidité obsessionnelle” qui le pousse à rechercher et lire tout ce qui a trait à des génocides et nous avons droit à un catalogue des horreurs commises par l’homme dans le monde. Il cherche l’oubli dans la boisson et multiplie les aventures avec des femmes de rencontre, des prostituées. Il sabote son couple, sa famille. Pierre Brunet, qui s’est rendu au Rwanda dans le cadre d’une mission humanitaire, dépeint à merveille la psychologie des protagonistes qu’il s’agisse d’Étienne ou de son épouse. J’ai mesuré les difficultés qui doivent se poser à tout soldat de retour du front et à sa famille, le fossé à combler qui existe, l’impossibilité de partager son expérience avec le conjoint ou pour le conjoint de comprendre et d’accepter. Il doit y falloir beaucoup d’amour.

L’auteur se fait poète lorsqu’il décrit la nature, la mer. Gilliatt, le voilier est personnage à part entière. Seul bémol en ce qui me concerne, j’ai regretté qu’il n’y ait pas de notes concernant le vocabulaire marin qui est omniprésent dans le récit. J’ai trouvé cela lassant comme si le livre ne s’adressait qu’à des navigateurs. On alterne les passages de navigation et les réminiscences d’Étienne. On voit Étienne reprendre vie petit à petit grâce à Gilliatt, à sa lutte contre les tempêtes qu’elles soient intérieures ou extérieures, à la fraternité des gens de mer.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Calmann-Lévy pour cette lecture. Un livre douloureux, difficile mais qui nous permet de mieux appréhender la vie de nos soldats.

Les soldats sont censés regarder en face ce que les autres ne regardent pas.

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Policier, #Suspense, #Enquête, #Cinéma, #Amitié, #Tibet, #Bouddhisme, #Bernard Grandjean

Résumé :

Namdang est une paisible bourgade du Sikkim, au pied de l’Himalaya. Paisible, vraiment ?

Un vieux lama tibétain se passionne pour la photo de Speedy Ping, célèbre acteur chinois. Pourquoi ?

Et quand, réfugié dans la maison que son ami Anil Roy, vedette de Bollywood, possède à Namdang, Speedy Ping échappe de peu à un assassinat, le mystère s’épaissit.

Qui sont ses ennemis ?

Que veulent-ils ?

Gopika, jeune et jolie enseignante, et son ami Doc Tenzin, médecin traditionnel tibétain, vont tenter de résoudre l’énigme. Entre mirages du cinéma indien et mystères du Tibet...

Crimes en Himalaya est la nouvelle série policière de Bernard Grandjean, qui met en scène un duo atypique : Gopika, jeune enseignante indienne et Doc Tenzin, médecin traditionnel tibétain.

Ensemble, sur les terres himalayennes et sur fond de turbulences politiques entre Tibet, Chine et Inde, et de corruptions en tous genres, ils vont mener l’enquête pour résoudre meurtres, intrigues, mystères...

 Mon avis :

Partez pour l’Himalaya et enquêtez avec la jolie Gopika et Tenzin Mingour, un médecin tibétain.

Alors que nos trois amis, Gopika Pathak, jeune femme d’une grande beauté

Gopika

et passionnée de cinéma, professeur d’anglais et de hindi à l’école tibétaine de Namdang, Tenzin Mingour, médecin tibétain traditionnel mais également un nakpa ce qui veut dire qu’il prononcé des vœux bien que n’étant pas moine et Thoubten Norbou, lama au monastère de Namdang pique-niquent ensemble ainsi qu’ils le font chaque semaine, la conversation vient à porter sur un célèbre acteur chinois d’origine tibétaine, Speedy (Gyeltsen) Ping, qui se serait enfui de Chine suite à une accusation de corruption. Lorsqu’il découvre la photo qui illustre un article consacré à la star, Thoubten Norbou se montre fortement intrigué par le talisman que Ping Ping porte autour de son cou, ce qui attise fortement la curiosité des deux autres. Curiosité qui ne fera que se renforcer lorsque Speedy Ping, qui s’est réfugié à Namdang dans la demeure de son ami acteur Anil Roy échappe de peu à la mort.

Nous faisons la connaissance de nos trois héros et à travers eux nous apprenons plein de choses sur la médecine traditionnelle tibétaine, sur les coutumes de ce peuple, leur nourriture, sur le bouddhisme, le quotidien dans un monastère, mais aussi sur Bollywood. Grâce à Gopika Pathak et à son amour du cinéma, nos trois amis vont être entraînés dans une enquête fertile en questions et en rebondissements qui les mettra en rapport avec des stars de Bollywood. Lama Thoubten et Doc Tenzin tous deux nés au Tibet ont connu les camps de rééducation chinois et se sont enfuis en Inde. Speedy Ping, également d’origine tibétaine, se réfugie à

Région du Sikkim au nord de L'Inde

Namdang pour échapper aux conséquences de ses actes : il est devenu malgré lui blanchisseur d’argent sale pour le Vieux Camarade Weng, un chinois puissant et corrompu aussi dangereux que retors qui ne lui a guère laissé le choix. Malheureusement le gouvernement chinois a découvert le pot aux roses et notre acteur a sauté dans le premier avion, ce qui l’a conduit d’abord à Bombay où son ami Anil Roy, un autre acteur, lui conseille de mettre par écrit et dans un coffre-fort toutes les malversations auxquelles il a été associé puis de trouver un compromis avec Weng. En attendant il pourra se cacher dans la demeure qu’il possède à Namdang. À cause d’un empoisonnement digestif, il va entrer en relation avec Doc Tenzin, ce qui nous permet de découvrir la médecine tibétaine.

J’ai énormément apprécié ma lecture du « Talisman tibétain ». J’ai retrouvé avec grand plaisir la plume de Bernard Grandjean

Bernard Grandjean

que j’avais découvert avec « La demoiselle de Rosling ». Ici l’auteur nous fait partager son amour pour le Tibet à travers les aventures de ses trois héros dont deux sont en exil. À travers ses descriptions, j’ai pu saisir la pauvreté matérielle dans laquelle ils vivent et la profonde bonté qui les anime. Et j’ai surtout ressenti la joie qui les habite. Bernard Grandjean a une écriture limpide et agréable, teintée d’humour. Grâce à sa plume, je me suis retrouvée au pied de l’Himalaya, il m’a fait voyager, respirer l’air de la montagne. Il dépeint à merveille la psychologie de ses personnages et je me suis immédiatement attachée à eux. Je me réjouis d’ailleurs de les retrouver dans un prochain ouvrage. J’ai aimé découvrir leur passé, leurs blessures et me suis passionnée avec Gopika pour l’enquête menée par Doc Tenzin. Il faut dire que les mystères sont nombreux et que les intrigues ne sont pas simples entre chinois corrompus, lamas énigmatiques, meurtres et tentatives de meurtres, sans oublier l'étrange talisman que porte Ping Ping. Mais Gopika et Doc Tenzin ne s’en laissent pas conter et leur sagesse viendra à bout de toutes les difficultés.

Je ne peux que vous conseiller ce roman, premier d’une série nommée « Crimes en Himalaya ». Du mystère, du suspense, de l’humour, de l’amitié, une belle découverte de la région du Sikkim dans l’Inde et de la culture tibétaine… N’hésitez pas et vous deviendrez accro.

Le lion des neiges

Le lion des neiges

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Résumé :

L’ÉCRITURE PEUT-ELLE SAUVER UN HOMME ?
 

Dans un Paris plus que jamais miroir aux vanités, l’extrême droite est sur le point de remporter les élections. William Kenfcet, journaliste à l’indépendance farouche, sent que le pire va advenir. Il l’a écrit et fait savoir. Est-ce pour cela qu’un soir il se fait salement agresser devant les grilles du jardin du Luxembourg ? Et que, voulant le sauver, un jeune couple est assassiné ?


Quand William se réveille à l’hôpital, il s’effondre. Écrasé par son histoire familiale, rongé par ses démons et par l’âge qui avance, il décide de partir à New York sur la tombe du jeune homme mort pour le secourir.
Un matin, dans le journal, il découvre l’histoire de Harvey Miller, un homme que le déclassement social a transformé en monstre — il a tué sa femme et ses quatre enfants — et qui vomit la morale de la société américaine. Cette histoire, William s’en empare, et le livre qu’il se met à écrire lui permettra de creuser ses propres zones d’ombre.


Roman gigogne, noir comme l’encre, où se mêlent les destins de ces personnages en fuite, Où cours-tu William… est aussi un polar politique, une réflexion sur la filiation, la transmission, et le pouvoir de la littérature.

Mon avis :

Un livre émouvant, très sombre, une critique féroce de l’hypocrisie de nos sociétés capitalistes et plus particulièrement de l’Amérique.

Alors qu’il sort d’une émission de télévision, William Kenfcet se fait violemment agresser par deux hommes. Un couple de jeunes gens, John et Marie, se porte à son secours et est abattu par les deux criminels. Roué de coups et traumatisé par cette agression et surtout par la mort de ces deux jeunes courageux, William se remémore son passé et décide de se rendre à New York pour se recueillir sur la tombe de John.

« Où cours-tu William… » est un livre qui est composé de plusieurs histoires. D’abord celle de John et Marie, ces deux jeunes qui avaient toute leur vie devant eux s’ils n’avaient eu le malheur de croiser le chemin de deux assassins. Marie est française et John est américain. N’ayant pu se rendre à leurs obsèques, William est hanté par leur mort et le besoin de comprendre le pourquoi de ce crime. Mais il se sent également coupable de ce qui est arrivé, c’est pour cela qu’il va se recueillir sur la tombe de Marie et qu’il décide de partir pour New York où le corps de John a été rapatrié.

Ensuite nous avons la vie de William ou plutôt “ses” vies. Il est le fils unique de Noémie, une ashkénaze dont la famille fut massacrée par les SS en 1944, et d’André qui aidait la Résistance. Arrêté, torturé, envoyé à Dachau la même année, André survécut jusqu’à fin 1948. Noémie ne se maria jamais et éleva William dans le souvenir de son père et de ses ancêtres juifs. Cela a fait de lui un homme farouchement indépendant, un grand journaliste défenseur de la liberté et un lucide dénonciateur du retour de l’antisémitisme, de la montée de l’extrême droite et de la barbarie islamiste, ce qui lui a attiré bien des ennemis.

Dans son désir de comprendre mais aussi d’apprivoiser ses démons, William Kenfcet va se lancer dans l’écriture d’un roman ayant pour base un fait divers dans lequel un homme, Harvey Miller, symbole de la réussite sociale américaine, heureux en ménage, père de quatre enfants, ingénieur en informatique, le meilleur dans sa partie a abattu toute sa famille deux mois après son licenciement. Il espère ainsi parvenir à appréhender ce qui fait basculer un homme dans le crime et se demande si tout le monde peut devenir un meurtrier. Il ira très loin dans cette recherche au risque de se perdre.

Denis Jeambar

Denis Jeambar nous livre une critique féroce de la société. Il dénonce l’hypocrisie dans laquelle nous vivons mais également notre aveuglement.

L’écriture est superbe et l’auteur nous offre matière à réflexion. Sa plume est précise, incisive et j’ai été captivée durant toute ma lecture même s’il s’agit d’un récit très sombre. L’histoire d’Harvey Miller est glaçante et William Kenfcet ne recule devant rien dans sa quête de compréhension. Il y aurait encore beaucoup à dire et j’espère que cela vous incitera à découvrir cet ouvrage.

Un livre d’actualité qui dénonce les exactions de l’extrême-droite représentée ici par le parti Sinistre, l’antisémitisme, les crimes commis par les islamistes radicaux, qui parle également de la mort, de la vieillesse, de la difficile communication avec ses proches.

Un grand merci à NetGalley et aux Éditions Calmann-Lévy pour cette belle découverte.

Je suis un Juif. Est-ce qu’un Juif n’a pas des yeux ? Est-ce qu’un Juif n’a pas des mains, des organes, des proportions, des sens, des affections, des passions ? Est-ce qu’il n’est pas nourri des mêmes aliments, blessé par les mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, échauffé et refroidi par le même été et par le même hiver qu’un chrétien ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ? Et si vous nous outragez, ne nous vengeons-nous pas ? Si nous nous ressemblons en tout le reste, nous vous ressemblons aussi en cela ?

Le Marchand de Venise de William Shakespeare

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Publié le par Goéwin
Publié dans : #Littérature, #Historique, #Roman, #Aventure, #Attila, #Christine Machureau

Résumé :

Dans ce monde en gestation, où le nomade brandit encore le fer et le feu, quel est l’objectif de cette femme, Orca, Khanoun de l’Orkastan, écartelée entre raffinement et sauvagerie ?

Un nom sème encore l’effroi quinze siècles plus tard… Attila. Venu des confins de l’Asie, il n’était pas le sauvage qu’on imagine. Un pillard, un formidable pillard, qui va voir son aura pâlir sur les Champs Catalauniques. Lui-même ne croit plus en son étoile lorsqu’il fuit devant Rome, alors que l’objet de son ambition est à portée de main. Il ravage tout le nord de l’Italie et rentre en son ordou, en Pannonie.

Ce sera sa dernière soirée de gloire parmi son peuple, sa dernière nuit d’amour qui aboutira à une mort étrange. Et à son enterrement grandiose et secret. Que vont devenir ses fidèles et sa multiple descendance ? Que va devenir la princesse Khazar qui a partagé sa couche lors de cette nuit tragique ? Jeune et aventurière, elle va créer la surprise. Il lui faudra une main de fer pour mener, dans la steppe déserte, une horde qu’elle construit patiemment, à l’écart, dans les plaines du nord de l’Europe. Alors, grossie de milliers d’âmes, elle déferlera sur le sud, vers la Khazarie.

Dans ce monde en gestation, où le nomade brandit encore le fer et le feu, quel est l’objectif de cette femme, Orca, Khanoun de l’Orkastan, écartelée entre raffinement et sauvagerie ? Vers quel destin enverra-t-elle sa fille Gegheen Tsets et son fils Svarog ?

Gegheen saura-t-elle réaliser le destin dont sa mère a rêvé ? Samarkand lui offrira-t-elle un rôle à sa mesure ? De la Hongrie, dans le centre de l’Europe, aux confins de l’Inde et de la Chine, le quotidien de trois générations d’hommes, de femmes de pouvoir, balayé par la haine, l’amour, la trahison, l’ambition.

Mon avis :

Une fresque flamboyante.

Attila, le roi des Huns, a une idée fixe, vaincre Rome et la réduire en cendres. Pourtant, alors qu’il a vaincu, le Conquérant de l’Europe va épargner Rome et s’enfuir avant de devoir combattre l’Armée d’Orient venue au secours des Romains. Dans le même temps, Orca est offerte à Attila par

son oncle. Il a assassiné le père de la jeune fille ainsi que ses principaux conseillers. Meurtrie par la trahison de cet oncle, Orca se jure de revenir et de se venger. Après la mort d’Attila dans ses bras lors de la première nuit, la jeune veuve va prendre son destin en mains. Reine barbare mais capable d’amitié, cavalière téméraire, guerrière amazone, grâce à l’aide du général Hun Kargaï et du diplomate Ogénèse, mais aussi au pouvoir de l’or de sa dot, Orca crée sa propre horde. Elle échappe ainsi à la guerre de succession qui se profile depuis la mort du

Attila

roi des Huns. Libre, elle ne laissera plus jamais quelqu’un décider pour elle. Elle donnera la vie à la fille d’Attila, Gegheen Tsets qui signifie Lumière de la Sagesse qui aura également une fille, Hou, qui se fera proclamer impératrice de Chine sous le nom de Wu et sera célèbre pour sa cruauté.

Avec le destin de ces trois femmes, Christine Machureau

Christine Machureau

nous offre une fresque flamboyante sur ces peuples de la steppe. Elle fait revivre Attila et ses hordes sauvages. De lui, je ne me souvenais que de cette phrase : « Là où passe mon cheval, l'herbe ne repousse pas. » C’est donc une belle découverte pour laquelle je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38. Comme d’habitude l’auteure a fait un gros travail de recherche et la fiction se mêle harmonieusement à l’Histoire. Les descriptions sont bien documentées et très réalistes. J’ai eu l’impression de partager les yourtes avec Orca, souffert avec Gegheen prisonnière du gynécée alors qu’elle n’a connu que la liberté et les folles chevauchées dans la steppe, enfermée entre quatre murs, elle qui vivait à l’air libre et résidait

Yourte mongole

dans des yourtes. J’ai découvert les croyances de l’époque et été passionnée par la vie de ses personnages. Je me suis même attachée à Orca et Gegheen car les sentiments humains sont de toutes les époques et même si je n’ai pas partagé toutes leurs haines, j’ai compris et admiré leurs combats. J’ai voyagé dans le temps mais aussi dans l’espace. « D’or, de sang et de soie » m’a plongée dans des abîmes de barbarie mais aussi au cœur du raffinement le plus extrême.

Un livre passionnant écrit par une auteure passionnée.

Intérieur d'une yourte

Intérieur d'une yourte

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